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Événements contenant la ou les locutions cherchées



84 événements affichés, le premier en 1751 - le dernier en 1889



Mariage de Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord avec Alexandrine de Damas d'Antigny

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord épouse le 12 janvier 1751 Alexandrine de Damas d'Antigny. Leurs enfants sont :

Ils vivent à la cour de Versailles, désargenté.



Naissance de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord communément nommé Talleyrand naît au 4 de la rue Garancière à Paris le 2 février 1754, fils de Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord et d'Alexandrine de Damas d'Antigny.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est baptisé le même jour.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord appartient à une branche cadette de la maison de Talleyrand-Périgord.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord est Menin du Dauphin.

Selon la version donnée par ses mémoires, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est immédiatement remis à une nourrice qui le garde 4 ans chez elle dans le faubourg Saint-Jacques, ce qui n'est pas le cas de ses frères.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au Château de Chalais

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord séjourne de 1758 à 1761 au château de Chalais, chez Marie Françoise de Rochechouart de Mortemart, sa bisaïeule.

Elle est une femme délicieuse. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord garde de ce séjour un souvenir ému.


Chaussure orthopédique de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord - conservée au château de Valençay

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Pied-bot

Selon la version donnée par ses mémoires, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord serait tombé d'une commode en 1758, d'où son pied-bot.

Cette infirmité lui vaut :

François Jacques de Talleyrand-Périgord l'aîné des fils est mort en 1757.

Archambaud Joseph de Talleyrand-Périgord, son frère cadet, prendra sa place

Selon Franz Blei, dans ses mémoires, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord évoque ses parents avec une surprenante antipathie.

Cet accident a influé sur tout le reste de ma vie. C'est lui qui, ayant persuadé à mes parents que je ne pouvais être militaire, ou du moins l'être sans désavantage, les a portés à me diriger vers une autre profession.

Cela leur parut plus favorable à l'avancement de la famille.

Une partie des biographes, comme Jean Orieux, donnent raison à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui laisse entendre que ses parents ne l'aimaent pas, ne tolérant pas qu'il soit simultanément pied bot et Talleyrand.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Au collège d'Harcourt

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est envoyé au collège d'Harcourt (futur lycée Saint-Louis) de 1762 à 1769.



Liaison de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Catherine Jeanne Tavernier de Boullongne

Après 3 ans de mariage sans histoire, Catherine Jeanne Tavernier de Boullongne se lance dans une existence tourbillonnante.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a vers 1768 une liaison avec Catherine Jeanne Tavernier de Boullongne.



Études de Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier

Dès ses études au collège d'Harcourt, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier se passionne pour les antiquités.

Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier est ensuite marqué par de fréquentes rencontres avec Jean-Jacques Barthélemy, l'auteur du Voyage d'Anarcharsis, qu'il rencontre chez Étienne-François de Choiseul, son cousin.

Ami de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier partage avec lui les intrigues de la Cour et lui déconseille de s'engager dans la voie religieuse.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au séminaire

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est envoyé chez Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle.

On l'incite à embrasser la carrière ecclésiastique. Il obtempère.

En 1770, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord entre au séminaire Saint-Sulpice.

Selon ses mémoires, il fait preuve de mauvaise humeur et se retranche dans la solitude.



Réception des ordres mineurs par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Le 28 mai 1774, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit les ordres mineurs.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Bachelier

Le 22 septembre 1774, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord obtient un baccalauréat en théologie à la Sorbonne.

Sa thèse est rédigée au moins en partie par Charles Mannay, son directeur de thèse de la Sorbonne.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord obtient une dispense d'âge qui lui permet de la présenter à 20 ans au lieu des 22 requis.

Sa thèse est acquise grâce à sa naissance plutôt qu'à son travail :



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Député du clergé

En 1775, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est Député du clergé, et promoteur de l'assemblée du clergé.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Sous-diacre

Le 1er avril 1775, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit le sous-diaconat en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, premier ordre majeur

Il dit : On me force à être ecclésiastique, on s'en repentira.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord bénéficiera par la suite d'une dispense du diaconat.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Chanoine de la cathédrale de Reims

Le 3 mai 1775, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient chanoine de la cathédrale de Reims,


Louis XVI en costume de sacre

Sacre de Louis XVI

Gaspard de Clermont-Tonnerre Duc et Pair de France

Jean-François-Joseph de Rochechouart, pair du royaume, et l'évêque de Beauvais cherchent le roi pour le conduire à la cathédrale.

Louis XVI est sacré en la cathédrale de Reims le 11 juin 1775.

Il est organisé par Gaspard-Louis Rouillé d'Orfeuil.

Charles X de France assiste au sacre de son frère.

Il représente Louis XVII, Duc de Normandie et Pair du Royaume.

Gaspard de Clermont-Tonnerre en sa qualité de doyen des maréchaux du royaume, a l'honneur de tenir pendant la cérémonie, comme il est d'usage, Joyeuse, l'épée de Charlemagne.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce sacre.

Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle, y assiste comme coadjuteur de l'évêque consécrateur.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, son père, y assiste comme otage de la sainte Ampoule.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est l'un des 4 otages de la Sainte Ampoule.

Louis XVI, à cette occasion, élève Gaspard de Clermont-Tonnerre à la dignité de Duc et de Pair de France.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est reçu chevalier des ordres du roi en 1775.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Abbé commendataire de Saint-Denis de Reims

Le 3 octobre 1775, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient abbé commendataire de Saint-Denis de Reims, ce qui lui assure un revenu confortable.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord licenciée en théologie

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord s'inscrit à la Sorbonne et y obtient le 2 mars 1778 une licence en théologie.

Il rend visite à François-Marie Arouet de Voltaire, qui le bénit devant l'assistance.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Prêtre

La veille de son ordination, Auguste de Choiseul-Gouffier raconte avoir découvert Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord prostré et en pleurs.

Son ami insiste pour qu'il renonce mais Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord lui répond : Non, il est trop tard, il n'y a plus à reculer.

Cette anecdote serait une invention, d'après Emmanuel de Waresquiel.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est ordonné prêtre le 18 décembre 1779.

Le 19 décembre 1779, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord célèbre devant sa famille sa première messe, et Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord son oncle le nomme vicaire général de l'évêché de Reims.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Agent général du clergé de France

Au printemps 1780, grâce à Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient Agent général du clergé de France.

Cette charge l'amène à défendre les biens de l'Église face aux besoins d'argent de Louis XVI.



Don gratuit au roi

En 1782, pour couper court aux menaces de confiscation venant de la couronne, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord fait accepter un don gratuit au roi de plus de 15 millions de livres.



Crise de la Caisse d'escompte

En 1783, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord intervient dans la crise de la Caisse d'escompte et doit gérer la colère du bas-clergé en maniant la carotte et le bâton.

Il s'initie ainsi à la finance, aux affaires immobilières et à la diplomatie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord prend connaissance de l'étendue de la richesse du clergé et noue de nombreuses relations parmi les hommes d'influence de l'époque.



Liaison de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Adélaïde-Marie-Émilie Filleul

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a une liaison en 1784 avec Adélaïde-Marie-Émilie Filleul, femme de Lettres. Leur enfant est :



François Cacault en Italie

François Cacault Secrétaire d'ambassade de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

François Cacault suit Henri Bouchard de Lussan en Italie en 1785.

En 1785, François Cacault entre dans la carrière diplomatique comme secrétaire d'ambassade de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord alors ambassadeur près la Cour des Deux-Siciles à Naples.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Secrétaire de l'Assemblée générale

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est élu Secrétaire de l'Assemblée générale de 1785-1786

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est félicité par ses pairs à l'occasion de son rapport final.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord fréquente et anime les salons libéraux proches des Orléans et noue de nombreuses relations dans ce milieu.

Installé rue de Bellechasse, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a pour voisin Mirabeau : les deux hommes se lient d'amitié, de politique et d'affaires.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est alors proche de Charles-Alexandre de Calonne.



Traité de commerce entre la France et l'Angleterre

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord participe à la négociation du traité de commerce avec la Grande-Bretagne.

Ce traité de commerce franco-britannique est signé à Versailles le 26 septembre 1786.

Le 10 novembre 1786, le traité de commerce entre la France et l'Angleterre est ratifié au château de Fontainebleau.



Mort de Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord Comte de Talleyrand

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Évêque d'Autun

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Abbé de Celles-sur-Belle

Le 2 novembre 1788, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est nommé Évêque d'Autun grâce à la requête que Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, son père, mourant a adresse à Louis XVI.

Cela le corrigera, aurait déclaré Louis XVI en signant la nomination.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord meurt à Paris le 4 novembre 1788.

Le 3 décembre 1788, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit le bénéfice de l'Abbaye Royale de Celles-sur-Belle.



Consécration épiscopale de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est sacré Évêque le 16 janvier 1789 par Louis-André de Grimaldi d'Antibes, Évêque de Noyon.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Député du clergé aux États- généraux

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est élu député du clergé d'Autun aux États- généraux le 2 avril 1789.

Le 12 avril 1789, un mois après être arrivé et esquivant la messe de Pâques, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord quitte définitivement Autun et rentre à Paris


Serment du Jeu de paume - par Jacques-Louis David - Versailles - musée de l'Histoire de France - Barère - assis à gauche du groupe central de 3 députés - tient un cahier sur ses genoux et s'apprête à consigner le serment prononcé par Jean Sylvain Bailly

Serment du Jeu de Paume

Au coup de force de Louis XVI répond un véritable coup d'État.

Le 20 juin 1789, les 578 députés du Tiers état se réunissent à la salle du Jeu de paume, à Versailles et jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

C'est le député Joseph Ignace Guillotin qui signale aux députés, la présence de la salle du Jeu de paume, non loin du château de Versailles.

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) rédige le serment du Jeu de Paume.

Sont présents les députés suivants :

Achille Pierre Dionis du Séjour et Anne-Pierre de Montesquiou font partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se réunissent au Tiers état le 25 juin 1789.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord se rallie au tiers état le 26 juin, avec la majorité du clergé.

Le 27 juin 1789, Louis XVI, désespérant de vaincre leur résistance, dit

Eh bien, dit-il, s'ils ne veulent pas s'en aller, qu'ils restent !

et ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une seule chambre.



Demande de la suppression des mandats impératifs

Le 7 juillet 1789, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord demande la suppression des mandats impératifs.



Nomination de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au comité de constitution de l'Assemblée nationale

Le 14 juillet 1789, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est le premier membre nommé au comité de constitution de l'Assemblée nationale.


Déclaration des droits de l'homme

Vote de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Le 26 août 1789, l'Assemblée nationale vote la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Elle proclame que Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Elle proclame également la liberté religieuse.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est l'auteur de l'article VI.

Adam Philippe de Custine vote cette Déclaration mais il défend en revanche les prérogatives royales, en prenant la défense des émigrés et celle des biens du clergé.



Confirmation de La nomination de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au comité de constitution de l'Assemblée nationale

La nomination de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au comité de constitution de l'Assemblée nationale est renouvelée le 15 septembre 1789.



Nationalisation des biens de l'Église

Le 10 octobre 1789, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dépose une motion auprès de l'Assemblée constituante, qui propose d'utiliser les grands moyens pour renflouer les caisses de l'État : la nationalisation des biens de l'Église.

Selon lui :

Le clergé n'est pas propriétaire à l'instar des autres propriétaires puisque les biens dont il jouit et dont il ne peut disposer ont été donnés non pour l'intérêt des personnes mais pour le service des fonctions.

Défendu par Honoré-Gabriel Riqueti, le projet est voté le 2 novembre 1789.

Fêté par Le Moniteur, couvert d'injures dans des pamphlets, faisant l'horreur et le scandale de toute sa famille, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient pour une partie du clergé celui qui a trahi son ordre, son ancien poste de brillant Agent général le rendant d'autant plus détestable à ceux pour qui il est l'apostat.

Le 2 novembre 1789, l'Assemblée nationale déclare que les biens du clergé sont mis à la disposition de l'État comme biens nationaux.

Député aux États-Généraux, Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord signe les principales protestations de la minorité contre les délibérations de l'Assemblée nationale.



Proposition d'accorder le statut de citoyen aux juifs

Le 28 janvier 1790, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord propose d'accorder le statut de citoyen aux juifs, ce qui donne de nouveaux arguments aux pamphlétaires.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord président de l'Assemblée

Le 16 février 1790, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est élu président de l'Assemblée avec 373 voix contre 125 à Emmanuel-Joseph Sieyès.



Proposition de l'adoption du système d'unification des mesures

En mars 1790, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord propose l'adoption du système d'unification des mesures.


Fête de la Fédération Serment de La Fayette à la fête de la Fédération

Fête de la Fédération

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord propose à l'Assemblée constituante le 7 juin 1790 le principe d'une fête célébrant l'unité des Français, où les gardes nationaux serviraient de représentants : la fête de la Fédération, sur le Champ-de-Mars.

Nommé à cet office par le roi, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord célèbre la messe au Champ-de-Mars devant : 260 000 Parisiens et 14 000 Fédérés le 14 juillet 1790, même s'il est peu familier de l'exercice

Montant sur l'estrade supportant l'autel, il aurait dit à La Fayette : Par pitié, ne me faites pas rire.

La Fayette et le peuple de Paris, prêtent serment d'être à jamais fidèle à la nation, à la loi et au roi.



Serment de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord À la constitution civile du clergé

Le 28 décembre 1790, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord prête serment à la constitution civile du clergé.



Élection de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord comme administrateur du département de Paris

Démission de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord de sa charge épiscopale

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord démissionne de sa charge épiscopale au milieu de janvier 1791, sous le prétexte de son élection comme administrateur du département de Paris.

Pourtant, comme les 2 premiers évêques constitutionnels :

n'arrivent pas à trouver d'évêque pour les sacrer.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est obligé de se dévouer.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord manœuvre 2 évêques pour l'assister :

Le sacre a lieu le 24 février 1791, suivi par 14 autres, les nouveaux évêques étant parfois appelés talleyrandistes.



Prise en compte par le pape de la démission de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Dans les brefs :

le pape Pie VI exprime sa douleur devant cet acte schismatique et prend en compte la démission de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord de sa charge, le menaçant d'excommunication sous 40 jours s'il ne vient pas à résipiscence.



Rapport sur l'instruction publique

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dirige la rédaction d'un important rapport sur l'instruction publique, qu'il présente à l'assemblée constituante, les 10, 11 et 19 septembre 1791.


Louis XVII par Alexandre Kurchaski – 1792 -.Château de Versailles

Première constitution

Louis XVII Prince royal

La Constitution française est promulguée par l'assemblée nationale le 3 septembre 1791.

Ce texte transfère la souveraineté du Roi à la Nation.

Les prérogatives du roi deviennent les prérogatives de la nation que le Roi exerce au nom de cette dernière.

Fondée sur les principes de la souveraineté de la Nation et de la séparation des pouvoirs ou, plus précisément, de la balance des pouvoirs, elle institue en France une monarchie constitutionnelle.

Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français.

Il conserve la totalité des pouvoirs exécutifs, qu'il exerce en vertu de la loi humaine.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est signataire de cette Constitution.

Elle est acceptée par Louis XVI le 13 septembre 1791.

Cette constitution maintient en outre le changement du titre du dauphin en prince royal.

Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recouvre la liberté lors de cette acceptation.

Chevalier d'honneur de Marie-Antoinette d'Autriche, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul restera auprès d'elle jusqu'à son incarcération à la prison du Temple.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en mission diplomatique à Londres

François-Bernard de Chauvelin Ambassadeur à Londres

Alors qu'il n'est plus député, du 24 janvier au 10 mars 1792, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est envoyé en mission diplomatique à Londres :

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord y retourne le 29 avril 1792.

François-Bernard de Chauvelin est nommé ambassadeur à Londres comme prête-nom à de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

En dépit de l'atmosphère hostile, ils obtiennent la neutralité des Britanniques le 25 mai 1792.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord rentre à Paris le 5 juillet 1792



Démission de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord de son poste d'administrateur du département de Paris

Le 28 juillet 1792, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord démissionne de son poste d'administrateur du département de Paris.



Départ de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

À la suite de la journée du 10 août 1792, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord demande à être renvoyé à Londres.

Le 7 septembre 1792, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord arrache un ordre de mission à Georges Jacques Danton sous le prétexte de travailler à l'extension du système de poids et de mesures.

Cela permet à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord de prétendre qu'il n'a pas émigré.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord part le 10 septembre 1792.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu.

Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.



Décret d'accusation contre le Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Le 5 décembre 1792, un décret d'accusation est porté contre le Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord sur la liste des émigrés

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est porté sur la liste des émigrés à sa parution, par arrêté du 29 août 1793.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aux États-Unis

Fin janvier 1794, on annonce à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord que George III de Grande-Bretagne ordonne son expulsion, en vertu de l'alien bill (" loi sur les étrangers ").

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord part en mars 1794 et se réfugie aux États-Unis pendant 2 ans, vivant à Philadelphie, New York et Boston.

Muni de lettres de mission de banques européennes, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord cherche à faire fortune, grâce à la spéculation sur les terrains, prospectant dans les forêts du Massachusetts.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord arme un navire pour commercer avec l'Inde.



Levée du décret d'accusation de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord adresse à la Convention thermidorienne, le 15 juin 1795, une pétition plaidant sa cause.

Anne-Louise Germaine Necker, avec qui Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord correspond, fait en sorte que Marie-Joseph Chénier réclame son retour à l'Assemblée.

Par un discours du 4 septembre 1795, Marie-Joseph Chénier obtient la levée du décret d'accusation à l'encontre de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est rayé de la liste des émigrés.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Membre de l'Institut de France ou des Classe des Sciences Morales et Politiques

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient, au sein de l'Institut de France, membre de l'Académie des sciences morales et politiques le 14 décembre 1795.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord publie 2 essais sur la nouvelle situation internationale, fondés sur ses voyages hors de France.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord participe à la fondation du Cercle constitutionnel, républicain, en dépit de ses amitiés orléanistes et de l'hostilité des conventionnels, qui voient en lui un contre-révolutionnaire.



Liaison de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Victoire Oeben

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a une liaison vers 1796 avec Victoire Oeben (1758-1814).



Retour de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en France

Après avoir fait escale à Hambourg et Amsterdam, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord retrouve la France le 20 septembre 1796.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ministre des Affaires étrangères

Coup d'État du 18 fructidor an V

Déportation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

L'opposition des royalistes ne permet pas à Joseph Bonaparte de siéger au Conseil des Cinq-Cents avant le coup d'État du 18 fructidor an V.

En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royalistes, se présentant en défenseurs de l'ordre, se retrouvent majoritaires dans le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, formant le pouvoir législatif.

Jean-Charles Pichegru est député des Cinq-Cents et président de ce corps.

Ils réussissent à faire nommer Balthazar François de Barthélemy comme directeur.

Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve alors divisé en 2 camps :

Entre les deux Paul Barras tergiverse.

Il finit par se ranger du côté des républicains après la découverte de documents suspects portés par Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, un agent royaliste, arrêté par Napoléon Ier.

Paul Barras obtient l'accord des autres Directeurs, qui sont pourtant hostiles à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord remplace Charles-François Delacroix comme ministre des Relations extérieures le 16 juillet 1797.

Lors de sa nomination, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aurait dit à Benjamin Constant : Nous tenons la place, il faut y faire une fortune immense, une immense fortune.

De fait, et dès cet instant, cet homme d'infiniment d'esprit, qui manquait toujours d'argent prend l'habitude de recevoir d'importantes sommes d'argent de l'ensemble des États étrangers avec lesquels il traite.

Pour assurer leur puissance, Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux qui forme une sorte de triumvirat, soutenus par l'armée, organisent le coup d'État du 18 fructidor an V soit le 4 septembre 1797 contre les modérés et les royalistes.

À l'aube, Pierre Augereau, envoyé d'Italie, fait occuper militairement Paris.

Le général Verdière arrête :

Ils sont incarcérés au Temple et déportés à Sinnamary en Guyane française.

Des affiches sont placardées dans Paris révélant, d'après les papiers d'Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, la trahison de Jean-Charles Pichegru.

De nombreux députés, prêtres et journalistes sont eux aussi déportés en Guyane, et les élections de 49 départements sont annulées.

Lazare Nicolas Marguerite Carnot qui craint d'être arrêté, prend la fuite et s'exile en Allemagne.

Ce coup d'État marque un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif.

Une loi de déportation est votée qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

En 1797, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara tente de faire rayer son nom de la liste des émigrés avec l'aide de ses amis royalistes comme Mathieu Dumas, mais le coup d'État de Fructidor lui ôte tout espoir.

Le sénat de Hambourg ordonne l'expulsion de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

Après ce coup d'État, Joseph Bonaparte peut enfin siéger au Conseil des Cinq-Cents.



Naissance d'Eugène Delacroix

On peut douter de la paternité biologique d'Eugène Delacroix.

Charles-François Delacroix est affecté d'une excroissance qui l'empêche de procréer.

Cette excroissance est retirée le 13 septembre 1797.

Eugène naît 32 semaines après l'opération.

Eugène Delacroix naît le 26 avril 1798, fils de Charles-François Delacroix et de Victoire Oeben.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ayant une liaison avec Victoire Oeben, certains biographes de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord font de lui le géniteur.

Il n'existe qu'une source sur cette paternité, les Mémoires de Madame Jaubert.



Coup d'État du 30 prairial an VII

Lorsque les nouveaux Conseils de la République se réunissent le 1er prairial an VII soit le 20 mai 1799, la situation militaire et intérieure est très médiocre.

Mantoue et Turin ont capitulé tandis que les Russes arrivent dans les Alpes.

Dans le pays et plus particulièrement dans le Midi, les royalistes s'agitent et préparent des insurrections afin d'aider l'ennemi.

Les conseils législatifs, où désormais les jacobins dominent, sont exaspérés par les mauvaises nouvelles qui parviennent des armées.

Le Conseil des Cinq-Cents exige de la part des directeurs une justification de leur politique et des explications sur ces désastres militaires.

Les députés leur reprochent, entre autres, d'avoir révoqué des généraux jacobins tels que Jean Étienne Vachier, et de n'avoir pas assez soutenu les jacobins italiens, suisses, allemands.

Les néojacobins attaquent sans cesse le Directoire, lui demandent de prendre des mesures exceptionnelles de salut public.

Des adresses parviennent des départements et réclament le renouvellement du gouvernement.

Mais les Directeurs ignorent ces demandes, ce qui accroit la tension entre l'exécutif et le législatif.

Les affrontements débutent véritablement quand Emmanuel-Joseph Sieyès, nouvellement élu au Directoire, prend ses fonctions le 21 Prairial An VII soit le dimanche 9 juin 1799.

Il partage, dans une certaine mesure, les sentiments des Conseils.

Il souhaite se débarrasser de ses collègues les plus conservateurs et modifier la Constitution avec l'aide, au besoin, des généraux jacobins.

Emmanuel-Joseph Sieyès s'entend avec Paul Barras pour expulser du Directoire leurs collègues :

Pour cela ils s'assurent du soutien des députés jacobins menés par Lucien Bonaparte et des directorialistes.

Emmanuel-Joseph Sieyès obtient l'accord de l'armée et en particulier du général Barthélémy-Catherine Joubert, qu'il considère comme l'épée capable de l'aider à renverser le régime.

La crise s'ouvre le 27 prairial An VII soit le samedi 15 juin 1799, lorsque les Conseils constatent que les directeurs n'ont pas répondu à un message qu'ils lui ont adressé afin de lui demander de faire le point sur la situation militaire de la République.

Le dimanche 16 juin 1799, sur proposition de Joseph Clément Poullain de Grandprey, les Conseils envoient une nouvelle adresse et décident de tenir une séance permanente jusqu'à ce que la réponse leur soit parvenue.

Le Directoire répond 2 heures plus tard qu'il siège lui-même en séance permanente afin de rédiger la réponse aux Conseils.

Ceux-ci répliquent en appelant les commissions à venir délibérer.

Vers 23 heures le député Nicolas Bergasse monte à la tribune des Cinq-Cents et déclare que l'élection de Jean-Baptiste Treilhard, pourtant vieille de près d'un an, est illégale car il a été élu moins d'une année après la fin de son mandat de député.

Jean-Baptiste Treilhard est ainsi exclu du Directoire par les deux Conseils.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux conseille à Jean-Baptiste Treilhard de résister, mais celui-ci préfère s'incliner et quitte le Directoire.

Paul Barras et Emmanuel-Joseph Sieyès ne font évidemment rien pour le retenir.

L'exclusion de Jean-Baptiste Treilhard est surtout une manœuvre habile des Conseils pour éviter un nouveau coup d'État.

En effet, un putsch n'aurait été possible qu'avec une majorité d'au minimum 3 directeurs, or l'exécutif est désormais coupé en 2 avec :

Les Conseils attaquent Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux et Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Le 29 prairial An VII soit le lundi 17 juin 1799, les Cinq-Cents se réunissent pour élire le successeur de Jean-Baptiste Treilhard.

Sur la liste proposée, figurent pas moins de 5 généraux sur 10 comme André Masséna, François Joseph Lefebvre et Jean-François Moulin.

Les Anciens sont toutefois choqués par cette intrusion de l'armée et préfèrent élire Louis-Jérôme Gohier, ancien député jacobin et ministre sous la Convention.

Le lundi 17 juin 1799, le Directoire envoie un message aux Cinq-Cents dans lequel il proteste de toute volonté de coup d'État et déplore la division qui s'est instaurée entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Pour lui répondre, le Conseil nomme une commission de 11 membres, parmi lesquels de nombreux jacobins.

Le 30 Prairial An VII soit le mardi 18 juin 1799, Charles Ambroise Bertrand L'Hodiesnière dénonce dans un violent discours les Directeurs qui ont maltraité les Conseils lors des 2 dernières années, à savoir :

Vous avez anéanti l'ordre public, vous avez muselé la liberté, persécuté les républicains, brisé toutes les plumes.

Il s'en prend aussi à Barthélémy Schérer qui a perdu l'Italie.

Peu après Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe, pourtant modéré, révèle que la veille La Révellière-Lépeaux aurait tenté de s'opposer à une décision des Conseils, réclame la démission des 2 directeurs incriminés et soutient qu'ils ont bel et bien projeté un coup de force antijacobin.

Sur proposition d'Antoine Français de Nantes, les députés votent alors une loi selon laquelle tous ceux qui attenteraient à la souveraineté nationale seraient mis hors la loi.

Le jour même, Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras, enjoignent à leurs 2 collègues de démissionner.

Mais ceux-ci résistent et la séance quotidienne du Directoire tourne au règlement de comptes.

Paul Barras s'emporte contre Philippe-Antoine Merlin de Douai qui ne cède pas.

Jean-Baptiste Jourdan et Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe viennent supplier Philippe-Antoine Merlin de Douai et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux de s'en aller avant que la force armée ne s'en mêle.

En effet Barthélémy-Catherine Joubert, qui vient d'être nommé commandant de la 17e division militaire de Paris, organise quelques mouvements de troupes dans la capitale.

Les Anciens envoient quant à eux une délégation de 12 députés chargés de demander le retrait des deux Directeurs.

Claude Ambroise Régnier, futur bonapartiste, est à sa tête.

Finalement Philippe-Antoine Merlin de Douai céde.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux donne aussi sa démission.

Le 30 prairial n'est donc pas un coup d'État stricto sensu : les Conseils ont fait pression sur le pouvoir exécutif mais n'ont pas eu à violer la constitution par l'emploi de la force armée.

De plus, la constitution aurait dans le pire des cas autorisé les Conseils à décréter d'accusation les Directeurs.

Le 1er messidor An VII soit le mercredi 19 juin 1799 les Conseils se réunissent pour élire le remplaçant de Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Sur la liste des candidats on trouve 4 généraux et 2 amiraux.

À nouveau, les Anciens préfèrent élire un civil en la personne de Pierre-Roger Ducos.

Le 2 messidor An VII soit le jeudi 20 juin 1799, pour la succession de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, ils sont cette fois contraints d'élire un militaire, le politiquement très terne mais jacobin, Jean-François Moulin.

Les 3 nouveaux Directeurs font tous parti des 106 députés jacobins floréalisés par loi du 22 floréal an VI, preuve de la montée en puissance des néojacobins.

Le prestige du Directoire sort très diminué de cette crise.

L'alliance entre Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras n'est que de circonstance et les 2 hommes ne tardent pas à s'opposer.

Chacun développe sa clientèle et l'exécutif se retrouve bientôt à nouveau coupé en deux, avec :

Paul Barras, qui n'a pas pu ou voulu se mettre clairement à la tête de la gauche jacobine dans le bras de fer avec les 2 directeurs accusés, perd en influence et devient la cible aussi bien des modérés que de la gauche.

Au sein de l'armée, Paul Barras ne peut plus compter que sur Jean-Baptiste Jules Bernadotte qu'il fait entrer au gouvernement.

Les Conseils gagnent en autorité après cette journée qui est restée purement parlementaire.

Toutefois les généraux sortent aussi grandis de cette crise :

Les commissaires civils chargés d'encadrer les généraux sont supprimés quelques semaines plus tard, au grand bonheur des officiers.

Le ministère est lui aussi reconstitué.

François de Neufchâteau perd le ministère de l'Intérieur au profit de Quinette,

Duval cède la Police à Bourguignon.

Milet de Mureau, le ministre de la Guerre, suspecté de royalisme, est remplacé par Jean-Baptiste Jules Bernadotte, choisi par Paul Barras.

Le 2 Thermidor An VII soit le samedi 20 juillet 1799, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord préfère donner sa démission au profit de Charles-Frédéric Reinhard, un homme de Emmanuel-Joseph Sieyès.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès, qui a un temps été pressenti au Directoire, obtient quant à lui le ministère de la Justice.

L'inattendu est le retour de Robert Lindet, l'ancien membre du Comité de salut public, nommé ministre des Finances.

Enfin le 12 Thermidor An VII soit le mardi 30 juillet 1799, Bourdon de Vatry est fait ministre de la Marine.

Henri-Jacques-Guillaume Clarke se montre un des plus zélés partisans de ce coup d'État.

Napoléon Ier rétablit Henri-Jacques-Guillaume Clarke très rapidement dans ses fonctions de chef du bureau topographique.



Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen négociateur à Paris

Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen doit mener de difficiles négociations diplomatiques.

En 1801, Hermann de Hohenzollern-Hechingen, son père, envoie Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen à Paris afin de négocier le remplacement des possessions des Pays-Bas perdues lors de la Révolution française.

Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg, un membre de sa famille, présente Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen à Napoléon Ier, à Joséphine de Beauharnais et au ministre des Affaires étrangères Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.



Proscription des jacobins

Après l'attentat de la rue Saint-Nicaise, l'enquête s'oriente dans un premier temps en direction des milieux des Jacobins exclusifs, qui ont conservé une grande influence dans le faubourg Saint-Antoine.

Miraculeusement rescapé, Napoléon Ier est convaincu que c'est dans ce milieu jacobin qu'il faut chercher les auteurs de l'attentat.

Au contraire, Joseph Fouché accuse les Chouans, mais Napoléon Ier ne l'écoute pas, convaincu que sa politique :

a trop affaibli leurs rangs.

La répression frappe le camp jacobin, touchant jusqu'à la veuve de Marat.

Afin de décapiter l'opposition de gauche, une liste de 133 proscrits est établie.

Quand la police de joseph Fouché arrête Pierre Robinault de Saint-Régeant et François-Joseph Carbon et établit que le complot de Nivôse est l'œuvre des Chouans, il est trop tard.

Par précaution, les jacobins ne sont pas condamnés pour leur participation supposée dans l'affaire de la rue Saint-Nicaise, mais au nom du salut public.

Toutefois, la mesure suscite l'opposition du Tribunat, qui y est farouchement hostile, et du Corps Législatif, qui se montre peu enthousiaste.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord suggère alors de faire voter la mesure par le Sénat conservateur, assemblée plus docile dont les délibérations ont l'avantage d'avoir lieu à huis clos.

Le 14 nivôse an IX soit le 4 janvier 1801, le Premier Consul Napoléon Ier et ses deux collègues Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun exilent 130 Jacobins.

Le décret consulaire explique : 130 citoyens dont les noms sont indiqués, suspects de porter une responsabilité partielle dans la tentative terroriste du 3 Nivôse, seront placés sous surveillance spéciale à l'extérieur du territoire européen de la République.

Le 15 nivôse an IX soit le 5 janvier 1801 le Sénat ratifie ce décret en votant un sénatus-consulte qui certifie que l'action des Consuls a préservé la constitution.

Les 130 infortunés sont condamnés à la déportation sans procès ni pouvoir faire appel.

Compris dans la liste des proscrits, Barthélémy Aréna et René-Pierre Choudieu parviennent à s'échapper.

71 militants révolutionnaires partent de Paris le 12 et le 16 janvier 1801 en direction de Nantes.

Sur les 39 hommes du premier convoi, un est gracié in extremis.

Les 38 autres sont déportés vers les Seychelles à bord de la corvette La Flèche dans les premiers jours de pluviôse an IX soit en fin janvier 1801.

Les 32 hommes du second convoi montent à bord de la frégate La Chiffonne le 23 germinal an IX soit le 13 avril 1801.

Parmi ces hommes, on compte :

Ils arrivent le 22 messidor an IX soit le 11 juillet 1801, après 89 jours de traversée.

Les 60 autres sont emprisonnés aux îles de Ré et d'Oléron et au fort de Joux, comme :



Enquête sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise

Jean-Antoine-Claude Chaptal de Chanteloup Ministre de l'Intérieur

En étroite collaboration avec Joseph Fouché, Louis Nicolas Dubois, le préfet de police, fait rassembler par ses hommes les restes de la jument et de la charrette sur la scène de l'explosion.

À partir de ces éléments, la police interroge tous les vendeurs de chevaux de la capitale.

L'un d'eux donne la description de l'homme qui a acheté sa jument.

Le 18 nivôse an IX soit le 8 janvier 1801 François-Joseph Carbon l'homme qui a fabriqué la bombe, est identifié :

Joseph Fouché apporte à Napoléon Ier la preuve indubitable que les conspirateurs sont des royalistes chouans.

De même, Joseph Fouché montre à Bonaparte les éléments qui prouvent que la bombe fabriquée par Chevalier, qui est accusé par la police de Louis Nicolas Dubois d'être l'auteur de la " machine infernale ", diffère de la bombe qui a explosé dans la rue Saint-Nicaise.

Joseph Fouché, qui a comploté avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Dominique Clément de Ris pour remplacer Napoléon Ier, apparaît désireux de prouver sa loyauté à ce dernier.

Sa position est d'autant plus délicate que ses liens personnels avec le parti d'extrême gauche sont connus.

Joseph Fouché veut prouver que ce sont les royalistes chouans qui ont tenté d'assassiner Napoléon Ier.

Mais Napoléon Ier refuse d'écouter son ministre.

Le 21 nivôse an IX soit le 11 janvier, 1801, l'infortuné chimiste Chevalier est exécuté sur ordre de Napoléon Ier.

Le 28 nivôse an IX soit le 18 janvier 1801, François-Joseph Carbon, le véritable auteur de la bombe, est arrêté.

Sous la torture, François-Joseph Carbon donne les noms de ses complices :

Le 30 nivôse an IX soit le 20 janvier 1801, Napoléon Ier fait exécuter le pamphlétaire Metge et 2 de ses amis, bien qu'il n'y ait aucune preuve que n'importe lequel d'entre eux ait été impliqué dans un complot contre lui.

Le 1er pluviôse an IX soit le 21 janvier 1801, Bonaparte nomme le scientifique Jean-Antoine-Claude Chaptal de Chanteloup au poste de ministre de l'Intérieur.

Le 25 janvier 1801, Pierre Robinault de Saint-Régeant est arrêté par la police.

Jugés du 30 mars au 3 avril 1801, Pierre Robinault de Saint-Régeant et François-Joseph Carbon sont condamnés à mort.

Les autres prévenus, qui Ont croisé leur route par hasard, ou n'ont pas joué un rôle criminel, sont condamnés à de courtes peines de prison.

Pierre Robinault de Saint-Régeant est exécuté le 30 germinal an IX soit le 20 avril 1801 en place de Grève, à Paris.

En revanche, Joseph Picot de Limoëlan parvient à s'échapper et passe aux États-Unis.

Il a exprimé un sentiment de culpabilité au sujet de la mort de la jeune Marianne Peusol, qui tenait la bride de la jument.



Retour en France de Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier

Napoléon Ier amnistie la noblesse exilée.

Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier revient en France en 1802.

Retrouvant son ami Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier refuse de participer au gouvernement de l'Empire, et reste fidèle à Louis XVIII.



Mariage de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Noël Catherine Verlée

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord épouse aux Hospice des Incurables rue de Verneuil à Paris le vendredi 10 septembre 1802 Noël Catherine Verlée ou Worlée (1761-1834).

Les témoins sont :


Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé - Duc d'Enghien dans les fossés de Vincennes - par Jean-Paul Laurens - 1873 Louis Antoine Henri de Bourbon-Conde

Enlèvement de Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

Condamnation de Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

Mort de Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

Napoléon Ier a vent d'un complot royaliste fomenté par Cadoudal et Jean-Charles Pichegru.

Napoléon Ier soupçonne Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé et Charles François du Perrier du Mouriez d'en être l'âme.

Napoléon Ier fait enlever Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé par 1 065 hommes menés par le général Ordener dans la nuit du 15 au 16 mars 1804 sans craindre l'incident diplomatique.

Cette opération a été suggérée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé est presque immédiatement traduit devant un conseil de guerre présidé par Pierre-Augustin Hulin.

Après un simulacre de jugement, Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé est condamné à mort.

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé meurt à Vincennes le 21 mars 1804 fusillé dans les fossés du Château de Vincennes.

Son corps est jeté dans une tombe creusée à l'avance au pied du Pavillon de la Reine.

Le corps de Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé repose dans la Sainte-Chapelle du château de Vincennes.

Cette exécution, presque sans intérêt politique, soulève des vagues d'indignation dans les cours Européennes.

Les royalistes accusent Bonaparte de s'être lâchement débarrassé du dernier descendant de l'illustre Maison de France.

Beaucoup de ceux qui s'étaient émus du sort du duc d'Enghien se rallieront à Napoléon, dès que celui-ci paraît solidement installé sur son nouveau trône d'"Empereur des Français".

Plus tard, la Restauration fera de Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé un des martyrs de la royauté.

À l'image des généraux vendéens, son souvenir reste aujourd'hui vivace dans les milieux royalistes.


Sacre de Joséphine de Beauharnais

Sacre de Napoléon Ier

Le 4 novembre 1804, Pie VII fait une halte d'une nuit à Montargis, dans la maison de Vincent-Marie Viénot de Vaublanc.

Du 25 au 28 novembre 1804, Pie VII fait un premier séjour à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur Napoléon Ier.

Le 2 décembre 1804, Napoléon Ier est sacré empereur en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris.

Napoléon Ier pose la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine de Beauharnais et qui la proclame impératrice.

François Étienne Christophe Kellermann porte la couronne de Charlemagne lors du sacre de Napoléon.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce couronnement.

Lors de la cérémonie du Sacre, Catherine-Dominique de Pérignon porte le sceptre de Charlemagne.


Frédéric III de Wurtemberg

Traité de Presbourg

Frédéric III de Wurtemberg Roi de Wurtemberg

Suite aux défaites autrichiennes à Ulm et à Austerlitz, le traité de Presbourg est signé au palais primatial à Presbourg (en slovaque Bratislava) le 26 décembre 1805 entre :

Napoléon désire affaiblir considérablement l'Autriche qu'il considère comme l'ennemi le plus résolu de la France avec le Royaume-Uni.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord préconise pourtant une paix modérée afin d'ouvrir la voie à une future alliance entre les deux puissances.

Des clauses établissent paix et amitié.

L'Autriche se retire de la troisième coalition.

Les gains des traités de Campo-Formio et de Lunéville sont confirmés.

Les possessions autrichiennes en Italie et Bavière sont cédées à la France.

La Vénétie orientale échoit au royaume d'Italie mais le traité précise que les couronnes française et italienne seront à jamais séparées.

La Dalmatie et les bouches du Cattaro sont remises à la protection du royaume d'Italie.

L'Autriche conserve cependant Trieste.

L'Autriche doit payer une indemnité de 40 millions de livres à la France.

La France récompense également ses alliés du sud de l'Allemagne.

La Bavière obtient le Vorarlberg, le Tyrol et le Trentin ainsi que l'évêché sécularisé d'Eichstätt sur l'Autriche.

Elle s'accroît en outre des comtés de Rotherfels, de Függer et d'Öffingen.

François Ier d'Autriche reconnaît à Maximilien Ier Joseph de Bavière le titre de roi.

Bade annexe à l'Autriche l'Ortenau et le Brisgau et s'agrandit des principautés de Leiningen et de Fürfenberg.

François Ier d'Autriche reconnaît à Charles-Frédéric de Bade le titre de Grand-duc.

Enfin, le Wurtemberg obtient Constance et les possessions habsbourgeoises dispersées en Souabe ainsi que le comté de Limpurg et la principauté de Hohenlohe.

Frédéric III de Wurtemberg se rallie à la France qui lui promet d'élever son électorat au rang de royaume et combat aux côtés de Napoléon Ier la coalition austro-russo-anglaise.

Frédéric III de Wurtemberg promet de fournir à l'empereur des Français un contingent.

Le Duché de Wurtemberg devient le royaume de Wurtemberg.

Napoléon Ier lui confère le titre de roi de Wurtemberg. François Ier d'Autriche reconnaît à Frédéric III de Wurtemberg le titre de roi.

Au total, l'Autriche perd 4 millions de sujets sur 24 millions et rêve déjà de revanche.

L'Autriche doit renoncer à toutes prétentions sur les États allemands sans exception.

Le traité marque de facto la fin de l'Empire.

Une nouvelle entité, la Confédération du Rhin, sera créée dans les mois qui suivront.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Prince de Bénévent

L'état de Bénévent est confisqué au Pape Pie VII.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit le titre de prince de Bénévent en 1806

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ne s'y rendra pas une seule fois, se contentant d'envoyer un gouverneur.


Entrevue de Napoléon Ier et d'Alexandre Ier de Russie sur le Niemen - 25 juin 1807 - par Adolphe Roehn (1780-1867) - Musée de l'Histoire de France à Versailles Adieux de Napoléon et d'Alexandre Ier de Russie après la paix de Tilsit (9 juillet 1807) - Gioacchino Serangeli – 1810 - Musée de Versailles Napoléon à Tilsit avec Frédéric-Guillaume III de Prusse et Louise de Mecklembourg-Strelitz - Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est de face en haut de l'escalier - par Nicolas Gosse Jérôme Bonaparte - Roi de Westphalie

Premier traité de Tilsit

Second traité de Tilsit

Frédéric-Auguste III de Saxe Duc de Varsovie

Jérôme Bonaparte Roi de Westphalie

Les traités de Tilsit sont deux accords signés en juillet 1807 dans la ville de Tilsit par Napoléon Ier après avoir remporté la bataille de Friedland.

Ces traités mettent fin à la guerre de la quatrième coalition européenne contre la France.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avait conseillé à Napoléon Ier de modérer ses exigences envers le vaincu.

Les deux traités constituent une étape importante dans sa mise à l'écart graduelle par l'empereur.

Le premier traité de Tilsit est signé en secret le 7 juillet 1807 par Alexandre Ier de Russie et Napoléon Ier, lors d'une rencontre sur un radeau au milieu du Niémen.

Alexandre Ier de Russie s'engage à adhérer au blocus contre l'Angleterre.

La Russie promet la fermeture de ses ports au commerce britannique et même de déclarer la guerre au Royaume-Uni si ce dernier refuse son offre de médiation.

En outre, Alexandre Ier de Russie rend Cattaro à la France et cède les îles Ioniennes.

Le duché d'Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld, tout d'abord dissous, lui est remis grâce à l'intervention d'Alexandre Ier de Russie.

Constantin Pavlovitch de Russie, frère d'Alexandre Ier de Russie, a pour épouse Julienne de Saxe-Cobourg-Saalfeld, sœur d'Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld.

En échange, Napoléon Ier laisse les mains libres à Alexandre Ier de Russie:

Sur la toile décrivant les adieux des deux empereurs, on peut constater qu'ils se sont échangés leurs ordres respectifs :

À Tilsit, le 3e corps de Louis Nicolas Davout a l'honneur de manœuvrer sous les ordres de Napoléon Ier, en présence d'Alexandre Ier de Russie et de Frédéric-Guillaume III de Prusse.

Le second traité de Tilsit est signé le 9 juillet 1807 avec Frédéric-Guillaume III de Prusse, Roi de Prusse

Le royaume de Prusse cède près de la moitié de ses territoires d'avant-guerre au profit d'États sous tutelle française.

La population de 10 000 000 d'habitants qu'il comptait avant les hostilités, est désormais réduite de moitié.

L'article XIV commande à la Prusse de renoncer à Dantzig, 101 500 km², qui devient une République indépendante théoriquement sous la protection conjointe de la Prusse et de la Saxe, en réalité protectorat français, avec des garnisons française et polonaise.

Napoléon Ier donne naissance au duché de Varsovie en privant la Prusse :

Le duché de Varsovie est attribué à Frédéric-Auguste III de Saxe qui devient duc de Varsovie sous le nom Fryderyk August Ier

Le district de Bialystok échoit à la Russie, naguère son plus fidèle allié, qui lui prend 200 000 habitants.

Dans l'article VI du traité, Frédéric-Guillaume III de Prusse doit reconnaître Jérôme Bonaparte comme Roi de Westphalie.

La Prusse cède les Territoires situés à l'ouest de l'Elbe au nouveau royaume de Westphalie nouvellement fondé :

La Prusse cède la Principauté de Frise Orientale, 3206 km², 119 500 habitants, au nouveau royaume de Hollande.

La Prusse cède :

au Grand-duché de Berg.

Les troupes françaises occupent le Hanovre et la principauté de Bayreuth.

La Prusse doit adhérer au blocus continental contre les Anglais, payer 100 000 000 de francs d'indemnité de guerre et réduire son armée à 42 000 hommes.

Les rentrées fiscales du royaume sont entamées dans une proportion considérable, car les provinces perdues sont les plus riches et les plus fertiles et aussi celles que depuis des années l'État modernisait à coups de millions de thalers.

La Prusse cède les territoires qu'elle avait gagnés à la suite des partitions de la Pologne, depuis le 1er janvier 1772, hormis l'Ermeland et des terres à l'ouest des territoires prussiens anciens.

Le duché de Saxe, ancienne principauté alliée de la Prusse, est le nouveau bénéficiaire de ces provinces.

Un observateur fait remarquer qu'alors qu'on rédige le traité, le roi de Prusse marche à l'écart le long du Niémen.

Selon McKay, Napoléon Ier n'a qu'à lever la main pour rayer la Prusse de la carte.

Plusieurs officiels prussiens et russes voient le traité comme un acte inique et une humiliation nationale.

Frédéric-Guillaume III de Prusse contraint d'accepter la situation, prépare la revanche à l'instigation de Louise de Mecklembourg-Strelitz, son épouse.

Dans cette tâche, Frédéric-Guillaume III de Prusse est efficacement soutenu par ses ministres dont :

qui réforment l'administration et l'armée.

Gustave IV Adolphe de Suède poursuit sa politique pro-britannique et refuse d'adhérer au blocus continental.



Charles IV d'Espagne et Ferdinand VII d'Espagne en résidence surveilléeà Valençay

Napoléon Ier fait mettre Charles IV d'Espagne et Ferdinand VII d'Espagne en résidence surveillée au château de Valençay, propriété de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, son ministre.



Congrès d'Erfurt

Rencontre d'Alexandre Ier de Russie et de Napoléon Ier

En 1808, Léopold Ier de Belgique accompagne Alexandre Ier de Russie, pendant sa rencontre avec Napoléon Ier à Erfurt.

En 1808, Jacques Jean Alexandre Bernard Law accompagne Napoléon au congrès d'Erfurt.

Jacques Jean Alexandre Bernard Law est fait Comte de l'Empire et combat en Espagne.

Durant l'entrevue d'Erfurt, à la requête de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, e Russie intercède auprès d'Anna Dorothea von Medem pour favoriser l'union d'Edmond de Talleyrand-Périgord, son neveu, avec Dorothea von Biron.



Liaison de Charles de Flahaut avec Hortense de Beauharnais

Charles de Flahaut, aide de camp de Joachim Murat et fils naturel de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, a une liaison avec Hortense de Beauharnais. Leur enfant est :



Sixième Coalition contre Napoléon Ier

Marie-Louise l'Autriche Régente de l'Empire

Après l'effroyable retraite de Russie, Napoléon Ier doit en toute hâte reconstituer une Grande Armée.

Il pousse son pays dans ses derniers retranchements au niveau militaire comme économique.

Mais la France est lasse de la guerre qui dure depuis 1792 !

Les nouveaux régiments sont composés de jeunes hommes d'à peine 20 ans qui, pour la plupart, n'ont jamais vu une bataille de leur vie.

On les surnomme les Maries-Louises, doux noms en référence à l'impératrice.

François Ier d'Autriche entre en 1813 dans la coalition contre Napoléon Ier, son gendre.

Marie-Louise d'Autriche se range du côté de Napoléon Ier contre François Ier d'Autriche, son propre père.

Napoléon Ier part en campagne contre la Russie et contre l'Autriche, Marie-Louise d'Autriche devient Régente de l'Empire.

Elle est entourée par :

Tous ces gens sont prêts à trahir Napoléon en son absence, tandis que Marie-Louise d'Autriche lui reste fidèle.

L'armée française sécurise l'Allemagne en détenant tous les points stratégiques, du Rhin jusqu'au Duché de Varsovie repris par les Alliés.

Mais la supériorité numérique des Coalisés oblige Napoléon Ier à se replier près du Rhin.



Isaac Thuret Consul Général de la Hollande à Paris

Isaac Thuret est nommé à titre personnel Consul Général de la Hollande à Paris en 1814 par Guillaume Ier des Pays-Bas.

Isaac Thuret participe avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aux négociations du Traité de Paris.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Prince de Talleyrand

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit à titre personnel le titre de prince de Talleyrand en 1814.


Congrès de Vienne - par Jean-Baptiste Isabey - Talleyrand deuxième homme assis en partant de la droite

Congrès de Vienne

Marie-Louise d'Autriche Duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin Grand-duc de Mecklembourg-Schwerin

Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot rejoint Alexandre Ier de Russie au congrès de Vienne, afin de défendre la cause de Louis XVIII auprès des princes étrangers.

Ami personnel d'Alexandre Ier de Russie, Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot exerce sur lui une grande influence au sein du Conseil des alliés.

L'acte du Congrès de Vienne est signé le 9 juin 1815.

Victor-Emmanuel Ier de Savoie reçoit le territoire de la défunte république de Gênes

L'article 99 remet en cause les droits sur Parme de Napoléon II. Marie-Louise d'Autriche devient à titre viager duchesse de Parme, de Plaisance et de Guastalla, où elle règne jusqu'à sa mort.

Mais suite à la désastreuse Campagne de Russie et à la politique française de plus en plus répressionnaire, Maximilien Ier Joseph de Bavière se range finalement du coté de la coalition antinapoléonienne.

Lors du Congrès de Vienne, Maximilien Ier Joseph de Bavière se voit reconnaître les annexions territoriales de 1801, son titre royal et retrouve le Palatinat rhénan.

Pour se venger de sa fidélité à Napoléon Ier, les Alliés enlèvent à Frédéric-Auguste III de Saxe le duché de Varsovie ainsi qu'une grande partie de ses États héréditaires qui sont attribuée à la Prusse.

Le partage de la Pologne de 1795 est confirmé.

Le congrès de Vienne attribue au tsar Alexandre Ier de Russie le duché de Varsovie.

La partie administrée par la Russie est agrandie.

Un royaume du Congrès est créé dont le tsar de Russie est le roi.

On parle même de donner le royaume entier à la Prusse, Frédéric-Auguste III de Saxe recevant en compensation la Rhénanie récemment libérée du joug Français. Il conserve son trône à grand peine.

Les négociateurs de Frédéric-Guillaume III de Prusse obtiennent de vastes territoires notamment en Rhénanie sauf l'annexion de toute la Saxe qu'il espérait.

La Prusse est désormais un état bipolaire séparé par les pays Hessois.

Ayant retrouvé son trône et sa pleine liberté d'action, Frédéric-Guillaume III de Prusse abandonne rapidement les promesses faites à son peuple de doter la Prusse d'une constitution.

Le Congrès de Vienne conserve la principauté de Sigmaringen indépendante et la laisse à Aloys Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen, son propriétaire légitime.

Après le congrès de Vienne, Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin devient Grand-duc de Mecklembourg-Schwerin en 1815.

Le Congrès de Vienne élève Charles II de Mecklembourg-Strelitz au titre de Grand-duc de Mecklembourg-Strelitz.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld reçoit du Congrès de Vienne un petit territoire.

Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen rejoint la Confédération germanique.

Le Mecklembourg-Strelitz rejoint la Confédération germanique en 1815.

Pierre Ier d'Oldenbourg réclame l'annexion de la Frise orientale et de l'Emsland, mais il n'obtient que la principauté de Birkenfeld.

Le duché d'Oldenbourg est élevé au rang de grand-duché, mais Pierre Ier d'Oldenbourg décline le titre de grand-duc (Großherzog).

La principauté de Waldeck-Pyrmont adhère à la Confédération germanique le 8 juin 1815.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord fait insérer au Traité de Vienne certaines clauses, concernant le patrimoine de Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier, son vieil ami.

En 1815, la principauté de de Schaumbourg-Lippe adhère à la Confédération germanique.



Louis XVIII au château d'Arnouville-lès-Gonesse

Visite de Joseph Fouché à Louis XVIII

En juillet 1815, Louis XVIII, de retour d'exil, s'arrête quelques jours au château d'Arnouville-lès-Gonesse et y reste pendant les 3 jours qui précédent son entrée à Paris.

Le 7 juillet 1815, 3 000 hommes de la garde nationale de Paris s'y rendent pour complimenter le roi.

Chateaubriand évoque ce séjour dans les Mémoires d'outre-tombe (I, XXIII, 20).

Quelque jour plus tard, Louis XVIII reçoit à l'abbaye de Saint-Denis la visite de Joseph Fouché, amené par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.


Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin Ambassadeur de France extraordinaire à Vienne

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin Marquis de La Tour du Pin

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin Ambassadeur de France aux Pays-Bas

En 1815, Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin se rallie à la Restauration.

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin est fait pair de France le 10 août 1815.

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin fait partie de la délégation française au congrès de Vienne.

3 ambassadeurs sont adjoints à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au congrès de Vienne. Il précise :

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin devient Marquis de La Tour du Pin le 17 août 1815.

Frédéric-Séraphin de La Tour du Pin devient Ambassadeur de France auprès du royaume des Pays-Bas en 1815 à 1820.



Liaison de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Dorothea von Biron

La chute de l'Empire et le congrès de Vienne favorisent l'intimité de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et de Dorothea von Biron, épouse d'Alexandre-Edmond de Talleyrand-Périgord, son neveu.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a une liaison après 1815 avec Dorothea von Biron.



Archambaud Joseph de Talleyrand-Périgord Duc de Talleyrand

En 1817, Archambaud de Talleyrand-Périgord, frère cadet de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, obtient le titre de Duc de Talleyrand par courtoisie, du vivant de son frère.

Il devient donc 1er Duc de Talleyrand.



Traité d'Aix la Chapelle

La monarchie restaurée cherche à alléger le poids de la défaite de 1814 et 1815.

Isaac Thuret, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, participent aux négociations.

En 1818, la France, encouragée par la Russie, obtient au Congrès d'Aix-la-Chapelle :

Sous la pression des Britanniques l'abolition de la traite des Noirs sur les navires est ordonnée. L'esclavage est cependant maintenu.

En reconnaissance des services rendus à la France, Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis et plusieurs ministres veulent persuader Isaac Thuret d'être naturalisé par de Grandes Lettres et devenir Pair de France.

Bien que sachant que ses ancêtres sont des réfugiés français, Isaac Thuret n'accepte pas.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Dorothea von Biron à Valençay

Naissance de Pauline de Talleyrand-Périgord

Le 3 juillet 1820 Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord quitte Paris pour Valençay avec Dorothea von Biron, alors enceinte de Pauline de Talleyrand-Périgord, dont la paternité est attribué à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Pauline de Talleyrand-Périgord naît en 1820, fille de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et de Dorothea von Biron.


Sacre de Charles X à Reims - par François Gérard- Talleyrand est au premier plan coiffé d'un chapeau à plume

Sacre de Charles X de France

Charles X de France renoue avec la tradition du sacre le 29 mai 1825 dans la cathédrale de Reims, où le cardinal de La Fare prononce un discours remarqué.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce couronnement Charles X.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ambassadeur de France à Londres

En 1830, Dorothea von Biron accompagne Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dans son ambassade de France à Londres.



Mort de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Lorsqu'il apprend que Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est à l'agonie, Louis-Philippe Ier de France décide, contrairement à l'étiquette, de lui rendre visite.

Sire, murmure le mourant, c'est un grand honneur que le roi fait à ma Maison.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord nomme Adolphe Fourier de Bacourt son exécuteur testamentaire

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord meurt en l'hôtel de Saint-Florentin à Paris Ier le 17 mai 1838 à 15 h 35 ou 15 h 50 selon les sources.

Son corps est embaumé à l'égyptienne.

Des funérailles officielles et religieuses sont célébrées le 22 mai 1838.

Son corps est transféré de Paris à Valençay.

Il est inhumé dans la crypte sous la chapelle de la maison de charité près du château de Valençay le 5 septembre 1838.

Dorothea von Biron se retire dans son château de Sagan en Silésie, immensément riche.



Mort de Dorothea von Biron Princesse de Courlande, Duchesse de Dino

En juin 1861, elle a un accident de voiture.

Dorothea von Biron meurt à Sagan le 19 septembre 1862.

Son cœur repose auprès de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord à Valençay.

Elle est inhumée à Sagan auprès de sa sœur Wilhelmine et de son fils Louis.



Divulgation des mémoires de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Les mémoires de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord sont divulgation en 1889.

La version donnée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est contestée par une partie des historiens.


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