Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



11 événements affichés, le premier en 1734 - le dernier en 1802



Naissance de Charles-Alexandre de Calonne

Charles-Alexandre de Calonne naît à Douai le 20 janvier 1734, fils de Louis Joseph de Calonne (1700-1784) et d'Anne Henriette de Francqueville d'Abancourt (mort en 1777).


Anne Rose Josèphe de Nettine - par Élisabeth Vigée Lebrun en 1780

Mariage de Charles-Alexandre de Calonne avec Anne Rose Josèphe de Nettine

Anne Rose Josèphe de Nettine est veuve de Joseph Micault d'Harvelay.

Charles-Alexandre de Calonne épouse en l'église à Saint-Gervais à Paris le 12 avril 1769 Marie-Joséphine ou Anne Rose Josèphe de Nettine (1750-1770), fille d'un receveur général des finances. Leur enfant est :



Démission de Jacques Necker

Jacques Necker s'est fait de nombreux ennemis :

Au printemps de 1781, une cabale s'est mise en place pour obtenir la tête de Jacques Necker.

Le parti de la Cour, emmené par les frères du Roi, par les princes du sang et par de grands seigneurs, agite l'opinion par l'intermédiaire de libellistes qui criblent le ministre de pamphlets.

La Lettre du marquis de Caracciole à M. d'Alembert, un pamphlet paru le 1er mai 1781, est sans doute dû à Charles-Alexandre de Calonne, protégé de Vergennes et du comte d'Artois, qui aspire à prendre la place Jacques de Necker.

À la fin avril 1781, le Parlement de Paris refuse d'enregistrer l'édit de création d'une nouvelle assemblée provinciale en Bourbonnais.

La création de ces assemblées répond notamment à l'objectif de priver les parlements d'une partie de leurs prérogatives extrajudiciaires.

Jacques Necker l'avait exposé dans un mémoire manuscrit remis confidentiellement au Roi en 1776 dont plusieurs copies circulent parmi les six recensées alors ; l'une d'entre elles ayant appartenu au président du parlement de Guyenne de Gasq dont le fils naturel, Antoine Nicolas Waldec de Lessard, maître des requêtes, est le collaborateur de Jacques Necker.

Or un pamphlet, adressé le 20 avril 1781 à six membres du Parlement de Paris, révèle les intentions du ministre en citant ce mémoire.

Les parlementaires se déchaînent et poussent de hauts cris.

Convoqué au château de Marly, le Premier président d'Aligre se voit intimer par Louis XVI, sur un ton sec, d'interdire toute discussion du mémoire de 1778.

Mais, pour Jacques Necker, il ne s'agit que d'un répit.

Louis XVI est ébranlé par le retournement de l'opinion, et Maurepas préconise désormais le renvoi du Genevois.

Le 16 mai 1781, Necker, cherchant à forcer le destin, demande au Roi l'enregistrement forcé de l'édit, son entrée au Conseil et la direction des marchés de la Guerre et de la Marine.

Trois jours plus tard, Louis XVI oppose à ces trois demandes un refus catégorique.

Jacques Necker, effondré, démissionne le 19 mai 1781.

La nouvelle provoque la consternation dans Paris : les habitants de la capitale se pressent au Château de Saint-Ouen, résidence de campagne de Jacques Necker, pour saluer le ministre déchu, qui peut ainsi mesurer ce qui lui reste de popularité.

Jacques Necker se retire à Saint-Ouen.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Secrétaire de l'Assemblée générale

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est élu Secrétaire de l'Assemblée générale de 1785-1786

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est félicité par ses pairs à l'occasion de son rapport final.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord fréquente et anime les salons libéraux proches des Orléans et noue de nombreuses relations dans ce milieu.

Installé rue de Bellechasse, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a pour voisin Mirabeau : les deux hommes se lient d'amitié, de politique et d'affaires.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est alors proche de Charles-Alexandre de Calonne.


Charles-Alexandre de Calonne - en 1784 par Élisabeth Vigée Lebrun

Convocation de l'Assemblée des Notables

Le 20 août 1786, Charles-Alexandre de Calonne, son ministre, expose à Louis XVI son plan pour combler le déficit.

Il propose l'établissement d'un impôt, la subvention territoriale, s'appliquant sur les terres jusqu'alors libre de droits.

Le programme comprend aussi l'impôt du timbre et la suppression des corvées.

Le parlement refuse d'enregistrer ces mesures, prétextant qu'aux États généraux seuls appartient le droit de les établir.

Louis XVI convoque la première Assemblée des Notables le 29 décembre 1786 dans le but de soumettre le programme de redressement financier proposé par Charles-Alexandre de Calonne.



Assemblée des notables à Versailles

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï à l'assemblée des notables

Débat entre Charles-Alexandre de Calonne et Jacques Necker

Étienne-Charles de Loménie Contrôleur général des finances

Exil du Parlement de Paris à Troyes

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

François Claude Amour du Chariol est Membre de cette Assemblée des notables de 1787 à 1788.

Il y défend les privilèges.

Aimery-Louis-Roger de Rochechouart est désigné par le roi pour faire partie de cette assemblée.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume. Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est appelé à siéger à l'assemblée des notables. Il s'y fait remarquer par son éloquence.

Devant l'Assemblée des notables, Charles-Alexandre de Calonne accuse Jacques Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Jacques Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions.

Jacques Necker réplique en contestant les chiffres de Charles-Alexandre de Calonne. Cette réponse lui vaut d'être exilé hors de Paris et est à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Étienne-Charles de Loménie est nommé président de l'Assemblée des notables, et c'est en cette qualité qu'il attaque la politique fiscale de Charles-Alexandre de Calonne.

Étienne-Charles de Loménie succède comme contrôleur général des finances, le 1er mai 1787, avec l'appui de la reine Marie-Antoinette.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

Une fois au pouvoir, Étienne-Charles de Loménie réussit à faire enregistrer par le parlement de Paris des décrets établissant le libre-échange à l'intérieur du pays et prévoyant l'instauration d'assemblées provinciales ainsi que le rachat des corvées.

Lorsque les parlementaires refusent d'enregistrer les décrets qu'il propose d'appliquer au droit de timbre et au nouvel impôt foncier général, Étienne-Charles de Loménie persuade Louis XVI de tenir un lit de justice pour les y contraindre.

Le 18 août 1787, le Parlement de Paris est transféré de Paris à Troyes.

Les parlementaires ne sont rappelés à Paris qu'après avoir consenti à étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus.

Une nouvelle tentative visant à contraindre le parlement à enregistrer un décret autorisant un emprunt de 120 millions de livres rencontre une opposition déterminée.



Mariage de Charles-Alexandre de Calonne avec Anne-Rose-Joseph Nettine

Charles-Alexandre de Calonne épouse Anne-Rose-Joseph Nettine :



Jacques Necker Directeur général des finances et Ministre d'État

Après l'échec de l'expérience Charles-Alexandre de Calonne, la monarchie se trouve en état de faillite virtuelle. La nécessité de trouver des fonds contraint alors Louis XVI à rappeler Jacques Necker, qui est nommé le 25 août 1788.

Deux jours plus tard, Jacques Necker reçoit le titre de ministre d'État qui lui donne accès aux Conseils.

Face à une grave pénurie de blé, Jacques Necker abroge les mesures libérales prises par Loménie de Brienne en matière de commerce des grains.

Jacques Necker interdit l'exportation des céréales le 7 septembre 1788.

Jacques Necker interdit l'achat des grains en dehors des marchés le 23 novembre 1788.

Jacques Necker fait rappeler le Parlement de Paris, dont les membres ont été exilés.



Charles-Alexandre de Calonne à Londres

Charles-Alexandre de Calonne est interdit de séjour en France le 29 décembre 1792.

Charles-Alexandre de Calonne retourne vivre à Londres et demande sa radiation de la liste des émigrés.



Retour de Charles-Alexandre de Calonne

Charles-Alexandre de Calonne débarque à Calais en mai 1802.

Charles-Alexandre de Calonne propose ses services à Napoléon Ier dans plusieurs mémoires financiers qu'il adresse à Mollien, son ancien commis au contrôle général.



Mort de Charles-Alexandre de Calonne Comte d'Hannonville

Charles-Alexandre de Calonne meurt à Paris le 30 octobre 1802 dans l'indifférence.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !