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Événements contenant la ou les locutions cherchées



79 événements affichés, le premier en 1363 - le dernier en 1598


Philippe II le Hardi

Philippe II le Hardi Duc de Bourgogne

Le duché de Bourgogne est venu à la Couronne par héritage, la première dynastie s'étant éteinte sans postérité.

Jean II le Bon dédaigne de l'annexer au domaine royal comme le droit féodal l'y autorise.

Jean II le Bon récompense Philippe II le Hardi, son fils, en lui donnant en apanage le duché de Bourgogne, en 1363 sous le nom de Philippe II de Bourgogne.

Le nouveau duc est connu sous le nom de Philippe le Hardi en souvenir de ses exploits à Poitiers.

Souvent critiquée, cette décision comportait sur le moment :

La descendance de Philippe ne tardera pas à rivaliser avec la branche aînée des Valois.

Elle entrera en conflit avec la France et mettra à rude épreuve la monarchie.

C'est seulement après la mort de Charles le Téméraire que la Bourgogne, assagie, retournera dans le giron français.

L'imprévoyance de Jean le Bon aura été non sans mal surmontée.

Philippe II le Hardi prend à son service Arnaud de Cervole, dont il est parrain du premier fils.



Mariage de Charles VII de France avec Marie d'Anjou

Charles VII de France épouse à Bourges en 1422 Marie d'Anjou, fille de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon. Yolande d'Aragon joue un grand rôle dans l'entourage politique de son gendre Charles VII. Leurs enfants sont :



Mariage de Richard d'York avec Cécile Neville

Richard d'York épouse vers 1424 Cécile Neville. Leurs enfants sont :

Cécile Neville descend de Jean de Gand et est sœur de Lord Salisbury et tante du comte de Warwick.



Mariage de Charles Ier de Bourbon avec Agnès de Bourgogne

Charles Ier de Bourbon épouse en 1425 Agnès de Bourgogne (1407-1476), fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe III le Bon avec Isabelle de Portugal

Philippe III le Bon est veuf de Bonne d'Artois.

Philippe III le Bon épouse à l'Écluse aux Pays-Bas le 7 ou le 10 janvier 1430 Isabella ou Isabelle de Portugal, fille de Jean Ier de Portugal et de Philippa de Lancastre. Leurs enfants sont :

Isabelle de Portugal agit en nom de son mari durant diverses rencontres diplomatiques et est considérée comme la réelle gouvernante de la Bourgogne.



Naissance de Charles le Téméraire

Charles naît à Dijon le 11 novembre 1433, fils de Philippe III le Bon et d'Isabelle du Portugal. Il est élevé aux Pays-Bas. Il est Comte de Charolais jusqu'en 1467.



Mariage de Charles le Téméraire avec Catherine de France

Philippe Pot, conseiller de Philippe III le Bon, obtient la main de Catherine de France pour Charles le Téméraire.

Charles le Téméraire épouse, à Blois le 19 mai 1440, Catherine de France, fille Charles VII de France et de Marie d'Anjou.



Mort de Catherine de France

Catherine de France meurt en 1446 ou 1450.

Philippe Pot négocie le nouveau mariage de Charles le Téméraire avec une princesse de France, Isabelle de Bourbon, conformément au traité d'Arras.

Le mariage aura lieu en 1454.



Révolte des Flamands

En 1452, alors qu'il n'est que comte de Charolais, Charles le Téméraire réprime avec une extrême brutalité le soulèvement des Flamands.,



Mariage de Charles le Téméraire avec Isabelle de Bourbon

Charles le Téméraire est veuf de Catherine de France.

Cette union n'est pas désirée par Charles le Téméraire qui veut épouser Anne d'York. Son père lui rappelle les termes du Traité d'Arras l'obligeant à épouser une princesse du sang de France.

Charles le Téméraire épouse, à Lille le 30 octobre 1454, Isabelle de Bourbon, fille de Charles Ier de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne. Leur enfant est :



Naissance de Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne naît au Château du Coudenberg à Bruxelles le 13 février 1457, fille de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon.

Elle est baptisée le 17 février 1457 à l'église du Coudenberg par Jean-François de Bourgogne, Évêque de Cambrai, bâtard de son grand-père Philippe III le Bon.

Elle passe quelques années au château du Quesnoy, ancienne résidence des comtes du Hainaut.



Rachat des villes de la Somme

Le 20 août 1463, Antoine de Croÿ et de Jean de Croÿ obtiennent de Philippe III le Bon, devenu sénile, qu'il revende à Louis XI pour 400 000 écus les cités de la Somme qui lui avait été cédée lors du traité d'Arras de 1435.

Ces villes de la Somme sont :

ainsi que les châtellenies de Roye-en-Vermandois, Péronne et Montdidier.

Les Bourguignons sont ainsi éloignés de Paris et les effets du traité d'Arras, peu glorieux, pour la couronne de France sont amoindris.

La nouvelle du rachat suscite la colère de Charles le Téméraire qui dés lors s'oppose à son père, Philippe III le Bon.


Jean de Bourgogne

Mort de Charles de Bourgogne

Jean de Bourgogne Comte de Nevers et de Réthel

Charles de Bourgogne meurt le 25 mai 1464.

Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Cyr de Nevers, capitale de son comté.

Jean de Bourgogne son frère lui succède et devient Comte de Nevers et de Réthel.

Jean de Bourgogne se brouille mortellement avec Charles le Téméraire et se rallie à Louis XI.



Ligue du bien public

En 1464, Louis XI doit lutter contre des difficultés sérieuses faisant suite à sa façon brutale d'épurer le personnel politique et aux nouveaux impôts prélevés suite au rachat des villes de la Somme.

Louis XI :

Une coalition des grands féodaux, dite Ligue du bien public, se forme contre lui, menée par Charles le Téméraire, jeune Comte de Charolais.

Jean II de Bourbon rejoint la Ligue du Bien public dont il devient un ardent participant.

Pierre II de Bourbon participe à la Ligue du Bien public, mais Louis XI réussit à le détacher du parti des princes.

Faisant preuve d'ingratitude, Jean V d'Armagnac participe à la ligue du Bien public, puis complote avec les Anglais. Jacques d'Armagnac participe également à cette ligue

Thomas Basin et Antoine de Chabannes participent à la Ligue du Bien public.

Pierre d'Amboise participe à la Ligue de Bien Public. Louis XI, en représailles, lui confisque tous ses biens et fait détruire le château de Chaumont, sa principale forteresse.

Gaston IV de Foix-Béarn reste fidèle au roi et combat Jean II de Bourbon, Duc de Bourbon, en Auvergne.



Philippe de Commynes écuyer de Charles le Téméraire

À l'automne 1464, Philippe III le Bon attache Philippe de Commynes, en qualité d'écuyer, à son fils, Charles le Téméraire, d'une dizaine d'années son aîné.

Durant les années passées dans l'intimité de Charles le Téméraire, Philippe de Commynes apprend à connaître et à supporter le tempérament violent de son maître.

Mais les rapports sont de confiance, car il lui confie plusieurs missions diplomatiques, en Angleterre en particulier, où le jeune Philippe de Commynes commence à tisser des réseaux.



Bataille de Lerida

Bataille de Cervera

Bataille d'Igualada

Bataille de Calaf

Malgré son alliance avec Charles le Téméraire, Pierre V le Connétable essuie plusieurs défaites militaires à Lerida, Cervera et Igualada.

Pierre V le Connétable est définitivement défait à la bataille de Calaf en 1465.



Bataille de Montlhéry

Mort de Jean Fourquet

Mort de Pierre de Brézé Comte de Maulévrier

Le 10 mars 1465, Charles de France frère de Louis XI prend la tête de la Ligue du Bien public.

Odet d'Aydie le Vieux est le confident de Charles de France. Il est de tous les complots contre le Roi.

Jean de Dunois participe à la Ligue du Bien public.

Jean V de Bueil rejoint la Ligue du Bien public.

François II de Bretagne n'apporte qu'une adhésion tardive et insuffisante.

Jean de Bourgogne est un partisan et un soutien de Louis XI contre la Ligue du Bien public.

Pierre de Laval choisit la fidélité à Louis XI.

Jean II de Bourbon-Vendôme se rallie à Louis XI et combat pour lui à la bataille de Montlhéry ;

Louis Ier de Luxembourg entre dans la Ligue du Bien public et commande l'avant garde de Charles le Téméraire.

Louis XI nomme Charles d'Artois lieutenant général pour l'Île-de-France, la Brie, le bailliage de Senlis et le duché de Normandie, ainsi que gouverneur de Paris.

Pour se défendre, Louis XI de France fait appel à François Ier Sforza et aux Liégeois.

Louis XI se met personnellement à la tête d'une grande offensive. Après la chute de Moulins, les Bourbons se soumettent.

Louis XI fait volte-face vers Paris, menacée par les Bretons et les Bourguignons.

Les armées se rencontrent à Montlhéry le 16 juillet 1465.

La bataille est pleine de confusion et de sang et sans réel vainqueur, mais le siège de Paris est brisé.

La désobéissance de Louis Ier de Luxembourg provoque la bataille de Montlhéry, et sa fuite manque d'entraîner une déroute bourguignonne.

Jean Fourquet, officier supérieur des gardes du palais de Louis XI, meurt lors de la bataille. Jeanne Hachette, sa fille, est adoptée par une dame Laisné, qui l'élève jusqu'à ses 18 ans.

Pierre de Brézé meurt lors de la bataille.


Louis Ier de Luxembourg par Charles de Steuben (1788-1856)

Traité de Conflans

Traité de Saint-Maur-des-Fossés

Charles de France Duc de Normandie

Louis Ier de Luxembourg Connétable de France

Jean de Dunois négocie le traité de Conflans, et, rentré en grâce, préside le conseil de réformation pour le bien public.

Le 5 octobre 1465, Charles le Téméraire contraint le Roi à signer les traités de Conflans (Conflans-l'Archevêque aujourd'hui section de la commune de Charenton-le-Pont) et de Saint-Maur-des-Fossés.

Ces traités mettent fin à la ligue du Bien public.

Louis XI rend à la Bourgogne la Picardie et les villes de la Somme : Boulogne Péronne, Montdidier et Roye.

En échange du Duché de Berry, Louis XI cède le duché de Normandie en apanage à son frère Charles de France.

Il est le dernier Duc effectif de Normandie.

François II de Bretagne obtient par le traité de Saint-Maur la renonciation de Louis XI à sa suzeraineté prétendue sur les évêchés bretons.

Louis XI n'honorera jamais ces accords. Il garde une rancune vis-à-vis des rebelles, et en fera exécuter plusieurs.

Antoine de Chabannes est nommé Grand Maître d'Hôtel de France et recouvre ses biens. La paix est signée entre Antoine de Chabannes et Louis XI : l'un se met à servir avec zèle son ancien ennemi, et l'autre récompense le féal à l'aune des services rendus.

Louis Ier de Luxembourg, Comte de Saint-Pol, est fait Connétable de France par Louis XI.



Déposition de Louis de Bourbon comme Prince-évêque de Liège

Révolte de Liège et Dinant

Sac de Dinant

Bataille de Montenac

Traité de Saint-Trond

La Principauté de Liège sépare géographiquement la Bourgogne et la Flandre au niveau de la vallée de la Meuse.

Liège et de Dinant dépendent de la Principauté de Liège.

Louis de Bourbon est déposé en 1465 par les habitants de Liège et de Dinant, alliés de Louis XI de France.

Le 25 août 1465, Charles le Téméraire prend possession de Dinant, qui est pillée et détruite, et met fin aux velléités liégeoises.

Philippe III le Bon prend les armes contre les armées liégeoises, avec à leur tête Raes de Heers, et les défait le 20 octobre 1465 à Montenaken ou Montenac.

Le 22 décembre 1465, par le traité de Saint-Trond Charles le Téméraire impose ses volontés aux Liégeois.

Philippe III le Bon est institué suzerain de la Principauté.



Libération de Philippe II de Savoie

Libéré en 1466, Philippe II de Savoie prend le parti de Charles le Téméraire contre Louis XI. Il est un des principaux opposant aux ducs de Savoie et aux régentes.


Charles le Téméraire Blason de Charles le Téméraire

Mort de Philippe III le Bon

Charles le Téméraire Duc de Bourgogne, de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg

Charles le Téméraire Comte d'Artois, de Bourgogne, de Flandre, de Hainaut, de Hollande, de Namur et de Zélande

Philippe III le Bon meurt le 15 juin 1467.


Politique étrangère

Contrairement à son père, Jean sans Peur, Philippe III le Bon n'a plus guère d'espoir d'accéder au trône de France. Il ambitionne alors de jouer le premier rôle au niveau européen.

Il cherche à régner sur le plus grand nombre de territoires possible. Son autorité grandissante inquiète ses voisins français et allemands.

En outre, son règne coïncide avec la guerre de Cent Ans, qui oppose l'Angleterre à la France. Philippe III le Bon est partisan d'une politique de paix et il espère réconcilier les deux parties, sans succès.


Politique intérieure

Les différents territoires des Pays-Bas ont premièrement été regroupés au sein d'une union personnelle. Dirigées par un seul souverain, le duc de Bourgogne, les régions gardent leurs institutions propres. Pour créer un état fort, une plus grande cohésion est néanmoins nécessaire.


Création du Grand Conseil des ducs de Bourgogne

Le Grand Conseil des ducs de Bourgogne va jouer ce rôle d'institution centralisatrice. Le Conseil est présidé par le chancelier Nicolas Rolin.

L'uniformité de la jurisprudence joue également un rôle important. La possibilité d'introduire un recours contre les jugements des échevinages auprès du Grand Conseil ducal limite la portée des jugements des tribunaux urbains.

Pour affermir son pouvoir dans les villes et les régions, le duc cherche à s'attirer la sympathie des responsables locaux, en distribuant présents ou titres de noblesse.


Politique financière

Sur le plan financier, Philippe III le Bon tente de s'assurer le contrôle des revenus. Il réussit à faire verser une grande partie des revenus des villes et communes au trésor public. Il dote également les diverses régions d'une monnaie commune.

Ses tentatives pour lever une taxe sur le sel échouent cependant. Le sel constitue à cette époque un moyen de conservation indispensable. Grever ce produit d'une taxe aurait assuré à Philippe III le Bon une rentrée financière stable. Devant la violence de l'opposition à ce projet, le duc renonce.

En favorisant la prospérité de ses fiefs, Philippe III le Bon consolide sa puissance.

Il mène donc sa politique économique en concertation avec les régions.

Les 30 dernières années de son règne ont été largement favorables aux habitants des anciens Pays-Bas.


Palais des ducs de Bourgogne de Dijon

Philippe III le Bon contribue à faire modifier le Palais des ducs de Bourgogne de Dijon par une façade flamboyante, des logis ducaux, une grande salle des festins et des cuisines ducales de 30 cuisiniers.

En 1467, Charles le Téméraire devient :

Charles le Téméraire est un souverain impulsif et dépourvu de diplomatie.

Sur le plan national, Charles le Téméraire se considère comme un souverain de droit divin.

Il dénie tous droits ou privilèges à ses sujets.

Le surnom de Téméraire lui est donné à l'époque romantique, ses contemporains le qualifient de Grand Lion, de Guerrier, de Travaillant, de Terrible ou encore de Hardi.

Son objectif ? Conquérir la rive gauche du Rhin afin de faire la jonction entre ses terres de Bourgogne et ses possessions en Flandre, pour reconstituer ainsi un grand État bourguignon dont il prendrait la couronne royale.

L'ensemble des états bourguignons est divisé en deux parties :

Entre les deux, se trouvent la Champagne et les duchés de Lorraine et de Bar.

Le projet de sa vie est de relier ses états, et d'obtenir une investiture royale, recréant l'ancien royaume de Lotharingie.


Armée permanente en Bourgogne

Son premier soin est d'avoir une armée permanente constituée de mercenaires venant de tous les pays d'Europe.



Brouille de Charles le Téméraire avec Adolphe d'Egmont

Charles le Téméraire se brouille avec Adolphe d'Egmont.



Révolte des Liégeois

Bataille de Brusthem

Les Liégeois se soulèvent contre leur prince évêque, soutenu par Charles le Téméraire.

Raes de Heers et les États liégeois continuent de résister aux Bourguignons.

Le 26 ou 28 octobre 1467, Charles le Téméraire écrase de nouveau les Liégeois rebelles à Brusthem ou Brustem près de Saint-Trond.

Les milices urbaines, composées, entre autres, de 600 Franchimontois, sont écrasées.

De nombreuses villes et communes, comme Dinant, et Liège elle-même, sont systématiquement mises à sac et détruites en présence de Louis XI.



Mariage de Charles le Téméraire avec Marguerite d'York

Charles le Téméraire est veuf d'Isabelle de Bourbon.

Philippe Pot négocie le troisième mariage de Charles le Téméraire avec Margaret d'York, contre la volonté de Philippe III le Bon, le duc défunt.

Ce mariage scelle l'alliance entre la Bourgogne et l'Angleterre.

Marie de Bourgogne assiste aux fiançailles de son père en 1468 avec Marguerite d'York à l'Écluse et aux festivités à Bruges.

Charles le Téméraire épouse à Damme le 3 juillet 1468 Marguerite d'York, fille de Richard d'York et de Cécile Neville.

La nouvelle jeune épouse de Charles le Téméraire verra peu son mari mais sera la compagne de Marie de Bourgogne.



Nouvelle installation à Liège de Louis de Bourbon comme Prince-évêque

Le 20 août 1468, une rencontre a lieu à Bruxelles :

Suite à cette rencontre Louis de Bourbon est de nouveau installé à Liège comme Prince-évêque.



Campagne de conquête de la Normandie et du Poitou

Traité d'Ancenis

Jean II de Bourbon Gouverneur du Languedoc.

En 1468, François II de Bretagne et Charles de France, frère de Louis XI, entrent en campagne militaire pour la conquête de la Normandie et du Poitou. Leurs succès initiaux tournent à l'échec.

Louis XI envoie Nicolas d'Anjou combattre François II de Bretagne. Nicolas d'Anjou prend notamment Chantocé et Ancenis en 1468.

Louis XI pardonne Jean II de Bourbon et le charge de reprendre la Normandie à Charles de France.

Le 10 septembre 1468, Charles de France signe le traité d'Ancenis avec son frère Louis XI et François II de Bretagne par lequel on revient à la situation antérieure. Ces deux vassaux promettent de ne plus s'associer à Charles le Téméraire et il est convenu que l'on trouvera un apanage pour Charles de France.

En récompense, Jean II de Bourbon devient Gouverneur du Languedoc.



Entrevue de Péronne

Louis XI prisonnier de Charles le Téméraire

Pillage et incendie de Liège

Échange de la Champagne contre la Normandie

Libération de Louis XI

Charles le Téméraire propose à Louis XI de négocier à son tour, et invite le roi dans son château de Péronne. Pour désarmer l'hostilité de Téméraire, Louis XI s'y rend en personne du 10 au 14 octobre 1468.

Lors de l'entrevue, Charles le Téméraire apprend la nouvelle du soulèvement des Liégeois contre lui. Il apparaît rapidement que des commissaires royaux figurent parmi les révoltés. Louis XI a négligé d'informer ces agents de cette rencontre à Péronne.

Furieux, Charles le Téméraire impute ce soulèvement au Roi et le fait emprisonner.

Charles le Téméraire oblige Louis XI à signer un traité où en cas de manquement de la part de Louis XI, les propriétés tenues par le duc de Bourgogne échapperaient à la juridiction du Roi.

Par ce même traité, Louis XI donne la Champagne à Charles de France en échange de la Normandie. Cet échange paraît salutaire pour les deux partis puisque la Bourgogne aura un voisin ami et que la Normandie sera neutralisée pour la France.

Louis XI est obligé de s'associer à la campagne menée contre Liège.

Après l'ultime sursaut contre les 600 Franchimontois, Liège est entièrement détruite et brûlée le 30 octobre 1468 par les troupes de Charles le Téméraire et de Louis XI.

Libéré en novembre 1468, Louis XI se fait délier de ces promesses car obtenues sous la menace.

Philippe de Commynes présent à Péronne nous raconte longuement cet épisode dans ses Mémoires.

On sait par les lettres de Louis XI que Philippe de Commynes l'a aidé à se sortir de ce mauvais pas.



Vente de territoires sur le Rhin et en Alsace

En 1469, Sigismond d'Autriche vend, avec droit au rachat, ses territoires sur le Rhin et en Alsace à Charles le Téméraire.

Les sources ne sont pas claires, quant à savoir :

En tout état de cause, Sigismond d'Autriche demandera à les racheter. Après le refus de Charles le Téméraire, Sigismond d'Autriche pactisera avec Louis XI, qui le finance pour récupérer ses territoires par les armes.



Achat de l'Alsace par Charles le Téméraire

En 1469, le duc tyrolien Sigismond de Habsbourg, d'Innsbruck étant à court d'argent demanda à Charles le Téméraire un important prêt. Il donne en caution (à durée indéterminée) ses droits aux revenus payés par les habitants de Brisgau (région du comté de Bade en Allemagne) et de Basse Alsace, Contrat avec l'accord forcé de Louis XI Roi de France prisonnier.

Charles le Téméraire installe Peter sire de Hagenbach comme bailli de Haute Alsace. Il était tellement avide et cruel qu'il se fit détester par la population.

Charles le Téméraire commence par annexer la Haute Alsace que l'empereur Frédéric III lui a donné en gage en garantie d'une prêt de 50 000 florins qu'il est incapable de rembourser. De la Haute Alsace, Charles le Téméraire compte partir à la conquête de la Suisse.



Guerre entre Louis XI et Charles le Téméraire

Le 3 décembre 1470, Louis XI déclare la guerre à Charles le Téméraire. Richard Neville, Comte de Warwick, accepte d'aider Louis XI de France.

Malgré des marques apparentes d'hostilité Charles le Téméraire (prise de Saint-Quentin, 1470), Louis Ier de Luxembourg a des intelligences secrètes avec lui.



Pillages du Château de Lourdon à Lournand

De 1471 à 1476, le Château de Lourdon à Lournand est pillé par les troupes de Charles le Téméraire.

À la fin XVe siècle, l'abbé Jean de Bourbon effectue une série de restaurations dont le donjon, la tour sud et le logis abbatial.



Retour Édouard IV d'York en Angleterre

Prise de Londres

Bataille de Barnet

Mort de Richard Neville Comte de Warwick

Mort de de John Neville Marquis de Montagu

Charles le Téméraire offre une assistance militaire à Édouard IV d'York, qui retourne en Angleterre et débarque dans le Yorkshire le 14 mars 1471. Édouard marche sur Londres qu'il prend pendant que Richard Neville reste à Coventry où il a levé des troupes.

Édouard IV d'York se déplace et rencontre Richard Neville le 14 avril 1471 près de la ville de Barnet dans le Hertfordshire à 15 km au nord de Londres.

La bataille de Barnet est décisive dans la guerre des Deux-Roses.

Les deux armées sont de nombre égal mais Richard Neville compte sur le soutien de son gendre George d'York, Duc de Clarence, qui se trouve être le frère d'Édouard IV d'York et veut faire la paix avec ce dernier.

L'armée lancastrienne d'environ 13 000 hommes est commandée par :

Richard Neville est avec les réserves.

L'armée Yorkiste d'environ 10 000 hommes est commandée par :

L'armée lancastrienne est en rang hors de la route à Barnet, avec le flanc gauche sur la voie. Les Yorkistes sont placés de part et d'autre de la route.

Les troupes d'Oxford, aidés par leur position de flanc initiale font un effet de choc au début sur la gauche des yorkistes, mais cela est compensé par les brumes qui rendent difficiles pour les ducs de Somerset et d'Exeter de pousser leur avantage. Les deux armées se retrouvent parallèles à la grande route plutôt que perpendiculaire. Certaines troupes lancastriennes se confondent entre elles comme étant ennemies dans la confusion qui suivit (les symboles de cercle étaient presque identique avec les yorkistes).

Comme la brume se lève et Richard Neville reconnaît sa défaite et il meurt fauché alors qu'il essaie d'atteindre son cheval.

John Neville, son jeune frère, le marquis de Montagu est aussi tué probablement par les troupes du Comte d'Oxford quand le cri de trahison est entendu.

Édouard IV d'York accorde alors la tutelle de François Lovell, encore mineur, à Élisabeth d'York, sa sœur et à John de la Pole, son époux.



Création des bandes d'ordonnance par Charles le Téméraire

En 1471, Charles le Téméraire institue les bandes d'ordonnance.



Augmentation de la pression fiscale en Bourgogne

Les nombreuses guerres ont entraîné une augmentation de la pression fiscale. L'entretien de l'armée de Charles le Téméraire coûte cher à ses sujets, et les défaites successives provoquent un sentiment de gaspillage.

À partir de 1471, le duc négocie avec l'assemblée de leurs représentants réunis, les États généraux, afin que les fonds soient versés collectivement par les régions.



Affrontement de Louis XI et Charles le Téméraire en Picardie

Traité du Crotoy

Adolphe d'Egmont Prisonnier

Arnold d'Egmont à nouveau Duc de Gueldre

Arnold d'Egmont Comte de Zutphen

En 1471, Louis XI et Charles le Téméraire s'affrontent en Picardie.

Louis XI s'empare d'Amiens.

Charles le Téméraire vaincu se replie sur Hesdin.

Gilbert de Bourbon-Montpensier fait ses premières armes contre Charles le Téméraire en 1471.

Louis XI est bientôt obligé d'accepter le 3 octobre 1471, lors de la signature du traité du Crotoy, la confirmation des clauses de celui de Péronne.

Louis XI s'engage à rendre à Charles le Téméraire les villes d'Amiens et de Saint-Quentin.

Charles le Téméraire ne veut pas être allié à un ami des municipalités.

Adolphe d'Egmont, après l'échec de négociations avec Charles le Téméraire, s'enfuit en Gueldre, mais il est reconnu à un gué à Namur.

Adolphe d'Egmont est déposé en emprisonné par les Gantois. Arnold d'Egmont redevient Duc de Gueldre et Comte de Zutphen en 1471.

Contre l'avis des villes, Arnold d'Egmont se laisse circonvenir par Charles le Téméraire et lui laisse le duché de Gueldre en viager, contre la somme de 300.000 florins rhénans.

Charles le Téméraire occupe le duché de Gueldre.

Charles d'Egmont est alors élevé à Gand.



Mort de Charles de France Duc de Berry et de Guyenne

Mort de Colette de Chambres

Colette de Chambres, maîtresse de Charles de France, lui donne 2 enfants mais également une maladie vénérienne, supposée être la cause de leur décès à tous deux.

On prétend, sans preuve, que le mari de Colette de Chambres a, par jalousie, empoisonné sa femme à l'aide d'une pomme.

Charles de France meurt au château de Hâ à Bordeaux le 24 mai 1472, probablement de tuberculose aggravée par la syphilis.

Comme Charles de France disparaît sans postérité, la Guyenne retourne à la France.

À l'annonce de la disparition de son frère, la joie de Louis XI, débarrassé d'un ennemi acharné, fait scandale.

Louis XI part guerroyer en Guyenne et s'empare des terres de Charles de France, son frère, allié de Charles le Téméraire.



Mort d'Amédée IX de Savoie

Yolande de France Régente de Savoie

Philibert Ier de Savoie Duc de Savoie, Prince de Piémont, Comte d'Aoste et de Maurienne.

Amédée IX de Savoie meurt à Vercelli le 30 mars 1472.

Philibert Ier de Savoie devient Duc de Savoie, Prince de Piémont, Comte d'Aoste et de Maurienne.

Veuve, Yolande de France assure la régence du duché au nom de Philibert Ier de Savoie, son fils.

Traditionnellement, les ducs de Savoie sont alliés aux confédérés suisses, mais la puissance montante de Charles le Téméraire laisse présager un fructueux accord.

Yolande de France penche pour Charles le Téméraire, qui risque en outre de la prendre la Savoie en tenaille par un accord entre la Bourgogne et le Milanais.

Louis XI de France, son frère, cherche à renverser Yolande de France et à instaurer Philippe II de Savoie comme régent.


Statue de Jeanne Hachette par Gabriel-Vital Dubray - place de la mairie de Beauvais

Invasion de la Picardie

Sa position étant renforcée, Louis XI refuse d'appliquer le Traité du Crotoy poussant Charles le Téméraire à passer à l'action.

En 1472, après avoir rompu la paix de Péronne, Charles le Téméraire, accuse le roi de France Louis XI d'avoir empoisonné son frère Charles de France duc de Guyenne, qui était l'un de ses plus farouches opposants.

Charles le Téméraire prend alors les armes pour se rendre en Normandie y retrouver François II de Bretagne, son allié.

Charles le Téméraire envahit la Picardie, aidé par Jean II d'Alençon.

Charles le Téméraire partant d'Arras, à la tête de 80 000 hommes, franchit la Somme à Bray qu'il ruine, le 11 juin 1472 et entre dans le Santerre.

Le Santerre est une région située au cœur de l'actuelle région Picardie.



Massacre de Nesle

Le 15 juin 1472, les Bourguignons arrivent devant la place forte de Nesle, défendue par 500 archers commandés par Petit-Picard, un capitaine.

Les assaillants lancent quelques charges, mais les défenseurs les repoussent.

Un héraut de Bourgogne est alors chargé de sommer les défenseurs d'ouvrir les portes de la ville.

Les défenseurs, ne voulant rien entendre, le tuent.

Cependant la garnison n'est pas en mesure de défendre seule la ville contre l'armée de Charles le Téméraire, et les habitants ne veulent pas courir le risque d'un assaut.

Dès le lendemain, Petit-Picard et la dame de Nesle demandent à parlementer avec Antoine de Bourgogne, le Grand Bâtard de Bourgogne, qui commande les assiégeants.

On accorde la vie sauve aux francs-archers qui selon les conditions commencent à déposer leurs armes.

Cependant, les ordres donnés ne sont pas respectés :

Toute dialogue est rompue.

Antoine de Bourgogne fait mettre en sûreté Madame de Nesle ainsi que ses serviteurs.

Les assiégeants se précipitent dans la ville ou ils commencent un effroyable carnage.

Charles le Téméraire arrive, et tout n'en devient que plus cruel :

La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption est remplie de malheureux qui y cherchent asile contre la fureur de la soldatesque. Les Bourguignons égorgent tous ceux qui s'y sont réfugiés.

Charles le Téméraire entre à cheval dans l'église. Il la voit couverte de cadavres qui gisent dans un demi-pied de sang. Il fait le signe de la croix, et ne peut s'empêcher de dire :

Par Saint-Georges, enfants, vous avez fait une belle boucherie.



Rédition de Roye-en-Vermandois et de Montdidier

Roye-en-Vermandois dispose d'une garnison de 1 400 francs archers et 200 lances de l'arrière-ban commandés par le seigneur de Mouy et Louis de Gomel, Seigneur de Balagny, gouverneur de Beauvais.

La place étant forte et bien munie, ils ont la volonté de se défendre.

La population de Roye-en-Vermandois est épouvantée par la nouvelle du massacre à Nesle, voisine d'une dizaine de kilomètres au nord.

Les francs archers refusent de combattre et se rendent aux Bourguignons le 16 juin 1472.

Les commandants de Roye-en-Vermandois sont donc contraints de se rendre.

Charles le Téméraire leur laisse la vie sauve, ainsi qu'aux soldats, les laissant tous partir avec un bâton à la main vêtus d'un simple pourpoint.

Ils se retrouvent quelques jours plus tard à Beauvais.

Nesle ne se relèvera et ne retrouva jamais l'importance qu'elle avait à la fin du Moyen Âge.

Montdidier s'ouvre également à Charles le Téméraire.



Siège de Beauvais

Charles le Téméraire peut ainsi arriver sans encombre à Beauvais dont il fit le siège.

Du 27 juin au 22 juillet 1472, Charles le Téméraire met le siège devant Beauvais.

Joachim Rouhault défend Beauvais.

Les reliques d'Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l'assaut de Charles le Téméraire. La sainte aurait, selon la légende, aidé à la victoire.

La date du 27 juin, retenue pour la fête d'Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême.

Les 80 000 assaillants sont repoussés, et l'avancée de Charles le Téméraire en France est stoppée net.

Charles le Téméraire se tourne alors vers la Normandie

Selon la tradition, Jeanne Hachette saisit une hache pour repousser un Bourguignon qui saute de son échelle d'assaut. Enhardies, les femmes de la ville portent poudre et armes aux combattants, jetant elles-mêmes sur les assaillants des pierres ou de l'huile bouillante.

Louis XI institue en son honneur la procession de l'Assaut.

Jeanne Hachette est aujourd'hui célébrée à Beauvais par un défilé en costumes d'époque le dernier dimanche de juin. Dans le cortège, les femmes y précèdent les hommes.



Trêve de Senlis

Une trêve est signée à Senlis entre Louis XI et Charles le Téméraire le 3 novembre 1472.



Fiançailles de Nicolas d'Anjou avec Marie de Bourgogne

Nicolas d'Anjou est entré dans les intrigues de Charles le Téméraire et a participe à l'invasion de la Picardie et au siège de Beauvais.

Louis XI reprend à Nicolas d'Anjou la vicomté de Thouars et engage son attribution à Louis II de la Trémoïlle mais la restitution effective de la vicomté prend du temps.

Charles le Téméraire veut marier Nicolas d'Anjou à Marie de Bourgogne, sa fille.

Malgré ses fiançailles Nicolas d'Anjou ne se marie pas.

Nicolas d'Anjou a une fille :


Philippe de Commynes.- illustration de ses Mémoires publiés à Bruxelles en 1707

Rapprochement de Philippe de Commynes vers Louis XI

On connaît par Philippe de Commynes lui-même les frustrations qu'il a éprouvées au service de Charles le Téméraire.

Dans la nuit du 7 au 8 août 1472, Philippe de Commynes quitte furtivement le camp de Charles le Téméraire, pour rejoindre Louis XI de France.

Au-delà des simples mobiles économiques, des facteurs psychologiques, idéologiques et moraux ont joué dans ce départ. C'est le choix d'un homme, Louis XI, que fait le mémorialiste, et également d'un système de gouvernement.

Philippe de Commynes restera au service de Louis XI jusqu'à la mort du roi en 1483.

Philippe de Commynes récupère de considérables domaines pris aux La Trémoïlle qui font sa fortune, en particulier la principauté de Talmont et de vastes domaines sur la côte du Bas-Poitou.



Fin de la construction du Palais Rihour

Les travaux de construction du Palais Rihour à Lille s'achèvent en 1473 sous Charles le Téméraire.

Le palais comprenait 4 ailes de proportions différentes formant un quadrilatère, encadrant une cour d'honneur.



Don de l'autre moitié de la ville de Chièvres

En 1473, l'autre moitié de la ville de Chièvres est donnée à Antoine Ier de Croÿ par Charles le Téméraire.

C'est ainsi que Chièvres entre dans la maison de Croÿ.



Mort d'Arnold d'Egmont

Arnold d'Egmont meurt le 23 février 1473. Charles le Téméraire prend possession du duché de Gueldre.



Basse Union contre Charles le Téméraire

Bâle, Colmar, Mulhouse, Strasbourg et Bade constituent la Basse Union contre le Téméraire le 14 mars 1473.



Conquête de la Gueldre et de Zutphen par Charles le Téméraire

En 1473, Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, conquiert le duché de Gueldre et Zutphen.



Ordonnances de Thionville

En 1473, pour renforcer l'influence princière sur les institutions judiciaires, Charles-le-Téméraire publie des lettres patentes. Par ces ordonnances de Thionville, Charles le Téméraire crée, à Malines, le Parlement et des Chambre des Comptes centrales.


Création du Parlement à Malines

Le Parlement est une cour suprême de justice qui juge en dernier ressort (en appel) pour toutes les provinces des PaysBas, et remplace le Grand Conseil ambulatoire.


Création de Chambres des comptes centrales

Deux Chambres des comptes centrales remplacent les Chambres régionales de Bruxelles et de Lille.


Nomination des échevins au plus offrant

Sur le plan local, il influence la nomination des échevins et met hors jeu les conseils communaux. Les fonctions ne sont plus attribuées au plus compétent, mais au plus offrant. La corruption et l'arbitraire se propagent.



Siège de Metz

Mort de Nicolas d'Anjou Duc de Lorraine, de Bar et de Calabre

Yolande d'Anjou Duchesse de Lorraine

René II d'Anjou Duc de Lorraine

René II d'Anjou Comte d'Aumale

René II d'Anjou Baron d'Elbeuf

Cession de places fortes à Charles le Téméraire

Charles V d'Anjou Comte de de Maine

En 1473, Nicolas d'Anjou tente de prendre la ville de Metz pour son propre compte. Les bourgeois de la ville le repoussent. Il s'apprête à recommencer l'entreprise, quand il meurt à Nancy.

Yolande d'Anjou, fille de René Ier d'Anjou, devient 19ème Duchesse de Lorraine le 23 juillet 1473. Yolande d'Anjou le transmet immédiatement à son fils René II d'Anjou.

René II d'Anjou rattache le comté de Vaudémont au duché de Lorraine.

René II d'Anjou hérité de son oncle en 1473 :

Profitant de la jeunesse de René II d'Anjou, Charles le Téméraire le rencontre à Trèves et signe le 15 octobre 1473 un traité par lequel ils s'engagent à ne pas s'allier à Louis XI dans une alliance qui nuirait à l'autre.

De plus René II d'Anjou accorde à Charles le Téméraire :

Il faut dire que René II d'Anjou n'a guère le choix, car il ne peut pas compter sur le soutien de Louis XI qui vient de signer une trêve avec Charles le Téméraire.

Très rapidement, les incidents se multiplient entre la population lorraine et les garnisons bourguignonnes.

Charles V d'Anjou, neveu de René II d'Anjou, devient Comte de Maine en 1473.



Entrevue de Charles le Téméraire et de l'empereur Frédéric III de Habsbourg

Charles le Téméraire et l'empereur Frédéric III de Habsbourg se rencontre à Trèves en décembre 1473.



Création de l'Union de Constance

Les villes de la Basse Union, Sigismond d'Autriche et les cantons suisses constituent l'Union de Constance contre Charles le Téméraire entre le 31 mars 1474 et le 4 avril 1474.



Ralliement de René II d'Anjou à Louis XI

Comme Charles le Téméraire place des garnisons en Lorraine, René II d'Anjou se rallie secrètement à Louis XI le 9 juillet 1474.


Siège de Ness

Siège de Ness

En juin 1474, Charles le Téméraire assiège la petite ville rhénane de Ness ou Neuss, près de Cologne. L'empereur Frédéric III de Habsbourg oblige Charles le Téméraire à lever le siège au bout de 10 mois.



Soulèvement de l'Alsace

Mort de Pierre de Hagenbach

Alliance entre la France et les Cantons suisses

Bataille d'Héricourt

En 1474, l'Alsace se soulève contre Charles le Téméraire à cause :

Pierre de Hagenbach est arrêté et décapité. Étienne de Hagenbach son frère ravage les villes qui se sont révoltées.

En octobre 1474, Louis XI signe un traité d'alliance avec les Confédérés suisses et leurs alliés (Basse Ligue, villes autrichiennes d'Alsace et impériales de Souabe), dont le but est de briser la puissance de Charles le Téméraire.

Dès que les ravages d'Étienne de Hagenbach sont connus, les Confédérés déclarent la guerre à Charles le Téméraire et se mettent en marche. Le 8 novembre 1474, ils installent le siège devant la ville de Héricourt, où Étienne de Hagenbach et ses troupes se sont réfugiés.

Charles le Téméraire, est fort occupé au siège de la Neuss et ne peut pour l'instant pas intervenir. Les attaquants, après avoir bombardé intensivement la ville, font une brèche dans la muraille et, au vu de la tournure des événements, les assiégés, mal approvisionnés, se rendent. La ville de Héricourt est prise le 12 novembre 1474.

Entre temps, le comte Henri de Neuchâtel-Blamont, maréchal de Bourgogne, se porte au secours des assiégés. Il est épaulé par les troupes de Jacques de Savoie, Comte de Romont, et gouverneur de Bourgogne, en tout environ 6 800 hommes. Le comte de Romont lève aussi environ 5 000 mercenaires lombards, qu'il presse de venir le rejoindre.

Les Confédérés repèrent leur avancée le 13 novembre 1474, lèvent le camp et attaquent. Les mercenaires italiens, fatigués par la marche forcée au travers des Alpes et du Jura, lâchent pieds presque aussitôt. Les milices de Franche-Comté se retrouvent donc seules devant 18 000 ennemis, piétaille et cavaliers suisses et autrichiens. L'armée du comte de Romont, écrasée par les forces en surnombre des Suisses et des Autrichiens, est mise en déroute. La victoire des alliés du roi de France, Louis XI est totale.



Dénonciation de l'alliance entre René II d'Anjou et Charles le Téméraire

René II d'Anjou prend contact avec les adversaires du duc de Bourgogne :

Fort de ces appuis, René II d'Anjou dénonce son alliance avec Charles le Téméraire le 9 mai 1475.



Brouille de Charles le Téméraire avec Louis XI

Charles le Téméraire se brouille avec le Roi de France Louis XI notamment en s'alliant avec Édouard IV d'York. Des troupes françaises entrent en Bourgogne, Picardie et Franche Comté en mai et Juin 1475.

Gilbert de Bourbon-Montpensier combat contre Charles le Téméraire en 1475.



Paix entre Charles le Téméraire et Frédéric III de Habsbourg

Charles le Téméraire et l'Empereur Frédéric III de Habsbourg signent la paix le 19 juin 1475.



Débarquement d'Édouard IV d'York à Calais

Traité de Picquigny

Le 6 juillet 1475, Édouard IV d'York débarque à Calais pour aider Charles le Téméraire contre la France.

La conduite de Louis Ier de Luxembourg est alors équivoque.

Louis XI convainc l'émissaire d'Édouard IV d'York qu'il est temps de mettre fin à ce long conflit commencé en 1337.

Les négociations commencent en août 1475.

Un traité est signé à Picquigny le 29 août 1475, mettant un terme à la guerre de cent ans.

Louis XI achète le départ Édouard IV d'York qui confirme la renonciation à la couronne de France.

Ce traité met Charles le Téméraire dans une rage folle.

Édouard IV d'York livre à Louis XI la correspondance de Louis Ier de Luxembourg.



Trêve de Soleure

Louis XI et Charles le Téméraire concluent la trêve de Soleure le 13 septembre 1475.



Invasion de la Lorraine par Charles le Téméraire

Prise de Nancy

Fuite de René II d'Anjou

Charles le Téméraire Duc de Lorraine

Charles le Téméraire envahit la Lorraine à l'automne 1475.

Rapidement, Charles le Téméraire prend Charmes, Épinal et enfin Nancy le 24 novembre 1475 après un mois de siège. La Lorraine semble perdue pour René II d'Anjou qui, prudent, se réfugie à Joinville.

Charles le Téméraire reconstitue ainsi l'ancien royaume de Lothaire avec Nancy pour capitale. De nouveaux baillis sont nommés, des officiers et des capitaines bourguignons sont établis dans les places fortes... Les États de Lorraine se rallient au vainqueur. Charles le Téméraire se proclame Duc de Lorraine.



Mort de Louis Ier de Luxembourg

Louis Ier de Luxembourg est condamné à mort par le Parlement.

Ses terres sont confisquées par Louis XI qui les donnent à ses fidèles.

Louis Ier de Luxembourg meurt à Paris le 19 décembre 1475, décapité sur la place de Grève, scellant une réconciliation éphémère entre Louis XI et Charles le Téméraire.



Prise de Grandson

Invasion du Valais et du pays de Vaud

Charles le Téméraire a acquis la Haute Alsace avec l'intention de conquérir la Suisse.

Les Bernois et Fribourg inquiets, appuyés par les Suisses de la confédération, réagissent. Ils envahissent le Valais et le pays de Vaud en prenant des places fortes (dont Yverdon) qui appartiennent à Yolande de France, Régente de Savoie.

En 1475, les Suisses s'emparent de la place de Grandson.

René II d'Anjou, de son côté, rejoint l'Union de Constance, composée des adversaires suisses et alsaciens du Téméraire.



Invasion de la Lorraine par Charles le Téméraire

Avec une nouvelle armée, Charles le Téméraire envahit la Lorraine et met le siège et prend Nancy. René II d'Anjou doit s'enfuir de Nancy le 11 janvier 1476.



Campagne de Charles le Téméraire contre les Bernois

Batailles de Grandson

Venant à l'appel de ses alliés et ses vassaux, Charles le Téméraire part en guerre contre les Bernois. Dans la précipitation, il commet beaucoup d'erreurs tactiques, notamment de dépasser la ligne de solidarité des Suisses. Louis XI est alors installé à Lyon.

Le 11 janvier 1476, Charles le Téméraire quitte la Lorraine.

Le 6 février 1476, Charles le Téméraire quitte Besançon à la tête de 20 000 hommes.

Antoine de Bourgogne commande l'avant-garde.

Le 19 février 1476, les Bourguignons sont au cœur du pays vaudois, au bord du lac de Neufchatel, ils assiègent Grandson. Soumis à la puissante artillerie bourguignonne, les Suisses capitulent.

Mais le matin du 28 février 1476 Charles le Téméraire fait pendre ou noyer plus de 400 prisonniers.

Cet acte provoque la colère des Suisses qui, aux cris de "Grandson !, Grandson !", rassemblent 20 000 hommes issues des cantons helvétiques historiques, sous le commandement de :

Charles lance ses 18 000 hommes depuis Grandson jusqu'au château de Vaumarcus par un chemin rocailleux, où la neige vient à peine de fondre.

Au matin du 2 mars 1476, des éclaireurs suisses attaquent un camp avancé bourguignon déclenchant la bataille. À l'artillerie et aux archers bourguignons répondent les couleuvrines de Berne.

Les Suisses se disposent en carré avec des piques de 6 m de long que les lances de 4 m de leurs adversaires ne peuvent atteindre.

Vers midi, les chevaliers bourguignons entrent en contact avec ces hérissons meurtriers.

Des hauteurs mugissent les cors des Alpes :

Après 3 heures de combats, alors que les Suisses faiblissent, Charles le Téméraire décide un repli qui se veut tactique. Il fait reculer ses troupes pour attirer les Suisses en plaine.

Les Bourguignons se méprenant, croient à la retraite et paniquent. Au même moment de nouvelles forces suisses arrivent en les prenant à revers. L'atmosphère surréaliste crée par les mugissements venus d'outre tombe, jettent sur les escadrons bourguignons, une forme de terreur glacée.

Ivre de rage et d'impuissance, Charles le Téméraire doit, un des derniers, quitter le champ de bataille juste avant que l'étau ne se referme sur lui.

Les Suisses ne disposent pas de cavalerie, la poursuite reste donc fort limitée.

300 Bourguignons et 200 Confédérés sont tués et il y a de nombreux blessés notamment par les flèches et carreaux. Les Suisses prennent 400 pièces d'artillerie.

Les Suisses trouvent un riche butin dans le camp abandonné par les Bourguignons, s'émerveillant de son pavillon de velours rouge, de ses armes enrichies de joyaux. Candidement, les rudes montagnards vendent pour quelques sols les diamants du Téméraire qu'ils ont reçus en butin à des brocanteurs juifs ou lombards.

Charles le Téméraire, seulement accompagné de 5 hommes, se lance dans une course éperdue qui va l'amener à Jougne, au col des Monts Jura et aux limites du Pays Comtois. Le château Jougne, incendié peu avant, ne peut lui offrir d'abri.

La distance avec Grandson, 25 km, ne constitue pas un matelas sécuritaire suffisant. Il fait déjà nuit, la neige au sommet est sûrement abondante, la plaine suisse est elle-même enneigée.

Pourtant Charles le Téméraire se lance dans une traversée diagonale de la Haute Joux par la vieille route de Salins à la Suisse, après avoir franchi le Doubs à l'Abergement Sainte Marie.

Avec une escorte à peine étoffée, Charles le Téméraire passe Chantegrue, franchit les crêtes à plus de 1 200 mètre d'altitude, certainement vers Taremberg, puis redescent sur le Léal et Mibois, près de Mignovillard.

Par Bief du Fourg, Charles le Téméraire arrive à Nozeroy, dans le château de Louis de Chalon, son lieutenant qui vient précisément de perdre la vie à Grandson.

Charles le Téméraire semble avoir perdu à Grandson outre son armée une bonne partie de son potentiel analytique. Un de ces compagnons raconte même qu'après cette déroute, il n'a retrouvé ni sa santé ni ses esprits. Charles le Téméraire ne se lave plus, ne se déshabille plus, il boit beaucoup de vin, ne dort plus la nuit, souffre de l'estomac.

Charles le Téméraire ne passe que 2 ou 3 jours à Nozeroy.


Bataille de Morat vue par Diebold Schilling le Jeune

Batailles de Morat

Mort de Jean de Luxembourg

Après la défaite de Grandson, Charles le Téméraire ne renonce pas à vouloir faire plier les Suisses, alliés de Louis XI.

Dans de véritables crises de rage, Charles le Téméraire commence à réorganiser son armée et trouve les fonds nécessaires pour financer une revanche.

Il reconstitue son armée, rallie ses troupes et reçoit des renforts de mercenaires d'Italie avec des arbalétriers, mais aussi des archers anglais, des piquiers flamands. Il réorganise ses troupes fortes de 15 à 30 000 hommes dans les environs de Lausanne essayant par l'entraînement de donner un peu de cohésion à son armée hétérogène.

Vers la fin mai 1476, l'armée bourguignonne se dirige vers Berne. Après plusieurs jours de marche, elle arrive au pied de la ville de Morat (Murten en allemand). La ville est défendue par une garnison de Bernois et de Fribourgeois d'environ 1 500 hommes, commandés par Adrian von Bubenberg.

Charles le Téméraire dispose alors ses troupes autour de la ville en vue d'y mettre le siège. Il place le gros de son armée dans la plaine, et fait monter des palissades (le Grünhag) renforcé de son artillerie sur les axes menant à la ville, au cas où une armée de secours surgirait. Il couvre ainsi les troupes qui mènent le siège.

Les Savoyards de Jacques de Savoie, Comte de Romont, prennent position au nord entre la ville et la forêt.

Le 18 juin 1476, après une intense préparation d'artillerie qui provoque une brèche dans les remparts, Charles le Téméraire lance ses troupes à l'assaut de la ville, mais la défense acharnée de la garnison de la ville les repousse après plus de 8 heures de combats.

Dans les jours qui suivent, on annonce plusieurs fois l'arrivée de l'armée confédérée et les Bourguignons prennent position sur le Grünhag.

Entre temps, la Diète confédérale a réussi à convaincre les troupes de Zurich, qui sont le dernier contingent à rejoindre les Confédérés à la suite d'une marche forcée. Les Confédérés se regroupent derrière la rivière de la Sarine.

Le samedi 22 juin 1476, les Alsaciens franchissent le pont de Gümmenen et se mettent en ordre de bataille.

Les Confédérés attaquent alors que Charles le Téméraire vient de faire procéder à un exercice d'alerte générale et que ses cavaliers, descendus de cheval, subissent de plein fouet l'effet de surprise.

Contrairement à ce qui s'est passé à Grandson où ils n'ont joué aucun rôle, les canons de Charles le Téméraire fauchent des centaines d'hommes mais ils ne sont pas protégés par les troupes d'élite de Jacques de Savoie, Comte de Romont, trop éloignées.

Par une poussée désespérée, Hans de Halwyl et ses piétons pénètrent dans le camp de Charles le Téméraire et réduisent au silence les redoutables canons.

La panique, de nouveau, se met dans les rangs des Bourguignons : les Suisses les cernent de 3 côtés, le quatrième est occupé par le lac de Morat. Innombrables sont les fuyards qui s'y noient et les Suisses ne font pas de quartier. Charles le Téméraire est battu à nouveau et perd son artillerie.

Fuyant le champ de bataille, Charles le Téméraire galope vers le sud.

Sa course folle s'arrête sur les rives du lac Léman.

Après 5 jours d'errance pathétique, à Morges, à Gex, il prend la route du Col de la Faucille, le 27 juin 1476.

Presque seul, Charles le Téméraire gagne Saint Claude, puis probablement par Moirans et Pont du Navoy, parvient à Salins.

Le 22 juillet 1476, Charles le Téméraire s'installe à la Rivière-Drugeon, près de Pontarlier où il séjourne 2 mois.

Jean de Luxembourg est tué lors de cette bataille.

Pierre II de Luxembourg hérite des comtés de Soissons et de Marle, venant de Jeanne de Bar, sa mère.



Yolande de France Prisonnière

Libération de Yolande de France

Après les défaites du Téméraire à Grandson et Morat, Yolande de France penche de nouveau vers la France et les Suisses, mais Charles le Téméraire la fait enlever par son capitaine, Olivier de la Marche, et la garde prisonnière au château de Rouvres.

Yolande de France s'échappe du château de Rouvres au bout de quelques mois.



Cession du Comté d'Eu

Jean de Bourgogne vend le Comté d'Eu à Charles le Téméraire en 1477.


Le duc René II d'Anjou à la tête de ses troupes suisses devant la ville de Saint-Dié -Liber Nanceidos - Pierre de Blarru, 1519 Antoine dit le Grand Bâtard de Bourgogne La France en 1477

Bataille de Nancy

Olivier de la Marche Prisonnier

Mort de Charles le Téméraire

Mort de Claude de Dinteville Seigneur de Commarin et d'Échenay en Haute-Marne

Antoine de Bourgogne Prisonnier

Charles le Téméraire se replie sur Dijon où il commence à lever de nouvelles troupes et à équiper sa nouvelle armée.

René II d'Anjou, ne reste pas inactif. La Confédération Suisse ne souhaite pas intervenir, mais l'autorise à engager 9 000 mercenaires, ce qu'il fait, financé par Louis XI. Huit mille soldats alsaciens le rejoignent également. Le lieu de regroupement des armées est fixé à Saint-Nicolas de Port.

Un détachement bourguignon envoyé en éclaireur le 2 janvier 1477 est surpris et taillé en pièces.

Le Comte de Campobasso et ses troupes se rallient au Lorrain le 4 janvier 1477. C'est une armée de 19 à 20 000 hommes qui se rassemble.

Charles le Téméraire, apprenant l'arrivée prochaine de l'armée de René II d'Anjou, prend position sur une éminence à proximité de Jarville. Malgré la défaite de Morat, où il avait été attaqué sur son flanc, Charles le Téméraire néglige la protection de son côté droit, qui est sur la lisère du bois de Saurupt.

Avant l'aube du dimanche 5 janvier 1477, René II d'Anjou quitte Saint-Nicolas de Port. Son armée avance dans la campagne lorraine recouverte de neige.

À Laneuveville, des éclaireurs repèrent un guetteur bourguignon et le tuent.

Désormais, Charles le Téméraire ne sait rien de l'armée qui arrive.

Les capitaines et René II d'Anjou, sur les rapports des éclaireurs décident de contourner l'armée bourguignonne par le bois de Saurupt pour l'attaquer de flanc.

Pour donner le change, ils envoient un petit détachement, commandé par Vautrin Wisse, par la route de Nancy à Saint-Nicolas de Port.

L'effet de surprise est total et le sort de la bataille se joue en quelques minutes.

Josse de Lalaing reçoit le premier assaut, est grièvement blessé et meurt.

Jacques Galleotto, blessé, s'enfuit avec ses troupes le long de la Meurthe, la traverse au gué à Tomblaine et s'enfuit vers le nord.

Charles le Téméraire tente de se tourner contre l'assaillant, mais le gros de ses troupes se disloque et s'enfuit.

Campobasso tient le pont de Bouxières-aux-Dames, au nord de Nancy, et massacre l'armée bourguignonne qui tente de fuir vers Metz, se contentant de ne faire prisonnier que les seigneurs importants, dont Olivier de la Marche.

Alors qu'il pourchasse les fuyards de son armée, Charles le Téméraire trouve la mort.

Il est vraisemblablement assassiné par l'un de ses généraux, le condottiere napolitain Campobasso qu'il avait insulté auparavant.

Claude de Dinteville meurt aux côtés de Charles le Téméraire.

Les défenseurs de la ville font une sortie et pillent le camp bourguignon.

Ce n'est que le lendemain, sur les indications de Baptiste Colonna, un page du duc de Bourgogne qui l'avait vu tomber à proximité de l'étang Saint-Jean, que Charles le Téméraire est retrouvé et identifié. Son corps est défiguré et à moitié dévoré par les loups.

Une croix sera posée pour marquer le lieu de la mort du Téméraire. Ce lieu se trouve actuellement place de la Croix de Bourgogne.

Charles le Téméraire est inhumé à la collégiale Saint-Georges.

Devant le numéro 30 de la Grand-Rue à Nancy, une indication 1477 sur les pavés indique l'emplacement où le corps du Téméraire fut déposé avant son inhumation.

En souvenir de la défaite du Téméraire, la ville adopte comme emblème le chardon et comme devise non inultus premor (nul ne s'y frotte, ou qui s'y frotte s'y pique)

Antoine de Bourgogne est fait prisonnier à la bataille de Nancy.

Louis XI demande instamment à René II d'Anjou, Duc de Lorraine, de lui céder le prisonnier.

Antoine de Bourgogne prie René II d'Anjou de ne pas le livrer au plus implacable ennemi de sa maison, et lui offre une rançon considérable.

René II d'Anjou le conduit lui-même au monarque français, qui l'achète pour la somme de 10 000 écus.

Mais, à l'étonnement de toute l'Europe, il le comble d'honneurs et de biens, espérant se l'attacher.

En effet, Antoine de Bourgogne le sert avec zèle.


France en 1477

Campagne en Artois, Boulonnais, Hainaut, Picardie

Siège de Bouchain

Mort de Tanneguy du Chastel

De janvier à juin 1477, dès l'annonce et la confirmation de la mort de Charles le Téméraire, Louis XI envahit aussitôt :

au détriment de Marie de Bourgogne, la fille de Charles le Téméraire.

Louis XI annexe le Comté d'Eu.

Le 15 janvier 1477, Louis de Bourbon, l'amiral de Bourbon, franchit la Somme et envahit l'Artois et la Picardie

Tanneguy du Chastel, passé au service du roi Louis XI, meurt en 1477 au siège de Bouchain près de Valenciennes. Louis XI le fait inhumer à Notre-Dame de Cléry.

Georges II de La Trémoïlle, Sire de Craon, envahit la Bourgogne et la Franche-Comté.

Dijon est assiégé par :

La France menace d'envahir ensuite les fiefs néerlandais.

Louis XI châtie durement les villes et les hommes qui avaient soutenu le duc de Bourgogne. Il détruit les murailles d'Arras en 1477.


Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne Duchesse de Bourgogne, de Brabant, de Gueldre, de Limbourg, de Luxembourg

Maison de Habsbourg

Marie de Bourgogne Comtesse d'Artois, de Bourgogne, de Charolais, de Flandre, de Hainaut, de Hollande, de Namur et de Zélande

La brusque disparition de Charles le Téméraire laisse le pouvoir aux mains de son unique héritière, Marie de Bourgogne, sa fille.

Marie de Bourgogne devient :

Elle met plusieurs mois à accepter le décès de celui-ci.



Libération d'Adolphe d'Egmont

Adolphe d'Egmont Duc de Gueldre

Siège de Tournai

Mort d'Adolphe d'Egmont

Adolphe d'Egmont est libéré après la mort de Charles le Téméraire. Les États de Gueldre reconnaissent Adolphe d'Egmont comme Duc. Il cherche l'appui de la France pour reconquérir son pays, occupé par les Habsbourg.

Adolphe d'Egmont combat avec l'armée Française, mais meurt au siège de Tournai le 22 juillet 1477.

Olivier le Daim devient bientôt puissant. Et ne tarde pas à se faire des ennemis.

Olivier Le Daim parvient à s'emparer de la ville de Tournai au profit de Louis XI.



Mariage de Maximilien Ier de Habsbourg avec Marie de Bourgogne

Maximilien Ier de Habsbourg épouse à Gand le 18 août 1477 Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait entrer les Pays-Bas dans les possessions des Habsbourg. Le statut de prince consort permet, à cette époque, à Maximilien de prendre une part active dans les affaires de l'État. Très rapidement, il cherche à limiter les droits de ses sujets.



Bataille de Guinegatte

Le 7 août 1479, Maximilien Ier de Habsbourg à la tête des Bourguignons après une bataille indécise bat à Guinegatte les troupes de Louis XI.

Avec l'appui de Marguerite d'York, veuve de Charles le Téméraire, il reconstitue contre Louis XI l'alliance anglo-bourguignonne.



Lambert Simnel Prétendant au trône d'Angleterre

Bataille de Stoke Field

Mort de John de la Pole

Mort de Thomas Broughton

À 10 ans environ, Lambert Simnel est pris comme pupille par un prêtre appelé Roger Simon ou Richard Symonds qui sort d'Oxford. Il apprend au garçon les bonnes manières.

Roger Simon remarque une ressemblance frappante entre Lambert Simnel et les fils d'Édouard IV d'York : Édouard V d'York et Richard IV d'York, qu'on suppose assassinés. Il a d'abord l'intention de présenter Lambert Simnel comme Richard IV d'York.

Cependant, Roger Simon entend des rumeurs selon lesquelles Édouard Plantagenêt, Comte de Warwick est mort pendant son emprisonnement à la Tour de Londres.

Édouard Plantagenêt a approximativement le même âge et a des droits sur le trône comme fils de George d'York, le frère du roi Édouard IV.

Roger Simon fait courir une rumeur selon laquelle Édouard Plantagenêt, s'est enfui de la Tour de Londres et est sous sa protection.

Il emmène Lambert Simnel en Irlande où se trouvent toujours des partisans de la cause yorkiste. Il le présente à Gerald FitzGerald, 8e comte de Kildare. Ce dernier décide de les appuyer.

Henri VII Tudor qui détient Édouard Plantagenêt à la Tour de Londres, le fait paraître en public le 2 février 1487 pour prouver que Lambert Simnel est un imposteur. Henri VII Tudor proclame une amnistie générale pourvu que les contrevenants se soumettent.

John de la Pole rejoint la conspiration et prétend qu'il a participé à la fuite imaginaire d'Édouard Plantagenêt.

Lambert Simnel s'enfuit en Bourgogne, où Marguerite d'York, sœur de George d'York, est l'épouse de Charles le Téméraire.

Gerald FitzGerald rassemble une armée de soldats irlandais sous le commandement de Thomas Geraldine pour envahir l'Angleterre et renverser Henri VII Tudor.

Marguerite d'York rassemble 2.000 mercenaires flamands et les expédie en Irlande sous les ordres de Martin Schwarz, un chef militaire réputé.

Ils y arrivent le 5 mai 1487. Le roi Henri VII Tudor en est informé et commence à réunir des troupes.

Francis Lovell se joint à Lambert Simnel.

Le 24 mai 1487 Lambert Simnel est couronné Roi d'Angleterre en la Cathédrale de Dublin sous le nom Édouard VI.

Les troupes flamandes et irlandaises de Lambert Simnel débarque sur l'Île de Piel dans la région de Furness dans le Lancashire le 5 juin 1487. Cette armée est rejointe par certains partisans anglais.

Pourtant, la majeure partie des nobles de l'endroit, à l'exception de Thomas Broughton, ne la suive pas.

Les rebelles se heurtent à l'armée d'Henri VII Tudor le 16 juin 1487 à la bataille de Stoke Field et sont vaincues.

Cette bataille s'inscrit dans le cadre de la guerre des Deux Roses.

Gerald FitzGerald est capturé tandis que John de la Pole et Thomas Broughton sont tués.

Francis Lovell disparait. Des rumeurs rapportent qu'il s'est enfui et caché pour échapper au châtiment.

Roger Simon n'est pas exécuté en raison de son statut sacerdotal, mais est emprisonné à vie.

Henri VII Tudor pardonne au jeune Lambert Simnel, probablement parce qu'il n'a guère été qu'une marionnette entre des mains d'adultes, et lui donne un emploi aux cuisines royales comme tourneur de broche.

En novembre 1487, John de la Pole est déchu de manière posthume.

Ses frères, dont Richard de la Pole, réfugiés en France continuent à porter le titre de Duc de Suffolk.



Invasion de la Bretagne

Charles VIII de France et Anne de Bretagne libéré de leurs engagements précédents

L'union de Maximilien Ier de Habsbourg et d'Anne de Bretagne mécontente Charles VIII de France car la France se retrouve cernée à l'Est et à l'Ouest par une telle alliance.

Louis II de La Trémoïlle est à nouveau lieutenant général des armées royales..

En 1491, la France envoie ses troupes contre la Bretagne et soumet la plupart des villes bretonnes, puis assiège Rennes ou s'est réfugiée Anne de Bretagne.

Le peuple supplie la Duchesse de rompre avec Maximilien et de consentir à l'union avec Charles VIII de France, Roi des français.

À l'initiative de Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Anne de Bretagne rencontre Charles VIII de France, de cette rencontre naît une sympathie, à la surprise de tous. Les deux jeunes gens se fiancent à Rennes.

Georges d'Amboise négocie le mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne.

Rome consent à libérer les deux fiancés de leurs précédents engagements.

En 1491, le contrat de mariage d'Anne de Bretagne et de Maximilien Ier de Habsbourg est annulé pour non-consommation.

À l'automne, Charles VIII de France, lié par un mariage blanc avec Marguerite d'Autriche, la renvoie. Il renonce ainsi à la dot de Marguerite : le Franche-Comté et l'Artois.

Il prend congé d'elle le 25 novembre 1491 à Baugé. Marguerite d'Autriche regagne alors les Pays-Bas où l'attend la veuve de son grand-père, Marguerite d'York (veuve de Charles le Téméraire). Marguerite d'Autriche, meurtrie, gardera toute sa vie une dent contre la France.

Maximilien Ier de Habsbourg, fâché de ces évènements, excite les rois alentours contre la France.



Grand conseil de Malines

En 1504, Philippe Ier le Beau rétablit le Parlement de Malines supprimé en 1477 après la mort de Charles le Téméraire.



Traité de Vervins

Accablé par de nombreux revers, les armées de la Ligue et d'Espagne s'épuisent progressivement. La France et l'Espagne sont à bout de force.

Nicolas Brûlart de Sillery négocie le traité de Vervins qui est signé le 2 mai 1598 à Vervins dans l'Aisne entre Henri IV de France et Philippe II d'Espagne, mettant fin à la guerre avec l'Espagne.

Il confirme les clauses du traité franco-espagnol de Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559 entre Philippe II d'Espagne et Henri II de France, en y ajoutant diverses clauses nouvelles fixant les limites entre l'Espagne et la France.

Clément VIII contribue beaucoup à cette paix.

Philippe II d'Espagne restitue à la France la plupart des places conquises en France et abandonne la Belgique.

Henri IV de France se refuse toutefois à entériner l'annexion de la Navarre espagnole, réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole. Malgré près de 40 ans de guerre civile en France, elle n'a pu s'imposer :

Philippe II d'Espagne décide d'octroyer leur indépendance aux Pays-Bas avec à leur tête Albert VII de Habsbourg lequel doit épouser Isabelle Claire Eugénie d'Espagne, sa fille.

Une clause du traité stipule que si le couple s'éteint sans descendance, les Pays-Bas redeviendront possession espagnole.

Or, il semble qu'Albert soit dans l'impossibilité physique d'engendrer.

Cette indépendance n'est qu'un tour de passe-passe politique permettant aux Pays-Bas de retrouver la paix avant de retourner dans le giron Espagnol.


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