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Événements contenant la ou les locutions cherchées



66 événements affichés, le premier en 1451 - le dernier en 1524



Mariage de Louis XI avec Charlotte de Savoie

Louis XI est veuf de Marguerite Stuart.

Sans le consentement de son père, Louis XI épouse à Chambéry le 2 ou le 14 février 1451 Charlotte de Savoie, fille de Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan. Leurs enfants sont :

Par-delà ce mariage apparaît pour la première fois le mirage italien.

Louis XI passant peu de temps avec elle, elle restera souvent seule à Amboise ou à Tours.

La princesse est somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant.

Néanmoins, Louis XI rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot.

Parallèlement au mariage, Louis XI et Louis Ier de Savoie signe une alliance exclusive.



Naissance de Jacques de Beaune

Jacques de Beaune naît à Tours vers 1465, fils de Jean de Beaune.

Jean de Beaune est un bourgeois de Tours qui a fait fortune dans le commerce, et qui a prêté de l'argent à Louis XI et à Charles VIII de France.



Mariage de Louis Ier de Luxembourg avec Marie de Savoie

Louis Ier de Luxembourg Comte de Guise

Louis Ier de Luxembourg est veuf de Jeanne de Bar.

Louis Ier de Luxembourg épouse en 1466 Marie de Savoie, fille de Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan. Leurs enfants sont :

Louis Ier de Luxembourg se fait donner les seigneuries de Guise et du Nouvion-en-Thiérache.



Naissance de Charles VIII de France

Charles VIII de France, dit l'Affable, naît à Amboise le 30 juin 1470, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Il est le nouvel héritier du trône et le Dauphin de Viennois.

Charles de France n'est plus l'héritier. La menace représentée par son frère s'atténue.

Pour empêcher le mariage de Charles de France avec Marie de Bourgogne souhaité par son frère, Louis XI va jusqu'à demander pour son fils, âgé d'un an, la main de cette dernière avec promesse de rendre Amiens et Saint-Quentin.



Naissance d'Artus Gouffier de Boissy

Artus Gouffier de Boissy naît en 1475, fils de Guillaume Gouffier de Boissy, Sénéchal de Saintonge, et de Philippine de Montmorency.

Artus Gouffier de Boissy est d'abord enfant d'honneur de Charles VIII de France, dont Guillaume Gouffier de Boissy, son père, est le précepteur.



Mort de Jacques d'Armagnac Duc de Nemours

Louis d'Armagnac prisonnier

Louis Malet de Graville Seigneur de Nemours

Condamné pour trahison par le parlement de Paris, Jacques d'Armagnac meurt à Paris le 4 août 1477, exécuté.

Louis d'Armagnac a 5 ans lors de l'exécution de son père et sera retenu à la Bastille, jusqu'à l'avènement de Charles VIII de France, en 1483.

Philippe de Commynes récupère une partie des dépouilles des Nemours.

Louis XI remercie Louis Malet de Graville en lui donnant une partie des biens du condamné.

Nemours échoit à Louis Malet de Graville avec plusieurs châtellenies.

Louis Malet de Graville ne se qualifie pas Duc de Nemours, mais seigneur de Nemours.

Le Parlement oppose une grande résistance à cette donation et met 13 mois à obéir.

Il restituera d'ailleurs aux héritiers de Jacques d'Armagnac leurs biens contre une somme dérisoire.



Serment d'allégeance de Louis II d'Orléans

Louis XI, sentant sa mort approcher, fait prêter serment d'allégeance à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, le 17 octobre 1477. Celui-ci promet :



Traité d'Arras

Fiançailles de Charles VIII de France avec Marguerite d'Autriche

Philippe Pot Premier conseiller

Philippe Pot Chevalier de Saint-Michel

Philippe Pot Gouverneur de Charles VIII de France

Philippe Pot Grand sénéchal de Bourgogne

Les troupes françaises sont repoussées, mais les escarmouches se poursuivent jusqu'en 1482.

Pour légitimer son coup de force, Louis XI négocie avec Maximilien Ier de Habsbourg.

Louis XI a le soutien des grands de Bourgogne, dont Philippe Pot.

Le 23 décembre 1482, sous la pression des États généraux Gantois, Maximilien Ier de Habsbourg signe avec Louis XI le traité d'Arras :

En récompense, Louis XI, toujours avide de s'attirer la fidélité des gens compétents, nomme Philippe Pot premier conseiller, chevalier de Saint-Michel, gouverneur de Charles VIII de France, et grand sénéchal de Bourgogne.

Cela facilite beaucoup l'acceptation de la nouvelle domination par les petits vassaux bourguignons.



Marguerite d'Autriche à Amboise

Le dauphin Charles VIII de France est fiancé le 22 juin 1483 à Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien Ier de Habsbourg, conformément au traité d'Arras

En 1483, Marguerite d'Autricheest conduite à Amboise où elle est élevée en Fille de France par Madame de Segré, sous la houlette d'Anne de France.

Marguerite d'Autriche reçoit une éducation soignée, entourée de beaucoup d'égards, de tendresse et de soins.

Le Dauphin Charles VIII de France, son jeune fiancé lui manifeste de la tendresse, et elle s'éprend très vite de lui.

Charlotte d'Aragon-Naples vient en France et est placée auprès de Marguerite d'Autriche


Cénotaphe de Louis XI reconstruit au XIXe siècle Charles VIII Charles VIII

Mort de Louis XI

Charles VIII de France Roi de France

Charles VIII de France Comte de Provence et de Forcalquier

Anne de France Régente du Royaume de France

Sa vie durant, Louis XI est un perpétuel malade : brûlures d'estomac, crises de foie, goutte, congestion hémorroïdaire qui l'empêche de marcher, eczéma purulent.

Louis XI subit une troisième attaque cérébrale le 28 août 1483.

Louis XI déclare Anne de France, sœur aînée de Charles VIII de France, de "femme la moins folle de France".

Louis XI souhaite sur son lit de mort qu'elle prenne la régence, avec son époux, Pierre II de Bourbon pendant la minorité de Charles VIII de France, son frère.

Il fait remettre les sceaux au dauphin Charles VIII de France.

Jacques Coitier assiste Louis XI jusqu'au dernier moment.

Louis XI meurt au Château de Plessis-Lès-Tours dans la commune de La Riche en Indre-et-Loire le 30 août 1483 d'une congestion cérébrale.

La mise en bière semble avoir eu lieu à Lyon.

La tradition dans la monarchie française voulait que les restes mortels des souverains reposent dans l'abbaye de Saint Denis.

Le 7 septembre 1483, il est inhumé selon son vœu en la basilique Notre-Dame de Cléry et non à Saint-Denis avec ses ancêtres.

Il recommande qu'on le représente sur son tombeau dans sa force, avec son chien, son cor de chasse, en habit de chasseur.

À la Révolution française, la municipalité de Cléry évitera la vente et la destruction de la basilique. Cependant beaucoup d'éléments sont vendus ou détruits comme la statue de Louis XI. Le tombeau de Louis XI est profané par un révolutionnaire de Beaugency.

Étienne Chevalier, Seigneur de Vignau, est son exécuteur testamentaire.

Louis XI a dû être un homme complexe assez proche de celui qu'a dépeint Philippe de Commynes: à la fois bon et haineux, dissimulé mais fin psychologue, méfiant mais lucide, sachant sacrifier l'accessoire à l'essentiel.

Louis XI a le sens de l'État, de la raison d'État. Il croit que la fin justifie les moyens.

C'est le premier roi à avoir ouvertement pris la défense du petit peuple contre les grands féodaux et même contre l'Inquisition.

Les paysans vaudois du Valpute, en Dauphiné, le remerciant par le nom de Vallouise donné à leur vallée.

Louis XI, de mauvaise foi et sans scrupules, est manipulateur :

Autoritaire et parfois cruel, il fait enfermer ses ennemis dans des cages de fer, ses "fillettes".

Louis XI n'est pas physiquement particulièrement avantagé. Il est pauvrement vêtu et très avare, a l'opposé de Charles VII de France qui vécut fastueusement.

C'est un homme qui aime se déplacer dans le royaume, peu enclin à une vie de Cour.

Bien que ne reniant pas la noblesse, Louis XI se plait dans la compagnie de personnes plutôt humbles comme :

avec qui il hante les tavernes et les filles,


Louis XI et l'Église

Louis XI est d'une nature pieuse, multipliant les actes de dévotion superstitieuse et les pèlerinages avec l'âge grandissant. Il est couvert de médailles.

Il montre de la souplesse dans son comportement vis-à-vis de l'Église. Il rompt avec la politique agressivement gallicane de son père et conclut un concordat qui remplace la Pragmatique Sanction, abolie en 1461, mais dont plusieurs articles furent conservés ou rétablis.


Louis XI et l'économie

Sur décombres de la guerre de Cent Ans et de la Grande Peste, sans que le Roi, ses conseillers, ses officiers n'interviennent, s'amorce la remontée démographique, économique, artistique de la France.

Face à une noblesse et à une Église désemparées, la bourgeoisie se développe.

Surtout absorbé par la diplomatie et la guerre, Louis XI perçoit toutefois l'importance de la prospérité économique pour la puissance des États. Il s'intéresse à l'intendance.

Louis XI incite, sans succès, les nobles à répudier le préjugé de dérogeance et à pratiquer industrie et surtout commerce.

Il montre beaucoup de souplesse dans la levée des impôts, l'attitude à l'égard des villes.

Il sait aussi accepter que la "décentralisation géographique" vienne limiter la "centralisation institutionnelle"

Il veut mettre une monnaie assainie au service de l'économie française en créant en 1475, une monnaie forte : l'écu au soleil.

Il favorise l'introduction de nouvelles activités économiques en France comme la soie à Lyon et Tours. Il bâtit la première manufacture de soierie.

Il favorise le développement des foires (Lyon contre Genève).

Il cherche aussi à renforcer l'infrastructure de l'unité du royaume :

Il améliore l'organisation militaire. Il améliore les routes.

La draperie se répand dans les petites villes et les campagnes et une ordonnance royale la réglemente, en 1469, pour tout le royaume.

Il développe l'imprimerie, à Paris en 1470, à Lyon en 1473.


Louis XI et l'Agriculture

Vers 1475 s'achève "la première restauration rurale", celle qui a affecté "les anciens terroirs riches".

La spécialisation agricole fait des progrès :


Louis XI et l'Art

De nouveaux traits culturels en grande partie italiens, apparaissent parmi les survivances "médiévales". Si le gothique flamboyant demeure le style dominant, la Renaissance s'instaure lentement : miniatures et peintures de Fouquet, sculptures de Michel Colombe.

En 1483, Charles VIII de France devient Roi et Comte de Provence.

Il est âgé de 13 ans et demi, la majorité royale étant fixée alors à 14 ans.

Cet enfant, plutôt disgracieux physiquement, connaît une puberté difficile et surtout un retard dans son développement intellectuel.

Cette décision déplait à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, cousin le plus proche du Roi, qui revendique la couronne.



Retour en grâce d'Antoine de Chabannes

Antoine de Chabannes tombé à nouveau en disgrâce, revient en grâce à l'arrivée au pouvoir de Charles VIII de France.



Georges d'Amboise Lieutenant-général de la Normandie

Georges d'Amboise devient lieutenant-général de la Normandie sous Charles VIII de France.



Jacques Coitier Vice-présidence de la Chambre des comptes

Au regard des dates, on s'aperçoit que la plus grande partie des bénéfices ont été accordés à Jacques Coitier dans les derniers mois de la vie du souverain, alors qu'il était déjà gravement malade.

À la mort de Louis XI, le parlement casse la donation faite par Louis XI et rend à la couronne les propriétés aliénées.

Jacques Coitier prête à Charles VIII de France 23 100 livres tournois qui lui seront remboursés par annuités.

Jacques Coitier est rétrogradé Vice-présidence de la Chambre des compte par Charles VIII de France.

Charles VIII de France conserve à Jacques Coitier ses autres titres et possessions.


Jean II de Bourbon - Détail d'une enluminure par Jean Fouquet - Grandes Chroniques de France - 1470

Jean II de Bourbon Connétable de France

Charles VIII de France nomme Jean II de Bourbon Connétable de France en 1483.



Majorité de Charles VIII de France

Sacre de Charles VIII de France

Anne de France garde une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du Roi, proclamée en 1484.

Dès avril 1484, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, part en Bretagne pour s'allier à François II de Bretagne.

Louis II d'Orléans envoie une demande d'annulation de son mariage au pape, afin de pouvoir épouser Anne de Bretagne.

Informés, Anne de France et Pierre II de Bourbon font venir Louis II d'Orléans au sacre du roi.

Louis II d'Orléans, de retour 4 jours avant le sacre, arme Charles VIII de France, chevalier.

Le 30 mai 1484, à Reims, Charles VIII de France est sacré Roi de France par Pierre de Laval, revenu en cour.

Pierre de Rohan-Guémené assiste à ce sacre.

Pierre de Laval a des démêlés avec le chapitre de Reims pour le droit des offrandes.



Tentative d'enlèvement de Charles VIII de France

Louis II d'Orléans en résidence surveillée

À l'automne 1484, revenu à la cour, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, tente d'enlever Charles VIII de France.

Philippe de Commynes joue un rôle actif dans cette coalition.

Mais Anne de France, prévenue, l'en empêche en faisant irruption en force dans la chambre du roi : elle arrête quelques seigneurs de la garde royale, et place Louis II d'Orléans en résidence surveillée à Gien.

Après un court séjour à Montsoreau, Philippe de Commynes se réfugie auprès du Jean Ier de Bourbon, à Moulins, d'où il tente de coaliser les princes, envoyant des missives à des destinataires dont les noms sont codés.



Méfiance de François II de Bretagne pour les seigneurs bretons

Premier complot contre Pierre Landais

Traité de Montargis

La méfiance de François II de Bretagne pour le vicomte de Rohan, son manque d'affinité pour les seigneurs bretons avec lesquels il n'a pas vécu sa jeunesse, lui fait préférer le conseil :

Les rancœurs nées de cette éviction sont pour beaucoup :

Pierre Landais se fait haïr de l'aristocratie bretonne, jaloux de sa puissance et de sa fortune. En 1484, Pierre Landais échappe à un premier complot.

Les conjurés bretons, parmi lesquels se trouve le prince d'Orange, se réfugient auprès d'Anne de France, Régente de France, et signent avec elle le traité de Montargis du 22 au 28 octobre 1484.

Le traité de Montargis stipule que si François II de Bretagne décède sans héritier mâle, Charles VIII de France devient son successeur comme Duc de Bretagne sous la condition que le duché subsistera comme possession particulière de l'un des fils que le roi pourrait avoir.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, signe le 23 novembre 1484 un traité avec François II de Bretagne, qui prévoit son mariage avec Anne de Bretagne.



Antoine de Chabannes Gouverneur de Paris

Antoine de Chabannes est nommé Gouverneur de Paris par Charles VIII de France en 1485.



Jacques II de Chabannes au service de Charles VIII

En 1485, Jacques II de Chabannes entre au service du roi de France Charles VIII de France qui est du même âge.



La Guerre folle

Révolte contre Charles VIII

Traité de Bourges

La Guerre folle, de 1485 à 1488, oppose une coalition de princes apanagistes et féodaux à Anne de France. Du côté des princes, on trouve :

Cette révolte, à l'origine de la fin de l'indépendance de la Bretagne, est soutenue par les ennemis étrangers l'Angleterre, l'Espagne et l'Autriche.

L'expression guerre folle est due à Paul Émile, dans son Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France, parue en 1581.

Le 17 janvier 1485, Louis II d'Orléans tente de soulever Paris, mais il échoue.

Simultanément, la noblesse bretonne se soulève, ramenée à l'ordre par les troupes royales.

Louis II d'Orléans parvient à s'enfuir le 3 février à Alençon, et fait amende honorable le 12 mars 1485. Des troupes royales placées autour d'Évreux l'empêchent de rejoindre la Bretagne, et il s'enferme à Orléans.

Le 9 août 1485 une trêve est négociée entre François II de Bretagne et Charles VIII de France.

Le 30 août 1485, Louis II d'Orléans lance un manifeste contre la régence. L'armée royale marche sur Orléans, et Louis II d'Orléans s'échappe à Beaugency, d'où il est délogé par le jeune La Trémoïlle en septembre.

Le 22 septembre 1485, Charles VIII de France entre dans Beaugency et Louis II d'Orléans se soumet au roi.

La trêve est signée pour un an à la paix de Bourges, le 2 novembre 1485.

René II d'Anjou prend part à la première phase de la guerre folle, mais se retire prudemment de la coalition des princes dès la paix de Bourges.



Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes Maréchal de France

Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes est fait Maréchal de France en 1486 par Charles VIII de France.



Jean de Baudricourt Maréchal de France

Jean de Baudricourt, Seigneur de Choiseul et bailli de Chaumont, est fait Maréchal de France en 1486 par Charles VIII de France.



Restitution des titres et des biens de Jacques de Brézé

En 1486, Charles VIII de France casse le jugement qui avait frappé Jacques de Brézé et il lui rend ses titres et ses biens.



Pierre de Laval Évêque commendataire de Saint-Malo

Pierre de Laval obtient du pape Innocent VIII la permission de posséder en commende l'évêché de Saint-Malo le 19 septembre 1486.

Pierre de Laval s'y fait suppléer dans ses fonctions spirituelles par Yves Glent ou Le Blanc, Évêque de Dromore, en Irlande.

Il se contente d'y venir de fois à autres, surtout lorsque les intérêts de Charles VIII de France le demandent.



Traité de Paix entre le Pape et le royaume de Naples

Une première campagne entre le Pape et le royaume de Naples tourne en faveur de Naples.

Innocent VIII fait appel à Charles VIII de France qui peut être intéressé à revendiquer les droits angevins sur la couronne de Naples, droits qu'il a hérités par testament.

Pour parer à ce danger, Ferdinand Ier de Naples se montre accommodant et accepte de signer une paix mitigée le 11 août 1486, qui n'apaise pas l'hostilité entre les deux monarques.

Ferdinand Ier de Naples ne respecte pas les termes du traité de paix qui prévoit une amnistie générale des nobles s'étant révoltés.

Dans la salle supérieure du Châteauneuf de Naples Ferdinand Ier de Naples réunit ces barons pour les arrêter en masse. Il fait assassiner une grande partie des conjurés. Les autres se réfugient en France.

Très rapidement Ferdinand Ier de Naples récuse les autres clauses du traité de paix dont le versement du tribut dû au pape, son suzerain, et la nomination par le pape aux bénéfices ecclésiastiques du royaume napolitain.



Fuite de Louis II d'Orléans en Bretagne

Remplacement en Guyenne de Jean de de Lescun par Pierre II de Bourbon

Prise de Parthenay

Le 11 janvier 1487, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, s'échappe du château de Blois, et poursuivi par les archers royaux, se réfugie de nouveau en Bretagne.

Anne de Beaujeu et Charles VIII de France mènent une campagne dans le Sud-ouest.

L'armée royale part de Tours début février 1487.

Elle est le 7 mars 1487 à Bordeaux.

Jean de Lescun, gouverneur de Guyenne, est démis et remplacé par Pierre II de Bourbon.

L'armée royale repart de Bordeaux le 15 mars 1487.

Elle prendre Parthenay le 30 mars 1487.

Les zones de Sainte à Bordeaux et de Bayonne à Parthenay sont ainsi soumises.

L'armée royale remonte ensuite vers la Bretagne.

François Ier d'Orléans-Longueville parvient à rejoindre Louis II d'Orléans à Nantes.



Campagne contre Maximilien Ier de Habsbourg et le Comte de Nassau

Pierre de Rohan-Guémené combat avec grand succès en 1487 Maximilien Ier de Habsbourg, Duc de Gueldre, et Adolphe III de Nassau, Comte de Nassau.

Charles VIII de France confie à Pierre de Rohan-Guémené la garde des frontières de Picardie.



Révolte dans le royaume de Naples

En 1488, les sujets de Ferdinand Ier de Naples, Roi de Naples, se révoltent et offrent la couronne à René II d'Anjou, qui monte une expédition pour prendre possession du royaume, mais Charles VIII de France le lui interdit, voulant lui-même en faire la conquête.


Tombeau de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix - début du XVI siècle - par Michel Colombe et Jean Perréal

Louis II d'Orléans et François II de Bretagne rebelles au Parlement de Paris

Prise de Vannes, Auray et Ploërmel

Confiscation des biens de Louis II d'Orléans

Prise de Fougères et de Dinan

Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

Jean de Châlon et Louis II d'Orléans Prisonniers

Traité du Verger

Fin de l'indépendance bretonne

Mort de François II de Bretagne Duc de Bretagne

Le 20 janvier 1488, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, et François II de Bretagne sont déclarés rebelles au Parlement de Paris. Eux et leurs complices ne sont plus considérés comme des vassaux rebelles, mais comme des sujets coupables de lèse-majesté.

Louis Malet de Graville est pendant la campagne de Bretagne, un véritable et habile ministre de la guerre.

Au printemps, Louis II d'Orléans reprend Vannes, Auray et Ploërmel pour François II de Bretagne. Le vicomte de Rohan est forcé de capituler.

Le 24 avril 1488 suivant, un arrêt de confiscation est rendu contre tous les biens de Louis II d'Orléans.

Alain d'Albret obtient un subside de la cour d'Espagne, et rejoint la Bretagne avec 5 000 hommes. Maximilien Ier de Habsbourg envoie lui aussi 1 500 hommes.

Pendant que Louis II de La Trémoïlle, Lieutenant général des armées royales, rassemble ses forces sur les limites du duché.

Jacques II de Chabannes fait partie de l'ost française;

Lord Scales débarque avec des renforts anglais.

Maximilien Ier de Habsbourg est occupé par une rébellion en Flandres, soutenue par le maréchal d'Esquerdes.

Les soutiens François II de Bretagne se disputent la main d'Anne de Bretagne : Louis II d'Orléans, Alain d'Albret et Maximilien Ier de Habsbourg étant tous candidats.

La guerre se poursuit avec notamment la prise de Fougères par les troupes royales le 12 juillet 1488, puis de Dinan.

L'armée française, commandée par Louis II de La Trémoïlle, bat les rebelles, commandés par Jean IV de Rieux, à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, ce qui met fin à la guerre.

Louis Malet de Graville assiste à cette bataille.

François II de Bretagne et Louis II d'Orléans doivent se soumettre. Cette bataille est suivie de la prise de plusieurs places fortes : Ancenis, Châteaubriant, et Saint-Malo.

Jean de Chalon, Prince d'Orange, et Louis II d'Orléans sont faits prisonniers à Saint-Aubin-du-Cormier. Louis II d'Orléans est incarcéré en forteresse pendant 3 années, à Angers, Sablé, au château de Lusignan, à Poitiers, à Mehun-sur-Yèvre et à Bourges, dans des conditions très dures.

François II de Bretagne doit signer avec Charles VIII de France le traité du Verger le 19 août 1488. François II de Bretagne :

Ce traité de paix met fin à l'indépendance bretonne. François II reconnaît devoir l'hommage lige au roi de France et autorise l'appel des cours de justice au parlement de Paris.

Une amnistie est alors accordée à Jean de Lescun, François Ier d'Orléans-Longueville, et la plupart des conjurés.

Cette victoire française sur les bretons marque la fin de la Guerre Folle.

François II de Bretagne meurt à Couëron le 9 septembre 1488.

Son tombeau, initialement dans l'église des Carmes, a été transporté après la Révolution, dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Le règne et la vie de François II de Bretagne montrent les efforts d'un duc persévérant pour assurer l'indépendance de sa principauté.

Ses échecs finaux sont essentiellement dus au renforcement considérable de la puissance du roi de France, diplomatiquement, financièrement et militairement, conséquence de la perte de tous ses alliés.



Excommunication de Ferdinand Ier de Naples

En 1489, Innocent VIII excommunie Ferdinand Ier de Naples et demande l'intervention de Charles VIII de France, lui promettant officiellement le royaume de Naples.



Antoine Duprat Lieutenant général au bailliage de Montferrand

En 1490, Antoine Duprat est Lieutenant général au bailliage de Montferrand, sous Charles VIII de France.



Naissance de Claire de Vesc

Claire de Vesc ou de Voesc naît en 1490, fille de Claude de Vesc, Seigneur de Montjoux.

Claude de Vesc est proche parente d'Étienne de Vesc, Duc de Nola, gouverneur de Gaëte et Ministre de Charles VIII de France.



Annoblissement d'Austremoine Bohier

Charles VIII de France anoblit Austremoine Bohier en 1490.



Mariage de Maximilien Ier de Habsbourg avec Anne de Bretagne

Marguerite d'Autriche est alors encore sûre d'être reine de France. Pour la conforter, Charles VIII de France la fait peindre par Bourdichon, peintre officiel de la cour.

Maximilien Ier de Habsbourg est veuf de Marie de Bourgogne.

Maximilien Ier de Habsbourg épouse par procuration en septembre ou le 19 décembre 1490 Anne de Bretagne, fille de François II de Bretagne.



Prise du pouvoir par Charles VIII de France

Libération Louis II d'Orléans

Louis II d'Orléans Gouverneur de Normandie

En 1491, Anne de France achève sa régence. Charles VIII de France, alors qu'il commence à gouverner réellement, fait libérer Louis II d'Orléans, futur Louis XII, pour le réconcilier avec les Beaujeu. Gracié, il est nommé Gouverneur de Normandie.

A la majorité du roi, Pierre II de Bourbon se retire dans ses terres préférant diriger sa propre cour qu'avoir un rôle subalterne à celle de France.



Invasion de la Bretagne

Charles VIII de France et Anne de Bretagne libéré de leurs engagements précédents

L'union de Maximilien Ier de Habsbourg et d'Anne de Bretagne mécontente Charles VIII de France car la France se retrouve cernée à l'Est et à l'Ouest par une telle alliance.

Louis II de La Trémoïlle est à nouveau lieutenant général des armées royales..

En 1491, la France envoie ses troupes contre la Bretagne et soumet la plupart des villes bretonnes, puis assiège Rennes ou s'est réfugiée Anne de Bretagne.

Le peuple supplie la Duchesse de rompre avec Maximilien et de consentir à l'union avec Charles VIII de France, Roi des français.

À l'initiative de Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Anne de Bretagne rencontre Charles VIII de France, de cette rencontre naît une sympathie, à la surprise de tous. Les deux jeunes gens se fiancent à Rennes.

Georges d'Amboise négocie le mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne.

Rome consent à libérer les deux fiancés de leurs précédents engagements.

En 1491, le contrat de mariage d'Anne de Bretagne et de Maximilien Ier de Habsbourg est annulé pour non-consommation.

À l'automne, Charles VIII de France, lié par un mariage blanc avec Marguerite d'Autriche, la renvoie. Il renonce ainsi à la dot de Marguerite : le Franche-Comté et l'Artois.

Il prend congé d'elle le 25 novembre 1491 à Baugé. Marguerite d'Autriche regagne alors les Pays-Bas où l'attend la veuve de son grand-père, Marguerite d'York (veuve de Charles le Téméraire). Marguerite d'Autriche, meurtrie, gardera toute sa vie une dent contre la France.

Maximilien Ier de Habsbourg, fâché de ces évènements, excite les rois alentours contre la France.



Débarquement de Perkin Warbeck à Cork

Siège de Boulogne

En novembre 1491, Perkin Warbeck débarque à Cork, sans opposition de Gerald FitzGerald. Mais il trouve peu de soutien et est contraint de retourner sur le continent.

Henri VII Tudor débarque à Calais, lance une attaque sur le nord de la France et met le siège devant Boulogne, en représailles au soutien de Charles VIII de France à Perkin Warbeck.


Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Charles VIII de France fait enlever Anne de Bretagne.

Sans attendre l'annulation de leurs engagements précédents, Charles VIII de France épouse en catimini au château de Langeais à l'aube du 6 décembre 1491 Anne de Bretagne. Leurs enfants sont :

Afin de régler la succession de Bretagne, si l'union des époux demeurait stérile, on opte pour la formule de l'abandon mutuel au profit du dernier survivant :

Si le roi meurt avant sa femme, celle-ci redevient automatiquement duchesse de Bretagne mais doit s'engager :

Quelles que soient les circonstances, la Bretagne se trouve donc condamnée au rattachement à la France.

Louis II de La Trémoïlle n'est pas invité…



Réconciliation d'Évrard IV de La Marck avec Jean de Hornes.

Paix de Cadzand

En juillet 1492, Jean de Hornes demande publiquement pardon pour le crime judiciaire de Maastricht. Évrard IV de La Marck se réconcilie alors avec Jean de Hornes.

Cet acte est en connexion directe avec les paix de Cadzand du 30 juillet 1492.

En fait, Évrard IV de La Marck et Jean de Hornes se sont moins combattus par antagonisme personnel qu'en qualité d'agents d'expansion, l'un de Charles VIII de France, l'autre de Maximilien Ier de Habsbourg.

En 1492, Philippe Ier le Beau, souverain des Pays-Bas, reconnait la neutralité liégeoise.

La France et le Saint-Empire, réconciliés, tombent d'accord pour respecter le principe de cette neutralité liégeoise, tel qu'il avait été énoncé par la déclaration de 1478.


Charles d'Egmont

Libération de Charles d'Egmont

Charles d'Egmont Duc de Gueldre et Comte de Zutphen

Les États de Gueldre n'ont pas oublié Charles d'Egmont, leur jeune héritier. Ils ne supportent qu'à contrecœur la domination austro-bourguignonne et rassemblèrent l'argent de la rançon auprès de tous les ennemis que Maximilien compte dans le duché de Gueldre et le comté de Zutphen et paient sa rançon.

C'est ainsi que Charles d'Egmont sort de sa prison en 1492.

Charles d'Egmont devient Duc de Gueldre et Comte de Zutphen reconnu par la plupart des nobles et des villes, malgré les menaces de Maximilien Ier de Habsbourg et les efforts d'Adolphe III de Nassau-Wiesbaden, son administrateur.

La vie entière de Charles d'Egmont sera désormais consacrée à une guerre presque ininterrompue contre la Maison d'Autriche.

Soutenu par Charles VIII de France, Charles d'Egmont lutte pendant plus de 25 ans contre les Habsbourg, qui revendiquent le duché de Gueldre.



Accord entre Innocent VIII et Ferdinand Ier de Naples

Le conflit entre Innocent VIII et Ferdinand Ier de Naples prend fin en janvier 1492. Les deux parties parviennent à un accord :

L'accord est scellé par le mariage du petit-fils de Ferdinand avec la nièce du pape.



Charles VIII de France réclame le royaume de Naples

En 1492, Charles VIII de France réclame son dû sur le royaume Naples tenus de Marie d'Anjou, sa grand-mère.

Pierre II de Bourbon déconseille à Charles VIII de France de s'engager dans les guerres d'Italie.

Pour que les pays voisins n'interviennent pas dans cette action, Charles VIII de France doit lâcher du lest et prépare la première guerre d'Italie avec:



Naissance de Charles-Orland de France

Charles-Orland de France naît le 10 octobre 1492, fils de Charles VIII de France et d'Anne de Bretagne.



Traité d'Étaples

Le traité d'Étaples est signé le 3 novembre 1492 entre le royaume de France et celui d'Angleterre. Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes le négocie du côté français.

Le traité est ratifié en décembre.

Avec ce traité, Charles VIII de France a les mains libres pour concrétiser ses prétentions sur le royaume de Naples, se libérant de la menace que faisait peser sur lui Henri VII Tudor. Ce traité marque le début du rapprochement entre les royaumes de France et d'Angleterre, qui se poursuivra tout au long du règne d'Henri VII Tudor.



Traité de Barcelone

Cession du Roussillon et de la Cerdagne

Par le traité de Barcelone du 19 janvier 1493, Charles VIII de France abandonne à Ferdinand II d'Aragon les acquisitions de son père Louis XI : le Roussillon et la Cerdagne afin d'avoir sa pleine liberté pour concrétiser ses prétentions sur le royaume de Naples, sur Chypre et sur Jérusalem.



Mariage de Geoffroi Borgia

Pour acquérir les bonnes grâces d'Alexandre VI et son soutien contre Charles VIII de France, en 1493, Ferdinand Ier de Naples négocie le mariage de sa petite fille Sancha avec le fils du pape, Geoffroi Borgia.



Traité de Senlis

Le traité de Senlis est conclu le 23 mai 1493. Il a pour but de répartir l'héritage des anciens États bourguignons entre le royaume de France et la famille des Habsbourg.

Ce traité permet à Maximilien Ier de Habsbourg :

Marguerite d'Autriche devient ainsi Comtesse d'Artois, de Bourgogne et de Charolais.



Charles VIII de France et Anne de Bretagne au Château de Courcelles-le-Roy

Naissance de François de France

Construit sur les bases du château féodal (douves), est de style Renaissance française (cour d'honneur) construit sous le règne d'Henri IV et le début du règne de Louis XII.

Charles VIII de France réside au Château de Courcelles-le-Roy en 1493. Il y reçoit les ambassadeurs florentins.

François de France naît avant terme au Château de Courcelles-le-Roy en août 1493, fils de Charles VIII de France et d'Anne de Bretagne.

Il ne survit pas. Il est inhumé en l'église Notre-Dame de Cléry.



Mort de Ferdinand Ier de Naples

Alphonse II de Naples Roi de Sicile péninsulaire

Ferdinand Ier de Naples meurt le 20 ou le 25 janvier 1494 rongé de soucis peu de temps avant le déclenchement des Guerres d'Italie.

Ferdinand Ier de Naples laisse l'image d'un prince faux et cruel. Son peuple se soulève plusieurs fois contre lui ; mais il parvient à maintenir son autorité par la terreur.

Alphonse II de Naples devient Roi de Sicile péninsulaire.

Andrea Doria s'engage au service d'Alphonse II de Naples.

Charles VIII prend le titre de Roi de Naples et de Jérusalem.

Jean de Ganay conseille à Charles VIII de conquérir le Royaume de Naples, faisant valoir des droits que les derniers princes de la maison d'Anjou ont légués à sa famille.

Charles VIII de France envoie Jean de Ganay et Louis II de La Trémoïlle comme ambassadeurs auprès du pape Alexandre VI.

Cette mission diplomatique échoue.


Première guerre d'Italie L'Italie en 1494

Première guerre d'Italie

Conquête de la Savoie, du marquisat de Saluces et du Montferrat

Bataille de Rapallo

Bataille de Valenza

Bataille de Tortona

Bataille d'Alessandria

Prise de Mordano

Prise de Fivizzano

La première guerre d'Italie dure de 1494 à 1497.

Pour justifier son entrée dans la péninsule italienne, Charles VIII de France prétexte le soutien à Ludovic le More, Duc de Milan, pour mener une nouvelle croisade contre l'Empire ottoman afin de délivrer Jérusalem.

Même les contemporains ne croient pas à ce prétexte.

Charles VIII de France est à la tête d'une armée composée :

François II, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Gilbert de Bourbon-Montpensier, Jacques II de Chabannes, Guillaume Ier de Montmorency, Anne de Montmorency, Louis Malet de Graville, Jean de Ganay et Pierre de Rohan-Guémené participent à cette expédition.

Louis II de La Trémoïlle accompagne Charles VIII de France en tant que chambellan.

Charles VIII de France part le 25 janvier 1494.

Charles VIII de France arrive à Lyon le 6 mars 1494.

Charles VIII de France franchit le col de Montgenèvre le 2 septembre 1494 et arrive dans le Piémont.

L'expédition est d'abord une longue série de victoires, car le Roi de France apparaît en libérateur des villes italiennes, souvent soumises à de véritables tyrannies.

Parallèlement, le 6 septembre 1494, les troupes franco-milanaises commandées par Louis d'Orléans, futur Louis XII, appuyées par la marine française, mettent en déroute à Rapallo, près de Gênes, Alphonse II de Naples et une armée de 5 000 Aragonais, fraîchement débarqués dans le port de Gênes.

Charles VIII de France doit traverser les états de Charles II de Savoie pour mener sa campagne d'Italie.

Les Français avancent rapidement et atteignent la ville d'Asti le 9 septembre 1494. Il conquiert facilement la Savoie et le marquisat de Saluces et du Montferrat.

Jacques II de Chabannes combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alessandria.

Le 21 septembre 1494, Louis II d'Orléans tombe malade, atteint de paludisme

En octobre 1494, Jacques II de Chabannes est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France.

Charles VIII de France qui est malade de la petite vérole, ne peut pénétrer dans Gênes avant le 6 octobre 1494.

L'armée française continue alors en direction de Naples. Le 20 octobre 1494, les Français prennent Mordano, en Romagne, et y massacrent civils et soldats

Le 26 octobre 1494, le bourg de Fivizzano subit le même sort.



Thomas Bohier Secrétaire des finances à Grenoble

Thomas Bohier est secrétaire de Charles VIII de France.

Thomas Bohier devient secrétaire des finances à Grenoble en 1494.



Andrea Doria au service de Jean della Rovere

Andrea Doria s'attache quelque temps après à Jean della Rovere, qui tient pour Charles VIII de France à Naples, et lutte glorieusement contre Gonzalve de Cordoue.



Prise de Florence

Déposition de Pierre II de Médicis à Florence

Révolution populaire à la Florence

Fondation de la République

Exil des Médicis

Charles VIII de France se dirigeant vers Naples doit traverser la Toscane après avoir laissé des troupes en Lombardie pour sécuriser ses lignes de communication.

Pierre II de Médicis tente de rester neutre, mais ceci apparaît comme inacceptable au roi de France qui envahit la Toscane.

Pierre II de Médicis essaie alors de résister, mais ne reçoit pas beaucoup de soutien de Florence.

Les Italiens sont terrorisés.

Pierre II de Médicis est comme sont père la cible des prêches de Jérôme Savonarole qui prédit qu'un nouveau Cyrus traverserait l'Italie en punition du luxe et la débauche. L'entrée fracassante de l'armée française de Charles VIII de France en Toscane en 1494 parut confirmer sa prophétie.

Les propres cousins de Pierre II de Médicis l'abandonnent pour rejoindre les rangs des Français.

Pierre II de Médicis cesse donc toute opposition tandis que l'armée de Charles VIII de France s'approche de Florence et il accorde, au Roi de France tout ce qu'il réclame, sans tenter de négocier de meilleures conditions.

La furie qu'engendrèrent à Florence ces concessions jugées humiliantes conduit les Médicis à s'enfuir, suite à quoi leur palais est pillé.

Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence le 17 novembre 1494.

Jérôme Savonarole rencontre Charles VIII de France, fixe les conditions de la paix, qu'il adoucit, et évite le sac de la ville.

Les Florentins sont autorisés par le roi de France à choisir leur propre mode de gouvernement. Jérôme Savonarole devient alors dirigeant de la cité. Il institue une République chrétienne et religieuse qui survivra jusqu'en 1512.

Une de ses premières décisions est de rendre la sodomie, auparavant punie d'amende, passible de la peine de mort. Jérôme Savonarole modifie également le système d'imposition pour le rendre plus juste, abolit la torture, prend des lois contre l'usure, établit une cour d'appel, établit un système de secours aux pauvres.

Ces lois et ce gouvernement, auront une influence sur les intellectuels européens pour les siècles à venir.

Savonarole s'imposa comme le chef politique de la cité où il exerce une dictature théocratique proclamant Jésus-Christ "roi du peuple florentin". Savonarole prend en main la jeunesse : les jeunes adolescents, revêtus de robes blanches, parcourent les rues pour inciter les Florentins à l'aumône (de plus en plus forcée).

Les Médicis sont officiellement exilés, condamnés à errer entre les divers États italiens et européens. Pierre II de Médicis s'enfuit tout d'abord à Venise où il est accueilli grâce à l'intervention de Philippe de Commynes.

Léon X doit lui-même fuir, accoutré en franciscain et mène alors une vie de dilettante, conservant cependant des mœurs personnelles plus réservées que celles de ses collègues cardinaux.

Les Français quittent Florence le 28 novembre 1494.

Jean de Ganay, Pierre de Rohan-Guémené et Étienne de Vesc, sénéchal de Beaucaire retournent voir le pape Alexandre VI, le 26 décembre 1494.

Charles VIII de France arrive à Rome le 31 décembre 1494.

Il se fait remettre un prisonnier, le prince Djem, frère du sultan turc Bajazet.



Prise de Capoue

Ayant rallié le parti Guelfe, Jacques de Trivulce est banni de son pays et entre au service de Ferdinand II d'Aragon.

Lors de l'expédition de Charles VIII de France, Jacques de Trivulce se joint ouvertement aux Français, leur livre Capoue en 1495.



Abdication d'Alphonse II de Naples

Ferdinand II de Naples Roi de Naples

Prise de Naples

Charles VIII de France Roi de Naples et de Jérusalem

Prise de Monte San Giovanni

Andrea Doria reste fidèle à Alphonse II de Naples tant qu'il y a espoir de salut.

Alphonse II de Naples mal secondé par ses sujets, dont il s'est aliéné le cœur par ses vices, abdique en février 1495 en faveur de son fils Ferdinand II de Naples.

Il quitte Naples avant que les Français l'atteignent, et se retire en Sicile.

L'inimitié du peuple napolitain s'étend à Ferdinand II de Naples.

Il se retire dans l'île d'Ischia.

Charles VIII de France prend possession de Naples le 22 février 1495 où il vit dans une ambiance festive, fort de ses succès.

De nombreux soldats français contractent un mal jusqu'alors inconnu : la syphilis.

Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy et Jean II de Nicolaï participent à cette campagne.

Jean II de Nicolaï est alors chargé de plusieurs négociations avec les princes italiens.

Charles VIII de France est couronné Roi de Naples et de Jérusalem sans avoir eu à se battre.

Pour lui, Naples est une étape obligée pour une éventuelle croisade vers la ville sainte.

Charles VIII de France fait Jean II de Nicolaï Chancelier du royaume de Naples.

Jean de Ganay est nommé chancelier du Royaume de Naples.

On peut croire que la puissance française en Italie va redevenir ce qu'elle était au temps des premiers Angevins.

Mais l'arrogance des français provoque l'hostilité de la population.

L'armée royale se comporte comme en pays conquis et les Italiens souhaitent vite s'en débarrasser.

En 1495, Louis II de La Trémoïlle mène l'assaut de Monte San Giovanni, place forte du marquis de Pescara.

La prise est rapide et les 7 à 800 défenseurs sont tués.

Cela connaît un immense retentissement en Italie qui n'a plus l'habitude d'une telle sauvagerie.

Jean Caracciolo, un noble napolitain, s'attache aux Français pendant l'occupation de Naples par Charles VIII.



Constitution de la Ligue de Venise

Guerre contre la Ligue de Venise

Prise de Novare

Les souverains européens, quoique payés pour leur neutralité, veulent enfermer le Roi dans ses nouvelles conquêtes, laissant ainsi la France vulnérable.

À partir de fin mars 1495, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, une coalition, la Ligue de Venise, se forme contre la France, comprenant :

François II Gonzague est nommé gouverneur général des armées vénitiennes et prend la tête des armées de la coalition.

La Ligue de Venise rend aux Français le séjour en Italie impossible.

Ludovic le More attaque Louis II d'Orléans, futur Louis XII, sur le comté d'Asti le 6 avril 1495.

Charles VIII de France fête son titre le 12 mai 1495.

Prévenu par Philippe de Commynes, Charles VIII de France prend le chemin du retour prématurément avec seulement 9 000 hommes, le 20 mai 1495.

Il fait retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège.

Ne pouvant se résoudre à abandonner totalement sa conquête, Charles VIII laisse de fortes garnisons dans les villes les plus importantes, réduisant d'autant l'effectif de son armée.

Gilbert de Bourbon-Montpensier y demeure à la tête d'une garnison française.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, reste en Lombardie avec une partie des troupes.

Il a reçu l'ordre de ne pas attaquer Ludovic le More, le duc de Milan.

Mais il ne peut résister à l'envie de s'emparer de Novare où il entre le 10 juin 1495.

Il y est très bien reçu par les habitants, mais ne pousse pas jusqu'à Milan, pourtant peu défendue et sans doute prête à l'accueillir de la même façon.



Bataille de Fornoue

Après avoir quitté Naples, l'armée française fait plusieurs haltes prolongées, notamment à Sienne puis à Pise, ce qui donne le temps à l'armée ennemie de la devancer et de l'attendre au débouché des Apennins, à proximité de Parme.

Charles VIII de France fait traverser à grand-peine les Apennins à son artillerie qu'il ne peut se décider à abandonner.

Il arrive devant les coalisés menés par François II Gonzague à Fornoue près de Parme le 5 juillet 1495.

L'armée française comporte 9 000 hommes dont 2 500 Suisses et 1 000 cavaliers

L'armée des coalisés comporte 35 000 hommes dont 5 000 chevau-légers et 2 600 cavaliers.

Le 6 juillet 1495, Charles VIII de France envoie Philippe de Commines proposer en vain aux coalisés de laisser l'armée française poursuivre son chemin vers la France.

En vain, les Français, à court de vivres, sont obligés d'accepter le combat.

Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené, Maréchal de Gyé, commandent l'avant-garde, Louis II de La Trémoïlle le corps de bataille et le Vicomte de Narbonne l'arrière-garde.

Ils sont dans un vallon d'où ils ne peuvent déboucher qu'en prêtant le flanc à l'armée ennemie située sur une colline de l'autre côté d'un torrent guéable à cette période de l'année.

Voyant les Français en mouvement, l'ennemi passe le torrent et attaque simultanément l'avant et l'arrière-garde française.

La charge italienne menace par deux fois Charles VIII de France qui fait preuve de bravoure et est encerclé.

Le roi risque de se faire capturer ou blesser.

Il crie : À la rescousse Montoison.

Philibert de Clermont dit le brave Montoison, Chambellan du Roi, Lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Ferrare, sauve alors le Roi.

S'emparant du bagage de l'armée française, les coalisés se mettent à le piller plutôt que de combattre.

Les coalisés perdent la bataille et s'enfuit en déroute.

Le combat dure moins d'une heure.

Les troupes françaises montrent un courage et une fougue que les Italiens reconnaissent en lui donnant le nom de furia francese.

Jacques II de Chabannes s'illustre lors de cette bataille.

Les Français ont 1 000 morts et les coalisés 2 000.

Les Français n'osent pas poursuivre les coalisés jusqu'à Parme pour tenter de leur infliger une défaite plus nette.

C'est une victoire de la Ligue de Venise dans la mesure où le bagage et le trésor de guerre napolitain de l'armée française est repris par les troupes de François II Gonzague.

Menacés par la disette, les Français lèvent le camp en secret pendant la nuit et prennent une certaine avance sur les coalisés.

Après s'être regroupés et avoir pris conscience du départ des Français, les coalisés sont bloqués par le torrent dont le débit a brusquement augmenté.

L'armée française poursuit sa retraite pour arriver à Asti dans un état de délabrement certain.

François II Gonzague est remercié par une nomination au grade de capitaine général et ses appointements sont augmentés.

Pierre de Rohan-Guémené conclut une trêve avec les Vénitiens.

Charles VIII de France regagne la France où il arrive en octobre 1495.

Les Napolitains ne tardent pas à rappeler Ferdinand II de Naples, leur roi.

Au retour cette expédition, Louis Malet de Graville est remboursé par Charles VIII, d'une somme de 23 175 livres qu'il avait avancé de ses deniers.

Charles VIII de France revient en France, nourri de l'art italien, faisant ainsi entrer la Renaissance en France.

Il ramène de prodigieuses collections dérobées à Florence et à Rome, qui vont enrichir les collections françaises.

Il fait connaître en France, sous de nouveaux aspects, l'Antiquité et la Renaissance italienne.



Paix de Verceil

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, est enfermé avec ses troupes dans Novare par les 30 000 hommes de Ludovic le More.

En proie à la famine, Louis XII appelle son cousin à l'aide, qui part à son secours sans lui tenir rigueur de son insubordination.

Des négociations s'ouvrent entre les deux parties qui conduisent à la paix de Verceil signée le 9 octobre 1495.

Louis II d'Orléans évacue Novare avec ses 5 500 hommes, majoritairement suisses, dont un grand nombre, trop affaibli, meurt peu après.

Jean de Ganay est du nombre de ceux qui négocient la paix avec le duc de Milan.

Le traité de Verceil accorde à Charles VIII de France des espérances chimériques et laisse en réalité le champ libre au duc de Milan.



Gilbert de Bourbon-Montpensier Vice-Roi de Naples

Mort de Gilbert de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Louis II de Bourbon-Montpensier Comte de Montpensier et de Clermont

Le trône de Naples à la famille d'Aragon

Gilbert de Bourbon-Montpensier devient Vice-roi de Naples.

Les Français laissés sur les débris du royaume de Naples combattent pour en conserver la possession.

Ferdinand II d'Aragon débarque en Calabre et les assiège dans Naples.

Gilbert de Bourbon-Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France.

Ceux-ci tardent à arriver : Ludovic le More ne tient pas son engagement d'envoyer une flotte pour acheminer les troupes vers Naples et Charles VIII de France est à court d'argent.

Le coût de cette expédition en Italie aurait dû être partiellement couvert par des dons des Florentins, dons conditionnés au retour sous leur contrôle des places fortes prêtées au roi.

Ces places fortes sont finalement vendues à Lucques, Venise, Gênes ou Pise, après la trahison du commandant français en Toscane, Robert de Balsac.

Charles VIII de France se voit donc contraint à rembourser les prêts florentins et ne reçoit pas de nouveaux fonds de cette ville.

Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne.

Son armée, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manque souvent de vivres et n'a pas reçu sa solde depuis fort longtemps.

Elle se laisse enfermer par Ferdinand II d'Aragon dans la petite ville d'Atella.

Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation.

L'armée française retenue prisonnière est décimée par les fièvres et la faim.

Gilbert de Bourbon-Montpensier meurt à Pouzzoles le 15 octobre 1496 de ces fièvres.

Louis II de Bourbon-Montpensier devient Comte de Montpensier, Dauphin d'Auvergne et Comte de Clermont.



Jean V d'Aumont Comte Châteauroux

Le 16 juillet 1497, Charles VIII de France érige la seigneurie de Château-Raoul en comté, en faveur de Jean V d'Aumont


Louis XII Louis XII Porc-épic - Symbole de Louis XI I- Hôtel de Bourgtheroulde à Rouen

Mort de Charles VIII de France

Anne de Bretagne à nouveau Duchesse de Bretagne

Dynastie des Valois Orléans

Louis XII Roi de France

Georges d'Amboise Principal conseiller de Louis XII

Pierre de Rohan- Guémené Lieutenant-général en Bretagne et Chef du Conseil

Charles VIII de France projette une nouvelle expédition sur le royaume italien.

Alors qu'il est dans sa résidence favorite, le château d'Amboise, jouant à la paume, il heurte le linteau d'une porte assez basse.

Il tombe à la renverse et meurt presque aussitôt à l'âge de 28 ans le 8 avril 1498.

Ses enfants étant morts en bas âge, la branche des Valois s'éteint, laissant le trône vaquant.

Anne de Bretagne profite de ce deuil pour frapper sa monnaie, rétablir la chancellerie et réunir ses états généraux.

Elle reprend avec énergie les rênes de son duché.

La mort de Charles VIII de France, permet à Louis II d'Orléans, le rebelle à l'accession de Charles VIII de France, de monter sans opposition sur le trône de France le 8 avril 1498.

Il devient alors Louis XII.

Cette branche des Valois-Orléans ne donne qu'un Roi.

Il apparaît comme un Roi bienveillant soucieux de venir en aide aux déshérités et aux victimes de la soldatesque.

Il prend ainsi une série de mesures qui humanisent la justice et l'emprisonnement.

Il fait participer des conseillers à ses décisions et se montre très soucieux de sa notoriété.

Sous Louis XII, le pouvoir du Roi se renforce.

Guillaume Briçonnet participe avec son père au couronnement de Louis XII à Reims en 1498.

Louis XII prend pour Principal conseiller Georges d'Amboise qui, jusqu'à sa mort, restera à la tête des affaires.

Pierre de Rohan-Guémené est très aimé de Louis XII qui le fait lieutenant-général en Bretagne et Chef du Conseil.

Louis XII conserve à Jacques Coitier les avantages acquis.



Louis XII Duc de Milan

Dès qu'il est sur le trône, Louis XII reprend le grand rêve italien de Charles VIII de France, son prédécesseur.

Valentine Visconti est sa grand-mère paternelle.

La famille Visconti dirigeait Milan avant que les Sforza prennent leur place.

En 1498, Louis XII prend le titre de Duc de Milan et souhaite récupérer le territoire de Milan qui est très riche.

Il prépare la guerre contre Milan alors dirigé par Ludovic le More.


Anne de Bretagne (portrait extrait de ses Grandes Heures, livre de prière, par Jean Bourdichon, vers 1500-1508)

Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne

Anne de Bretagne est veuve de Charles VIII de France

Afin de garder le duché de Bretagne dans le domaine royal, Louis II d'Orléans, devenu Louis XII, propose le mariage à Anne de Bretagne.

Cette fois, ce n'est plus une duchesse vaincue qui épouse son vainqueur pour éviter un désastre à son peuple, mais une souveraine indépendante qui accepte librement de se donner au Roi de France sans pour autant avoir l'intention d'aliéner sa patrie.

Louis XII épouse dans la chapelle du château de Nantes le 7 ou 8 janvier 1499 Anne de Bretagne.

Leurs enfants sont:

Anne de Bretagne boite légèrement.



Troisième guerre d'Italie

Traité de Grenade

La troisième guerre d'Italie dure de 1500 à 1504.

Tout comme Charles VIII de France, Louis XII se tourne vers le royaume de Naples.

Une fois encore, il obtient l'appui du pape Alexandre VI qui reproche à Frédéric II de Naples de s'être allié aux Turcs.

Le 11 novembre 1500, Louis XII signe dans le plus grand secret le traité de Grenade avec Ferdinand II d'Aragon pour attaquer le royaume de Naples et se le partager :

Jean II de Nicolaï accompagne Louis XII au delà des monts.



Mort de Philippe de Commynes

Les tracasseries judiciaires ne cessent qu'à sa mort. Philippe de Commynes meurt en 1511.

Philippe de Commynes a passé une quarantaine d'années au service de trois rois, Louis XI, Charles VIII de France et Louis XII, plus si l'on tient compte de l'expérience bourguignonne.

Une quarantaine d'années au cours desquelles le transfuge, le diplomate a vu s'élargir continûment son aire d'activité.



Mort de Jean II de Nicolaï Seigneur de Saint-Léger et Saint-Victor

Jean II de Nicolaï meurt à bourg Saint-Andéol en 1524 ou 1527.

II est enterré en la chapelle Saint-Jean, fondée par ses ancêtres en l'église de Saint-Andéol.

C'est à l'éclat de ses services et à l'importance des fonctions qu'il occupa sous les règnes des rois Charles VIII de France, Louis XII et François Ier, que la maison de Nicolaï doit la situation importante qu'elle a occupée jusqu'à nos jours.


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