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Événements contenant la ou les locutions cherchées



44 événements affichés, le premier en 1676 - le dernier en 1745


Éléonore de Neubourg Éléonore de Neubourg

Mariage de Léopold Ier de Habsbourg avec Éléonore de Neubourg

Léopold Ier de Habsbourg est veuf de Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol.

La réputation d'extrême fécondité des princesses de la maison de Neubourg fait de ces dernières l'objet d'alliances très recherchées des souverains européens.

Cette fois, la candidature d'Éléonore de Neubourg est agréée.

Léopold Ier de Habsbourg épouse en 1676 Éléonore de Neubourg, fille de Philippe-Guillaume de Wittelsbach-Neubourg et d'Élisabeth-Amalie de Hesse-Darmstadt.

Leurs enfants sont :

Devenue impératrice à son tour, Éléonore de Neubourg se souvient du prince Lobkowitz, en faisant élever les enfants du ministre disgracié aux premiers honneurs de la Cour Impériale.

Très proche de son mari qui lui est fidèle, elle le soigne elle-même pendant ses maladies.



Naissance de Charles VI de Habsbourg

Charles VI de Habsbourg ou Karl Von Habsburg naît à Vienne le 1er octobre 1685, fils de Léopold Ier de Habsbourg et d'Éléonore de Neubourg.



Mariage de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel avec Christine-Louise d'Oettingen-Oettingen

Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel Comte de Blankenburg

Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel épouse en 1690 Christine-Louise d'Oettingen-Oettingen (1671-1747), fille du Comte Albert-Ernest Ier d'Oettingen-Oettingen. Leurs enfants sont :

En 1690, Antoine-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel, son père, donne à Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel le comté de Blankenburg.


Louis XIV en grand costume royal - à 63 ans - par Hyacinthe Rigaud

Guerre de Succession d'Espagne

L'arrivée de Philippe V d'Espagne sur le trône d'Espagne, fait craindre à l'Angleterre une alliance entre la France et l'Espagne, créant ainsi une superpuissance qui dominerait la scène européenne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière choisit le parti de la France et se rallie à Philippe V d'Espagne, peut-être à cause de la rumeur qui accuse la cour de Vienne dans l'empoisonnement de Joseph-Ferdinand de Bavière, son fils.

Charles III Guillaume de Bade-Durlach participe à la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1709.

Pierre II du Portugal est initialement favorable à l'avènement de Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre prend la tête d'une coalition de nations favorables à l'établissement de Charles VI de Habsbourg sur le trône espagnol.

La guerre de Succession d'Espagne oppose cette coalition à Louis XIV de 1701 à 1714.

La coalition comprend l'Autriche, l'Angleterre, le Portugal, les Provinces Unies des Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et Hanovre.

Léopold Ier de Habsbourg y engage l'empire d'Autriche.

Victor-Amédée II de Savoie est allié de la France au début de cette Guerre.

Eugène-François de Savoie-Carignan n'hésite pas à combattre contre la France.

Clément XI prend d'abord parti au début pour Philippe V d'Espagne et la France.

Cela lui vaut l'hostilité autrichienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui vaut également le mécontentement de Philippe V d'Espagne.

Louis le Grand Dauphin se signale par sa bravoure au combat, notamment durant cette guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Alexandre de Bourbon est chargé de défendre la Sicile.

Marie-Louise Gabrielle de Savoie soutient Philippe V d'Espagne, son époux, n'hésitant pas à payer de sa personne, parcourant l'Espagne, recrutant des partisans.



Charles VI de Habsbourg Roi d'Espagne

Charles VI de Habsbourg est couronné Roi d'Espagne à Vienne en 1703.



Charles VI de Habsbourg en Espagne

Charles VI de Habsbourg se rend en Espagne en 1704.

Les royaumes péninsulaires de la Couronne d'Aragon (Catalogne et Valence) le reconnaissent comme roi, sous le nom de Charles III.


Joseph Ier de Habsbourg

Mort de Léopold Ier de Habsbourg

Joseph Ier de Habsbourg Empereur germanique

Joseph Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

Joseph Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Léopold Ier de Habsbourg meurt à Vienne le 5 mai 1705.

Joseph Ier de Habsbourg, son fils aîné lui succède et devient Empereur germanique, Roi de Hongrie et Archiduc d'Autriche.

Il a à son service Eugène-François de Savoie-Carignan qu'il fait entrer dans ses conseils et pour qui il est comme un frère.

Toute la durée de son règne sera marquée par la révolte de François II Rakoczy en Hongrie orientale.

Joseph Ier de Habsbourg n'a que deux filles et il parait évident qu'il n'aura pas d'autres enfants.

Seul Charles VI de Habsbourg représente encore un avenir pour la dynastie.


Bataille d'Almansa

Bataille d'Almansa

Prise de Xàtiva, Denia, Alcoy et Alicante

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, le 25 avril 1707, la Bataille d'Almansa ou Almanza oppose :

C'est probablement la seule bataille de l'histoire à avoir opposé :

L'aide de camp d'Henri de Massue est Hector Francois Chataigner de Cramahé, gendre de Jacques de Belrieu, Baron de Virazel.

Jean Cavalier forme un régiment, en partie composé de Camisards, pour le service du Royaume d'Angleterre et combat contre le Royaume de France. Son régiment est détruit lors de cette bataille.

Jean Cavalier, lui-même grièvement blessé se réfugie en Angleterre et cesse dès lors toute activité militaire.

Les Anglais font d'abord plier la première ligne de l'aile droite de l'armée française.

Puis Claude François Bidal, à la tête de la seconde ligne, bat les assaillants et charge ensuite leur aile droite, la met en fuite et poursuit les fuyards.

Les luso-britannico-hollandais connaissent une grave défaite. Presque tous ceux qui y ont participé sont tués ou fait prisonniers.

Le lendemain de la bataille, les Français font prisonniers plusieurs généraux et 13 bataillons ennemis, dont 5 Anglais, 5 Hollandais et 3 Portugais.

La bataille d'Almansa rend le trône à Philippe V d'Espagne mais ne signifie pas la reddition immédiate du royaume de Valence.

L'armée des Bourbons doit conquérir les villes et les villages qui résistent.

Xàtiva est la première cité assiégée, au commencement de mai 1707 : l'armée des deux couronnes de France et d'Espagne ayant été divisée en deux corps, l'un, commandé par Claude François Bidal, emporte la place en quelques jours, n'hésitant pas à détruire 2 monastères retranchés.

La garnison, composée d'Anglais et de Hollandais, secondée par les habitants, ayant défendu le terrain de rue en rue, les Franco-espagnols passent au fil de l'épée quiconque se trouve pris les armes à la main.

Les défenseurs se jettent dans le château. Les Franco-espagnols ne peuvent les y forcer qu'en s'exposant à de lourdes pertes. Ils prennent donc le parti de bloquer le château par 4 bataillons, afin d'utiliser le reste des troupes pour d'autres expéditions.

Xàtiva est finalement occupée et le roi Philippe V d'Espagne ordonne sa destruction. Elle est alors incendiée.

Plus tard on changera son nom par celui de San Felipe et on procéder à son repeuplement par des personnes fidèles à l'armée des Bourbons.

À la suite, sont conquises Denia, Alcoy et finalement Alicante.



Charles VI de Habsbourg Roi de Naples

Charles VI de Habsbourg est reconnu Roi de Naples en 1707.



Mariage de Charles VI de Habsbourg avec Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles VI de Habsbourg épouse le 1er août 1708 Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Princesse protestante d'une grande beauté et d'un caractère affirmé, Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel s'oppose d'abord à ce mariage pour ne pas avoir à se convertir au catholicisme et menace même de se suicider avant de changer d'opinion.

Le couple sera très uni et Charles VI de Habsbourg ne craint pas de lui céder la régence de ses possessions espagnoles pendant qu'il mène ses troupes au combat alors qu'elle n'a pas 20 ans.

L'union reste d'abord stérile pendant 8 ans.



Charles VI de Habsbourg reconnu comme Roi d'Espagne par Clément XI

Les revers des troupes franco-espagnoles face à l'Empire laissent à découvert les États pontificaux. Eugène-François de Savoie-Carignan y fait entrer ses troupes.

Clément XI doit se résigner à reconnaître Charles VI de Habsbourg comme roi d'Espagne en 1709.



Bataille d'Almenara

Bataille de Saragosse

Fuite de Philippe V d'Espagne à Valladolid

Alexandre Maître à la tête de l'armée espagnole franchit la Sègre le 15 mars 1710 et envahit la Catalogne depuis l'Aragon.

Le 3 mai 1710, Philippe V d'Espagne rallie son armée et en prend la tête.

De son côté, Charles VI de Habsbourg rejoint l'armée des Impériaux en juin 1710.

En juillet 1710, le général Guido Starhemberg reçoit des renforts ce qui le détermine à attaquer les envahisseurs. Il franchit la Noguera et prend position sur les hauteurs d'Almenara, un bourg de Catalogne à 14km au nord-ouest de Lérida.

James Stanhope, revenu en Espagne, à la tête du corps expéditionnaire anglais, franchit à son tour la Sègre à Balaguer, au nord de Lerida, et progresse vers le pont d'Alfarras, qu'il franchit avec ses troupes le 27 juillet 1710.

Le marquis de Villadarias, commandant l'armée espagnole, déclenche l'assaut par une charge de cavalerie qui est d'abord couronnée de succès, mais se disperse en une futile poursuite de fuyards.

L'infanterie anglaise attaque alors le flanc gauche espagnol qui prend la fuite, et emporte même la seconde ligne ennemie. Puis les Autrichiens attaquent et détruisent le flanc droit, où Philippe V d'Espagne manque de perdre la vie, et doit s'enfuir.

Les troupes espagnoles doivent évacuer la Catalogne. Villadarias est relevé du commandement et remplacé par le Marquis de Bay.

Alexandre Maître, commandant l'armée vaincue, stationne ses troupes entre l'Èbre et les monts Torrero.

Le 15 août 1710, Alexandre Maître tient en échec un assaut de cavalerie. Il s'ensuit des escarmouches pendant 5 jours consécutifs.

Le 19 août 1710, les armées alliées franchissent l'Èbre à leur tour sans être inquiétées. Elles se déploient en rang de bataille pendant la nuit :

Le 20 août 1710 à 8h00 s'engage un duel d'artillerie qui dure jusqu'à midi. L'après-midi, la bataille est une réplique de celle d'Almenara :

Il y a des milliers des morts. Les survivants encerclés préfèrent se rendre.

Philippe V d'Espagne n'échappe à la capture qu'en se déguisant en simple fantassin, aidé par un meunier de l'endroit.

Charles VI de Habsbourg défile dans Saragosse le 21 août 1710.

L'armée royale espagnole est maintenant anéantie, et la route de Madrid est dégagée pour le prétendant des Habsbourg.

Philippe V d'Espagne quitte Madrid le 9 septembre 1710 et se réfugie à Valladolid.

Les alliés conquièrent Madrid pour la seconde fois.

Cette invasion est une répétition de celle de 1706.

L'entrée de Charles VI de Habsbourg dans Madrid, le 28 septembre 1710, n'a rien d'un triomphe tant la population lui est hostile.

Il aurait déclaré : Mais cette cité est déserte!


Louis-Joseph de Vendôme et Philippe V d'Espagne après la Bataille de Villaviciosa

Louis-Joseph de Vendôme Maréchal-chef de l'armée espagnole

Évacuation de Madrid par les impériaux

Bataille de Brihuega

James Stanhope Prisonnier

Bataille de Villaviciosa

Louis XIV met Louis-Joseph de Vendôme au service de Philippe V d'Espagne.

Louis-Joseph de Vendôme devient Maréchal-chef de l'armée espagnole qu'il réorganise. Il est rejoint par des soldats de la Brigade irlandaise, et par quelques Français qui se mettent ou ont été mis au service de l'Espagne.

Dans les actions à Almenara et à Saragosse, dans les fréquentes escarmouches avec les guérilléros, ou par maladie, l'armée impériale à perdu 2 000 hommes, sur les 23 000 qu'elle comptait au départ. Elle est absolument incapable d'occuper les deux Castille. Les Portugais ne sont d'aucune aide.

La position des Alliés à Madrid, ville vidée de tous ses habitants excepté les plus pauvres, est devenue insoutenable.

Charles VI de Habsbourg laisse à Barcelone 2 000 cavaliers. Il évacue la ville le 9 novembre 1710 et se replie vers la Catalogne.

Afin de trouver plus facilement du ravitaillement, le reste de l'armée set sépare en deux détachements. Le corps principal, composé de 12 000 hommes menés par le général Guido Starhemberg, dispose d'un jour d'avance sur les 5 000 hommes du détachement britannique commandé par Lord James Stanhope. Ce détachement, isolé, constitue ainsi une proie trop tentante pour un général aussi aguerri que Louis-Joseph de Vendôme.

Louis-Joseph de Vendôme quitte Talavera avec ses troupes, et poursuit les alliés en retraite, avec une vitesse inimaginable en cette saison, et dans cette région. Il marche nuit et jour, à la tête de sa cavalerie, et en quelques jours, rattrape James Stanhope qui est arrivé à Brihuega avec l'aile gauche de l'armée alliée.

James Stanhope a juste le temps d'envoyer un messager au gros de l'armée, qui est à quelques lieues de Brihuega, avant que Louis-Joseph de Vendôme ne fonde sur lui dans la soirée du 8 décembre 1710.

Le matin suivant, le 9 décembre 1710, la ville est assaillie de tous côtés. Les murs sont abattus à coups de canon. Une mine explose sous une des portes. Les Anglais maintiennent un feu terrible jusqu'à épuisement de leurs munitions. Ils combattent alors à la baïonnette, avec l'énergie du désespoir, parvenant à incendier des maisons prises par les assaillants. Mais c'est sans espoir. Le général britannique se rend compte que la résistance conduit désormais à un carnage inutile. Lui et sa vaillante petite armée capitulent avec les honneurs. James Stanhope est fait prisonnier.

À peine la capitulation signée, Louis-Joseph de Vendôme apprend que Staremberg arrive au secours de James Stanhope. Starhemberg rejoint Louis-Joseph de Vendôme à Villaviciosa où a lieu un affrontement sanglant le 10 décembre 1710.

Les deux armées perdent environ 2 à 3 000 hommes. Les deux camps clament la victoire, mais l'armée impériale est obligée de poursuivre sa retraite.

L'armée impériale est harcelée à chaque étape par la cavalerie et les guérilléros espagnols.



L'armée impériale à Barcelone

L'armée impériale, réduite à 6 ou 7 000 hommes, atteint Barcelone le 6 janvier 1711, une des dernières villes d'Espagne à reconnaître l'autorité de Charles VI de Habsbourg.


Charles VI de Habsbourg Charles VI de Habsbourg

Mort de Joseph Ier de Habsbourg

Charles VI de Habsbourg Empereur germanique

Charles VI de Habsbourg Roi de Hongrie

En 1711, Joseph Ier de Habsbourg reconnait le calvinisme en Hongrie ainsi que le droit des États.

Joseph Ier de Habsbourg meurt à Vienne le 17 avril 1711, sans descendance masculine, victime de l'épidémie de petite vérole (variole) qui frappe toute l'Europe.

Charles VI de Habsbourg est élu Empereur romain germanique ou Empereur d'Allemagne et Roi de Hongrie sous le nom de Charles III en 1711.

Charles VI de Habsbourg rassemble l'ensemble de l'Empire de Charles Quint au grand dam des puissances européennes.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité d'Utrecht

Marie-Élisabeth de Habsbourg Régente des Pays-Bas

Victor-Amédée II de Savoie Roi de Sicile

Exil de Jacques François Édouard Stuart

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie au mieux le traité d'Utrecht.

Nicolas Chalon du Blé représente Louis XIV lors de cette négociation.

Robert Harley et Henry Saint-John conclut le Traité d'Utrecht coté britannique.

Le Traité d'Utrecht est signé le 31 mars 1713 et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Ce traité reconnait l'installation de Philippe V d'Espagne, un Bourbon sur le trône d'Espagne. Mais les Autrichiens et les Anglais exigent des compensations territoriales au détriment de l'Espagne qui perd :

Charles VI de Habsbourg confie la régence des Pays-Bas à sa sœur Marie-Élisabeth de Habsbourg.

Philippe V d'Espagne renonce à ses droits à la succession du trône de France.

L'acquisition par la France de la principauté d'Orange est reconnue définitivement.

Terre-Neuve devient anglaise.

Jacques Ier Fitz-James convainc Louis XIV de demander l'annexion de la vallée de l'Ubaye, pour renforcer la frontière française des Alpes.

Victor-Amédée II de Savoie a gardé sa neutralité entre Autriche et France. Il récupère la Savoie, reçoit une partie du Milanais et la Sicile. Victor-Amédée II de Savoie devient Roi de Sicile en 1713.

La cession des trois escartons d'Oulx, de Val Varache et du Pragelas au royaume de Piémont-Sardaigne, par le traité d'Utrecht, fragilise considérablement la région du fait de la complémentarité économique entre les escartons de l'est et ceux de l'ouest. Les Escartons de Briançon font perdurer tant bien que mal leurs coutumes sous le pouvoir savoyard.

Le traité d'Utrecht contraint Louis XIV à refuser l'asile à Jacques François Édouard Stuart.

En février 1713, Jacques François Édouard Stuart part donc à Bar-le-Duc capitale du Barrois. Il mène la belle vie, fréquentant, Léopold Ier, Duc de Lorraine, et ses parents, au château de Lunéville et à Commercy.

À la demande d'Anne Ire de Grande-Bretagne, Louis XIV gracie 136 galériens camisards emprisonnés pour fait de religion, ils sont relâchés et exilés en Angleterre.



Publication de la Pragmatique Sanction

Charles VI de Habsbourg n'a pas encore de successeur et son mariage se révèle stérile.

Charles VI de Habsbourg désire, qu'à son décès, ses états patrimoniaux restent au sein de sa Maison et ne soient pas démembrés au profit :

maris des filles de Joseph Ier de Habsbourg.

Charles VI de Habsbourg édicte en 1713 la Pragmatique Sanction qui réserve le trône à l'aîné des enfants de Charles VI de Habsbourg, qu'il soit de sexe masculin ou féminin, au détriment des enfants de Joseph Ier de Habsbourg, son frère aîné décédé.

Malgré les accords des époux des filles de Joseph Ier de Habsbourg et la garantie des différentes puissances européennes, cela déclenchera plus tard la guerre de succession d'Autriche.


Paix de 1714

Fin de la guerre de Succession d'Espagne

Traité de Rastatt

Charles VI de Habsbourg Roi de Naples

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie au mieux le traité de Rastatt.

La France a évacué toutes les conquêtes de la rive droite du Rhin, mais elle est restée en possession de la ville de Landau du Palatinat (située sur la rive gauche) avec sa forteresse.

Le traité de Rastatt est signé le 6 mars 1714 entre le Royaume de France et l'Archiduché d'Autriche et met fin à la guerre de Succession d'Espagne.

Charles VI de Habsbourg doit renoncer à ses prétentions au trône d'Espagne mais parvient à conserver le royaume de Naples.

Maximilien II Emmanuel de Bavière retrouve ses terres.

Louis XIV, furieux, a refusé la médiation de Clément XI.

La papauté, représentée seulement par un observateur au traité de Rastatt, mettra un certain temps à se remettre de cette guerre.

Les traités d'Utrecht et de Rastatt marquent la perte de la prééminence française en Europe.

Le traité de Rastatt a été rédigé en français, consacrant le rôle international de la langue française et marquant le début de la carrière diplomatique de cette langue.


Conférence de paix de Baden en 1714 - par de Johann Rudolf Huber

Traité de Baden

Une conférence de paix se tient à Baden en Suisse dès le 24 mai 1714.

Elle est décrite en détail dans le journal de Caspar Joseph Dorer (1673-1754), banneret de Baden.

Le Traité de Baden est signé le 7 septembre 1714 à Baden.

Il complète les Traités d'Utrecht et le Traité de Rastatt.

Charles VI de Habsbourg accepte le traité d'Utrecht au nom de la monarchie des Habsbourg.

Les signataires du traité de Baden conviennent des termes formels de paix qui manquaient jusqu'alors, ce qui met fin au dernier des nombreux conflits suscités par la guerre de succession d'Espagne.

Le traité donne à l'Autriche :

Le traité :

Maximilien II Emmanuel de Bavière et Joseph-Clément de Bavière sont réinstallés dans leurs territoires et possessions.

Charles VI de Habsbourg garde le titre de roi d'Espagne et la succession espagnole qui n'a en fait aucune valeur puisque le pouvoir en Espagne est entièrement détenu par Philippe V d'Espagne.

Charles François de Vintimille assiste à ce Traité.



Traité des Barrières

Ce traité confirme le traité d'Utrecht de 1713 par lequel Charles VI de Habsbourg est devenu possesseur des Pays-Bas espagnols.

Le traité des Barrières entre les Provinces-Unies et Charles VI de Habsbourg est signé le 15 novembre 1715 à Anvers.

Il accorde aux Hollandais le droit de tenir garnison dans un certain nombre de places des Pays-Bas méridionaux :



Naissance de Marie-Thérèse de Habsbourg

Marie-Thérèse de Habsbourg Archiduchesse d'Autriche

Maria Theresia Walburga Amalia Christina ou Marie-Thérèse de Habsbourg naît à Vienne le 13 mai 1717, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel.

Marie-Thérèse de Habsbourg est Archiduchesse d'Autriche par sa naissance.



Bataille de Belgrade

Sous le règne de Charles VI de Habsbourg, Eugène-François de Savoie-Carignan remporte une grande victoire à Belgrade sur les Turcs à en 1717.

Charles de Bourbon se distingue lors de cette bataille.

Louis Auguste II de Bourbon sert dans l'armée d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Nommé peu après gouverneur du Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy commande une charge décisive de cavalerie lors de ce siège.

Charles VII Albert de Bavière se joint aux armées autrichiennes dans ces campagnes menées contre les Turcs et sert dans les corps auxiliaires bavarois.



Naissance de Marie-Anne de Habsbourg

Marie-Anne de Habsbourg naît en 1718, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel.



Traité de Passarowitz

Les Turcs sont forcés une seconde fois de demander la paix. Le traité de Passarowitz est signé en 1718 avec Charles VI de Habsbourg.


Philippe V d'Espagne

Conspiration de Cellamare

Quadruple Alliance contre Philippe V d'Espagne

La conspiration de Cellamare est un complot ourdi en 1718 par l'Espagne pour retirer la régence du royaume de France à Philippe II d'Orléans.

Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé entre en correspondance avec Giulio Alberoni, cardinal italien et premier ministre de Philippe V d'Espagne.

Avec l'appui d'Antonio del Giudice, Prince de Cellamare, ambassadeur du roi d'Espagne, un projet de complot est bientôt tramé.

On y trouve la baronne de Staal-Launay, une des femmes de chambre d'Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, qui a laissé d'intéressantes mémoires, le cardinal de Polignac, Louis François Armand de Vignerot du Plessis, et plusieurs personnages moins importants.

On échafaude toute sorte de plans chimériques : enlever le Régent, faire attribuer la Régence à Philippe V d'Espagne, qui convoquerait les états généraux…

L'exécution est aussi défaillante que la conception : les conjurés font transcrire des documents compromettants qu'ils veulent envoyer à Alberoni par Jean Buvat (1660-1729), écrivain à la bibliothèque du roi, qui, épouvanté, s'empresse d'aller tout raconter à l'abbé Dubois.

L'abbé le renvoie à ses copies en lui intimant l'ordre de venir lui rendre compte chaque jour.

L'abbé Dubois laisse partir les dépêches, confiées à un jeune abbé espagnol, mais le fait arrêter à Poitiers le 5 décembre 1718.

Le 9 décembre 1718, Philippe II d'Orléans fait arrêter Antonio del Giudice qui est aussitôt expulsé, ainsi que tous ceux qui, de près ou de loin, avaient participé à la conjuration.

Louis-Auguste de Bourbon est enfermé à la forteresse de Doullens.

Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé est exilée à Dijon.

Louis François Armand de Vignerot du Plessis est emprisonné à la Bastille.

Tous obtiendront leur pardon quelques mois après et personne ne sera envoyé à l'échafaud.

À l'instigation de l'abbé Dubois, la Quadruple Alliance est formée de :

pour contrebattre les prétentions de Philippe V d'Espagne et surtout sa trop ambitieuse épouse, Élisabeth Farnèse.

Le rôle de James Stanhope est démontré dans la conclusion de la Quadruple-Alliance.

Philippe V d'Espagne rêve de porter la couronne de France, nonobstant la renonciation obtenue dans les traités d'Utrecht, en cas de décès de Louis XV.

Charles VI de Habsbourg s'engage ainsi dans une nouvelle guerre contre Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre déclarer la guerre à l'Espagne le 27 décembre 1718.

Philippe II d'Orléans prend les armes contre l'Espagne dans cette alliance.



Échange du royaume de Sardaigne contre la Sicile

Victor-Amédée II de Savoie Roi de Sardaigne

Charles VI de Habsbourg Roi de Sicile

La Sicile est trop éloignée pour que Victor-Amédée II de Savoie puisse la défendre. Il négocie en 1720 avec l'empereur Charles VI de Habsbourg l'échange du royaume de Sicile contre celui de Sardaigne.

Victor-Amédée II de Savoie devient Roi de Sardaigne. Charles VI de Habsbourg devient Roi de Sicile.


Marie-Charlotte Sobieska

Mariage de Frédéric Casimir de La Tour d'Auvergne avec Marie-Charlotte Sobieska

Mort de Frédéric Casimir de La Tour d'Auvergne

Marie-Charlotte Sobieska, déprimé, veut rejoindre un couvent.

Charles VI de Habsbourg, un cousin germain, lui cherche un mari convenable.

Frédéric Casimir de La Tour d'Auvergne épouse à Neuss par procuration le 25 août 1723 Marie-Charlotte Sobieska. Le couple se rencontre pour la première fois à Strasbourg, le 20 septembre 1723 et se marient officiellement.

Frédéric Casimir de La Tour d'Auvergne meurt à Strasbourg le 1er octobre 1723.

Marie-Charlotte Sobieska, sa veuve, aura été marié pendant 14 jours.



Mort de Léopold Clément Charles de Lorraine

François III Étienne de Lorraine Héritier des duchés de Lorraine et de Bar

Léopold Ier de Lorraine songe à faire partir Léopold Clément Charles de Lorraine, son fils aîné, pour Vienne afin de lui faire terminer son éducation auprès de l'empereur, son cousin et ami d'enfance.

Léopold Clément Charles de Lorraine meurt en 1723 de petite vérole (variole).

François III Étienne de Lorraine devient héritier des duchés de Lorraine et de Bar.

Léopold Ier de Lorraine envoie alors François III Étienne de Lorraine à la cour de Charles VI de Habsbourg qui l'élève comme son propre fils.

Charles VI de Habsbourg prévoit de le marier à Marie-Thérèse de Habsbourg, sa fille.

Marie-Thérèse de Habsbourg est très vite passionnément amoureuse de son promis.

Ce mariage risque de renforcer considérablement la puissance autrichienne, déjà en possession des provinces Belges et du Luxembourg. Cela couperait à la France la route du Rhin et rapprocherait dangereusement les forces autrichiennes de Paris.



Ratification de la Pragmatique Sanction par les États généraux et les puissances étrangères

En 1725, Charles VI de Habsbourg fait ratifier la Pragmatique Sanction aux États généraux et aux puissances étrangères.



Traité de Séville

En 1729, Robert Walpole a indiqué que l'Angleterre est disposée à reconnaitre la Pragmatique Sanction.

L'offre de mariage des 2 filles de Charles VI de Habsbourg aux 2 fils de Philippe V d'Espagne n'apportent plus rien aux Habsbourg. Charles VI de Habsbourg retire cette offre.

Pour Philippe V d'Espagne, ces 2 mariages sont la principale raison de l'alliance avec l'Autriche.

Sans aucune consultation de Vienne, l'Espagne sort de l'alliance et le 9 novembre 1729.

Robert Walpole encourage George II de Grande-Bretagne à signer un traité avec l'Espagne.

Le traité de Séville est signé le 9 novembre 1729 par :

Vandermeer Francisco, délégué des États généraux des Pays-Bas, signe le traité le 21 novembre 1729.

Il met fin à la guerre anglo-espagnole.

Ce nouveau traité modifie la répartition du pouvoir en Europe.

L'Espagne s'engage à œuvrer en faveur de la dissolution de la Compagnie d'Ostende.

Les autres puissances soutiennent l'Espagne pour la demande d'Élisabeth Farnèse. Elle demande que Charles III d'Espagne hérite du duché de Parme et de la Toscane après l'extinction de la dynastie des principes Farnèse.

Elle est autorisée, afin de garantir sa tutelle, à envoyer 6 000 hommes dans ses territoires éventuellement avec l'aide des signataires dans les 6 mois qui suivent la signature du traité.

La Grande-Bretagne conserve, au détriment de l'Espagne, son contrôle sur Minorque et Gibraltar et le maintien des privilèges commerciaux mais les affrontements navals, en particulier dans les Caraïbes, se poursuivent.

Pour lutter contre l'importation en contrebande de marchandises britanniques dans les colonies espagnoles en Amérique di Nord, il est convenu que tout bateau espagnol, même appartenant à un armateur privé, peut faire office de garde-côte, et inspecter tout bateau de commerce britannique croisant dans les eaux espagnoles.

Ce droit de visite, et la confiscation des marchandises de contrebande qui s'ensuit souvent, révulse les Britanniques, qui crient au piratage, et réveille le vieil antagonisme datant de l'époque élisabéthaine.



Mort d'Antoine Farnèse

Dans son testament, rédigé un jour avant de mourir, Antoine Farnèse nomme héritier universel le ventre enceint d'Enrichetta d'Este, son épouse et nomme un conseil de régence formé :

Antoine Farnèse meurt Parme le 20 janvier 1731 après 3 jours de souffrances.

Les personnes présentes suspectent qu'il a utilisé un remède chimique.

Le doute d'un empoisonnement nait commandité par Charles VI de Habsbourg, l'empereur.

Avec rapidité, le comte Carlo Francesco Stampa, lieutenant impérial, maréchal de camp et délégué du comte Carlo Borromeo, s'approche du Duché pour l'occuper au nom de Charles VI de Habsbourg.

Le 25 janvier 1731, 3 000 fantassins et 500 cavaliers arrivent aux ordres du prince de Wurtemberg.

Dans les faits, Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg assume la régence.

En l'absence d'un héritier mâle issu d'Enrichetta d'Este, ce serait Charles III d'Espagne, fils d'Élisabeth Farnèse, et petit-fils de Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg, qui doit devenir Duc de parme.

Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg cherche à s'opposer à l'entrée des troupes autrichiennes.

Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg en réfère au pape Clément VII pour qu'il persuade Charles VI de Habsbourg de retirer les troupes. Elle n'hésite pas à s'adresser directement à Charles VI de Habsbourg, lequel répond qu'il veut appliquer les pactes de la Quadruple-Alliance.

Le 17 février 1731 Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg reçoit en audience le comte Stampa.

Les troupes devraient partir seulement après la naissance du fils posthume du duc.


Frédéric-Auguste II de Saxe –par Pietro Antonio Rotari Frédéric-Auguste II de Saxe

Mort de Frédéric-Auguste Ier de Saxe

Stanislas Ier Leszczynski Roi de Pologne

Stanislas Ier Leszczynski Grand-duc de Lituanie

Guerre de Succession de Pologne

Frédéric-Auguste II de Saxe Roi de Pologne

Occupation de la Lorraine et du Barrois

Frédéric-Auguste Ier de Saxe meurt à Varsovie le 1er février 1733.

Son cœur repose à Dresde. Son corps est inhumé à Cracovie.

Frédéric-Auguste Ier de Saxe est l'ancêtre de George Sand.

Il fait interdire les loges maçonniques.

Protecteur des arts, grand mécène, il fait de sa capitale Dresde la Florence de l'Elbe.

C'est sous son règne qu'est découvert le secret de fabrication de la porcelaine dure par l'alchimiste Johann Friedrich Böttger, qu'il a fait enfermer.

Frédéric-Auguste Ier de Saxe établit une manufacture à Meissen, qui fait la renommée de la porcelaine de Saxe.

Frédéric-Auguste II de Saxe, fils de Frédéric-Auguste Ier de Saxe, hérite de la Saxe.

Frédéric-Auguste II de Saxe et Stanislas Ier Leszczynski se disputent le trône de Pologne.

Louis XV soutient Stanislas Ier Leszczynski, qui vit en exil en France aux frais de son gendre.

Le 31 août 1733, François de Bricqueville part de Brest.

Tandis qu'un sosie prend ostensiblement la mer à Brest sur un navire français, Stanislas Ier Leszczynski traverse secrètement l'Allemagne et arrive à Varsovie le 8 septembre 1733.

Avec l'aide d'une armée de 2 000 hommes, Stanislas Ier Leszczynski fait pression sur les nobles polonais.

Le 12 septembre 1733, grâce au soutien de la France, Stanislas Ier Leszczynski est élu par la diète, Roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie.

François de Bricqueville mouille le 15 septembre 1733 au large d'Elseneur au Danemark, avec l'escadre qu'il commande.

Composée de 9 vaisseaux de ligne et de 5 frégates, elle est chargée de soutenir la candidature de Stanislas Ier Leszczynski au trône de Pologne.

Frédéric-Auguste II de Saxe, neveu par alliance de Charles VI de Habsbourg, est soutenu par la Russie, l'Autriche, et le Saint Empire.

Renaud III de Modène, tout en restant officiellement neutre, prend secrètement le parti de l'Autriche.

La Russie et l'Autriche envahissent la Pologne.

Anne Ire de Russie envoie une armée de 20 000 hommes pour chasser Stanislas Ier Leszczynski.

Le 22 septembre 1733, Stanislas Ier Leszczynski doit se réfugier à Dantzig (Gdansk) pour y attendre de l'aide promise par la France.

Le 5 octobre 1733 à Varsovie, sous la protection des armées russes, Frédéric-Auguste II de Saxe est proclamé roi sous le nom de Auguste III de Pologne.

Frédéric-Auguste II de Saxe est le dernier roi de Pologne de la Maison de Wettin.

Louis XV est conseillé par Germain Louis Chauvelin, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et influencé par le parti antiautrichien animé Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle qui est mécontent du soutien de Vienne à Frédéric-Auguste II de Saxe.

Malgré la politique pacifiste d'André Hercule de Fleury, la France déclare la guerre à l'empereur germanique.

Charles-Emmanuel III de Savoie, Roi de Sardaigne, Duc de Savoie et Prince de Piémont, la Bavière et l'Espagne s'allient à La France pour soutenir Stanislas Ier Leszczynski et libérer l'Italie du joug autrichien.

L'Espagne qui convoite le Royaume de Naples et la Sardaigne qui convoite le Milanais, s'unissent à la France.

L'Angleterre, les Provinces-Unies, la Suède, le Danemark, la République de Venise reconnaissent que l'agression de l'Autriche et de la Russie contre la Pologne est un motif de guerre et s'engagent à rester neutres.

L'intervention sans conviction de la France ne permet pas de renverser le cours de la guerre, et Stanislas Ier Leszczynski ne retrouve pas son trône.

En 1733 les Autrichiens sont expulsés d'Italie par les forces franco-espagnoles.


Elisabeth-Christine de Brunswick-Bevern par Antoine Pesne

Mariage de Frédéric II de Prusse avec Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric II de Prusse épouse au château de Salzdahlum aujourd'hui en Basse-Saxe le 12 juin 1733 Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.

On remarque la présence à ce mariage de François III Étienne de Lorraine.

Après la cérémonie, on donne :

Élisabeth-Christine de Brunswick-Bevern est la nièce de l'empereur Charles VI de Habsbourg.

Le ménage princier s'installe séparément :



Invasion du royaume des Deux-Siciles

Bataille de Bitonto

Les Espagnols s'engagent contre Charles VI de Habsbourg dans la région du Rhin et la Lorraine.

Les troupes espagnoles conduites par Charles Ier de Bourbon-Anjou (1716-1788), envahissent le royaume des Deux-Siciles. L'armée espagnole comprend aussi, des Wallons, des Irlandais et des Italiens.

Vainqueur à la bataille de Bitonto, le 25 mai 1734, elle se rend maître du Sud de l'Italie.



Bataille de San Pietro

Mort de Claude Florimond de Mercy

Pour les Autrichiens, l'expédition de reconquête est commandée par Claude Florimond de Mercy assisté de Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Claude Florimond de Mercy rassemble 50 000 hommes devant Mantoue pour tenter de récupérer ce qui a été perdu en Italie l'année précédente.

Les préparatifs de cette expédition sont très longs et provoquent des désaccords importants entre les 2 officiers supérieurs.

Au début du printemps 1734, les opérations militaires se déplacent de la gauche à la droite du Pô car les Autrichiens reprennent l'offensive en visant Parme.

Il appartient à Charles-Emmanuel III de Savoie et aux troupes sardes de défendre la Lombardie reconquise depuis le départ de Charles Ier de Bourbon-Anjou.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny assument le commandement des troupes françaises

Charles-Emmanuel III de Savoie quitte ses troupes car Polyxène Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, son épouse, est malade.

Les maréchaux français prennent l'engagement de ne pas lancer les hostilités en son absence, il sera absent de la bataille.

Entre le 1er et le 2 mai 1734, les Autrichiens, avec 2 ponts improvisés à Portole et à Monte di San Benedetto, font passer la majeure partie de leurs troupes.

Les troupes françaises réparties le long du Pô s'aperçoivent de ce franchissement seulement quand il est réalisé.

Les Français se retirent en désordre pendant que les impériaux peuvent occuper sans opposition tout le terrain jusqu'à la rivière Enza.

Les évènements qui conduisent à la bataille de Parme se résument comme suit :

Le maréchal de Mercy souffre d'apoplexie qui lui enlève pour quelque temps la vue et la parole.

Il doit donc laisser, pendant sa convalescence, le commandement à Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Ainsi à chaque période de maladie du général en chef, correspond une période de ralentissement des opérations.

Durant le mois de juin 1734, des changements de commandement et des attaques de bourgades, qui donnent lieu a des saccages parfois freinés par des contre-offensives des franco-sardes, s'alternent.

Le 29 juin 1734 à 3 heures du matin, l'armée franco-sarde se met en marche. Les impériaux sortent de Mantoue, marchent sur Parme et rencontrent les Français.

L'infanterie composée de 52 compagnies de grenadiers emprunte la route de Colorno à Parme, avec en tête François-Marie de Broglie.

Les cavaliers et les dragons empruntent une route étroite passant par le chemin du bois de Cornocchio.

La colonne d'infanterie arrivée sur le glacis de Parme vers 7 heures, longe les murs de la ville et prend la route de Plaisance et fait halte à l'auberge de la Crocetta.

La bataille de San Pietro est aussi appelé bataille de Parme ou bataille de la Crocetta.

Noël Jourda de Vaux assiste à cette bataille.

Victor-François de Broglie combat comme capitaine de cavalerie lors de cette bataille.

Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est à la tête de son régiment et au premier rang, genou en terre, suivant l'usage de l'époque. Une balle lui fracasse la mâchoire et sort par l'épaule droite.Cette blessure le rend bossu.

Dès qu'il peut supporter le voyage, Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est transporté à Paris, où, grâce aux soins dont il est entouré, il revint enfin à la santé.

À mesure que le reste de l'infanterie arrive, les troupes sont rangées en ordre de bataille dans la prairie de Cornocchio sur 3 lignes, l'infanterie piémontaise formant la 4e ligne.

Claude Florimond de Mercy fait passer le canal du Taro à l'avant-garde. Derrière les autres troupes suivent qui s'engagent par de petits chemins entre les champs.

Présent à Parme le jour de la bataille, Goldoni raconte le sentiment des habitants de la ville de Parme dans son œuvre Mémoires.

À l'arrivée des troupes autrichiennes, la population environnant Parme se réfugie dans la ville de peur des exactions que pouvent commettre les Autrichiens.

L'arrivée des troupes franco-sardes réconforte la population qui assiste à la bataille depuis les murs de l'enceinte de la ville.

Les grenadiers des impériaux qui forment l'avant-garde, se montrent vers 10 heures et font feu sur le poste avancé des 4 compagnies de grenadiers français qui se retirent à travers champs. Le feu cesse.

Claude Florimond de Mercy ordonne à Frédéric-Louis de Wurtemberg, qui commande les premières troupes d'attaquer sans tarder. Frédéric-Louis de Wurtemberg objecte qu'il doit d'abord aligner les troupes.

Claude Florimond de Mercy finit par se mettre lui-même à la tête de quelques troupes et il se jette dans la bataille.

À une heure de l'après-midi, les troupes françaises sont repoussées.

Claude Florimond de Mercy meurt au cours de cet engagement.

N'ayant pas eu d'enfants, son nom passe au comte d'Argenteau, son fils adoptif, d'où est issue la famille de Mercy-Argenteau.

Frédéric-Louis de Wurtemberg prend alors le commandement, rassemble les hommes et se retire en bon ordre.

Il s'ensuit une grande confusion avant que les troupes impériales ne se ressaisissent et résistent vaillamment aux troupes franco-sardes.

Le feu est acharné de part et d'autre. Il est très vif de 12 heures jusqu'à 19 heures et fort ralenti depuis 19 heures jusqu'à 21 heures.

Les canons cessent de tirer et l'armée impériale commence à se retirer par le chemin de Valera.

De gros détachements qu'ils ont placés derrière les haies à mi-chemin entre la route de Plaisance et le chemin du Milieu entretiennent le feu jusqu'à 22 heures. Cela permet la retraite des impériaux qui abandonnent leurs blessés et leurs morts sur le champ de bataille.

À minuit que la bataille est considérée comme terminée.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny manquent d'expérience et ne tirent pas parti de la victoire.

Les troupes autrichiennes se réfugient dans l'actuelle province de Reggio Emilia.

Frédéric-Louis de Wurtemberg trouve refuge dans le château de Montechiarugolo où il rédige le compte-rendu de la bataille pour Charles VI de Habsbourg.

Les Impériaux laissent 6 172 morts et blessés.

Outre Claude Florimond de Mercy, 4 généraux meurent et 5 sont blessés.

De ces 5 généraux, 2 sont faits prisonniers et meurent à Parme.

Il y a de très nombreux déserteurs qui, par bande, se présentent au camp allié.

Les Français ont 104 officiers morts, 452 officiers blessés, 1 141 soldats morts, 2 305 soldats blessés.

Louis Georges Érasme de Contades, colonel du régiment d'Auvergne, est blessé lors de cette bataille.

Les Piémontais selon un document de la bibliothèque royale de Turin ont, entre les troupes officielles et les partisans, 324 blessés et 75 morts, parmi ceux-ci 12 officiers morts et 41 blessés.



Traité de Vienne

Stanislas Ier Leszczynski Duc de Lorraine et de Bar

Charles VI de Habsbourg Duc de Parme de Plaisance et de Guastalla

La guerre de Succession de Pologne prend fin par le traité de paix de Vienne négocié en secret en 1735.

Comme secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Germain Louis Chauvelin se montre très hostile à l'Autriche à qui il cherche constamment à opposer l'Espagne.

André Hercule de Fleury, pacifiste, négocie souvent en sous-main, comme pour les préliminaires du Traité de Vienne, qui subordonnent la paix à la résolution de la question lorraine.

Par des négociations secrètes, André Hercule de Fleury obtient la renonciation de François III Étienne de Lorraine.

Germain Louis Chauvelin n'intervient que pour vaincre les dernières résistances de l'Autriche.

Par le traité de paix de Vienne :

Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, est un franc succès pour André Hercule de Fleury et la diplomatie française.

Habile négociateur, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle contribue puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France.

La guerre a cependant encore décimé la population polonaise, déjà fortement réduite dans les années qui précédaient le conflit.

Le dernier des Médicis meure en Toscane.

François III Étienne de Lorraine est autorisé à épouser l'archiduchesse héritière Marie-Thérèse de Habsbourg à la grande joie de celle-ci, très amoureuse du prince Lorrain.

Charles d'Espagne III épousera Marie-Amélie de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe, le vainqueur de Stanislas Ier Leszczynski.



Mariage de François III Étienne de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg

François III Étienne de Lorraine épouse le 12 février 1736 Marie-Thérèse de Habsbourg, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse est une épouse très amoureuse. On l'a dite parfois envahissante!

Ils sont les fondateurs de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Les époux vont ensuite prendre possession de la Toscane où ils ne restent que 3 mois.

Marie-Thérèse décide qu'elle sera la marraine de la fille aînée de chacun de ses enfants, qui tous devront donner à leur fille aînée le prénom de leur grand-mère.



Mort d'Eugène-François de Savoie-Carignan

À la fin de sa vie, Eugène-François de Savoie-Carignan, principal conseiller de Charles VI de Habsbourg, se consacre au gouvernement du Conseil de guerre aulique qu'il préside.

Début avril 1736, un de ses valets découvre Eugène-François de Savoie-Carignan étouffé dans son lit, sans doute à la suite des problèmes respiratoires qu'il a depuis longtemps. Il est enterré dans la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne.



Mort de Renaud III de Modène

François III de Modène duc de Modène

Renaud III de Modène meurt le 26 octobre 1737.

François III de Modène se trouve en Hongrie à combattre les Turcs sous les ordres de Charles VI de Habsbourg.

Renaud III de Modène laisse la régence du duché de Modène à Bénédicte d'Este et Amélie d'Este, ses filles.

François III de Modène devient Duc de Modène.



Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix Ambassadeur de France à Vienne

Ratification de la Paix de Vienne

Échange du royaume de Naples et de Sicile contre le duché de Parme et le grand duché de Toscane

François III Étienne de Lorraine Grand-duc de Toscane

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix est Ambassadeur de France à Vienne auprès de Charles VI de Habsbourg.

Par les remarquables transactions qu'il mène, Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix assurera ultérieurement la possession de la Lorraine à la France.

Le traité de Vienne, concluant la guerre de Succession de Pologne, est ratifié le 18 novembre 1738.

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix reçoit le cordon du Saint-Esprit.

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix devient ensuite ambassadeur extraordinaire à Londres.

En 1738, Charles VI de Habsbourg échange le royaume de Naples et de Sicile contre le duché de Parme et le grand duché de Toscane qu'il confie à l'aîné de ses gendres.

François III Étienne de Lorraine devient Grand-duc de Toscane sous le nom de François II.



Traité de Belgrade

En 1739, attaqué par les Turcs, soutenus par la France, Charles VI de Habsbourg, doit leur abandonner par le Traité de Belgrade la Yafachie - la Petite-Valachie, la Serbie et Belgrade.



Charles VI de Habsbourg Chevalier de l'ordre de la Toison d'or

En 1739, Charles VI de Habsbourg nomme chevalier de l'ordre de la Toison d'or.


Marie-Thérèse de Habsbourg ou Marie-Thérèse au masque - l'impératrice aime aussi les fêtes et les bals

Mort de Charles VI de Habsbourg

Guerre de Succession d'Autriche

Marie-Thérèse de Habsbourg Archiduchesse d'Autriche

Marie-Thérèse de Habsbourg Reine de Hongrie

Invasion de la Silésie par la Prusse

Prise des forteresses de Glogów Brzeg et Neisse

Charles VI de Habsbourg meurt à Vienne le 20 octobre 1740.

Charles VI de Habsbourg est mélomane et musicien passionné au point d'accompagner lui même au clavecin le castrat Farinelli.

Charles VI de Habsbourg a laissé des Commentaires sur sa propre vie, qui ont été publiés à Bruxelles en 1862.

Marie-Thérèse de Habsbourg succède à son père Charles VI d'Autriche.

Par la Pragmatique Sanction, Charles VI de Habsbourg lègue à sa fille Marie-Thérèse de Habsbourg les États héréditaires de la Maison des Habsbourg :

Marie-Thérèse de Habsbourg devient Reine de Hongrie sous le nom de Marie-Thérèse Ire de Hongrie.

Malgré la Pragmatique Sanction, Marie-Thérèse de Habsbourg a du mal à faire reconnaître ses droits au trône.

D'autres princes aspirent à la remplacer sur le trône, tel :

La guerre de Succession d'Autriche durera de 1740 à 1748.

La guerre de l'oreille de Jenkins ce confond alors à cette guerre de Succession d'Autriche.

Âgée de seulement 23 ans, et en tant que femme, elle est considérée comme un chef fragile. Elle est trahie de tous côtés et par ceux-là même qui s'étaient engagés à la soutenir.

Elle est attaquée par ses voisins et parents, et doit mener sans soutien ni argent la guerre de Succession d'Autriche contre la Prusse, la Bavière, la Saxe, la France de Louis XV, le Piémont-Sardaigne et l'Espagne.

La Russie reconnait la Pragmatique Sanction et reste une alliée fidèle des Habsbourg.

Charles-Emmanuel III de Savoie prétend au Milanais. Les promesses d'une augmentation de territoire de Marie-Thérèse de Habsbourg le détachent de la France et de l'Espagne.


Maximilien III Joseph de Bavière Maximilien III Joseph de Bavière en Prince héritier

Mort de Charles VII Albert de Bavière

Maximilien III Joseph de Bavière Prince-Électeur de Bavière

Charles VII Albert de Bavière meurt à Munich le 20 janvier 1745.

Son fils et successeur Maximilien III Joseph de Bavière, prudent, ne prétend pas à la charge impériale ni aux possessions autrichiennes.

La succession impériale se déroule enfin conformément aux dispositions de Charles VI de Habsbourg, en faveur de Marie-Thérèse de Habsbourg.

Maximilien III Joseph de Bavière devient Prince-Électeur de Bavière. Il hérite d'un pays sur le point d'être envahi par les armées autrichiennes lors de la guerre de Succession d'Autriche.


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