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Événements contenant la ou les locutions cherchées



121 événements affichés, le premier en 1312 - le dernier en 1470



Mariage de Jean Ier de Melun avec Jeanne de Tancarville

Jean Ier de Melun épouse entre 1312 et 1315 Jeanne de Tancarville (vers 1290 ou vers 1295-1327 ou 1328), fille de Robert de Tancarville (mort en 1302) et d'Alix de Pons. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean II le Bon avec Bonne de Luxembourg

Très lié aux Valois et à la cour de France, Jean Ier de Luxembourg donne sa fille en mariage au fils de Philippe VI de Valois.

En janvier 1332, le contrat de mariage entre Jean II le Bon et Bonne de Luxembourg est signé à Fontainebleau.

Jean II le Bon épouse à Melun le 28 juillet 1332 Bonne de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Bonne de Luxembourg est la sœur aînée de l'Empereur Charles Ier de Luxembourg



Mariage de Pierre Ier de Bourbon avec Isabelle de Valois

Pierre Ier de Bourbon épouse le 25 janvier 1336 Isabelle de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol.

Leurs enfants sont :



Naissance de Charles V le Sage

Charles V le Sage naît à Vincennes le 21 janvier 1337 ou 1338, fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Il est baptisé à l'église de Montreuil.



Naissance de Jean II de Montagu l'Aîné

Jean II de Montagu ou de Montaigu dit l'Aîné naît en 1349 ou 1350 ou 1363, fils de Girard ou Gérard de Montagu et de Biette Cassinel.

Biette Cassinel est la sœur de Ferry Cassinel, Archevêque et Duc de Reims et Pair de France.

Gérard de Montagu est le secrétaire de Charles V le Sage.


Abdication d'Humbert II du Viennois - huile sur toile d'Alexandre Debelle - 1847 - Musée de Grenoble

Traité de Romans

Charles V le Sage Dauphin de Viennois

En 1349, Philippe VI de Valois rachète le Dauphiné à Humbert II de Viennois.

Amblard de Beaumont, protonotaire d'Humbert II du Viennois, est le négociateur de ce traité.

Pierre II Flotte participe aux négociations.

Le traité de Romans est signé à Romans-sur-Isère le 29 ou 30 mars 1349 entre Humbert II du Viennois et le royaume de France.

Humbert II du Viennois vend sa principauté qui est rattachée au royaume de France.

La cession est qualifiée de transport pour sauver les apparences.

Le traité prévoit que :

Humbert II du Viennois entre dans l'Ordre des Prêcheurs de Lyons où il prend l'habit de saint Dominique.

Charles V le Sage est le premier fils de France à porter le titre de Dauphin de Viennois.

Une fois le Dauphiné rattaché au royaume de France, les délégués des Escartons de Briançon font, à chaque avènement d'un souverain, confirmer les droits acquis par leurs communautés.



Contrat de Mariage de Charles V le Sage avec Jeanne de Bourbon

Le contrat de mariage de Jeanne de Bourbon et Charles V le Sage est signé en 1349.



Entrée de Charles V le Sage à Grenoble

En décembre 1349, Charles V le Sage fait son entrée à Grenoble.

Humbert II du Viennois y assiste avec l'habit de son ordre.



Notification de l'abdication d'Humbert II du Viennois à ses sujets

Humbert II du Viennois notifie son abdication à ses sujets le 1er février 1350 en présence des principaux Seigneurs du pays assemblés dans le couvent des Dominicains de Grenoble.

Il leur déclare par un discours ferme et touchant qu'à l'avenir ils auront à reconnaître Charles V le Sage pour leur légitime Souverain.



Mariage de Charles V le Sage avec Jeanne de Bourbon

Charles V le Sage épouse à Tain-l'Hermitage le 8 avril 1350 Jeanne de Bourbon, fille de Pierre Ier Bourbon, et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :



Mariage d'Amédée VI de Savoie avec Bonne de Bourbon

Traité de Paris

Amédée VI de Savoie épouse à Paris en août 1355 Bonne de Bourbon, fille de Pierre Ier de Bourbon, et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :

Sous l'impulsion de Bonne de Bourbon, Ripaille et Thonon deviennent le lieu de résidence de la cour.

En 1355, Amédée VI de Savoie acquiert définitivement la province du Faucigny, par le traité de Paris.

En 1355, Amédée VI de Savoie signe un traité avec la France qui fixe la frontière entre la Savoie et le Dauphiné.

Thonon, qui ne relève plus d'une position stratégique essentielle, connaît une nouvelle prospérité.

La gestion d'Aymar VI de Poitiers-Valentinois en tant que gouverneur du Dauphiné semble ne pas convenir à Charles V le Sage.

Aymar VI de Poitiers-Valentinois est condamné à verser 1 000 marcs d'argent, commués en 15 000 florins d'or, qui ne seront payés que par Louis II de Poitiers-Valentinois, son successeur.



Charles V le Sage Duc de Normandie

Charles V le Sage porte le titre de Duc de Normandie en 1355 sous le nom de Charles Ier.


Arrestation de Charles II le Mauvais et de Jean V d'Harcourt lors du banquet de Rouen

Arrestation de Charles II le Mauvais

Arrestation de Jean V d'Harcourt

Jean II le Bon est averti des projets de partage du pays, ourdis par Charles II le Mauvais et les Anglais à Avignon, et se décide à le mettre hors d'état de nuire.

Le 5 avril 1356, Charles V le Sage, dauphin et duc de Normandie, convie en son château de Rouen toute la noblesse de la province, dont Charles II le Mauvais et Jean V d'Harcourt qui prennent place à sa table d'honneur.

La fête bat son plein lorsque surgit Jean II le Bon, coiffé d'un casque et l'épée à la main, en hurlant :

Que nul ne bouge s'il ne veut être mort de cette épée !

À ses côtés, Philippe de Valois, son frère, Louis Ier d'Anjou, son fils cadet, et ses cousins d'Artois forment une escorte menaçante.

À l'extérieur, une centaine de cavaliers en armes tiennent le château.

Jean II le Bon se dirige vers la table d'honneur, agrippe Charles II le Mauvais par le cou et l'arrache violemment de son siège en hurlant :

Traître, tu n'es pas digne de t'asseoir à la table de mon fils !

Colin Doublet, écuyer de Charles II le Mauvais, tire alors son couteau pour protéger son maître, et menace le souverain.

Il est aussitôt appréhendé par l'escorte royale qui s'empare également de Charles II le Mauvais.

Excédé par les complots de son cousin avec les Anglais, le roi laisse éclater sa colère qui couve depuis la mort de Charles de La Cerda.

Charles V le Sage, à genoux, implore Jean II le Bon de ne point le déshonorer.

Le roi se tourne vers Jean V d'Harcourt et lui assène un violent coup de masse d'armes sur l'épaule avant d'ordonner son arrestation.

Charles II le Mauvais emprisonné dans le château d'Arleux, près de Cambrai.



Mort de Jean V d'Harcourt

Saisie du château d'Harcourt

Jean II le Bon renonce à faire exécuter Charles II le Mauvais, mais condamne à mort, sans aucune forme de procès et sans même lui accorder le droit de recevoir les sacrements de l'Église, Jean V d'Harcourt ainsi que 3 de ses compagnons, dont l'écuyer Doublet.

Comme les Rouennais aiment grandement Jean V d'Harcourt, Jean II le Bon craint des émeutes.

Le soir du 5 avril 1356, Jean V d'Harcourt et ses compagnons sont conduits au lieu-dit du Champ du Pardon, à côté de Rouen.

Jean II le Bon ordonne faites délivrer ces traîtres et, malgré les nouvelles implorations de Charles V le Sage, le bourreau, un criminel libéré pour la circonstance qui gagne ainsi sa grâce, leur tranche la tête.

Leurs corps sont ensuite exposés au gibet de Rouen.

Plus tard, le corps de Jean V d'Harcourt est enlevé par ses proches et inhumé dans l'église du prieuré Notre-Dame du Parc, près du château d'Harcourt.

Dès le surlendemain, le roi envoie le bailli de Rouen avec 50 hommes d'armes, 25 arbalétriers et plusieurs officiers pour saisir le château d'Harcourt.

Cette exécution sommaire provoque la colère de Geoffroy d'Harcourt qui, à l'instar de Philippe de Navarre, frère de Charles II le Mauvais, entre à nouveau en rébellion ouverte contre le roi de France et se tourne vers Édouard III d'Angleterre.


Bataille de Poitiers

Bataille de Poitiers

Jean II le Bon prisonnier

Charles V Régent du Royaume de France

Mort de Gautier VI de Brienne

Mort de Geoffroy Marcel de Longueil

Mort de Louis Ier de Brosse Seigneur de Boussac, de Sainte-Sévère, d'Huriel et de La Pérouse

Mort de Pierre Ier de Bourbon

Mort de Pierre de Vendôme,

Louis II de Bourbon Duc de Bourbon et Grand chambrier de France

Mort de Robert de Morée

Mort de Geoffroy Ier de Charny

Mort d'Hugues III de Castelnau-Calmont

Henri V de Joinville Prisonnier

Jacques Ier de Bourbon Prisonnier

Tandis que les Anglais remontent de leur possession de Bordeaux vers la Loire pour une nouvelle chevauchée, le Roi de France peut enfin lever une armée pour se porter à leur rencontre.

L'armée anglaise compte à peine 7 000 hommes mais elle est solidement retranchée sur le plateau de Maupertuis.

Archambaud de Grailly combat aux côtés du Prince Noir.

Thomas de Beauchamp participe à cette bataille, côté anglais.

Le Roi de France, de son côté, aligne pas moins de 15 000 hommes.

Participent à la bataille :

Thomas de Montmorin est fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille de Poitiers

Libéré par Louis Ier de Hongrie, Robert de Morée combat pour Jean II le Bon.

Arnaud de Cervole participe à la bataille où il est fait prisonnier et discrètement libéré.

Amaury IV de Craon participe à la bataille et est fait prisonnier.

Henri V de Joinville est fait prisonnier.

Jean II de Melun et Guillaume II de Melun sont fait prisonniers.

Le 19 septembre 1356, l'armée française est écrasée par les archers anglais près du bourg de Nouaillé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Poitiers.

Placé à la tête d'un corps d'armée, Jean Chandos, capitaine anglais, joue un rôle décisif dans la victoire anglaise.

Malgré la charge folle des chevaliers, la bataille tourne très vite à la déroute française.

Beaucoup de chevaliers sont faits prisonniers.

D'autres se replient lâchement et abandonnent leur Roi à son sort.

Le Roi Jean II le Bon, surnommé ainsi en raison de sa bravoure, ose se lancer à la poursuite du Prince Noir mais il est lui-même fait prisonnier.

Une belle légende garde le souvenir du dévouement légendaire de Philippe II le Hardi, jeune fils de Jean II le Bon.

Au cœur de la bataille, lorsque les chances de vaincre sont quasiment anéanties, Jean II le Bon ordonne à ses 3 fils aînés, Charles V le Sage, Louis Ier d'Anjou et Jean Ier de Berry, de prendre la fuite.

Le Roi veut protéger sa descendance, et donc sa succession.

Seul Philippe II le Hardi, âgé de 14 ans, reste auprès de son père, pour le soutenir jusqu'au bout, non par les armes, mais par les paroles :

Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche !"

Il en gardera son surnom.

Le pouvoir est laissé à Charles V le Sage, lieutenant du Roi, qui assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans. Il doit défendre une position considérablement affaiblie.

Pierre Ier de Bourbon meurt durant la bataille, en faisant rempart de son corps devant son Roi.

Louis II de Bourbon devient Duc de Bourbon et reçoit la charge de Grand chambrier de France.

Meurt durant la bataille :

Philippe de Chambly est inhumé au couvent des Cordeliers de Poitiers.

Jacques Ier de Bourbon est blessé et fait prisonnier.

Isabeau de Brienne hérite des titres et revendications de la famille de Brienne après la mort de Gautier VI de Brienne, son frère, les transmettant à la famille de Gauthier III d'Enghien, son époux,

Le corps de Louis Ier de Brosse est d'abord déposé au couvent des Frères mineurs de Poitiers.

Il est ensuite ramené et inhumé dans l'église Saint-Martin à Huriel dans l'Allier.

Enguerrand VII de Coucy est désigné, parmi d'autres seigneurs de son rang pour servir de caution à la rançon de Jean II le Bon, retenu prisonnier par le Prince noir.



Soulèvement des Parisiens

Charles Ier de Luxembourg conseille son neveu Charles V le Sage, à Metz, en 1356, lors d'un soulèvement des Parisiens.



Siège de Rennes

Bertrand du Guesclin Chevalier

Bertrand du Guesclin Capitaine de Pontorson et du mont Saint-Michel.

Jean IV de Bretagne commence à prendre parts aux opérations militaires en 1357.

Rennes est assiégée par Henry de Grosmont, Duc de Lancastre en 1357.

Charles de Dinan fait partie des défenseurs.

Bertrand du Guesclin, au service de Charles de Blois-Châtillon, se fait connaître en participant à la défense de la ville qu'il délivre le 5 juillet 1357.

En compagnie d'Arnoul d'Audrehem, Pierre Ier de Villiers est sauvé d'une embuscade par Bertrand Du Guesclin, fait qui vaut à ce dernier son titre de chevalier.

Eléastre de Marès adoube Bertrand du Guesclin chevalier au château de Montmuran (commune des Iffs)

Pierre Ier de Villiers est rappelé par Charles V le Sage en tant que chevalier du Guet à Paris.

Pierre Ier de Villiers prend Bertrand Du Guesclin alors sous son aile et lui fournit des troupes.

Pierre Ier de Villiers laisse à Bertrand Du Guesclin son poste à Pontorson.

Bertrand du Guesclin est nommé capitaine du Mont Saint-Michel sur recommandation de Pierre Ier de Villiers.

Bertrand du Guesclin remporte plusieurs victoires qui permettent d'écarter la menace anglaise du Mont Saint-Michel pour plusieurs années.



Libération de Charles II le Mauvais

Tentative d'empoisonnement du Dauphin Charles V le Sage

Charles II le Mauvais à Amiens

Après la défaite de Poitiers, Charles II le Mauvais est délivré le 9 novembre 1357 par Jean de Picquigny, Gouverneur de l'Artois

Charles II le Mauvais arrive à Amiens le 9 novembre 1357.

Accueilli favorablement par :

Charles II le Mauvais demeure 15 jours dans la ville.

Les échevins d'Amiens lui décernent même le titre de bourgeois d'Amiens, ce qui ne s'était jamais vu pour un prince de sang royal, ils proclament Charles II le Mauvais, capitaine de la ville et de ses faubourgs.

Charles II le Mauvais regagne Paris et complote avec Étienne Marcel le prévôt des marchands.

Charles II le Mauvais entre en tractations avec les Anglais en vue de s'approprier quelques belles provinces.

Charles II le Mauvais tente d'empoisonner Charles V le Sage, le Dauphin, en 1357.



Prise de Melun

En 1358, Melun est prise, par Charles II le Mauvais grâce à la complicité de Blanche de Navarre, sa sœur.

Charles II le Mauvais fait alors de de Melun son quartier général contre Charles V le Sage.

Toutefois certains quartiers ne sont pas pris par les Navarrais tel le quartier Saint-Aspais.

Les troupes de Charles II le Mauvais enfermées dans l'île Saint-Étienne s'opposent au passage des denrées devant approvisionner Paris, ou bien soumettent les marchandises à des droits et taxes exorbitants.



Sens entourée de fossés

En 1358, Charles V le Sage ordonne à Guillaume II de Melun d'entourer la ville de Sens de fossés à cause de l'incursion des anglais.

On renverse de fond en comble :

qui sont en dehors des murs.



Charles V le Sage à Corbie

Charles V le Sage, qui garde dans Amiens des partisans, se rend à Corbie et demande à s'entretenir avec Firmin de Cocquerel, le maïeur, et les échevins d'Amiens.

En avril 1358, Firmin de Cocquerel et les notables d'Amiens refusent de se rendre à Corbie.

On veut bien recevoir Charles V le Sage à Amiens mais sans escorte, ce qui ne peut se faire.


Révolution d'Étienne Marcel

Révolution d'Étienne Marcel

Mort de Robert de Clermont

Mort de Jean de Conflans

Siège de Paris

Les bourgeois de Paris songent à tirer parti de l'absence de Jean II le Bon, prisonnier à Londres suite à la défaite de Poitiers, pour imposer leurs volontés à Charles V le Sage, qui exerce alors le pouvoir royal.

Étienne Marcel, à leur tête, cherche à instaurer en France une monarchie contrôlée.

Le 22 février 1358, Étienne Marcel fait irruption dans la chambre de Charles V le Sage.

Il s'en prend à deux conseillers du dauphin :

et les accuse de mal servir la couronne.

Les deux hommes sont assassinés sous les yeux terrifiés de Charles V le Sage, un jeune homme, malingre et incapable de tenir une épée.

Le dauphin doit accepter de coiffer le chaperon rouge et bleu, aux couleurs de la capitale, dont Étienne Marcel a fait le signe de ralliement de ses partisans.

Complètement démuni, le dauphin dépend du prévôt pour obtenir des subsides.

Aussi feint-il d'accepter ses conseils et ses projets de réformes.

Étienne Marcel le reconnaît comme régent du royaume.

Quelques semaines après avoir fait mine de se soumettre au prévôt des marchands, Charles V le Sage s'enfuit de Paris de façon quelque peu rocambolesque et rassemble ses fidèles en vue de reprendre sa capitale qu'il assiège aussitôt avec ses troupes.

Pierre Ier d'Orgemont fait preuve d'une loyauté sans faille envers la couronne pendant la révolte d'Étienne Marcel, ce qui lui vaudra la reconnaissance de Charles V le Sage.



Ordonnance du Vermandois

Le 14 mai 1358, Charles V le Sage prend l'ordonnance dite du Vermandois en vue de renforcer les forteresses qui bordent l'Oise, la Seine et la Marne.

Son objectif est d'affamer Paris en bloquant le ravitaillement qui lui arrive par les trois cours d'eau.

Il semble que des agents d'Étienne Marcel aient fait croire aux paysans des environs que ces dispositions militaires visent à leur soumission.


Gaston III Phébus mate la Jacquerie de Meaux lors de son retour de croisade - Miniature de Loyset Liédet - tirée des Chroniques de Froissart -BnF Fr.2643 f 226 vo

À Meaux, les Jacques repoussent les soldats et quelques dames de la noblesse, dont Jeanne de Bourbon, la duchesse de Normandie, épouse du régent et le dauphin, Charles V le Sage, dans la forteresse du marché de Meaux.

Les assiégés s'attendent au pire quand ils voient arriver à leur secours Gaston III Phébus ainsi que Jean de Grailly, captal de Buch.

L'un et l'autre reviennent d'une croisade contre les païens de Prusse.

Le samedi 9 juin 1358, Un corps à corps se livre sur le pont de la Marne.

Les attaquants reculent.

Victorieux, les nobles se vengent sans ménagement.

Ils pendent le maire et mettent à sac la ville.

Celle-ci va brûler pendant 2 semaines.

Les travaux de la Cathédrale de Meaux sont arrêtés.

Gaston III Phébus aurait pour la première fois lancé son cri Febus aban.


Mort d'Étienne Marcel

Siège de la forteresse d'Ermenonville

Bataille de Mello

Mort d'Étienne Marcel

Pendant ce temps, Guillaume Carle fait le siège de la forteresse d'Ermenonville, au nord-est de Paris, avec le concours de quelques milices parisiennes envoyées par Étienne Marcel.

Le capitaine général des Jacques lève le siège en apprenant que Charles II le Mauvais, Roi de Navarre, assisté de 400 lances, a pris la tête de la répression dans le Beauvaisis.

Il se rend à sa rencontre dans les environs de Clermont-en-Beauvaisis.

Charles II le Mauvais fait mine de vouloir négocier un armistice.

Quand Guillaume Carle se rend à sa rencontre pour en discuter, il est aussitôt capturé.

Le 10 juin 1358, les paysans privés de leur chef sont écrasés à Mello.

Plusieurs milliers de paysans sont massacrés un peu partout et les villages incendiés en guise de punition.

Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés.

À Clermont-en-Beauvaisis, Guillaume Carle est décapité après avoir été couronné d'un trépied de fer chauffé à blanc !

Ce drame relaté par le chroniqueur Jean Froissart ne met pas pour autant un terme aux révoltes paysannes.

De son côté, Étienne Marcel se déconsidère par ses alliances avec les paysans en révolte du Beauvaisis et le Charles II le Mauvais, Roi de Navarre.

Jehan Pastoret et Jean Maillart ou Maillard, son ami, un échevin fidèle à la royauté, luttent pour remettre Paris sous l'obéissance du dauphin.

Le 31 juillet 1358, Jean Maillard fait assassiner le prévôt des marchands, Étienne Marcel, devant la porte Saint-Denis, alors qu'il s'apprête à livrer les clés de la ville à Charles II le Mauvais.

Charles V le Sage se retrouve maître de Paris mais sa position reste fragile.


Charles V le Sage faisant son entrée dans Paris escorté par Jehan Pastoret

Entrée dans Paris de Charles V le Sage

Charles V le Sage a surpris tout le monde par sa force de caractère.

Les bourgeois de Paris envoient Jehan Pastoret vers Charles V le Sage pour lui demander de rentrer dans Paris.

Le 2 août 1358, l'héritier de la couronne, escorté par Jehan Pastoret, peut enfin rentrer en triomphe dans sa capitale.

De tous ces malheurs qui auraient pu entraîner révolution et séditions, la monarchie et l'État vont paradoxalement sortir renforcés.



Bataille d'Amiens

Mort de Firmin de Coquerel

Mort de Jacques de Saint-Fuscien

Il faut éviter à tout prix à Charles V le Sage que toute la province de Picardie ne bascule dans le camp de Charles II le Mauvais.

Dans la première quinzaine de septembre 1358, pour détourner les Amiénois de Charles II le Mauvais, Charles V le Sage promet aux habitants de la ville, l'oubli du passé.

Charles II le Mauvais doit donc passent à l'action, s'il veut rétablir sa position.

Jean de Picquigny, réfugié dans son château de La Hérelle, au sud-est de Breteuil-sur-Noye, décide de s'introduire dans Amiens pour y libérer son épouse, emprisonnée par les hommes de Charles V le Sage.

Jean de Picquigny peut compter sur 3 puissants alliés,

L'action doit se dérouler avant le 28 octobre 1358, date du renouvellement de l'échevinage.

Des hommes d'armes sont introduits clandestinement dans les caves et les greniers de l'hôtel de l'abbé du Gard et des maisons avoisinant la porte de Saint-Firmin.

La commune d'Amiens est à cette époque en train de construire un nouveau rempart su sud de la ville.

Il y a donc un espace compris entre 2 ceintures fortifiées dans lequel s'étendent des faubourgs.

Jean de Picquigny choisit d'attaquer la ville par la porte de La Hotoie, à l'entrée ouest de la nouvelle enceinte.

Au petit matin du 16 septembre 1358, avec les sires de Gauville, de Fricamp et de Béthisy, Jean de Picquigny pénètre dans le faubourg à l'extérieur de l'ancienne muraille du XIIe siècle, avec près de 800 hommes d'armes au cri de : Navarre! Navarre!

À ces cris, les partisans Charles V le Sage se réveillent, s'arment et engagent la lutte au corps à corps dans les faubourgs.

L'alarme est donnée à l'intérieur de la ville et les hommes d'armes fidèles à Charles V le Sage s'élancent à leur tour dans la bataille.

Les Amiénois fidèles à Charles V le Sage peuvent prévenir Robert de Fiennes et Guy V de Châtillon-Saint-Pol qui sont à Corbie.

Ils arrivent dans Amiens par la porte Saint-Michel, située à l'est de la ville, avec 400 lances.

Jean de Picquigny est obligé de battre en retraite tout en pillant puis incendiant les faubourgs Saint-Jacques, Saint-Rémi, Saint-Michel ainsi que l'abbaye Saint-Jean.

L'échec de Jean de Picquigny évite qu'Amiens ne bascule, à nouveau, dans le camp de Charles II le Mauvais. La ville reste fidèle au roi de France.

Le parti du roi de Navarre à Amiens est anéanti.

Le 17 septembre 1358, 17 notables sont décapités en place publique, dont :

Plusieurs autres notables sont bannis de la ville selon le chroniqueur Jean Froissart.



Tentative de prise de Melun

En 1359, Charles V le Sage se décide à délivrer Melun et se dirige sur la ville avec Bertrand du Guesclin, 3 000 hommes et 2 canons.

Un assaut général est donné qui n'amène à aucun résultat.



Traité de Pontoise

Le 21 août 1359, Le traité de Pontoise, met fin au siège de Melun

Charles V le Sage se réconcilie avec Charles II le Mauvais.

Melun revient dans le royaume de France.

Les familles des bourgeois d'Amiens suppliciés l'année précédente obtiennent des lettres de rémission et rentrent en possession de leurs biens.

Charles fait aussitôt renforcer les fortifications de la ville de Melun et du château et les pourvoit d'artillerie.

Il fait de Melun sa résidence favorite et il va chasser régulièrement dans la forêt de Bière.

Charles V le Sage conserve dans son château de Melun des économies du Trésor royal ;

Il y a aussi réuni les objets précieux qui étaient comme un apanage mobilier de la couronne, diamants, annels, bagues enrichies de pierres précieuses, bijoux, orfèvreries, fermaux, camaïeux, croix niellées enrichies d'émaux et de pierreries, bibles richement reliées et enluminées.



Arnaud de Cervole au service de Charles V le Sage

En 1359, Charles V le Sage attire Arnaud de Cervole à son service



Mort d'Hugues IV de Lusignan

Hugues IV de Lusignan meurt le 10 octobre 1359.

Hugues de Lusignan, mis à l'écart, porte l'affaire devant le pape Innocent VI, avec notamment l'appui de Charles V le Sage, son parent.

Le pape envoie une requête aux autorités chypriotes pour qu'elles s'expliquent sur la situation.



Conflit entre Hugues de Lusignan Pierre Ier de Lusignan

En 1360 une ambassade de Pierre Ier de Lusignan menée par le maréchal de Chypre et l'auditeur du royaume ne parvient pas à trouver un compromis avec Hugues de Lusignan, fortement soutenu par Charles V le Sage.

Le pape Innocent VI finit par convoquer Pierre Ier de Lusignan devant sa cour pour qu'il règle en personne le différend avec Hugues de Lusignan.



Traité de Calais

Les conditions de paix de Brétigny sont ratifiées par un traité signé à Calais le 24 octobre 1360.

Elles sont calamiteuses pour la monarchie des Valois.

Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe II Auguste, 150 ans auparavant.

A vrai dire, elles ne seront jamais appliquées grâce à la résistance énergique du Dauphin, futur Charles V le Sage.

Pour désastreux qu'il soit, le traité de Brétigny-Calais, offre une pause dont Charles V le Sage profite pour remettre le royaume en état de reprendre la guerre.

Édouard III d'Angleterre récupère le Sud-Ouest français dont il confie le gouvernement à Édouard, le Prince Noir.


Blason des Ducs de Bourgogne Blason des Comtes d'Auvergne

Mort de Philippe Ier de Rouvres Duc de Bourgogne

Maison de Valois

Jean II le Bon Duc de Bourgogne

Marguerite Ire de France Comtesse de Bourgogne et d'Artois

Marguerite Ire de France Dame de Salins

Jean Ier d'Auvergne Comte d'Auvergne et de Boulogne de Montfort

Philippe Ier de Rouvres meurt prématurément le 21 novembre 1361 au château de Rouvres, sans avoir eu le temps de s'assurer une descendance.

Avec lui s'éteint par les mâles la première branche bourguignonne de la maison capétienne.

Il est inhumé dans l'abbaye de Saint-Nicolas-les-Citeaux.

Marguerite de Mâle, âgée de 11 ans, veuve de Philippe Ier de Rouvres devint duchesse héritière de Bourgogne.

Le duché de Bourgogne aurait normalement dû échoir, suivant les lois de primogéniture, à Charles II le Mauvais, second cousin Philippe Ier de Rouvres, petit-fils de Marguerite de Bourgogne.

Mais Le duché de Bourgogne est repris par le roi Jean II le Bon héritier le plus proche du jeune duc en nombre de degrés civils, en tant que fils de Jeanne de Bourgogne, deuxième fille de Robert II de Bourgogne.

Charles V le Sage envoie Jean II de Melun assurer la mainmise de la couronne de France sur le duché de Bourgogne.

Marguerite Ire de France (1310-1382), grand-tante de Philippe Ier de Rouvres, devient Comtesse de Bourgogne et Comtesse d'Artois (Marguerite II) et Dame de Salins en 1361.

Jean Ier d'Auvergne, frère de Guillaume XII d'Auvergne, devient Comte d'Auvergne, de Boulogne, et de Montfort en 1361, succédant dans ces deux fiefs à son petit-neveu Philippe Ier de Rouvres.

Jean Ier d'Auvergne est également Comte de Montfort.



Liaison de Charles V le Sage avec Biette de Casinel

Charles V le Sage a une liaison avec Biette de Casinel.

Leur enfant pourrait être :



Jehan Pastoret Avocat du roi

En 1364, Jehan Pastoret est nommé avocat du roi par Charles V le Sage.


Charles V le Sage Charles V le Sage

Mort de Jean II le Bon Roi de France

Charles V le Sage Roi de France

Jean II le Bon meurt le 8 avril 1364, dans sa prison à Londres.

Il est inhumé à Saint-Paul à Londres puis à Saint-Denis.

Charles V le Sage est couronné Roi de France le 19 mai 1364 à Reims.

Robert de Fiennes est présent à ce sacre.

Jean Ier de Lorraine et Robert Ier de Bar assistent à ce sacre.

Charles V le Sage n'aura de cesse de lutter contre les Anglais mais aussi :

Peu adepte de la guerre, Charles V le Sage n'en gère pas moins le royaume avec une énergie et une intelligence qui lui vaudront le qualificatif très mérité de Sage.

Pendant le sacre du jeune roi, Louis Ier d'Anjou, duc d'Anjou, s'empare du trésor gardé à Melun.

De nouvelles taxes et la révolte des Maillotins sont la conséquence de ce vol.



Jean II d'Armagnac Gouverneur du Languedoc

Au début de du règne Charles V le Sage, le gouvernement du Languedoc est confié à Jean II d'Armagnac.



Mort de Béatrice de Clermont

Jean II d'Armagnac Comte de Charolais

Béatrice de Clermont meurt en 1364.

Jean II d'Armagnac, son fils, devient Comte de Charolais.

Jean II d'Armagnac n'est pas obligé, au contraire de Jean Ier d'Armagnac, son père, de rendre un hommage humiliant à ceux qu'il a combattus pendant plusieurs années, Édouard III d'Angleterre, et son fils, le Prince Noir.

Mais Jean II d'Armagnac est le premier, et longtemps le seul, à soutenir l'appel de Jean Ier d'Armagnac son père au roi Charles V le Sage contre les agissements du Prince Noir., ce qui au bout du compte a amènera la libération de la Gascogne du joug anglais.



Continuation de la construction du donjon de Vincennes

En 1364, le deuxième étage du donjon de Vincennes est achevé.

Le roi Charles V le Sage fait continuer les travaux par son architecte Raymond du Temple.


Le Louvre - octobre dans les Très riches Heures du duc de Berry

Rénovation du Louvre

A peine sur le trône, Charles V le Sage délaisse la résidence traditionnelle de la monarchie, l'hôtel Saint-Pol, dans le quartier du Marais, trop nauséabond à son goût.

Il fait rénover la vieille forteresse du Louvre, qui borde à l'ouest le mur d'enceinte de la capitale.

On vois ici le Louvre illustré dans les Très riches Heures du duc de Berry



Campagne contre Charles II le Mauvais

Charles V le Sage, le nouveau Roi,doit ramener à la raison Charles II le Mauvais, dont les redoutables troupes de Gascons sont solidement établies dans les campagnes autour de Paris et font bombance pendant que les Parisiens crient famine.

Ordre est donné au capitaine Bertrand du Guesclin (40 ans) de s'emparer du comté d'Évreux et du Cotentin et d'en faire don provisoirement au fils de Charles II le Mauvais, Charles III le Noble, fidèle aux Valois.

Victime d'une malformation au bras droit, Charles V le Sage ne peut pas combattre en personne.

Il se repose donc sur le bras de son fidèle Bertrand du Guesclin, un chef de bande qui s'est illustré dans les luttes dynastiques en son pays, la Bretagne.


Jean III de Grailly se rend à du Guesclin lors de la bataille de Cocherel

Bataille de Cocherel

Jean III de Grailly Prisonnier

Archambaud de Grailly Prisonnier

Jean III de Grailly Seigneur de Nemours

Bertrand du Guesclin Comte de Longueville

La ville d'Évreux est détruite.

Jean III de Grailly s'allie avec Charles II le Mauvais.

Arnaud de Cervole au service de Philippe II le Hardi négocie avec les Navarrais puis quitte le champ de bataille en prétextant une reconnaissance.

Philippe II le Hardi doit employer toute sa science de la diplomatie pour calmer la colère de Charles V le Sage.

Bertrand du Guesclin est appuyé par quelques nobles anglo-gascons également sans emploi à cause de la paix.

Arnaud-Amanieu VIII d'Albretprend part à cette bataill à côté des Français.

Le 16 mai 1364, Bertrand du Guesclin vainc les troupes de Charles II le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel (aujourd'hui Houlbec-Cocherel près de Pacy-sur-Eure), à quelques kilomètres d'Évreux.

Jean III de Grailly et Archambaud de Grailly sont fait prisonniers.

Cette victoire permet au Roi Charles V le Sage de restaurer le prestige de sa dynastie.

Bertrand du Guesclin reçoit de Charles V le Sage, en récompense, le duché de Longueville en Normandie.

Après avoir promis à Charles V le Sage d'être un intermédiaire avec Édouard III d'Angleterre en vue d'appliquer correctement le traité de Brétigny, Charles V le Sage lui rend la liberté et, pour se l'attacher, lui donne la seigneurie de Nemours et obtient ainsi son hommage.

Mais le Prince Noir, lui reproche d'avoir accepté cette nouvelle allégeance et Jean III de Grailly rend alors Nemours au roi de France.


Bataille d'Auray - d'après la Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier

Bataille d'Auray

Mort de Charles de Blois-Châtillon

Olivier V de Clisson blessé

Mort de Roger Davy

Mort de Thibault III de Rochefort Seigneur de Rochefort et d'Assérac, et Vicomte de Donges

Mort de Roland IV de Dinan Seigneur de Montafilant

Jean Ier de Lorraine et Bertrand du Guesclin prisonniers

Maison de Montfort

Jean IV de Bretagne Duc de Bretagne

Quelques mois après l'avènement de Charles V le Sage, Jean IV de Bretagne profite de la situation troublée que connaît la France pour déployer un effort décisif avec les Bretons de son parti.

Jean Ier de Lorraine part en Bretagne aider son oncle Charles de Blois-Châtillon à combattre Jean IV de Bretagne.

Un corps anglais est envoyé par le Prince Noir, sous les ordres de Jean Chandos, et comprenant, pour aider Jean IV de Bretagne à assiéger Auray.

La ville est défendue par Charles de Blois-Châtillon et un corps de troupes françaises commandé par Bertrand du Guesclin.

Jean III de Kergolay, Thibaud III, Seigneur de Rochefort et de Châteauneuf et Eudon, Seigneur de la Roche-Bernard participent à la bataille.

Charles de Dinan est à la tête d'un corps de bataille.

Le 29 septembre 1364, les deux armées s'affrontent sous les murs de la ville.

Le sort est d'abord indécis mais il y a des trahisons dans le parti de Blois.

Jean IV de Bretagne est vaillamment secondé par Jean Chandos, Robert Knolles et par Olivier V de Clisson.

Avec habileté, ils disjoignent les troupes de Charles de Blois-Châtillon les unes des autres et les combattent séparément.

Éloigné du gros de son armée, Charles de Blois-Châtillon est entouré par ses ennemis et tué, dans la mêlée.

Charles de Blois-Châtillon sera fait bienheureux en 1904.

Roland IV de Dinan meurt lors de cette bataille.

Olivier V de Clisson perd un œil dans la bataille, d'où son second surnom L'Éborgné d'Auray.

Roger Davy meurt durant cette bataille.

Thibault III de Rochefort meurt lors de cette Bataille.

Durant cette même bataille, Jean Ier de Lorraine et Bertrand du Guesclin sont faits prisonniers.

Charles de Dinan sauve la vie de Bertrand Du Guesclin.

La Guerre des Deux Jeannes prend fin avec cette bataille.

Dès lors, la mainmise de Jean IV de Bretagne sur le duché est assurée.

Jean IV de Bretagne devient Duc de Bretagne.



Traité de Guérande

Jean IV de Bretagne Duc de Bretagne

Jean III de Beaumanoir Maréchal de Bretagne

Les pourparlers de paix entre les deux maisons de Blois et de Montfort commencent au château de Blain qu'Olivier V de Clisson vient de recouvrer.

Le 12 avril 1365, le Traité de Guérande est signé en l'église Saint-Aubin, entre Charles V le Sage et Jean IV de Bretagne.

Jean IV de Bretagne est reconnu comme Duc de Bretagne.

Jean III de Beaumanoir un des négociateurs.

La paix faite, Jean III de Beaumanoir reçoit le titre de Maréchal de Bretagne.

Les enfants de Jeanne Ire de Penthièvre :

sont retenus prisonniers en Angleterre.

Jeanne Ire de Penthièvre renonce à la Bretagne en faveur de Jean IV de Bretagne.

Le traité ne laisse à Jeanne Ire de Penthièvre que le comté de Penthièvre.



Croisade contre les Lituaniens

Jean Ier de Lorraine participe aux côtés des Chevaliers Teutoniques à une Croisade contre les Lituaniens en 1365.

Dans les années qui suivirent, Jean Ier de Lorraine aide Charles V le Sage, puis Charles VI de France à reconquérir les provinces perdues par le traité de Brétigny.


Prise d'Alexandrie

Croisade de Pierre Ier de Lusignan contre les positions musulmanes au Proche-Orient et en Égypte

Prise d'Alexandrie

Le 30 juin 1365, d'Avignon, Urbain V écrit à Pierre Ier de Lusignan, pour hâter son départ de Venise vers l'Égypte.

Pierre Ier de Lusignan mène la croisade contre les positions musulmanes au Proche-Orient et en Égypte et embarque avec ses troupes vers Rhodes et Alexandrie.

Aux côtés de Pierre Ier de Lusignan se trouvent, entre autres :

Avec eux, près de 8 000 croisés étaient prêts à aller combattre les Infidèles à Alexandrie.

Neveu de Raymond de La Pradelle, Archevêque de Nicosie, Hélias, dit Gantonnet d'Abzac, est Seigneur de Montastruc en Périgord.

Ce banneret est aussi connu sous les noms d'Autissac ou d'Auchizac.

Une flotte de quelque 165 navires arrive à Alexandrie le 7 octobre 1365.

L'offensive terrestre est lancée le 9 octobre 1365.

Le port égyptien est pris le 10 octobre 1365.

Les installations portuaires sont consciencieusement pillées du 10 au 13 octobre 1365.

Hugues de Lusignan assiste à ce combat.

À cette occasion, Pierre Ier de Lusignan accorde à Hugues de Lusignan le titre de Prince de Galilée.

Gantonnet d'Abzac demeure alors à Chypre.

Urbain V, non informé des événements, écrit à Marco Cornaro, le doge de la Sérénissime, le 15 octobre 1365, se plaignit des difficultés qu'éprouvent les croisés pour se rendre de Venise à Rhodes.



Louis Ier d'Anjou Lieutenant du Roi en Languedoc

Louis Ier d'Anjou est l'un des principaux acteurs de la politique de son frère Charles V le Sage.

Louis Ier d'Anjou commande l'armée, devient lieutenant du Roi en Languedoc en 1365 et conduit une grande partie de la reconquête de l'Aquitaine.



Ravage de la Lorraine, des Vosges et des bords du Rhin

En 1365, pour faire sortir les compagnies du royaume de France, une croisade est organisée contre les turcs en Hongrie.

Elle a le soutien du Pape Urbain V qui cherche à se débarrasser des compagnies qui asphyxient Avignon et celui de l'empereur Charles Ier de Luxembourg qui soutient ainsi son Neveu Charles V le Sage.

Arnaud de Cervole est mis à la tête de ces grandes compagnies qui ne dépasse pas Strasbourg mais ravage la Lorraine, les Vosges et les bords du Rhin.



Demande du Prince Noir à Charles V le Sage

Concernant le litige pour l'hommage de Gaston III Phébus pour le Béarn, Le Prince Noir demande l'intervention de Charles V le Sage par une lettre du 6 décembre 1365, se disant prêt à l'usage de la force si nécessaire.



Recrutement des Grandes compagnies pour la guerre civile de Castille

Bataille de Nadres et de Navarret

Mort d'Adam II de Villiers de l'Isle-Adam Seigneur de Daumont, de Vitry-en-Brie, de Villiers-le-Bel et de la Cour de Chaumont

En 1365, à la demande de Charles V le Sage, Bertrand du Guesclin délivre le royaume des Grandes compagnies, amas de soldats indisciplinés qui ravagent les provinces.

Il les persuade de participer à la première guerre civile de Castille au côté d'Henri II de Trastamare qui dispute à Pierre Ier le Cruel le trône de Castille.

Adam II de Villiers de l'Isle-Adam meurt en 1365 tué à la bataille de Nadres et de Navarret en Espagne.



Cession de terres aux baillages de Caux et de Rouen

Charles V le Sage permet à Jean V de Mauquenchy en novembre 1367 d'acquérir pour Jean VI de Mauquenchy, son fils, des héritages aux baillages de Caux et de Rouen jusques à la valeur de 5 600 francs d'or et de les unir sous un même hommage à la terre de Blainville.



Apparition des arbalétriers de Lagny-sur-Marne

Les arbalétriers de Lagny-sur-Marne apparaissent à cette époque.

Charles V le Sage les exempte d'impôts et de réquisitions en juillet 1367.



Charles V le Sage à Sens

En 1367, Guillaume II de Melun reçoit avec honneur Charles V le Sage à Sens.



Paiement de la rançon de Bertrand du Guesclin

En 1367, Charles V le Sage ne se fait pas prier pour payer une rançon de 100.000 livres pour Bertrand du Guesclin.



Travaux au château d'Arques-la-Bataille

Au château d'Arques-la-Bataille, une nouvelle porte et un second pont-levis sont construits, en 1367, par Charles V le Sage, à l'opposé de l'entrée principale, pour accéder plus directement à la partie de l'enceinte proche du donjon.

Au fond du fossé, il est encore possible de voir une pile destinée à recevoir le tablier de bois du pont-levis.


Bataille de Nájera - Chroniques de Jean Froissart

Bataille de Nájera

Bertrand du Guesclin Prisonnier

La bataille de Najera ou de Navarrette est livrée contre l'avis de Bertrand du Guesclin 3 avril 1367.

Les armées de Pierre Ier le Cruel et d'Édouard III d'Angleterre battent celles d'Henri II de Trastamare.

Jean Ier de Castelnau-Calmont accompagne le Prince Noir dans cette expédition.

Jean Chandos fait de nouveau Bertrand du Guesclin prisonnier.

Bertrand du Guesclin est libéré contre une forte rançon, à nouveau payée par Charles V le Sage.

Jean Chandos demande alors lui-même la mise en liberté de son adversaire malheureux, se portant garant de sa rançon.

Pierre Ier le Cruel récupère ainsi son trône.

Mais Pierre Ier le Cruel ne tient pas sa promesse de rembourser aux anglais les frais de leur engagement militaire et il fait preuve de tant de férocité et d'infidélité qu'il provoque le départ du Prince noir.

Une maladie décime une grande partie de l'armée anglaise et le Prince Noir en personne.

Dès le 8 mai 1367, Gaston III Phébus prépare le Béarn à la mobilisation générale dans l'attente du retour de l'expédition.

Gaston III Phébus publie une ordonnance le 27 juillet 1367.

Finalement, c'est une armée anglaise en déroute qui traverse le Béarn à l'été 1367, le Prince Noir sollicitant l'autorisation préalable de Gaston III Phébus et s'engageant à payer son ravitaillement jusqu'à la moindre poule.

Cet épisode revient, pour le Prince Noir, à reconnaître de facto la souveraineté béarnaise.



Installation de Charles V le Sage dans le donjon de Vincennes

En 1367 ou 1368, Charles V le Sage s'installe dans le donjon de Vincennes en laissant le manoir à sa femme puis à ses fils.



Pierre Ier de Villiers Grand maître de l'Hôtel du roi

En 1368, Charles V le Sage nomme Pierre Ier de Villiers grand maître de l'Hôtel du roi, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.



Mariage d'Arnaud-Amanieu VIII d'Albretavec Marguerite de Bourbon

Arnaud-Amanieu VIII d'Albretépouse en 1359 ou en 1368 Marguerite de Bourbon (1344-1416), fille de Pierre Ier de Bourbon et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :

Marguerite de Bourbon est la sœur de la reine de France Jeanne de Bourbon, épouse du roi Charles V le Sage.



Siège de Tarascon

Bataille d'Arles

Bataille de Céreste

Excommunication de Bertrand Du Guesclin

Louis Ier d'Anjou, lieutenant du Languedoc, affirme des prétentions sur la Provence.

Il se lance avec l'aide des compagnies de Bertrand du Guesclin à l'attaque de la Provence.

Raymond VIII de Turenne fait ses premières armes, en mars 1368, contre Bertrand du Guesclin au siège de Tarascon,

Tarascon est prise le 22 mai 1368.

Une autre bataille a lieu à Arles,

Les troupes du sénéchal Raymond d'Agoult sont battues à Céreste, près d'Apt où les routiers du Breton écrasent l'ost de Provence.

L'intervention d'Urbain V auprès de Charles V le Sage, l'excommunication de Bertrand du Guesclin le 1er septembre 1368 amènent la retraite de Bertrand du Guesclin.

Raymond VIII de Turenne participe ensuite à la répression des laborieux qui se sont révoltés contre les exactions des deux armées.



Jean V de Mauquenchy Maréchal de France

Après la mort de Jean Ier Le Meingre, Jean V de Mauquenchy, appelé aussi Mouton de Blainville, Sire de Blainville, est fait Maréchal de France en 1368 par Charles V le Sage.



Naissance de Charles VI de France

Charles VI de France Dauphin de Viennois

Charles VI de France, dit aussi le Fol ou le Bien-aimé, naît à Paris le 3 décembre 1368, fils de Charles V le Sage et Jeanne de Bourbon.

Charles VI de France est dauphin de Viennois.



Guillaume II de Naillac au service de Charles V le Sage

Dès 1369, Guillaume II de Naillac entre au service de Charles V le Sage.



Jean Ier de Castelnau-Calmont fidèle de Charles V le Sage

Dès 1369, Jean Ier de Castelnau-Calmont devient un fidèle de Charles V le Sage.

Jean Ier de Castelnau-Calmont est successivement gouverneur de Guyenne et capitaine général en Languedoc.


Étapes de la reconquête par Charles V de France des territoires concédés au traité de Brétigny Interprétation du plan

Reconquête en Limousin, en Bretagne et en Guyenne

Louis II de Bourbon seconde Charles V le Sage lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais.

Suivant les consignes du roi et de Bertrand du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d'escarmouche, Louis II de Bourbon réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.



Reconquête du comté de Ponthieu

En 1369, Charles V le Sage reconquiert le comté de Ponthieu et le réunit au domaine royal.

Charles V le Sage rassemble des soldats et arbalétriers sur la frontière de Picardie pour faire face aux Anglais qui occupent Calais, Ardres et Guines.


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.



Louis de Sancerre Maréchal de France

Louis de Sancerre est fait Maréchal de France le 20 juin 1369 par Charles V le Sage pour protéger Paris, sa capitale menacée par des compagnies gasconnes et anglaises. On le connaît dès lors sous le nom de maréchal de Sancerre.



Restauration du château de Retz

Le château de Retz est restauré par Charles V le Sage qui y séjourne plusieurs fois.


La Bastille

Construction de la Bastille

A l'est de Paris, Charles V le Sage fait ériger une puissante forteresse, la Bastille.

La Bastille ou Bastide Saint-Antoine est initialement un véritable château-fort destinée à défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l'est de Paris devenus vulnérables.

C'est aussi un arsenal. Mais elle prévue également pour réprimer plus aisément d'éventuelles révoltes des Parisiens.

Elle est bâtie de 1370 à 1383, par Hugues Aubriot, sur le modèle à 4 tours courant à l'époque. Les autres tours lui seront ajoutées ultérieurement.

Longue de 66 mètres pour 34 mètres de large, elle est entourée d'un fossé de 25 mètres de large et de 8 mètres de profondeur alimenté par les eaux de la Seine.

Les tours 24 mètres de hauteur se nomment :

L'entrée se fait par la rue Saint-Antoine et donne sur la Cour de l'Avancée qui abrite des boutiques et une caserne.



Abandon du palais royal

Première horloge publique à Paris

Charles V le Sage abandonne le palais royal de l'île de la Cité.

Le rez-de-chaussée du bâtiment bordant le quai de l'Horloge et les deux tours sont converties en prison d'État en 1370. L'étage supérieur est réservé au Parlement.

Vers 1370, la tour de l'Horloge accueille la première horloge publique à Paris, construite par Henri de Vic, horloger lorrain.

Son cadran est entièrement refait par Germain Pilon, sous le règne d'Henri III de France.

C'est le cadran actuel, placé sur le manteau royal de la France au fond d'azur fleurdelisé, où est portée la date de la réfection.

L'horloge est encadrée de deux grandes figures allégoriques qui représentent la Loi et la justice.

Deux plaques posées au-dessus et au-dessous de l'horloge portent des inscriptions latines.


remise de l'épée de connétable à Bertrand du Guesclin - Enluminure de Jean Fouquet (XVe siècle) - Bibliothèque nationale de France Du Guesclin est fait connétable par le roi

Démission de Robert de Fiennes comme Connétable de France

Bertrand du Guesclin Connétable de France

En septembre 1370, Robert de Fiennes démissionne comme Connétable de France à cause de son extrême vieillesse (62 ans) et fait déférer se titre à Bertrand Du Guesclin.

Revenu en France, Bertrand du Guesclin est fait connétable de France le 2 octobre 1369 ou le 2 février 1370 ou le 2 octobre 1370 par Charles V le Sage.

Sa grande entreprise va être d'expulser les Anglais.

Contrairement aux habitudes de la chevalerie française, il ne procède pas par grandes campagnes avec tout l'ost français, mais préfère reconquérir méthodiquement des provinces entières, assiégeant château après château.

Il va chasser les Anglais :

Bien souvent, le siège ne dure pas, l'issue en étant accélérée par un assaut victorieux ou plus souvent encore par une ruse.



Vente du comté d'Auxerre au Roi de France

Mort de Jean IV de Chalon-Auxerre Seigneur de Dramelay

En 1370, Jean IV de Chalon-Auxerre vend le comté d'Auxerre à Charles V le Sage pour la somme de 31 000 livres.

Jean IV de Chalon-Auxerre meurt en 1370.



Serment de Pontorson

Le 23 octobre 1370, Olivier V de Clisson s'allie avec Bertrand du Guesclin, "...à toujours et à jamais..." par le serment de Pontorson où ils boivent leurs sangs mêlés dans une coupe.

Bertrand du Guesclin est alors connétable de Charles V le Sage et ennemi du duc de Bretagne.

Olivier V de Clisson participe alors à la neutralisation des Grandes compagnies et aux luttes contre les troupes anglaises établies en Guyenne.


Château de Derval - Tour Saint Clair Étapes de la reconquête par Charles V de France des territoires concédés au traité de Brétigny Interprétation du plan

Chevauchée de Robert Knolles

Bataille de Pontvallain

La guerre contre la France reprend. Édouard III d'Angleterre met Robert Knolles à la tête d'une armée.

En juillet 1370, Robert Knolles débarque à Calais avec 3 000 hommes dans le but de reprendre possession du royaume.

Cette conquête se transforme en raid de pillages, saccages, exactions. Incapable de prendre les villes, Robert Knolles se contente de brûler les campagnes.

Robert Knolles attaque sans succès le château de Fiennes, Arras, Reims, Troyes puis revient vers Paris où quelques faubourgs éloignés sont incendiés.

Charles V le Sage, en roi prudent, se contente de le laisser passer.

La chevauchée fait beaucoup de ravages mais la reconquête n'a pas lieu.

Robert Knolles subit même une franche défaite à Pontvallain, infligée par Bertrand du Guesclin, Jean V de Mauquenchy, et Guy XII de Montmorency-Laval.

Ils font prisonnier Grandson un chef anglais.

Charles V le Sage récompense Guy XII de Montmorency-Laval par un don de 4 000 livres d'or avec une pension de 300 livres par mois.

Robert Knolles retourne alors en Bretagne où il fait face à une mutinerie de certains de ses hommes, fatigués de se battre pour un maigre butin.

Robert Knolles abandonne alors la partie et se réfugie dans son château de Derval que lui a offert Jean IV de Bretagne, qui l'avait lui-même pris de force à la Maison de Rougé.

Il le conservera jusqu'en 1380.

Situé dans la zone frontalière de défense des Marches de Bretagne, le château était une forteresse importante : 9 tours, 1 donjon de plus de 30 mètres de haut et 3 remparts. Au cœur du château existait une chapelle dédiée à Saint-Clair, premier Évêque de Nantes. Aujourd'hui il ne reste plus que les ruines du donjon à peine visible de la route de Mouais.


Le Pape Grégoire XI Le Pape Grégoire XI

Retour du Saint-Siège à Avignon

Mort du Pape Urbain V

Grégoire XI Pape

En 1370, afin d'apaiser les guerres ravageant la France, Urbain V doit revenir à Avignon.

Urbain V meurt le 19 décembre 1370.

Enterré à la cathédrale Notre-Dame des Doms, sa dépouille est transférée selon son souhait à Saint-Victor de Marseille en 1372.

Un procès de canonisation est rapidement ouvert, mais la crise du Grand Schisme qui secoue l'église catholique eu tôt fait de le stopper.

Il est considéré comme le premier des papes humanistes et un européen de la première heure.

Durant son pontificat, Urbain V restaure les universités de Montpellier, Toulouse et Paris et œuvre à la création de plusieurs collèges universitaires (Vienne, Cracovie) et le premier évêché de Pékin. Urbain V a enrichi particulièrement la région cévenole d'édifices religieux : cathédrale de Mende, églises collégiales de Quézac et de Bédouès.

Charles V le Sage, pour le remercier, exempte la seigneurie de Grizac de tout impôt devenant ainsi une terre franche, privilège conservé jusqu'au XVIIIe siècle.

Pierre-Roger de Beaufort est élu 201e pape à l'unanimité, à Avignon, le 30 décembre 1370 sous le nom de Grégoire XI.

Dès son accession, Grégoire XI tente de réconcilier Charles V le Sage, Roi de France, et Édouard III d'Angleterre, mais échoue dans cette mission.

Hugues de la Roche reprend sa place à Avignon sous le pontificat de Grégoire XI qui le nomme Maître de son Hôtel.


Charles V le Sage recevant l'hommage de Louis II de Bourbon, son beau-frère pour le comté de Clermont

Louis II de Bourbon Comte de Clermont

Louis II de Bourbon devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1371.

Aux côtés de Charles V le Sage, on aperçoit ses fils :

À l'extrême-droite de la miniature, l'un au dessus de l'autre, les trois frères de Charles V le Sage, chacun reconnaissable également à ses armes sur sa tunique :

Derrière les deux jeunes fils du roi, la main sur le dossier du trône, Philippe de Valois, oncle du roi.

Jean V de Mauquenchy est troisième en bas à droite



Hommage de Louis de Beaumont-Bressuire aux Anglais

Allégeance de Louis de Beaumont-Bressuire à Bertrand du Guesclin

En 1371, Louis de Beaumont-Bressuire se rend à Poitiers, rendre hommage aux Anglais. Le château de Bressuire est alors occupé par des garnisons anglaises.

En 1371, les frères de Charles V le Sage, en premier lieu Louis Ier d'Anjou qui est en première ligne pour les opérations militaires, Jean Ier de Berry et le cousin Louis II de Bourbon ont commencé la reconquête du Poitou.

La Guerre de Cent ans repart. La population se soulève contre les taxes et impôts imposé par le Prince de Galles.

En 1371, le connétable Bertrand du Guesclin assiège le fief de Bressuire.

Le château capitule. Bertrand du Guesclin prend possession du fief au nom du roi de France et y laisse une garnison. Louis de Beaumont-Bressuire fait allégeance à Bertrand du Guesclin.



Pierre de La Crique Gouverneur militaire de Lagny-sur-Marne pour le Roi de France

Construction du Château-Trompette

En 1372 Charles V le Sage nomme Pierre de La Crique Gouverneur militaire de Lagny-sur-Marne, retournée à l'obéissance du Roi de France.

Sa seconde administration est réparatrice et apaisante.

On lui attribue la construction du Château-Trompette en bordure de Marne.

L'abbé Adéodat obtient de Pierre de la Crique d'importants travaux de réfection l'église abbatiale.

On couvre le chœur du XIIIe siècle qui vient s'abouter à l'ancienne nef du XIIe siècle de 11 travées de bas-côtés.

Dans son étude, sur la nef disparue, Max Polonovski montre que l'ensemble avait une longueur dépassant les 100 mètres.

En longueur, la construction s'arrête aux piliers du transept.

En élévation, ce qui devait être construit au-dessus de la claire-voie du triforium est tronqué.

Puis les travaux s'arrêtent,



Reconquête du Poitou

Prise de Moncontour

Prise de Poitiers

Prise de Angoulême

Prise de Thouars

Suite à la bataille de la Rochelle, les Anglais sont mis en difficulté sur le continent faute d'approvisionnement.

Les Français vont progressivement reconquérir le Poitou et reprendre le contrôle des terres cédées au traité de Brétigny.

Moncontour est repris.

Poitiers ouvre ses portes à Bertrand du Guesclin.

Bertrand du Guesclin bat les Anglais Châtellerault, Saint-Maixent-l'École, Fontenay-le-Comte.

Jacques de Surgères profite de la prise de Poitiers par Bertrand du Guesclin pour s'emparer de Thouars avec les autres chevaliers partisans de l'Angleterre et s'y retrancher.

sont à l'abri des fortifications de Thouars.

Peu de temps après Angoulême, fief du Prince Noir, se rend aux forces françaises de Bertrand du Guesclin.

Bertrand du Guesclin arrive devant Thouars en juin 1372 avec une armée de 30 000 soldats qui se positionne entre la Porte au Prévôt et la Tour du Prince de Galles.

Les assauts directs ayant échoué, Bertrand du Guesclin fait combler les fossés et amener les machines de guerre immédiatement sous les murs de la ville.

Une brèche est ouverte mais les assiégés arrivent pourtant à repousser les assaillants.

Une suspension d'armes est conclue jusqu'à la Saint Michel, si à cette date la ville n'est pas secourue, elle se rendra au Roi de France.

La ville n'est pas secourue à temps par les Anglais, les chevaliers partisans de l'Angleterre sont forcés de capituler. Ils prêtent serment de féauté à Charles V le Sage le 30 novembre 1372.

À partir du moment où Amaury IV de Craon a ainsi prêté serment de fidélité au Roi de France, les Vicomtes de Thouars n'auront plus d'autonomie, la plupart de leurs droits féodaux sont abolis.



Naissance de Louis Ier d'Orléans

Louys ou Louis Ier de Beaumont ou Louis Ier d'Orléans, naît à Poitiers le 13 mars 1372, fils de Charles V le Sage et de Jeanne de Bourbon.


Château de Beauté-sur-Marne vers 1610 - gravure de Claude Chastillon

Construction du château de Beauté-sur-Marne

Le château de Beauté-sur-Marne est construit, dans la forêt de Vincennes en 1373 par Charles V le Sage. C'est plus un rendez-vous de chasse et un manoir qu'un ouvrage militaire.



Conquête de la Bretagne par Bertrand du Guesclin

Occupation du château Montmuran

Exil de Jean IV de Bretagne

En 1373, Robert Knolles sort de sa retraite pour aider Jean IV de Bretagne, de nouveau en lutte contre Charles V le Sage.

Le château Montmuran est occupé par les Anglais puis repris par Bertrand du Guesclin.

En 1373, Louis Ier d'Anjou et Bertrand du Guesclin, rentrent en Bretagne avec de grandes forces, dans la vue de punir Jean IV de Bretagne de ses pratiques secrètes avec l'Angleterre.

Bertrand du Guesclin délivre les villes de haute Bretagne entre mars et juin 1373.

Pierre II d'Alençon combat avec Bertrand du Guesclin, et est blessé durant l'assaut d'Hennebont.

Du Guesclin rend Fougères à son seigneur Pierre II d'Alençon en 1373.

Guy XII de Montmorency-Laval se joint aux seigneurs bretons soulevés contre Jean IV de Bretagne.

Jean Ier de Rohan s'empare de Vannes, et Olivier V de Clisson d'autres villes.

Guy XII de Montmorency-Laval marche contre Rennes dont il se rend maître.

Ces échecs obligent Jean IV de Bretagne à s'exiler en Angleterre

Robert Knolles doit rentrer en Angleterre.

Charles V le Sage souhaite en faite dépouiller Jean IV de Bretagne de ses états et réunir le duché de Bretagne à la couronne, pensant ainsi établir la tranquillité du royaume.

Il en fait la confidence à Jean Ier de Rohan, à Olivier V de Clisson et à Guy XII de Montmorency-Laval, leur promettant leur part. Il leur demande les places et forteresses qu'ils y possèdent

Les 3 seigneurs quittent alors la cour sans dire adieu, et se retirent dans leurs places, sous prétexte de les garder et de pourvoir aux besoins de la Bretagne menacée par les Anglais.


Château de Vincennes sous Charles V Gravure de Pierre Nicolas Ransonette

Construction de l'enceinte fortifiée du château de Vincennes

En 1373, Charles V le Sage décide de faire construire par son architecte Raymond du Temple l'enceinte rectangulaire fortifiée du château de Vincennes.

Le but de cette construction est de faire du château de Vincennes une ville close servant de capitale de gouvernement regroupant les services administratifs d'un état moderne. C'est la plus importante architecture militaire de toute l'Europe en son temps, qui est toujours intact de nos jours.

Cette enceinte englobe les constructions existantes dont le manoir primitif. Elle comporte 9 tours de 40m de hauteur (au-dessus de la cour). Trois de ces tours servent de porte.

La longueur du nord au sud est de 1000 pieds soit 326 m

La longueur des murs de contrescarpe est :

Les fossés ont 22 m de large sur les grands côtés et 26 m de large sur les petits côtés.

Charles V le Sage crée la basse-cour, destinée au logement des domestiques royaux : il s'agit de maisons formant un quadrilatère dans le prolongement du château.

Le coût des travaux qui dureront jusque vers 1380, est d'environ 1 million de livres tournois.



Pierre Ier d'Orgemont Chancelier de France

Le 20 novembre 1373, Pierre Ier d'Orgemont est le premier et le dernier chancelier de France à être élu par un collège d'électeurs réuni par Charles V le Sage.

Cette procédure trop démocratique ne sera jamais renouvelée par les successeurs de Charles V.

À la noël 1373, Pierre Ier d'Orgemont est fait chevalier.


Jean de Vienne

Jean de Vienne Amiral de France

En 1373, Charles V le Sage nomme Jean de Vienne Amiral de France.

Jean de Vienne entreprend l'immense travail de réorganisation de la Marine, fait construire une importante flotte navale, crée une police des côtes et de la navigation, organise le guet le long des rivages, distribue des licences d'achat et de construction de navires… Ayant compris que seules des opérations navales pouvaient être efficaces contre l'Angleterre, Jean de Vienne en dirige de nombreuses contre la côte sud anglaise : Rye, l'île de Wight.



Anoblissement de la famille de L'Aubespine

La famille de L'Aubespine est anoblie par lettres patentes de Charles V le Sage, données au château de Melun le 10 octobre 1374.


Charles V le Sage et Jeanne de Bourbon avec leurs enfants - Charles VI de France, Louis Ier d'Orléans, Marie et Isabelle - en 1374 - miniature du Rational des divins offices du Frère Jehan Golem, carme - au centre

Ordonnance fixant la majorité du roi

En 1374, une ordonnance de Charles V le Sage fixe la majorité du roi à 14 ans.



Négociations à Bruges

En mars 1375, les Anglais et les Français s'accordent pour ouvrir des négociations à Bruges :



Pierre Ier de Villiers Porteur de l'oriflamme

Charles V le Sage fait Pierre Ier de Villiers Porteur de l'oriflamme en 1375.



Mort de Philippe de Valois

Philippe de Valois meurt en 1375.

Blanche de France, son épouse, fait de Charles V le Sage, son cousin, l'héritier de ses biens dont Brie-Comte-Robert et Gournay-sur-Marne, tout en en conservant l'usufruit.

Gournay-sur-Marne entre dans le domaine royal.



Disgrâce de Jean II de Melun

Jean II de Melun trop puissants abuse de ses pouvoirs aux portes mêmes de Paris.

Les habitants de Sens, utilisant les recours judiciaires en usage à l'époque, portent plainte devant le Parlement de Paris contre des abus de pouvoir de la part de Jean II de Melun, Maître des Eaux et Forêts.

Les communautés villageoises bénéficient depuis des temps immémoriaux du droit d'usage de ses bois (pâture, ramassage des branches mortes, charbon de bois, glanée...).

Or les gardes forestiers, protégés par des commissions royales délivrées par Guillaume II de Melun, les saisissent, les mettent aux fers et les soumettent à rançon :

L'arrêt de la Cour de Justice royale tombe le 31 août 1375 :



Médiation de Louis Ier d'Anjou entre Gaston III Phébus et Jean II d'Armagnac,

Resté neutre durant le conflit, Louis Ier d'Anjou organise la médiation entre les 2 camps.

Il choisit Tarbes comme lieu de négociation.

Louis Ier d'Anjou reconnaît Gaston III Phébus comme étant Comte de Foix et Seigneur de Béarn au nom de Charles V le Sage.

Le texte donne également le titre de dominus Bearni pour Gaston III Phébus, et non pas vicecomes Bearni, une manière de reconnaître implicitement la principauté de Béarn.

Gaston III Phébus obtient une indemnité de 100 000 francs.

Les pourparlers visent à établir une paix durable entre les 2 camps.



Bertrand du Guesclin Seigneur de Pontorson

En 1376, Bertrand du Guesclin reçoit de Charles V le Sage la seigneurie de Pontorson en Normandie.


Charles V le Sage accueille Charles Ier de Luxembourg et Venceslas Ier du Saint-Empire

Charles Ier de Luxembourg et Venceslas Ier du Saint-Empire à Vincennes

Les anglais ne veulent pas reconnaître leur défaite. Charles V le Sage fait venir Charles Ier de Luxembourg, son oncle, pour lui demander d'avaliser sa souveraineté retrouvée.

Pour l'empereur, les enjeux concernent les trônes vacants et les alliances en Hongrie et en Pologne.

Charles Ier de Luxembourg, bien que malade, fait un long voyage depuis Prague.

Il commence sa visite par la basilique de Saint-Denis et la Sainte Chapelle de Paris.

Le 4 janvier 1378, un long cortège où se pressent les dignitaires, les ducs, les comtes et les prélats ainsi que la foule des parisiens arrive à Vincennes.

Charles V le Sage, sur son palefroi blanc, vient à la rencontre Charles Ier de Luxembourg et Venceslas Ier du Saint-Empire, son fils et les reçoit au château de Vincennes.

Le protocole est minutieusement élaboré pour que le roi de France soit l'égal de son prestigieux visiteur.

L'empereur, après avoir entendu l'historique du conflit, soutient son neveu, condamne l'Angleterre, et considère publiquement la reconquête comme juste.

L'empereur confirme ainsi la souveraineté des Valois sur les territoires reconquis.

Ce voyage ruine la santé de Charles Ier de Luxembourg.



Naissance de Catherine de France

Catherine de France naît en 1378, fille de Charles V le Sage et de Jeanne de Bourbon.



Travaux à l'abbaye royale de Chaalis

En 1378, Charles V le Sage fait, à ses frais, des travaux de réfection à l'abbaye de Chaalis qui est à cette époque le centre d'une vie intellectuelle féconde.



Visite de Charles Ier de Luxembourg à Charles V le Sage

La visite que Charles Ier de Luxembourg rend encore à son neveu Charles V le Sage en 1378, peu avant sa mort, est splendidement relatée dans les Grandes Chroniques de France.



Annexion du duché de Bretagne au Royaume de France

En 1378, Charles V le Sage essaie de confisquer le duché de Bretagne à Jean IV de Bretagne, allié à l'Angleterre. Bertrand du Guesclin participe à cette campagne, avec son cousin Olivier de Mauny.

Les soldats bretons, jaloux de l'indépendance de leur patrie, désertent l'armée de Bertrand du Guesclin, et le connétable est soupçonné lui-même de trahison.

Indigné d'un tel soupçon, Bertrand du Guesclin renvoie aussitôt au roi l'épée de connétable, et veut passer en Espagne auprès d'Henri II de Trastamare.

Apaisé bientôt par le roi, qui reconnaît son erreur, Bertrand du Guesclin retourne dans le Midi pour combattre encore les Anglais.



Rattachement des possessions de Charles II le Mauvais à la Couronne de France

Démantèlement du château fort d'Anet

Mort de Jacques de Rue

Mort de Pierre du Tertre

En 1378, Charles V le Sage envoie Louis II de Bourbon combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.

De mars à juin 1378, Charles V le Sage confisque et rattache à la Couronne les possessions de Charles II le Mauvais. Il reprend Montpellier et occupe les comtés d'Évreux et de Mortain.

Le château fort d'Anet est démantelé. Il n'en subsiste plus aujourd'hui que de rares vestiges : les fondations d'une tour, des emmarchements et des caves, dans les communs actuels.

Jacques de Rue, chambellan de Charles II le Mauvais, meurt en 1378 exécuté au gibet de Montfaucon.

Pierre du Tertre, secrétaire de Charles II le Mauvais, meurt en 1378, exécuté au gibet de Montfaucon.


Couvent des Jacobins de Thouars

Échange de Benon contre les deux-tiers du comté de Dreux

Charles V le Sage cède Benon et ses dépendances à Tristan Rouault de Boisménard et à Péronnelle de Thouars, sa cousine, en échange des deux-tiers du comté de Dreux.

Une lettre de Gilbert Hasté (châtelain et capitaine de Benon), déclare en exécution des deux lettres de Charles V le Sage du 28 août et 1er septembre 1378 avoir livré ledit château de Benon à Tristan, vicomte de Thouars.

Ainsi enrichis, le couple fait de nombreux dons à l'église.

Les Jacobins peuvent construire leur église à proximité de l'actuelle rue Porte-au-Prévost, grâce à une somme d'argent offerte par Tristan Rouault de Boisménard et Péronnelle de Thouars.

Le couvent se construit progressivement autour d'une église orientée au nord.



Émeute à Montpellier

Le Languedoc subit une succession de calamités qui va amener la population à se rebeller. Elle est cruellement atteinte par la peste, en même temps qu'elle est pillée et dévastée par les grandes compagnies de mercenaires qui font route vers la Guyenne et l'Espagne.

Peu à peu, le Languedoc s'est dépeuplé.

Des épidémies successives déciment plus du tiers de la population de Montpellier.

En quelques années, les cités, telles Albi ou Nîmes, ont perdu près de la moitié de leurs habitants. L'impôt a augmenté jusqu'à devenir exorbitant et le pays est en proie à une sourde révolte.

Au Puy, à Nîmes, à Montpellier et à Alès, on s'insurge contre les aides, impôts indirects sur les biens de consommation courante.

En octobre 1379, à Montpellier, une émeute fait 80 morts. Charles V le Sage se voit contraint de réviser sa politique fiscale.



Début de la construction d'une Sainte-Chapelle à Vincennes

En novembre 1379, est décidée la construction d'une Sainte-Chapelle dédiée à la Trinité. Les travaux sont placés sous la direction de Raymond du Temple. Le plan reprend celui de la Sainte-Chapelle du Palais de la Cité mais ne comprend qu'un seul niveau de 20m de hauteur.

En 1380, à la mort Charles V le Sage, les travaux sont peu avancés.



Poème élogieux concernant le Château de Beauté-sur-Marne

Eustache Deschamps (1346-1406 environ) est un écuyer de Charles V le Sage et de Charles VI de France, personnage important dans la hiérarchie du royaume. Il nous laissé vers 1380 un poème élogieux concernant le Château de Beauté-sur-Marne.



Gaston III Phébus Lieutenant Général du Languedoc

Devant la mauvaise gestion de Jean Ier de Berry, le Roi Charles V le Sage donne, en mai 1380, la charge de Lieutenant Général du Languedoc à Gaston III Phébus qui est très populaire.


Mort de Bertrand du Guesclin Gisant de Bertrand du Guesclin à Saint-Denis

Siège de Châteauneuf-de-Randon

Mort de Bertrand du Guesclin

Olivier du Guesclin Comte de Longueville

En 1380, Bertrand du Guesclin combat contre les Grandes compagnies en Auvergne.

En juin 1380, Randon de Polignac reçoit au Puy-en-Velay, Bertrand du Guesclin qui est en route pour Châteauneuf-de-Randon.

Bertrand du Guesclin met le siège devant Châteauneuf-de-Randon.

Louis de Sancerre participe à ce siège.

Après plusieurs assauts terribles, le gouverneur de la place promet de se rendre au Connétable lui-même, si elle n'est secourue dans 15 jours

Bertrand du Guesclin meurt à Randon le 13 mars ou le 13 juillet 1380 d'avoir bu trop d'eau glacée après avoir combattu en plein soleil.

Louis de Sancerre s'avance sur les bords du fossé de la forteresse et somme le gouverneur de rendre la place.

Ce dernier répondit qu'il a donné sa parole à Du Guesclin et qu'il ne se rendra qu'à lui.

Alors Louis de Sancerre avoue que le connétable vient de décéder.

La trêve expirée, le gouverneur vient déposer les clefs de la place sur le cercueil de Bertrand du Guesclin.

Il existe à Chateauneuf-de-Randon (Lozère) et au lieu dit L'Habitarelle où se situait le campement de Du Guesclin au moment de sa mort, un cénotaphe construit par subvention et souscription nationales, dont le gisant reproduit celui du Puy.

Du Guesclin a souhaité que son corps soit rapporté en Bretagne.

On décide de l'embaumer.

En l'absence des embaumeurs royaux, on éviscère et décervèle le corps au couvent des dominicains du Puy.

Le corps est baigné dans une mixture de vin et d'épices, mais sans obtenir l'effet escompté.

Quelques jours plus tard, il fallut le bouillir le corps au couvent des dominicains de Clermont-Ferrand pour détacher les chairs du squelette.

Le squelette et le cœur poursuivent leur route vers la Bretagne jusqu'à ce que le roi Charles V le Sage décide de faire enterrer les ossements de son défunt connétable dans la basilique royale de Saint-Denis, honneur rare.

Son cœur seul parvient en Bretagne où il est déposé sous une dalle au couvent des Jacobins à Dinan.

Sa sépulture à Saint-Denis sera profanée par des révolutionnaires en 1793. Le tombeau contenant ses chairs bouillies à Montferrand sera également profané.

Le tombeau qui contenant ses entrailles à église saint Laurent, au Puy échappe à la profanation. L'urne est mise en dépôt à la mairie en vue de lui donner une sépulture laïque puis est finalement replacée dans l'église saint Laurent où elle demeure toujours.

En 1810, la pierre tombale et l'urne contenant le cœur sont transférées dans l'église Saint-Sauveur de Dinan.

Les gisants de St-Denis et celui du Puy permettent d'observer un personnage et un visage apparemment sculptés à la ressemblance du sujet, par ailleurs connu par des descriptions physiques et plusieurs miniatures contemporaines, insistant toutes sur la laideur et la pugnacité que révélait son visage.

À la mort de Bertrand du Guesclin, Olivier du Guesclin reprend le titre de comte de Longueville et hérite de la seigneurie de La Guerche-de-Bretagne.



Enguerran VII de Coucy Gouverneur de la Picardie

Enguerran VII, Seigneur de Coucy, Marle, Fère, Oisy, Fleurines, Marhollm, Wirisdale, Ashton, Ulverston et Whittington est nommé gouverneur de la Picardie en 1380 par Charles V le Sage.


Valéran III de Luxembourg et Maud Holland

Valéran III de Luxembourg Prisonnier

Mariage de Valéran III de Luxembourg avec Maud Holland

Valéran III de Luxembourg est au service de Charles V le Sage.

Valéran III de Luxembourg tombe entre les mains des Anglais.

Maud Holland, veuve d'Hugues de Courtenay, est sœur utérine de Richard II d'Angleterre.

Pendant sa captivité, Valéran III de Luxembourg épouse à Windsor dans la semaine de Pâques de 1380 Maud Holland (vers 1359-1391 ou 1392), fille de Thomas Ier Holland et de Jeanne de Kent. Leur enfant est :


Charles VI le Bien-aimé et le Fou Charles VI de France

Mort de Charles V Le Sage Roi de France

Charles VI de France Roi de France

Louis Ier d'Anjou, Jean Ier de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II le Hardi Régents

Charles V le Sage meurt à Beauté-sur-Marne le 16 septembre 1380.

Il est inhumé le 26 septembre 1380 dans la basilique de Saint-Denis.

La France a retrouvé la paix grâce à Charles V le Sage et à son connétable, le breton Bertrand du Guesclin. Elle a été débarrassée :

C'est le début d'une longue embellie dont témoignent les enluminures des Très riches Heures du duc de Berry. Le conflit entre les monarchies anglaise et française pourrait s'arrêter là.

Charles VI de France n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père.

Charles VI de France réside à Melun où les fêtes et les parties de chasses se succédèrent.

Pendant la minorité de Charles VI de France, ses puissants oncles :

assurent la régence.

Ils profitent de leur situation pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel.

Charles VI de France n'est qu'un simple figurant durant son enfance.

Louis Ier d'Anjou est président du conseil de régence de Charles VI de France.

Jehan Pastoret est toujours Avocat royal et Président du Parlement de Paris.



Pierre Ier d'Orgemont Maître des requêtes au parlement de Paris

Suite à la mort de Charles V le Sage, Pierre Ier d'Orgemont démissionne de la charge de chancelier de France en 1380

Pierre Ier d'Orgemont est l'exécuteur testamentaire de Charles V le Sage.

En 1380, Pierre Ier d'Orgemont devient maître des requêtes au parlement de Paris.



Jeunesse de Guillaume II de Bavière

Guillaume II de Bavière porte du vivant de son père le titre de comte d'Ostrevant.

Guillaume II de Bavière se distingue dans sa jeunesse par son adresse au tournoi et prend part à des combats contre les anglais pour le compte de Charles V le Sage.

Guillaume II de Bavière participe ensuite à une croisade balte avec l'Ordre teutonique.

Guillaume II de Bavière se rend en Angleterre où il brille dans des tournois et est reçu dans l'Ordre de la Jarretière.



Mariage de Jean II de Berry avec Catherine de France

Jean II de Berry Comte de Montpensier

Jean II de Berry épouse en 1386 à Saint-Ouen avec Catherine de France, fille de Charles V le Sage et de Jeanne de Bourbon.

Jean II de Berry devient Comte de Montpensier en 1386.



Première croisade contre les Turcs Ottomans

Participation de Jean de Vienne à la croisade menée contre les Turcs

Sigismond Ier de Luxembourg mène une première croisade contre les Turcs Ottomans en 1392.

Le roi Charles VI de France n'a pas les préoccupations maritimes de son père Charles V le Sage.

C'est pourquoi, l'œuvre de Jean de Vienne se délite.

Sans doute déçu, il part pour la croisade menée contre les Turcs par Sigismond.



Mariage de Bernard VII d'Armagnac avec Bonne de Berry

Bonne de Berry, nièce de Charles V le Sage, est veuve du comte Amédée VII de Savoie.

Bernard VII d'Armagnac épouse le 2 décembre 1393 Bonne de Berry. Leurs enfants sont :


Château de Sully-sur-Loire

Construction du château de Sully-sur-Loire

En 1396, Guy VI de la Trémouille lance la construction de l'actuel château de Sully-sur-Loire.

Raymond du Temple (architecte de Charles V le Sage et de Louis Ier d'Orléans) en dresse les plans.

Le château est situé dans le centre de Sully-sur-Loire, sur la rive gauche de la Loire, à proximité du pont, à l'angle du chemin de la Salle verte, de l'avenue de Béthune et de la promenade des douves.

L'eau qui l'entoure est issue de l'étang de Marcon.



Mort de Jean Ier de Craon Seigneur de Craon, de Sainte-Maure, de Villandry, de Montsoreau et de Montbazon, Vicomte de Châteaudun

Jean Ier de Craon est grand échanson de France sous Charles V le Sage

Jean Ier de Craon meurt entre 1400 et 1410.



Mort de Louis de Sancerre Maréchal de France

Louis de Sancerre fait son testament le 4 février 1403.

Il meurt le mardi 6 février 1403, d'une longue maladie.

Ses funérailles sont célébrées solennellement en présence des ducs de Bourgogne et d'Orléans et d'un grand nombre de barons, le 19 février 1403 en la basilique de Saint-Denis.

Il est inhumé du côté gauche de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, chapelle du roi Charles V le Sage, sous la voûte de la grande montée qui va au chœur.

Son gisant de marbre blanc, fut jadis sur une dalle de marbre noir.


Très Riches heures du duc de Berry - mois de décembre - scène de chasse près du au château de Vincennes

Mort de Jean Ier de Berry

Marie de Berry Duchesse d'Auvergne et Comtesse de Montpensier

Jean de Bourgogne Comte d'Étampes

Jean Ier de Berry meurt à Paris le 15 juin 1416.

Jean Ier de Berry et ses deux frères Louis Ier d'Anjou et Philippe II le Hardi, sont un soutien indéfectible de Charles V le Sage et de sa politique audacieuse contre l'ennemi anglais.

Jean Ier de Berry se sent plus proche de Charles V le Sage que de ses autres frères : en effet, comme lui, il aime les arts, la littérature, les beaux objets. Cependant, contrairement à Charles V le Sage, Jean Ier de Berry est plus un collectionneur qu'un créateur.

Mécène fastueux, Jean Ier de Berry protège les arts et les lettres et possède les plus beaux manuscrits de l'époque (Psautier).

Il commande les Très Riches heures du duc de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg qui ne l'achèveront que bien après sa mort.

Ce manuscrit est composé d'une collection de textes illustrés, calendriers, psaumes, messes pour chaque heure liturgique de la journée. Il permet de suivre le rituel de la piété quotidienne établi par l'église. Il est conservé au musée Condé à Chantilly.

Jean Ier de Berry fait également exécuter les Petites Heures de Jean de Berry

Jean Ier de Berry se fait construire plusieurs palais :

À Poitiers, il fait de plus réaménager le donjon comtal en tour de résidence.

L'architecte de la plupart de ces constructions était Guy de Dammartin.

Sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, Jean Ier de Berry fait, comme ses frères, édifier une chapelle dans ses domaines, pour bien montrer sa filiation avec le roi Saint-Louis.

Marie de Berry devient Duchesse d'Auvergne et Comtesse de Montpensier en 1416.

Robert Ier d'Estampes est exécuteur testamentaire de Jean Ier de Berry.

Jean Ier de Bourbon, prisonnier à Londres, devient Duc d'Auvergne en 1416 sous le nom de Jean II.

D'abord, Comte de Clermont, Charles Ier de Bourbon a à gérer les domaines de Jean Ier de Bourbon, son père.

Charles Ier de Bourbon préside le conseil de régence.

Étant fils cadet, Jean IV de Bourgogne ne peut prétendre à recevoir un gros héritage.

Son arrière grand-père Jean Ier de Berry lui lègue le comté d'Étampes.

Jean IV de Bourgogne devient Comte d'Étampes.



Henri V de Lancastre à Paris avec Charles VI de France

John Fastolf Gouverneur de la bastide de Saint-Antoine

Réunion des états généraux de langue d'oïl

Occupation du château de Vincennes par les Anglais

Le 1er décembre 1420, Henri V de Lancastre fait une entrée triomphale à Paris en compagnie du roi Charles VI de France et de Philippe III le Bon.

Henri V de Lancastre nomme John Fastolf Gouverneur de la bastide de Saint-Antoine à Paris.

L'Université de Paris, avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon, et les états généraux de langue d'oïl enregistrent le traité de Troyes le 6 décembre 1420.

Henri V de Lancastre, Roi d'Angleterre et régent de France, arrive au château de Vincennes pour y établir sa résidence le 12 décembre 1420. Le château est vide. Les somptueux ameublements de Charles V le Sage ont été pillés quelques mois plus tôt par ses troupes. Henry V le fait remeubler.



Construction d'un pavillon au château de Vincennes

Louis XI revient à Vincennes. Le changement des goûts architecturaux se manifeste par la construction, peut-être dès 1470-1475 d'un pavillon de plain-pied au sud-ouest de l'enceinte de Charles V le Sage.


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