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Événements contenant la ou les locutions cherchées



202 événements affichés, le premier en 1496 - le dernier en 1711



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.



Naissance de Charles Quint

Charles Quint Duc de Luxembourg

Charles de Habsbourg, surnommé Charles Quint, naît à Gand le 25 février 1500, fils de Philippe Ier le Beau et de Jeanne la Folle.

Charles Quint est Duc de Luxembourg.

Marguerite d'Autriche rejoint Bruxelles en 1500 pour assister au baptême de son neveu (et filleul), Charles Quint.

Jusqu'en 1517, Charles Quint est élevé aux Pays-Bas bourguignons où il a pour gouverneur Guillaume de Croÿ, Seigneur de Chièvre, et est instruit par Adrien d'Utrecht, le futur pape Adrien VI.


Marie d'Aragon

Mariage de Emmanuel Ier le Fortuné avec Marie d'Aragon

Emmanuel Ier le Fortuné est veuf d'Isabelle d'Aragon, sœur aînée de Marie.

Emmanuel Ier le Fortuné épouse à l'Alcazar de Sal en Espagne le 30 octobre 1500 Marie d'Aragon.

Leurs enfants sont :

Marie d'Aragon, est comme Isabelle, son épouse précédente, une fille des rois catholiques, mais n'est pas la princesse héritière qui est Jeanne la Folle.



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Bérault Stuart sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.

Bérault Stuart est fait prisonnier.

Remis en liberté sans rançon, Bérault Stuart rentre en France où il est reçu avec honneur.


Charles III de Savoie par Jean Clouet

Mort de Philibert II de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Prince de Piémont

Charles III de Savoie Comte de Genève

Philibert II de Savoie meurt à Pont-d'Ain le 10 septembre 1504 après une partie de chasse.

Charles III de Savoie, son demi-frère, devient Duc de Savoie, Prince de Piémont et Comte de Genève.

Il doit commencer son règne par s'imposer :

René se heurte à l'opposition de l'empereur pour succéder au duc de Savoie.

Sans Armée et sans grands moyens, Charles III de Savoie ne réussit pas à avoir une politique extérieure.

Il change régulièrement d'alliance, entre François Ier de France, son neveu et Charles Quint, son beau-frère.

Marguerite d'Autriche décide de rester à Bourg-en-Bresse.



Traité de Blois

Louis XII confirmé Duc de Milan

Ferdinand II d'Aragon Roi des Deux-Siciles

Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Sous l'influence d'Anne de Bretagne et conformément aux engagements pris lors des accords de Lyon d'avril 1503, Louis XII signe le traité de Blois le 22 septembre 1504 dans lequel :

Ferdinand II d'Aragon unit le royaume de Naples et de Sicile à la monarchie d'Espagne.

Il est Roi des Deux-Siciles sous le nom de Ferdinand Ier.

Louis XII se laisse convaincre de fiancer sa fille Claude de France à Charles Quint.

Anne de Bretagne considère que l'indépendance de la Bretagne est mieux sauvegardée par un mariage autrichien que par un français.

Ce traité est extrêmement dangereux pour la France, car le pays serait dépecé si Louis XII n'avait pas d'héritiers.

Charles Quint est le petit-fils de l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, premier mari d'Anne de Bretagne.

Par ce même traité, Germaine de Foix, fille de Marie d'Orléans, sœur du roi de France, doit épouser Ferdinand II d'Aragon.

Louis XII ainsi cède à sa nièce ses droits sur le trône de Naples.

A noter qu'un dernier accord, resté secret, prévoit la mise en place d'une ligue entre le pape Jules II, Louis XII et Maximilien Ier de Habsbourg contre Venise.


Philippe Ier le Beau

Mort d'Isabelle Ire de Castille

Philippe Ier le Beau Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade

Isabelle Ire de Castille meurt le 26 novembre 1504 à Medina del Campo.

On affirme que lorsque Isabelle meurt, son mari Ferdinand II d'Aragon demande la main de la clarisse : sœur Jeanne la Beltranéja.

Elle lui la refuse.

Par son testament, la Castille est soumise à la régence de son époux, le Roi Ferdinand d'Aragon, jusqu'à ce que le prince Charles ait atteint l'âge de 20 ans.

Cette clause est justifiée par l'incapacité de l'infante Jeanne (dite Jeanne la Folle, la mère de Charles Quint).

Ferdinand II qui continue à régner sur l'Aragon, essaie de mettre la main sur la régence de la Castille mais les nobles qui ne l'aiment pas et le craignent, l'obligent à y renoncer.

En 1504, l'archiduc Philippe Ier le Beau refuse de reconnaître le testament, et se fait proclamer Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade, et prince d'Aragon et des Deux-Siciles.

Il est le fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne.



Rupture des Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Claude de France était promise au futur François Ier depuis 4 ans par une disposition restée secrète.

En 1505, suite à une grave maladie, voulant éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII rédige un testament, entériné par les États généraux, où il rompt les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint et ordonne un mariage aussi rapide que possible avec François d'Angoulême, futur François Ier de France, qu'il pressent comme son successeur et qu'il entoure comme un père entoure son fils. Les efforts d'Anne de Bretagne pour garder l'indépendance de son duché échouent une nouvelle fois.



Othon-Henri du Palatinat Duc de Palatinat-Neubourg

À la suite de la guerre de succession de Landshut, Othon-Henri du Palatinat hérite en 1505 d'une partie des biens de ses deux aïeux, composant le duché de Palatinat-Neubourg.

Trop jeune pour régner, Othon-Henri du Palatinat est mis sous la tutelle de Frédéric II du Palatinat, son oncle, qui réside souvent à la cour de Charles Quint.



Réunion des états Généraux

Louis XII réunit les États Généraux au château de Plessis-lez-Tours en 1506.

À la demande de Louis XII, les États Généraux annulent le traité de Blois et les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint.

Ils approuvent le mariage de Claude de France avec François Ier de France et fixent la date des fiançailles

Louis XII utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant le réseau routier.

Roi populaire, il est surnommé le Père du peuple lors de cette assemblée.

Anne de Bretagne ne réussit qu'à ajouter une clause au contrat : s'il lui naissait un fils ou une fille, elle se réserve la possibilité de disposer du duché en sa faveur.

François Ier de France et Claude se fiancent le 21 mai 1506.



Mort de Philippe Ier le Beau

Charles Quint Roi de Castille et des Pays-Bas

Charles Quint Comte de Bourgogne

Ferdinand II d'Aragon Régent de Castille

Philippe Ier le Beau meurt à Burgos le 25 ou le 26 septembre 1506, apparemment d'une fièvre typhoïde.

En 1506, Charles Quint hérite :

Les États généraux des Pays-Bas repoussent l'offre de tutorat du Roi de France Louis XII.

Ils offrent la tutelle et la régence à l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, grand-père de Charles Quint, qui accepte.

Du fait de la maladie de Jeanne la Folle, Ferdinand II d'Aragon assure la régence de Castille au nom de son petit-fils Charles Quint qu'il parvient à faire reconnaître comme Roi de Castille en parallèle avec Jeanne la Folle qui conserve le titre jusqu'à sa mort.


Marguerite d'Autriche par Bernard van Orley

Marguerite d'Autriche Régente des Pays-Bas

Maximilien Ier de Habsbourg rappelle Marguerite d'Autriche aux Pays-Bas. Il lui confie la régence en 1507 avec les pleins pouvoirs pour gouverner les Pays-Bas.

Marguerite d'Autriche élève avec soin son neveu et ses nièces Charles Quint, Éléonore d'Autriche, Marie d'Autriche et Isabelle de Habsbourg.

Adrien VI a la chance de se distinguer au sein de l'Église, au point d'être choisi comme précepteur du futur Charles Quint.

Marguerite d'Autriche dirige d'une main de fer ces provinces d'Europe du Nord, riches mais agitées.

Elle doit compter avec les réserves de la noblesse, l'hostilité des villes et les intrigues de Guillaume de Croÿ, Seigneur de Chièvres, Gouverneur de l'archiduc Charles Quint.

Marguerite d'Autriche joue aussi un rôle important dans la politique internationale de l'époque.

Tous la respectent et recherchent son alliance. Marguerite d'Autriche met en place des ligues contre la France, mais réaliste, elle est parfois prête à baisser sa garde pour choisir la voie de la négociation.



Les adversaires

L'or du Nouveau Monde

En face de François Ier de France, il y a Henri VIII Tudor, Roi d'Angleterre et Charles de Habsbourg, futur Charles Quint qui est à la tête d'un important empire austro-allemand et espagnol.

Par son importance démographique et par sa prospérité, la France peut se mesurer au peuplement et à la puissance financière des nations adverses.

L'erreur de François Ier est de ne point prévoir l'afflux du métal précieux américain, dont la masse, certes très inférieure aux possibilités fiscales françaises, doit cependant l'emporter.

Cette masse monétaire constituait un revenu net de toute charge et elle était entièrement à la disposition de Charles Quint.



Majorité de Charles Quint

Charles Quint Prince des Pays-Bas

Charles Quint Duc de Brabant et de Limbourg

Charles Quint Comte de Flandre et de Hainaut

En 1515, Charles Quint est déclaré majeur.

Charles Quint devient Prince des Pays-Bas, Duc de Brabant et de Limbourg, sous le nom de Charles II de Brabant, Comte de Flandre et de Hainaut.

Inspiré par Guillaume de Chièvres, Charles Quint décharge Marguerite d'Autriche, sa tante, de toute responsabilité.

Humiliée, Marguerite d'Autriche se retire à Malines, dans son hôtel, passant son temps à écrire et à protéger peintres et poètes.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.


Charles Quint

Mort de Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon et de Sicile

Jeanne la Folle Reine d'Aragon et de Castille

Charles Quint Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne

Charles Quint Roi de Sicile

Au cours des deux années précédentes, Ferdinand II d'Aragon aurait pâti de problèmes de santé, dont l'origine serait la prise d'herbes lui permettant d'espérer une descendance de Germaine de Foix.

Ferdinand II d'Aragon le Catholique meurt le 23 ou 25 janvier 1516 à Madrigalejo.

Ferdinand II d'Aragon laisse à Germaine de Foix dans son testament des rentes annuelles de plus de 50 000 florins, un usufruit de veuvage qui serait annulé en cas de remariage.

Dans sa dernière lettre à son petit-fils Charles Quint, Ferdinand II d'Aragon lui recommande de ne pas abandonner sa veuve et de s'assurer du respect de son testament.

Jeanne la Folle devient reine d'Aragon et de Castille sous le nom de Jeanne Ire.

Cependant sa santé l'empêche d'exercer le pouvoir.

En 1516, Ferdinand II d'Aragon laisse un empire immense à son petit-fils Charles Quint.

Charles Quint devient Roi de Castille, conjointement avec sa mère.

Il hérite aussi de l'Aragon, la Haute-Navarre, Grenade, Naples, la Sicile, la Sardaigne, les Baléares, Malte et les possessions espagnoles en Amérique.

Les couronnes de Castille et d'Aragon sont définitivement unies et forment le royaume d'Espagne.

Charles Quint prend le titre de Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne sous le nom de Charles Ier d'Espagne mais il est surtout connu sous le nom de Carlos Quinto en Espagne et en Amérique latine.

Il est roi de Sicile sous le nom de Charles IV

Germaine de Foix part vivre en Castille.



Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or

Charles Quint fait élire Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 1516, mais Philibert demande que cette élection soit tenue secrète dans un premier temps pour ne pas provoquer l'ire de François Ier de France.



Traité de Noyon

La victoire française de Marignan est scellée par le Traité de Noyon.

Artus Gouffier de Boissy conclut en août 1516, à Noyon, un traité entre François Ier de France et Charles Quint.

Guillaume de Chièvres négocie pour Charles Quint, dont il a aussi été gouverneur.

Jacques II de Chabannes retourne en France.



Mort de Dyveke

Mort de Torben Oxe

Sigbrit Ministre des finances

Dyveke meurt en 1517 dans des circonstances suspectes.

Cela évite de sérieuses complications avec Charles Quint.

Christian II de Danemark se venge lui-même.

Le riche Torben Oxe, très probable meurtrier de Dyveke, meurt exécuté malgré le soutien apporté par ses pairs.

Christian II de Danemark ne perd aucune occasion de réduire la noblesse et de promouvoir les sujets ordinaires.

Son conseiller principal est la mère de Dyveke, Sigbrit, administratrice née et génie commercial de premier ordre.

Christian II de Danemark la nomme d'abord contrôleuse du péage d'Öresund, et finalement ministre des finances.

Son origine bourgeoise explique sa politique permanente pour développer l'influence de la classe moyenne, en concurrence avec le Rigsraad.

Les patriciens détestent évidemment cette concurrence, et attribuent toutes les mesures impopulaires à l'influence de la sorcière danoise qui a envouté le roi.



Liaison de Charles Quint avec Germaine de Foix

A son arrivée en Espagne en 1517, Charles Quint, âgé de 17 ans, rencontre Germaine de Foix, l'épouse de son grand-père, Germaine de Foix, âgée de 29 ans, une femme discrète et affectueuse qui ne souffre pas encore de problèmes d'obésité.

Lors de leur première entrevue à Valladolid, Charles Quint se montre fort affable envers elle et organise des tournois et des banquets en son honneur.

Rapidement survient entre eux une relation amoureuse passionnée.Charles Quint a une liaison avec Germaine de Foix.Leur enfant est :

L'enfant réside et est éduquée à la Cour de Castille.

Dans son testament, Germaine de Foix se réfère à sa fille comme l'Infante Isabelle et à Charles Quint, son père, comme l'empereur.



Publication des Resolutiones par Martin Luther

Procès contre Martin Luther

Léon X paraissant accessible aux idées nouvelles, Martin Luther, en août 1518, lui dédie ses Resolutiones.

Jusqu'alors, Léon X ne s'était guère préoccupé de cet obscur théologien.

Commence contre Martin Luther un long procès où il est accusé d'hérésie.

Face à lui, Rome choisit l'affrontement, méconnaissant l'adversaire et sa pugnacité, et sans doute aussi la situation politique allemande.

Le procès menant à son excommunication, loin d'affermir le catholicisme, ne fait qu'accélérer le processus de la Réforme, qui de toute façon aurait sans doute eu lieu, avec ou sans Luther.

En octobre 1518, Martin Luther est convoqué à Augsbourg où Léon X lui envoie le cardinal Thomas Cajetan, légat apostolique et général des dominicains.

Martin Luther refuse de se rétracter.

Léon X continue dans la voie de la diplomatie en chargeant un chevalier allemand, Carl von Militz, de négocier une réconciliation.

Ces tentatives de conciliation tenaient davantage de la politique que de la théologie, pour laquelle Léon X n'avait pas grande affinité.

Le pape veut alors ménager Frédéric le Sage et empêcher, si possible, le futur Charles Quint d'être élu empereur.



Mariage de Emmanuel Ier le Fortuné avec Éléonore d'Autriche

Éléonore d'Autriche, sœur aînée de Charles Quint, décide finalement de se marier avec Emmanuel Ier le Fortuné, pourtant laid et infirme, qui l'épouse le 16 juillet 1518.

Leurs enfants sont :

Éléonore d'Autriche devient reine de Portugal.



Mort de Maximilien Ier de Habsbourg Empereur Germanique

Charles Quint Archiduc d'Autriche

Charles Quint Duc de Carinthie, de Carniole et de Styrie

Charles Quint Comte de Habsbourg, de Ferrette et de Tyrol

Charles Quint Landgrave de Haute-alsace

Maximilien Ier de Habsbourg meurt le 2 ou le 12 janvier 1519 au château de Wels en Autriche.

Charles Quint, son petit-fils, hérite des territoires des Habsbourg et étend son autorité en devenant Archiduc d'Autriche, Duc de Carinthie, de Carniole et de Styrie, Comte de Habsbourg, de Ferrette et de Tyrol et Landgrave de Haute Alsace jusqu'en 1522.



Mariage de Ferdinand de Brandebourg avec Germaine de Foix

En 1519, Germaine de Foix accompagne Charles Quint et Éléonore de Habsbourg, la sœur de ce dernier, à Saragosse et à Barcelone pour l'assemblée des Cortes et le serment du roi.

Pour mettre fin à la liaison de Charles Quint avec la veuve de son grand-père et améliorer l'image du futur empereur dans l'opinion publique, est décidé le remariage de Germaine de Foix.

Ferdinand de Brandebourg, Marquis de Brandebourg, de la suite personnelle de Charles, épouse Germaine de Foix.

Charles Quint nomme Germaine de Foix Vice-reine et Lieutenant général du Royaume de Valence, Ferdinand de Brandebourg étant nommé capitaine général du royaume.

Ils doivent faire face au banditisme et aux luttes internes, à la piraterie venant d'Afrique du Nord, à l'endettement des nobles et à la rébellion des morisques.

Durant son mandat elle ordonne une persécution féroces contre les agermanats, dont les biens sont confisqués, et entreprend un processus de reféodalisation.



Mort de Ferdinand de Brandebourg

Mariage de Ferdinand d'Aragon avec Germaine de Foix

Ferdinand de Brandebourg meurt.

Germaine de Foix est de nouveau veuve.

Charles Quint organise un nouveau mariage.

Ferdinand d'Aragon, Duc de Calabre, épouse Germaine de Foix.


Charles Quint Charles Quint,,Charles Quint Détail d'un tableau du Titien - 1548

Charles Quint Empereur Germanique

Marguerite d'Autriche gouverneur des Pays-Bas

Pour le titre d'empereur qui assure une supériorité sur les autres souverains; sont en lutte :

Pour cela faut-il convaincre les électeurs : 4 princes laïcs et 3 ecclésiastiques.

Henri VIII Tudor quitte prématurément la compétition.

Charles Quint dépense 800 000 florins, François Ier de France la moitié.

Robert III de la Marck est envoyé en Allemagne afin d'inciter les Électeurs à donner leurs voix à François Ier.

Il échoue dans cette mission diplomatique difficile.

Marguerite d'Autriche refait son apparition sur la scène publique.

Elle trouve de l'argent pour Charles Quint, achète les électeurs, fait des promesses.

Frédéric III de Saxe est le candidat soutenu par le pape Léon X, ce dernier ne voulant ni de François Ier, ni de Charles Quint, tous deux considérés comme trop dangereux pour les États pontificaux.

Après que le camp français se soit rangé à son côté, Frédéric III de Saxe a les meilleures chances d'être élu, mais refuse cette élection.

Frédéric III de Saxe prépare des capitulations électorales qui accroissent le pouvoir de décision des princes au sein de l'Empire.

Charles Quint doit les signer pour recevoir le soutien de Frédéric III de Saxe.

Louis V du Palatinat vote pour Charles Quint après avoir reçu de grandes quantités d'argent des Habsbourg.

Le crédit des Fugger, des banquiers italiens et espagnols, garanti par les trésors du Nouveau Monde, contribue à hisser Charles Quint sur le trône du Saint Empire romain germanique.

Charles Quint est alors élu à l'unanimité le 28 juin 1519 sous le nom de Charles V d'Allemagne.

Charles Quint confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à Marguerite d'Autriche, sa tante.

À la nouvelle de la proclamation de Charles Quint, Guillaume Gouffier sort du château qui lui sert d'asile aux environs de Francfort, et s'enfuit à Coblence.

Nicolas Perrenot de Granvelle devient homme de confiance de Charles Quint qui le surnomme son Lit de repos.

Nicolas Perrenot de Granvelle est fait chancelier ce qui va contribuer à lui faire acquérir une immense fortune familiale et lui donner tous les pouvoirs, au nom de Charles Quint, dans le comté de Bourgogne.



Mort d'Artus Gouffier de Boissy Grand maître de la maison de France

Le traité de Noyon n'ayant pu terminer tous les différends, Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres, les deux négociateurs, se rencontrent encore à Montpellier, espérant trouver les moyens d'établir une paix solide.

Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres sont amis, et désirent sincèrement que leurs maîtres le soient.

Ils travaillèrent sans relâche et de bonne foi pendant 2 mois à la discussion des points litigieux.

Ils arrêtent le mariage de Charles Quint avec la princesse Charlotte de France, fille de François Ier de France.

Ils vont conclure la négociation, lorsqu'Artus Gouffier de Boissy meurt à Montpellier en mai 1519.

La négociation est alors abandonnée.

Artus Gouffier de Boissy est Duc de Roannez et Pair de France, Comte d'Étampes, de Caravas, Baron de Passavant, de Maulévrier, de Roanne, de la Mothe-Saint-Romain, de Bourg-sur-Charente et de Saint-Loup, Seigneur d'Oiron, de Villedieu, de Valence et de Cazamajor.

Guillaume Gouffier de Bonnivet remplace Artus Gouffier de Boissy, son frère, dans la faveur de François Ier de France.


Ferdinand de Magellan

Mariage de Ferdinand de Magellan

Ferdinand de Magellan rentre au Portugal.

Ferdinand de Magellan est convaincu qu'il existe un passage entre l'atlantique et les mers du sud.

Il forme le projet de rejoindre les Indes par l'ouest en contournant l'Amérique.

Il pense parvenir aux îles Moluques par une nouvelle voie.

Ferdinand de Magellan se présente devant Emmanuel Ier le Fortuné.

Ferdinand de Magellan demande :

Il est éconduit par Emmanuel Ier le Fortuné qui ne lui accorde rien et qui l'autorise même à aller proposer ses services ailleurs.

Ferdinand de Magellan épouse Béatrice Barbosa, fille de Diego Barbosa, portugais installé à Séville, marchand, armateur et Alcade de l'arsenal de Séville.

Il se crée ainsi des relations qui lui permettent d'approcher Charles Quint, roi d'Espagne.

Après quelques aléas, le projet Ferdinand de Magellan est approuvé.



Ferdinand Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Frère cadet de l'empereur Charles Quint, Ferdinand Ier de Habsbourg prend la succession de ce dernier dans les possessions héréditaires des Habsbourg (Autriche, Styrie, Hongrie, etc.) et devient Archiduc d'Autriche et terres adjacentes en 1520.



Entrevue entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

Henri VIII Tudor, méfiant vis à vis du Roi français, rencontre Charles Quint à Gravelines le 14 juillet 1520.

Et c'est à l'empereur que le Roi d'Angleterre accorde son soutien.


Franchissement du détroit de Magellan

Naufrage du Santiago

Mutinerie à San Julian

Désertion du San Antonio

Franchissement du détroit de Ferdinand de Magellan

En février mars 1520 Ferdinand de Magellan atteint l'embouchure du Rio de la Plata et Montevidéo.

Le 21 février 1520, ils sont au Golf de San Matias en Argentine.

Le 1er avril 1520, dimanche des rameaux, l'expédition arrive dans le rio de San Julian.

Gaspar de Quesada, Juan de Cartagena, Antonio de Coca, aidés par Juan Sebastiano Del Cano, se mutinent et s'emparent du San Antonio.

Juan de Elorriaga ne voulant pas coopérer avec les mutins, est poignardé par Gaspar de Quesada et laissé pour mort.

Le 2 avril 1520, Ferdinand de Magellan échafaude un plan de reprise en mains de la situation.

Il envoie à bord de la Victoria un esquif avec 5 hommes pour présenter une lettre au capitaine Luis de Mendoza.

Pendant que Luis de Mendoza la lit, il est poignardé et tué.

La Victoria, se range alors aux côtés de Ferdinand de Magellan.

Juan Rodriguez Serrano, capitaine de la Santiago, est resté fidèle à Magellan

Ferdinand de Magellan, capitaine de la Trinidad, se retrouve en position de force.

Il manœuvre pour amener à la raison les 2 autres nefs :

Ces derniers après leur capture sont interrogés et jugés.

Luis de Mendoza est condamné à mort et exécuté le 7 avril 1520.

Juan de Cartagena, grand d'Espagne, parent du cardinal de Burgos et très proche de Charles Quint, est condamné au bannissement avec le prêtre espagnol Pedro Sanchez de la Reina, qui a été très influent dans le déroulement de la mutinerie.

Juan de Cartagena et Pedro Sanchez de la Reina sont abandonnés le 24 août 1520, en Patagonie, lors de l'appareillage de la flotte de San Julian.

L'expédition arrive à l'embouchure de la rivière Santa Cruz.

Le 3 mai 1520, le Santiago naufrage par échouement dans les parages du río Santa Cruz

L'expédition hiberne jusqu'en octobre 1520

Le 21 octobre 1520, l'expédition de Ferdinand de Magellan pénètre le fleuve des sardines.

Après une mutinerie dans le détroit de Magellan, le 8 novembre 1520, le San Antonio déserte l'expédition avec 57 hommes à bord pour retourner en Espagne.

Le 27 ou 28 novembre 1520, les trois nefs de l'expédition sortent du passage au cap Désiré ou Desedao dans un océan qui ce jour est d'un calme plat.

Il le nomme Océan Pacifique.

L'expédition prend la route Nord/Nord-Ouest et remonte au large des îles d'Hanover, de Wellington, de Campana au Chili.

La traversée de l'Océan Pacifique est douloureuse. De nombreux hommes meurent.

Le 21 décembre 1520, ils atteignent l'île du désappointement ou île du caillou.



Insurrection de Gustave Ier Vasa

L'horreur provoquée par Bain de sang de Stockholm entraîne dès 1521 l'insurrection de Gustave Ier Vasa contre le Danemark.

Il s'appuie sur une armée de 4 000 paysans, les marchands de Lübeck et Charles Quint.

Gustave Ier Vasa est élu Régent ou Administrateur du Royaume de Suède le 24 août 1521,

Gustave Trolle doit abandonner son poste en septembre 1521 et s'enfuir au Danemark.



Mise du château de Montfort sous séquestres

Philibert de Chalon-Arlay est sollicité dès son adolescence par François Ier de France et par Charles Quint, chacun des deux monarques le réclamant à son service.

Finalement Philibert de Chalon-Arlay refuse de rendre hommage au roi de France pour sa principauté d'Orange et devient capitaine-gouverneur des armées de Charles Quint.

Le Château de Montfort est mis sous séquestres par François Ier de France en 1521.


Ferdinand de Magellan aux Philippines

Ferdinand de Magellan aux Philippines

Mort de Ferdinand de Magellan

Plus de 3 mois après la sortie du détroit de Magellan, le 6 mars 1521, les 3 caravelles de Ferdinand de Magellan atteignent la position 12 degré de latitude septentrionale 146 degré de longitude.

Ils sont dans île de Guam aux îles Mariannes alors appelées peu flatteusement les îles des larrons.

Ils sont à court de vivres et les équipages sont en proie au scorbut.

Le 16 mars 1521, ils sont aux Philippines.

Ferdinand de Magellan baptise cet archipel encore inconnu de Saint-Lazare, du nom du martyr que l'on fêtait ce jour-là.

Il s'y lie avec les indigènes chez qui il perçoit des influences chinoises.

Le jour de Pâques de 1521, Ferdinand de Magellan fait dire la première messe sur le sol philippin.

Un pilote local conduit la flotte jusqu'à Cebu le 7 avril 1521.

À la surprise générale, Enrique, l'esclave et serviteur de Ferdinand de Magellan comprend la langue des indigènes.

Ferdinand de Magellan se sait de ce fait en Orient.

Humabon, sultan d'Humunu à coté de Suluan, se lie rapidement d'amitié avec Ferdinand de Magellan.

Le 14 avril 1521, sont baptisées 800 personnes.

Humabon reçoit le prénom de Charles en l'honneur de Charles Quint, le roi d'Espagne.

Ferdinand de Magellan remet à la reine de l'île une statuette de bois représentant l'Enfant Jésus que lui avait donnée l'archevêque de Séville avant son départ.

Aujourd'hui, 500 ans plus tard, c'est encore l'objet d'un culte, dans l'église de Saint-Augustin de Cebú, appelée Basílica del Santo Niño.

Grâce à Humabon, dont il devient l'ami inséparable, Ferdinand de Magellan obtient l'adhésion de tous les souverains voisins, à l'exception le rajah Cipapulapa ou Lapu-Lapu, roi de l'île de Mactan.

Lapu-Lapu est récalcitrant à la conversion et à l'alliance avec Cebu

Pour être agréable à Humabon, Ferdinand de Magellan accepte de soutenir une expédition militaire contre l'île de Mactan, un combat qui ne s'imposait pas.

Il se rend sur cette île avec 60 de ses hommes.

Son adversaire est à la tête de 2 000 à 3 000 guerriers.

La rencontre a lieu le 27 avril 1521 au matin.

Malgré les mousquets et les arquebuses, les troupes de Magellan sont submergées.

Elle tourne à la déroute pour les Espagnols qui laissent sur le rivage 8 ou 13 morts.

Ferdinand de Magellan meurt, atteint par une flèche empoisonnée, tué par Lapu-Lapu, le roi local,.

Son corps ne sera pas rendu.

Duarte Barbosa est nommé capitaine-général de la flotte et Juan Serrano, son second.

Le 1er mai 1521, sous prétexte d'une invitation à diner, Humabon voyant l'impuissance des Espagnols et l'abus des marins, fait assassiner 26 membres de l'expédition.

La flotte appareille alors précipitamment de Cebu.

Le 2 mai 1521, faute d'effectifs suffisants pour armer les 3 bateaux restant, la Conception est incendiée devant l'île de Bohol, près de Cebu.

Les 113 survivants sont répartis entre la Trinidad et la Victoria.

Joao Lopes Carvalho est élu capitaine général et capitaine de la Trinidad.

Gonzalo Gomez de Espinosa devient capitaine de la Victoria.

La Victoria et la Trinidad errent d'île en île et passent près:

Le 16 septembre 1521, Joao Lopes Carvalho est démis de ses fonctions de capitaine général et est remplacé par Gonzalo Gomez de Espinosa, qui prend le commandement de la Trinidad.

Il est secondé par Juan Sebastiano Del Cano, qui devient capitaine de la Victoria.

La Victoria et la Trinidad se dirigent vers Archipel des Moluques où est installé un comptoir portugais.

À l'approche de ces îles, le Trinidad est victime d'une énorme voie d'eau.

Ils y parviennent le novembre 1521 aux Ile de Tidore, de Ternate, de Buru et de Malva

Le Trinidad doit réparer et laisse le Victoria partir.

Après la réparation, le Trinidad tente de rentrer par une voie qui le ferait passer par le Nord.

Échec, après 6 mois de navigation, ils reviennent à Ternate où les 20 marins survivants, épuisés sont mis en prison par les Portugais....

Juan Sebastiano Del Cano, un basque ancien bagnard, prend le commandement de la Victoria, la dernière caravelle.

Il la charge d'épices.

Les Molluques regorgent de cannelle et de gingembre, Java offre son musc.

Les ordres au départ; était de regagner l'Espagne par le même trajet qu'à l'aller.

Le 21 décembre 1521, la Victoria part de l'île de Tidore avec 47 européens et 13 moluquois à bord.

Juan Sebastiano Del Cano décide de passer par le cap de Bonne-Espérance.



Mariage de Charles III de Savoie avec Marie-Béatrice de Portugal

Charles III de Savoie épouse à Villefranche en 1521 Marie-Béatrice de Portugal, fille d'Emmanuel Ier le Fortuné, Roi de Portugal, et de Marie d'Aragon.

Leurs enfants sont :

Par ce mariage, Charles III de Savoie devient beau-frère de Charles Quint, qui a épousé Isabelle de Portugal.



Diète de Worms

Martin Luther au ban de l'Empire

Séjour de Martin Luther au château de Wartburg

Traduction de la Bible en allemand

Christian III de Danemark participe à la Diète de Worms du 28 janvier au 25 mai 1521 où Martin Luther lui fait grande impression.

Il reste maintenant à mettre Martin Luther au ban du Saint Empire, ce qui ne peut se faire qu'après accord des États de l'Empire.

À cet effet, la diète de Worms est convoquée en avril 1521.

Frédéric III de Saxe obtient que Martin Luther soit auditionné.

Charles Quint invite Martin Luther, lui garantissant la liberté s'il se présente.

Martin Luther refuse à nouveau de se rétracter, réclamant d'être convaincu par le témoignage de l'Écriture et s'estimant soumis à l'autorité de la Bible plutôt qu'à celle de la hiérarchie ecclésiastique.

Par l'édit de Worms, Charles Quint décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l'Empire.

Cela signifie que n'importe qui peut les mettre à mort sans jamais en devoir rendre compte devant la justice.

Frédéric III de Saxe s'assure que la Saxe soit exemptée d'appliquer l'édit de Worms, hostile au luthéranisme.

Aussitôt la condamnation prononcée, Frédéric III de Saxe fait chercher Martin Luther dans le château d'Altenstein et l'emmène au château fort de Wartburg ou Wartbourg.

Martin Luther y demeure sous le pseudonyme de chevalier Georges.

Martin Luther y commence sa traduction de la Bible en allemand, la langue du peuple.

Il débute d'abord par la traduction du Nouveau Testament.

La tradition veut qu'il ait laissé une trace de son passage : un jour que le Diable venait une fois de plus le tourmenter, l'empêchant ainsi de travailler, il lança son encrier contre le Démon, ce qui occasionna une tache sur le mur....encore visible aujourd'hui.


André de Foix - par Jean Clouet - vers 1530

Révolte en Castille

Bataille de Villalar

Prise de Saint-Jean-Pied-de-Port

Prise de Pampelune

Ignace de Loyola blessé

Siège de Logroño

Bataille de Noain

André de Foix Prisonnier

François Ier de France, qui est opposé à Charles Quint, préfère ne pas l'affronter directement.

Pour aider Henri II d'Albret, François Ier de France envoie l'armée de Guyenne, avec à sa tête André de Foix.

L'offensive franco-navarraise bénéficie d'une révolte en Castille, qui oblige les Espagnols à dégarnir leurs défenses.

Mais l'armée castillane bat les villes révoltées à Villalar le 21 avril 1521.

Après 3 jours de siège, le 15 mai 1521, l'armée franco-navarraise, forte de 12 000 hommes, prend, Saint-Jean-Pied-de-Port qui commande l'accès à l'Espagne par le col de Roncevaux.

Le 19 mai 1521, Pampelune se rend, ainsi que son château, quelques jours plus tard.

Ignace de Loyola est blessé gravement, en tentant de défendre la citadelle.

André de Foix continue sa campagne, s'empare de la Rioja et met le siège devant Logroño.

Devant l'avancée de l'armée castillane, commandée par Frédéric Hernandez de Tolède, Duc d'Albe, André de Foix lève le siège.

Il recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.

L'armée espagnole contourne le col de Zubiça de nuit par un sentier muletier.

Elle établit son campement au nord de la sierra, et coupe la retraite à l'armée française.

André de Foix doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre.

La bataille à lieu à Noain à 5 km de Pampelune le 30 juin 1521

Il se trouve en infériorité numérique.

Mais il n'attend pas le renfort des 6 000 hommes qui sont restés à Pampelune et dans les environs, ainsi que celui des 2 000 hommes qui se trouvent vers Tafalla.

Deux heures avant le coucher du soleil, André de Foix fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu.

Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commence à reculer.

Les fantassins castillans s'emparent de l'artillerie française, avant d'enfoncer le reste de l'armée qui est mise en déroute en moins d'une heure.

L'armée franco-navarraise compte plus de 6 000 morts, et de nombreux prisonniers, dont André de Foix.

Les nationalistes basques voient dans cette bataille la fin des libertés pour le peuple basque, et le début de la régression culturelle basque.

Un monument a été élevé en souvenir de cette bataille, et les partisans de l'indépendance du pays basque s'y réunissent tous les ans en juin.



Première guerre entre François Ier de France et Charles Quint

François Ier de France ne s'entend pas bien avec Charles Quint.

Ce dernier revendique la Bourgogne.

Le Roi de France, ayant peur de le perdre le duché de Milan, déclenche en mars 1521 des affrontements en Navarre, en Flandre et en Lombardie.


Frédéric II Gonzague conquiert Parme – peint par le Tintoret pour Guillaume Gonzague en 1578 - 79 - Ancienne Pinacothèque de Munich

Prise de Parme et de Plaisance

Le pape Léon X soutenu par l'Empereur Charles Quint, souhaite reprendre Parme et Plaisance, les considérant possessions de l'Église.

En août 1521, Prospero Colonna, généralissime des armées coalisées, assisté de Frédéric II Gonzague et du Marquis de Pescara pénètre sur le territoire de Parme avec une armée de 1 200 hommes d'armes et 18 000 fantassins et assiège la ville.

Fin août 1521, les portes s'ouvrent mais Colonna renonce, croyant que les troupes du Duc de Ferrare et qu'une armée française approchent.



Expédition de Charles Quint en Champagne

En 1521, Charles IV d'Alençon défend la Champagne contre une expédition de Charles Quint.



Bataille de Mézières

Le 26 septembre 1521, Bayard, François Ier de Bourbon-Saint-Pol et Anne de Montmorency défendent la ville de Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

Jacques Ier de Montgomery ravitaille Mézières.

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont révélées à cette occasion.

Claude d'Annebault fait l'apprentissage des armes et se distingue à la défense de Mézières.

Charles IV de Bourbon-Vendôme participe à la campagne de Flandre.



Ligue contre la France

Le 24 novembre 1521, Charles Quint, le pape Léon X et Henri VIII Tudor se liguent contre la France.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.



Retour de l'expédition de Ferdinand de Magellan

Juan Sebastiano Del Cano traverse donc l'Océan Indien.

Le 25 janvier 1522, l'expédition atteint l'île de Timor.

Le 18 mars 1522, par 38 degré de latitude le froid se fait sentir...

L'expédition fait une escale rapide à 20 lieue du cap de Bonne-Espérance.

Le 19 mai 1522, double le cap de Bonne-Espérance.

Le 4 avril 1522, l'expédition est en vue des Açores.

Le 9 juillet 1522, La Victoria arrive au Cap-Vert à Sao Tiago.

13 membres d'équipage, dont un moluquois, sont faits prisonniers par les portugais.

12 Européens et 1 Moluquois sont faits prisonniers par les portugais au Cap-Vert.

Ils découvrent qu'en faisant le tour du monde, ils ont gagné 24 heures sur ceux qui étaient restés sur place.

La Victoria appareille vers l'Espagne le 15 juillet 1522.

Après 10 mois pénibles de navigation, la Victoria rentre à San Lucar de Barrameda le 6 septembre 1522.

Le 8 septembre 1522, la Victoria arrive au port de la Muelas à Séville avec 18 Européens et 3 Moluquois.

Les 12 Européens et le Moluquois laissés au Cap-Vert rejoignent Séville peu après.

Les épices embarquées à Ternate remboursent tous les frais occasionnés, plus un bénéfice notoire.

L'expédition a parcouru 14 460 lieues soit 85 000 km.

La preuve est faite que la terre est ronde.

Juan Sebastiano Del Cano est anobli par Charles Quint.

D'après Antonio Pigafetta, l'un des 18 rescapés, le seul écrivain de l'expédition, a rapporté les détails de l'histoire de l'expédition.



Naissance de Marguerite de Parme

Marguerite de Parme ou Marguerite d'Autriche (en italien Margherita d'Austria) naît à Audenarde dans les Flandres le 28 décembre 1522, fille de Charles Quint et de Jeanne Van der Gheynst, fille d'un tapissier, servante de Charles de Lalaing, Seigneur de Montigny.

Elle est reconnue par son père et éduquée selon les préceptes prévus pour son rang.

Sa préceptrice est Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien Ier de Habsbourg.



Ferdinand Ier Gonzague à la cour de Charles Quint

Ferdinand Ier Gonzague va dès 1523 à la cour de Charles Quint, auquel il restera fidèle toute sa vie.



Complot de Charles III de Bourbon

Jacques Hurault Prisonnier

Charles III de Bourbon engage des négociations avec Charles Quint, mais le complot échoue.

Jean de Poitiers est arrêté le 5 septembre 1523 à la suite de la trahison de Charles III de Bourbon.

Ses biens sont confisqués et rattachés au domaine royal le 7 septembre 1523.

Louis de Brézé alerte François Ier de France de la trahison de Charles III de Bourbon.

Charles de Rohan-Gié remplace l'un des pairs laïcs lors du jugement de Charles III de Bourbon.

Jean de Poitiers, père de Diane de Poitiers, est accusé de complicité dans ce complot et devient le principal bouc émissaire de l'affaire.

Charles III de Bourbon part pour les terres impériales, Charles Quint gagnant ainsi un bon général, utile pour l'invasion de la France qu'il projette.

En septembre 1523, les français encerclent Milan.

Bataille après bataille, le bilan des affrontements est désastreux pour les français.

Soupçonné d'avoir eu part aux conseils de Charles III de Bourbon, Jacques Hurault est longtemps détenu prisonnier.



Charles III de Bourbon Lieutenant général de Charles Quint

Bataille de Sésia

Mort de Bayard

En mars 1524, les français doivent se retirer de Milan.

Nommé lieutenant général de l'Empereur en Italie, Charles III de Bourbon combat les Français et remporte la bataille de Sésia ou Sesia.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol combat aux côtés de Guillaume Gouffier de Bonnivet et Bayard lors de cette bataille.

Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec ou Robecco sul Naviglio dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française.

La colonne vertébrale brisée, il enjoint ses compagnons à le quitter et leur dit :

Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie.

Charles III de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint.

Charles III de Bourbon vient devant Bayard et dit :

Ah ! Monsieur de Bayard que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier !

Le mourant répond :

Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie !

Bayard agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.

Bayard meurt le 30 avril 1524 à Abbiategrasso.

Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa devise est : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre) : elle reçoit pour donner.

Une épidémie décime alors l'armée française.



Siège de Marseille

Andrea Doria commandant des galères françaises

Prise d'Avignon

Philibert de Chalon-Arlay au service Charles Quint

En juillet 1524, François Ier de France affronte diverses invasions en Provence, en Normandie ou en Bourgogne.

Claude de Lorraine-Guise repousse les impériaux de Bourgogne en 1524

Charles III de Bourbon envahit ensuite la Provence et assiège Marseille.

La grande nef Sainte Marie de Bonaventure participe à la défense et à l'approvisionnement de Marseille pendant ce siège.

René de Savoie loue la grande nef Sainte Marie de Bonaventure à son neveu François Ier de France 1500 écus par mois entre le 28 juin 1524 et le 30 avril 1525.

Andrea Doria embrasse d'abord le parti de la France.

Andrea Doria est nommé par François Ier de France au commandement des galères françaises et bat la flotte de Charles Quint sur les côtes de Provence en 1524.

Jacques II de Chabannes s'empare d'Avignon.

Philibert de Chalon-Arlay louvoie entre François Ier de France et Charles Quint pour protéger son patrimoine, mais il prend ouvertement le parti de l'empereur en 1524.

Philibert de Châlon-Arlay est capturé par Andrea Doria et retenu en otage par les Français.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent.

Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon et Antoine II de Clermont-en-Trièves participent à cette bataille.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Soulèvement au pays de Bitche

Prise de Saverne

Bataille de Sélestat

Les paysans du pays de Bitche se soulèvent à leur tour en mai 1525.

Antoine II de Lorraine doit monter une expédition qui reprend Saverne le 17 mai 1525.

Antoine II de Lorraine bat et massacre une armée de rustauds le 20 mai 1525 près de Sélestat.

Antoine II de Lorraine doit par la suite promulguer d'autres édits contre les Protestants.

Par héritage et achats, Antoine II de Lorraine agrandit le duché.

A partir de 1525, Antoine II de Lorraine préfère rester neutre dans les guerres qui opposent François Ier de France à Charles Quint.



Négociation de la libération de François Ier de France

Marguerite d'Angoulême est désignée pour négocier avec l'empereur Charles Quint, la libération de François Ier de France.

Mais l'empereur et son chancelier, Mercurin de Gattinara, ne veulent pas entendre parler de rançon : ce qu'ils exigent c'est la rétrocession de la Bourgogne dont Charles Quint est théoriquement héritier par sa grand-mère.

La mission de Marguerite d'Angoulême échoue, mais elle a permis d'apporter au roi François Ier de France un précieux réconfort.

La terre de Puiseux appartient à la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris qui en vend une partie pour participer au paiement de la rançon de François Ier de France.


Alfonso de Avalos

Mort de Fernando de Avalos Marquis de Pessaire

Alfonso de Avalos Commandement des armées de Charles Quint

Fernando de Avalos meurt à Milan en 1525.

Neveu de Fernando de Avalos, il lui succéda dans le commandement des armées de Charles Quint.



Traité de Madrid

François Ier de France libéré

François III de Bretagne et Henri II de France Otages de Charles Quint

On confie à François de Tournon et à Jean de Selve les négociations en Espagne.

Gabriel de La Guiche négocie la délivrance de François Ier de France.

Le 14 janvier 1526, François Ier de France, n'ayant qu'une idée en tête, celle d'être libre, signe le traité de Madrid qui met fin à la première guerre de François Ier de France et de Charles Quint.

Anne de Montmorency est négociateur dans ce traité.

En échange de sa libération, François Ier de France :

La libération de Philibert de Châlon-Arlay est un des enjeux de ce traité.

Charles III de Bourbon retrouve ses biens.

François Ier de France est libéré le 21 janvier 1526.

Dans les traités de l'époque on donnait en otage une dizaine de grands seigneurs.

Au lieu de cela, pour garantir à Charles Quint l'exécution du traité, 2 fils de François Ier de France :

sont échangés contre François Ier de France, et resteront les otages de Charles Quint de 1526 à 1530.

René de Cossé, gouverneur des enfants de France, et les accompagne en captivité en Espagne.

Charles II d'Orléans, dernier fils du Roi, peut rester en France.

La première rencontre entre Diane de Poitiers et Henri II de France, à eu lieu le 15 mars 1526 à Bayonne lors du départ pour l'Espagne.

Les princes de France connaissent en premier lieu des conditions de détention privilégiées dues à leur rang.

Robert II de La Marck, chassé de ses terres par Charles Quint est rétablit par François Ier de France.


Isabelle de Portugal

Mariage de Charles Quint avec Isabelle de Portugal

Charles Quint épouse à Séville le 3 mars 1526 l'infante Isabelle de Portugal (1503-1539), fille d'Emmanuel Ier le Fortuné et de Marie d'Aragon. Leurs enfants sont :



Tolérance des protestants

Les poursuites contre les protestants s'arrêtent au retour de François Ier de France. Ce dernier, influencé par l'humanisme de sa sœur, Marguerite d'Angoulême, se montre tolérant à l'égard des protestants alors que Charles Quint lutte contre les princes protestants de son empire. Il essaie de trouver une place à une réforme à la française.



Ligue de Cognac

François Ier de France reprend le combat en s'alliant avec le Pape Clément VII, Venise et Francesco Sforza : c'est la ligue de Cognac. Clément VII s'inquiète de la suprématie de Charles Quint.



Prise du Vatican

Inquiet de la puissance grandissante de l'empereur Charles Quint en Italie, en particulier à la suite de la bataille de Pavie, Clément VII cherche à organiser une alliance entre la France, Venise et Florence, la ville des Médicis afin de contrecarrer l'empereur.

En représailles, ce dernier favorise l'agitation de la noblesse romaine, groupée autour des Colonna, qui réussit à prendre le Vatican le 20 septembre 1526. Clément VII négocie alors une trêve au prix de 60 000 ducats.


Charles IV de Bourbon-Vendôme

Prise et Sac de Rome

Mort de Charles III de Bourbon

Clément VII Prisonnier

Charles IV de Bourbon-Vendôme Duc de Bourbon

Charles Quint fait Philibert de Châlon-Arlay gouverneur et capitaine général du Royaume de Naples.

Abandonné par Charles Quint, qui ne veut pas satisfaire ses ambitions, Charles III de Bourbon résout de se créer une principauté en Italie.

Les mercenaires allemands qui stationnent en Italie du Nord sous les ordres du connétable Charles III de Bourbon décident de descendre sur Rome afin de se rétribuer par le pillage, comme il était assez courant à l'époque.

Charles III de Bourbon met le siège devant Rome qu'il prend mais il meurt pendant l'assaut le 6 mai 1527.

La ville est pillée.

Philibert de Châlon-Arlay est acclamé par les troupes comme généralissime et tente de calmer les lansquenets protestants de Georg von Frundsberg sans pouvoir empêcher le sac de Rome.

Ferdinand Ier Gonzague prend part au sac de Rome où il pille les palais de ses propres parents.

Philibert de Châlon-Arlay réussit néanmoins à garantir la sécurité de Clément VII qui, assiégé dans le château Saint-Ange, se rend à lui.

Clément VII est emprisonné quelques mois. Cela permet d'empêcher le pape d'annuler le mariage d'Henri VIII Tudor et de Catherine d'Aragon, tante de Charles Quint, qui ne pouvait pas donner d'héritier à l'Angleterre.

Jules III figure parmi les otages donnés par Clément VII aux Impériaux et aurait été tué par les lansquenets impériaux à Campo di Fiori, s'il n'avait pas été libéré en secret par le Cardinal Pompeo Colonna.

Les domaines de Charles III de Bourbon, dont le duché de Bourbon, sont réunis à la couronne. Charles IV de Bourbon-Vendôme devient Duc de Bourbon en 1527.



Henri VIII Tudor amoureux de Anne Boleyn

En 1527, les alliances espagnoles d'Henri VIII Tudor se dégradent, puisque Charles Quint n'a pas voulu épouser sa fille : Marie Ire Tudor.

De plus, sa femme Catherine d'Aragon, n'a donné naissance, hormis la petite Marie Ire Tudor, qu'à des enfants mort-nés entre 1511 et 1514. Son état de santé ne permet plus d'espérer qu'elle puisse avoir d'autres enfants.

Henri VIII Tudor pense que l'Angleterre n'acceptera pas Marie Ire Tudor, une femme, pour monarque.

Il semble nécessaire que le couple royal ait un fils.

Henri VIII Tudor, qui désire ardemment ce fils, tombe éperdument amoureux d'Anne Boleyn, jeune et coquette beauté irlandaise, dame d'honneur de la reine.

Henri VIII Tudor souhaite l'épouser pour avoir d'elle un héritier légitime.

Il demande le divorce d'avec Catherine d'Aragon.

Les contradictions de la Bible sont le sujet majeur de la procédure de divorce :

Le divorce d'avec Catherine d'Aragon est basé sur la supposition qu'ils n'ont pas eu de fils parce qu'il a désobéi aux Écritures en épousant la veuve de son frère, ce que Catherine aurait été, si Arthur Tudor et elle avaient consommé leur mariage.

Pour sauver son mariage avec Henri VIII Tudor, et les droits de Marie Ire Tudor, sa fille, Catherine d'Aragon soutient qu'elle et Arthur n'ont partagé leur lit que pendant 7 jours et que son mariage avec Arthur Tudor n'a pas été consommé.

Le point principal, à savoir si Henri VIII Tudor a trouvé Catherine vierge lors de leur nuit de noce, n'a jamais été évoqué.

Henri VIII Tudor ordonne que des draps tachés de sang, de la nuit de noce de son frère, soient exhibés dans son palais comme preuve de la consommation. Comment et pourquoi ces draps auraient-ils été conservés ?

Thomas Wolsey est chargé d'entamer les négociations avec la curie romaine.

Contrairement à Mary Tudor, son épouse, Charles Brandon approuve entièrement le divorce d'Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon.



Reprise de Modène

Alphonse Ier d'Este peut finalement reprendre Modène en 1527 grâce à son alliance avec l'empire à l'époque des divergences entre Charles Quint et le Pape Clément VII.



Naissance de Philippe II d'Espagne

Philippe II d'Espagne naît le 21 mai 1527 à Valladolid, fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal.



Traité de Gorinche

Au traité de Gorinche en 1528, Charles Quint finit par reconnaître Charles d'Egmont comme Duc de Gueldre.



Naissance de Marie d'Espagne

Marie d'Espagne naît le 21 juin 1528, fille de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal.



Trêve entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

Henri VIII Tudor signe une trêve avec l'empereur Charles Quint.



Prise de Turin

Cependant le sac de Rome pousse les français et les anglais à s'attaquer à Charles Quint.

En janvier 1528, les deux pays déclarent la guerre à l'empereur.

En 1528, René de Montejean sert sous Odet de Foix et réduit la ville de Turin.



Expédition d'Odet de Foix dans le royaume de Naples

Bataille de Melphe

Jean Caracciolo Prisonnier

Libération de Jean Caracciolo

Jean Caracciolo Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Jean Caracciolo Lieutenant général des armées

François de Scépeaux participe à la bataille de Melphe en 1528 et se distingue dans un combat naval livré aux abords de Naples.

Jean Caracciolo a rejoint le parti de Charles Quint.

L'armée française dirigée par Odet de Foix et Pedro Navarro assiège Melfi en mars 1528, tuant environ 3 000 personnes, sans épargner les femmes et les enfants.

Le massacre est connu sous le nom de Pasqua di Sangue (Pâques de sang).

Jean Caracciolo est fait prisonnier dans sa ville de Melfi par Odet de Foix.

Charles Quint refuse de payer sa rançon.

Jean Caracciolo se retourne vers François Ier de France qui lui rend la liberté.

Il le fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel, Lieutenant général des armées.

François Ier de France lui donne Romorantin, Nogent, Châteauneuf-sur-Loire, et les Iles de Martigues, en compensation de la perte de ses biens d'Italie.


Andrea Doria par Sebastiano del Piombo

Revirement d'Andrea Doria

Les Français chassé de Gênes

Andrea Doria restaurateur de la liberté génoise

Andrea Doria aperçoit qu'il est l'objet de la jalousie des ministres français et que François Ier de France tarde à ratifier les promesses qu'il a faites en faveur de Gênes.

Andrea Doria se tourne vers Charles Quint, en 1528, en stipulant la restauration de la liberté de Gênes et chasse les Français de cette ville à l'aide de la flotte impériale.

Andrea Doria met un terme aux querelles des factions dans Gênes. Il change la forme du gouvernement et fait décréter que les doges, qui auparavant étaient perpétuels, seraient élus pour 2 ans seulement.

Andrea Doria refuse la dignité de doge.

Il continue à servir l'empereur et bat plusieurs fois les Turcs. Il lutte avec avantage contre le Khayr ad-Din Barberousse.



Seconde réunion de Spire

La Réforme se répand façonnant une sorte d'unité allemande que Charles Quint ne peut combattre, empêtré qu'il est dans ses guerres contre la France.

Lors de la diète de Spire en avril 1529, Charles Quint tente bien de reprendre les choses en main, mais il se heurte à 6 princes et 14 villes qui protestent d'en appeler à un concile si Charles Quint veut revenir à l'édit de Worms.

Pour Philippe Ier de Hesse, les affaires se présentent mal, au printemps de 1529 lors de la seconde réunion de Spire.

Il est totalement ignoré par l'empereur Charles Quint.

Néanmoins Philippe Ier de Hesse prend une part active dans l'union des représentants protestants, dans la préparation de la protestation présentée à Speyer.

Avant de quitter la ville de Spire, Philippe Ier de Hesse réussit le 22 avril 1529 à trouver un arrangement secret entre la Saxe, la Hesse, Nuremberg, Strasbourg et Ulm.

Philippe Ier de Hesse fait venir en Allemagne le chef de la Réforme suisse Ulrich Zwingli.



Traité de Cambrai Paix des dames

François de Tournon est un des négociateurs qui va aboutir au traité d'Amiens ou Paix des Dames.

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, Marie de Luxembourg, et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, tante de Charles Quint, signent cette paix le 3 ou le 5 août 1529.

Elle est signée à Cambrai.

La guerre s'achève sur la constatation d'un équilibre des forces :

Toutefois ce n'est qu'une accalmie dans l'affrontement entre François Ier de France et Charles Quint.



Paix de Barcelone

En 1529, Clément VII et Charles Quint finissent par s'accorder. Ils signent la paix de Barcelone. Le pape, confirme Charles Quint comme empereur germanique et lui permet de garder les terres qu'il a acquises en Italie.



Cession de Condé sur l'Escaut à Charles Quint

En 1529, le Duc de Montpensier vend la seigneurie de Condé sur l'Escaut à l'Empereur Charles Quint.


Prise de possession de Malte par Philippe de Villiers de L'Isle-Adam - Grand Maître de l'Ordre - en 1530

Cession de l'île de Malte aux Hospitaliers

Après une longue période d'incertitude, durant laquelle Philippe Villiers de l'Isle Adam voyage et séjourne à Rome, Charles Quint cède l'île de Malte aux Hospitaliers.

Ils installent leur couvent à Birgu sous la conduite de leur grand maître en 1530.

Birgu est alors la capitale de l'archipel.

Les notables maltais, l'évêque et l'Università restent implantés à Mdina.



Nouveau rapprochement d'Alphonse Ier d'Este avec Charles Quint

La politique habile d'Alphonse Ier d'Este lui permet de se rapprocher encore une fois de Charles Quint qui en 1530 lui confirme les droits sur les deux villes que Clément VII lui conteste encore.


Frédéric II Gonzague Portrait par Le Titien -ca 1525 - Musée du Prado à Madrid

Frédéric II Gonzague Duc de Mantoue

Projet de mariage de Frédéric II Gonzague avec Marguerite de Montferrat

À force de sollicitations, Isabelle d'Este, sa mère réussit à obtenir de l'Empereur le titre de Duc de Mantoue pour son fils. Frédéric II Gonzague devient le 1er Duc de Mantoue. Le 8 avril 1530, Charles Quint vient à Mantoue lui décerner le titre.

À cette occasion, Anne d'Alençon veuve de Guillaume IX Paléologue, Marquis de Montferrat, propose au nouveau Duc la main de sa fille Marguerite.

Après Jean Georges de Montferrat, son oncle, Marquis de Montferrat régnant, elle est l'héritière du marquisat. Anne souhaite, par ce mariage, renforcer Montferrat face aux visées du Duc de Savoie soutenu par la France.



Charles III de Savoie privé de ses états

Une série de défaites entre 1530 et 1536 prive Charles III de Savoie de la plupart de ses états, ne lui laissant que le comté de Nice.

Dans le pays de Vaud et le Genevois, l'autorité de Charles III de Savoie est mise à mal par un groupe de seigneurs ligueurs qui se nomment "Confrérie de la Cuiller" et font régner la terreur.

En 1530, Charles III de Savoie fait enfermer au château de Chillon, François Bonivard, fils du seigneur de Lunes, qui croupira dans les sous-sols pendant 6 ans.

La cité de Genève se révolte et Charles III de Savoie lui impose un blocus.

Pour s'en dégager, la cité fait appel aux Bernois, qui après quelques tergiversations passent à l'attaque, et conquièrent le Pays de Vaud.

Charles III de Savoie, incapable de réagir, brandit la menace de faire intervenir l'empereur Charles Quint dont il est le vassal, mais ce dernier est bloqué à Naples.



Sacre de Charles Quint

Charles Quint est couronné solennellement par Clément VII à Bologne le 2 mars 1530.

Le 24 juin 1530, Charles Quint est sacré empereur par le pape.


Éléonore d'Autriche - par ou d'après Joos van Cleve ou Cleeve

Mariage de François Ier de France avec Éléonore d'Autriche

François Ier de France est veuf de Claude de France.

Éléonore d'Autriche est veuve d'Emmanuel Ier le Fortuné.

François Ier de France épouse à l'Abbaye de Veien le 4 ou le 6 juillet ou le 7 août 1530 Éléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint.

Éléonore d'Autriche est couronnée à Saint-Denis.

Ce mariage scelle la réconciliation temporaire de François Ier de France avec Charles Quint.

Comme toutes les reines de France, Éléonore d'Autriche n'a aucun pouvoir politique.

Catholique, Éléonore d'Autriche a une nouvelle ennemie en Marguerite d'Angoulême, sa belle-sœur protestante, qui et très appréciée de la cour.

Mais François Ier de France, peu attiré par sa femme, multiplie les conquêtes et s'affiche avec sa favorite en titre Anne de Pisseleu.

Rejetant son affection sur ses beaux-enfants, Éléonore d'Autriche se heurte encore à un mur, ceux-ci ayant été fait captifs de Charles Quint.

Charles II d'Orléans ne revoit François III de Bretagne et Henri II de France, ses frères, qu'à l'occasion de ce mariage.

Jacqueline de Rohan-Gyé est demoiselle d'honneur de la reine Éléonore d'Autriche.



Malte cédée aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem

En 1530, Charles Quint cède l'île de Malte aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, chassés de Rhodes par les Ottomans. L'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem prend le nom de Chevaliers de Malte.



Charles Quint Comte de Bourgogne et de Charolais

Charles Quint devient Comte de Bourgogne et de Charolais en 1530.



Mort de Thomas Wolsey

Thomas Wolsey adresse des lettres codées à Clément VII, à François Ier de France et à Charles Quint. Elles sont interceptées par des agents d'Henri VIII Tudor.

Thomas Wolsey est arrêté le 4 novembre 1530. Une escorte est chargée de le convoyer vers Londres par petites étapes.

Thomas Wolsey meurt à l'abbaye de Leicester le 29 novembre 1530 d'épuisement, pendant son transfert à la tour de Londres.



Constitution de la Ligue de Smalkalde

En 1531 se constitue la ligue de Smalkalde ou Smalkade ou Schmalkalden (en allemand Schmalkaldischer Bund).

C'est une union militaire, contre Charles Quint, de princes protestants allemands du Nord avec principalement Philippe Ier de Hesse et Jean-Frédéric Ier de Saxe, électeur de Saxe.

Elle demande l'aide de François Ier de France.



Duché de Toscane pour la famille Médicis

En 1531, la Toscane est érigée en duché par Charles Quint, pour la famille des Médicis.


Marie de Habsbourg - par Jan Cornelisz Vermeyen

Marie de Habsbourg Gouverneur des Pays-Bas

Organisation des Pays-Bas

Charles Quint demande à Marie de Habsbourg, sa sœur, de le seconder en tant que gouverneur des Pays-Bas à partir de 1531.

En 1531, Charles Quint crée 3 conseils collatéraux :

Avec le gouverneur général, ils constituent le gouvernement central des Pays-Bas.



Prise de Tlemcen

En 1531, les troupes de Charles Quint occupent Tlemcen.



Philippe II de Croÿ Marquis de Renty

En avril 1532, Charles Quint nomme Philippe II de Croÿ Marquis ou margrave de Renty.


Nicolas Perrenot de Granvelle - par Le Titien - au Palais Granvelle de Besançon

Nicolas Perrenot de Granvelle Garde des Sceaux de Charles Quint

En 1532, Nicolas Perrenot de Granvelle devient Garde des Sceaux de Charles Quint.



Retour de Michel-Ange à Rome

Commande de Clément VII pour la chapelle Sixtine

Durand son séjour de plusieurs années à Florence, Michel-Ange prend parti contre le pape dans le conflit avec l'empereur Charles Quint. Clément VII, lui ayant pardonne. En 1532, Michel-Ange revient à Rome. Clément VII lui demande de peindre les deux murs latéraux de la chapelle Sixtine. Il doit y représenter la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt, il se met à l'étude pour réaliser ce projet démesuré.


Alexandre le Maure - par le Pontormo

Alexandre le Maure Duc de Florence

Alexandre le Maure, Duc de Penne, est fait également Duc héréditaire de Florence par Charles Quint en 1532.



Jean du Bellay Ambassadeur auprès d'Henri VIII Tudor

Excommunication d'Henri VIII Tudor, d'Anne Boleyn et de Thomas Cranmer

Schisme de l'église anglican

Jean du Bellay est à nouveau Ambassadeur auprès d'Henri VIII Tudor en 1533.

Henri VIII Tudor promet à Jean du Bellay de ne pas rompre avec la cour de Rome, pourvu qu'elle lui donne le temps de se défendre par procureur.

Jean du Bellay se rend sur-le-champ à Rome pour demander un délai au pape Clément VII.

Jean du Bellay l'obtient, et envoie à Henri VIII Tudor un courrier pour avoir la procuration qu'il a promise.

Le courrier ne peut être de retour auprès du pape le jour qu'on lui a fixé. Les agents de Charles Quint font grand bruit.

Charles Quint soutient Catherine d'Aragon. À cette époque Clément VII ne peut s'opposer à Charles Quint.

Le courrier arrive en effet 2 jours après.

Le 11 juillet 1533, la bulle a été lancée et Clément VII fulmine l'excommunication d'Henri VIII Tudor, d'Anne Boleyn et de Thomas Cranmer.

Clément VII interdit Henri VIII Tudor sur ses États, malgré les protestations de Jean du Bellay.

C'est la rupture avec Rome et le schisme de l'Angleterre..

Henri VIII décide de passer outre, et de rompre avec le catholicisme pour fonder l'Église anglicane.

Thomas Cromwell théorise le fait que l'Angleterre est un empire ne dépendant d'aucune puissance étrangère, a fortiori du pape.

Le Parlement d'Angleterre soustrait l'église de ce royaume à l'obéissance du pape.

Juridiquement, la réforme de l'Église anglicane passe par le transfert des revenus d'église du pape à Henri VIII Tudor et surtout l'interdiction des appels au pape, ce qui a pour effet d'empêcher Rome d'intervenir dans les divorces.

Charles Brandon est partisan de la réforme religieuse du roi, et reçoit une large part des terres confisquées aux communautés ecclésiastiques.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Première mention d'un canal à Panama

La première mention d'un canal à travers l'isthme de Panama remonte à 1534.

Charles Quint suggère qu'un canal à Panama aiderait le voyage des navires allant au Pérou et en Équateur.



Antoine Perrenot de Granvelle Premier secrétaire de Charles Quint

Antoine Perrenot de Granvelle est nommé premier secrétaire de Charles Quint en 1534.



Conférences à Nice et à Aigues-Mortes

Marguerite d'Angoulême tente la voie de la conciliation avec l'empereur Charles Quint pour récupérer ses territoires au sud des Pyrénées : les conférences se succèdent à Nice et à Aigues-Mortes, les gestes de bonne volonté, les projets d'union de la petite Jeanne III d'Albret avec le petit infant Philippe II d'Espagne.

C'est un échec tout comme son opposition au puissant connétable de France, Anne de Montmorency.



Ferdinand Ier Gonzague Vice-roi de Sicile

Charles Quint nomme Ferdinand Ier Gonzague Vice-roi de Sicile en 1535.



Prise de Tunis par Charles Quint

Alfonso de Avalos suit l'empereur dans toutes ses expéditions, notamment à Tunis.

En 1535, Charles Quint gagne une importante bataille à Tunis contre Khayr ad-Din Barberousse. Ses troupes occupent Tunis.



Mort d'Hippolyte de Médicis

En 1535, Hippolyte de Médicis envoyé par les Florentins pour fait appel à Charles Quint contre Alexandre le Maure.

Hippolyte de Médicis meurt en route à Itri le 10 août 1535.


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Mort de François-Marie II Sforza Duc de Milan

Conquête du Bugey, de la Bresse, de la Savoie et du Piémont

François-Marie II Sforza meurt le 1er novembre 1535 sans héritier.

François Ier de France réclame le Milanais pour Henri II de France, son fils.

François Ier estime que sa meilleure chance d'obtenir le duché de Milan est de négocier un échange de territoires.

Il décide pour cela de s'emparer de la Savoie, sachant que Charles Quint, son principal rival en Milanais, ne pourra pas facilement abandonner Charles III de Savoie qui est son beau-frère et son allié.

S'appuyant sur les prétentions de sa mère Louise de Savoie, il pénètre donc en Piémont, alors neutralisé par un grave conflit avec Berne et Genève.

Il envoie à la tête de ses troupes François III de Bretagne et Henri II de France, avec ordre de ne pas s'attaquer directement au Milanais.

Envoyé à la tête d'une armée en 1535, Philippe Chabot conquiert rapidement le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont.



Traité de capitulation

Alliance de François Ier de France avec Soliman le Magnifique

Ayant pris la mesure de son adversaire, dans la troisième phase du conflit, François Ier de France cherche des alliés : Soliman le Magnifique, Henri VIII Tudor, les princes protestants allemands.

En janvier 1536, François Ier de France s'allie avec Soliman le Magnifique contre Charles Quint. C'est le traité de capitulation. Cette alliance avec les turcs choque le monde catholique.



Conseil de guerre sui décide la reprise des hostilités avec Charles Quint

Louis de Bourbon-Vendôme prit part au conseil de guerre du 18 février 1536 où se décida la reprise des hostilités avec Charles Quint.



Charles Quint à Rome

Charles Quint se présente de plus en plus comme le défenseur de la foi.

Le 5 avril 1536, Charles Quint fait une entrée triomphale à Rome, accueilli par le pape Paul III.

Jean du Bellay assiste à un consistoire, où Charles Quint s'emporte tellement contre François Ier de France, que Jean du Bellay croit devoir se rendre immédiatement auprès de ce monarque pour l'en prévenir.



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Robert Stuart d'Aubigny sert en Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.


Charles II d'Orléans - par Corneille de Lyon - 1536 au cours du séjour de plusieurs mois qu'y fit la cour - Huile sur bois

Mort de François III de Bretagne Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Mort de Sebastiano de Montecuculli

Henri II de France Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Charles II d'Orléans Duc d'Orléans

En août 1536, François de Bretagne est pris d'un malaise lors d'une partie de paume après avoir bu un verre d'eau glacée.

Le verre d'eau lui est apporté à sa demande par le Comte Sebastiano de Montecuculli, seigneur piémontais de sa suite, commissaire de Charles Quint.

François III de Bretagne, Dauphin de Viennois, meurt au château de Tournon en Ardèche quelques jours plus tard le 10 août 1536.

De nombreuses rumeurs circulent à l'époque.

Persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint, François Ier de France fait arrêter Sebastiano de Montecuculli. Celui-ci est jugé coupable, condamné à mort et écartelé à Lyon, en présence de François Ier et de la Cour. Les quartiers de son corps sont pendus aux 4 portes de la ville.

D'autres rumeurs attribuent la mort aux Médicis.

François III de Bretagne n'a contracté aucun mariage et n'a aucune descendance légitime ou illégitime.

La famille de Catherine de Médicis, épouse d'Henri II de France, n'a qu'à éliminer François III de Bretagne pour faire accéder Catherine au trône de France.

D'autres enfin disent que François III de Bretagne serait mort d'une trop fatigante nuit d'amour avec Mademoiselle de L'Estrange, sa maîtresse.

La thèse de la mort naturelle par pleurésie, contractée dans des forteresses insalubres espagnoles quand il était otage de Charles Quint, reste la plus admise.

Henri II de France devient Duc de Bretagne et Dauphin de Viennois.

Mais il ne gouverne pas la Bretagne dont son père garde l'usufruit.

La situation de Diane de Poitiers est encore renforcée.

Sous prétexte d'hommages platoniques, Henri II de France adopte pour sa livrée ordinaire les couleurs de Diane : le noir et blanc (noir et blanc rayée d'or).

Henri II de France identifie l'emblème, le croissant, à celui que la mythologie attribue à la divinité chasseresse, arbore le monogramme fameux où le H et le D s'entrelacent.

Diane de Poitiers n'en entretient pas moins avec Catherine de Médicis des rapports qui se veulent cordiaux.

Elle est officiellement la gouvernante des enfants que Catherine de Médicis, après 11 ans de stérilité, met enfin au monde.

Catherine de Médicis se résigne, serre les dents et attend sa revanche.

En 1536, Charles II d'Orléans se voit offrir l'apanage du duché d'Orléans par Henri II de France, son frère.

Charles II d'Orléans a comme page Pierre de Ronsard.



Anoblissement de Jean de Saint-Mauris

Par lettres de 1537, Charles Quint anoblit Jean de Saint-Mauris, docteur en droit, professeur à l'université de Dole puis conseiller au parlement de Dole, conseiller d'État et enfin président du conseil d'État des Pays-Bas.



Prise de Saint-Pol-sur-Ternoise

En 1537 François Ier ne laisse qu'une petite garnison d'un millier d'hommes.

Saint-Pol-sur-Ternoise est assiégée par Charles Quint.

Prise, la ville est pillée et brûlée, ainsi que le château, dont il ne reste que quelques ruines.

Plus de 4000 personnes sont massacrées.



Ravitaillement de Thérouanne

Claude d'Annebault Prisonnier

Gaspard de Saulx sert à la défense de Thérouanne.

Paul de La Barthe participe au ravitaillement de Thérouanne en 1537.

Après avoir pris la place de Saint-Pol, Claude d'Annebault sauve Thérouanne en la ravitaillant par 2 fois.

Claude d'Annebault s'y révèle un ingénieux stratège, mais il est capturé au retour du deuxième trajet.

Le montant de sa rançon est très élevé, mais François Ier de France offre immédiatement de la payer.

Le siège de Thérouanne est levé le 30 juillet 1537, François Ier de France ayant conclu une trêve avec Charles Quint.

Toutefois, Marie de Habsbourg ne libère pas Claude d'Annebault avant la conclusion de la paix, qu'elle prépare avec le concours de son prisonnier.

Une fois libre, Claude d'Annebault est récompensé de ses bons services

Antoine van Halewijn est fait prisonnier par les Impériaux.



Invasion de l'Artois

En 1537, François Ier de France envahit l'Artois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Artois.

En 1537 des trêves sont signées.



Siège de Montreuil-sur-mer

En juin 1537, les troupes de Charles Quint et d'Henri VIII Tudor mettent le siège au pied de Montreuil-sur-mer.

Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite.



Condamnation de l'esclavage

Dès 1537, Paul III condamne officiellement par écrit à deux reprises l'esclavage, y mettant le poids de son autorité de pape.

Du fait des impératifs économiques et de la perte manifeste de pouvoir politique de la papauté, cette condamnation n'a pas d'effet sur les souverains d'Occident, hormis Charles Quint qui, sur recommandation de sa Commission des Indes interdit l'esclavage avant même que l'Église ne prenne position.


Anne de Montmorency Claude d'Annebault - vers 1535

Anne de Montmorency Connétable de France

Claude d'Annebault Maréchal de France

Pour le récompenser de la défense de la Provence contre Charles Quint, Anne de Montmorency, Grand maître de France, est fait Connétable de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

Claude d'Annebault est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.



Paix de Nagyvárad

La paix est signée à Nagyvárad entre Jean Ier de Hongrie et Ferdinand Ier de Habsbourg le 24 février 1538.

Les deux souverains conservent leur titre de Roi de Hongrie en gardant les territoires qu'ils possèdent.

Jean Ier de Hongrie s'engage en outre à ce que la partie du pays qu'il contrôle passe à Charles Quint après sa mort.



Convocation d'un Concile à Vicence

Paul III publie une nouvelle bulle, convoquant un concile à Vicence pour le 1er mai 1538. L'obstacle majeur y est le regain d'hostilité entre Charles Quint et François Ier de France.

Bien des causes contribuent à retarder l'ouverture du concile œcuménique. L'accroissement de puissance qu'une Allemagne réunifiée a mis entre les mains de Charles Quint est si intolérable à François Ier de France, que lui, qui persécute l'hérésie dans son propre royaume avec tant de cruauté que le pape doit l'appeler à réfréner sa violence, devient l'allié fidèle de la Ligue Smalcaldique, qu'il encourage à rejeter toutes les ouvertures de réconciliation.

Charles Quint lui-même n'était pas à blâmer car, malgré son désir pour la tenue d'un concile, il tient à l'idée que les différences religieuses en Allemagne peuvent être réglées par des conférences réunissant les deux parties. Ces conférences, comme toute tentative de ce genre pour régler les différences en dehors des cours normales de l'Église, menaient à une perte de temps, et faisaient beaucoup plus de mal que de bien.

Charles Quint se fait une idée fausse de l'organisation d'un concile œcuménique. Dans son désir d'unir toutes les parties, il recherche une vague formule à laquelle tous auraient pu souscrire, retombant dans l'erreur des empereurs Byzantins. Un concile de l'Église, au contraire, doit formuler la foi avec une telle précision que nul hérétique ne peut y souscrire : cela prit plusieurs années de convaincre l'Empereur et ses conseillers que le Catholicisme et le Protestantisme sont aussi opposés que la lumière et les ténèbres.


Lieu où fut signé la Paix de Nice

Conférence de Nice

Paix d'Aigues-Mortes

Anne de Montmorency profite de son crédit auprès de François Ier de France pour l'amener à négocier.

François de Tournon participe aux négociations de la paix de Nice.

Le Pape Paul III parvient à convaincre François Ier de France et Charles Quint de tenir avec lui une conférence à Nizza aujourd'hui Nice en juin 1538.

La Paix de Nice également appelé Trêve ou Congrès de Nice est signé le 18 juin 1538 dans le couvent des Franciscains de la Sainte-Croix, situé hors les murs de la forteresse niçoise pour mettre fin à la huitième guerre d'Italie.

Ce traité prévoit:

Une trêve de 10 ans au moins est alors décrétée entre les deux belligérants.

Comme gage de bonne volonté :

Du 14 au 16 juillet 1538, François Ier de France et Charles Quint se réconcilient officiellement à Aigues-Mortes :

À l'emplacement de l'ancien couvent, aujourd'hui disparu, à hauteur du n 27 de la rue de France à Nice, s'élève un monument protégeant une grande croix sur lequel on peut lire l'inscription :

Signum. Hoc. Crucis. Dedicarunt. Nibilis. Melchio. Maletus. Marius Baldoinus. Manuel. Gerbonus. iac. Rus. Cigia. Coss.e.n. Dnlshoronatus Grimaldus. Richerus. Assesor. Anno 1558 Die 4 Martis.e.e.



Mariage d'Octave Farnèse avec Marguerite de Parme

Marguerite de Parme est veuve depuis peu d'Alexandre le Maure.

En 1538, Paul III demande sa main pour son petit fils Octave Farnèse, fils de Pierre Louis Farnèse et Duc héritier de Castro. Marguerite, âgée de 17 ans, après avoir été duchesse de Florence, aspire à bien d'autres choses que d'épouser Octave Farnèse âgé de seulement 15 ans.

Le pape accumule pour lui les honneurs, les charges, les richesses. Elle doit céder pour raisons d'état et elle se présente à Rome vêtue de noir pour montrer à tous son désaccord.

Octave Farnèse épouse dans la Chapelle Sixtine en présence du pape le 4 novembre 1538 Marguerite de Parme. Leurs enfants sont :

Le mariage ne se révèle pas heureux. Octave Farnèse se montre peu compréhensif et manque de délicatesse alors que Marguerite de Parme cherche par tous les moyens à ne pas consommer le mariage en raison de sa préférence pour les femmes ce qui fait beaucoup discuter ses contemporains, elle songe continuellement à la cour des Médicis.

Selon les dépêches que reçoit Charles Quint, il semble de Paul III et Pierre Louis Farnèse fassent tout pour remonter le moral de Marguerite de Parme pendant qu'Octave Farnèse mène une vie nocturne non digne d'un petit-fils de pape.

Paul III tranche les contestations sur l'héritage romain des Médicis et met tout en œuvre pour que les propriétés d'Alexandre de Médicis à Rome soient acquises à sa nouvelle petite fille.



Mort de Charles d'Egmont

Antoine II de Lorraine Duc titulaire de Gueldre

Charles Quint Duc de Gueldre et Comte de Zutphen

Charles d'Egmont meurt à Arnhem le 30 juin 1538.

Philippine de Gueldre, sœur de Charles d'Egmont, et duchesse douairière de Lorraine et de Bar cherche à faire valoir ses droits. Elle les transmet à Antoine II de Lorraine et de Bar qui devient Duc titulaire de Gueldre en 1538 jusqu'en 1541.

Mais le duché Gueldre et le comté de Zutphen reviennent à Charles Quint.


Ferdinand Ier Gonzague

Cession de la seigneurie de Guastalla

En 1539, Ferdinand Ier Gonzague achète pour la somme de 22 280 écus d'or, à la duchesse Ludovica Torello, la seigneurie de Guastalla, sur la rive gauche du Pô, seigneurie que Charles Quint érige en comté.



Mort de Jean III de Clèves

Guillaume de Clèves Duc de Clèves, de Juliers et de Berg et Comte de la Marck

Guillaume de Clèves Duc de Gueldre et Comte de Zutphen

Jean III de Clèves meurt le 6 février 1539.

Guillaume de Clèves, son fils, devient Duc de Clèves, de Juliers sous le nom de Guillaume IX et de Berg sous le nom de Guillaume IV et Comte de la Marck.

Charles Quint donne le duché Gueldre et le comté de Zutphen à Guillaume de Clèves.



Mort d'Isabelle de Portugal

Isabelle de Portugal, épouse de Charles Quint, meurt le 1er mai 1539 à Tolède.



Décision d'une troisième voyage de Jacques Cartier

Mort de Donnacona Chef des Iroquois du Saint-Laurent

Donnacona, le chef Iroquois, qui a compris ce que cherchent les Français, de l'or, des gemmes, des épices, leur fait la description qu'ils veulent entendre, celle du riche royaume de Saguenay, et François Ier de France, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions d'implanter une colonie. L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de la Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs.

Donnacona meurt vers 1539 en France, comme d'autres Iroquois, les autres se sont mariés, aucun ne reviendra.



Révolte de Gand contre Charles Quint

En 1539-1540, devant mater une révolte dans la ville de Gand, Charles Quint reçoit de François Ier de France l'autorisation de passer par la France. Il est d'ailleurs reçu avec faste à Paris. Le Roi de France espère ainsi obtenir son duché milanais. La révolte des gantois est vite réprimée par Charles Quint. La Concession Caroline enlève à la ville tous ses anciens privilèges.



Séjour Charles Quint à Fontainebleau

Du 24 au 30 décembre 1539, Charles Quint séjourne à Fontainebleau.



Découverte de mine d'argent en Amérique

En 1540, des mines d'argent sont découvertes sur les hauts plateaux secs du nord du Mexique puis du Potosí. Elles donnent progressivement à Charles Quint le moyen de faire face.



Philippe II d'Espagne Duc de Milan

Seulement le rêve français sur le milanais s'effondre. Charles Quint y installe son fils Philippe II d'Espagne qui est couronné duc de Milan en 1540.



Disgrâce d'Anne de Montmorency

Guillaume Poyet emprisonné

Réhabilitation de l'amiral Chabot

Dans les dernières années de règne de François Ier de France renonce à une politique pacifique.

Deux factions se forment dans l'entourage du Roi :

En 1541, Anne de Pisseleu pousse le roi à disgracier Anne de Montmorency à la politique duquel son parti est opposé.

La rupture entre François Ier de France et éclate car Henri II de France est très attaché à Anne de Montmorency.

Les amis d'Anne de Pisseleu reviennent à la Cour.

Cette dernière fait chasser Guillaume Poyet qui est emprisonné.

L'amiral Philippe Chabot est réhabilité.

François de Tournon se rallie à Anne de Pisseleu.

Le Conseil du roi subit un changement radical avec le passage :

François de Tournon est un des principaux interlocuteurs des agents étrangers à la cour et un des concepteurs de la diplomatie française et va intervenir dans les discussions avec Rome et dans les rapports avec Charles Quint et les princes allemands.



Mort d'Antoine de Rincon

Mort de César Fregoso

Sur ordre de Charles Quint, Antoine de Rincon, ambassadeur français, et César Fregoso meurent sur le Pô aux environs de Pavie le 3 juillet 1541 assassinés par Alfonso de Avalos, marquis del Vasto.

Cet assassinat soulève une très grande émotion dans toutes les cours d'Europe.


Christine de Danemark - Portrait tiré du Recueil d'Arras

Mariage de François Ier de Lorraine avec Christine de Danemark

Afin de conserver la l'équilibre entre le France et l'Empire et pour permettre au duc de Lorraine de poursuivre sa politique de neutralité, François Ier de Lorraine épouse une nièce de Charles Quint.

Christine de Danemark est veuve de François-Marie II Sforza.

François Ier de Lorraine épouse à Bruxelles le 10 juillet 1541 Christine de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Campagne de Charles Quint à Alger

L'assassinat d'Antoine de Rincon déclenche un nouveau conflit entre François Ier de France et Charles Quint.

François Ier de France n'a de soutient qu'auprès de Soliman et des turcs.

Charles Quint attaque le premier le 28 septembre 1541 à Alger contre les turcs.

C'est un échec et le Roi français en profite pour riposter.

Ses avancées aux Luxembourg et à Perpignan se transforment en échec. Il se replie sur le Piémont.

Nicolas Durand de Villegagnon prend part à l'expédition de Charles Quint contre Alger dont il écrit le récit.

Octave Farnèse revient blessé de l'expédition à Alger en 1541 et l'aversion de Marguerite de Parme se transforme en affection.



Reconnaissance de Christian III de Danemark par le peuple danois

Guerre de Christian III de Danemarkcontre Charles Quint

Les Danois, Charles Quint et les propres membres de la famille royale menacent Christian III de Danemark d'emprisonnement.

Ces menaces parviennent à convaincre Christian III de Danemark d'éliminer les dernières traces de mécontentement dans son royaume et de s'occuper exclusivement des membres danois des grandes familles nobles et des soldats.

La reconnaissance de Christian III de Danemark par le peuple danois s'accomplit à Copenhague en 1542.

La noblesse danoise doit donner un vingtième de ses biens afin de rembourser la lourde dette contractée envers le Holstein et les Allemands.

Pour faire contrepoids à l'hostilité persistante de Charles Quint, qui est déterminé à appuyer les revendications des filles de Christian II de Danemark : Dorothée de Danemark et Christine de Danemark, concernant l'héritage du royaume scandinave, le pivot de la politique étrangère de Christian III de Danemark est son alliance avec les princes allemands luthériens.

En 1542, avec l'aide des princes allemands protestants, Christian III de Danemark déclare la guerre à Charles Quint.



Neuvième guerre d'Italie

Siège de Perpignan

Prise d'Ivoy, Arlon et Luxembourg

En 1542, au début de la Neuvième guerre d'Italie, François Ier de France décide d'ouvrir les hostilités simultanément sur 2 fronts, au nord et au sud.

Au nord, Charles II d'Orléans conduit les troupes vers le Luxembourg avec l'aide de Claude de Lorraine-Guise et François Ier de Lorraine-Guise, son fils.

Au sud, Henri II de France doit reconquérir le Roussillon et Perpignan aux mains des Impériaux.

En l'absence de son mentor Anne de Montmorency, Henri II de France commande seul une armée pour la première fois.

Le 23 août 1542, Henri II de France lance l'assaut sur Perpignan mais essuie un échec.

Henri II de France se résout alors à tenir le siège autour de la ville qui résiste.

François II de Saint-Nectaire sert au siège de Perpignan.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Roussillon en 1542

François-Armand de Polignac sert lors de ce siège.

La jeune noblesse de l'armée française est livrée au plaisir et au jeu sous les tentes du prince.

Elle veille peu aux mouvements des assiégés.

Ceux-ci font une sortie, comblent les tranchées et se portent sur le parc de l'artillerie.

Ils détruisent la majeure partie de l'artillerie lourde française

Charles Ier de Cossé s'avance une pique à la main, reçoit tout le feu des ennemis, et, malgré une blessure à la cuisse, entretient le combat jusqu'à l'arrivée de l'infanterie qui le dégage.

Henri II de France lui dit en l'embrassant : qu'il voudrait être Brissac, s'il n'était pas dauphin.

Le siège s'enlise.

Une épidémie frappe le camp français, affaiblissant considérablement les troupes.

Au cours de ce siège, Ambroise Paré, accompagnant l'armée française, a l'idée d'une nouvelle technique.

Charles Ier de Cossé ayant reçu une balle dans l'épaule

Ambroise Paré a l'idée de replacer le blessé dans la position initiale au moment de l'impact pour révéler l'emplacement de la balle perdue et ainsi permettre à Nicole Lavernault, chirurgien d'Henri II de France de l'extraire.

L'arrivée d'une armée de secours espagnole commandée par Ferdinand Alvare de Tolède oblige les Français à lever le siège et à battre en retraite.

François Ier de France est obligé de donner l'ordre à son fils aîné de battre en retraite en septembre 1542.

Enchaînant les succès sur le front du nord, Charles II d'Orléans réussit à prendre successivement Ivoy, Arlon et Luxembourg.

Abandonnant cependant le duché de Luxembourg, Charles II d'Orleans rejoint Henri II de France sous prétexte de lui apporter son aide et des pièces d'artillerie supplémentaires.

Vu l'inimitié (réciproque) de Charles II d'Orléans envers Henri II de France, personne n'est dupe que la réelle intention de Charles II d'Orléans sont plutôt de ne pas laisser toute la gloire rejaillir uniquement sur son aîné en cas de victoire à Perpignan.

Mais le temps d'arriver au sud, le siège de la ville est déjà perdu tandis que les Impériaux arrivent à reprendre le Luxembourg 2 jours plus tard.

Charles II d'Orléans reçoit le courroux de son père pour avoir abandonné sa conquête et Henri II de France se voit retirer son commandement militaire.

François Ier de France réalise à quel point l'animosité entre ses 2 fils peut se révéler désastreuse pour le royaume.



Indépendance du duché de Lorraine

Par le traité de Nuremberg du 26 août 1542, Antoine II de Lorraine réussit à obtenir de l'empereur l'indépendance du duché de Lorraine.

Mais il subsiste un problème qui l'inquiète : François Ier de France ayant renoncé à l'Italie, les champs de bataille entre Valois et Habsbourg se déplacent plus au nord, et notamment en Lorraine.

Antoine II de Lorraine tente des démarches auprès des deux souverains pour que la Lorraine soit épargnée, mais sans succès.

Tandis que le duc Antoine négocie avec Charles Quint pour que la Lorraine soit épargnée par les conflit, son fils François Ier de Lorraine entreprend la même démarche auprès du roi François Ier de France, mais sans succès.



Accord d'invasion de la France entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

François d'Este Prisonnier

Charles Ier de Cossé commanda en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont.

Le 11 février 1543, Henri VIII Tudor et Charles Quint signent un accord d'invasion de la France.

Le nord du pays est l'objet de nombreux affrontements.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol fait partie de l'état-major français contre les Anglais et les Espagnols en Picardie.

Charles Ier de Cossé suit en 1543 François Ier de France en Flandre,

Charles Ier de Cossé bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers.

L'alarme se répandit dans le reste de l'armée ennemie.

Elle abandonna l'attaque de Bohain, le siège de Guise, et se retire en désordre sur le Quesnoy.

Charles Ier de Cossé attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale.

L'armée française se retire. Charles Ier de Cossé, pour faciliter la marche de François Ier de France et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde.

Investi avec 12 cavaliers, Charles Ier de Cossé fait de prodigieux efforts pour se dégager.

Quelques Français accourent à son secours.

On lui avait arraché ses brassards, son hausse-col. Ses habits étaient en pièces.

Un Allemand fort et vigoureux l'enlevait de dessus son cheval; Brissac se débattait encore avec le tronçon de son épée.

Enfin les gens d'armes attachés à sa personne l'arrachent aux ennemis.

Charles Ier de Cossé saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui doit son salut. François Ier de France lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre.


Claude d'Annebault - par Adolphe Brune - 1833 - Œuvre commandée par Louis-Philippe Ier de France pour le musée historique de Versailles

Prise de Landrecies et de Luxembourg

Charles Quint apprend alors que Landrecies, dont il voulait faire le siège, est pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'est retirée auprès du Cateau-Cambresis.

Il poursuivit l'arrière-garde commandée par Charles Ier de Cossé qui le repousse.

Les succès français sont mal exploités. Charles Quint rencontre des problèmes avec son armée. Toutes ces raisons entraînent un enlisement du conflit.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Landrecies.

François Gouffier le Jeune et Louis IV de Bueil participent à la bataille de Landrecies.

Ferdinand Ier Gonzague s'illustre lors de la bataille de Landrecies.

En 1543, Claude d'Annebault mène une campagne réussie sur la frontière nord du royaume avec la prise de Landrecies et de Luxembourg avec l'appui de Guillaume de Clèves.

Rentré en France en 1543, Pierre Strozzi prend part au siège de Luxembourg sous Charles II d'Orléans.

Gaspard de Saulx suit Charles II d'Orléans dans sa campagne du Luxembourg.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Luxembourg.

Claude d'Annebault participe en même temps au gouvernement, grâce à la proximité du roi, qui suit les armées, en retrait, avec ses autres conseillers.



François III Gonzague confirmé Duc de Mantoue et de Marquis de Montferrat

Charles Quint, à nouveau de passage à Mantoue en 1543, confirme à François l'investiture comme Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat et lui accorde la main de sa nièce Catherine de Habsbourg.


Guillaume de Clèves

Traité de Venloo

En 1543, Charles Quint conquiert la Gueldre.

Guillaume de Clèves rend le duché de Gueldre et le comté de Zutphen à Charles Quint en 1543, par le traité de Venloo ou Venlo.

Le Gueldre et le Zutphen sont alors incorporé aux Pays-Bas espagnols.

Guillaume de Clèves a une cour brillante et y invite des humanistes, comme Erasme, Johann Weyer, le cartographe Mercator et le savant Pighius et des réformés. Des fêtes particulièrement fastueuses y sont données.



Rattachement de Cambrai aux domaines de Charles Quint

En 1543, Cambrai est rattachée aux domaines de Charles Quint qui y fait construire une puissante citadelle.



Siège de Nice

Alfonso de Avalos est gouverneur du Milanais.

François Ier de France, allié au sultan Turc Soliman le Magnifique, ordonne de prendre la ville de Nice, se parjurant en transgressant sa propre décision de 1523 de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice.

20 000 Franco-Turcs, sous les ordres François de Bourbon-Vendôme, mettent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandées par Keir-El Dîn Barberousse, attaquent Nice par la mer. Cette armada est accompagnée de 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises.

Le premier assaut est repoussé le 2 août 1543 : les ennemis installent une batterie de 25 canons à Cimiez, 20 canons et 6 couleuvrines sur la pente du mont Gros, ainsi que 28 canons et 2 couleuvrines géantes au mont Boron.

Le 7 août 1543, les Turcs attaquent le quartier Riquier.

Les 8 et le 9 août 1543 on se bat dans les faubourgs Lympia et Sincaire.

Un chroniqueur de l'époque raconte : "Le mardi 11, l'artillerie du château embocqua une canonnière des Turcs et tua le neveu de Barberousse, capitaine d'artillerie… Barberousse s'arrachoit la barbe de dépit".

Les assauts reprirent, et du 12 au 15 août 1543, plus de 1 200 coups de canons sont tirés sur la ville.

Le jour de l'Assomption, la flotte ennemie tire 975 coups de canons et autant de boulets de 75 et 109 livres.

La défense faiblit. Une bugadière, Catherine Ségurane, monte aux créneaux, assomme avec son battoir à linge un porte-étendard turc et lui arrache son drapeau.

Malgré cet acte héroïque, la ville basse est contrainte de capituler le 22 août 1543, mais le château résiste. Les Français ravagent la ville basse.

Pendant une trêve, Barberousse envoie ses janissaires piller la ville en même temps que d'autres escouades vont razzier jusque dans le haut pays.

Du donjon qui arbore toujours le pavillon de Savoie on voit passer une longue file de 5 000 prisonniers enchaînés, natifs de Nice, la Bolène, Sospel, Lantosque ou d'autres villages. Ils sont entassés dans les bateaux pour être vendus comme esclaves. Fort heureusement apparait la flotte espagnole de l'amiral Garcié qui bloque la baie et contraint Barberousse à libérer son butin humain.

Les Franco-Turcs se retirent précipitamment dans la nuit du 7 au 8 septembre 1543, Charles Quint et Charles III de Savoie arrivant à la tête des armées de secours commandée par Alfonso de Avalos.



Diète de Spire

Charles Quint fait la paix avec Christian III de Danemark à la Diète de Spire, le 23 mai 1544.

La politique étrangère de Christian III de Danemark est réglementée par la Diète de Spire.


La cité fortifiée de Saint-Dizier et son château 10 ans après le siège René de Chalon Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Anthonis Mor

Siège de Saint-Dizier

Mort de René de Chalon

Sac de Joinville-en-Champagne

Après le désastre de Cérisoles dans le Piémont, Charles Quint est sur le point de perdre le Milanais.

Dans le cadre de la neuvième guerre d'Italie, Charles Quint ouvre un second front dans le nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais.

Les troupes impériales pénètrent dans le duché de Lorraine au printemps 1544 pour attaquer la Champagne.

Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint, contre la France.

Claude II de Lorraine combat dans l'armée du Duc de Lorraine.

Charles Quint assiège Saint-Dizier et fait mettre à sac Joinville en Champagne.

François II de Saint-Nectaire sert en Champagne.

Louis IV de Bueil, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par Louis de Bimont et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande).

Ils peuvent compter sur 2 000 soldats, 100 gens d'armes de Charles II d'Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires.

Louis IV de Bueil fait hisser en haut du clocher de l'église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

Charles Quint amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet 1544 sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs).

Lors de l'assaut du 14 juillet 1544, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l'artillerie ennemie qui brise l'épée de Louis IV de Bueil et une partie de son armure.

Au cours d'un assaut très violent, René de Chalon, capitaine des impériaux, est frappé à mort par les défenseurs, et agonise le 15 juillet 1544 avec Charles Quint à son chevet.

Louis IV de Bueil envoie une dépêche à François Ier de France, qui ordonne alors une procession et une messe d'action de grâces pour célébrer ce succès.

La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : Regnum sustinent (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Une armée menée par Henri II de France prend position à Jâlons entre Châlons-en-Champagne et Épernay.

Elle tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier.

Saint-Dizier est épuisée et, le 3 août 1544, Louis IV de Bueil envoie à Claude de Lorraine-Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l'impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres.

Cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s'empressent d'en tirer parti.

Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur, possède le chiffre utilisé par Louis IV de Bueil, et n'a aucun mal à déchiffrer la missive.

Il possède également le sceau de Claude de Lorraine-Guise.

Le 7 août 1544, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

Saint-Dizier se rend le 17 août 1544.

Mais de graves problèmes financiers empêchent Charles Quint de rémunérer ses troupes, où se multiplient les désertions.

Charles Quint renonce à se retourner contre l'armée d'Henri II de France et marche sur Soissons.

François Ier de France salue l'héroïsme des habitants de Saint-Dizier.

François Ier de France, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant François de Bourbon-Vendôme de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

En 1544, Charles Ier de Cossé est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois.

De là, il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Champagne.

Charles de Bourbon-Montpensier est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne.

Charles Quint détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie.

La partie était trop inégale, Charles Ier de Cossé l'abandonne, et se retire vers Chalons.

Dans une vive escarmouche, Charles Ier de Cossé est pris 2 fois et 2 fois délivré par ses troupes.



Siège de Boulogne

Siège de Montreuil-sur-Mer

En 1544, Henri VIII Tudor offre son appui à Charles Quint, trop heureux de pouvoir soulager la pression française.

Un important corps expéditionnaire anglais part de Calais, se divise en 2 corps d'armée, avec pour mission première de sécuriser les territoires adjacents :

Ils ravagent les côtes jusqu'à l'estuaire de la Somme.

Quelques semaines plus tard, Henri VIII Tudor prend lui-même la direction du siège.

Les bas quartiers de la ville, peu protégés, tombent après quelques jours de bombardement, puis les tirs se poursuivirent jusqu'en août 1544.

En septembre 1544, une brèche est ouverte dans les remparts de la ville haute, mais le donjon tient toujours.

Les tirs d'artillerie des défenseurs français empêchant toute approche, les Anglais entreprennent de saper les fondations de l'édifice.

Le 13 ou le 18 septembre 1544, après 60 jours de siège, Jacques Ier de Coucy, Seigneur de Vervins, gouverneur militaire, offre la reddition de la ville.

L'armée d'Henri II de France, renforcée de contingents franco-italiens rappelés du Piémont, contre-attaque sur Montreuil-sur-Mer, et contraint Thomas Howard à lever le siège.

Henri VIII Tudor lui-même repart pour l'Angleterre à fin septembre 1544, ordonnant à ses deux généraux, Thomas Howard et Charles Brandon, de défendre Boulogne à n'importe quel prix.

Mais les deux ducs de Norfolk et Suffolk ne laissent qu'une garnison de 4 000 hommes dans la citadelle, et replient prudemment le reste de leurs forces sur Calais.

L'armée anglaise, en infériorité numérique, est encerclée à Calais et Henri II de France, maître du terrain, se consacre alors au siège de Boulogne.

François Ier de France doit faire face au manque de ressources financières.

François Ier de France charge Jacques Ier de Coucy de reprendre la citadelle et de construire un fort près la Tour d'Ordre.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1544.

Jacques Ier de Coucy construisit le fort au-dessous du lieu qui avait été prescrit.

Sa cavalerie est battue dans une sortie, et l'armée est obligée de se retirer.

S.Les troupes se livret au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

Dans les 3 années qui suivent, ni l'Angleterre ni la France ne pourront disposer de suffisamment d'argent pour reprendre une guerre ouverte.


Batailles dans le nord de la France avant la trêve de Crépy-en-Laonnois

Mort d'Antoine II de Lorraine

François Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Paix de Crépy-en-Laonnois

Antoine II de Lorraine meurt de maladie à Bar-le-Duc le 14 juin 1544.

François Ier de Lorraine, son fils, devient duc de Lorraine et de Bar en 1544.

François Ier de Lorraine poursuit la politique paternelle de neutralité et sert d'intermédiaire entre François Ier de France et Charles Quint.

Les deux souverains sont en effet ruinés par des années de guerre et doivent renoncer à poursuivre le conflit, faute de subsides suffisants pour payer leurs armées respectives.

Claude d'Annebault négocie une paix peu avantageuse avec Charles Quint.

Antoine Sanguin, gouverneur de Paris, fait partie des négociateurs de la paix.

La trêve de Crépy-en-Laonnois met un terme à la neuvième guerre d'Italie sans aucun vainqueur.

Le 16 ou le 18 septembre 1544, François Ier de France et Charles Quint signe la paix à Crespi ou Crépy-en-Laonnois dans l'Aisne au sein de l'église Notre-Dame :

Charles II d'Orléans, fils de François Ier de France, doit épouser

En contrepartie, François Ier de France doit apanager Charles II d'Orléans des duchés :

tout en évacuant le Piémont et la Savoie.

Saint-Dizier est restituée à la France.

Charles II d'Orléans reçoit en apanage le duché du Bourbonnais, mais aucun des deux partis n'applique ces clauses, retardant délibérément leur exécution.

Charles Quint choisit finalement de sacrifier le Milanais et le mariage de Charles II d'Orléans avec Anne d'Autriche (1528-1590) est fixé le 18 septembre 1545.

Henri II de France proteste vigoureusement aussi contre ce traité qu'il finit par signer.

Henri II de France considère les territoires de son aïeule Valentine Visconti lui reviennent de droit.

Cette paix séparée permet à la France de lutter contre le seul Henri VIII Tudor.



Prise de Lagny-sur-Marne

En septembre 1544, devant la menace de Charles Quint sur Paris, François Ier de France charge Jacques de Montgomery, Seigneur de Lorges, d'occuper Lagny-sur-Marne.

Mais les habitants refusent l'entrée de la ville à la soldatesque.

Lagny-sur-Marne est prise d'assaut et mise à sac.



Charles Quint contre la Ligue de Smalkalde

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint en 1545 contre la Ligue de Smalkalde.



Naissance de Don Juan d'Autriche

Don Juan d'Autriche naît à Ratisbonne le 24 février 1545, fils naturel de Charles Quint et de Barbara Blomberg qui appartient à une famille de notables de la ville.

Don Juan d'Autriche est baptisé sous le nom de Jerónimo (Jeromín). Il est élevé à Leganés près de Madrid dans la rue qui porte actuellement son nom (Jeromín).



Mort de François Ier de Lorraine

Charles III Duc de Lorraine et Bar

Nicolas de Lorraine Régent du duché de Lorraine

Christine de Danemark Régente du duché de Lorraine

François Ier de Lorraine meurt à Remiremont le 12 juin 1545.

Charles III, son fils âgé de 2 ans, lui succède et devient Duc de Lorraine.

Charles III de Lorraine aurait dû être numéroté Charles II, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), duc de Basse-Lotharingie.

Christine de Danemark, mère de Charles III de Lorraine, et Nicolas de Lorraine, frère de François Ier de Lorraine, âgé de 21 ans, assument la régence.

Mais les États de Lorraine décident en novembre 1545 de laisser Christine de Danemark seule régente.

Nièce de l'Empereur Charles Quint, Christine de Danemark, la jeune douairière, adopte une politique favorable à l'Empire, malgré l'opposition des barons lorrains et de Nicolas de Lorraine, tout en cherchant à maintenir la neutralité lorraine.



Jules III Président du Concile de Trente

Ouverture du Concile de Trente

Marcel II Légat pontifical

Paul III relance alors énergiquement le projet de tenue d'un concile œcuménique.

Charles Quint a développé un programme de son crû, en porte-à-faux sur plusieurs points essentiels avec celui du pape. Puisque les protestants répudient un concile présidé par le Pontife romain, Charles Quint est résolu soumettre les princes par les armes.

Paul III ne s'y oppose pas, et il promit de l'aider avec 300 000 ducats et 20 000 hommes de pied ; mais il ajoute sagement la condition que Charles Quint ne devra conclure aucun traité séparé avec les hérétiques et ne passer aucun accord préjudiciable à la Foi et aux droits du Saint-Siège.

Charles Quint souhaite alors que le concile soit prolongé jusqu'à la victoire des Catholiques.

De plus, prévoyant que la lutte avec les prédicateurs de l'hérésie sera plus obstinée que le conflit avec les princes, Charles Quint presse Paul III d'éviter de formuler des dogmes de foi pour le présent et de confiner les travaux du concile au renforcement de la discipline. Le pape ne peut souscrire à aucune de ces idées.

Eustache du Bellay montre un grand zèle au concile de Trente, pour soutenir les droits de l'épiscopat.

Lors d'un consistoire tenu le 6 février 1545, Jules III est nommé premier président du concile de Trente.

Finalement, après d'incessantes difficultés, Jules III ouvre la première session du concile à Trente le 13 décembre 1545 avec un bref discours solennel.

Jules III représente les intérêts pontificaux contre l'empereur Charles Quint, avec qui il entre en conflit à différentes occasions.

Marcel II joue un rôle important comme Légat pontifical.

Ercole Gonzague est un des présidents du concile de Trente.

Pendant le concile de Trente, Pie V reste fidèle au clan Carafa.

Grégoire XIII participe comme juriste au concile de Trente.

Le concile de Trente marque le commencement de la Contre-réforme. Charles Quint gagne quelques princes du Saint-Empire à la cause catholique.


Pierre Louis Farnèse - par Titien vers 1546 - Musée di Capodimonte, Naples Paul III avec le cardinal Alexandre Farnèse et Octave Farnèse - Le Titien, 1546 - Musée national de Capodimonte (Naples)

Pierre Louis Farnèse Duc de Plaisance et de Parme

Octave Farnèse Duc de Castro

C'est autant pour préserver les territoires pontificaux, que pour promouvoir ses intérêts familiaux que Paul III exhorte Charles Quint et ses cardinaux affidés à l'érection de Plaisance et Parme en un duché.

Pierre Louis Farnèse est investi par Paul III du duché de Parme et de celui de Plaisance en 1545.

Pierre Louis Farnèse se rend odieux par ses procédés tyranniques et soulève Plaisance par ses spoliations et ses crimes.

Octave Farnèse doit alors abandonner alors ses fiefs de Camerino et de Nepi, renonçant à un état souverain dans la perspective d'une succession. Ainsi avec l'appui de Paul III, Octave Farnèse obtient de son père le duché de Castro.



Naissance de Charles Farnèse

Naissance d'Alexandre Farnèse

Carlo ou Charles Farnèse et Alessandro ou Alexandre Farnèse naissent le 27 août 1545, fils jumeaux d'Octave Farnèse et de Marguerite de Parme.

Le baptême des jumeaux a lieu à Sant'Eustachio, en présence du pape, de 19 cardinaux et de parrains d'exception : Charles Quint et d'Éléonore d'Autriche, Reine de France.



Mort de Pietro Lando Doge de Venise

Francesco Donato Doge de Venise

Pietro Lando meurt en 1545. Francesco Donato devient le 79e Doge de Venise élu en 1545.

Francesco Donato fait respecter la neutralité de la république, malgré l'opposition de Charles Quint et d'Henri II de France.

Francesco Donato fait construire l'hôtel des Monnaies et la bibliothèque, et enrichit le palais Ducal des œuvres des meilleurs maîtres.



Ferdinand Ier Gonzague Gouverneur du duché de Milan

Charles Quint nomme Ferdinand Ier Gonzague Gouverneur du duché de Milan en 1546.



Traité d'Ardres

En mai 1546, Claude d'Annebault rencontre son homologue anglais près d'Ardres.

Les difficultés se résolvent peu à peu et Claude d'Annebault obtient des conditions plus heureuses que prévu dans ses instructions.

Dans les affaires du royaume, Claude d'Annebault s'emploie à restaurer l'ordre tant à la cour que dans les provinces, tout en consolidant les frontières.

La remise en ordre s'étend aux finances de la couronne, si bien qu'en peu de temps, les coffres de la monarchie sont de nouveau pleins.

Diplomate et politique autant que militaire, Claude d'Annebault songe à une alliance anglaise contre Charles Quint, voire à une rupture commune des deux royaumes avec Rome.

Le 7 juin 1546, François Ier de France signe avec Henri VIII Tudor le traité d'Ardres qui est sa dernière paix.

Claude II de L'Aubespine est l'un des auteurs de ce traité qui rend Boulogne à la France.



Campagne de Charles Quint contre la ligue de Smalkalde

Charles Quint attaque la ligue de Smalkalde en 1546.

Guillaume IV de Bavière soutient Charles Quint en 1546 et 1547 contre la Ligue de Smalkade, mais ne parvient pas à obtenir en contrepartie le titre d'électeur palatin.

Christian III de Danemark évite avec soin tout danger de complications et refuse de participer à la Ligue de Smalkalde en 1546.


Marguerite de La Marck - par François Clouet Marguerite de La Marck

Mariage de Jean de Ligne avec Marguerite de La Marck

Jean de Ligne épouse le 18 octobre 1547 Marguerite de La Marck. Leurs enfants sont :

Par une stipulation du contrat de mariage, leurs enfants vont prendre et relever le nom et les armes d'Arenberg.

Charles Quint approuve le mariage à l'origine de la 3e Maison d'Arenberg.

Jean de Ligne devient ainsi le curateur de la maison de La Marck-Arenberg.



Transfert du Concile à Bologne

Ajournement du Concile de Trente

En 7 sessions, la dernière ayant eu lieu le 13 mars 1547, les pères se dressent avec vigueur face aux questions les plus importantes de la foi et de la discipline. Sans écouter les menaces et les protestations du parti impérial, ils formulent pour tous les temps la doctrine catholique sur les écritures, le péché originel, la justification et les sacrements.

Paul III entérine la décision des pères.

Le déclenchement de la peste à Trente oblige Jules III à transférer le Concile à Bologne le 26 mars 1547.

Quinze prélats, dévoués à l'empereur, refusent de quitter Trente.

Charles exige le retour du concile en territoire Allemand, mais les délibérations se poursuivent à Bologne jusqu'à ce que, finalement, le 21 avril 1547, le pape, dans le but d'éviter un schisme, ajourne le concile pour une durée indéterminée.

La sagesse de l'action énergique du concile, à établir ainsi les vérités fondamentales du credo catholique, devient bientôt évidente, quand l'empereur et ses conseillers semi-protestants infligent à l'Allemagne une religion qui est méprisée par les deux parties.

Paul III mesure maintenant l'amateurisme théologique de Charles Quint. Leurs dissensions dureront jusqu'à la mort du pontife.



Bataille de Muehlberg

Philippe Ier de Hesse Prisonnier

Diète d'Augsbourg

En s'emparant de la ville de Wurzen, Jean-Frédéric Ier de Saxe lèse les droits de son cousin Maurice de Saxe.

Emmanuel-Philibert de Savoie sert Charles Quint dans la guerre contre les confédérés de Smalkalde en 1547.

Le 24 avril 1547, Maurice de Saxe et Ferdinand Alvare de Tolède gagne pour Charles Quint la bataille de Mühlberg ou Muehlberg sur :

Antoine Perrenot de Granvelle prend part aux négociations de paix qui suivent cette bataille. Il y fait preuve d'une grande finesse.

Jean-Frédéric Ier de Saxe est emprisonné par Maurice de Saxe.

Condamné à mort, Jean-Frédéric Ier de Saxe a la vie sauve en abandonnant tous ses droits et possessions à son cousin. Jean-Frédéric Ier de Saxe perd l'électorat de Saxe.

Jean-Frédéric Ier de Saxe ne garde que le titre de Duc de Saxe.

Charles Quint fait emprisonner Philippe Ier de Hesse. Il le retiendra 4 ans.

En 1547, lors de la Diète d'Augsbourg, Charles Quint crée un compromis doctrinal, qu'il espère convenir à la fois aux catholiques et aux protestants.


Henri II de France - Atelier de François Clouet vers 1550 Après le Couronnement d'Henri II de France - à Corbeny - Charles Ier Cardinal de Lorraine - en tenue de cardinal, sur la droite - Livre d'heures de Henri II -de France - BnF

Mort de François Ier de France

Henri II de France Roi de France

Éviction du pouvoir d'Anne de Pisseleu et de ses amis

Malade, sans doute atteint de la syphilis, François Ier est affaibli.

Il se prépare à la mort, demandant l'extrême onction le 29 mars 1547.

François Ier de France meurt le 30 ou le 31 mars 1547.

La messe de funérailles est célébrée par Louis de Bourbon-Vendôme le 22 ou le 23 mai 1547.

Le 24 mai 1547, les corps de François Ier de France, de Charles II d'Orléans et de François III de Bretagne sont inhumés à la basilique Saint-Denis sur ordre d'Henri II de France.

Claude d'Annebault porte le coffret contenant le cœur, puis mène le cortège jusqu'à Saint-Denis.

François Ier de France, le plus fastueux de la dynastie des Valois, a prouvé tout au long de son règne son remarquable sens politique en renforçant l'autorité royale et en posant les bases d'un État centralisé.

Son règne de 32 ans marque profondément le XVIe siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec les Habsbourg, donnant, à l'intérieur, une impulsion décisive à la pratique d'une "monarchie absolue".

Ses portraits, que ce soit celui plus décoratif de Clouet ou celui plus psychologique du Titien, nous montrent un cavalier rieur, tout à la fois athlétique et élégant, type accompli de l'homme de la Renaissance, aimable et séducteur, dénué de scrupules s'il est nécessaire.

Mais François Ier de France est en même temps fantasque, sujet aux emballements, d'une intelligence un peu superficielle.

Prince de la Renaissance, il est amateur de femmes et de belles choses ; ouvert aux nouveautés de l'époque, il est mécène et lui-même quelque peu artiste.

Face à l'échec français des ambitions italiennes, la puissance de Charles Quint dissimule l'invraisemblable tour de force que constitue le maintien de la disparate puissance habsbourgeoise progressivement recentrée des Flandres à l'Espagne.

À l'intérieur de la France, la croissance des besoins financiers, n'aboutit pas à la mise en place d'un système fiscal cohérent.

D'emprunts en vénalité des offices, d'inflation involontaire en maniements des monnaies se dégage un certain style financier français, qui durera jusqu'en 1789.

Si le mot absolutisme a un sens, sa progression est incontestable.

Signe des temps : l'emblème des Valois est déjà le soleil (à côté de la salamandre), l'expression "Sa Majesté" devient obligatoire et c'est François Ier de France qui a forgé la formule "Car tel est notre bon plaisir."

Ainsi, qu'il s'agisse de la situation extérieure ou intérieure, le règne de François Ier de France se termine sans apporter rien de décisif.

L'Espagne reste virtuellement très dangereuse, la question protestante est en suspens, le problème financier n'est pas résolu.

Finalement, la grande réussite du monarque se situe sur le plan intellectuel et artistique.

Il a aussi fait appel aux grands artistes italiens tels que Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Primatice.

Son règne s'auréole du prestige de l'école de Fontainebleau.

François Ier de France ne valait peut-être pas, sur le plan personnel, son adversaire Charles Quint.

Pourtant, sans la conquête de l'Amérique, il l'eût probablement emporté sur lui.

C'est l'Amérique qui, par le poids de ses richesses, a fondé la puissance habsbourgeoise et, paradoxalement, ce sont les découvreurs et les conquistadores espagnols et italiens qui ont empêché, jusqu'au XVIIe siècle, cette suprématie française sur l'Europe occidentale qui se dessinait déjà au temps de Saint-Louis.

Face à cette situation nouvelle, dont on ne peut reprocher à François Ier de France d'avoir mal mesuré l'importance, le mérite du Roi a été de maintenir, tant bien que mal, l'équilibre.

Parallèlement à ses activités internationales, François Ier de France poursuit l'unification de la France, jusque là constituée de différentes régions plus ou moins indépendantes.

François Ier de France a réussi à conserver le domaine royal.

Ses rêves italiens n'ont pu se réaliser, engloutissant beaucoup d'argent et coûtant de nombreuses vies.

A l'intérieur du pays, il réussit à asseoir son autorité face au parlement, la noblesse ou le peuple quand ce dernier se révolte suite aux pressions fiscales.

Le bilan culturel est lui très important.

François Ier de France encourage également les lettres en favorisant la traduction des écrits grecs et latins.

François Ier de France soutient les artistes de la Renaissance.

Il fait appel aux architectes italiens comme Sébastiano Serlio, aux peintres comme Giovanni Battista Rosso ou Lucas Penni, à l'ébéniste Francisque Scibec de Carpi.

La France entre dans la modernité.

François Ier de France assoit son pouvoir sur trois plans : religieux, féodal et juridique.

Son pouvoir paraît absolu et véhiculé par les images qu'il y associe.

Il se fait peindre en 1526 par Jean Clouet et en 1530 par François Clouet, fils du précédent peintre.

Il veut donner l'image d'un bon cavalier, d'un courageux chevalier et d'un séducteur.

L'administration est composée de personnes détenant ce qui est appelé un office. Illimitée dans le temps, cet office peut être acquis.

Cela intéresse la bourgeoisie qui souhaite s'élever dans la société et permet à François Ier de France de récupérer de l'argent.

Les officiers les plus proches du Roi sont des nobles, principalement d'épée.

Mais l'ascension des bourgeois formant la noblesse de robe est importante durant le règne de François Ier de France.

En 1547, Henri II de France devient Roi.

Il hérite du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États.

Mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale.

Henri II de France est physiquement un homme mince, aux épaules larges, au visage agréable. Il est devenu hypocondriaque à cause de son emprisonnement en Espagne, en compagnie de son frère, de l'âge de 7 à 10 ans. Peu curieux intellectuellement, on le dit moyennement intelligent. Il préfère les exercices physiques, notamment le jeu de paume dans lequel il excelle. Il rétablit les tournois.

Du temps de François Ier de France, Diane de Poitiers partage toute l'influence à la cour avec Anne de Pisseleu. Chacune d'elles a son parti, et leur rivalité occasionne plusieurs scènes scandaleuses.

Anne de Pisseleu reste la favorite en titre de Francois Ier jusqu'à sa mort. Mais après, Anne de Pisseleu doit restituer les bijoux que Francois Ier lui avait offerts. Elle subit un procès en haute trahison pour ses relations avec Charles Quint. Puis elle est bannie de la cour. Ses amis sont évincés du pouvoir.

Anne de Pisseleu est poursuivie impitoyablement par la jalousie de Diane de Poitiers, qui a subi ses années de pouvoir.

Henri II de France confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers.

Claude d'Annebault est disgracié.

Cependant, sa charge d'amiral lui permet de continuer à servir le roi.

Henri II de France rappelle Anne de Montmorency de l'exil où l'avait confiné François Ier de France.

Henri II de France admire beaucoup le connétable qu'il appelle son compère, et lui rend sa puissance, partagée toutefois avec les Guise.

Il met en place une police expéditive qui fait naître ce proverbe :

Dieu nous garde des patenôtres de Monsieur le connétable.

François Olivier est le seul ministre de François Ier d eFrance conservé par Henri II de France.

Il doit faire face à l'inimitié de Diane de Poitiers qui lui reproche une trop grande intransigeance envers les prodigalités de la cour.



Mort de Pierre Louis Farnèse

Occupation de Plaisance

Octave Farnèse Duc de Parme

Octave Farnèse Gonfalonier de l'Église

Horace Farnèse Duc de Castro

Une querelle survient entre Paul III et Ferdinand Ier Gonzague, gouverneur impérial de Milan.

Pierre Louis Farnèse meurt à Plaisance le 10 septembre 1547, poignardé par un noble de cette ville avec l'accord de Ferdinand Ier Gonzague.

Les troupes de Charles Quint sous le commandement de Ferdinand Ier Gonzague, occupent Plaisance.

Paul III, sans perdre de temps, convoque le consistoire et déclare expressément qu'Octave Farnèse est Duc de Parme et inféodé à l'Église selon l'investiture réalisé par lui même.

Au cours du même consistoire, Paul III attribue à Octave Farnèse la charge de Gonfalonier de l'Église.

Paul III continue de négocier avec Charles Quint.

Charles Quint considère le Duché de Parme et Plaisance comme une dépendance de l'empire.

Paul III décide d'exiger Parme pour l'église et de donner Castro et Cametino à ces deux petits fils Charles Farnèse et Alexandre Farnèse.

Paul III, profitant de l'absence d'Octave Farnèse, envoie Camillo Orsini comme légat pour prendre possession de la ville.

A peine Octave Farnèse en est-il informé qu'il se précipita à Parme pour faire valoir son droit. Il cherche à reconquérir Parme par la force mais c'est un échec.

Le courage montré par Octave Farnèse pour la reconquête de Parme face aux ambitions de l'Empereur et du pape amène Marguerite à porter un jugement nouveau à l'encontre de son mari, sentiment composé d'amitié et de compréhension.

Horace Farnèse devient troisième Duc de Castro et reçoit la charge de préfet de Rome.



Renflouement des caisses

François Ier de France ayant été dans les derniers mois quelque peu laxiste sur les finances, il est nécessaire de renflouer les caisses de l'état. Anne Montmorency persuade les citoyens, par la force si nécessaire (notamment dans le Sud-Ouest), de payer leurs impôts.

Henri II de France souhaite prolonger la politique extérieure de son père, François Ier de France. Il est conseillé en cela par :

En politique étrangère, Henri II de France se montre agressif.

Les Habsbourg et les Valois s'opposant depuis 1519, Henri II de France voue une haine envers Charles Quint et souhaite se venger de Charles Quint pour sa captivité en Espagne pendant 3 ans.

Pour se préserver du danger que représente l'empereur, Henri II de France se rapproche des puissances qui pourraient contrebalancer celle de Charles Quint et intensifie ses relations :

Henri II de France s'allie avec le pape Paul III qui a besoin de la France pour installer son ambitieuse famille.



Mariage de Maximilien II de Habsbourg avec Marie d'Espagne

Maximilien II de Habsbourg épouse en 1548 Marie d'Espagne, sa cousine, fille de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal. Leurs enfants sont :



Indivisibilité des Pays-Bas

En 1548, Charles Quint fait des Dix-sept Provinces des Pays-Bas, une entité séparée de l'Empire et de la France.



Pragmatique sanction

En 1549, la pragmatique sanction de Charles Quint, consacre l'indivisibilité des Pays-Bas en introduisant une loi de succession uniforme pour toutes les provinces.


Statue monumentale de bronze représentant Jules III érigée à Pérouse en 1555

Jules III Pape

Charles Quint exclut expressément Jules III de la liste des candidats.

Louis de Bourbon-Vendôme et Antoine Sanguin participent à ce conclave.

Jean du Bellay recueille 8 voix du conclave lors de l'élection du nouveau pape.

Mais les partisans de Farnèse et du parti français passent finalement un compromis et s'entendent sur le nom Giovan Maria de'Ciocchi del Monte, qui est élu en bonne et due forme le 7 février 1550, après un conclave de 10 semaines, sous le nom de Jules III (en latin Julius III, en italien Giulio III).

Obéissant aux promesses faites pendant le conclave, le nouveau pape ne se montre pas ingrat et enjoint à Camillo Orsini de remettre Parme entre les mains d'Octave Farnèse.

Quelques jours après, Octave Farnèse fait une entrée triomphale dans la ville et avec l'appui du pape, quelques mois après, il entre en possession de Plaisance.

Ces faits sont rapportés par Ferdinand Ier Gonzague à Charles Quint de manière négative.

Henri II de France envoie Robert IV de La Marck en ambassade auprès du pape Jules III pour lui porter son obédience filiale.

La grande faute de son pontificat est le népotisme.

Peu de temps après son accession au trône, il a accorde la pourpre à son favori, l'indigne Innocenzo del Monte, un jeune garçon de 17 qu'il a ramassé dans les rues de Parme quelques années plus tôt et qui a été adopté par Baudouin, le frère du pape. Un tel acte est le prétexte de quelques rumeurs venimeuses concernant la relation entre le pape et Innocenzo.

Jules III se montre aussi extrêmement généreux dans l'attribution à ses parents de dignités ecclésiastiques et de bénéfices.



Réparations au Palais Rihour

L'empereur Charles Quint séjourne au Palais Rihour à Lille.

La nature marécageuse du terrain occasionne des dommages au bâtiment du Palais.

Des réparations importantes doivent être effectuées du fait de la qualité médiocre de la Pierre utilisée.



Prise du duché de Parme et de Plaisance

Siège de Parme

Henri II de France déjà présent dans le Piémont depuis 1548, se met en guerre contre Charles Quint en 1550 et investit le duché de Parme et de Plaisance.

Paul de La Barthe participe au siège de Parme.


Antoine Perrenot de Granvelle - par Antonio Moro (1549)

Mort de Nicolas Perrenot de Granvelle

Antoine Perrenot de Granvelle Secrétaire d'État de Charles Quint

Nicolas Perrenot de Granvelle, bien que très fatigué, vient à Augsbourg à la demande de Charles Quint.

Nicolas Perrenot de Granvelle meurt le 27 août 1550.

Antoine Perrenot de Granvelle succède à son père en tant que secrétaire d'État de Charles Quint.



Diète d'Augsbourg

En 1550, à la diète d'Augsbourg, Charles Quint rend un édit contre les Luthériens.



Diète de Ratisbonne

En 1550, Charles Quint cherche vainement à concilier à son fils Philippe II les suffrages des Électeurs à la diète de Ratisbonne.



Guerre d'Henri II de France contre Charles Quint

Au printemps 1551, Henri II de France déclare la guerre à Charles Quint.

Claude d'Annebault relance la guerre de course, renforce les ports et sollicite à nouveau le commandement d'une flotte.



Prise de Magdebourg

En 1551, Maurice de Saxe s'empare de Magdebourg au nom de Charles Quint.

Mais Maurice de Saxe quitte brusquement le parti de l'empereur de Charles Quint et s'unit contre lui avec :

pour délivrer Philippe Ier de Hesse, que Charles Quint retient prisonnier.



Reprise du Concile à Trente

Le pape Jules III, se voit prier par l'empereur Charles Quint de rouvrir les sessions du concile de Trente interrompu par la mort de Paul III en 1549.

Jules III ordonne qu'on reprenne les séances du Concile à Trente le 1er mai 1551.

(Sessions 9 à 16 du 1er janvier 1551 au 28 avril 1552).

Antoine Perrenot de Granvelle conseille alors Charles Quint.

À la demande de l'empereur, une délégation de protestants, avec à sa tête l'électeur Maurice de Saxe, est invitée à prendre part au concile.

Mais au lieu de discuter, Maurice de Saxe attaque les armées de Charles Quint qui doit prendre la fuite à Innsbruck.

Antoine Perrenot de Granvelle l'accompagne lors de cette fuite.



La guerre de Parme

Traité entre Octave Farnèse et Henri II de France

Perte du Duché de Parme par Octave Farnèse

Perte des titres d'Horace Farnèse

Ferdinand Ier Gonzague distille des horreurs dans l'esprit d'Octave Farnèse lui faisant croire que Charles Quint, son beau père, veut lui enlever le duché de Parme.

Jules III enjoint à Octave Farnèse de restituer Parme en échange de Camerino. Octave Farnèse refuse.

Octave Farnèse se rapproche de ses frères et d'un commun accord, ils décident de négocier avec le roi de France Henri II de France contre le pape Jules III et l'empereur Charles Quint.

Le 27 mai 1551, ils signent un traité dans lequel Octave Farnèse promet de ne pas abandonner l'alliance avec les Valois et Henri II de France prend sous sa protection la maison Farnèse lui assurant des troupes et de l'argent.

Sienne, l'île de Corse, et les princes d'Allemagne recherchent aussi la protection d'Henri II de France, qui est nommé par ces derniers le Protecteur de l'empire, et Restaurateur de la liberté germanique.

Jules III, suite à cet accord, déclare Octave Farnèse rebelle et lui ôte son titre et son duché. Jules III envoie des troupes sous les ordres de son neveu Giambattista del Monte pour prendre Parme de concert avec Ferdinand Ier Gonzague.

Horace Farnèse rejoint immédiatement son frère. Le pape lui retire la préfecture de Rome et met sous séquestre la Duché de Castro.

La guerre commence mal pour les Farnèse : Ferdinand Ier Gonzague prend rapidement Colorno et peu après Horace Farnèse est battu vers Mirandola.

Pour rendre la défaite plus cuisante, Ferdinand Ier Gonzague dévaste la campagne parmesane prenant le risque de déclencher la colère du pape et provoquant une famine.

Marguerite de Parme reste toujours en ville ce qui réconforte, par sa présence, les Parmesans. Don Ferrante fait régulièrement arriver des provisions pour Marguerite de Parme pour ne pas encourir des sanctions de l'empereur.



Dixième guerre d'Italie

Charles Quint Vicaire de l'empire

Traité de Chambord

La dixième guerre d'Italie se déroule de 1552 à 1556

Les risques d'invasion de la France ne peuvent venir que du Nord-est.

Charles Quint se fait nommé vicaire de l'empire par les princes allemands.

Par le traité de Chambord du 15 janvier 1552, Henri II de France allie la France aux princes protestants d'Allemagne face à Charles Quint.

La France assure la protection des évêchés de Toul, Metz et Verdun.

François de Clèves concourt à la défense de Metz contre les troupes de Charles Quint puis à celle de Toul.



Libération de Jean-Frédéric Ier de Saxe

Jean-Frédéric Ier de Saxe est libéré en 1552.

Jean-Frédéric Ier de Saxe retourne libre au château de Fröhliche Wiederkunft avec sa famille.

Le château est alors baptisé château du Retour Joyeux, avec une allusion malicieuse au second retour du Christ.

Jean-Frédéric Ier de Saxe aide Maurice de Saxe, son cousin, alors en guerre contre Charles Quint.



Guillaume Ier d'Orange-Nassau Baron de Breda

Guillaume Ier d'Orange-Nassau devient Baron de Breda le 29 mars 1552.

De 1552 à 1555 Guillaume Ier d'Orange-Nassau est lieutenant-colonel dans l'armée de Charles Quint.



François de Scépeaux au conseil d'Henri II de France

Catherine de Médicis régente du Royaume de France

Soumission de Metz

Prise de Toul

Protectorat de la France sur Nancy et Verdun

Nicolas de Lorraine Régent des duchés de Lorraine et de Bar

François de Scépeaux est appelé au conseil d'Henri II de France en 1552.

François de Scépeaux suggère de mettre un terme aux invasions des armées de Charles Quint en s'emparant des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun.

L'empereur vous fait la guerre en sous-main, dit-il au roi, il faudrait la lui déclarer ouvertement. Ainsi emparez-vous desdites cités, puisqu'il vous en offre l'occasion.

Henri II de France souhaite imposer sa protection aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires du duché de Lorraine sous le prétexte, incongru pour l'époque, que leurs habitants étaient de langue romane.

La campagne est soigneusement préparée sur le plan diplomatique.

La campagne est, menée avec une armée de quelque 35 000 hommes, loin des armées de 10 000 soldats du début des guerres d'Italie.

Elle est menée sous le commandement de François Ier de Lorraine-Guise, protégé du clan de Diane de Poitiers.

Gaspard de Saulx est placé à la tête de l'armée chargée d'envahir les Trois-Évêchés.

Jacques d'Albon et Robert IV de La Marck participe à cette campagne.

S'y rendant, Henri II de France confie la régence du pays à Catherine de Médicis.

Honorat II de Savoie accompagna Henri II de France dans ce voyage.

Le 2 avril 1552, Henri II de France arrive sur Toul.

Devant l'imposante armée française, les clés de la ville de Metz sont remises au Roi le 10 avril 1552.

Le 13 avril 1552, Henri II de France prend la ville de Toul qui n'offre aucune résistance.

D'autres villes importantes vont être placées sous le protectorat de la France comme Nancy ou Verdun.

Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, Henri II de France destitue arbitrairement Christine de Danemark, la régente.

Il nomme régent des duchés de Lorraine et de Bar le francophile Nicolas de Lorraine et, d'autorité, emmène le jeune duc Charles III de Lorraine, âgé de 9 ans, terminer sa formation à Paris afin de le soustraire à l'influence de la duchesse-douairière.

Christine de Danemark se retire dans sa terre de Blâmont, qu'elle a reçu en douaire, puis à Bruxelles et en Bavière.

Henri II de France s'avance jusqu'à Strasbourg, ville pourtant germanophone, à la frontière d'Allemagne.

Jacques II de Goyon fait ses premières armes durant cette conquête.

Robert IV de La Marck reprend possession des places de son duché de Bouillon, 30 ans après l'usurpation de Charles Quint.



Suspension du Concile de Trente

Jules III est contraint de suspendre de nouveau le concile de Trente le 15 avril 1552, parce que les évêques français ne veulent pas y participer et, pour échapper à ses ennemis, Charles Quint doit fuir d'Innsbruck.



Trêve entre Jules III et la France

Horace Farnèse à nouveau Duc de Castro

Le succès des armes françaises en Italie du Nord contraint Jules III, le 29 avril 1552, à conclure avec la France une trêve qui doit durer 2 ans. Charles Quint ratifie la suspension du conflit.

L'accord prévoie la restitution aux Farnèse de tous leurs biens, honneurs et privilèges.

Jules III restitue à Horace Farnèse le duché de Castro.

Découragé par son échec en tant qu'allié de Charles Quint, Jules III s'abstient désormais de se mêler des affaires politiques de l'Italie. Il se retire à son luxueux palais, la Villa Giulia, qu'il a fait construire à la Porta del Popolo.

C'est là qu'il passe la plupart de son temps dans l'aisance et le confort, faisant de temps en temps un effort timide pour réformer l'Église en réunissant des commissions de cardinaux pour proposer des réformes.



Naissance de Rodolphe II de Habsbourg

Rodolphe II de Habsbourg naît à Vienne le 18 juillet 1552, fils de Maximilien II de Habsbourg et de Marie, fille de Charles Quint.



Paix de Passau

Maurice de Saxe contraint Charles Quint à traiter.

Antoine Perrenot de Granvelle réussit à obtenir la paix de Passau.

Par la Paix de Passau ou Passaw, signée le 2 août 1552, traité défavorable aux catholiques, Charles Quint accorde :



Siège de Metz

Claude II de Lorraine Prisonnier

Artus de Cossé-Brissac Gouverneur de Metz.

Charles Quint a fait la paix avec les Princes allemands.

Irrité des conquêtes d'Henri II de France, il vient attaquer Metz.

Henri II de France fait fortifier la ville de Metz et nomme François Ier de Lorraine-Guise, gouverneur.

Le 10 novembre 1552, l'armée de Charles Quint, forte de 100 000 hommes, met le siège devant la ville. Emmanuel-Philibert de Savoie combat pour Charles Quint.

Metz est défendue par François Ier de Lorraine-Guise avec l'élite de la noblesse dont Claude II de Lorraine, René II de Lorraine-Guise, Jacques de Savoie-Nemours, Artus de Cossé-Brissac, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Gouffier le Jeune, René de Rochechouart et François de Montmorency.

Antoine van Halewijn est l'un des seigneurs qui s'enferme dans Metz.

Libéré, Charles de Bourbon-Montpensier fait partie de l'expédition chargé de défendre Metz.

Claude II de Lorraine est fait prisonnier.

Anne de Montmorency ne réussit pas à faire lever le siège.

Alors Henri II de France s'oppose au ravitaillement des soldats de Charles Quint.

La disette, la fatigue et l'humidité pousse l'empereur à lever piteusement le siège le 26 décembre 1552.

Artus de Cossé-Brissac est fait gouverneur de Metz.


Antoine van Halewijn - Portrait de 1550 par Clouet

Bataille de Thérouanne

François de Montmorency Prisonnier de Charles Quint

Mort d'Antoine van Halewijn Seigneur de Maignelais

Les Français perdent Hesdin et Thérouanne mais les villes de Bouvines, Dinant, avec presque toutes celles du Piémont, sont soumises par eux.

François de Montmorency participe à l'héroïque résistance de la ville de Thérouanne contre les assauts des troupes de Charles Quint.

Finalement, il doit se rendre et est fait prisonnier le 30 mai 1553 avec de nombreux français.

Charles de Luxembourg-Martigues et Sébastien de Luxembourg-Martigues, au service de la France en Picardie, sont faits prisonniers lors de cette bataille.

Thérouanne ne se relèvera jamais de la destruction ordonnée par Charles Quint.

François Gouffier le Vieux s'illustre à Thérouanne.

Antoine van Halewijn meurt lors de l'assaut de Thérouanne.

En 1553, François de Clèves fait la campagne de Picardie et se signale avec des exploits en Flandres et dans le pays de Liège.



Bataille d'Hesdin

Mort de Charles de Luxembourg-Martigues Vicomte de Martigues

Mort d'Horace Farnèse

Octave Farnèse Duc de Castro

Robert IV de La Marck et François de Montmorency Prisonniers de Charles Quint

Françoise de Brézé Régente de la principauté de Sedan

Durant l'été 1553, Emmanuel-Philibert de Savoie entreprend le siège de Hesdin, une petite ville frontière de l'Artois pour le compte de Charles Quint.

Charles de Luxembourg-Martigues meurt durant ce siège.

Horace Farnèse, Duc de Castro, meurt le mardi 18 juillet 1553 tué par un arquebusier, laissant Diane de France veuve seulement après 5 mois et 5 jours de mariage.

Il n'a pas d'héritier et le duché de Castro passe aux mains de son frère Octave Farnèse.

Honorat II de Savoie secourt la ville de Hesdin.

Le château d'Hesdin est pris.

Lieutenant Général en Normandie, Robert IV de La Marck est fait prisonnier.

René de Rochechouart est à Hesdin où il est pris les armes à la main en 1553.

Conduit au château fort de l'Écluse en Flandre, Robert IV de La Marck est très mal traité par les Espagnols.

Françoise de Brézé, épouse de Robert IV de La Marck, devient régente de la principauté de Sedan. Elle contribue à l'embellissement de la ville et dote l'hôpital des douze apôtres.


Auguste Ier de Saxe – par Lucas Cranach le Jeune, 1550, Gemäldegalerie Alte Meister à Dresde

Bataille de Sievershausen

Mort de Maurice de Saxe

Auguste Ier de Saxe Électeur de Saxe

Chargé par la Chambre impériale de réduire le margrave de Brandebourg, qui trouble la paix, Maurice de Saxe le bat à Sievershausen le 9 juillet 1553

Mais Maurice de Saxe meurt le 11 juillet 1553 des suites de ses blessures.

Auguste Ier de Saxe devient Électeur de Saxe en 1553.

La médiation de Christian III de Danemark entre Charles Quint et la Saxe contribue beaucoup à la conclusion de la paix.



Maximilien II de Habsbourg héritier du trône impérial

Philippe II d'Espagne, fils de Charles Quint, est normalement mieux placé que Maximilien II de Habsbourg dans l'ordre de succession.

Mais, aux termes d'un accord en 1553 entre Ferdinand Ier de Habsbourg et Charles Quint, Maximilien II de Habsbourg supplante son cousin Philippe II d'Espagne comme héritier au trône impérial.

En 1553, Antoine Perrenot de Granvelle arrange les détails du mariage de Philippe II d'Espagne avec Marie Ire Tudor.


Exécution de Jeanne Grey - par Paul Delaroche - 1833, National Gallery de Londres

Rébellion protestante

Mort de Guilford Dudley

Mort de Jeanne Grey

Mort d'Henry Grey

L'ambassadeur du Saint-Empire romain germanique est chargé d'annoncer à Charles Quint que Marie Ire Tudor a l'intention d'épargner Jeanne Grey ainsi que Guilford Dudley, son époux.

Cependant, la rébellion protestante dirigée par Thomas Wyatt en janvier 1554 achève de décider de leur sort, bien qu'ils n'y soient pas impliqués directement.

La révolte de Wyatt est en effet la conséquence directe du mariage entre Marie Ire Tudor et le futur roi catholique d'Espagne, Philippe II.

Parmi les protestants exigeant le retour de Jeanne Grey sur le trône figure le propre père de la jeune femme, le duc de Suffolk.

Les conseillers de Marie Ire Tudor la poussent alors à exécuter Jeanne Grey afin d'étouffer dans l'œuf ce soulèvement politique.

Cinq jours après l'arrestation de Thomas Wyatt, la reine signe les ordres d'exécution de Jeanne Grey et de Guilford Dudley.

Au matin du 12 février 1554, Guilford Dudley est mené à l'échafaud et est décapité en public.

On renvoie ensuite son corps dans l'enceinte de la tour de Londres, pour qu'il soit visible depuis l'endroit où Jeanne Grey est retenue captive.

Jeanne Grey meurt le 12 février 1554.

On entraîne ensuite Jeanne Grey jusqu'à Tower Green, une petite étendue de gazon dans l'enceinte de la tour, afin qu'elle y soit exécutée à son tour, à l'abri des regards du plus grand nombre. Une telle procédure ne s'applique en principe qu'aux personnalités de sang royal.

En montant sur l'échafaud, elle s'adresse aux quelques personnes encore présentes à ses côtés :

Gens de bien, je viens ici pour mourir, condamnée par la loi au même lot. L'acte contre la majesté était illégitime, comme ma participation : mais ce jour, pour autant que je l'aie désiré et en aie ambitionné l'achèvement, j'en lave les mains, devant Dieu et devant vous, bons chrétiens.

Elle récite ensuite le psaume Ô Dieu, aie pitié de moi en anglais et donne ses gants ainsi que son mouchoir à une dame d'honneur.

John Feckenham, chapelain catholique, n'ayant pas réussi à convertir Jeanne Grey, reste malgré tout près d'elle.

Elle est mise à genoux et avant de se bander elle-même les yeux, elle pardonne d'avance à son bourreau tout en le suppliant de la dépêcher promptement.

Ayant résolu de mourir avec dignité mais s'avérant incapable de se diriger droit vers le billot à cause du bandeau, elle s'exclame :

Que ferai-je ? Où est-il ?

Après qu'une main inconnue l'y a menée, elle cite les dernières paroles du Christ telles que les rapporte l'Évangile selon Luc :

Seigneur, entre vos mains, je remets mon esprit !

Le bourreau abat sa hache sur le cou de Jeanne, séparant son corps de sa tête, puis il saisit cette dernière par les cheveux et s'écrie :

Périssent ainsi les ennemis de toute reine. C'est la tête d'une traîtresse !

Jeanne et Guilford Dudley sont inhumés dans la chapelle Saint Peter ad Vincula consacrée à saint Pierre dans l'enceinte de la tour de Londres.

À ce moment-là, la reine a déjà emprisonné Henry Grey, père de la suppliciée, pour sa participation à la révolte de Wyatt.

Henry Grey meurt le 19 ou le 23 février 1554 exécuté.


Henri II de France remet sa propre écharpe de l'Ordre de Saint-Michel à Gaspard de Saulx - Peinture de Nicolas Guy Brenet - Musée de Versailles

Marche sur Bruxelles

Prise de Dinant

Bataille de Renty

En juin 1554, Anne de Montmorency reprend le projet avorté d'une marche sur Bruxelles, il dispose de 40 000 fantassins et de 1 200 cavaliers.

Gaspard II de Coligny prend Dinant, mais le connétable, vieilli et irrésolu se replie devant l'armée impérial vers Cambrai, Calais, Boulogne et enfin Renty, petit village doté d'un solide château aux mains des troupes impériales.

De part et d'autre, les effectifs sont importants : plus de 30 000 hommes.

Coté Français, les meilleurs chefs de guerre sont présents :

Albert de Gondi et François-Armand de Polignac servent lors de cette bataille.

Charles de Bourbon-Montpensier et François Gouffier participe à cette bataille.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Claude de La Châtre prend part à cette bataille dans la cornette d'Henri Ier de Montmorency.

À midi le 13 août 1554, l'artillerie Française commence à tirer contre le château de Renty.

L'avant-garde impériale, au nombre de 12 000 hommes, attaque.

Le connétable Anne de Montmorency fait mettre ses troupes en bataille, au pied de la colline dominant Renty.

Les gens de pied, rangés en 3 bataillons carrés, sont encadrés par les gens d'armes.

En avant de cette infanterie, du coté des positions de François Ier de Lorraine-Guise, se trouvaient les chevau-légers de Claude II de Lorraine.

Un furieux combat s'engage, où meurent de nombreux gentilshommes français.

La cavalerie des seigneurs de Guise, de Gaspard de Saulx, de François II de Clèves et de Claude II de Lorraine repousse les soldats impériaux dans la ville de Bois-Guillaume, sans pouvoir eux-mêmes y pénétrer.

Il faut à tout prix les en déloger, car qui tient Bois-Guillaume emportera la victoire.

Devant le péril, l'Amiral Gaspard II de Coligny met pied à terre, et, prenant avec lui un bon millier de soldats parmi les meilleurs, entre dans le bois, pique au poing.

Là, ils se battent avec acharnement, infligeant de lourdes pertes à leurs ennemis, les passants par le fil de leurs épées. Ils s'emparent des pistolets de l'Empereur, sorte de gros canons sur 4 roues.

Gens d'armes et chevau-légers poursuivirent la victoire, et le connétable Anne de Montmorency peut placer son artillerie dans le bois.

Malgré cette victoire incontestable, faute de munitions, le siège du château est levé le 15 août 1554 et l'armée se retire à Compiègne.

Après l'action, Henri II de France ôte de son col le collier de l'ordre du Saint Esprit, et le met à celui de Gaspard de Saulx, en l'embrassant, et accompagnant cette grâce des plus grands éloges sur ses services qu'il lui a rendus dans cette journée.

Pendant ce temps, Maurice de Saxe se dirige vers Innsbruck où réside Charles Quint.

L'empereur s'enfuit de peur d'être fait prisonnier des français.



Nouveau siège de Metz par Charles Quint

Charles Quint tente de faire le siège à Metz. Cette tentative se solde par un échec.



Capitulation à Sienne

Blaise de Lasseran participe à la défense de Sienne contre les troupes de Charles Quint.

Le 17 avril 1555, la ville de Sienne doit finalement capituler.

L'Espagne cède Sienne à Florence mais conserve les présides toscans de Piombino et Ortobello.

Pendant l'été 1555, les français connaissent des succès dans le Piémont.


Philippe II de Montmorency-Nivelle

Mariage de Philippe II de Montmorency-Nivelle avec Anne Walburge de Neuenhar

Philippe II de Montmorency-Nivelle Comte de Hornes

Philippe II de Montmorency-Nivelle Chevalier de la Toison d'Or

Philippe II de Montmorency-Nivelle épouse Anne Walburge de Neuenhar.

Le titre de comte de Hornes lui est légué par Jean de Hornes, second époux de Jeanne d'Egmont, sa mère.

Philippe II de Montmorency-Nivelle, gentilhomme de bouche de Charles Quint, est promu chevalier de la Toison d'Or en 1555.



Mort de Jeanne la Folle Reine de Castille

En parallèle avec son fils Charles Quint, Jeanne la Folle conserve son titre de Reine de Castille jusqu'à sa mort qui survient le 13 avril 1555 à Tordesillas. Souffrant de la goutte, Charles Quint est très marqué par la disparition de sa mère Jeanne la Folle (malgré leur absence de proximité affective).



Philippe II d'Espagne Prince des Pays-Bas,

Philippe II d'Espagne Duc de Brabant et de Limbourg,

Philippe II d'Espagne Comte de Flandre, de Hainaut.

En 1555, les possessions non autrichiennes de Charles Quint vont à son fils Philippe II d'Espagne qui devient Prince des Pays-Bas, Duc de Brabant et de Limbourg, Comte de Flandre, de Hainaut.

Antoine Perrenot de Granvelle offre ses services à Philippe II d'Espagne.

Philippe II d'Espagne envoie Antoine Perrenot de Granvelle en mission aux Pays-Bas espagnols.


Jacques de Savoie-Nemours - par Jean Clouet - en 1556

Trêve de Vaucelles

Jacques de Savoie-Nemours sert en Flandre et en Italie.

Charles Quint signe une trêve à Vaucelles le 15 février 1556.

Henri II de France conserve :


Philippe II d'Espagne Ferdinand Ier de Habsbourg Table de Ferdinand Ier de Habsbourg à Francfort en 1558

Abdication de Charles Quint

Retraite de Charles Quint

Philippe II d'Espagne Roi d'Espagne

Philippe II d'Espagne Comte de Bourgogne et de Charolais

Ferdinand Ier de Habsbourg Empereur germanique

En 1556, affaibli par la vieillesse, malade de la goutte, aigri par les revers, Charles Quint abdique de ses différentes fonctions et partage son empire.

Philippe II d'Espagne est couronné Roi d'Espagne le 16 janvier 1556 à Bruxelles. Il devient également Comte de Bourgogne et de Charolais.

Personnage intransigeant et fervent défenseur du catholicisme, partout où il allait, sa gravité, son inflexibilité et sa prédilection pour son entourage espagnol (notamment le duc d'Albe) lui attire l'aversion durable de ses sujets.

Ferdinand Ier de Habsbourg, frère cadet de Charles Quint, lui succède dans ses possessions autrichiennes et comme empereur germanique en 1556. Il est à l'origine de la branche des Habsbourg d'Autriche dits aussi Habsbourg de Vienne.

Le pape Paul IV refuse de le reconnaître pour chef de l'empire, par la raison que le consentement du Saint-Siège n'était intervenu ni à son élection ni à l'abdication de Charles Quint : Ferdinand nie la nécessité de ce consentement, et depuis, les empereurs cessent de demander la confirmation du pape.

Charles Quint se retire en 1556 dans son palais monastère résidentiel de Yuste près de Madrid en Espagne.

Éprouvée par toutes ses années de gouvernance et sa santé fragile, Marie de Habsbourg suit son frère dans sa retraite en Espagne avec leur sœur Éléonore d'Autriche.

Charles Quint se retire dans l'abbaye d'Yuste, en Estrémadure.



Rencontre de Don Juan d'Autriche avec Charles Quint

Don Juan d'Autriche ne connaît pas son père Charles Quint avant ses 11 ans, en 1556, lorsque celui-ci, après son abdication, le fait venir à Yuste en Estrémadure, où il s'est retiré.



Siège Saint-Quentin

Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Jacques d'Albon et Louis III de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Construction du Palais de l'Escurial

Mort de François III de La Tour d'Auvergne

Mort de Jean de Bourbon Duc d'Estouteville

Mort de René II de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau, Seigneur de Précigné et de Saint Mars

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, Philippe II d'Espagne fait ligue avec les Anglais et accompagne son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie, sur le sol français avec 40 à 60 000 hommes.

Les espagnols assiègent la ville de Saint-Quentin.

Lamoral d'Egmont sert dans l'armée espagnole.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort prend part à cette bataille.

Philippe II d'Espagne se montre plus dévot que brave et passe en prière le temps de la bataille.

Les 8 000 habitants résistent 17 jours et 17 nuits.

Gaspard II de Coligny parvient dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557, avec 500 hommes armés et avec l'aide :

Chargé de conduire des secours à Gaspard II de Coligny, François Ier de Coligny-d'Andelot se trouve enfermé dans la place, contribue à en prolonger le siège.

Il ne se rendra que lorsqu'accablé par le nombre des ennemis qui pénétraient dans la ville par les brèches faites aux remparts, toute résistance aurait été inutile.

Honorat II de Savoie est blessé lors de ce siège.

Lors de cette bataille, François Gouffier le Jeune voit son cheval tué sous lui

François Gouffier le Jeune est fait prisonnier mais réussit à s'échapper.

Le 10 août 1557, le jour de la Saint Laurent, la ville est emportée d'assaut par les Espagnols de Emmanuel-Philibert de Savoie.

Gaspard II de Coligny doit se rendre. La ville s'abîme dans le sang et dans les flammes. Il y a plus de 9 000 morts.

Ferdinand Ier Gonzague fait une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

Albert de Gondi, François de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé participent à ce combat.

Jean VI d'Aumont est blessé et fait prisonnier.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat à Saint-Quentin en 1557 où son cheval est tué sous lui.

Philippe II de Montmorency-Nivelle commande l'aile droite de l'infanterie avec le comte de Mansfeld lors de l'assaut final contre Anne de Montmorency.

François Ier de Coligny-d'Andelot, Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Louis III de Bourbon-Vendôme, Léonor d'Orléans-Longueville et Jacques d'Albon sont fait prisonnier.

Louis de Gonzague est fait prisonnier et ne sera libéré que contre une forte rançon.

René II de Laval meurt lors de cette bataille.

François III de La Tour d'Auvergne et Jean de Bourbon meurent tué lors de cette bataille.

Henri Ier de La Tour d'Auvergne est orphelin à l'âge de 2 ans.

Henri II de France qui est son parrain fait nommer un curateur pour s'occuper de ses biens.

L'armée espagnole de Philippe II d'Espagne s'empare de Hamm, du Câtelet, …, déferle jusqu'à Noyon mais elle ne remporte pas de victoire décisive et ne peut pas marcher sur Paris faute de ravitaillement.

Philippe II d'Espagne fait ériger le magnifique palais de l'Escurial en l'honneur de la victoire de Saint-Quentin.

François de Clèves se retrouve à la bataille de St Quentin et combat avec vaillance, rallie les débris de l'armée française et ne néglige rien pour faire perdre à l'ennemi le fruit de sa victoire.

Ses qualités guerrières et de cœur le rendent cher à ses troupes.

Charles Ier de Cossé bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin.

Il reçoit l'ordre de faire partir 5 000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

Henri II de France a perdu ses meilleurs capitaines et la route de Paris est ouverte à l'invasion.



Mort de Charles Quint Empereur germanique

Charles Quint meurt au monastère de Yuste en Espagne le 21 ou le 25 septembre 1558, âgé de 58 ans, d'une épidémie de malaria, maladie qui restera endémique dans la région jusqu'en 1960. Il repose au Panthéon des Rois d'Espagne, à 40 km de Madrid, dans le Site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial construit par son fils Philippe II d'Espagne pour l'occasion et pour tous ses descendants.

Pendant de nombreuses années, Charles combat l'Empire ottoman et son sultan, Soliman le Magnifique, qui, le long des côtes de la Méditerranée, menacent les possessions des Habsbourg et la paix dans l'Europe occidentale.

Dernier empereur germanique à nourrir le rêve médiéval de la monarchie universelle, Charles Quint voit son ambition d'unité européenne se briser sur la longue résistance à l'hégémonie Habsbourg, opposée par les rois de France François Ier et Henri II de France, mais aussi sur la déchirure religieuse irrémédiable provoquée par la Réforme protestante à partir de 1517.

L'ensemble trop disparate de ses possessions, qui l'oblige tout son règne à d'épuisants voyages, est désormais géré séparément par les Habsbourg d'Espagne et les Habsbourg d'Autriche.



Naissance de Tilly

Jean t'Serclaes, Comte de Tilly naît en 1559 au château de Tilly dans le Brabant fils de Martin, Seigneur de Montignies-sur-Sambre et de Tilly, Sénéchal héréditaire du comté de Namur et de Dorothée de Schierstaedt, fille de Meinhardt, Maréchal de la cour de Louis II, Roi de Hongrie; et Gouverneur de Charles Quint en Livonie et en Russie. Sa mère est l'ancienne dame d'honneur de Marie de Hongrie, la gouvernante générale des Pays-Bas.

Tilly est élevé dans la foi catholique et formé par les Jésuites qui lui inculquent la passion de la défense de la Contre-réforme.



Second traité de Cateau-Cambrésis

Le décès de Charles Quint et de Marie Ire Tudor précipite la signature à Cateau-Cambrésis du second traité, également appelé paix du Cateau-Cambrésis, entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne le 3 avril 1559. Il met fin à 65 années de guerres d'Italie.

Cette Paix est devenue nécessaire aux deux parties qui se sont épuisés financièrement et en particulier pour la France en proie aux troubles religieux entre Église romaine et Huguenots.

Anne de Montmorency contribue beaucoup à la paix de Cateau-Cambrésis.

Antoine Perrenot de Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient ce traité.

La France :

L'Espagne retrouve sa position dominante sur l'Italie, même si elle laisse à la France 5 forteresses, dont Turin, Chièri, Pignerol et Asti.

Le traité prévoit aussi les mariages :

Dunkerque est cédée par les Français aux Espagnols.


Mort d'Henri II de France Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery - Gravure allemand e- XVIe siècle L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles Francois II Roi de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

François II de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente du Royaume de France

La famille de Guise au pouvoir

François de Montmorency Maréchal de France

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber.

Furieux, Henri II de France veut un deuxième affrontement.

Gabriel Ier de Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer.

Mais Henri II de France, ne change pas de position.

La lance de Gabriel Ier de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi.

Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi.

Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi.

Emmanuel-Philibert de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arrivera le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Gabriel Ier de Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II de France. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte.

Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.

En 1559, François II de France devient Roi de France.

Bien qu'il soit majeur, il est immature et incapable de gouverner.

Enfant d'une santé très fragile, il souffre de maux de tête continuels.

Il est fragile psychologiquement, souvent en proie à des colères subites ou des angoisses.

Profitant de sa fragilité, Catherine de Médicis, sa mère, exerce réellement le pouvoir.

François de Montmorency doit céder la charge de Grand-maître, héritée de son père, François Ier de Lorraine-Guise

Le jeune roi confie à François Ier de Lorraine-Guise et à Charles Ier Cardinal de Lorraine le gouvernement.

Les Guise, oncles de la jeune reine Marie Ire Stuart, exercent un ascendant sur le roi par son intermédiaire.

La famille des Guise est au summum de sa puissance.

François Ier de Lorraine-Guise et Charles Ier Cardinal de Lorraine dirige la France sous le règne de François II,

Charles Ier Cardinal de Lorraine, véritable tête politique de la famille, a alors entièrement l'administration des finances.

Garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée, ils sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre.

François de Montmorency est fait Maréchal de France en 1559 par François II de France.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité de Ryswick

Fin de la Guerre de la ligue d'Augsbourg

Philippe V d'Espagne héritier du trône d'Espagne

Léopold Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Léopold Ier de Lorraine reçoit un commandement dans l'armée du Rhin en 1697.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie avec Simon Arnauld d'Andilly, son mentor et beau-père.

Ces traités de Rijswijk ou Ryswick, dans les faubourgs de La Haye, mettent fin à la Guerre de la ligue d'Augsbourg entre Louis XIV et la Grande Alliance.

Louis XIV manœuvre habilement :

Les négociations traînent en longueur. Louis XIV fait un ultimatum aux coalisés. La paix doit être signée avant le 20 septembre 1697.

La France signe trois premiers traités le 20 septembre 1697 avec respectivement les Provinces-Unies, l'Angleterre et l'Espagne.

Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III.

Louis XIV accepte de rendre la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d'Espagne.

Son calcul est de ménager l'opinion espagnole, afin de préparer la succession d'Espagne. Avec l'appui de la cour de Madrid, Charles II d'Espagne désignera Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, comme héritier

Les Provinces-Unies signent des accords commerciaux avec la France et obtiennent le droit d'entretenir des garnisons dans certaines forteresses des Pays-Bas espagnols.

L'Espagne reconnait l'occupation par la France de l'ouest de l'île de Saint-Domingue (pars occidentalis).

Cela permettra à la France d'être le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740. Le sucre étant une denrée fort chère et exportable, Louis XIV renforce ainsi les intérêts des négociants français, situés notamment à Bordeaux, Nantes et Lorient, et préoccupés par le commerce atlantique.

Un délai supplémentaire est accordé à Léopold Ier de Habsbourg. Un second traité est signé avec le Saint Empire romain germanique le 30 octobre 1697.

Louis XIV rend la Lorraine à Léopold Ier de Lorraine qui devient effectivement Duc de Lorraine et de Bar, mais la Lorraine doit rester neutre.

Louis XIV annexe définitivement la Sarre, les quatre-cinquième de l'Alsace (Strasbourg, villes de la Décapole, Basse-Alsace).

La France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat.

Le traité est ratifié le 13 décembre 1697.


Philippe V d'Espagne

Mort de Charles II d'Espagne

Philippe V d'Espagne Roi d'Espagne

Louis le Grand Dauphin réclame avec une vigueur inaccoutumée pour son fils Philippe V d'Espagne, l'héritage de la couronne d'Espagne sur laquelle sa mère lui a donné des droits.

Charles II d'Espagne, descendant de Charles Quint, meurt à Madrid le 1er novembre 1700 sans descendance, éteignant avec lui la branche espagnole de la maison des Habsbourg.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie alors le testament du roi Charles II d'Espagne.

Par testament, Charles II d'Espagne fait de Philippe V d'Espagne, fils de Louis le Grand Dauphin et de Marie-Anne-Christine de Bavière, son héritier.

Philippe V d'Espagne tient ses droits au trône espagnol de Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), sa grand-mère.

Du 9 au 11 novembre 1700, Louis XIV tient à Fontainebleau, chez Françoise d'Aubigné, plusieurs conseils et prend la décision d'accepter ce testament. Louis XIV réalise ainsi son rêve de mettre un membre de la dynastie des Bourbon (son petit-fils en l'occurrence) sur le trône d'Espagne.

Philippe V d'Espagne devient roi d'Espagne.

Louis-Auguste de Bourbon et à Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé donnent au château de Sceaux une fête brillante pour célébrer le départ de Philippe V d'Espagne.

Malgré de nombreux renversements suivis de restauration, la Maison Bourbon conservera la couronne d'Espagne jusqu'à notre époque. L'actuel roi d'Espagne, Juan Carlos Ier, est un descendant de Louis XIV.

À la mort du dernier Habsbourg d'Espagne, l'ordre de la Toison d'or est scindé en deux branches, pour exister simultanément en Espagne et en Autriche.

Charles II d'Espagne demande par testament que Marie-Anne de Neubourg, sa veuve, reçoive une rente correcte chaque année, et qu'elle soit traitée avec respect par son successeur.

Cependant, Philippe V d'Espagne, ordonne que Marie-Anne de Neubourg quitte Madrid avant son entrée dans la capitale.

Marie-Anne de Neubourg n'a pas d'autre choix que de se réfugier à Tolède où elle habite dans le vieil et sinistre Alcazar où sa situation s'avère très difficile.



Bataille de Carpi

Eugène-François de Savoie-Carignan Blessé

Mort de Louis Nicolas d'Albert

Mort du Marquis de Cambout

La bataille de Carpi ou combats de Carpi est la première bataille de la guerre de Succession d'Espagne.

Au début de l'été 1701, Léopold Ier de Habsbourg décide d'envoyer en Italie une armée sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan, pour déborder les possessions espagnoles dans la péninsule.

Celle-ci se rassemble au Tyrol alors qu'une armée d'opposition composée de Français, Espagnols et Piémontais, placée sous le commandement de Nicolas de Catinat se rassemble lentement entre le Chiesa et l'Adige.

Alors que des difficultés d'approvisionnement entravent l'armée autrichienne, Nicolas de Catinat reçoit l'ordre de bloquer la route de l'armée autrichienne.

Il ne doit pas aller à sa rencontre en traversant la Sérénissime République de Venise restée neutre.

Il renonce ainsi à occuper des positions plus favorables comme le défilé de Rivoli.

Il doit se contenter d'intimider les Autrichiens en les empêchant de traverser l'Adige, avec interdiction de déclencher le premier les hostilités.

Invitant les autorités vénitiennes à ne pas s'opposer au passage de ses troupes en échange de la bonne conduite de celles-ci, Eugène-François de Savoie-Carignan commence sa marche le 27 mai 1701, par des chemins qu'aucune armée n'a utilisés depuis Charles Quint.

Son objectif est de traverser l'Adige sans combattre et en évitant de ravager les territoires du Duc de Nantua pour inciter ce prince à changer de camp.

Sûr de la neutralité vénitienne, Nicolas de Catinat pensant que l'intention des Autrichiens est d'envahir les possessions espagnoles au sud du Pô a concentré ses troupes aux abords de Rivoli qu'occupe une partie de l'infanterie, le reste est dispersé sur le long de l'Adige, de part et d'autre de Vérone.

Pendant 5 semaines, Eugène-François de Savoie-Carignan trompe son adversaire, et avance ses troupes vers le Pô, faisant mine de vouloir traverser vers Ferrare où il a entrepris de faire construire des ponts.

Ce mouvement engage Nicolas de Catinat à s'étaler encore davantage et à faire passer un corps d'infanterie de l'autre côté du Pô à Seraglio.

Finalement, Eugène-François de Savoie-Carignan, trouve un point de passage peu défendu plus haut sur l'Adige.

Trompant même sa propre armée, Eugène-François de Savoie-Carignan change de direction, et traverse la rivière la nuit du 8 au 9 juillet 1701 à proximité de Carpi en Émilie-Romagne dans le nord de l'Italie.

L'infanterie maîtrise facilement le corps de dragons commandé par Saint-Fremont qui défend la ville, et attaque aussitôt avec quelques canons le village de Castagno où un corps d'infanterie est isolé.

Au bruit du canon, le comte de Tessé, éloigné seulement de 3 kilomètres, accourt avec la cavalerie.

Un orage très violent, qui transforme la plaine en marécage, oblige la cavalerie autrichienne à faire un large détour de 5 lieues.

Cela laisse un répit aux Français qui se regroupent.

Malgré leur petit nombre, ils chargent plusieurs fois les Autrichiens.

Eugène-François de Savoie-Carignan est blessé, mais ses troupes grossissent à chaque instant.

Louis Nicolas d'Albert et 7 officiers de son régiment de Dragons meurent le 9 juillet 1701.

Le marquis de Cambout est blessé à mort.

Perdant au total 300 hommes et 50 officiers, accablés sous le nombre, les Français se replient, abandonnant Rivoli et les rives de l'Adige et se réfugient derrière l'Adda.

Les Autrichiens sont maîtres de tous les pays entre Adige et Adda.

Ils pénètrent dans le Bressan.

Nicolas de Catinat recule jusque derrière l'Oglio.

Bien que beaucoup d'officiers aient approuvé cette retraite qui leur parait sage et que le manque de munition rend nécessaire, les courtisans font regarder Nicolas de Catinat comme l'opprobre de la nation.

François de Neufville, favori du Roi, persuade Louis XIV qu'il réparera l'honneur national, et obtient le commandement de l'armée d'Italie.

Le régiment d'infanterie dont Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est colonel, est réformé.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly obtient le régiment de dragons de Louis Nicolas d'Albert, son frère.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly devient aide de camp de Louis le Petit Dauphin, Duc de Bourgogne


Charles VI de Habsbourg Charles VI de Habsbourg

Mort de Joseph Ier de Habsbourg

Charles VI de Habsbourg Empereur germanique

Charles VI de Habsbourg Roi de Hongrie

En 1711, Joseph Ier de Habsbourg reconnait le calvinisme en Hongrie ainsi que le droit des États.

Joseph Ier de Habsbourg meurt à Vienne le 17 avril 1711, sans descendance masculine, victime de l'épidémie de petite vérole (variole) qui frappe toute l'Europe.

Charles VI de Habsbourg est élu Empereur romain germanique ou Empereur d'Allemagne et Roi de Hongrie sous le nom de Charles III en 1711.

Charles VI de Habsbourg rassemble l'ensemble de l'Empire de Charles Quint au grand dam des puissances européennes.


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