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Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1684 - le dernier en 1761



Naissance de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle naît à Villefranche de Rouergue le 22 septembre 1684, fils de Louis Fouquet de Belle-Isle et de Catherine Agnès de Lévis.

Il est le petit fils du surintendant des finances Fouquet.

Il est baptisé le 24 septembre 1684 à Villefranche-de-Rouergue.



Cession du château de Bizy

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle échange ses terres de Belle-Isle contre les comtés de Gisors, Les Andelys et Vernon.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle entre ainsi en possession du château de Bizy en 1721.



Mariage de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle avec Henriette-Françoise de Durfort de Civrac

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle épouse à Saint Sulpice à Paris le 20 ou 21 mai 1721 Henriette-Françoise de Durfort de Civrac (1678-1723).

Louis XIV est témoin.


François-Victor Le Tonnelier de Breteuil

Cabale contre Claude Le Blanc et Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil Secrétaire d'État du département de la guerre

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle souhaite se consacrer à ses affaires domestiques, notamment à la construction d'un très bel hôtel particulier à Paris qui deviendra l'hôtel de Belle Isle.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est très lié à Claude Le Blanc, le trésorier de l'Extraordinaire des guerres.

En 1723, Gérard Michel de La Jonchère, un proche collaborateur de Claude le Blanc, fait banqueroute.

Il est accusé de concussion par les frères Paris, en particulier par Antoine Paris.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé suscite une cabale et accuse Claude Le Blanc d'avoir détourné les fonds du ministère de la guerre.

Claude Le Blanc n'est pas soutenu par le Guillaume Dubois, le premier ministre, et doit démissionner le 1er juillet 1723.

Claude Le Blanc est emprisonné à la Bastille.

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil remplace Claude Le Blanc, pendant sa détention comme secrétaire d'État du département de la guerre du 1er juillet 1723.

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil prête serment entre les mains du roi le 4 juillet 1723 et au conseil tenu au Louvre le 13 août suivant.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé n'aime pas Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle ni son frère.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est aussi accusé d'avoir diverti une partie des fonds de la caisse et d'y avoir substitué des billets de banque dans le temps de leur discrédit.



Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle prisonnier puis exilé

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est arrêté en 1724 et embastillé en compagnie de son frère.

Après une année d'emprisonnement à la Bastille, il est exilé.

La lettre de cachet stipule qu'il doit résider à plusieurs dizaines de lieues de Paris.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle parvient à négocier le choix de Nevers, plutôt que le Languedoc où le roi avait tout d'abord pensé le consigner.

Il visite des connaissances bourbonnaises au cours de la période du 5 mai 1725 au 7 juin 1726.

(son oncle était le duc de Lévis, frère de sa mère, dont le château était à Lurcy-Lévis)

le chevalier de Belle-Isle, son frère, accompagne Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle tout au long de la durée de son exil.



Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle Gouverneur des Trois-Évêchés

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle revient en grâce vers au milieu de 1727.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est nommé Gouverneur des Trois Evêchés le 6 septembre 1727.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est Gouverneur de la province des Trois-Évêchés.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle résidera à Metz pendant plus de30 ans.



Ladislas Ignace de Bercheny Brigadier des armées du roi

Pendant la guerre de succession de Pologne, Ladislas Ignace de Bercheny combat dans la région de Mayence sous les ordres de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Ladislas Ignace de Bercheny brigadier des armées du roi en 1734,



Traité de Vienne

Stanislas Ier Leszczynski Duc de Lorraine et de Bar

Charles VI de Habsbourg Duc de Parme de Plaisance et de Guastalla

La guerre de Succession de Pologne prend fin par le traité de paix de Vienne négocié en secret en 1735.

Comme secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Germain Louis Chauvelin se montre très hostile à l'Autriche à qui il cherche constamment à opposer l'Espagne.

André Hercule de Fleury, pacifiste, négocie souvent en sous-main, comme pour les préliminaires du Traité de Vienne, qui subordonnent la paix à la résolution de la question lorraine.

Par des négociations secrètes, André Hercule de Fleury obtient la renonciation de François III Étienne de Lorraine.

Germain Louis Chauvelin n'intervient que pour vaincre les dernières résistances de l'Autriche.

Par le traité de paix de Vienne :

Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, est un franc succès pour André Hercule de Fleury et la diplomatie française.

Habile négociateur, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle contribue puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France.

La guerre a cependant encore décimé la population polonaise, déjà fortement réduite dans les années qui précédaient le conflit.

Le dernier des Médicis meure en Toscane.

François III Étienne de Lorraine est autorisé à épouser l'archiduchesse héritière Marie-Thérèse de Habsbourg à la grande joie de celle-ci, très amoureuse du prince Lorrain.

Charles d'Espagne III épousera Marie-Amélie de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe, le vainqueur de Stanislas Ier Leszczynski.



Couronnement de Charles VII Albert de Bavière

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle ambassadeur de Louis XV

Le 11 décembre 1740, Louis XV envoie Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle assister comme son ambassadeur au couronnement de Charles VII Albert de Bavière à Francfort.



Travaux au château de Bizy

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle agrandit le domaine de Bizy et fait réaliser des travaux considérables qui valent à Bizy le surnom de Versailles normand.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle:


Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, Duc de Belle-Isle, maréchal de France - par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748) - Collection particulière

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle Maréchal de France

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, Duc de Belle-Isle, est fait Maréchal de France en 1741 par Louis XV. Il est alors appelé maréchal de Belle-Isle.



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets.

Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Expédition de Bohème

Siège de Prague

Mort de Jean de Brand

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle prend une grande part à la guerre de Succession d'Autriche.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle commande la Bohême et fait prendre Prague.

Louis Emmanuel de Conflans sert durant cette expédition de Bohème.

Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre commande à la prise de Prague, en 1741.

En juin 1742, les forces françaises sous le commandement de François-Marie de Broglie sont encerclées par une armée autrichienne bien supérieure en nombre.

En septembre 1742, une colonne de secours contraint les Autrichiens à lever partiellement l'état de siège.

François-Marie de Broglie en profite pour s'échapper, en laissant le commandement à Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Lorsque les Autrichiens reprennent le siège et freinent l'avancée des renforts.

Les conditions de survie des assiégés deviennent très difficiles, mais les Autrichiens ne parviennent pas à maintenir un cordon serré autour de la ville.

Jean de Brand meurt vraisemblablement tué durant ce siège.

Le 16 décembre 1742, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle s'échappe à son tour, accompagné de 14 000 hommes.

Le commandement autrichien n'apprend le départ des Français que le 18 décembre 1742, mais estime que de toute façon toutes les voies d'évacuation sont coupées.

Repoussant les groupes d'éclaireurs de l'armée autrichienne, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle atteint la forêt de Bohême 4 jours plus tard et par une marche forcée de 10 jours à travers les montagnes, dans des conditions climatiques difficiles, gagne la ville d'Egra.

Les 6 000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, que Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle a laissé à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre.

Un récit détaillé du siège de Prague se trouve dans une lettre du fils du comte d'Entraignes, seigneur de Saint-Prest



Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle Membre de l'Académie française

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est candidat de Louis François Armand de Vignerot du Plessis à l'Académie. française.

Il veut s'abstenir de faire les visites d'usage, mais il dut céder devant la ferme opposition de Duclos.

Le 7 juin 1749, il remplace Amelot de Chaillou.

Il est reçu n 212 par l'abbé du Resnel le 30 juin 1749.

Il répondit au discours de réception du comte de Bissy.

François-Marie Arouet de Voltaire a dit de lui : Il écrit d'une manière simple et commune, et on ne se serait jamais aperçu, par le style de ses dépêches, de la force et de l'activité de ses idées.



Louis XV et Jeanne-Antoinette Poisson au château de Bizy

Le 21 septembre 1749, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle accueille au château de Bizy le Louis XV accompagné de Jeanne-Antoinette Poisson.



Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle Gouverneur de Metz

Mariage de Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle avec Hélène Julie Rosalie Mancini-Mazarini

Après la mort de son oncle, lieutenant général au gouvernement de Lorraine, et après désistement de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, son père, Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle est nommé gouverneur de Metz et du pays Messin en 1756.

Dix jours plus tard, Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle épouse Hélène Julie Rosalie Mancini-Mazarini, fille de Louis-Jules Mancini-Mazarini et de Hélène Françoise Angélique Phélypeaux.



Bataille de Krefeld

Mort de Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle

Louis de Bourbon-Condé commande l'armée du Rhin en 1758.

Chargé du commandement de l'armée de Bohême, Louis de Bourbon-Condé est vaincu à la bataille de Krefeld ou Crefeld le 23 juin 1758.

Louis de Bourbon-Condé est l'ami de Jeanne-Antoinette Poisson, dont il porte la cocarde en montant au feu.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti participe à cette bataille en qualité de Maréchal de camp.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.

Marie-François-Henri de Franquetot participe à cette bataille.

Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle commande le Régiment Royal-Carabiniers lors de cette bataille.

Il charge bravement et inutilement l'ennemi et est mortellement blessé.

Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle meurt à Nuys peu après.

Il ne reste plus alors aucun héritier à Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

L'oraison funèbre de Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle est solennellement prononcée à la cathédrale de Metz, le 9 août 1758.

Hommage posthume de la place forte de Metz, la Lunette de la cheneau sera baptisée en son honneur fort Gisors.

Louis Georges Érasme de Contades est nommé commandant en chef à la place Louis de Bourbon-Condé.



Construction des Hôtels de la Guerre,des Affaires Étrangères et de la Marine à Versailles

Depuis l'emménagement de la cour à Versailles, les ministères et les différentes administrations étaient dispersés tant à Paris que dans la ville de Versailles.

En 1759, Jean-Baptiste Berthier suggère à Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, secrétaire d'État à la Guerre, d'édifier, près du château de Versailles, un bâtiment permettant de grouper tous les services du ministère.

Jean-Baptiste Berthier est chargé dès 1759 de la construction des Hôtels de la Guerre et des Affaires Étrangères et de la Marine à Versailles.

Le Roi accorde un terrain à l'emplacement de l'ancien potager de Louis XIII.

Jean-Baptiste Berthier conçoit en 1759 l'hôtel de la Guerre de Versailles, situé au 3 de l'actuelle rue de l'Indépendance américaine.

Il construit le premier grand bâtiment conçu dans le but de limiter une propagation d'incendie en utilisant la technique dite de voûtes plates.


Bataille navale des Cardinaux

Bataille navale des Cardinaux

Procès d'Hubert de Brienne

En 1759, un débarquement en Écosse, nommé le Grand Dessein de débarquement, pour envahir la Grande-Bretagne est organisé par Louis XV, Berryer et le Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Hubert de Brienne, vice-amiral du Ponant, se voit confier le commandement de l'escadre de Brest avec pour mission de protéger ce débarquement.

Le commandement du corps expéditionnaire est confié à Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu.

Les rapports entre les 2 hommes sont tendus et tout au plus cordiaux.

Hubert de Brienne ne supporte guère le fait d'être tenu à l'écart par ses supérieurs

Hubert de Brienne informe Louis XV qu'il tient à éviter le combat avec l'escadre britannique de l'amiral Edward Hawke qui croise au large de Brest.

Le corps expéditionnaire est rassemblé dans le golfe du Morbihan, c'est là que Hubert de Brienne doit commencer son devoir d'escorte.

Hubert de Brienne doit également chasser le danger que la division du commodore Duff, qui rôde aux alentours de Quiberon, fait peser sur la flotte de transport.

Edward Hawke lève momentanément son blocus de Brest afin d'éviter une tempête, et rejoint l'Angleterre.

Hubert de Brienne à bord du Soleil Royal en profite pour prendre la mer vers les midi le 14 novembre 1759.

La flotte française est forte de :

Joseph de Bauffremont-Courtenay commande les escadres blanches et bleues et arbore sa marque sur le Tonnant, de 80 canons et 800 hommes d'équipage.

Les vents contraires de sud-est font dériver Hubert de Brienne de sa route initiale.

Hubert de Brienne ne parvient en vue de Belle-Île que le 20 novembre 1759, le vent ayant alors tourné à l'ouest.

Entretemps Edward Hawke alerté du départ d'Hubert de Brienne s'est mis à la poursuite de l'escadre française.

Le 20 novembre 1759, c'est sur une mer agitée qu'Hubert de Brienne est en vue de la division de Duff qui s'enfuit, et il donne l'ordre d'attaquer.

Alors que les navires français s'apprêtent à engager le combat, l'escadre d'Edward Hawke arrive en vue de celle d'Hubert de Brienne par l'ouest.

Duff inverse alors ses ordres tandis qu'Hubert de Brienne rompt le combat.

Edward Hawke organise son escadre en ligne de bataille et lance la poursuite.

Hubert de Brienne décide de s'engager dans la baie de Quiberon que les Britanniques connaissent peu, mais Edward Hawke s'engage à son tour dans la baie.

Il rattrape bientôt l'escadre française et le combat s'engage.

Deux vaisseaux français coulent et 2 autres amènent leur pavillon.

Sans ordre, comme s'il considérait que la bataille est déjà perdue, Joseph de Bauffremont-Courtenay choisit de sortir de la baie, de gagner la pleine mer puis Rochefort.

Il était pourtant possible de passer la nuit dans les parages pour reprendre le combat le lendemain.

Hubert de Brienne se porte au secours de son arrière-garde mais la nuit met bientôt fin au combat.

Durant la nuit sans le savoir, Hubert de Brienne mouille le Soleil Royal, à quelques encablures de l'escadre britannique.

Lorsque le jour se lève Hubert de Brienne se rend compte du danger qui le guette et fait voile vers le Croisic pour s'y échouer avec le Héros, un autre navire français.

Il brûle ensuite son navire après l'avoir fait évacuer.

La bataille est le pire revers subit par la marine française pendant ce conflit.

De retour à Brest, Hubert de Brienne doit répondre de la défaite mais aussi de l'incendie volontaire de son navire amiral.

Ses décisions d'abandonner son navire et sa flotte font suite à sa couardise et lui sont beaucoup reprochées.

Il aurait dû être condamné à mort pour abandon et ruine de la marine française.

Son poste de vice-amiral du Ponant est confié à Joseph de Bauffremont-Courtenay, son subalterne.

De façon éhontée, Hubert de Brienne ose accabler ses subalternes pendant son procès, alors qu'il a chanté leurs louanges lors de son premier rapport écrit.

Hubert de Brienne accuse Joseph de Bauffremont-Courtenay d'avoir désobéi aux ordres.

À cela, Joseph de Bauffremont-Courtenay a beau jeu de répondre !

Son argumentation est admissible, d'autant que les autres navires qui ont quitté les lieux du combat donnent les mêmes arguments.

En revanche, le manque de combativité Joseph de Bauffremont-Courtenay, comme sa déficience dans la direction de son escadre lui valent réprobation.

Pendant quelques années, Joseph de Bauffremont-Courtenay n'obtiendra pas la promotion qu'il réclame.



Mort de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

Dans son testament, il donne au roi tous les biens qu'il a reçu en échange de Belle Ile à la charge de payer ses dettes qui étaient considérables.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, encore ministre, meurt à Versailles le 26 janvier 1761.

Le Père Neuville prononce son éloge funèbre le 10 avril au service funèbre que lui fait le roi aux Invalides. Ses éloges sont prononcés par l'abbé Trublet et Louis-Jules Mancini-Mazarini à l'académie française.

Il est inhumé en la collégiale Notre-Dame à Vernon dans l'Eure auprès :

René Louis de Voyer de Paulmy le décrit ainsi dans ses Mémoires :

… le maréchal de Belle Isle était naturellement froid, ses conversations n'étaient pas gaies, mais elles étaient instructives, il savait parler avec netteté et bien raconter un fait.

Né sobre, il n'aima jamais ni le jeu ni la table.

Mais il eut un penchant appuyé pour le beau sexe…… il était d'une taille élevée, bien fait, un peu maigre : il avait la distinction de l'élégance, quelque chose du gentilhomme dans le maintien, dans les manières et le geste.

Ses yeux étaient bleus, grands, bien fendus, une bouche moyenne, un nez légèrement retroussé, des sourcils en arc, châtains et touffus, un front haut, un teint clair…

Le château de Bizy revient à Louis XV.


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