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Événements contenant la ou les locutions cherchées



39 événements affichés, le premier en 1431 - le dernier en 1641



Mort de Charles II de Lorraine

Isabelle Ire de Lorraine Duchesse de Lorraine

René Ier d'Anjou Duc consort de Lorraine

Bataille de Bulgnéville

Mort d'Arnault Guilhem de Barbazan

René Ier d'Anjou Prisonnier

Charles II de Lorraine meurt à Nancy le 21 janvier 1431.

Charles II de Lorraine aurait dû être numéroté Charles Ier de Lorraine, mais, au siècle suivant, les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), Duc de Basse-Lotharingie.

Isabelle Ier de Lorraine devient Duchesse de Lorraine en 1431. René Ier d'Anjou, son mari, devient Duc consort de Lorraine.

Le duché de Lorraine lui est contesté par Antoine de Vaudémont, neveu de Charles II, soutenu par le parti bourguignon.

La bataille de Bulgnéville oppose :

Antoine de Vergy prend part à cette bataille.

Antoine de Vaudémont dispose de 4 000 cavaliers et 5 000 fantassins commandés par Antoine de Toulongeon, Maréchal du Duc de Bourgogne.

René Ier d'Anjou a l'appui de Charles VII de France qui lui envoie les troupes du chevalier Arnault Guilhem de Barbazan, un vieux militaire blanchi sous le harnois : 4 500 cavaliers et 6 000 fantassins, malheureusement sans homogénéité et sans expérience.

René Ier d'Anjou veut prendre possession du comté de Vaudémont et se précipite au-devant des Bourguignons, qui cherchent à l'éviter.

Entre le 30 juin et le 2 juillet 1431, l'affrontement a lieu à un kilomètre à l'ouest de Bulgnéville, près de Neufchâteau entre le village de Vaudoncourt et le ruisseau de l'Anger.

Les Bourguignons s'installent sur une légère éminence où les troupes de René Ier d'Anjou les attaquent, sûres de l'emporter grâce à leur supériorité numérique.

Mais elles sont stoppées net par les archers picards de Toulongeon et la mêlée tourne à la plus grande confusion.

En une heure à peine, l'affaire est achevée. C'est la débandade dans les rangs de l'armée de René Ier d'Anjou.

Arnault Guilhem de Barbazan est tué. Plus tard, il sera enterré à Saint-Denis, la nécropole des rois, sur ordre de Charles VII de France. Robert de Beaudricourt prend la fuite.

René Ier d'Anjou lui-même tombe entre les mains de Toulongeon. Philippe III le Bon l'accueille dans ses prisons de Dijon.

Antoine de Vaudémont se croit vainqueur, mais il ne peut prendre la tête du duché de Lorraine suite à l'opposition de l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg.



Mariage de René II de Lorraine-Guise avec Louise de Rieux

René II de Lorraine-Guise épouse le 3 février 1554 ou 1555 Louise de Rieux, fille de Claude Ier de Rieux et de Suzanne de Bourbon-Montpensier. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles Ier de Lorraine-Guise

Charles Ier de Lorraine-Guise naît à Joinville le 18 octobre 1556, fils de René II de Lorraine-Guise et de Louise de Rieux.



Charles Ier de Lorraine-Guise Comte d'Harcourt

Charles Ier de Lorraine-Guise Marquis d'Elbeuf

Charles Ier de Lorraine-Guise devient Comte d'Harcourt et Marquis d'Elbeuf en 1566.



Mariage de Léonor Chabot avec Françoise de Rye

Léonor Chabot épouse en 1568 Françoise de Rye, Dame de Longwy, sa cousine, fille de Joachim de Rye et d'Antoinette de Longwy. Leurs enfants sont :


Henri Ier Duc de Guise (vers 1570) Catherine de Clèves vers 1578

Mariage d'Henri Ier de Guise avec Catherine de Clèves

Déjà très ambitieux à 20 ans, le duc de Guise espère épouser la princesse Marguerite de France.

Cette alliance qui n'est pas du goût de la reine mère, ne se fait pas.

Henri Ier de Guise, dit le Balafré, épouse le 4 octobre 1570 Catherine de Clèves, Comtesse d'Eu et Princesse de Château-Renault, fille de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon. Leurs enfants sont :

Catherine de Clèves devient ainsi Duchesse de Guise.



Charles Ier de Lorraine Prince de Joinville

Charles Ier de Lorraine est d'abord chevalier de Guise et prince de Joinville de 1571 à 1612.



Naissance de Charles Ier de Lorraine

Charles Ier de Lorraine naît à Joinville le 2 ou le 20 août 1571, fils d'Henri Ier de Guise et de Catherine de Clèves.

Charles Ier de Lorraine est baptisé en l'église Saint-Laurent de Joinville.



Mariage d'Henri de Joyeuse avec Catherine de la Valette de Nogaret

Henri de Joyeuse épouse le 28 novembre 1581 Catherine de la Valette de Nogaret. Leur enfant est :



Charles Ier de Lorraine-Guise Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Charles Ier de Lorraine-Guise est nommé Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 1er décembre 1581.



Charles Ier de Lorraine-Guise Duc d'Elbeuf

Charles Ier de Lorraine-Guise devient Duc d'Elbeuf vers 1582.



Mariage de Charles Ier de Lorraine-Guise avec Marguerite de Chabot

Charles Ier de Lorraine-Guise épouse le 5 février 1583 Marguerite de Chabot. Leurs enfants sont :


Charles III de Lorraine - Charles II de Mayenne - gravure de Dominicus Custos (1600-1602) Charles Ier de Lorraine

Assassinat du Duc de Guise

Mort d'Henri Ier de Guise

Mort de Louis II de Lorraine

Charles II de Mayenne Chef de la Ligue

Charles Ier de Lorraine Duc de Guise et Prince de Joinville

Le 23 décembre 1588, Henri III de France fait assassiner Henri Ier de Guise par des membres des "Quarante-cinq", sa garde personnelle au château de Blois dans la propre chambre d'Henri III de France.

On retrouve sur Henri Ier de Guise ce billet portant son écriture : "Pour entretenir la guerre en France, il faut 700 000 livres tous les mois".

Son corps est brûlé dans une des salles du château et ses cendres jetées dans la Loire.

Présent à Blois lors des évènements, Jean Héroard rédige le Récit de la mort des duc et cardinal de Guise.

Charles Ier de Lorraine, son fils, est arrêté avec le reste de la famille, mais s'évade de sa prison de Tours.

Charles Ier de Lorraine se rend à Paris et est reconnu chef de la Ligue.

L'assassinat du duc de Guise multiplie la haine et le fanatisme de Catherine-Marie de Lorraine à l'encontre du roi.

Le lendemain, le 24 décembre 1588, le Cardinal Louis II de Lorraine, frère d'Henri Ier de Guise, meurt au château de Blois assassiné sur ordre d'Henri III de France.

Son corps est aussi brûlé et ses cendres jetées dans la Loire.

Charles II de Mayenne devient chef de la Ligue.

Sixte V nomme Philippe de Lenoncourt à l'archevêché de Reims; mais cette nomination demeurera sans effet.

Henri III de France tente de justifier ces actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représentés pour la couronne.

Charles Ier de Lorraine devient 4e Duc de Guise en 1588.

Prévenu par Louise de Lorraine-Vaudémont, la reine, sa sœur, Philippe-Emmanuel de Lorraine s'échappe et se réfugie en Bretagne.

L'assassinat de Henri Ier de Guise met fin à la tentative de rapprochement de Charles Ier d'Aumale et d'Henri III de France.

Henri III de France fait arrêter Charles Ier de Bourbon à Blois.

Il est emprisonné un premier temps à Tours.

Il finira sa vie enfermé au château de Fontenay-le-Comte.



Conférence de Suresnes

Abjuration solennelle du protestantisme par Henri IV de France

Ralliement de François de Joyeuse à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron s'occupe avec insistance de la conversion du roi, et le détermine enfin à se faire instruire dans la religion catholique.

En 1593, Maximilien de Béthune conseille au roi de se convertir au catholicisme, afin de pacifier le royaume, mais refuse lui-même d'abjurer.

Suresnes est choisi pour accueillir les délégations chargées de débattre des questions religieuses et surtout politiques qui empoisonnent le pays.

Les conférences de Suresnes sont présidées par Renaud de Beaune, l'archevêque de Bourges.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est commissaire à cette conférence.

Habile politique, Henri IV de France parvient à vaincre politiquement les ligueurs en abjurant solennellement le protestantisme et en se reconvertissant au catholicisme.

Il se fait baptiser par Jacques Davy du Perron en la basilique Saint-Denis le 25 juillet 1593.

On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel "Paris vaut bien une messe".

Jean de Sponde, conseiller du roi, fait de même.

Maximilien de Béthune négocie alors le ralliement de quelques chefs de la Ligue :

François de La Rochefoucauld reconnait la légitimité d'Henri IV de France.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy, adhérant de la Ligue, la quitte lors de la conversion d'Henri IV.

Dès 1593, François de Joyeuse préfère se rallier à Henri IV de France.

François de Joyeuse devient Abbé de La Grasse en 1593.

Ferdinand Ier de Médicis joue de son influence pour forcer le Pape à accepter la conversion d'Henri IV. Clément VIII donne l'absolution au roi de France Henri IV de France lors de sa conversion.

Malgré toute cette sollicitude, Henri IV n'a jamais récompensé Ferdinand Ier de Médicis pour ces services.

Ferdinand Ier se concentre alors à nouveau sur l'indépendance de la Toscane.



Charles Ier de Lorraine-Guise Gouverneur du Poitou

Libéré, Charles Ier de Lorraine-Guise rejoint la Ligue et combat les forces d'Henri IV de France, devenu roi de France.

Charles Ier de Lorraine-Guise ne fait la paix qu'en 1594, reçoit le gouvernement du Poitou et sert fidèlement le roi.



François II de Lorraine Lieutenant général de Lorraine

Traité de Saint-Germain-en-Laye

François II de Lorraine Gouverneur et lieutenant général du Roi des pays de Toul et de Verdun

Charles III de Lorraine, son père, nomme François II de Lorraine lieutenant général des états ducaux pendant des voyages qu'il fait en France, en 1594.

La paix entre la France et la Lorraine ne revient qu'avec le traité de Saint-Germain-en-Laye le 16 novembre 1594.

La paix avec la France permet à François II de Lorraine de devenir gouverneur et lieutenant général du roi dans les villes et pays de Toul et de Verdun.

Charles Ier de Lorraine fait sa soumission à Henri IV de France à l'automne 1594.

Charles Ier de Lorraine échange le gouvernement de Champagne, qu'il détenait, contre celui de Provence.

Charles Ier de Lorraine est également grand maître de France et amiral du Levant.



Naissance de Charles II de Lorraine-Guise

Charles II de Lorraine-Guise naît le 5 novembre 1596, fils de Charles Ier de Lorraine-Guise et de Marguerite de Chabot.



Siège d'Amiens

Mort de Flessan

Mort de Jean de Mercastel

Urbain de Laval Maréchal de France

Mort d'Hernandes Teillo Porto Carrero

Charles de Gontaut-Biron est chargé de reprendre Amiens.

Avec 4 000 fantassins et 700 cavaliers, il investit Amiens du côté de l'Artois, afin de couper les voies de communications avec Doullens et interceptant tous les convois en direction de la ville. Il fait resserrer la ville de très près.

Guillaume V de Hautemer se signale lors de ce siège.

Malgré sa supériorité numérique, la garnison n'ose pas effectuer de sorties.

Hernandes Teillo Porto Carrero n'a pas imaginé voir l'ennemi aussi vite. Il n'a pas suffisamment de provisions pour tenir un siège. Il fait alors sortir toutes les bouches inutiles et brûler tous les faubourgs.

Les troupes Françaises, s'attendant à un siège long, organisent un camp ou l'on trouve de tout, comme dans une ville dont 2 hôpitaux. On appelle alors le siège d'Amiens, le siège de velours.

Début avril 1597, Henri IV de France, suivi de sa cour, fait attaquer la place avec l'artillerie.

Le 22 mai 1597, Hernandes Teillo Porto Carrero fait une sortie furieuse avec 500 cavaliers, sur le quartier général de Charles de Gontaut-Biron, s'emparant d'un fort que les Français ont construit pour défendre le QG.

Après 2 heures de combats, les Espagnols en sont chassés et poursuivis par les troupes Françaises. Les Espagnols sont sauvés par l'arrivée de 400 fantassins qui leur permettent de fermer les portes de la ville.

En juin 1597, les Espagnols attaquent à nouveau, prenant les tranchées à 3 endroits. Ils sont rapidement refoulés par les Français jusque sur la contrescarpe.

Le 18 juillet 1597, les Espagnols attaque à nouveau avec 2 groupes de 300 hommes chacun. Le premier groupe attaque les tranchées tenues par le régiment de Picardie et le second celles tenue par le régiment de Flessan.

Les Espagnols, progressant rapidement, tuent les maitres de camps Flessan et Jean de Mercastel, sieur de Fouquerolles, nettoient les tranchées et attaquent les batteries afin d'enclouer les canons.

Les troupes de Charles de Gontaut-Biron et de Charles Ier de Lorraine-Guise, Prince de Joinville, tentent de repousser les Espagnols. Les combats sont terribles et les espagnols progressant toujours, Henri IV de France fait donner ses troupes, qui les enfoncent et les poursuivent jusqu'à l'entrée de la ville.

Par état donné au camp d'Amiens, Urbain de Laval, Marquis de Sablé, est fait Maréchal de France le 25 juillet 1597 par Henri IV de France.

Le 4 septembre 1597, les Français lancent un assaut qui est repoussé après un long combat.

Lors de cette attaque, Hernandes Teillo Porto Carrero, est tué d'un coup d'arquebuse. Don Jérôme Carasse marquis de Montanagro prend sa succession.

Il décide de se retrancher dans la ville afin d'attendre l'armée de secours d'Albert VII de Habsbourg, forte de 25 000 hommes, sous les ordres de Peter Ernst Ier von Mansfeld-Vorderort. Elle arrive sur Amiens vers le 20 septembre 1597.

Charles II de Mayenne convainc Charles de Gontaut-Biron d'attendre derrière les retranchements, l'armée de secours. L'armée de secours espagnole vient alors assiéger l'armée assiégeante. Ils attaquent mais sont mis en fuite par l'artillerie Française.

Les forces Françaises renforcent leurs retranchements si bien que le lendemain l'armée de secours n'ose attaquer et Albert VII de Habsbourg prend le parti de se retirer.

Henri IV de France somme alors Don Jérôme Carasse de se rendre. Celui-ci capitule le 25 septembre 1597.

Lors des 6 mois de siège les pertes Française ne s'élèvent qu'à 600 hommes.

Maximilien de Béthune joue un rôle essentiel à la tête de l'artillerie.

Tout jeune, Henri II de Rohan participe à ce siège.

Hercule de Rohan-Guémené paricipe à ce siège.

Le Père Joseph sert lors de ce siège.

Henri Ier de Savoie-Nemours se signale lors de ce siège.

Louis de Marillac fait ses premières armes.

Louis de Marillac reçoit après la prise d'Amiens une compagnie de 100 chevaux légers.

Henri IV de France le fait gentilhomme ordinaire de sa chambre et sous-lieutenant de la compagnie de gens d'armes de Gaston de France, du Duc d'Anjou.



Naissance d'Henri de Lorraine-Harcourt

Henri de Lorraine-Harcourt ou de Lorraine-Guise, dit Cadet la Perle, naît le 20 mars 1601, fils de Charles Ier de Lorraine-Guise, Duc d'Elbeuf, et de Marguerite de Chabot.



Mort de Charles Ier de Lorraine-Guise

Henri de Lorraine-Harcourt Comte d'Harcourt

Charles II de Lorraine-Guise Duc d'Elbeuf

Charles Ier de Lorraine-Guise meurt à Moulins le 4 août 1605.

Henri de Lorraine-Harcourt devient Comte d'Harcourt.

Charles II de Lorraine-Guise devient Duc d'Elbeuf en 1605. Il est aussi Comte de Lillebonne et de Rieux, et Baron d'Ancenis.


François Ravaillac Louis XIII - par Pourbus en 1611

Mort d'Henri IV de France Roi de France

Louis XIII Roi de France

Louis XIII Roi de Navarre

Marie de Médicis Régente du Royaume de France

Nomination de Maximilien de Béthune au Conseil de régence

Le 14 mai 1610, François Ravaillac vole un couteau dans une auberge. Il se cache dans la rue de la Ferronnerie à Paris, dans l'actuel Quartier des Halles pour y guetter le passage du carrosse royal.

Henri IV de France décide de se rendre à l'Arsenal pour visiter Maximilien de Béthune qui est souffrant.

Jean-Louis de Nogaret, Jacques Nompar de Caumont, Jean III de Beaumanoir et Hercule de Rohan-Guémené accompagnent le roi dans son carrosse.

À 4 heures de l'après-midi, le convoi reste bloqué suite à un encombrement.

François Ravaillac profite de l'aubaine, se jette sur le roi et lui porte 2 coups de couteau : le premier glisse entre deux côtes, l'autre atteint la carotide droite.

Hercule de Rohan-Guémené est blessé.

François Ravaillac se réfugie ensuite dans un caveau dans la rue des Lombards toute proche (à l'actuel n 62) mais est rapidement retrouvé et maîtrisé.

Il est ramené à l'Hôtel de Retz afin de lui éviter un lynchage, puis conduit à la Conciergerie.

Les armes d'Henri IV, sculptées sur le sol, indiquent aujourd'hui le lieu du régicide rue de la Ferronnerie.

Henri IV de France est inhumé à la basilique Saint-Denis le 26 juin 1610.

Louis XIII, âgé de 9 ans, est couronné roi de France et de Navarre à Reims le 17 octobre 1610.

Au sacre de Louis XIII, Jean III de Beaumanoir remplit les fonctions de grand maitre.

Jean Héroard, Seigneur de Vaugrineuse est premier médecin de Louis XIII.

Jean Héroard devient le premier médecin de Louis XIII. Il tiendra un journal où il consignera très précisément les détails de la santé et de la vie intime du roi.

Jean Héroard achète le château de Vaugrigneuse en Essonne dont il devient le seigneur.

Jean Héroard et François Achard, Seigneur du Pin sont chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire du Roi.

En sa qualité de colonel général de l'infanterie, Jean Louis de Nogaret prend le contrôle de la capitale et assure la transmission de la totalité du pouvoir à Marie de Médicis, au mépris des dispositions d'Henri IV de France qui instituaient un conseil de régence.

Le pouvoir est alors assuré par Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente au nom de Louis XIII, son fils beaucoup trop jeune pour régner.

Marie s'implique dans les affaires politiques de la France. Elle commence par garder les conseillers de son mari.

Mais Marie de Médicis fait de Concino Concini son favori.

François Ravaillac ayant commis son crime après le couronnement de Marie de Médicis, ouvre ainsi les portes du pouvoir à l'autorité légitime des catholiques proches de l'Espagne.

Connu pour être un homme prétentieux et arrogant, Concino Concini néglige de cultiver l'amitié du prince héritier Louis XIII.

Le cardinal François de Joyeuse perd son influence sous la régence de Marie de Médicis. Henri II de Rohan est écarté de la Cour par la régente.

Pendant les troubles de la régence, Catherine de Clèves conseillera à son fils Charles Ier de Lorraine de ne pas participer aux soulèvements nobiliaires. Les Guise sont donc un des soutiens les plus fermes du gouvernement de Marie de Médicis.

Maximilien de Béthune est nommé membre du Conseil de régence et prépare le budget de 1611.

En 1610, Charles Ier de Lorraine se brouille avec Charles II de Mayenne, son oncle.


Henriette-Catherine de Joyeuse

Mariage de Charles Ier de Lorraine avec Henriette-Catherine de Joyeuse

Henriette-Catherine de Joyeuse est veuve d'Henri Ier de Bourbon-Montpensier.

Charles Ier de Lorraine, 4e duc de Guise (1571-1640) épouse le 5 ou le 6 janvier 1611 Henriette-Catherine de Joyeuse. Leurs enfants sont :

Menant une vie pieuse, proche de la famille royale, Henriette-Catherine de Joyeuse est amie de Marie de Médicis.



Naissance de François de Guise

François de Guise naît le 3 avril 1612, fils de Charles Ier de Lorraine et d'Henriette-Catherine de Joyeuse.



Naissance d'Henri II de Lorraine-Guise

Henri II de Lorraine-Guise naît à Paris le 4 avril 1614, fils de Charles Ier de Lorraine et d'Henriette-Catherine de Joyeuse.



Naissance de Marie de Guise

Marie de Guise ou de Lorraine naît le 5 ou 15 août 1615, fille de Charles Ier de Lorraine et d'Henriette-Catherine de Joyeuse.



Henri II de Bourbon-Condé Prisonnier

Charles Ier de Lorraine assure à Henri II de Bourbon-Condé qu'il ne sera pas inquiété s'il revient à la cour.

Les exigences d'Henri II de Bourbon-Condé deviennent tellement importantes qu'il est finalement arrêté par Concino Concini sur ordre de Marie de Médicis excédée le 1er septembre 1616.

Il est conduit à la Bastille où il reste quelques années.

Prudent, Charles Ier de Lorraine se retire un temps sur ses terres.

Charles Ier Gonzague prend la tête de la noblesse en révolte.


Louis XIII par Philippe de Champaigne

Mort de Concino Concini

Prise du pouvoir par Louis XIII

Exil de Marie de Médicis à Blois

Marie de Médicis et Louis XIII son fils, s'entendent mal.

Il se sent humilié par la conduite de sa mère.

Afin d'accéder au pouvoir, Louis XIII opère un coup de force.

Louis XIII ne peut arrêter Concino Concini qui dispose d'une armée personnelle de plus de 7 000 hommes (sans compter ses partisans).

Aidé de Charles d'Albert, son maître de fauconnerie, et de quelques fidèles, le roi fait assassiner Concino Concini à coups de pistolet par le baron de Vitry, Capitaine des gardes du corps, le 24 avril 1617 dans la cour du Louvre.

Concino Concini est discrètement enterré en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Louis XIII remercie chaleureusement les meurtriers : Grand merci à vous, à cette heure, je suis roi !

On sait par plusieurs mémorialistes que Charles d'Albert a déconseillé au roi d'exécuter Concini et a même proposé la médiation de l'évêque de Carcassonne.

Louis XIII décide de rappeler au Conseil les conseillers d'Henri IV de France, surnommés les barbons en raison de leur grand âge.

On pout s'attendre à la reprise de la politique d'affrontement avec l'Espagne. Pourtant, la tendance est à l'époque à un rapprochement entre puissances catholiques.

Louis XIII remplace Concino Concini par son propre favori, Charles d'Albert qui cependant ne joue pas un rôle prépondérant au sein du conseil du roi.

Très rapidement Charles d'Albert accumule les titres et les fortunes. Son avancement crée des mécontentements, d'autant qu'il est un très mauvais homme d'État.

Louis XIII exile Marie de Médicis à Blois. Catherine de Clèves partage l'exil de celle-ci.

Richelieu se trouvant alors du mauvais côté doit suivre la reine mère à Blois puis Richelieu est confiné dans son évêché.

Henriette-Marie de France est séparée de Marie de Médicis, sa mère entre 1617 et 1620.

Partisan d'une monarchie très modérée qui aurait laissé une large place aux Grands, Charles Ier de Lorraine fait preuve d'une fidélité moindre après la prise du pouvoir par Louis XIII.


Traité d'Angoulême - par Peter Paul Rubens (1577–1640) - peint entre 1621 et 1625 - Musée du Louvre

Première guerre de Marie de Médicis contre Louis XIII

Traité d'Angoulême

Le 22 février 1619, Marie de Médicis, s'échappe du château de Blois et lève une armée, déclenchant une guerre civile contre Louis XIII, son fils.

Charles Ier de Lorraine cautionne l'évasion de Marie de Médicis.

La fidélité de Jean-Louis de Nogaret à la régente semble indéfectible. Jean-Louis de Nogaret prend les armes pour la soutenir jusqu'à ce qu'elle soit réintroduite à la cour.

Charles d'Albert conseille au roi le rappel de Richelieu pour inciter la reine-mère à négocier.

En mars-avril 1619, François de la Rochefoucauld, Philippe de Béthune et Pierre de Bérulle, participent aux négociations entre Marie de Médicis, réfugiée à Angoulême auprès de Jean-Louis de Nogaret, et Louis XIII, son fils.

Le Traité d'Angoulême du 30 avril 1619, négocié par Richelieu, signé le 30 juillet 1619, réconcilie officiellement le fils et la mère.

Louis XIII cède à Marie de Médicis les villes d'Angers et de Chinon, mais lui interdit de revenir au conseil.

Il ne s'agit pas d'une reculade de Louis XIII dont l'armée est à quelques lieues d'Angoulême, mais d'une volonté de réconciliation.


Charles Ier de Lorraine

Charles Ier de Lorraine Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel

Charles Ier de Lorraine est reçu Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel le 31 décembre 1619.



Naissance de Louis de Guise-Joyeuse

Louis de Guise-Joyeuse naît le 11 janvier 1622, fils de Charles Ier de Lorraine et d'Henriette Catherine de Joyeuse.



Prise de l'île de Riez

En 1622, Benjamin de Rohan-Soubise reprend la guerre, s'empare d'Olonne, de l'île de Ré, d'Oléron, menace Nantes, et se flatte qu'on ne parviendrait pas à le forcer dans des positions aussi formidables.

En avril 1622, Louis XIII marche de nouveau contre lui.

Dans la nuit du 15 au 16 avril 1622, pendant la marée basse, les troupes de Louis XIII franchissent à gué un des bras de mer qui protègent l'île de Riez.

Benjamin de Rohan-Soubise, avec 5 ou 600 cavaliers, s'enfuit dans la direction de la Rochelle.

1 500 fantassins sont arquebusés ou sabrés sur place et sans résistance.

On en prend 600, dont quelques uns sont pendus et les autres envoyés aux galères.

Lors d'un procès en trahison, Louis XIII déclare Benjamin de Rohan-Soubise criminel de lèse-majesté et le déchoit de ses biens

Selon les confessions arrachées à un de ses lieutenants, ses propres officiers avaient été tentés de le poignarder au dernier conseil de guerre, tant il avait montré d'irrésolution à combattre.

Philippe-Emmanuel de Gondi participe, aux côtés de Charles Ier de Lorraine, au combat naval contre les Rochelais en 1622.

Pierre de Gondi qui suit son père Philippe-Emmanuel de Gondi, a l'épaule cassée d'un coup de mousquet à l'Île de Ré, et son cheval est tué sous lui.



Jean-Louis de Nogaret Gouverneur militaire de Guyenne

En 1622, Louis XIII est à la recherche d'hommes d'envergure sur lesquels il peut s'appuyer. Jean-Louis de Nogaret est nommé gouverneur militaire de Guyenne et mène la répression des insurrections huguenotes. Il restera Gouverneur jusqu'en 1638.

Fait une deuxième fois duc et pair, Jean-Louis de Nogaret s'établit alors au château de Cadillac.

Charles Ier de Lorraine participe aux guerres contre les huguenots en commandant une armée royale en Provence en 1622.



Siège de La Rochelle

Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII, commence le 10 septembre 1627 sous le commandement de Richelieu.

Richelieu fait fortifier les îles de Ré et Oléron.

L'armée royale déploie 20 000 hommes autour de la ville, coupant toutes les voies de communication terrestres.

Le ravitaillement ne peut plus venir que de la mer.

Le Père Joseph assiste à ce siège.

Abraham de Fabert d'Esternay se distingue comme major pendant ce siège où se révèlent ses compétences d'ingénieur.

De retour dans le royaume de France, Henri II de La Ferté-Senneterre, capitaine d'un régiment payé par Henri Ier de La Ferté-Senneterre, son père, se distingue pendant ce siège.

Charles Ier de Lorraine commande un temps la flotte lors du siège de La Rochelle en 1627 et 1628. Il en abandonne cependant le commandement, ne lui trouvant pas assez d'importance.

La politique navale de Louis XIII et de Richelieu contraint Charles Ier de Lorraine à abandonner sa charge d'Amiral du Levant, ce qui le fait lentement basculer dans l'opposition au cardinal.

Urbain de Maillé-Brézé lève un régiment d'infanterie à ses frais et prend part à ce siège.


Forçage du Pas-de-Suze

Forçage du Pas de Suse

Le pas de Suse, situé à 500 mètres d'altitude, est un défilé des Alpes situé sur la frontière entre la France et le duché de Savoie.

Louis XIII veut conduire en personne le secours de Casal.

Louis XIII décide de passer les Alpes en plein hiver.

Le récit de cet événement est notamment raconté par Louis de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires.

Richelieu prépare la campagne en renforçant les corps permanents et en levant 6 nouveaux régiments dans le Dauphiné, la Provence et le Lyonnais.

Trois armées doivent envahir à la fois le Piémont et combiner leurs opérations dans la vallée du Pô :

23 000 hommes d'infanterie et 3 000 chevaux sont rassemblés autour de Briançon.

L'infanterie comprend :

À la cavalerie d'élite de la Maison du Roi s'ajoutent 12 compagnies de chevau-légers et les carabins d'Arnauld de Corbeville.

Mais ni artillerie, ni munitions, ni mulets de transport.

L'armée n'a pas 15 jours de vivres, bien qu'avant de partir de Paris, on eût donné 200 000 livres d'avance aux intendants des vivres pour entretenir en permanence, outre la ration journalière, un mois de vivres en magasin.

Rien n'est prêt non plus pour le ravitaillement de Casal.

Le 18 février 1629, Louis XIII arrive à Grenoble avec Richelieu et les grands seigneurs de son entourage :

Louis XIII désigne comme lieutenants-généraux :

comme maréchaux de camp :

Léon d'Albert de Luynes est présent à cette journée.

Richelieu précède Louis XIII à Embrun, pour arrêter le plan d'opérations et l'ordre de marche.

L'avant-garde, conduite par Charles Ier de Blanchefort de Créquy et François de Bassompierre, a mission de s'emparer des passages du Piémont.

Elle comprend :

L'armée suit sous le commandement de Charles de Schomberg.

Abraham de Fabert d'Esternay participe à ces combats.

Le 28 février 1629, l'avant-garde passe les Alpes à Montgenèvre et Cezanne ou Césane (en italien Cesana Torinese) et cantonne à Oulx, sur la Doria Riparia.

Le 29 février 1629, l'avant-garde trouve au fort d'Exilles, 13 vieux canons éventés, pour battre les retranchements de M. de Savoie.

Le 1er mars 1629, l'avant-garde couche à Chaumont ou Chiomionte, un bourg ouvert, à un quart de lieue de la frontière de Piémont.

On ne peut franchir cette frontière, de ce côté, que par le Pas de Suse, défilé de 600 toises qui n'a pas plus de 18 pas de largeur en certains endroits et qui est obstrué par des roches qu'aucune machine ne pourrait déplacer ; 2 hommes ont grand-peine à y passer de front.

À l'entrée, le bourg et le gros rocher de Gelasse surmonté d'un fort, qui n'est accessible que par une rampe étroite et bordée de précipices.

Des 2 côtés du défilé, se dressent des montagnes imposantes :

Le passage est fermé, du côté de Chaumont, par un grand retranchement en forme de demi-lune et, en arrière, par des barricades, flanquées, à mi-pente, par des redoutes, distantes l'une de l'autre de 200 pas.

Le défilé débouche au faubourg de Suse, dominé par un couvent de Cordeliers.

3 000 Piémontais ou Milanais gardent les ouvrages.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie, son fils, le lieutenant général comte de Verrua et le marquis de Ville, commandant la cavalerie, se préparent à soutenir l'attaque, bien étonnés que le Louis XIII la dirigeât en pareille saison.

Le 5 mars 1629, à 11 heures du soir, Louis XIII quitte Oulx avec la Noblesse et 2 compagnies de ses Gardes, pour faire 4 lieues, à pied, dans la neige.

En arrivant à Chaumont, 3 heures avant le jour, Louis XIII trouve Richelieu dressant l'ordre de combat avec les maréchaux.

Les Gardes françaises et suisses, ainsi que Navarre attaqueraient de front les barricades et les redoutes.

Le régiment de Sault, dont les officiers étaient du pays pour la plupart, devait partir à 3 heures du matin et suivre à droite, au-dessous du crêt de Montmoron, avec de bons guides, un sentier extravagant qui conduisait derrière les retranchements.

L'avance ainsi gagnée permettrait d'assaillir l'ennemi de tous côtés en même temps.

500 hommes d'Estissac, moitié piques, moitié mousquets, longeraient les hauteurs de gauche, sous le crêt de Montabon.

Dans le défilé, les enfants perdus se jetteraient sur les barricades par le milieu et par les flancs :

Ces 3 pelotons seraient suivis par 3 troupes de 100 hommes, fournies par les mêmes régiments.

Comme soutien, 300 gentilshommes volontaires, de qualité pour la plupart, et 500 soldats de Navarre.

Henri II de Valois-Longueville les commande.

L'artillerie vient ensuite : une coulevrine et 2 moyennes, tirées au crochet et poussées par 50 pionniers.

En arrière, un gros de 800 Gardes françaises et de 500 Suisses, sous le commandeur de Valençay.

4 000 hommes restent rangés en bataille devant Chaumont.

Ils sont destinés :

Avant de donner le signal de l'attaque, Louis XIII veut adresser à Charles-Emmanuel Ier de Savoie une dernière sommation.

Il envoie Guitaut-Comminges, capitaine aux Gardes-françaises, avec les maréchaux des logis, le lieutenant de Pontis et un trompette, demander passage, pour préparer à Suse le quartier du Roi.

A 100 pas de la barricade, le groupe s'arrête et le trompette sonne.

Un officier piémontais et 12 soldats sortent du retranchement, puis le comte de Verrua, escorté de 200 mousquetaires.

Après qu'il nous a salués fort civilement, raconte Pontis, Guitaut-Comminges lui dit :

Monsieur, le Roi mon maître m'a commandé d'aller aujourd'hui à Suse pour lui préparer son logis, parce qu'il veut, demain, y aller loger.

Le comte de Verrua lui répond avec beaucoup de civilité :

Monsieur, Son Altesse tiendrait à grand honneur de loger Sa Majesté.

Mais, puisqu'elle vient si bien accompagnée, vous, trouverez bon, s'il vous plait, que j'en avertisse auparavant Son Altesse.

Guitaut-Comminges répondit :

Nous primes alors congé et allâmes retrouver Sa Majesté.

Louis XIII attend son émissaire, à 100 pas des enfants perdus, devant le gros des Gardes-françaises.

Il trouve que le comte de Verrua a répondu en homme d'esprit et en capitaine.

Louis XIII s'approche du maréchal et lui dit, en colère :

Savez-vous bien que nous n'avons que 600 livres de plomb dans le parc de l'artillerie ?

Il est bien temps de penser à cela ! Faut-il, pour un masque qui n'est pas prêt, ne pas danser le ballet ? Laissez-nous faire, Sire, et tout ira bien !

Le signal est donné à 8 heures.

Laissons François de Bassompierre raconter le combat qu'il prétend avoir dirigé.

Nous mîmes pied à terre, Créqui et moi, pour mener les enfants perdus.

Schomberg, que la goutte empêchait de marcher, nous suivait à cheval, afin de voir la fête.

Une balle dans les reins le mit bientôt hors de combat.

En dépassant le bourg de Gelasse, évacué par l'ennemi, nous fûmes canonnés par le fort et salués de quantité de mousquetades, venant des montagnes et de la première barricade.

Nos ailes ayant gagné les éminences latérales, tirèrent au derrière de ce retranchement, pendant que nous y donnions, tête baissée, et le faisions abandonner.

Nous poursuivîmes si vivement les Savoyards, qu'ils ne purent garder les deux autres barricades, où nous entrâmes pêle-mêle avec eux.

Valençay escalada la montagne de gauche à la tête des Suisses et en chassa les gens du Valais.

Dans le défilé, le marquis de Ville eut l'épaule fracassée et se fit transporter à Suse.

Nous poussâmes si vivement notre pointe avec les Gardes-françaises que, sans la résistance que firent près d'une chapelle, le capitaine Cerbelloni et quelques soldats espagnols, le Duc et son fils auraient été pris, tant Treville, lieutenant des Mousquetaires du Roi, les serrait de près.

Un estafier fut tué à son étrier.

Mais le Duc échappa à Treville, qui dut se contenter de blesser Cerbelloni et de le faire prisonnier.

Nous marchâmes, sans nous arrêter, jusqu'au faîte du passage, d'où nous vîmes Suse.

La citadelle nous tira force canonnades.

Mais nous étions si animés au combat et si joyeux de la victoire, que nous ne nous en occupions pas.

Quelques enfants perdus entrèrent dans la ville avec les fuyards et y furent faits prisonniers.

Créqui et La Valette logèrent les Gardes dans les maisons qui bordent la descente à main gauche, tandis qu'avec l'aide de Toiras et de Tavannes, j'établissais Navarre dans les maisons de droite.

Valençay, quoique blessé au genou, descendit, avec les Suisses du colonel Salis, de l'autre côté de Suse, pour empêcher que rien n'en sortit.

Les montagnards du comte de Sault avaient trouvé le sentier extravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon.

Ce qu'il y eut de plus remarquable, raconte Pontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir le comte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière.

Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications ; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage.

Il y eut néanmoins beaucoup des nôtres tués ensuite par le canon de Suse, qui fouettait et nettoyait d'une étrange sorte tout le chemin.

Créqui et François de Bassompierre établissent leur logis dans le faubourg de Suse, au couvent des Cordeliers, où le Roi leur envoie ses félicitations.

Il convient d'ajouter à ces éloges, les critiques de Richelieu, qui marche bravement sous les canonnades, à côté de Louis XIII, en avant du soutien.

L'attaque dure fort peu à cause de la furie française et parce que les ennemis, se voyant pris de tous côtés, lâchent pied après leur première décharge.

Tous firent bien en cette occasion.

Cependant tout l'ordre désirable ne peut être gardé :

Les maréchaux Créqui, Bassompierre, Schomberg et les maréchaux de camp, sont tous ensemble, mêlés aux volontaires, contre la raison qui veut qu'ils soient séparés pour donner les ordres en divers endroits.

Nous perdons fort peu de gens ; 5 ou 6 officiers sont blessés ; il n'y a pas plus de 30 morts.

Suse, mauvaise place, ne peut se défendre :

Sa Majesté l'a fort recommandé, pour ne décrier ses armes en Italie, où l'on estime les Français aussi braves que peu réglés.

Le château de Suse se rend le lendemain mais il n'en est pas de même de sa citadelle ni du fort de Gelasse.


Marie de Médicis - par Rubens

Journée des Dupes

Exil de Marie de Médicis à Moulins

Michel de Marillac Prisonnier

Louis de Marillac Prisonnier

Charles de L'Aubespine Garde des sceaux

Au fil des ans, Marie de Médicis ne s'aperçoit pas de la puissance montante de Richelieu, son protégé.

Quand elle en prend conscience, elle rompt avec le cardinal et cherche par tous les moyens à l'évincer.

Ne comprenant toujours pas la personnalité de Louis XIII, son fils, et croyant encore qu'il lui sera facile d'exiger de lui la disgrâce de Richelieu, Marie de Médicis tente d'obtenir le renvoi du ministre.

Claude de Rouvroy conseille au roi de soutenir Richelieu.

Le 10 ou 11 ou 12 novembre 1630, la cour croit le cardinal congédié, à la suite d'une violente altercation à Versailles entre Louis XIII et Marie de Médicis.

Après cette journée dite journée des Dupes :

Louis XIII fait finalement partir Marie de Médicis au château de Compiègne.

Dès le lendemain, l'huissier Lépine est envoyé au maréchal de Schomberg avec l'ordre de s'assurer de Louis Marillac qui s'est joint au complot.

Louis de Marillac est arrêté à son camp de Felizzo en Piémont le 21 ou le 30 octobre 1630 par le maréchal Schomberg, chargé de lui notifier l'ordre du roi.

Louis de Marillac est d'abord emprisonné à Sainte-Menehould.

Au lendemain de la Journée des dupes, Charles Ier de Lorraine est disgracié et demande la permission de partir en pèlerinage à Notre-Dame-de-Lorette pour n'en jamais revenir.

Henriette-Catherine de Joyeuse est obligée de suivre Charles Ier de Lorraine, son mari.

François V de La Rochefoucauld est exilé en province.

François VI de La Rochefoucauld, son fils, entretient des relations tendues avec Richelieu, sans doute parce qu'il est le confident de la reine Anne d'Autriche, et donc dangereux pour le cardinal.

Après la journée des Dupes, Charles de L'Aubespine est fait garde des sceaux par Richelieu en remplacement de Michel de Marillac.

Charles de L'Aubespine est nommé également gouverneur de Touraine.

Charles de L'Aubespine est actif et travailleur, et semble le docile instrument du cardinal.



Mort de Catherine de Clèves

Charles Ier de Lorraine Comte d'Eu

Catherine de Clèves se retire au château d'Eu. Catherine de Clèves y meurt le 11 mai 1633.

Elle y a fait construire un somptueux tombeau pour elle et Henri Ier de Guise.

Charles Ier de Lorraine devient Comte d'Eu en 1633.



Exil de Charles Ier de Lorraine

Charles Ier de Lorraine s'exile à Florence en mars 1635.


Henri II de Lorraine-Guise - Duc de Guise - par Antoine Van Dyck - en 1634, tandis qu'il visite le sud des Pays-Bas

Mort de Charles Ier de Lorraine

Henri II de Lorraine-Guise Duc de Guise Prince de Joinville Comte d'Eu

Henriette-Catherine de Joyeuse reste à Florence avec Charles Ier de Lorraine, son mari.

Charles Ier de Lorraine meurt à Cuna ou à Sienne en Italie le 30 septembre 1640.

Les morts de Charles Ier de Lorraine, son père, et de François de Guise, son frère, à un an d'intervalle, contraignent Henri II de Lorraine-Guise à se faire relever de ses vœux.

Henri II de Lorraine-Guise devient 5e Duc de Guise, Prince de Joinville et Comte d'Eu en 1640.



Inhumation de Charles Ier de Lorraine

Charles Ier de Lorraine est inhumé à Joinville en 1641.


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