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Événements contenant la ou les locutions cherchées



31 événements affichés, le premier en 1503 - le dernier en 1563


René de Cossé

Mariage de René de Cossé avec Charlotte de Gouffier

René de Cossé épouse le 11 février 1503 Charlotte Gouffier. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles Ier de Cossé

Charles Ier de Cossé Comte de Brissac

Charles Ier de Cossé naît en 1505, fils de René de Cossé et de Charlotte de Gouffier.

Il est d'une complétion délicate. Il suppléera aux forces qui lui manquent par l'adresse qu'il acquit dans ses exercices. il l'emportera souvent sur les plus robustes, par son habileté à manier une lance et une épée.

Charles Ier de Cossé est comte de Brissac en 1505.

Enfant d'honneur du dauphin François, fils de François Ier de France, ce jeune prince le fait son premier écuyer.



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Robert Stuart d'Aubigny sert en Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.



Campagne en Piémont

Prise de Veillane

Prise du château de Suze

Henri II de France commande en 1537, l'armée que François Ier de France, son père, envoie en Piémont et prend l'avantages sur l'armée des Impériaux, commandée par le marquis du Guast.

Henri II de France force le Pas-de-Suze.

François Gouffier le Jeune fait ses premières armes auprès Henri II de France au siège du Pas de Suze.

Henri II de France prend Veillane, Rivoles, Montcallier,...

Charles Ier de Cossé commandait cent chevau-légers à la prise de Veillane et à celle du château de Suze en 1537.



Mariage de Charles Ier de Cossé avec Charlotte Le Sueur d'Esquetot

Charles Ier de Cossé épouse vers 1540 Charlotte Le Sueur d'Esquetot. Leurs enfants sont :



Charles Ier de Cossé Grand fauconnier de France

Charles Ier de Cossé est nommé Grand fauconnier de France en 1540.



Charles Ier de Cossé Colonel général des gens de guerre français

Charles Ier de Cossé est nommé Colonel général des gens de guerre français, à pied, de là les monts en 1542.



Neuvième guerre d'Italie

Siège de Perpignan

Prise d'Ivoy, Arlon et Luxembourg

En 1542, au début de la Neuvième guerre d'Italie, François Ier de France décide d'ouvrir les hostilités simultanément sur 2 fronts, au nord et au sud.

Au nord, Charles II d'Orléans conduit les troupes vers le Luxembourg avec l'aide de Claude de Lorraine-Guise et François Ier de Lorraine-Guise, son fils.

Au sud, Henri II de France doit reconquérir le Roussillon et Perpignan aux mains des Impériaux.

En l'absence de son mentor Anne de Montmorency, Henri II de France commande seul une armée pour la première fois.

Le 23 août 1542, Henri II de France lance l'assaut sur Perpignan mais essuie un échec.

Henri II de France se résout alors à tenir le siège autour de la ville qui résiste.

François II de Saint-Nectaire sert au siège de Perpignan.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Roussillon en 1542

François-Armand de Polignac sert lors de ce siège.

La jeune noblesse de l'armée française est livrée au plaisir et au jeu sous les tentes du prince.

Elle veille peu aux mouvements des assiégés.

Ceux-ci font une sortie, comblent les tranchées et se portent sur le parc de l'artillerie.

Ils détruisent la majeure partie de l'artillerie lourde française

Charles Ier de Cossé s'avance une pique à la main, reçoit tout le feu des ennemis, et, malgré une blessure à la cuisse, entretient le combat jusqu'à l'arrivée de l'infanterie qui le dégage.

Henri II de France lui dit en l'embrassant : qu'il voudrait être Brissac, s'il n'était pas dauphin.

Le siège s'enlise.

Une épidémie frappe le camp français, affaiblissant considérablement les troupes.

Au cours de ce siège, Ambroise Paré, accompagnant l'armée française, a l'idée d'une nouvelle technique.

Charles Ier de Cossé ayant reçu une balle dans l'épaule

Ambroise Paré a l'idée de replacer le blessé dans la position initiale au moment de l'impact pour révéler l'emplacement de la balle perdue et ainsi permettre à Nicole Lavernault, chirurgien d'Henri II de France de l'extraire.

L'arrivée d'une armée de secours espagnole commandée par Ferdinand Alvare de Tolède oblige les Français à lever le siège et à battre en retraite.

François Ier de France est obligé de donner l'ordre à son fils aîné de battre en retraite en septembre 1542.

Enchaînant les succès sur le front du nord, Charles II d'Orléans réussit à prendre successivement Ivoy, Arlon et Luxembourg.

Abandonnant cependant le duché de Luxembourg, Charles II d'Orleans rejoint Henri II de France sous prétexte de lui apporter son aide et des pièces d'artillerie supplémentaires.

Vu l'inimitié (réciproque) de Charles II d'Orléans envers Henri II de France, personne n'est dupe que la réelle intention de Charles II d'Orléans sont plutôt de ne pas laisser toute la gloire rejaillir uniquement sur son aîné en cas de victoire à Perpignan.

Mais le temps d'arriver au sud, le siège de la ville est déjà perdu tandis que les Impériaux arrivent à reprendre le Luxembourg 2 jours plus tard.

Charles II d'Orléans reçoit le courroux de son père pour avoir abandonné sa conquête et Henri II de France se voit retirer son commandement militaire.

François Ier de France réalise à quel point l'animosité entre ses 2 fils peut se révéler désastreuse pour le royaume.



Accord d'invasion de la France entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

François d'Este Prisonnier

Charles Ier de Cossé commanda en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont.

Le 11 février 1543, Henri VIII Tudor et Charles Quint signent un accord d'invasion de la France.

Le nord du pays est l'objet de nombreux affrontements.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol fait partie de l'état-major français contre les Anglais et les Espagnols en Picardie.

Charles Ier de Cossé suit en 1543 François Ier de France en Flandre,

Charles Ier de Cossé bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers.

L'alarme se répandit dans le reste de l'armée ennemie.

Elle abandonna l'attaque de Bohain, le siège de Guise, et se retire en désordre sur le Quesnoy.

Charles Ier de Cossé attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale.

L'armée française se retire. Charles Ier de Cossé, pour faciliter la marche de François Ier de France et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde.

Investi avec 12 cavaliers, Charles Ier de Cossé fait de prodigieux efforts pour se dégager.

Quelques Français accourent à son secours.

On lui avait arraché ses brassards, son hausse-col. Ses habits étaient en pièces.

Un Allemand fort et vigoureux l'enlevait de dessus son cheval; Brissac se débattait encore avec le tronçon de son épée.

Enfin les gens d'armes attachés à sa personne l'arrachent aux ennemis.

Charles Ier de Cossé saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui doit son salut. François Ier de France lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre.


Claude d'Annebault - par Adolphe Brune - 1833 - Œuvre commandée par Louis-Philippe Ier de France pour le musée historique de Versailles

Prise de Landrecies et de Luxembourg

Charles Quint apprend alors que Landrecies, dont il voulait faire le siège, est pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'est retirée auprès du Cateau-Cambresis.

Il poursuivit l'arrière-garde commandée par Charles Ier de Cossé qui le repousse.

Les succès français sont mal exploités. Charles Quint rencontre des problèmes avec son armée. Toutes ces raisons entraînent un enlisement du conflit.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Landrecies.

François Gouffier le Jeune et Louis IV de Bueil participent à la bataille de Landrecies.

Ferdinand Ier Gonzague s'illustre lors de la bataille de Landrecies.

En 1543, Claude d'Annebault mène une campagne réussie sur la frontière nord du royaume avec la prise de Landrecies et de Luxembourg avec l'appui de Guillaume de Clèves.

Rentré en France en 1543, Pierre Strozzi prend part au siège de Luxembourg sous Charles II d'Orléans.

Gaspard de Saulx suit Charles II d'Orléans dans sa campagne du Luxembourg.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Luxembourg.

Claude d'Annebault participe en même temps au gouvernement, grâce à la proximité du roi, qui suit les armées, en retrait, avec ses autres conseillers.



Naissance de Timoléon de Cossé

Timoléon de Cossé naît en 1543 fils de Charles Ier de Cossé et de Charlotte Le Sueur d'Esquetot.

Il est élevé enfant d'honneur auprès de Charles IX de France.


La cité fortifiée de Saint-Dizier et son château 10 ans après le siège René de Chalon Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Anthonis Mor

Siège de Saint-Dizier

Mort de René de Chalon

Sac de Joinville-en-Champagne

Après le désastre de Cérisoles dans le Piémont, Charles Quint est sur le point de perdre le Milanais.

Dans le cadre de la neuvième guerre d'Italie, Charles Quint ouvre un second front dans le nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais.

Les troupes impériales pénètrent dans le duché de Lorraine au printemps 1544 pour attaquer la Champagne.

Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint, contre la France.

Claude II de Lorraine combat dans l'armée du Duc de Lorraine.

Charles Quint assiège Saint-Dizier et fait mettre à sac Joinville en Champagne.

François II de Saint-Nectaire sert en Champagne.

Louis IV de Bueil, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par Louis de Bimont et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande).

Ils peuvent compter sur 2 000 soldats, 100 gens d'armes de Charles II d'Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires.

Louis IV de Bueil fait hisser en haut du clocher de l'église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

Charles Quint amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet 1544 sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs).

Lors de l'assaut du 14 juillet 1544, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l'artillerie ennemie qui brise l'épée de Louis IV de Bueil et une partie de son armure.

Au cours d'un assaut très violent, René de Chalon, capitaine des impériaux, est frappé à mort par les défenseurs, et agonise le 15 juillet 1544 avec Charles Quint à son chevet.

Louis IV de Bueil envoie une dépêche à François Ier de France, qui ordonne alors une procession et une messe d'action de grâces pour célébrer ce succès.

La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : Regnum sustinent (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Une armée menée par Henri II de France prend position à Jâlons entre Châlons-en-Champagne et Épernay.

Elle tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier.

Saint-Dizier est épuisée et, le 3 août 1544, Louis IV de Bueil envoie à Claude de Lorraine-Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l'impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres.

Cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s'empressent d'en tirer parti.

Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur, possède le chiffre utilisé par Louis IV de Bueil, et n'a aucun mal à déchiffrer la missive.

Il possède également le sceau de Claude de Lorraine-Guise.

Le 7 août 1544, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

Saint-Dizier se rend le 17 août 1544.

Mais de graves problèmes financiers empêchent Charles Quint de rémunérer ses troupes, où se multiplient les désertions.

Charles Quint renonce à se retourner contre l'armée d'Henri II de France et marche sur Soissons.

François Ier de France salue l'héroïsme des habitants de Saint-Dizier.

François Ier de France, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant François de Bourbon-Vendôme de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

En 1544, Charles Ier de Cossé est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois.

De là, il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Champagne.

Charles de Bourbon-Montpensier est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne.

Charles Quint détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie.

La partie était trop inégale, Charles Ier de Cossé l'abandonne, et se retire vers Chalons.

Dans une vive escarmouche, Charles Ier de Cossé est pris 2 fois et 2 fois délivré par ses troupes.



Continuation du siège de Boulogne

François Ier de France continue de se battre contre Henri VIII Tudor.

Il fait face au manque de ressources financières.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1545 en se livrant au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

François Ier de Lorraine-Guise et Claude II de Lorraine prennent part à ce siège.

François Ier de Lorraine-Guise y est grièvement blessé, d'où son surnom du "balafré".

En 1545, Charles Ier de Cossé défait les Anglais sur la terre d'Oye, située en Boulonnais.



Charles Ier de Cossé Grand maître de l'artillerie

Charles Ier de Cossé Grand panetier

La charge de grand maître de l'artillerie est ôtée à Jean de Taix, qui s'est permis quelques discours imprudents.

Elle est donnée à Charles Ier de Cossé, en 1547.

On l'appelle communément le beau Brissac Il est le seigneur de la cour le plus aimable, dit Mézerai, et aussi le plus aimé de Diane de Poitiers.

Charles Ier de Cossé eut en 1547 la charge de grand panetier.


Charles Ier de Cossé par Jean Clouet au musée Condé de Chantilly Charles Ier de Cossé par Robert Le Vrac dit Tournières (1667-1752)

Charles Ier de Cossé Maréchal de France

Charles Ier de Cossé, Comte de Brissac, est fait Maréchal de France en 1550 par Henri II.

Charles Ier de Cossé est dit maréchal de Brissac pour le distinguer de son frère.

Charles Ier de Cossé se rend en Piémont, dont le roi lui donne le gouvernement général.

Cette province devient alors une école militaire où la garde régulière des places, les fréquents exercices dans les plaines, et de petits combats aguerrissent le soldat et tirent l'officier de l'inaction où il et mollement plongé.

Ce qui fait le plus d'honneur au maréchal de Brissac, c'est qu'il rétablit dans son armée une si exacte discipline que le soldat, même en pays de conquête, n'ose rien prendre que de gré à gré.

Il fait régler les rançons de part et d'autre, selon la fonction et la charge de ceux qui sont faits prisonniers.

On ne fait point la guerre aux villageois ni aux marchands, mais seulement à ceux qui portent les armes, et le paysan laboure sans crainte entre les deux camps.

Pour réprimer la fureur des duels, il imagine de les permettre, mais d'une façon si périlleuse qu'il en ôte bientôt le désir : il ordonne que ceux qui auraient désormais querelle la décideraient sur un pont entre quatre piques, et que le vaincu serait jeté dans la rivière, sans qu'il soit permis au vainqueur de lui donner la vie.



Campagne de l'armée française en Lombardie

Siège de Lenz

Henri II de France qui a maintenu d'excellentes relations avec le sultan Soliman, reçoit de lui l'aide d'une flotte.

Le 12 septembre 1551, une armée française traverse les Alpes et Ferdinand Ier Gonzague doit retirer ses troupes pour défendre la Lombardie.

À partir de ce moment, les perspectives de la guerre changent.

Charles Ier de Cossé, en 1551, se rend maître de Quiers et de plusieurs autres villes en Piémont ces succès obligent Ferdinand Ier Gonzague à lever le siège de Parme.

Claude II de Lorraine et René II de Lorraine-Guise participent à la conquête du Piémont en 1551

François de Montmorency fait ses premières armes au siège de Lens ou Lenz en Piémont, en 1551.

Lieutenant de cent hommes d'armes, Artus de Cossé-Brissac se signale lors de ce siège.

Jacques de Savoie-Nemours se signale également lors de ce siège.



Guerre de Sienne

La ville de Sienne chasse sa garnison espagnole le 26 juillet 1552 et demandé l'intervention française.

Dans le cadre de la dixième guerre d'Italie, la France ouvre un nouveau front : cette guerre de Sienne durera 3 ans.

Paul de La Barthe commande l'armée du roi à Sienne.

François II de Saint-Nectaire sert en Piémont en 1552.

On retrouve Paul de La Barthe sur l'ile de la Corse.

Pendant l'absence de Charles Ier de Cossé, Paul de La Barthe assure le commandement du Piémont.



Prise de Verceil

En 1553, Charles Ier de Cossé prend, par escalade, Verceil, et la livre au pillage.

Les meubles précieux, les pierreries et le trésor de Charles III de Savoie sont enlevés. Ce prince les avait fait transporter dans cette place qu'il croyait imprenable.

Charles Ier de Cossé n'a pas assez de canon pour forcer la citadelle. Il se retire, toujours suivi par les ennemis, et ne perd rien du butin qu'il emporte.

Ferdinand Ier Gonzague, redoutant les entreprises de Charles Ier de Cossé, double toutes ses garnisons et affaiblit son armée.

C'est ce que désire Charles Ier de Cossé. Presque toujours sans argent, Charles Ier de Cossé n'est point en état de tenir la campagne. Le peu de troupes qui lui reste depuis qu'il a envoyé des détachements en France, n'est pas payé et ne se soutient que par son attachement pour son général.



Campagne en Italie et en Corse

Les français remportent des victoires en Italie et en Corse.

En 1554, Charles Ier de Cossé prend tous le pays des Langhes, et finit la campagne par la conquête d'Ivrée, qui ouvrait un passage aux troupes auxiliaires des Suisses, et facilite les courses dans le Milanais et sur les terres de Pavie.

Henri II de France, avec l'aide des troupes de ses alliés les princes protestants allemands, récupère le Milanais, Asti et Gênes. Le pape est vaincu et les Farnèse retrouvent leurs terres.

Voulue par Catherine de Médicis et conduite par Pierre Strozzi, son cousin, l'expédition française en Italie, est destinée aussi à faire contrepoids aux succès des Guise.



Prise de Casal

En 1555, par un coup aussi heureux que hardi, Charles Ier de Cossé surprend Casal.

Toute la noblesse de l'armée impériale y assiste à un tournoi, le gouverneur et ses soldats, n'ont que le temps de se jeter dans la citadelle, la plupart sans habits, et presque tous sans armes.

Charles Ier de Cossé entre dans la ville, interdit le pillage, attaque la citadelle, défendue par un bon fossé et quatre bastions, et se dispose à un assaut général. Les ennemis capitulent et promettent de se rendre si, dans 24 heures, ils ne sont point secourus. La capitulation est à peine signée qu'on apprend que Pescaire marche avec 3 000 hommes pour se jeter dans la citadelle.

Charles Ier de Cossé tient ses troupes toute la nuit sous les armes et fait avancer les horloges. La citadelle se rend, il y trouve, comme dans la ville, une artillerie nombreuse, tire de la rançon de la noblesse allemande qui y est rassemblée, écus qui réjouissent fort le soldat, mal payé, jusque-là.

Henri II de France lui fait présent de l'épée qu'il porte à la guerre, accompagnée d'une lettre où sa valeur, sa diligence, son zèle est peints avec les plus vives couleurs.

Le roi lui ordonne de lever un impôt sur le clergé, la noblesse et le peuple du Piémont. Charles Ier de Cossé se comprend le premier dans cette taxe, et donne 10 000 écus de son bien.

Les maladies qui se répandent dans son armée, par la mauvaise nourriture, ne l'empêchent pas de soumettre encore quelques places qu'il fait raser.

Charles Ier de Cossé reçoit un renfort de la France.

Suivi de plusieurs princes et d'un grand nombre de seigneurs volontaires, Charles Ier de Cossé marche au secours de Santhia, assiégée par le Ferdinand Alvare de Tolède, qui a remplacé Don Ferrante Gonzaga.

Il le force à se retirer.

Il laisse dans son camp 400 malades, ses vivres et une bonne partie de son artillerie.

François Gouffier le Vieux s'illustre à Santhia.



Siège de Volpian

L'armée française met le siège devant Volpian. Charles Ier de Cossé est resté malade à Turin. Ses lieutenants ne savent point se faire obéir. Les jeunes volontaires montent, témérairement à l'assaut. Le gouverneur déclare qu'il ne capitulera qu'avec Charles Ier de Cossé. Charles Ier de Cossé se fait porter à l'armée. La ville se rendit. Il en ordonna la démolition.

Artus de Cossé-Brissac sert sous le duc d'Aumale en 1555, aux sièges de Volpian et de Moncalier, et reçoit, le collier de l'ordre de Saint-Michel.



Prise de Vignal

À la prise de Vignal, les assiégés se défendent depuis quelques jours.

Un bâtard de la maison de Roissy, âgé de 20 ans, quitte sa troupe, paraît sur la brèche, tire un coup d'arquebuse, met l'épée à la main, insulte l'ennemi. Ses camarades volent à son secours et combattent avec valeur. Charles Ier de Cossé est forcé de les soutenir. On se bat longtemps, les Français emportent la brèche et la ville, qui est rasée.

Le maréchal n'estime point les conquêtes faites au mépris de la discipline ; il n'aurait point laissé au siège de Volpian l'indocilité des troupes impunie, si les premiers coupables n'eussent été des princes du sang :

Charles Ier de Cossé met Roissy au conseil de guerre et le fait conduire à Turin où on le juge. Charles Ier de Cossé indique à Roissy que sa désobéissance mérite la mort et le conseil opine.

Charles Ier de Cossé ordonne à ses troupes de se retirer : Approchez, dit-il à Roissy ; j'ai pitié de votre jeunesse. j'estimerai un jour votre valeur quand elle sera dirigée par l'obéissance je vous rends aux vœux et aux prières de l'armée. Portez, pour l'amour de moi, cette chaîne d'or que je vous donne, recevez des mains de mon écuyer un cheval et des armes avec lesquelles désormais vous combattrez auprès de moi.



Siège Saint-Quentin

Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Jacques d'Albon et Louis III de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Construction du Palais de l'Escurial

Mort de François III de La Tour d'Auvergne

Mort de Jean de Bourbon Duc d'Estouteville

Mort de René II de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau, Seigneur de Précigné et de Saint Mars

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, Philippe II d'Espagne fait ligue avec les Anglais et accompagne son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie, sur le sol français avec 40 à 60 000 hommes.

Les espagnols assiègent la ville de Saint-Quentin.

Lamoral d'Egmont sert dans l'armée espagnole.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort prend part à cette bataille.

Philippe II d'Espagne se montre plus dévot que brave et passe en prière le temps de la bataille.

Les 8 000 habitants résistent 17 jours et 17 nuits.

Gaspard II de Coligny parvient dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557, avec 500 hommes armés et avec l'aide :

Chargé de conduire des secours à Gaspard II de Coligny, François Ier de Coligny-d'Andelot se trouve enfermé dans la place, contribue à en prolonger le siège.

Il ne se rendra que lorsqu'accablé par le nombre des ennemis qui pénétraient dans la ville par les brèches faites aux remparts, toute résistance aurait été inutile.

Honorat II de Savoie est blessé lors de ce siège.

Lors de cette bataille, François Gouffier le Jeune voit son cheval tué sous lui

François Gouffier le Jeune est fait prisonnier mais réussit à s'échapper.

Le 10 août 1557, le jour de la Saint Laurent, la ville est emportée d'assaut par les Espagnols de Emmanuel-Philibert de Savoie.

Gaspard II de Coligny doit se rendre. La ville s'abîme dans le sang et dans les flammes. Il y a plus de 9 000 morts.

Ferdinand Ier Gonzague fait une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

Albert de Gondi, François de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé participent à ce combat.

Jean VI d'Aumont est blessé et fait prisonnier.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat à Saint-Quentin en 1557 où son cheval est tué sous lui.

Philippe II de Montmorency-Nivelle commande l'aile droite de l'infanterie avec le comte de Mansfeld lors de l'assaut final contre Anne de Montmorency.

François Ier de Coligny-d'Andelot, Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Louis III de Bourbon-Vendôme, Léonor d'Orléans-Longueville et Jacques d'Albon sont fait prisonnier.

Louis de Gonzague est fait prisonnier et ne sera libéré que contre une forte rançon.

René II de Laval meurt lors de cette bataille.

François III de La Tour d'Auvergne et Jean de Bourbon meurent tué lors de cette bataille.

Henri Ier de La Tour d'Auvergne est orphelin à l'âge de 2 ans.

Henri II de France qui est son parrain fait nommer un curateur pour s'occuper de ses biens.

L'armée espagnole de Philippe II d'Espagne s'empare de Hamm, du Câtelet, …, déferle jusqu'à Noyon mais elle ne remporte pas de victoire décisive et ne peut pas marcher sur Paris faute de ravitaillement.

Philippe II d'Espagne fait ériger le magnifique palais de l'Escurial en l'honneur de la victoire de Saint-Quentin.

François de Clèves se retrouve à la bataille de St Quentin et combat avec vaillance, rallie les débris de l'armée française et ne néglige rien pour faire perdre à l'ennemi le fruit de sa victoire.

Ses qualités guerrières et de cœur le rendent cher à ses troupes.

Charles Ier de Cossé bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin.

Il reçoit l'ordre de faire partir 5 000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

Henri II de France a perdu ses meilleurs capitaines et la route de Paris est ouverte à l'invasion.



Charles Ier de Cossé Gouverneur et lieutenant général de Picardie

Suite à la démission de Gaspard II de Coligny Le roi nomme Charles Ier de Cossé, en 1559, gouverneur et lieutenant général de Picardie.

Investi tout à coup par ses propres soldats, qui lui demandent, les armes à la main, de quoi payer leurs dettes, il serait devenu leur victime, s'il n'avait trouvé dans la générosité des Suisses un remède au mal qu'il ne pouvait guérir seul.

Charles Ier de Cossé vend ce qui lui reste d'argenterie et de bijoux, en joint le prix à la somme que lui prêtent les Suisses, et distribue le tout aux soldats.



Naissance de Charles II de Cossé

Charles II de Cossé naît au château d'Estelan en 1550 ou le 13 mai 1562, fils de Charles Ier de Cossé et de Charlotte Le Sueur d'Esquetot.



Charles Ier de Cossé Commandant à Paris

Charles IX de France nomme Charles Ier de Cossé, en 1562, commandant à Paris, où il réussit à entretenir le calme.



Bataille de Falaise

Jacques II de Goyon bat les Anglais devant Falaise en 1563.

Charles Ier de Cossé commande en 1563 en Normandie.



Siège d'Orléans

Mort de François Ier de Lorraine-Guise Duc de Guise

Mort du chevalier de Turenne

Henri Ier de Guise Duc de Guise

François Ier de Lorraine-Guise à la tête de l'armée royale met le siège devant Orléans.

Le chevalier de Turenne reforme une armée et remonte vers Orléans où il est tué durant le siège de la ville.

François Ier de Coligny-d'Andelot défend Orléans.

François Ier de Lorraine-Guise est assassiné le 18 ou le 24 février 1563 d'un coup de pistolet par un gentilhomme protestant, Jean de Poltrot de Méré, un chef influent du parti protestant.

Charles Ier de Cossé va se mettre à la tête de l'armée devant Orléans, après l'assassinat du duc de Guise.

Le siège est levé et le calme revient pour quelque temps sur le royaume.

D'abord Prince de Joinville, Henri Ier de Guise devient Duc de Guise en 1563 et Pair de France, Comte d'Eu et Grand Maître de France.

Charles Ier Cardinal de Lorraine devient le meneur de la famille des Guise et du parti catholique en France.

Il prend sous sa tutelle les enfants de François Ier de Lorraine-Guise, son frère, décédé et cherche par tous les moyens à nuire aux Montmorency et plus particulièrement à l'amiral de Gaspard II de Coligny qu'il considère comme responsable de la mort de son frère.



Siège du Havre

L'Angleterre a fait insérer dans le traité d'Hampton Court la clause :

sans que ce présent traité puisse préjudicier au droit de la reine d'Angleterre sur Calais

et tente de profiter de sa présence au Havre pour récupérer Calais en refusant de quitter Le Havre tant que Calais ne lui aura pas été restitué.

La cour, en paix avec les calvinistes, entreprend de chasser les Anglais de la Normandie.

En 1563 Florimond III Robertet est envoyé en Angleterre, pour engager Élisabeth Ire Tudor à rendre Le Havre.

Élisabeth Ire Tudor ne se refuse pas à la restitution, mais ne demande rien de moins que Calais en échange.

Florimond III Robertet est bien reçu et mal écouté.

En mai 1563, Catherine de Médicis déclare le Traité d'Hampton Court invalide et demande résolument le retour immédiat du Havre à la France.

Le refus d'Élisabeth Ire Tudor amène des préparations militaires.

La garnison anglaise est décimée par la maladie à raison d'environ 60 hommes par jour.

À l'été 1563, les troupes françaises où catholiques et protestants joignent leurs forces assiègent le Havre.

Charles Ier de Cossé commande sous le roi et Anne de Montmorency au siège du Havre: c'est sa dernière expédition.

François de Scépeaux participe à ce siège, sous les ordres d'Anne de Montmorency.

Malade, François Ier de Coligny-d'Andelot ne peut participer à ce siège.

François de Montmorency prend part à ce combat.

Le 27 juillet 1563, au bout de 8 jours, Anne de Montmorency, accompagné de son neveu Gaspard II de Coligny et de Louis Ier de Bourbon-Condé, obtient au nom de Charles IX de France la reddition d'Ambrose Dudley, 3e comte de Warwick.

Catherine de Médicis qui avait, jusque alors, cherché des arrangements avec l'amiral Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé perd définitivement confiance en eux, bien qu'ils aient dénoncé le traité d'Hampton Court.

Les troupes anglaises ramènent la maladie à Londres où elle fait 21 000 morts.

Ce désastre détermine par la suite la réticence de l'Angleterre à s'engager dans des conflits étrangers.



Mort de Charles Ier de Cossé

Timoléon de Cossé Capitaine de cinquante hommes d'armes, Grand fauconnier, Gouverneur d'Angers, Premier panetier

Charles Ier de Cossé meurt à Paris en décembre 1563.

Il est l'un des plus illustres capitaines et des plus grands hommes de son siècle.

Charles IX de France crée Timoléon de Cossé chevalier de son ordre, capitaine de cinquante hommes d'armes, lui donne la charge de grand fauconnier, vacante par la mort de son père, le gouvernement de la ville et du château d'Angers, et la charge de premier panetier, en survivance d'Artus de Cossé-Brissac, son oncle.


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