Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



41 événements affichés, le premier en 1597 - le dernier en 1675



Mariage de François II de Lorraine avec Christine de Salm

N'ayant pu épouser la richissime Marie de médicis, François II de Lorraine épouse en 1597 Christine de Salm (1575-1627), Comtesse de Salm. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles IV de Lorraine

Charles de Vaudémont ou Charles IV de Lorraine naît le 5 avril 1604, fils de François II de Lorraine et de Christine de Salm.

Il aurait dû être numéroté Charles III de Lorraine, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), duc de Basse-Lotharingie.

Charles IV de Lorraine passe son enfance à la Cour de France et est compagnon de jeu du futur Louis XIII.



Mariage d'Henri II de Lorraine avec Marguerite de Gonzague

Henri II de Lorraine est veuf de Catherine de Bourbon.

Henri II de Lorraine épouse à Mantoue le 24 avril 1606 Marguerite de Gonzague, fille de Vincent Ier de Mantoue et d'Éléonore de Médicis. Leurs enfants sont :

Marguerite de Mantoue est la nièce de Marie de Médicis.


Bataille de la Montagne Blanche

Trêve d'Ulm entre catholiques et luthériens

Bataille de la Montagne Blanche

Exil de Frédéric V du Palatinat

Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

À la tête de l'armée de Maximilien Ier de Bavière, Tilly se rend en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée et prendre possession de la Haute-Autriche que Ferdinand II de Habsbourg lui concède pour ses frais.

La France offre sa médiation, concrétisée à Ulm en juillet 1620 par une trêve entre catholiques et luthériens. La Bohême calviniste n'est donc pas concernée.

Abandonné par les puissances étrangères et l'Union Protestante, Frédéric V du Palatinat a peu de moyens financiers et humains.

Tilly se dirige directement vers Prague. Le 8 septembre 1620, Charles-Bonaventure de Longueval fait sa jonction avec Tilly.

La bataille de la Montagne Blanche se déroule le 8 novembre 1620, non loin de Prague. Elle oppose :

Charles IV de Lorraine combat lors de cette bataille pour l'empereur Ferdinand II de Habsbourg et montre ses compétences de chef de guerre.

Henri de Lorraine-Harcourt y fait ses premières armes. Ses compagnons s'aperçoivent qu'il a l'étoffe d'un grand capitaine et le surnomment Cadet la Perle, parce qu'il portait une perle à l'oreille.

Le commandant protestant, Christian d'Anhalt-Bernburg, rassemble ses troupes, et les déploie sur les pentes d'une colline, la montagne blanche (en Tchèque : Bílá Hora, en Allemand : Weissenberg) bloquant ainsi la route de Prague. Les troupes occupent une solide position : Le flanc droit est couvert par un pavillon de chasse, et le flanc gauche par un ruisseau. Un autre ruisseau et quelques mares sont devant eux.

Tilly observant la position ennemie envoie ses hommes les mieux entrainés sur un petit pont pour traverser le ruisseau et attaquer le centre, soutenus par un feu d'artillerie très nourri.

En à peine 2 heures de combats acharnés, le centre de la ligne ennemie est écrasé, ce qui met fin aux combats. L'armée tchèque est détruite.

Tilly entre dans Prague. La liberté de religion est supprimée. Cette bataille met fin à l'indépendance de la Bohême pour une période de 300 ans.

Tilly se rend maître ensuite, sans grandes difficultés, du Haut-Palatinat.

Cette bataille marque la fin de la première période dite bohémienne de la guerre de Trente Ans.

Le 13 novembre 1620, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand II de Habsbourg comme Roi de Bohême et Archiduc d'Autriche. La Bohême devient propriété personnelle des Habsbourg.

Démis de tous ses titres et dépouillé de ses possessions par décret impérial, Frédéric V du Palatinat s'enfuit, contraint à l'exil à Sedan, auprès de son oncle Henri de La Tour d'Auvergne entre 1620 et 1623. La brièveté de son règne, un an et 4 jours, lui vaut le surnom de Roi d'un hiver (Winterkönig).

Ferdinand II de Habsbourg récompense Charles-Bonaventure de Longueval en lui attribuant plusieurs possessions en Bohême :

Ces possessions demeureront à ses descendants jusqu'au XXe siècle.

Heinrich Matthias von Thurn perd l'intégralité de ses possessions en Bohême.

Ferdinand II de Habsbourg le fait proscrire, comme tous les autres meneurs du soulèvement.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar refuse de se soumettre à Ferdinand II de Habsbourg.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar est par conséquent dépouillé de ses titres.

Guillaume Ier de Saxe-Weimar, son frère cadet, assure la régence du duché de Saxe-Weimar.


Henriette de Lorraine - Par l'atelier de van Dyck 1637 - acheté par la mairie de St Avold en 1997

Projet de mariage de Louis de Guise avec Nicole de Lorraine

Mariage de Louis de Guise avec Henriette de Lorraine

Mariage de Charles IV de Lorraine avec Nicole de Lorraine

Selon les coutumes des duchés, la fille aînée d'Henri II de Lorraine est son héritière et doit lui succéder tout en transmettant ses droits à son époux comme l'avait fait deux siècles plus tôt la duchesse Isabelle Ire de Lorraine et son époux René Ier d'Anjou.

Sentant sa fin approcher, Henri II de Lorraine désire marier Nicole de Lorraine à Louis de Guise, son favori, que le duc considère comme un fils.

La famille ducale et la noblesse Lorraine est scandalisée et refusent à céder le pas à un homme de naissance obscure.

Il est décidé que Nicole de Lorraine épousera Charles IV de Lorraine, son cousin, le plus proche héritier du trône en ligne masculine. En compensation, Henri II de Lorraine obtient pour son favori la main de sa nièce, sœur de Charles IV de Lorraine.

Louis de Guise épouse à Nancy le 21 mai 1621 Henriette de Lorraine, fille de François II de Lorraine et de Christine de Salm. Ils n'ont pas d'enfants.

Charles IV de Lorraine épouse le 23 mai 1621 Nicole de Lorraine, fille d'Henri II de Lorraine et de Marguerite de Gonzague. Ils n'ont pas d'enfants.



Mort d'Henri II de Lorraine Duc de Lorraine

Nicole de Lorraine Duchesse de Lorraine et de Bar

Henri II de Lorraine, Duc de Lorraine, désigne pour lui succéder Nicole de Lorraine, sa fille, mariée à Charles IV de Lorraine, en précisant que Charles ne tient son autorité que de par sa femme.

Henri II de Lorraine meurt à Nancy le 31 juillet 1624.

Marguerite de Gonzague, sa veuve, vient vivre à Nomeny de 1624 à 1629.

À la fin de sa vie, confronté à une période très difficile pour la Lorraine, Henri II de Lorraine recrute des soldats pour protéger le duché des mercenaires qui le traversent, et renforce les fortifications, ce qui, avec les dons accordés aux favoris, met à mal les finances ducales.

Son gouvernement débonnaire le fait passer toutefois à la postérité avec le surnom de Bon.

Nicole de Lorraine devient Duchesse de Lorraine et de Bar le 1er août 1624.


Charles IV de Lorraine

François II de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Charles IV de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Charles IV de Lorraine ne se contente pas d'une position de prince consort et entreprend avec François II de Lorraine, son père, d'arriver au pouvoir.

François II de Lorraine s'appuyant sur le testament de René II d'Anjou qui spécifiait que duché ne pouvait se transmettre qu'en lignée masculine, revendique le duché de Lorraine.

Les États Généraux de Lorraine estiment sa requête légitime et il devient Duc de Lorraine et de Bar le 21 novembre 1625 sous le nom de François II de Lorraine.

Il en profite pour rembourser ses dettes avec les finances ducales.

Le 26 novembre 1625, François II de Lorraine abdique en faveur de son fils, qui devient Duc de Lorraine et de Bar sous le nom de Charles IV de Lorraine.

Ce dernier réussit ainsi à écarter Nicole de Lorraine, sa femme, du pouvoir et à devenir seul Duc.

Le fossé qui sépare Nicole de Lorraine de son mari se creuse avec ces événements.

François II de Lorraine se consacre ensuite à la gestion de ses comtés de Vaudémont et de Salins.

D'abord appelée Henriette de Vaudémont, elle devient Henriette de Lorraine lorsque son père puis son frère deviennent ducs de Lorraine.

Les relations entre la France et la Lorraine se dégradent, car Louis XIII refuse de reconnaître les principes du droit qui ont amené Charles IV de Lorraine au pouvoir.

Charles IV de Lorraine soutient discrètement les ennemis de Richelieu et accueille les comploteurs qui peuvent ainsi échapper à la justice royale.

D'ailleurs la politique de Louis XIII et de Richelieu est d'amener la frontière ouest du royaume au bord du Rhin, ce qui implique l'annexion de la Franche-Comté, de l'Alsace et de la Lorraine.


Louis de Guise - Prince de Phalsbourg - Gravure par Jacques Callot Louis Portrait par Daniel Dumonstier en 1627

Louis de Guise et Henriette de Lorraine Prince et Princesse Phalsbourg et Lixheim

En 1629, Charles IV de Lorraine veut donner à Henriette de Lorraine, sa sœur, le titre de princesse.

Charles IV de Lorraine érige en une principauté, pour elle-même et pour Louis de Guise son mari, les seigneuries de Phalsbourg et Lixheim.



Traité de Bärwald

La Suède qui vient de vaincre la Pologne, a des vues sur la Poméranie et voit défavorablement la puissance catholique s'installer en Allemagne du Nord.

Louis XIII et Gustave II Adolphe de Suède signe le traité de Bärwald le 13 ou le 23 janvier 1631.

Ce traité marque l'entrée larvée de la France dans la Guerre de Trente ans contre les Habsbourg. Louis XIII ne déclare pas directement la guerre au Saint Empire Romain Germanique mais il soutient les ennemis des Habsbourg.

L'alliance a pour but :

Il a aussi pour objectif que les forteresses et les fortifications qui ont été construites dans les ports et sur les plages de la Baltique et de la Mer Océane et dans les Grisons c'est-à-dire en Savoie, soient démolies et remises en l'état où elles se trouvaient avant les commencements de la présente guerre allemande.

Le traité assure à Gustave II Adolphe de Suède une aide financière importante. La France s'engage à verser 1,5 millions de livres tournois ou 400 000 écus par an, payables sur les places de Paris et d'Amsterdam, aux échéances des 15 mai et 15 novembre.

Ce traité permet à Richelieu d'équiper la marine royale qu'il s'attache à construire.

Une clause prévoit des échanges commerciaux entre les deux parties. La Suède s'engage à livrer à la France des agrès, des pièces d'artillerie, des mâts, du chanvre, du cuivre et d'une manière générale tous les matériaux nécessaires à la construction navale.

Les Suédois doivent respecter le culte catholique et l'indépendance de la Bavière.

Dès la fin du mois, les Suédois mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg.

Un traité secret est par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin.

Au printemps 1631, Charles IV de Lorraine envoie son armée pour soutenir l'empereur Ferdinand II de Habsbourg.



Tentative d'invalidation du mariage de Charles IV de Lorraine avec Nicole de Lorraine

Souhaitant quitter Nicole de Lorraine, son épouse, Charles IV de Lorraine tente de provoquer l'invalidation son mariage en faisant condamner en 1631 pour sorcellerie Melchior de la Vallée, le prêtre qui avait baptisé Nicole.



Mort de Louis de Guise Prince de Phalsbourg

Du même tempérament fantasque que Charles IV de Lorraine, son frère, Henriette de Lorraine est inconstante.

Louis de Guise s'éloigne d'elle pour soutenir le duc.

Louis de Guise est engagé dans les troupes de Charles IV de Lorraine en Bavière contre les Suédois.

Louis de Guise meurt à Munich le 4 décembre 1631.

Quelque temps plus tard, Henriette de Lorraine fait ramener le corps de Louis de Guise à Sampigny où il est inhumé dans le caveau de l'église Sainte-Lucie.

Henriette de Lorraine séjourne dans sa principauté de Lixheim.

Des pièces de monnaie à son effigie, dénommées doubles tournois, sont frappées en 1633 et 1634.



Invasion de la Lorraine par la France

En juin 1632, Louis XIII envahit et occupe le Barrois et la Lorraine.

Charles IV de Lorraine est contraint de signer un traité qu'il pense bien ne pas respecter.



Mariage de de France avec Marguerite de Lorraine

Gaston de France fréquente la cour de Charles IV de Lorraine, un prince aussi fantasque que lui, alors en guerre contre la France.

Gaston de France est amoureux de Marguerite de Lorraine qu'il appellera toute sa vie l'Ange.

Sans le consentement de Louis XIII, Gaston de France épouse en 1632 Marguerite de Lorraine, sœur de Charles IV de Lorraine. Leurs enfants sont :



Négociations avec Charles IV de Lorraine et l'Espagne

Trahison de Richelieu par Charles de L'Aubespine

En 1633, Marie Aimée de Rohan participe aux négociations avec Charles IV de Lorraine et l'Espagne menée par Charles de l'Aubespine, son amant, Marquis de Châteauneuf.

En 1633, Charles de L'Aubespine trahit Richelieu pour les beaux yeux de Marie Aimée de Rohan.

Charles de L'Aubespine lui révèle les projets de Louis XIII sur la forteresse lorraine de Moyenvic, et Marie Aimée de Rohan en informe aussitôt Charles IV de Lorraine.

Richelieu ôte les sceaux à Charles de L'Aubespine pour les donner à Pierre II Séguier.

Charles de L'Aubespine est jeté dans une prison du château d'Angoulême où il restera 10 ans.

Marie Aimée de Rohan est exilée en Touraine.



Invasion de la Lorraine par la France

Siège de Nancy

Traité de Charmes

Charles IV de Lorraine et de Bar refuse de rendre hommage à la France et s'allie à Ferdinand II de Habsbourg. Il soutient les ennemis de Richelieu.

Le 30 juillet 1633 le Parlement de Paris prononce la confiscation du Barrois.

Deux jours plus tard, Richelieu fait envahir le Barrois et la Lorraine.

Les troupes françaises commencent à prendre les villes dont Bar-le-Duc et le 26 août 1633 mettent le siège devant Nancy.

Henri II de La Ferté-Senneterre se retrouve devant Nancy en 1633.

Le 25 septembre 1633, Louis XIII et Richelieu pénétrent dans Nancy peuplée de 16 000 habitants qui viennent d'être évacuée par Henry Louis de Lorraine-Chaligny et sa garnison lorraine.

Nommé maître de camp du régiment d'infanterie qu'il lève en 1633, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste au siège de Nancy.

Le 30 septembre 1633, Charles IV de Lorraine par le traité de Charmes livre sa capitale.

Seules résistent quelques places fortes, telles que :

Henriette de Lorraine, jeune veuve, est contrainte à une fuite assez romanesque.



Abdication de Charles IV de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont Duc de Lorraine

Mariage de Nicolas II François de Vaudémont avec Claude-Françoise de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée

Fuite de Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine

Nicole de Lorraine transférée à Fontainebleau

Charles IV de Lorraine juge plus favorable aux intérêts de la Lorraine d'abdiquer le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas II François de Vaudémont, et va prendre un commandement dans les troupes impériales.

Nicolas II François de Vaudémont est plus apprécié des Français que Charles IV de Lorraine.

Nicolas II François de Vaudémont s'accorde par provision une dispense pour un mariage avec Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine.

Cette dispense sera ensuite confirmée.

Nicolas II François de Vaudémont envoie le lendemain au pape une lettre pour signaler les raisons pour lesquelles il renonce au cardinalat et se fait relever de ses vœux.

Nicolas II François de Vaudémont veut contrecarrer les projets que fait Louis XIII de marier Claude de Lorraine à un prince étranger à la Lorraine, la loi salique ne s'appliquant pas en Lorraine et barrois.

Nicolas II François de Vaudémont épouse à Lunéville le 17 février ou le 8 mars 1634 Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine germaine, fille d'Henri II de Lorraine et de Marguerite de Gonzague. Leurs enfants sont :

La population lorraine reste profondément hostile à l'occupant français, à l'image de :

Le mariage inopiné du "cardinal", incite les Français à mettre Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine réussirent à s'échapper le 1er avril 1634 et se réfugient en Franche-Comté, terre espagnole.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine se rendent ensuite en Toscane chez leur tante Christine, épouse du grand duc,

Après les fuites de son mari, de sa sœur et de son beau-frère, Nicole de Lorraine reste le seul membre de la famille dans le duché.

Le 24 avril 1634, Nicole de Lorraine est transférée à Fontainebleau.



Nicolas Fouquet Conseiller au parlement de Metz

Nicolas Fouquet obtient en 1634 une charge de conseiller au parlement de Metz, nouvellement créé par Richelieu.

Cet octroi témoigne de la faveur de François Fouquet et la confiance du cardinal en Nicolas Fouquet, qui obtient une dispense d'âge.

Nicolas Fouquet reçoit mission du cardinal d'inventorier les papiers du Trésor de la chancellerie de Vic, où sont conservés tous les titres du temporel de l'évêché de Metz et de l'abbaye de Gorze.

Il s'agit de vérifier si Charles IV de Lorraine n'empiète pas sur les droits du roi de France, ce qui est toujours le cas quand il s'agit de territoires enclavés à l'étranger et rattachés depuis peu à la France.

Il s'agit de justifier l'entrée des troupes françaises dans ses États qui occupent le duché avant les conclusions de Nicolas Fouquet. Le jeune homme s'acquitte de sa tâche avec brio.



Séparation de Charles IV de Lorraine et de Nicole de Lorraine

En 1635, Charles IV de Lorraine se sépare de Nicole de Lorraine, son épouse, au prétexte qu'il n'a pas été libre de choisir au moment de son mariage, mais la papauté n'accepte pas d'annuler le mariage.

Charles IV de Lorraine subit des revers en 1635 alors qu'il tente de reconquérir ses duchés,



Retour d'Adam von Schwartzenberg à Berlin

Paix de Prague

Rapprochement de Jean-Georges Ier de Saxe avec le parti catholique

Les revers de fortune des Suédois entraînent le rappel d'Adam von Schwartzenberg à Berlin.

La Paix de Prague est négociée entre Ferdinand II de Habsbourg, fatigué, et plusieurs princes protestants dont :

Ferdinand III de Habsbourg, fils de Ferdinand II participe aux négociations.

Le 30 mai 1635, Ferdinand II de Habsbourg signe cette paix qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

La guerre se poursuivra néanmoins encore 11 années.

Les armées impériales commandées par Ottavio Piccolomini se retournent vers les Pays-Bas.

Sur le Rhin, les impériaux, commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles IV de Lorraine, font équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar.

Adam von Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume Ier de Brandebourg qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d'appuyer militairement les Habsbourg.

Il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes.

Le recrutement est un échec et Georges-Guillaume Ier de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette paix.

Guillaume V de Hesse-Cassel conclut un pacte d'alliance avec la France, entraînant l'invasion de la Hesse-Cassel par les troupes de Ferdinand II de Habsbourg. Guillaume V doit s'enfuir avec sa famille.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Mariage de Charles IV de Lorraine avec Béatrix de Cusance

Charles IV de Lorraine épouse le 9 avril 1637 Béatrix de Cusance.

Leurs enfants sont :



Naissance de François

François de Lorraine naît, prématuré, en 1637, fils de Charles IV de Lorraine et de Béatrix de Cusance.



Testament Charles IV de Lorraine

En novembre 1637, Charles IV de Lorraine, malade, se sentant à l'article de la mort, rédige un testament au château de Belvoir (Doubs).

Il confie :

Ce testament est reproduit dans l'inventaire des papiers du Cardinal Granvelle, par Gachard en 1863.



Traité de Saint-Germain-en-Laye

Protectorat français sur la Lorraine

Charles IV de Lorraine entreprend de négocier de nouveau avec la France.

Par le traité de Saint-Germain-en-Laye du 2 avril 1641, Charles IV de Lorraine récupère ses états exsangues mais doit accepter le protectorat français et s'engager à ne pas conclure d'alliance avec la maison d'Autriche.



Complot du Comte de Soissons

Bataille de la Marfée

Mort de Louis de Bourbon-Condé Comte de Soissons

Siège de Sedan

Condamnation d'Henri II de Lorraine-Guise

Sedan forme en 1640 une principauté indépendante dont le prince, Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, accueille les protestants et factieux fuyant la France et Richelieu.

Charles IV de Lorraine soutient le complot de Louis de Bourbon-Condé.

Marie Aimée de Rohan participe à cette conspiration.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne prend part à la conspiration des Princes de la paix, avec le Louis de Bourbon-Condé et Henri II de Lorraine-Guise, visant à rétablir les privilèges des grands féodaux.

Louis XIII envoie une arméee à Sedan sous les ordres de Gaspard III de Coligny pour mettre fin à ses agissements.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne demande et obtient une aide de Ferdinand III de Habsbourg, son ami personnel.

L'armée royale est déroutée vers la Marfée, proche de Sedan.

Gênée par le mauvais temps qui rend les chemins boueux, l'armée royale n'arrive sur le plateau que vers 11 heures le 6 juillet 1641, attendue par l'armée sedanaise.

L'affrontement commence et les Sedanais résistent bien au choc.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, commandant la cavalerie, contourne le champ de bataille à l'abri de collines, et tombe sur le flanc de l'armée royale.

C'est alors la débandade, l'armée de Gaspard III de Coligny abandonne ses bagages.

Abraham de Fabert d'Esternay se signale lord de cette bataille.

Dès midi, le combat tourne de manière quasi-décisive à l'avantage de Louis de Bourbon-Condé.

Louis de Bourbon-Condé a la fâcheuse habitude de relever la visière de son casque avec son pistolet.

Louis de Bourbon-Condé fait ce geste machinal et le coup part.

Louis de Bourbon-Condé meurt.

Sans héritier légitime, avec lui s'éteint la branche des Soissons.

Son corps est placé en l'église de la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance d'Aubevoye, autrement dénommée chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon.

Louis XIII fait le projet d'intenter un procès pour lèse-majesté à la dépouille de Louis de Bourbon-Condé.

Malgré la défaite, l'armée royale commence le siège de Sedan.

Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne négocie sa soumission dans un traité signé le 4 août 1641 avec Louis XIII, qui lui confie le commandement de l'armée d'Italie.

Richelieu, après avoir maîtrisé les coupables, décide d'arrêter Charles IV de Lorraine qui réussit à s'enfuir fin juillet 1641 et reprend le combat contre la France ennemie.

Henri II de Lorraine-Guise est condamné à mort, mais s'enfuit dans les Flandres.

Ses biens sont alors confisqués.



Charles IV de Lorraine excommunié

Charles IV de Lorraine est excommunié pour bigamie le 23 avril 1642.

Il se sépare de Béatrix de Cusance.



Naissance de Charles V de Lorraine

Charles V Léopold de Lorraine, dit le duc sans duché, naît à Vienne le 3 avril 1643, fils de Nicolas II François de Vaudémont et de Claude-Françoise de Lorraine.

Il aurait dû être numéroté Charles IV de Lorraine, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), Duc de Basse-Lotharingie.


Banquet de la garde civique d'Amsterdam à l'occasion de la paix de Münster par Bartholomeus van der Helst - peint en 1648 Carte de l'Europe après la Paix de Westphalie en 1648 Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire Charles Ier Louis du Palatinat

Les traités de Westphalie

Paix de Münster

Paix d'Osnabrück

Pendant les négociations préparatoires aux traités de Westphalie :

Incapable de lutter contre de pareils adversaires, Ferdinand III de Habsbourg se voit forcé de signer le 24 octobre 1648, les traités de Westphalie.

Ces traités concluent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-vingts ans.

Négociés pendant plusieurs années, ces traités sont signés en deux lieux distincts :

Hugues de Lionne remplit une mission lors de ce traité.

La guerre entre la France et l'Espagne n'est pas incluse dans leurs dispositions.

Charles IV de Lorraine, ayant échoué dans ses négociations avec Mazarin, est également exclu de ces traités.

Les décisions remodèlent l'Europe pour de longues années.

La France annexe :

L'indépendance des Provinces-Unies (Pays-Bas) est reconnue par l'Europe.

La Suède annexe la Poméranie occidentale et d'autres territoires qui lui donnent le contrôle des bouches de l'Oder, de l'Elbe et de la Weser.

Wismar, l'île Poel et la ville de Neukloster deviennent suédoise.

Wismar prend alors le nom de Wisborg.

Le Brandebourg annexe la Poméranie orientale.

La dignité électorale de Maximilien Ier de Bavière est confirmée ainsi que sa possession du Haut-Palatinat

Charles Ier Louis du Palatinat rentre en possession du Bas-Palatinat, qu'a perdu son père, et obtient, en dédommagement du reste de ses États héréditaires, l'investiture d'un huitième électorat, qui est créé en sa faveur, ainsi que la charge d'architrésorier de l'empire.

Élisabeth Stuart, sa mère, reste cependant en Hollande.

L'indépendance des Cantons suisses est reconnue.

Ces traités accordèrent la liberté de conscience à l'Allemagne, reconnaissaient les 3 confessions, catholique, luthérienne et calviniste dans le Saint-Empire : les princes conservent le droit d'imposer leur religion à leurs sujets.

Le Saint Empire se trouve morcelé en 350 petits États, sonnant le glas de la puissance des Habsbourg.

Le traité également érige l'État-nation souverain comme socle du droit international, mettant fin (en théorie) au droit du plus fort.

C'est une nouvelle conception de la souveraineté.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette Paix.



Bataille de Bléneau

Siège d'Étampes

Exclu des traités de Westphalie, Charles IV de Lorraine reprend la guerre et est en position de menacer Paris en 1652.

Louis II de Bourbon-Condé, à la tête d'une armée espagnole, marche sur Paris.

Louis XIV réussit à persuader Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon de prendre la tête des troupes royales.

Louis II de Bourbon-Condé détruit une partie de l'armée royale à la Bataille de Bléneau le 7 avril 1652.

Charles de Monchy est battu lors de cette bataille.

Louis II de Bourbon-Condé échoue à exploiter sa victoire.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon regroupe ses forces et fait le siège des rebelles à Étampes en mai 1652.



Charles IV de Lorraine Prisonnier

Ralliement à la France de Nicolas II François de Vaudémont

Charles IV de Lorraine perd sa crédibilité en cherchant à négocier à la fois avec Mazarin et les princes frondeurs.

L'Espagne lui reproche d'être la cause de l'échec.

Charles IV de Lorraine est arrêté par les troupes du roi d'Espagne à Bruxelles le 25 janvier 1654 et transféré à l'Alcazar de Tolède.

Nicolas II François de Vaudémont prend le commandement de l'armée lorraine.

Devant le refus espagnol de libérer Charles IV de Lorraine, Nicolas II François de Vaudémont se rallie à la France.



Mort de Nicole de Lorraine

Mariage de Charles IV de Lorraine avec Béatrix de Cusance

Nicole de Lorraine passe les dernières années de sa vie à Paris.

Elle y meurt le 2 février 1657.

Alors détenu en Espagne, Charles IV de Lorraine épouse une nouvelle fois Béatrix de Cusance par procuration pour légitimer ses enfants qui malgré tout, ne seront pas considérés comme dynastes.



Libération de Charles IV de Lorraine

L'intervention et les efforts Nicolas II François de Vaudémont, son frère, permettent à Charles IV de Lorraine d'être libéré le 15 octobre 1659.

Charles IV de Lorraine et Béatrix de Cusance ne reprennent pas la vie commune.



Traité de Vincennes entre la France et la Lorraine

La collaboration de Nicolas II François de Vaudémont avec le royaume de France permet la restitution des duchés.

Charles IV de Lorraine récupère ses duchés par le traité de Vincennes du 28 février 1661.

Mais Charles IV ne renonce pas à ses activités militaires et continue à combattre au profit de ses voisins.

Il engage des travaux pour remettre en état les routes lorraines et barroises.

Pour ce faire, il accable d'impôts ses sujets déjà ruinés par la guerre de trente ans.



Projet de mariage de Charles IV de Lorraine avec Marie-Élisabeth de Ludres

En 1662, Charles IV de Lorraine, en visite à Poussay, remarque Marie-Élisabeth de Ludres d'une grande beauté, et décide d'en faire sa femme. Il est de 43 ans son aîné.

Les fiançailles avec Marie-Élisabeth de Ludres durent un an, puis Charles se ravise.



Mariage de Charles IV de Lorraine avec Marie Louise d'Aspremont

Charles IV de Lorraine est veuf de Béatrix de Cusance.

Charles IV de Lorraine veut alors épouser Marie-Louise d'Apremontqui a alors 14 ans.

Marie-Élisabeth de Ludres s'y oppose en raison de leurs précédentes fiançailles, et reçoit l'appui du clergé Lorrain.

Charles IV de Lorraine menace Marie-Élisabeth de Ludres d'engager des poursuites pour le crime de lèse-majesté qu'elle a selon lui commis.

Charles IV de Lorraine épouse en 1664 ou en 1665 Marie Louise d'Aspremont. Ils n'ont pas d'enfant.



Refus de Charles IV de Lorraine de licencier ses armées

Charles IV de Lorraine refusa en 1669 de licencier ses armées sur l'injonction de Louis XIV.



Prise de Nancy

Prise d'Épinal

Les troupes françaises commandée par François de Créquy envahissent à nouveau les duchés au cours de l'été 1670.

Le 19 septembre 1670, les troupes françaises commandée par François de Créquy s'emparent de Nancy.

Charles IV de Lorraine se retire à Épinal, défendue par le comte de Tornielle et la garnison lorraine.

Après 18 jours de siège, François de Créquy reprend la ville d'Épinal, et le château capitule le 28 septembre 1670.

Charles IV de Lorraine doit à nouveau s'enfuir et, sans ressource, licencie son armée.

Pour donner l'exemple au reste de la Lorraine, la ville est condamnée à payer 30 000 francs barrois et à détruire ses fortifications et son château à ses frais

La ville comportait 7 tours de portes, 8 tours et 2 portes en petite ville (Rualménil), 14 tours au château et 1 700 mètres de muraille.

Épinal cesse d'être une place forte et stratégique.

Épinal se francisera progressivement.


Henry Louis de Lorraine-Chaligny - portrait de Daniel Dumonstier en 1612

Mort d'Henry Louis de Lorraine-Chaligny Marquis de Moy

Henry Louis de Lorraine-Chaligny meurt le 10 juin 1672.

Il est inhumé en habit de capucin, selon son souhait, à Saint-Nicolas de Port, l'église du couvent des capucins de Varangéville.

Henry Louis de Lorraine-Chaligny fait une carrière militaire au service de Charles IV de Lorraine.


Combat de Ladenburg - Médailles sur les principaux évènements du règne entier de Louis le Grand, avec des explications historiques- par Académie des inscriptions et belles-lettres - 1723

Combat de Ladenburg

Charles IV de Lorraine et Aeneas Sylvius de Caprara, avec les troupes qu'ils ont pu ramasser du débris de la bataille de Sinsheim, se regroupent près de Heidelberg, et reçoivent un renfort considérable

Leur armée se trouve de moitié plus ?orte que celle de Louis XIV.

Ils ne se croient pourtant pas en sureté.

Ils entrent dans le Palatinat entre le Main et le Neckar, et se retranchent près de Ladenbourg.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon décide d'aller chercher, pour les combattre une seconde ?ois.

Il part de Loken le 3 juillet 1674 et passe le Rhin à Philippsburg.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon arrive le 4 juillet 1674 sur les bords du Neckar, se rend maitre du gué près de Vidlingen, et fait jeter aussitôt un pont de bateaux, pour le passage de l'infanterie et de l'artillerie.

Mais le 5 juillet 1674, comme il était sur le point de passer, il apprend que les ennemis ont décampé la veille.

Le comte de Roye, détaché avec quelques escadrons, atteint leur cavalerie, qui est en arrière-garde, et qui l'attend en bataille dans une petite plaine au-delà de Zujgemberg.

Il la renverse, et la pousse jusqu'au gros de l'infanterie, qui se débande pour gagner les bois.

Pierre-Henry d'Arnaudat commande l'avant-garde de l'armée du Rhin détruit le fameux régiment de hussards dits de Seklers.

La cavalerie française poursuit les fuyards jusqu'au delà de Darmstat, en tue un grand nombre, et fait plusieurs prisonniers.

Leurs généraux, avec le reste de leur armée, se sauvent du côté de Francfort.



Disgrâce de François de Créquy

Bataille de Consarbrück

Bataille de Philippsburg

François de Créquy Prisonnier

François de Créquy ne veut pas servir sous les ordres d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon et il est disgracié.

En 1675 après le mort de Turenne et le retrait de Louis II de Bourbon-Condé, François de Blanchefort de Créquy de Bonne revient en service.

En août 1675, François de Blanchefort de Créquy de Bonne est battu par Charles IV de Lorraine au pont de Consarbrück ou Consarbruck ou Konz ou Konzer Brucke et à Philippsburg.

Jacques Éléonor Rouxel est blessé et fait prisonnier lors de cette bataille.

En septembre 1675, François de Créquy se laisse enfermer dans Trèves où il est fait prisonnier.


Charles V de Lorraine

Mort de Charles IV de Lorraine

Charles V de Lorraine Duc titulaire de Lorraine et de Bar

Charles V de Lorraine généralissime des armées impériales

Charles IV de Lorraine tombe malade dans le Palatinat.

Charles IV de Lorraine meurt à Bernkastel le 18 septembre 1675.

Charles V de Lorraine devient Duc titulaire de Lorraine et de Bar.

En septembre 1675, Charles V de Lorraine est nommé généralissime des armées impériales.

Tous les États européens le reconnaissent comme tel, à l'exception de la France, qui occupe les duchés.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !