Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



38 événements affichés, le premier en 1540 - le dernier en 1611



Mariage d'Honorat II de Savoie avec Jeanne Françoise de Foix

Honorat II de Savoie épouse vers 1540 Jeanne Françoise de Foix, Vicomtesse de Castillon. Leur enfant est :



Mariage de François Ier de Lorraine-Guise avec Anne d'Este

François Ier de Lorraine-Guise épouse à Saint-Germain-en-Laye le 29 avril 1548 ou le 4 décembre 1548 Anne d'Este, fille d'Hercule II d'Este et de Renée de France. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles II de Mayenne

Charles de Lorraine ou Charles II de Mayenne, naît le 26 mars 1554 à Alençon, fils de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.



Charles de Lorraine Duc de Mayenne

Charles de Lorraine devient Duc de Mayenne en 1573 sous le nom de Charles II de Mayenne.

Henri IV de France l'appelle plus simplement Mayenne.



Couronnement d'Henri III de France Roi de Pologne

Henri III de France est couronné le 21 février 1574 au château du Wawel à Cracovie.

Charles II de Mayenne accompagne Henri III en Pologne.


Henriette de Savoie-Villars

Mariage de Charles II de Mayenne avec Henriette de Savoie-Villars

Charles II de Mayenne épouse au Château de Meudon le 6 août 1576 Henriette de Savoie-Villars. Leurs enfants sont :



Jean de Saulx Gouverneur d'Auxonne

De retour en France, Jean de Saulx s'y montre déterminé ligueur.

Charles II de Mayenne fait Jean de Saulx Gouverneur de la ville et du château d'Auxonne en 1577.



Siège et prise de Brouage

Charles II de Mayenne prend Brouage en juin-août 1577. Philippe-Emmanuel de Lorraine participe au siège de Brouage.



Charles II de Mayenne Amiral de France

Honorat II de Savoie se démet en 1578 de sa charge d'amiral au profit de Charles II de Mayenne, son gendre.



Naissance d'Henri de Mayenne

Henri de Mayenne ou de Lorraine naît le 20 décembre 1578, fils de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars.



Prise de La Mure

Charles II de Mayenne enlève La Mure aux protestants du Dauphiné.



Naissance de Charles-Emmanuel de Mayenne

Charles-Emmanuel de Mayenne naît en 1581, fils de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars.


Anne de Joyeuse

Charles II de Mayenne Amiral de France

Anne de Joyeuse Grand-amiral de France

Charles II de Mayenne est amiral de France jusqu'en 1582, poste qu'il perd au profit du duc de Joyeuse, l'un des deux archimignons d'Henri III de France.

Anne de Joyeuse devient Grand-amiral de France le 1er juin 1582.



Naissance de Catherine de Mayenne

Catherine de Mayenne naît en 1585, fille de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars.



Traité de Nemours

L'ampleur du soulèvement contraint Henri III de France, à signer avec Henri Ier de Guise et les Ligueurs le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Il est signé au château de Nemours.

Par ce traité, Henri III de France reconnaît la Ligue et s'engage à extirper la religion réformée de son royaume.

Henri III de France est forcé de signer le 18 juillet 1585 un édit annulant tous les édits de tolérance précédents :

Le parti de Guise obtient places et faveurs.

Cet édit est une déclaration de guerre contre les protestants qui sont expulsés du pouvoir. Le roi déclare Henri IV de France déchu de ses droits à la couronne de France et de toutes ses fonctions. Henri IV de France cherche des appuis, sans succès.

La "bulle privatoire" du pape Sixte Quint lui apporte, dans une certaine mesure, celui des milieux gallicans et royalistes français. S'y joignent :

Guère motivé, le roi laisse le conflit s'enliser et n'apporte pas les moyens qu'il faut pour supporter le Charles II de Mayenne qui peine à battre Henri IV de France, ce qui rend le roi impopulaire.

Philippe-Emmanuel de Lorraine profite largement des troubles ligueurs et des conditions du traité de Nemours, sans toutefois s'aliéner ouvertement le roi. Il a pour ambition personnelles de se maintenir dans la faveur du roi contre les Mignons. Ce calcul politique n'exclut pas pour autant la sincérité de sa Foi dans sa lutte contre les Réformés.

Pour réconcilier son parti avec celui des Guise, Henri III de France envisage de marier Catherine-Marie de Lorraine à son favori Jean-Louis de Nogaret, mais les différentes tentatives du roi échouent face au refus catégorique de Catherine, horrifiée d'une alliance avec le mignon du roi.



Prise du château de La Vauguyon

Geoffroy de Vivant, allié avec Charles II de Mayenne, Duc de Mayenne, s'empare du château de La Vauguyon et arrache la jeune Anne de Caumont à sa belle-famille.

Il l'emmene sous bonne escorte à Soissons.

Charles II de Mayenne a pour projet de faire épouser Henri de Mayenne, son fils, et Anne de Caumont.

Mais Anne de Caumont est protestante et Henri III de France refuse cette alliance.

Contre son gré, Anne de Caumont est amenée à Paris.

Placée près d'Henriette de Savoie-Villars, Duchesse de Mayenne, Anne de Caumont perd le nom de Carency et devient Marquise de Fronsac, nom du fief de Marguerite de Lustrac, sa mère…

Henriette de Savoie-Villars la convertit au catholicisme et Anne de Caumont fait sa première communion le jour de Pâques 1587.



Guy XX de Laval Protestant

En 1588, Guy XX de Laval est emmené à Sedan par sa grand-mère déguisée en paysanne, pour qu'il soit élevé dans le protestantisme et pour le soustraire aux fureurs de la guerre civile qui embrase alors le royaume de France.

Henri III de France lui retire aussitôt sa tutelle et la confie à Charles II de Mayenne.


Charles III de Lorraine - Charles II de Mayenne - gravure de Dominicus Custos (1600-1602)

Assassinat du Duc de Guise

Mort d'Henri Ier de Guise

Mort de Louis II de Lorraine

Charles II de Mayenne Chef de la Ligue

Charles Ier de Lorraine Duc de Guise et Prince de Joinville

Le 23 décembre 1588, Henri III de France fait assassiner Henri Ier de Guise par des membres des "Quarante-cinq", sa garde personnelle au château de Blois dans la propre chambre d'Henri III de France.

On retrouve sur Henri Ier de Guise ce billet portant son écriture : "Pour entretenir la guerre en France, il faut 700 000 livres tous les mois".

Son corps est brûlé dans une des salles du château et ses cendres jetées dans la Loire.

Présent à Blois lors des évènements, Jean Héroard rédige le Récit de la mort des duc et cardinal de Guise.

Charles Ier de Lorraine, son fils, est arrêté avec le reste de la famille, mais s'évade de sa prison de Tours et se rend à Paris.

Charles Ier de Lorraine-Guise est arrêté.

L'assassinat du duc de Guise multiplie la haine et le fanatisme de Catherine-Marie de Lorraine à l'encontre du roi.

Le lendemain, le 24 décembre 1588, le Cardinal Louis II de Lorraine, frère d'Henri Ier de Guise, meurt au château de Blois assassiné sur ordre d'Henri III de France.

Son corps est aussi brûlé et ses cendres jetées dans la Loire.

Charles II de Mayenne devient chef de la Ligue.

Sixte V nomme Philippe de Lenoncourt à l'archevêché de Reims; mais cette nomination demeurera sans effet.

Henri III de France tente de justifier ces actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représentés pour la couronne.

Charles Ier de Lorraine devient 4e Duc de Guise et Prince de Joinville en 1588.

Prévenu par Louise de Lorraine-Vaudémont, la reine, sa sœur, Philippe-Emmanuel de Lorraine s'échappe et se réfugie en Bretagne.

L'assassinat de Henri Ier de Guise met fin à la tentative de rapprochement de Charles Ier d'Aumale et d'Henri III de France.

Henri III de France fait arrêter Charles Ier de Bourbon à Blois. Il est emprisonné un premier temps à Tours. Il finira sa vie enfermé au château de Fontenay-le-Comte.



Siège de Falaise

Charles II de Cossé Prisonnier

Charles II de Cossé Gouverneur du Poitou, de La Rochelle, du pays d'Aunis et de l'île de Ré

En 1589, Charles II de Cossé se jette alors dans le parti de la ligue.

Il défend Falaise, où Henri III de France le fait prisonnier.

Henri III de France lui rend peu après la liberté.

Charles II de Mayenne nomme Charles II de Cossé gouverneur du Poitou, de La Rochelle, du pays d'Aunis et de l'île de Ré, pour la ligue. Charles II de Cossé y commandera jusqu'en 1594.



Bataille de Saint-Symphorien

Charles de Bourbon-Soissons Prisonnier

Henri IV de France, après avoir remit de l'ordre en son royaume de Navarre, reprend les hostilités.

Diane de France négocie la réconciliation d'Henri III de France, son frère, avec Henri IV de France, Roi de Navarre.

Isolé, traqué par Charles II de Mayenne près d'Amboise, Henri III de France se voit contraint de se réconcilier et de traiter avec le roi de Navarre le 3 avril 1589.

Henri III de France et d'Henri IV de France se rencontrent et signe un traité d'alliance au château de Plessis-lès-Tours le 30 avril 1589.

Troupes royales et troupes protestantes s'unissent alors pour combattre la Ligue.

À Saint-Symphorien, le 8 mai 1589 un faubourg de Tour, a lieu un combat sanglant entre des troupes de Charles II de Mayenne et celles conjointes d'Henri III de France et d'Henri IV de France.

Charles de Bourbon-Soissons est fait prisonnier, est détenu à Château-Giron puis au château de Nantes, d'où il s'évadera pour rejoindre l'armée d'Henri IV de France à Dieppe.

Guillaume de Saulx se déclare pour Henri IV de France dès 1589, malgré Jean de Saulx, son frère, Vicomte de Tavannes, forcené ligueur.



Abandon du projet de mariage d'Henri de Mayenne et d'Anne de Caumont

En 1589, Charles II de Mayenne a de plus grandes ambitions et rêve d'une union royale pour Henri de Mayenne, son fils. Le projet d'épouser Anne de Caumont est abandonné.

Anne de Caumont, cruellement blessée dans son orgueil, décline fermement l'offre qui lui est faite d'épouser Emmanuel Des Prez, fils aîné du premier mariage d'Henriette de Savoie-Villars.

Son seul désir maintenant est de quitter à tout prix la maison de Charles II de Mayenne.


Henri IV par Frans Pourbus le jeune

Dynastie des Bourbons

Henri IV de France Roi de France

Abandon du Siège de Paris

Suite au décès de Henri III de France, Henri III de Navarre, Roi protestant de Navarre, est appelé à régner en août 1589 sous le nom d'Henri IV de France, premier roi de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.

Il déclare très vite vouloir "maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine".

Tenant le futur Henri IV de France responsable du triste sort d'Henri III de France, Jean-Louis de Nogaret retire ses troupes du siège de Paris.

Henri IV de France doit abandonner le siège de Paris car les seigneurs catholiques rentrent chez eux, ne voulant pas servir un Protestant et refusant de reconnaître la légitimité de cette succession.

Philippe II prête à la Ligue une coopération active contre Henri IV de France.

Les ligueurs proclament Charles Ier de Bourbon Roi de France sous le nom de Charles X. Il est toujours emprisonné à Fontenay-le-Comte.

Les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et Charles II de Mayenne, son chef.

Les Parisiens hostile aux vues de Philippe II, l'Espagnol, reconnaissent Henri IV de France pour Roi.

La guerre éclate à nouveau et le protestant Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne, ravage le nord du duché de Lorraine.

Henri IV de France est contraint à lentement reconquérir le royaume par la force. L'armée royale n'est plus que l'ombre d'elle-même. Il ne peut compter que sur 20 000 hommes. Henri IV de France répartit son armée sous 3 commandements distincts :

Ferdinand Ier de Médicis soutient Henri IV de France dans sa lutte contre la ligue catholique.

Louis de Gonzague reste neutre en dépit des appels répétés par la Ligue à la rejoindre.



Bataille d'Arques

Les troupes d'Henri IV de France refluent partout. Henri IV de France est se replie personnellement à Dieppe pour attendre les renforts promis par son alliée, Élisabeth Ire Tudor.

Le 6 août 1589, Henri IV installe son camp et ses 8000 hommes à Dieppe.

Maximilien de Béthune, François III de la Noue, François Ier de Bourbon-Vendôme, Armand de Gontaut-Biron et Charles de Gontaut-Biron, son fils, participent au combat à Arques.

Charles II de Mayenne désire récupérer ce port stratégique de Normandie. En vue d'un assaut de la cité, Charles II de Mayenne rassemble 35 000 hommes, en plus des milices cambrésiennes et des Lorrains du marquis de Pont à Mousson.

Tilly passé au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille. Jean de Montluc de Balagny est fait parti des ligueurs.

Henri IV de France, en homme avisé, sait qu'une offensive face à une telle armée serait vaine, et que rester dans la cité de Dieppe serait suicidaire. Après avoir averti Henri Ier d'Orléans-Longueville et Jean VI d'Aumont, Henri IV décide d'aller vers le bourg d'Arques et d'y placer des moyens de défense importants. Il y fait des travaux de terrassement et consolide les fortifications et se prépare au choc frontal.

Entre le 15 septembre et le 29 septembre 1589, les Ligueurs menés par Charles II de Mayenne lancent plusieurs assauts sur le bourg d'Arques et ses environs, mais leur élan se retrouve vite brisé par l'artillerie royale.

Ces attaques sont très meurtrières des deux cotés, et bientôt le manque d'hommes du côté Henri IV se fait cruellement sentir.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours prend part à cette bataille.

Le salut d'Henri IV de France vient de la mer le 23 septembre 1589, en effet, 50 Anglais, puis 1200 Écossais et enfin 4 000 soldats britanniques envoyés par Élisabeth Ire Tudor débarquent d'Angleterre par vagues en moins de 3 jours pour prêter main forte au nouveau roi de France.

Devant cette situation, Charles II de Mayenne préfère abandonner, et Henri IV de France sort vainqueur de cette première confrontation.



Siège d'Évreux

Bataille d'Ivry-la-Bataille

Urbain de Laval Prisonnier

Mort de Philippe Egmont

La capitale est assiégée de façon lâche par Henri IV de France depuis près d'un an.

Si les communications sont possibles, toutes les villes environnantes, et les provinces l'approvisionnant habituellement : Brie, Beauce, Valois, Champagne et Normandie, sont aux mains d'Henri IV de France.

La ville est menacée de famine. Charles II de Mayenne, nommé lieutenant général du Royaume par le Paris ligueur, commande la garnison parisienne et tente de délivrer les environs de Paris des garnisons d'Henri IV de France.

Pour verrouiller l'accès à la Normandie, Henri IV de France part assiéger la ville d'Évreux qui est aux mains de la Ligue.

Charles II de Mayenne se porte au secours de cette ville.

En apprenant l'approche des troupes de la Ligue, Henri IV décide de lever le siège et de se retirer à proximité pour se déployer dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry qu'on renommera ensuite Ivry-la-Bataille.

Charles II de Mayenne arrive avant la fin du déploiement mais trop tard pour commencer la bataille qui est remise au lendemain.

Le 14 mars 1590 à l'aube, les deux armées sont face à face.

Henri IV de France, et ses lieutenants :

ne dispose que de 8 000 hommes d'infanterie et 3 000 cavaliers.

François III de la Noue participe à ces combats.

Anne d'Anglure participe aux batailles autour de Paris en 1590.

Charles de Gontaut-Biron, fils d'Armand de Gontaut-Biron, participe à ce combat

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France.

Charles II de Mayenne et ses lieutenants :

dispose de 12 000 fantassins et mercenaires allemands et de 4 000 cavaliers dont 2 000 espagnols.

Tilly, au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille.

Le début des combats est déclenché par le tir des 6 canons composant l'artillerie royale et dirigés par La Guiche, puis c'est le choc des deux cavaleries. La charge des reîtres de la Ligue réussit à culbuter les chevau-légers du roi, puis les Wallons éliminent l'artillerie royale. Jean VI d'Aumont ne résiste pas à l'attaque de 3 escadrons de la Ligue. Mais ce succès est stoppé net par la charge commune de Montpensier et d'Armand de Gontaut-Biron qui viennent à la rescousse de Jean VI d'Aumont.

De l'autre côté de la ligne, Henri IV de France charge les lanciers de la Ligue de manière à les empêcher de prendre le champ nécessaire à l'utilisation de leur lance.

Pour renverser la bataille, Charles II de Mayenne décide de charger l'escadron royal, formé de 600 cavaliers.

Henri IV de France a fait poser sur son chapeau de grandes plumes blanches pour être plus facilement repérable pendant la bataille. Il harangué ses troupes par ces mots :

Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur et de la gloire

La bataille tourne alors à la mêlée pure et simple, à tel point que l'on crut plusieurs fois le roi mort ou prisonnier et que les Ligueurs crient même victoire. Le roi doit rallier ses troupes pour les haranguer de nouveau et les rassurer sur sa santé par ces phrases :

Tournez visage, leur crie-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir !

puis il repart dans la mêlée où ses troupes le suivent dans un élan qui les mènent à la victoire.

Du côté ligueur :

Seuls les Suisses ne se débandent pas, et Armand de Gontaut-Biron refuse de charger cette troupe d'élite. Ils obtiennent la vie sauve.

Maximilien de Béthune est blessé.

Urbain de Laval est blessé et prisonnier.

Les royalistes ramènent de nombreux trophées dont 5 canons, tous les drapeaux ennemis ainsi que la cornette de Charles II de Mayenne et l'étendard du Comte d'Egmont. Les chefs ligueurs sont poursuivis, Charles II de Mayenne fuit jusqu'à Nantes, d'autres se réfugient à Chartres.

Charles Ier d'Aumale, fait prisonnier, refuse de se soumettre et continue la lutte.

Au soir de cette victoire, le roi dit à Jean VI d'Aumont, si vaillant dans la bataille, que :

Il est juste que vous soyez du festin, après m'avoir si bien servi à mes noces.

Le soir, contrairement aux usages, un festin rassemble ceux qui ont combattu.

Cette bataille sonne le glas de la Ligue catholique, déjà très éprouvée par la bataille d'Arques.



Nouveau projet de mariage d'Henri de Mayenne et d'Anne de Caumont

En 1591, Charles II de Mayenne repense à Anne de Caumont et veut la donner en épouse à Henri de Mayenne, son fils, le Comte d'Aiguillon

Anne de Caumont supplie alors Marguerite de Lustrac, sa mère, de l'arracher à cette situation… heureusement Henri de Mayenne n'a que 13 ans et l'union ne pout se faire de suite.



Rupture entre la Ligue nobiliaire et la Ligue urbaine

Mort de Barnabé Brisson

En 1591, Charles II de Mayenne fait pendre les dirigeants de la Ligue parisienne qui, eux, venaient de faire pendre Barnabé Brisson, premier président du Parlement de Paris, scellant ainsi la rupture entre la Ligue nobiliaire et la Ligue urbaine.



Claude de La Châtre Maréchal de France

En 1593, Claude de La Châtre est fait Maréchal de France pour la ligue par Charles II de Mayenne.



États généraux

En 1593, Charles II de Mayenne convoque à Paris des États généraux.

Catherine-Marie de Lorraine sa sœur soutient sa candidature pour se faire élire Roi de France mais il échoue.



Charles II de Cossé Maréchal pour la ligue.

En 1593, Charles II de Mayenne crée Charles II de Cossé Maréchal pour la ligue.


Armure du comte Jean de Saulx

Jean de Saulx Maréchal de France de la Ligue

En 1594, Charles II de Mayenne fait Jean de Saulx Maréchal de France de la Ligue.


Charles II de Cossé

Charles II de Cossé Gouverneur de Paris

Sacre d'Henri IV de France

Entrée triomphale Henri IV de France dans Paris

Charles II de Cossé Maréchal de France

En janvier 1594, Charles II de Mayenne établit Charles II de Cossé, Gouverneur de Paris.

Henri IV de France se fait sacrer à Chartres le 27 février 1594.

Charles de Bourbon-Soissons assiste à se couronnement.

Albert de Gondi y représente le Comte de Toulouse.

Anne de Lévis-Ventadour y assiste et a l'insigne honneur de représenter l'un des 6 anciens pairs de France, le Comte de Champagne, qui porte la bannière royale et avec les 5 autres, soutient la couronne sur la tête du roi.

Jacques II de Goyon finit par se ranger au côté d'Henri IV de France, au sacre duquel il remplit les fonctions de connétable.

Charles II de Cossé conspire pour faire entrer Henri IV de France dans Paris.

D'où la chanson Tu es sauvé, Paris ; ton gouverneur Brissac a gardé ton navire et du bris et du sac.

Henri IV de France y entre triomphalement le 22 mars 1594.

Durablement installé dans sa capitale, Henri IV de France peut songer à finir la reconquête de son royaume.

Saint-Luc, qui a épousé la sœur de Charles II de Cossé, ménage sa réconciliation avec le roi.

Saint-Luc refuse le bâton de maréchal de France, qu'il demande pour Charles II de Cossé.

Le 30 mars 1594, Charles II de Cossé reçoit un brevet confirmant sa nomination de maréchal de France assorti d'un million de livres.

Catherine-Marie de Lorraine doit accepter sa défaite lors de l'entrée d'Henri IV de France à Paris.

Malgré les supplications de Louise de Lorraine-Vaudémont, la veuve d'Henri III de France, le roi n'exercera aucunes représailles contre Catherine-Marie de Lorraine.



Bataille de Fontaine-Française

Henri IV de France déclare officiellement la guerre à l'Espagne et entame une campagne en Bourgogne.

Début juin 1595, don Ferdinand de Vélasco, Gouverneur du Milanais et Connétable de Castille, franchit les Alpes à la tête d'une armée forte de 12.000 hommes venus des garnisons d'Italie et de Sicile.

À Besançon, il est rejoint par la petite troupe de Charles II de Mayenne, chef de la Ligue catholique. Ensemble, ils se dirigent vers Dijon afin de reprendre la ville.

Henri IV de France, prévenu de leur arrivée, accourt de Troyes avec les 3 000 hommes qu'il a réussi à rassembler.

La confrontation a lieu à Fontaine-Française qui était au Moyen Âge une seigneurie importante du duché de Bourgogne. Cette seigneurie dépendait cependant de la couronne française, d'où son nom.

Henri IV de France part le matin du 5 juin 1595 en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles et les charge en chevau-légers.

Contre toute attente Henri IV de France réussit à les surprendre et à les obliger à battre en retraite de façon temporaire.

Henri IV de France aurait sauvé la vie à Charles de Gontaut-Biron durant ce combat.

Guillaume de Saulx se distingue lors de ce combat.

Après cette charge, Henri IV de France, en homme rusé, décide de recruter parmi les habitants du coin, principalement des paysans, et de les armer de leurs faux ou de tout objet métallique qui peut briller au soleil. Il regroupe ensuite tout ce monde sur la colline tenue par ses troupes militaires et les fait manœuvrer avec ses troupes, laissant croire à l'ennemi à une grande force de frappe.

Alors replié un peu plus bas, Vélasco est persuadé qu'Henri IV de France attend de nombreux renforts, car à ses yeux, Henri IV de France ne peut pas être venu avec seulement 3 000 hommes.

Alors, Vélasco, en homme prudent, attend et observe de loin la position française, mais se laisse berner par les apparences.

Croyant avoir affaire à une armée supérieure en nombre et en armes, il décide finalement de rebrousser chemin, laissant le champ libre aux Français.

Elle marque la fin définitive de la Ligue, un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l'avènement de l'absolutisme.



Retraite de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Mort de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Henri Ier de Savoie-Nemours Duc de Genève et de Nemours

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se brouille avec Charles II de Mayenne, qui préconise la paix avec Henri IV de France.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se retire dans son gouvernement du Lyonnais, qu'il tente de rendre indépendant de la Couronne.

Il est fait prisonnier dans le Château du quartier de Pierre Scize par l'Archevêque de Lyon.

Il réussit encore une fois à s'échapper et tente de prendre Lyon.

L'intervention d'Henri Ier de Montmorency contrecarre ses projets.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours meurt à Annecy le 13 août 1595 sans enfants.

Henri Ier de Savoie-Nemours, son frère, devient Duc de Genève et de Nemours.



Soumission de Charles II de Mayenne à Henri IV

Charles II de Mayenne fait acte de soumission solennelle à Henri IV de France en novembre 1595, en échange de 2 640 000 livres et de 3 places de sûreté en Bourgogne, dont il perd le gouvernement.



Siège d'Amiens

Mort de Flessan

Mort de Jean de Mercastel

Urbain de Laval Maréchal de France

Mort d'Hernandes Teillo Porto Carrero

Charles de Gontaut-Biron est chargé de reprendre Amiens.

Avec 4 000 fantassins et 700 cavaliers, il investit Amiens du côté de l'Artois, afin de couper les voies de communications avec Doullens et interceptant tous les convois en direction de la ville. Il fait resserrer la ville de très près.

Guillaume V de Hautemer se signale lors de ce siège.

Malgré sa supériorité numérique, la garnison n'ose pas effectuer de sorties.

Hernandes Teillo Porto Carrero n'a pas imaginé voir l'ennemi aussi vite. Il n'a pas suffisamment de provisions pour tenir un siège. Il fait alors sortir toutes les bouches inutiles et brûler tous les faubourgs.

Les troupes Françaises, s'attendant à un siège long, organisent un camp ou l'on trouve de tout, comme dans une ville dont 2 hôpitaux. On appelle alors le siège d'Amiens, le siège de velours.

Début avril 1597, Henri IV de France, suivi de sa cour, fait attaquer la place avec l'artillerie.

Le 22 mai 1597, Hernandes Teillo Porto Carrero fait une sortie furieuse avec 500 cavaliers, sur le quartier général de Charles de Gontaut-Biron, s'emparant d'un fort que les Français ont construit pour défendre le QG.

Après 2 heures de combats, les Espagnols en sont chassés et poursuivis par les troupes Françaises. Les Espagnols sont sauvés par l'arrivée de 400 fantassins qui leur permettent de fermer les portes de la ville.

En juin 1597, les Espagnols attaquent à nouveau, prenant les tranchées à 3 endroits. Ils sont rapidement refoulés par les Français jusque sur la contrescarpe.

Le 18 juillet 1597, les Espagnols attaque à nouveau avec 2 groupes de 300 hommes chacun. Le premier groupe attaque les tranchées tenues par le régiment de Picardie et le second celles tenue par le régiment de Flessan.

Les Espagnols, progressant rapidement, tuent les maitres de camps Flessan et Jean de Mercastel, sieur de Fouquerolles, nettoient les tranchées et attaquent les batteries afin d'enclouer les canons.

Les troupes de Charles de Gontaut-Biron et de Charles Ier de Lorraine-Guise, Prince de Joinville, tentent de repousser les Espagnols. Les combats sont terribles et les espagnols progressant toujours, Henri IV de France fait donner ses troupes, qui les enfoncent et les poursuivent jusqu'à l'entrée de la ville.

Par état donné au camp d'Amiens, Urbain de Laval, Marquis de Sablé, est fait Maréchal de France le 25 juillet 1597 par Henri IV de France.

Le 4 septembre 1597, les Français lancent un assaut qui est repoussé après un long combat.

Lors de cette attaque, Hernandes Teillo Porto Carrero, est tué d'un coup d'arquebuse. Don Jérôme Carasse marquis de Montanagro prend sa succession.

Il décide de se retrancher dans la ville afin d'attendre l'armée de secours d'Albert VII de Habsbourg, forte de 25 000 hommes, sous les ordres de Peter Ernst Ier von Mansfeld-Vorderort. Elle arrive sur Amiens vers le 20 septembre 1597.

Charles II de Mayenne convainc Charles de Gontaut-Biron d'attendre derrière les retranchements, l'armée de secours. L'armée de secours espagnole vient alors assiéger l'armée assiégeante. Ils attaquent mais sont mis en fuite par l'artillerie Française.

Les forces Françaises renforcent leurs retranchements si bien que le lendemain l'armée de secours n'ose attaquer et Albert VII de Habsbourg prend le parti de se retirer.

Henri IV de France somme alors Don Jérôme Carasse de se rendre. Celui-ci capitule le 25 septembre 1597.

Lors des 6 mois de siège les pertes Française ne s'élèvent qu'à 600 hommes.

Maximilien de Béthune joue un rôle essentiel à la tête de l'artillerie.

Tout jeune, Henri II de Rohan participe à ce siège.

Le Père Joseph sert lors de ce siège.

Henri Ier de Savoie-Nemours se signale lors de ce siège.

Louis de Marillac fait ses premières armes.

Louis de Marillac reçoit après la prise d'Amiens une compagnie de 100 chevaux légers.

Henri IV de France le fait gentilhomme ordinaire de sa chambre et sous-lieutenant de la compagnie de gens d'armes de Gaston de France, du Duc d'Anjou.



Mariage de Charles Ier Gonzague avec Catherine de Mayenne

Charles Ier Gonzague épouse à Soissons le 1er février 1599 Catherine de Mayenne, fille de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars. Leurs enfants sont :



Mariage d'Henri de Mayenne avec Henriette de Gonzague

Henri de Mayenne, fils de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars, épouse en 1599 Henriette de Gonzague, fille de Louis de Gonzague et d'Henriette de Clèves.



Mort de Charles II de Mayenne Duc de Mayenne

Henri de Mayenne Duc de Mayenne

Charles II de Mayenne meurt à Soissons le 4 octobre 1611.

Henri de Mayenne devient Duc de Mayenne.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !