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Événements contenant la ou les locutions cherchées



8 événements affichés, le premier en 1566 - le dernier en 1595


Jacques de Savoie-Nemours - par Jean Clouet - en 1566 Anne d'Este

Mariage de Jacques de Savoie-Nemours avec Anne d'Este

Anne d'Este, petite-fille de Louis XII, est veuve de François Ier de Lorraine-Guise.

Jacques de Savoie-Nemours épouse dans l'abbaye jouxtant le château de Saint-Maur-des-Fossés le 29 avril 1566 Anne d'Este, Comtesse de Gisors, fille d'Hercule II d'Este et de Renée de France. Leurs enfants sont :

Jeanne d'Albret, parente des Rohan, a vainement tenté d'empêcher le mariage.

Françoise de Rohan envoie Vincent Petit, un huissier de justice, interrompre la cérémonie.

L'huissier est emprisonné et la cérémonie se poursuit sous la houlette du Cardinal de Lorraine.

Cette interruption intempestive, et contraire aux règles de la bienséance, déclenche des passions et déchire la noce.

Renée d'Este, la belle mère de Jacques de Nemours et Jeanne d'Albret, qui sont amies, se fâchent et échangent des mots.

Jeanne d'Albret confie l'éducation du fils de Françoise de Rohan à Théodore de Bèze.



Naissance de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours naît le 12 février 1567, fils de Jacques de Savoie-Nemours et d'Anne d'Este.



Mort de Jacques de Savoie-Nemours

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours Duc de Genève et de Nemours

Goutteux, perclus de rhumatisme, Jacques de Savoie-Nemours meurt à Annecy le 15 ou le 18 ou le 19 juin 1585.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours devient Duc de Genève et de Nemours.



Charles Emmanuel de Savoie-Nemours prisonnier des Huguenots

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours est emprisonné par les Huguenots, mais réussit à s'échapper.



Bataille d'Arques

Les troupes d'Henri IV de France refluent partout.

Henri IV de France est se replie personnellement à Dieppe pour attendre les renforts promis par son alliée, Élisabeth Ire Tudor.

Le 6 août 1589, Henri IV installe son camp et ses 8 000 hommes à Dieppe.

Maximilien de Béthune, François III de la Noue, François Ier de Bourbon-Vendôme, Armand de Gontaut-Biron et Charles de Gontaut-Biron, son fils, participent au combat à Arques.

Hercule de Rohan-Guémené participe à ce combat pour Henri IV de France.

Charles II de Mayenne désire récupérer ce port stratégique de Normandie. En vue d'un assaut de la cité, Charles II de Mayenne rassemble 35 000 hommes, en plus des milices cambrésiennes et des Lorrains du marquis de Pont à Mousson.

Tilly passé au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille. Jean de Montluc de Balagny est fait parti des ligueurs.

Henri IV de France, en homme avisé, sait qu'une offensive face à une telle armée serait vaine, et que rester dans la cité de Dieppe serait suicidaire. Après avoir averti Henri Ier d'Orléans-Longueville et Jean VI d'Aumont, Henri IV décide d'aller vers le bourg d'Arques et d'y placer des moyens de défense importants. Il y fait des travaux de terrassement et consolide les fortifications et se prépare au choc frontal.

Entre le 15 septembre et le 29 septembre 1589, les Ligueurs menés par Charles II de Mayenne lancent plusieurs assauts sur le bourg d'Arques et ses environs, mais leur élan se retrouve vite brisé par l'artillerie royale.

Ces attaques sont très meurtrières des deux cotés, et bientôt le manque d'hommes du côté Henri IV se fait cruellement sentir.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours prend part à cette bataille.

Le salut d'Henri IV de France vient de la mer le 23 septembre 1589, en effet, 50 Anglais, puis 1200 Écossais et enfin 4 000 soldats britanniques envoyés par Élisabeth Ire Tudor débarquent d'Angleterre par vagues en moins de 3 jours pour prêter main forte au nouveau roi de France.

Devant cette situation, Charles II de Mayenne préfère abandonner, et Henri IV de France sort vainqueur de cette première confrontation.



Deuxième Siège de Paris

Après la victoire d'Arques, Henri IV de France vient mettre le siège devant Paris qu'il fait bombarder.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours est gouverneur de Paris.

Armand de Gontaut-Biron participe au siège de Paris.

Contraint à la retraite à cause de la faiblesse de ses effectifs, Henri IV de France obtient le ralliement des personnes fidèles à la dignité royale.



Siège d'Évreux

Bataille d'Ivry-la-Bataille

Urbain de Laval Prisonnier

Mort de Philippe Egmont

La capitale est assiégée de façon lâche par Henri IV de France depuis près d'un an.

Si les communications sont possibles, toutes les villes environnantes, et les provinces l'approvisionnant habituellement : Brie, Beauce, Valois, Champagne et Normandie, sont aux mains d'Henri IV de France.

La ville est menacée de famine. Charles II de Mayenne, nommé lieutenant général du Royaume par le Paris ligueur, commande la garnison parisienne et tente de délivrer les environs de Paris des garnisons d'Henri IV de France.

Pour verrouiller l'accès à la Normandie, Henri IV de France part assiéger la ville d'Évreux qui est aux mains de la Ligue.

Charles II de Mayenne se porte au secours de cette ville.

En apprenant l'approche des troupes de la Ligue, Henri IV décide de lever le siège et de se retirer à proximité pour se déployer dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry qu'on renommera ensuite Ivry-la-Bataille.

Charles II de Mayenne arrive avant la fin du déploiement mais trop tard pour commencer la bataille qui est remise au lendemain.

Le 14 mars 1590 à l'aube, les deux armées sont face à face.

Henri IV de France, et ses lieutenants :

ne dispose que de 8 000 hommes d'infanterie et 3 000 cavaliers.

François III de la Noue participe à ces combats.

Anne d'Anglure participe aux batailles autour de Paris en 1590.

Charles de Gontaut-Biron, fils d'Armand de Gontaut-Biron, participe à ce combat

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France.

Charles II de Mayenne et ses lieutenants :

dispose de 12 000 fantassins et mercenaires allemands et de 4 000 cavaliers dont 2 000 espagnols.

Tilly, au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille.

Le début des combats est déclenché par le tir des 6 canons composant l'artillerie royale et dirigés par La Guiche, puis c'est le choc des deux cavaleries. La charge des reîtres de la Ligue réussit à culbuter les chevau-légers du roi, puis les Wallons éliminent l'artillerie royale. Jean VI d'Aumont ne résiste pas à l'attaque de 3 escadrons de la Ligue. Mais ce succès est stoppé net par la charge commune de Montpensier et d'Armand de Gontaut-Biron qui viennent à la rescousse de Jean VI d'Aumont.

De l'autre côté de la ligne, Henri IV de France charge les lanciers de la Ligue de manière à les empêcher de prendre le champ nécessaire à l'utilisation de leur lance.

Pour renverser la bataille, Charles II de Mayenne décide de charger l'escadron royal, formé de 600 cavaliers.

Henri IV de France a fait poser sur son chapeau de grandes plumes blanches pour être plus facilement repérable pendant la bataille. Il harangué ses troupes par ces mots :

Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur et de la gloire

La bataille tourne alors à la mêlée pure et simple, à tel point que l'on crut plusieurs fois le roi mort ou prisonnier et que les Ligueurs crient même victoire. Le roi doit rallier ses troupes pour les haranguer de nouveau et les rassurer sur sa santé par ces phrases :

Tournez visage, leur crie-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir !

puis il repart dans la mêlée où ses troupes le suivent dans un élan qui les mènent à la victoire.

Du côté ligueur :

Seuls les Suisses ne se débandent pas, et Armand de Gontaut-Biron refuse de charger cette troupe d'élite. Ils obtiennent la vie sauve.

Maximilien de Béthune est blessé.

Urbain de Laval est blessé et prisonnier.

Les royalistes ramènent de nombreux trophées dont 5 canons, tous les drapeaux ennemis ainsi que la cornette de Charles II de Mayenne et l'étendard du Comte d'Egmont. Les chefs ligueurs sont poursuivis, Charles II de Mayenne fuit jusqu'à Nantes, d'autres se réfugient à Chartres.

Charles Ier d'Aumale, fait prisonnier, refuse de se soumettre et continue la lutte.

Au soir de cette victoire, le roi dit à Jean VI d'Aumont, si vaillant dans la bataille, que :

Il est juste que vous soyez du festin, après m'avoir si bien servi à mes noces.

Le soir, contrairement aux usages, un festin rassemble ceux qui ont combattu.

Cette bataille sonne le glas de la Ligue catholique, déjà très éprouvée par la bataille d'Arques.



Retraite de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Mort de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Henri Ier de Savoie-Nemours Duc de Genève et de Nemours

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se brouille avec Charles II de Mayenne, qui préconise la paix avec Henri IV de France.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se retire dans son gouvernement du Lyonnais, qu'il tente de rendre indépendant de la Couronne.

Il est fait prisonnier dans le Château du quartier de Pierre Scize par l'Archevêque de Lyon.

Il réussit encore une fois à s'échapper et tente de prendre Lyon.

L'intervention d'Henri Ier de Montmorency contrecarre ses projets.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours meurt à Annecy le 13 août 1595 sans enfants.

Henri Ier de Savoie-Nemours, son frère, devient Duc de Genève et de Nemours.


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