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Événements contenant la ou les locutions cherchées



62 événements affichés, le premier en 1771 - le dernier en 1885



Naissance de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Selon son acte de baptême, Charles Antoine Louis Alexis Morand naît à Largillat, hameau de la commune de Montbenoît dans le Doubs, tout près de Pontarlier le 4 juin ou juillet 1771, fils de Alexis François Morand (1746-1829) et de Jeanne Claudine Marie Roussel (1745-1809).

Il est baptisé en l'église Saint-Bénigne de Pontarlier.

Alexis François Morand est avocat au parlement, citoyen de Besançon et bourgeois de cette ville.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Licencié en droit

Charles Antoine Louis Alexis Morand fait des études de droit à Besançon et obtient la licence en droit en 1791.



Charles Antoine Louis Alexis Morand dans le 2e bataillon du district de Pontarlier

Séduit par les idées de la Révolution, en 1792, Charles Antoine Louis Alexis Morand s'engage, dans le 2e bataillon du district de Pontarlier.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est élu Capitaine le 9 août 1792.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est élu lieutenant-colonel en septembre 1792.


Louis Lazare Hoche - peinture anonyme - école de David - vers 1793 Jean Nicolas Houchard

Siège de Dunkerque

Bataille d'Hondschoote

Florent Duquesnoy Général

Jean-Victor Marie Moreau Adjudant général

En août 1793, Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg occupe Condé, Valenciennes, Le Cateau.

Le 24 août 1793, les britanniques commandés par Frederick Augustus d'York se joignent aux coalisés et marchent vers la France par le nord.

C'est avec une armée britanno-hanovrienne d'environ 40 000 hommes qu'ils assiègent la ville de Dunkerque.

Cette armée est protégée à l'est par deux corps commandés :

Avec le titre d'adjudant-général, Louis Lazare Hoche reçoit le commandement de Dunkerque.

Le lieutenant-colonel Joseph Souham, secondé par Louis Lazare Hoche, défend Dunkerque et résiste vaillamment au siège mené par les troupes britanniques de Frederick Augustus d'York.

Louis Lazare Hoche organise la défense de la place : après avoir résolu les problèmes d'intendance et sélectionné les meilleurs éléments autour de lui, il fait inonder la campagne autour de la ville.

Louis Lazare Hoche opère plusieurs sorties qui rendent le siège difficile à conduire pour les Britanniques.

Lazare Nicolas Marguerite Carnot charge Jean Nicolas Houchard de délivrer Dunkerque. Pour cela, il reçoit 15 000 hommes supplémentaires de l'armée du Rhin.

Dominique-Joseph Vandamme conduit sa compagnie franche à l'armée du Nord.

Elle est amalgamée au bataillon des chasseurs du Mont-Cassel.

Dominique-Joseph Vandamme devient lieutenant-colonel commandant ce corps le 5 septembre 1793.

Ainsi, à la tête de 40 000 hommes, le 6 septembre 1793, Jean Nicolas Houchard marche sur Rexpoëde, Bambecque, Oost-Cappel et s'avance vers Dunkerque et Hondschoote.

La journée du 7 septembre 1793 Jean Nicolas Houchard reconnaît la position des alliés, solidement retranchés dans Hondschoote, occupée par les troupes de Hanovre commandées par le maréchal Freytag.

Jean Nicolas Houchard pense qu'il est imprudent de livrer la bataille de Hondschoote sans faire observer le camp de 20 000 Britanniques campés à une lieue derrière lui.

Il détache pour cela la division Landrin. Sa précaution peut paraitre inutile à cause de la diversion qu'on peut attendre de l'artillerie de Dunkerque et d'une sortie de la garnison.

Le 8 septembre 1793 au matin, l'armée française s'ébranle pour attaquer de front le village de Hondschoote :

Jean-Baptiste Jourdan commande, aidé de Collot, de Dominique-Joseph Vandamme et du représentant du peuple Levasseur,

Charles Antoine Louis Alexis Morand se distingue à Hondschoote, sous Dominique-Joseph Vandamme,

Jean-Baptiste Éblé commande une division lors de cette la bataille.

Le corps de gendarmerie du colonel Leclerc est détaché pour se glisser le long du Lang-Moor, sur le Flanc droit de l'ennemi.

Le corps de gendarmerie à pied de Paris est composé des anciennes Gardes-françaises.

Les troupes de la coalition sont concentrées sur une ligne aux ordres du général allemand Walmoden, car Freytag blessé, est hors d'état de commander. Ces troupes défendues par des batteries rasantes, attendent les Français.

Au début de la bataille une colonne britannique arrive sur les Français, mais elle est mise en déroute par la cavalerie que Jean Nicolas Houchard guide en personne.

Jean-Baptiste Jourdan rencontre dans un taillis les tirailleurs hanovriens couvrant Hondschoote. Les deux partis envoient successivement le gros de leurs forces pour soutenir les corps avancés.

Les fossés, les haies, dont le pays est couvert, sont attaqués et défendus au corps à corps.

Le régiment de Brentano et une brigade hessoise sont hachés par les Français. Le général Conhenhausen est mortellement blessé, la position est aux mains des Français.

Mais les redoutes qui entourent le village de Hondschoote sont encore occupées par 15 000 Britanniques ou Hanovriens qui ne cessent de foudroyer l'armée française.

Jean Nicolas Houchard, désespérant de la victoire, refuse à Jean-Baptiste Jourdan l'autorisation d'assaillir ces redoutes avec un corps de 10 000 hommes.

Mais celui-ci, voyant ses tirailleurs se retirer en désordre, sollicite et obtient du conventionnel Pierre Delbrel la permission que le général en chef lui a refusé.

Formant une colonne de 3 bataillons, Jean-Baptiste Jourdan et Pierre Delbrel s'avance vers les redoutes.

Blessé à 50 pas des redoutes, Jean-Baptiste Jourdan continue d'avancer au pas de charge.

Des soldats chantent avec gaieté le refrain vulgaire de La Carmagnole, qu'un vieux grenadier français, Georges, dont le bras venait d'être mutilé, faisait retentir d'une voix de tonnerre alors même que d'autres entonnaient La Marseillaise.

C'est alors que le colonel Leclerc, après avoir fait deux lieues au pas de course en longeant les marais de la Moere prend les retranchements à revers.

Jean-Baptiste Jourdan et Dominique-Joseph Vandamme parachèvent la victoire en prenant à la baïonnette les redoutes du centre et le village d'Hondschoote défendu par les Hanovriens.

Frederick Augustus d'York s'empresse de rejoindre Dunkerque et d'en lever le siège.

L'armée britannique s'enfuit en désordre sur Furnes, abandonnant aux vainqueurs 6 drapeaux britanniques et hanovriens, ses canons et ses bagages.

L'armée britannique n'est ralliée qu'à 10 km du champ de bataille par le général allemand Walmoden.

Walmoden introduit un peu d'ordre dans la retraite, qui s'exécute :

Walmoden fait ensuite prendre position en potence :

pour couvrir, autant qu'il était possible, la retraite du corps de siège.

Les pertes sont à peu près égale de chaque côté, les coalisés ont 4 000 hommes tués, blessés ou prisonniers.

Jean Nicolas Houchard est accueilli en triomphe à Dunkerque mais il commet l'erreur de ne pas poursuivre l'armée britannique.

Il attaque les Hollandais dans le village de Menin, il les repousse mais ses soldats sont épuisés et il décide de les laisser se reposer.

Florent Duquesnoy se signale lors de cette bataille et est nommé général.

Sous les ordres de Joseph Souham, Jean-Victor Marie Moreau se distingue dans la défense de Dunkerque et reçoit le grade de lieutenant-colonel, puis celui d'adjudant général.


Lazare Nicolas Marguerite Carnot à la bataille de Wattignies - peinture de Moreau de Tours

Siège de Maubeuge

Bataille de Wattignies

Le 28 septembre 1793, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg met le siège devant Maubeuge.

Jean-Baptiste Jourdan quitte le camp de Gravelle à la tête de 45 000 hommes pour se porter au secours de la cité assiégée.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, informé de ce mouvement de troupe décide en conséquence de prendre position entre Avesnes et Maubeuge sur le plateau de Wattignies.

Il ne dispose que de 21 000 Anglo-Autrichiens, militaires professionnels qu'il répartit comme suit :

François-Sébastien de Croix commande les troupes autrichiennes.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen participe à cette bataille.

Les troupes françaises sont constituées de jeunes recrues encadrées par les soldats de métier de l'ex armée royale. Les Français disposent de peu d'équipement à l'exception des remarquables nouveaux canons de Gribeauval.

Le 14 octobre 1793 ont lieu les premières escarmouches entre les deux armées mais sans conséquences.

Lazare Nicolas Marguerite Carnot, connu également sous le nom de l'organisateur de la victoire, représentant du tout-puissant Comité de Salut Public, reconnait les positions ennemies en compagnie de Jean-Baptiste Jourdan.

Deux stratégies opposées se dessinent alors :

Finalement, le politique primant le militaire en France à cette époque, c'est la stratégie de Lazare Nicolas Marguerite Carnot qui est retenue.

Le 15 octobre 1793, les Français lancent l'assaut contre les positions autrichiennes mais sans succès probant.

La bataille s'étend sur un front de 20 kilomètres. Les deux armées se font face.

Vers 5 h du matin le 16 octobre 1793, Florent Duquesnoy lance l'aile droite française contre l'aile gauche autrichienne dans une manœuvre jugée irréalisable par les autrichiens; il profite de la brume matinale pour lancer ses artilleurs et ses fantassins le long de la pente menant sur la position autrichienne par son côté non protégé. Ils tirent et déplacent après chaque tir, les canons de Gribeauval. C'est la surprise complète chez les autrichiens.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg constate que ses propres canons sont pris au village de Wattignies et retournés contre lui par les hommes de Florent Duquesnoy.

Il est pris en tenaille entre :

L'inertie de la garnison de Maubeuge sera sévèrement reprochée à son commandant car une sortie aurait permis d'écraser les troupes de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Le 16 octobre 1793 à 13h les Autrichiens sont bousculés sur le plateau de Souvergeaux, les combats sont intenses et malgré les escarpements du terrain les Français réussissent à gravir les pentes sous une pluie de balles et de boulets.

Pendant ce temps de l'autre côté du village, d'autre combats se déroulent au lieu dit le Try Glarges où la cavalerie autrichienne entre en jeu. Cette attaque est repoussée par les Français.

Les Français ont des pertes plus élevés car ils affrontent un ennemi en position défensive sur des hauteurs très difficiles d'accès.

Charles Antoine Louis Alexis Morand prend part au combat de Wattignies.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg est contraint de se replier. Cette victoire permet de rétablir la situation militaire sur la frontière nord-est de la France.

La Convention ordonne alors à Jean-Baptiste Jourdan de reprendre la Belgique aux coalisés mais celui-ci échoue.

L'exploitation du succès obtenu à Wattignies ne peut se réaliser faute notamment d'armes et de munitions qui font alors cruellement défaut.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Blessé

Charles Antoine Louis Alexis Morand passe ensuite à l'armée de Sambre-et-Meuse en 1794.

Blessé en 1794, Charles Antoine Louis Alexis Morand retourne un temps à la vie civile.



Prise du fort de Koenisgstein

En 1796, Maurice Étienne Gérard participa à tous les combats par lesquels l'armée de Sambre-et-Meuse se rend maîtresse de la rive gauche du Rhin et tente, mais sans succès durable, d'effectuer une percée en territoire allemand.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe aux opérations de Jean-Baptiste Jourdan et Jean-Victor Marie Moreau contre Charles-Louis de Teschen, forçant le fort de Koenisgstein à capituler le 26 juillet 1796.



Départ de la division de Louis Charles Antoine Desaix

Occupation de Malte

Charles Antoine Louis Alexis Morand s'embarque à Civita Vecchia, le 27 mai 1798, avec la division de Louis Charles Antoine Desaix.

Les 300 navires nécessaires au transport des 30 000 hommes ainsi que du matériel font une escale sur l'île de Malte.


Prise d'Alexandrie - bas relief de l'arc de triomphe à Paris

Prise d'Alexandrie

Après avoir pris l'île de Malte, la flotte française fait voile vers l'Égypte.

Napoléon Ier et l'amiral Brueys savent que la flotte anglaise de l'amiral Horatio Nelson est à leur recherche.

Le 21 juin 1798, la flotte anglaise dépasse la flotte française sans la voir.

La flotte anglaise reconnait la côte égyptienne le 26 juin 1798 puis reprend ses recherches en direction de la Grèce.

Ignorant le passage de l'escadre de Horatio Nelson, Napoléon Ier arrive en vue d'Alexandrie le 1er juillet 1798.

Pour éviter toutes mauvaises surprises venant de la mer, la décision est prise de débarquer immédiatement.

Les musulmans ont trop confiance dans leur armée pour attaquer les français pendant le débarquement.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 1798, 7 000 hommes, Charles Antoine Louis Alexis Morand, sont débarqués dans l'anse du Marabout à 13 km de la ville.

Sans attendre l'artillerie ou la cavalerie dont la houle retarde le débarquement, Napoléon Ier marche de nuit sur la ville à la tête de 4 000 à 5 000 hommes.

La tentative de pourparlers française est accueillie par une fusillade.

Devant le très mauvais état des fortifications, Napoléon Ier décide d'ordonner l'assaut sans attendre l'artillerie.

Les français se répartissent en 3 colonnes :

Jean-Baptiste Kléber reçoit une balle au front mais n'est que blessé.

Après une assez vive fusillade dans la ville, les français prennent le contrôle d'Alexandrie.

Après la prise de la ville, le corps expéditionnaire français bénéficie d'une base d'opérations.

Cependant, l'état de délabrement de la ville ainsi que l'aspect désertique des environs pousse l'armée française à s'engager rapidement vers l'intérieur des terres.

La division de Louis Charles Antoine Desaix prend, à l'avant-garde, la route du Caire, un épisode marqué par la soif et les souffrances.

Tandis qu'il marche vers le Nil, Napoléon Ier laisse à Alexandrie une garnison de 2 000 hommes sous les ordres de Jean-Baptiste Kléber, convalescent, tandis que Menou va prendre le commandement de Rosette.


Bataille des Pyramides

Bataille des Pyramides

L'armée française se dirige vers le Caire pour prendre cette ville. Les mamelouks de Mourad Bey l'y attendent.

Napoléon Ier dit alors : Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles d'histoire vous contemplent,...

Napoléon Ier a bien étudié ces mamelouks : de fiers cavaliers, très puissants et habiles, des sabreurs implacables.

S'inspirant de l'armée romaine antique, Napoléon Ier opte pour une formation en carrés de 2000 hommes de côtés, répartis sur 5 lignes, trois mobiles et deux statiques, en soutien.

Le 21 juillet 1798, près des pyramides de Gizeh, la charge des mamelouks ou mamelucks, pourtant rapide et puissante, se heurte contre le mur de tirs des carrés français et sous le feu des canons placés aux angles.

Mourad Bey cherche à se replier, en bon ordre, et à galvaniser ses troupes pour lancer une seconde attaque. Mais il a oublié la présence du général Louis Charles Antoine Desaix au sud de ses positions.

Les ennemis sont divisés et écrasés séparément, suivant la méthode chère à Napoléon.

Le frère du général mamelouk, Ibrahim Bey, voyant la scène de l'autre côté, attend prudemment, puis ramène les fuyards après la bataille.

La victoire est totale. Jamais Napoléon Ier n'eut aussi peu de pertes : les français ont 40 morts et plus de 300 blessés contre... 20 000 mamelouks tués, 10 000 blessés ou fait prisonniers.

Sur le champ de bataille, Napoléon Ier nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand chef de brigade provisoire de la 88e demi-brigade.

À cette occasion, Charles Antoine Louis Alexis Morand fait la connaissance de deux généraux qui marqueront sa carrière :

Napoléon continue l'expédition en remontant le Nil.

Les Français font leur entrée au Caire le 24 juillet 1798.



Combat de Samhoud

Charles Antoine Louis Alexis Morand Gouverneur de la province de Girgeh

Nommé gouverneur des provinces de Haute-Égypte, Louis Charles Antoine Desaix continue sa remontée du Nil et affronte le 22 janvier 1799 au combat de Samhoud l'armée de Mourad Bey reconstituée avec l'aide de combattants venus de la région de La Mecque.

Il a entretemps reçu en renfort la cavalerie commandée par Louis Nicolas Davout.

Charles Antoine Louis Alexis Morand suit Louis Charles Antoine Desaix jusqu'à Assouan, atteint le 1er février 1799.

Louis Charles Antoine Desaix nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand gouverneur de la province de Girgeh (au nord de Louxor) en Haute-Égypte.

Pendant 6 mois, Charles Antoine Louis Alexis Morand administre le pays, tout en poursuivant les Mamelucks.



Prise du camp de Mourad Bey

Charles Antoine Louis Alexis Morand Adjudant-général

Charles Antoine Louis Alexis Morand Commandant de la province de Djerjeh

Le 12 août 1799, à Samahout, Charles Antoine Louis Alexis Morand surprend, de nuit, Mourad Bey et sa smalah.

Mourad Bey doit s'échapper à moitié nu, en abandonnant de nombreux morts, chameaux, chevaux, armes, bagages...

et jusqu'à ses pantoufles.

Devenu célèbre dans toute l'armée d'Égypte pour ce fait d'armes, Charles Antoine Louis Alexis Morand est rappelé au Caire.

Le 21 fructidor an VII soit le 7 septembre 1799, Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé adjudant-général et investi par Jean-Baptiste Kléber du commandement de la province de Djerjeh.



Pourparlers entre Charles Antoine Louis Alexis Morand et William Sidney Smith

En novembre 1799, Charles Antoine Louis Alexis Morand négocie avec William Sidney Smith, commandant l'escadre anglaise, mais ces pourparlers, relayés par Louis Charles Antoine Desaix, seront désavoués par le ministère anglais.


Charles Antoine Louis Alexis Morand

Charles Antoine Louis Alexis Morand Général de brigade

Le 18 fructidor an VIII soit le 6 septembre 1800, Charles Antoine Louis Alexis Morand est promu au grade de général de brigade.

Il est chargé de la défense de Damiette et de la bande orientale du delta du Nil.



Retour de Charles Antoine Louis Alexis Morand en France

Charles Antoine Louis Alexis Morand quitte l'Égypte le 9 août 1801.

Il arrive à Marseille le 14 septembre 1801.

Charles Antoine Louis Alexis Morand retrouve la France après 4 années de séparation.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé commandant militaire du Morbihan.



Charles Antoine Louis Alexis Morand affecté au camp de Saint-Omer

Le 30 août 1803, Charles Antoine Louis Alexis Morand reçoit l'ordre, de rejoindre le camp de Saint-Omer.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult y prépare le formidable réservoir d'où sortira la Grande Armée de 1805.

Charles Antoine Louis Alexis Morand reçoit le commandement d'une brigade d'infanterie à l'armée des côtes de l'Océan.


Bataille d'Austerlitz

Bataille de Wischau

Bataille d'Austerlitz

Napoléon Ier continue la poursuite des armées autrichienne et prussienne vers le plateau de Pratzen.

Il a maintenant peur du rapprochement austro-prussien et il ne dispose que de 55 000 hommes à cet instant précis, face à 85 000 austro-russes.

Les ennemis, ayant appris ce déséquilibre numérique, arrêtent de fuir et cherchent le combat.

Il y a un petit affrontement à Wischau, où Joachim Murat, pourtant bien accompagné, se laisse surprendre.

Cela redonne confiance aux autrichiens.

Le 1er décembre 1805, veille de la bataille, la situation est la suivante :

sont retranchés sur le plateau de Pratzen,

Jean-Andoche Junot, André Burthe d'Annelet et Henri Gatien Bertrand participent à cette bataille.

Victor Léopold Berthier se fait remarquer lors de cette bataille où il enfonce le centre des Russes.

Victor Léopold Berthier est fait commandeur de la Légion d'honneur.

Incorporé avec son régiment dans la Grande Armée de 1805 à 1807, Martial Bardet se couvre de gloire à Austerlitz.

Face à eux, les généraux Bagration, Liechtenstein et Constantin (75 000 hommes en tout) se trouvent de l'autre côté, sur le versant.

Les derniers 10 000 hommes s'opposent au corps de Louis Nicolas Davout.

Napoléon Ier met en place un plan stratégique quasi imparable...

Napoléon Ier laisse s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre.

Il renforce Louis Nicolas Davout pour contrer le colonel Buxhowden, et en contrepartie dégarnit le plateau.

Le 2 décembre 1805, les autrichiens, confiants, attaquent en masse avant l'arrivée du corps de Levin August Gottlieb Theophil von Bennigsen et de l'archiduc Charles.

Charles-Philippe de Schwarzenberg fait preuve de son intrépidité habituelle.

Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon Ier, les ennemis, pourtant 6 fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre.

C'est alors que, dans le courant de l'après-midi, le Nicolas Jean-de-Dieu Soult referme l'étau, et entoure les austro-russes.

Avec la division Saint-Hilaire, Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque, de front, le plateau de Pratzen.

L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemies, en raison d'un immense brouillard.

Tout d'un coup, celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champ de bataille.

Bagratrion, alerté, vient à la rescousse, et bouscule les français.

Mais Napoléon Ier lance alors Michel Ney et Jean Lannes qui chargent les autrichiens avec une violence à peine imaginable.

Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés.

Maurice Étienne Gérard est blessé à Austerlitz en chargeant brillamment à la tête de ses escadrons contre la garde impériale russe.

Napoléon Ier aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace.

Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner vers les étangs gelés.

La glace explose, et des dizaines de russes se noient ou meurent de froid dans l'eau libérée.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Austerlitz.

On appellera cet affrontement la bataille des Trois Empereurs, car elle oppose simultanément :

Cette victoire met fin à la guerre de la troisième coalition.

L'Europe est désormais sous la domination complète de Napoléon.

Les États Allemands, la Norvège et l'Empire Turc cherche son appui ou même sa protection...

Une trêve est conclue le 4 décembre 1805 et les négociations commencent.

Louis François Foucher, un des meilleurs artilleurs de la grande armée, participe à cette bataille.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Général de division

Pour son comportement à Austerlitz, Charles Antoine Louis Alexis Morand est promu général de division le 24 décembre 1805.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Général de division et Gouverneur de Vienne

Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé Général de division et Gouverneur de Vienne.

Le 14 février 1806, Charles Antoine Louis Alexis Morand prend le commandement de la première division du légendaire 3e corps de Louis Nicolas Davout.


Mort du prince Louis Ferdinand - Nouveau Palais à Potsdam Napoléon Ier harangue ses troupes du haut de la butte d'Iéna

Bataille de Saalfeld

Mort de Louis-Ferdinand de Prusse

Bataille d'Auerstaedt

Mort de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel

Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel Duc de Brunswick-Wolfenbüttel

Bataille d'Iéna

Presque un an après l'éclatante victoire d'Austerlitz, Napoléon a très peur que la Prusse s'engage dans la guerre.

Le problème est que ce pays a une très bonne armée, beaucoup mieux encadrée que les armées autrichienne et russe.

Sous la pression des Russes et poussé par Louise de Mecklembourg-Strelit, son épouse, Frédéric-Guillaume III de Prusse entre dans la Quatrième Coalition, décrète le réarmement en octobre 1806.

Partout en Prusse des jeunes gens s'enrôlent, les industries tournent à plein régime.

En 2 semaines à peine, l'armée est prête, toute fraîche et déterminée.

Napoléon réagit et place ses armées à tous les points stratégiques de l'Allemagne :

les français sont prêts à la contre-offensive.

Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen, général d'infanterie, commande l'aile gauche des forces prussiennes s'opposant à Napoléon Ier.

Il a sous ses ordres :

ainsi que l'ensemble du contingent saxon.

Des conflits éclatent bientôt entre Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen et Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel, le commandant en chef.

Le 7 octobre 1806, Frédéric-Guillaume III de Prusse envoie un ultimatum à Napoléon Ier, le sommant de quitter la Prusse et l'ensemble des États allemands de la future Confédération du Rhin.

Napoléon Ier refuse, l'affrontement est inéluctable...

Farouche partisan de la reprise de la guerre contre la France, Louis-Ferdinand de Prusse, fraîchement nommé lieutenant-général, conduit un corps de 8 500 hommes à l'avant garde des troupes prussiennes.

Le 10 octobre 1806, Louis-Ferdinand de Prusse s'oppose au 5e corps de Jean Lannes lors de la bataille de Saalfeld.

En très nette infériorité numérique et hors d'état de résister, Louis-Ferdinand de Prusse refuse pourtant de se rendre au maréchal des logis Jean-Baptiste Guindey.

D'un coup de sabre, il taillade celui-ci au visage.

En retour, Guindey lui administre un coup de sabre au bas du crâne puis un coup mortel à la poitrine.

Eu égard à son rang et à sa vaillance, Jean Lannes fait rendre les honneurs au prince.

Son corps est déposé dans le tombeau des princes de Cobourg à Saalfeld.

La gravure reproduite ici est tirée d'un ouvrage sur la reine Louise édité à Berlin en 1896, œuvre de Richard Knötel (1857-1914), et s'inspire d'un tableau du peintre français Jean-Laurent Mosnier qui avait fui la France à la Révolution.

En plus d'être un vaillant soldat, Louis-Ferdinand de Prusse est également un élève de Beethoven qui lui dédie son Concerto pour piano nº 3.

Louis-Ferdinand de Prusse est un grand pianiste qui brille dans de nombreux salons à Berlin où il improvise au piano.

C'est aussi un compositeur talentueux.

Le 14 octobre 1806, commence la campagne de Prusse.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel, maréchal de camp de l'armée prussienne, commande à la bataille d'Auerstaedt.

Guillaume de Prusse combat à la tête d'une brigade de cavalerie.

Au nord, Louis Nicolas Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à la bataille Auerstäedt le 14 octobre 1806.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel est mortellement blessé.

Ferdinand Baptista von Schill est blessé lors de cette Bataille.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Gebhard Leberecht von Blücher est chef d'avant-garde à Auerstaedt.

Le 3e corps, soit environ 30 000 hommes, triomphe d'une armée prussienne au moins deux fois plus forte;

À la fin de l'action, Louis Nicolas Davout dit à Charles Antoine Louis Alexis Morand, devant sa division : Général, vous avez sauvé le corps d'armée !

S'étant échappé, Ferdinand Baptista von Schill se réfugie en Poméranie, à Colberg.

La bataille d'Iéna à lieu le 14 octobre 1806.

Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel participe à cette bataille.

Henri Gatien Bertrand participe à cette.

Guillaume Dode de la Brunerie se distingué dans cecombat.

Henri-Jacques-Guillaume Clarke prend part à cette bataille, où il fait capituler les grenadiers saxons de Hundt, qui lui remettent leur drapeau et une batterie de plusieurs pièces de canon attelées et approvisionnées.

Adrien Victor de Feuchères participe à cette bataille.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Iéna.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Jean Gabriel Marchand participe à cette bataille.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier.

Michel Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.

Face à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue.

Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique.

Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable.

Mais Napoléon Ier observe un vaste champ de raisins bordant tout le plateau.

Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit.

Les vignes cachent les français montant la colline.

Oui mais, les canons n'avancent plus dans leur ascension, la pente devient trop raide.

Napoléon Ier joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie.

Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés.

Maurice Étienne Gérard charge la cavalerie prussienne à la tête du 4e régiment de hussards, la culbute et lui fit un grand nombre de prisonniers.

La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentent de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

Cette bataille entraîne la capitulation prussienne et engendre le terrible duel : France-Russie...

Raymond Aymery Philippe Joseph de Montesquiou Fezensac se trouve à Iéna,

Napoléon Ier n'apprend la victoire Auerstäedt que le soir du 14 octobre 1806.

Les Français occupent, entre autres, de grandes parties de l'Allemagne du Nord, dont le Mecklembourg-Schwerin.

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin se réfugie sous la protection du Danemark à Altona près de Hambourg, dans le Schleswig-Holstein.

Poursuivi par les Français jusqu'en Prusse-Orientale, Frédéric-Guillaume III de Prusse doit alors s'exiler avec les débris de son armée chez le tsar Alexandre Ier de Russie.

Lorsque Napoléon Ier occupe Berlin en 1806, Wilhelmine de Hesse-Cassel est l'un des seuls membres de la famille royale à rester dans la capitale.

Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen fait preuve de courage au cours de cette bataille mais son armée est quasiment détruite.

Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen parvient à rassembler une partie de son corps d'armée près d'Erfurt.



Bataille de Golymin

La bataille de Golymin en Pologne intervient pendant les guerres napoléoniennes de la quatrième coalition.

Le village de Golymin se trouve dans un secteur plat entouré de marais et de bois encadrés de légères élévations au nord et au nord-est.

Du village :

Le village de Ruskowo se trouve au sud-ouest, et celui de Kaleczin à une courte distance à l'ouest.

Wadkowo s'étend plus loin le long de la route de Ciechanow.

Au matin du 26 décembre 1806, des éléments de la 4e division de Dmitri Vladimirovitch Galitzine atteignent Golymin.

Trop épuisés pour continuer sur Makow, ils décident d'attendre les unités de la 3e division de Sacken.

Dans le village ils trouvent Dokhtourov, qui a déjà envoyé la majeure partie de sa 5e division vers Makow, mais est resté à Golymin avec un régiment d'infanterie et un régiment de dragons.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine voudrait que ses hommes se reposent avant de continuer la retraite.

Le corps de réserve de la cavalerie de Joachim Murat et le 7e corps de Pierre Augereau découvre la ville aux premières lueurs du jour.

Vers 10 heures, la division de cavalerie d'Antoine Charles Louis Lasalle arrive la première par le sud-ouest.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine a renforcé son arrière-garde, composé de 2 escadrons de cavalerie, avec 3 escadrons des cuirassiers.

Les hommes d'Antoine Charles Louis Lasalle doivent se réfugier dans les bois.

Vers 14 heures les troupes de Pierre Augereau apparaissent à l'est.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine abandonne son idée de retraite, car ses hommes sont trop épuisés pour avancer.

Il envoie un régiment d'infanterie sous la commande du prince Chtcherbatov dans les bois autour de Kaleczin et place le reste de sa division devant Golymin, en gardant sa cavalerie et les troupes de Dokhtourov en réserve.

Deux divisions de Pierre Augereau avancent :

Cette dernière repousse d'abord Scherbatov, avant de reculer quand il reçoit le renfort d'un bataillon d'infanterie et l'appui des canons russes.

La division de Heudelet progresse peu.

Pendant que commencel'attaque de Pierre Augereau, Joachim Murat arrive autour de Garnow avec :

Ils repoussent les Russes dans les bois aux sud de Golymin, mais le terrain ne convenant pas à la cavalerie, ne poursuivent pas plus loin.

Les forces de Dmitri Vladimirovitch Galitzine sont maintenant renforcées par deux régiments de cavalerie des 7e et 8e divisions, qui sont passés après la cavalerie de Pierre Augereau, sur la route de Ciechanow.

Cependant, la 1re division de Louis Nicolas Davout commandée par Charles Antoine Louis Alexis Morand arrive du sud-est.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine envoie :

À environ 15h30, la première brigade de Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque et repousse les Russes.

Louis Nicolas Davout voit que ces derniers essayent de se retirer vers Makow.

Il envoie la seconde brigade de Charles Antoine Louis Alexis Morand sur la route de Pultusk.

Une unité de dragons menée par le général Jean Rapp charge les Russes, mais tombe sur des fantassins en embuscade dans les marais de chaque côté de la route.

Jean Rapp est blessé, les dragons reculent.

Après la prise du bois, pour éviter des pertes inutiles, la division du Charles Antoine Louis Alexis Morand n'a pas avancé davantage.

La nuit est maintenant tombée et les Russes commencent à se retirer :

Dmitri Vladimirovitch Galitzine a bénéficié de l'avantage du terrain et de l'appui de ses canons, alors que les Français n'avaient pas d'artillerie.

Les attaques françaises n'était pas coordonnées, et trop tardives.

Quand le crépuscule est tombé, les attaquants sont éclairés comme des cibles par les villages incendiés derrière eux.

La fière résistance des Russes fera dire à Joachim Murat à l'adresse de Napoléon Ier : Nous pensions que l'ennemi avait 50 000 hommes.

On peut sans doute considérer que la bataille fut une victoire pour les Russes.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine poursuivit sa retraite et Joachim Murat abandonna la poursuite.

La résistance du général Dmitri Vladimirovitch Galitzine, combinée à l'échec de Nicolas Jean-de-Dieu Soult à contourner le flanc droit russe, fait perdre à Napoléon Ier une chance de rattraper les lignes russes et de les emprisonner devant le fleuve Narew.


La plus grande charge de cavalerie de l'Histoire menée par Joachim Murat à Eylau

Bataille d'Eylau

Par hasard les éclaireurs du 54ème régiment d'infanterie de Michel Ney repèrent les feux des bivouacs de l'armée russe.

Ils découvrent même que des rescapés prussiens d'Iéna et d'Auerstaëdt, 10 000 hommes, sont présents pour soutenir Levin August Gottlieb Theophil von Bennigsen et ses troupes.

Toute cette armée est maintenant cantonnée dans la ville de Preussisch-Eylau.

Napoléon Ier se présente devant l'ennemi le 7 février 1807.

La ville est reconquise rue par rue, maison par maison.

Les fantassins russes se sacrifient pour permettre à leurs artilleurs de se replier.

Le lendemain, le 8 février 1807 seul le cimetière d'Eylau est encore sous la main russo-prussienne.

Napoléon Ier envoie la division de Pierre Augereau, qui encercle le périmètre.

Une tempête de neige éclate, et les français, aveuglés par les bourrasques, se font décimer par la mitraille russe.

Les soldats de Pierre Augereau sont obligés de battre en retraite.

A quelques kilomètres de là, le reste de l'armée assiste à la mort de leurs frères d'armes, impuissants.

Le brouillard se lève enfin, et Napoléon Ier crie à Joachim Murat : Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ?

Après concertation avec le général Savary qui a remplacé Jean Lannes blessé, Joachim Murat réunit tous les cavaliers disponibles.

Pas moins de 80 escadrons, plus de 8 000 cavaliers ébranlent la ville !

L'intervention Jean-Baptiste Bessières et de Joachim Murat emportent la victoire.

C'est la plus puissante charge de cavalerie de l'Histoire.

Les ennemis sont écrasés, et battent en retraite.

Henri Gatien Bertrand est à Eylau.

Jean Baptiste Cacault sert à Eylau.

Adrien Victor de Feuchères participe à cette bataille.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est blessé au bras.

Mais, Levin August Gottlieb Theophil von Bennigsen fait donner la Garde Russe et attaque celle de Napoléon Ier.

Les cavaliers, épuisés par la charge folle qu'ils viennent d'effectuer, n'entendent pas les appels de l'infanterie française.

Soudain, on entend au Nord le canon tonner.

Le maréchal Michel Ney a parcourut avec ses hommes 79 kilomètres la veille et est présent sur le champ de bataille.

Levin August Gottlieb Theophil von Bennigsen donne l'ordre de la retraite et s'enfuit à l'aube du 9 février 1807, laissant derrière 20 000 morts et disparus.

Raymond Aymery Philippe Joseph de Montesquiou Fezensac se trouve à Eylau.

Napoléon Ier, malgré tout vainqueur, a perdu 12 000 hommes, dont 8 généraux.

Pierre Augereau est blessé durement, et sans l'intervention spéciale du chirurgien Larrey, il serait probablement décédé, suite à ses blessures.

C'est la première grande semi-victoire de l'Empire.

La bataille d'Eylau a prouvé que la Grande Armée n'est pas invincible.

Les russes se considèrent même comme les vainqueurs dans cet affrontement.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Grand officier de la Légion d'honneur

Le 7 juillet 1807, Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé grand officier de la Légion d'honneur.



À son arrivée dans cette ville, Jacques Jean Alexandre Bernard Law fait opérer la translation du corps de John Law, son grand-oncle, l'économiste dans l'église San Moisè.

Rencontre de Charles Antoine Louis Alexis Morand avec Émilie Lucile Parys

En décembre 1807, le 3e corps prend ses quartiers à Varsovie.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est.

Le 23 décembre 1807, Charles Antoine Louis Alexis Morand est introduit dans la haute société polonaise et rencontre Émilie Lucile Parys au cours d'un bal.

Elle a 16 ans, est blonde, d'un blond vénitien, a des yeux verts ou bleu foncé, de longs cils noirs, un nez aux ailes palpitantes, une bouche sensuelle bien dessinée.

De taille élevée et bien prise, elle a une gorge bien pleine, une démarche aérienne.

Charles Antoine Louis Alexis Morand, ébloui, a le coup de foudre et demande à lui être présenté.

Charles Antoine Louis Alexis Morand danse (d'ailleurs assez mal) avec elle ; il la complimente sur son parler français : elle lui répond en souriant qu'elle a été élevée par les sœurs à Cracovie et qu'elle connaît Molière et La Fontaine...

Quelques jours après, Charles Antoine Louis Alexis Morand demande sa main, elle dit oui.

Louis Nicolas Davout fait remarquer à son adjoint qu'il faut demander l'autorisation à Napoléon Ier.

Finalement, Louis Nicolas Davout s'en charge.



Mariage de Charles Antoine Louis Alexis Morand avec Émilie Lucile Parys

Charles Antoine Louis Alexis Morand épouse civilement à Varsovie le 8 ou le 10 janvier 1808 Émilie Lucile Parys. Leurs enfants sont :

Ses témoins sont Louis Nicolas Davout et Savary.

Le 14 janvier 1808, a lieu le mariage religieux à l'église de la Sainte Croix.

Le prince Joseph Poniatowski est présent.

Dans la corbeille de la mariée, elle découvre des bijoux et 30 000 francs en pièces d'or de la part de Napoléon Ier.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Comte de l'Empire

Charles Antoine Louis Alexis Morand, à Varsovie, apprend que Napoléon Ier l'a fait comte de l'Empire, par lettres patentes du 22 juin 1808, avec des dotations en Wesphalie, Hanovre et Poméranie suédoise.


Napoléon Ier harangue les troupes bavaroises et wurtembourgeoises à Abenberg – par Jean-Baptiste Debret

Bataille d'Abensberg

La Bataille d'Abensberg a lieu le 20 avril 1809.

Elle oppose :

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

À la gauche des armées coalisées, le corps de Jean Lannes repousse les Autrichiens qui n'opposent qu'une faible résistance.

Au centre, les Bavarois subissent de fortes pressions.

Napoléon Ier parvint à contourner l'armée autrichienne par la droite, et à l'attaquer par le flanc, ce qui contraint Charles-Louis de Teschen à ordonner la retraite.

Les Autrichiens comptent 2 800 morts et 4 000 prisonniers.

Les armées coalisées n'ont qu'environ 3 000 tués ou blessés.

Napoléon Ier parvient à diviser les Autrichiens en deux forces distinctes.

Charles-Louis de Teschen est forcé de se retirer à l'Est d'Eckmühl.

Le général Johann von Hiller et de ses 36 000 hommes est forcé de se retirer vers Landshut.


La bataille d'Eckmühl le 22 avril 1809 à 6 heures du soir

Bataille d'Eckmühl

Mort de Jean-Baptiste Cervoni

Accompagné des maréchaux Louis Alexandre Berthier, et Masséna, Napoléon Ier parti de Landshut, se dirige vers le nord pour gagner Eckmühl en Bavière où se trouve l'avant garde de l'armée allemande.

Au petit matin du 22 avril 1809, Napoléon Ier pense livrer la bataille décisive qui doit précéder la prise de Vienne.

Le 22 avril 1809, Napoléon Ier entreprend :

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Les troupes de François Joseph Lefebvre et de Louis Nicolas Davout sont chargées de repousser les Autrichiens sur la route d'Eckmühl à Ratisbonne.

Vandamme avance sur Eckmühl et repousse les troupes adverses vers le défilé d'Hagelstadt.

De l'autre côté Jean Lannes progresse en direction de Roking.

En face Charles-Louis de Teschen est inquiété par le défilé et les ponts sur le Danube qu'il lui faudra franchir si la situation tourne mal.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen combat lors de cette bataille d'Eckmühl.

À midi, la droite autrichienne attaque les forces de Louis Nicolas Davout en direction d'Abach.

La réaction de Louis Nicolas Davout est immédiate, il lance ses divisions contre l'ennemi.

Par le Sud, la brigade wurtembergeoise de Vandamme marche sur Eckmühl, dont elle parvient à s'emparer vers 14 heures.

La division de Saint Sulpice suit le mouvement et s'empare d'une grande batterie autrichienne stationné au Nord Ouest de la ville.

La division Gudin appartient au corps provisoire de Jean Lannes.

La division Gudin parvient à s'emparer d'une hauteur boisée située au nord d'Eckmühl, sans grande résistance.

Il poursuit son avance et sera rejoint dans la soirée par la division de Charles Antoine Louis Alexis Morand.

La division wurtembergeoise, suivant de près la division de Charles Antoine Louis Alexis Morand, depuis le village de Seligenthal près de Landshut, avance en direction d'Eckmühl et se positionne près d'Eggolfsheim.

La bataille est rude.

En fin de journée les 64 escadrons appartenant aux divisions de cuirassiers Saint Sulpice et Nansouty et des éléments bavarois et wurtembergeoise, réunis en une seule masse, chargent l'infanterie et à la cavalerie autrichienne.

La cavalerie, menée par Charles-Louis de Teschen, échoue à arrêter les cuirassiers.

La poursuite de l'armée autrichienne s'interrompt près de Köfernig en raison de la fatigue et de l'épuisement des chevaux.

Napoléon Ier, ayant pris conseil auprès de ses officiers, décide d'abandonner la poursuite et de laisser reposer ses troupes harassées par des combats incessants.

Napoléon Ier remporte la victoire en infligeant des pertes relativement élevées à l'ennemi.

Bien que cette bataille soit l'une des plus importantes de la campagne d'Autriche, Napoléon Ier ne parvient ni à l'écraser l'ennemi, ni à empêcher son repli.

Louis Nicolas Davout et le général Vandamme se distinguent particulièrement au cours de cette bataille.

Louis Nicolas Davout sera nommé prince d'Eckmühl par Napoléon peu après.

Jean-Baptiste Cervoni meurt lors de cette bataille tué par boulet de canon.



Bataille de Ratisbonne

Dans la nuit du 22 au 23 avril 1809, Napoléon Ier, installé dans le château d'Eggolfsheim, ordonne à ses forces de se diriger vers Straubing, Landshut et Passau.

Obnubilé par sa marche sur Vienne, l'empereur veut néanmoins assurer la sécurité de son flanc gauche en s'emparant de Ratisbonne

Charles-Louis de Teschen passe le Danube

Napoléon Ier dépêche vers la ville les troupes de Louis Nicolas Davout, avec les divisions Saint-Hilaire et Friant.

Il dépêche aussi le corps de Jean Lannes, accompagné par les divisions de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin vers le même objectif.

Ces forces bénéficient du soutien des troupes de François Joseph Lefebvre qui s'engageront à l'ouest, appuyés par les divisions Bernhard Erasmus von Deroy et Demont.

Pendant ce temps dans la nuit du 22 au 23 avril 1809, Charles-Louis de Teschen organise l'évacuation de Ratisbonne.

Il fait passer le Danube à ses troupes par un ouvrage en pierre et par un pont de bateaux.

À 5 heures du matin, la réserve de cavalerie française commandée par les généraux Nansouty et Saint-Sulpice, se dirige vers Ratisbonne, accompagné par les divisions de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin.

Ces troupes se heurtent à la cavalerie autrichienne.

Cette dernière est bien décidée à repousser les français pour permettre à Charles-Louis de Teschen de passer sur la rive nord du Danube.

Mais les cavaliers autrichiens, étrillés par les Français, doivent battre en retraite dans le plus grand désordre.

Ils dépassent Ratisbonne par l'ouest et franchissent le Danube par le pont de bateaux construit en amont du pont en pierre.

À 10 heures, Gudin prend les hauteurs situées au sud de Ratisbonne, entre les routes d'Abbach et d'Eckmühl.

La division De Charles Antoine Louis Alexis Morand, poursuivant l'action de Gudin par la droite, se range face à la porte de Straubing.

Elle est suivie par la division wurtembergeoise, tenue en réserve.

Au même moment, François Joseph Lefebvre suit tout d'abord le mouvement de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin puis, se dirigeant vers l'ouest, arrive à Ratisbonne aux environs de midi.

La division Friant partie de son bivouac à 6 heures du matin, longe à l'ouest la route d'Abbach.

Friant avance en livrant combat aux troupes autrichiennes et arrive à Ratisbonne aux environs de 13 heures.

Les divisions de cavalerie Saint-Hilaire et Montbrun, progressant par Abbach, se joignent aux cuirassiers stationnés à l'ouest de Ratisbonne peu après 13 heures.

Leur rassemblement terminé, les troupes françaises, commandées par Jean Lannes, partent à l'assaut de la ville.

Cernée par d'épais remparts et défendue par 8 000 Autrichiens et 16 canons.

À 17 heures, après une intense préparation d'artillerie, les troupes françaises franchissent les fossés en avant des remparts.

Après avoir forcé une porte, les troupes de Jean Lannes entrent dans la cité dont les défenseurs finissent par se rendre.

Les combats de rue se poursuivent jusqu'à 19 heures, tandis que la division Friant franchit le pont en pierre sur le Danube, défendu par de nombreux canons.

Elle s'empare des faubourgs de Stadtamhof sur la rive nord du fleuve.

La division Gudin passe à son tour le fleuve dans la soirée.

La prise de Ratisbonne achève la campagne dite des cinq jours.

S'étant emparé de la Ratisbonne, Napoléon Ier, après avoir établi son quartier général dans l'abbaye de Pruel, lance à la poursuite de l'archiduc Charles un corps d'observation commandés par Louis Nicolas Davout.

Pendant ce temps, le gros de l'armée d'Allemagne qui poursuit, depuis le soir du 21 avril, les troupes de Hiller rejoint le corps de Bessières.

Pendant la bataille Napoléon Ier est blessé par une balle autrichienne, qui touche son talon ou sa cheville.

La balle ayant été tirée de loin, elle ne le blesse pas sérieusement mais lui cause une contusion.

La nouvelle se répand vite dans l'armée d'Allemagne et, le soir même, des milliers de soldats venus de toutes parts entourent l'empereur afin de lui faire part de leur attachement.


Napoléon Ier regarde le champs de bataille de de Wagram

Bataille de Wagram

Mort de Général de Lasalle

Paix de Schönbrunn

Louis Alexandre Berthier Prince de Wagram

Après la bataille d'Essling, l'armée autrichienne est en partie détruite.

Les derniers carrés se sont enfuis vers Wagram.

Napoléon Ier, logé dans le palais impérial de Schönbrunn, décide d'en finir.

Pour obtenir la capitulation des autrichiens, il faut impérativement détruire leurs deux grandes armées.

Les espions révèlent à Napoléon Ier que Charles-Louis de Teschen va tenter de contourner l'armée française, mais le flanc précis est inconnu.

L'armée de Napoléon Ier est installée sur l'île de Lobau.

Il lui fait traverser le Danube.

Henri Gatien Bertrand construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube.

Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Le 5 juillet 1809, 100 000 hommes ont franchi le fleuve.

Les maréchaux de Napoléon Ier établissent des positions défensives, de façon à pouvoir intervenir rapidement et efficacement :

Jacques Jean Alexandre Bernard Law commande l'artillerie de la Garde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Jean Baptiste Cacault assiste à cette bataille.

Le cheval de Jean-Baptiste Bessières est fauché par un boulet.

À la tête de la cavalerie saxonne, Maurice Étienne Gérard contribue de manière significative à la victoire française.

À l'issue de la bataille de Wagram, Napoléon octroie à Jacques Jean Alexandre Bernard Law le grand cordon de la Couronne de Fer.

À 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire.

Napoléon Ier remarque une faiblesse dans une ligne de défense ennemie.

Nicolas Charles Marie Oudinot attaque à Russbach détenue par Friedrich Franz Xaver de Hohenzollern-Hechingen, qu'il prend sans aucun problème.

Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Louis Nicolas Davout se trouve en difficulté.

Le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, composé de Saxons, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud.

La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens qui veulent tenir leurs positions jusqu'au bout, se défendent comme des lions.

Grâce à ce courage désespéré, Napoléon Ier échoue dans sa tentative d'encerclement de l'armée de Charles-Louis de Teschen.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen continué à diriger le IIe Armee Korps.

Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus).

Alexandre Gaulthier de Rigny commande la compagnie en l'absence de son capitaine, qui vient d'être tué et se fait remarquer par son courage.

Lorsqu'il rejoint le champ de bataille, Jean-Baptiste d'Autriche tombe sur les arrières des Français et commence à attaquer les hôpitaux de campagne, mais est vite repoussé.

Le lendemain, le 6 juillet 1809, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective.

Charles-Louis de Teschen concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par André Masséna et Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Plus de 75 000 soldats attaquent.

Sous cette pression, les deux chefs français se replient sur Wagram.

La situation commence à devenir critique.

À 14 heures, Napoléon Ier rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville.

En fait, il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et l'anéantir, puis fondre ensuite sur les derniers carrés encore debout de la ville.

Il ordonne à Drout, surnommé le "Sage de la Grande Armée", d'exécuter la manœuvre.

Drout met en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblées en un même point, anéantissant les charges autrichiennes.

Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures.

Jacques Joseph Alexandre Macdonald enfonce le centre de l'armée ennemie que protègent 200 pièces de canon.

L'armée autrichienne de Charles-Louis de Teschen est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne.

Charles-Philippe de Schwarzenberg se retire à la tête de l'arrière-garde.

Les autrichiens comptent plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

Cette victoire, durement acquise, se solde par la capitulation de François Ier d'Autriche qui est contraint de demander la paix de Schönbrunn.

Sur le champ de bataille de Wagram, le colonel Gambin présente à l'Empereur les drapeaux pris à Gratz.

Colonel, lui dit Napoléon, je suis content de la bravoure de votre régiment et de la vôtre, vous ferez graver sur vos aigles : UN CONTRE DIX.

Napoléon Ier, mécontent de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, lui retire son commandement, et le renvoie à Paris.

Louis Alexandre Berthier a son cheval tué sous lui à Wagram.

Louis Alexandre Berthier devient 1er prince de Wagram le 31 décembre 1809.


Morand à Noisy le Grand – de gauche à droite - le fief de Saint-Sène sous la flèche rouge, le fief de la Roche-du-Parc et le clocher de la chapelle Saint-Sulpice le tout à Noisy-le-Grand - en bas la Marne

Charles Antoine Louis Alexis Morand à Noisy-le-Grand

De 1809 à 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand est propriétaire du fief de Saint-Séne à Noisy-le-Grand.

Il acheté cette propriété pour qu'Émilie Lucile Parys, son épouse, ait une résidence en arrivant en France.

À la fin 1809, Charles Antoine Louis Alexis Morand part, avec l'accord de Louis Nicolas Davout, pour un bref séjour en France.

Charles Antoine Louis Alexis Morand retrouve Émilie Lucile Parys, son épouse bien aimée.

À cette époque, Émilie Lucile Parys est présentée, aux Tuileries, à l'impératrice Joséphine de Beauharnais.



Naissance d'Émilie Louise Euphrosine Élise Morand

Émilie Louise Euphrosine Élise Morand naît à Noisy-le-Grand le 13 novembre 1809, fille de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Émilie Lucile Parys.



Difficultés de Charles Antoine Louis Alexis Morand avec Louis Nicolas Davout

En 1810, Charles Antoine Louis Alexis Morand a des difficultés avec Louis Nicolas Davout.

Celui-ci a un caractère difficile, abrupt, d'une sévérité proverbiale, pour ses soldats comme pour ses officiers.

Pour des rapports adressés directement à Clarke par Charles Antoine Louis Alexis Morand, Napoléon Ier demande des explications à Louis Nicolas Davout.

Furieux de cette transmission hors de son contrôle, Louis Nicolas Davout menace Charles Antoine Louis Alexis Morand des arrêts de rigueur.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Gouverneur de Hambourg

Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé gouverneur de Hambourg le 13 juillet 1810.

Charles Antoine Louis Alexis Morand demande à Clarke, le 18 novembre 1810, sa protection en vue d'obtenir de Napoléon Ier :

Enfin, les choses s'arrangent un peu, Charles Antoine Louis Alexis Morand apprenant que Napoléon Ier est très content de ses services à Hambourg.



Dîner de Charles Antoine Louis Alexis Morand chez Louis Nicolas Davout

Finalement, Charles Antoine Louis Alexis Morand est invité à dîner par Louis Nicolas Davout, le 9 février 1811, il en ressort " comblé de joie " et avec la promesse d'un congé de 3 mois.



Présentation d'Émilie Lucile Parys à la Cour

En avril 1811, pendant les fêtes données à Grosbois, Émilie Lucile Parys, épouse de Charles Antoine Louis Alexis Morand, est présentée à la Cour.

Napoléon Ier dit au général : " Elle est belle votre Polonaise !".



Naissance de Napoléon Morand

Mais Charles Antoine Louis Alexis Morand et Émilie Lucile Parys doivent repartir à Hambourg.

Ils logent dans une maison de la place Knismark.

Émilie Lucile Parys y met au monde leur fils aîné.

Napoléon Morand naît le 12 septembre 1811, fils de Charles Antoine Louis Alexis Morand et d'Émilie Lucile Parys.

Il est le filleul de Napoléon Ier.



Entrée de Napoléon Ier en Russie

Alexandre Ier de Russie supporte de plus en plus mal le blocus continental, et il convoite toujours la Pologne libérée par Napoléon Ier.

Philippe-Paul de Ségur est aide de camp de Napoléon Ier et l'accompagne dans la campagne de Russie.

L'or anglais, comme toujours, accélère les choses...

Le 23 juin 1812, au soir, Charles Antoine Louis Alexis Morand passe le Niémen en avant-garde, avec 3 compagnies de voltigeurs.

Le 24 juin 1812, au matin, sa division entre la première en Russie, sur 3 ponts.

Le 24 juin 1812, la Grande Armée, forte de 600 000 soldats, franchit le Niémen, fleuve-frontière entre la Pologne et la Russie.

Jamais autant d'hommes n'avaient été réunis dans une même campagne avant cette date.

Mais l'ennemi se dérobe, se replie.

Napoléon Ier et sa Grande Armée s'épuisent à poursuivre les Russes et s'enfonce un peu plus dans les immenses steppes russes.

Lors des affrontements, les Russes engagent une brève défense avant de se retirer.

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane participe à la campagne de Russie.



Naissance d'Émilie Morand

Émilie Morand naît à Noisy-le-Grand le 27 septembre 1812, fille de Charles Antoine Louis Alexis Morand et d'Émilie Lucile Parys.


Napoléon Ier en retraite – par Adolf Northern Napoléon traversant la Bérézina - par Janvier Suchodolski – 1866- Musée national de Poznan Traversée de la Bérézina

Bataille de la Bérézina

La retraite de Napoléon Ier se fait dans de mauvaises conditions.

L'hiver n'est pas précoce mais est très rigoureux.

Les températures atteignent -30 au thermomètre de Réaumur.

La Grande Armée est :

Les armées russes comptent sur cet obstacle naturel pour bloquer l'armée de Napoléon Ier.

Napoléon Ier décide d'organiser une manœuvre de diversion pour permettre le franchissement de la Bérézina 15 km en amont, face au village de Stoudienka, où le général Corbineau a identifié un passage possible.

Le succès de l'opération passe par la très rapide construction de deux ponts à Stoudienka.

À cet endroit, la largeur de la rivière n'est que de 20 m et sa profondeur est de l'ordre de 2 m.

Les 26, 27, 28 novembre 1812, les pontonniers néerlandais du général Éblé réalisent et entretiennent ces deux ouvrages.

Le fait que les soldats se jettent dans l'eau glacée pour construire les ponts prouve que la Bérézina n'est pas gelée.

La Grande Armée commence à franchir la Bérézina le 26 novembre 1812, dès 13 heures, malgré l'opposition des 3 armées russes.

La division de Charles Antoine Louis Alexis Morand franchit la Bérézina en ordre, à la stupéfaction générale, au son des fifres et des tambours les 27 et 28 novembre 1812.

Dans la nuit, Tchitchagov se rend compte de son erreur mais ne peut intervenir immédiatement.

Tchitchagov, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg et l'avant-garde de Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov prennent l'offensive le 28 novembre 1812 vers 8 heures du matin.

Claude-Victor Perrin, à la tête du neuvième corps de la Grande Armée, avec 10 000 hommes, défend toute la journée sur la rive est de la Bérézina les hauteurs de Stoudienka face à l'armée de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, dont les effectifs se renforcent à mesure que le temps passe.

Fournier emmène 800 cavaliers à la charge, à de multiples reprises, pour repousser la cavalerie et l'infanterie russes.

Claude-Victor Perrin permet à la majeure partie des débris de l'armée de passer le fleuve,

Alors que la traversée s'achève, la nuit interrompt les combats et Claude-Victor Perrin en profite pour passer à son tour sur la rive droite.

Le 28 novembre 1812, Tchitchagov attaque sur le côté droit.

Là, la bataille se déroule dans une forêt de pins et se poursuit toute la journée.

Les maréchaux Nicolas Charles Marie Oudinot et Michel Ney à la tête de 18 000 vétérans dont 9 000 Polonais commandés par les généraux Joseph Zajonchek, Jean Henri Dombrowski et Charles Kniaziewicz, culbutent l'amiral Tchitchagov qui se replie sur Bolchoi Stakhov et lui font 1 500 prisonniers, ce qui permet à la Grande Armée de passer le fleuve.

Pour que cette armée puisse se replier, le 126e régiment d'infanterie de ligne se sacrifie volontairement pour permettre aux éléments qui n'ont pas encore traversé de le faire, il n'y aura que quelques survivants.

Les formations combattantes, l'état-major et l'artillerie de la Grande Armée ont franchi la Bérézina.

Plus tard, de nombreux retardataires sont encore sur l'autre rive.

Jean-Baptiste Éblé envoie plusieurs fois dire autour des bivouacs que les ponts vont être détruits dès l'aube du 29 novembre 1812 pour protéger la retraite.

Des voitures sont incendiées pour convaincre les retardataires de l'urgence à traverser, mais la plupart des traînards, épuisés, préférant attendre le jour, restent sourds à ces injonctions.

Après avoir autant que possible reporté l'échéance, les 2 ponts sont incendiés sur l'ordre de Napoléon Ier entre 8 h 30 et 9 heures.

La rive gauche de la Bérézina offre alors le spectacle tragique d'hommes, de femmes et d'enfants se précipitant à travers les flammes des ponts ou tentant de traverser la rivière à la nage.

Parmi les 400 hommes qui ont construit les ponts, seuls :

survivront à la bataille.

Les cosaques russes, trouvant le passage libéré après le départ de Claude-Victor Perrin, arrivent à 9 h 30.

Jacques Louis César Alexandre Randon participe à la retraite de Russie

Ils s'emparent du matériel abandonné par la Grande Armée et font de nombreux prisonniers, en tout environ 10 000 prisonniers.

Même si la Grande Armée évite l'anéantissement, elle ne comporte plus de quelques milliers de soldats en état de combattre, surtout des grenadiers de la Vieille Garde, alors qu'environ 50 000 traînards se replient sur Vilnius.

Napoléon Ier aura perdu beaucoup d'hommes, environ 45 000 morts, lors de cette bataille, ce qui causera en partie sa perte par la suite.

La Bérézina peut être vue selon les sources soit comme une défaite française soit comme une bataille victorieuse menée dans une campagne perdue.

En France, le mot de Bérézina est devenu dans le langage courant synonyme de désastre.

Pour les Russes, la perspective est autre : la campagne de 1812 marque avant tout pour eux une victoire et un sursaut national.

Le 29 décembre 1812, les débris de la division de Charles Antoine Louis Alexis Morand se regroupent à Thorn.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Grand-croix de 2e ordre de la Réunion

En 1813, Charles Antoine Louis Alexis Morand est adjoint à Henri Gatien Bertrand, à la tête de la 1re division du 4e corps.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est fait Grand-croix de 2e ordre de la Réunion le 3 avril 1813.



Bataille de Lutzen ou de Grossgorschen

Prise de Leipzig

Après le combat de Weissenfels, Napoléon Ier décide de progresser vers Leipzig afin de passer l'Elster et rejoindre le corps d'Eugène de Beauharnais au nord de la ville.

Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre Napoléon Ier dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.

Le 2 mai 1813, pour garder ses flancs, Napoléon Ier envoie Michel Ney protéger la route au sud de Lützen et tenir les villages de Großgörschen, Kleingörschen, Rahna et Kaja.

Le reste de l'armée est en colonne entre Weissenfels et Leipzig.

En tête, le corps de Lauriston attaque les troupes du général Kleist qui tiennent le village de Lindenau, à l'entrée de Leipzig.

À midi, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, venant de Pegau, attaque le centre français en direction de la ville de Lützen.

Pour passer, il faut s'emparer des 4 villages.

Gebhard Leberecht von Blücher attaque en tête, mais se heurte à la division Joseph Souham.

Celle-ci se replie sur la deuxième ligne défensive établie par Michel Ney, laissant les villages aux Prussiens.

Wintzingerode attaque la gauche française à Starsiedel, mais est arrêté par la division Gérard.

Napoléon Ier, surpris par l'attaque d'un ennemi qu'il croyait être à Leipzig, rappelle alors tous ses corps pour repousser l'assaut des Coalisés.

Il se rend auprès de Michel Ney.

L'Empereur dispose les renforts au fur et à mesure qu'ils arrivent.

La ligne française résiste aux assauts des Coalisés.

À 18 heures, Gebhard Leberecht von Blücher tente une dernière percée.

À la tête de la Garde royale prussienne, il lance un nouvel assaut et prend Kleingörschen, Eisdorf et Kaja.

Wintzingerode menace Starsiedel.

Michel Ney envoie la division Gérard qui contre-attaque, reprend les villages de Kleingörschen, Rahna et Kaja, et poursuit la division de la Garde royale prussienne.

Seul Großgörschen reste aux mains des Coalisés.

La Garde Impériale s'installe en avant de Starsiedel.

Drouot dispose l'artillerie de la Garde sur le flanc des troupes de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg.

Attaquées sur les flancs, les forces coalisées se replient.

Napoléon Ier ordonne une attaque générale pour poursuivre les Coalisés, mais la nuit vient mettre un terme à la manœuvre.

Jacques Louis César Alexandre Randon est blessé 2 fois à Lützen,

L'absence de cavalerie empêche Napoléon Ier d'obtenir un succès complet.

Les pertes alliées s'élèvent à environ 20 000 hommes, celles des Français à 18 000.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

La division Jean Gabriel Marchand est engagée lors de cette bataille de Lützen.

Jean Baptiste Cacault est blessé lors de cette bataille.

Alexandre Gaulthier de Rigny, attaché à l'état-major de Louis Alexandre Berthier, reçoit une grave blessure à la tête et est fait prisonnier.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Le lendemain, Leipzig est occupée.

Gerhard Johann David von Scharnhorst, l'âme de la rébellion antinapoléonienne en terre allemande, est blessé par balle au genou lors de la bataille.

La bataille est initialement perçue en Russie comme une victoire de la coalition :


Bataille de Dennewitz avec Jean-Baptiste Jules Bernadotte au milieu - par Alexander Wetterling

Bataille de Dennewitz

Dans le cadre de la guerre de la Sixième Coalition, 58 000 hommes dont la 38e division wurtembergeoise et la 15e division italienne reçoivent l'ordre de Napoléon Ier d'occuper Berlin.

La cavalerie lourde (dragons de Defrance) est une troupe d'élite et l'infanterie de la 12e division de Charles Antoine Louis Alexis Morand est inexpérimentée mais valeureuse.

Elle pousse l'arrière-garde du 4e corps du général Tauenzien.

Le 6 septembre 1813, le 4e corps d'Henri Gatien Bertrand vient de prendre la ville de Dennewitz(à 68 km au sud-sud-ouest de Berlin) et commence à se déployer pour continuer son avance.

Mais le général von Tauenzien décide de résister car sur son aile droite le 3e corps de Friedrich Wilhelm von Bülow apparaît formant un total de 50 000 hommes d'une valeur militaire moyenne.

À 16h l'armée du nord suédoise commandée par Jean-Baptiste Jules Bernadotte arrive.

Michel Ney ordonne la retraite jusqu'à Torgau, sur l'Elbe.

Les Français et leurs alliés sont défaits et perdent 8 000 hommes, 50 canons et 400 chariots de ravitaillement.

Les Prussiens ont 9 000 victimes, les Suédois une trentaine.

À la suite de l'échec de la campagne de Berlin, la Bavière se retire du conflit.


Bataille de Hanau - d'après la peinture de Horace Vernet (1789-1863), gravé par Samuel Jean Joseph Cholet (1786-1874) et Édouard Girardet

Bataille de Hanau

Après la bataille de Leipzig, Napoléon Ier fait retraite en remportant quelques succès.

Cependant, les retardataires désorganisent de plus en plus la Grande Armée.

43 000 Bavarois et Autrichiens commandés par Karl Philipp von Wrede avancent en Franconie, au nord du Danube.

Ils atteignent Hanau, bloquant l'itinéraire de Napoléon Ier à Francfort.

Croyant que le gros de l'armée française fait route plus au nord pour Coblence, Karl Philipp von Wrede pense faire face à seulement 20 000 hommes protégeant le flanc de l'armée principale.

Le 30 octobre 1813, Karl Philipp von Wrede commence à déployer ses forces pour affronter les Français.

Il place son centre devant la Kinzig et son flanc droit au sud, sur une position isolée, seulement reliée à la force principale par un pont.

Avec l'infanterie de Jacques Joseph Alexandre Macdonald et la cavalerie de Sébastiani, Napoléon Ier n'a que 17 000 hommes à lui opposer.

Des forêts denses à l'est des positions de Karl Philipp von Wrede permettent aux Français de progresser jusqu'au contact des alliés.

Napoléon Ier décide d'attaquer l'aile gauche avec toutes ses troupes disponibles.

Vers midi, Victor et Jacques Joseph Alexandre Macdonald dégagent la forêt devant le centre ennemi.

Drouot trouve une voie à travers la forêt pour placer ses canons, vers la gauche de Karl Philipp von Wrede.

Les grenadiers de la vieille garde dégagent le terrain et trois heures plus tard, 50 canons sont déployés.

Après une charge de la cavalerie bavaroise, foudroyée à bout portant par un tir de mitraille, Drouot, soutenu par la cavalerie de François Horace Sébastiani, avance ses canons dans la plaine et après un bref bombardement d'artillerie, réduit au silence les 28 canons de Karl Philipp von Wrede.

La cavalerie française attaque et refoule la cavalerie adverse sur l'aile gauche, avant d'attaquer le centre qui commence à reculer avec de lourdes pertes, sur les berges de la Kinzig.

L'aile droite tente alors de renforcer le centre, mais beaucoup d'hommes périssent noyés en tentant de traverser la rivière sur l'unique pont.

C'est cette charge de cavalerie qui change la face de la bataille.

L'impact de la cavalerie lourde de la Garde impériale est terrible, les grenadiers à cheval de la Garde impériale sous le commandement du général Walther et les Dragons de l'Impératrice enfoncent les Austro-Bavarois.

Le général Louis-Michel Letort de Lorville a son cheval tué sous lui, et le chef d'escadron Claude Testot-Ferry reçoit 22 coups de sabres et de lances et est finalement ramené à l'arrière vivant.

Charles Antoine Louis Alexis Morand se signale lors de cette bataille.

Karl Philipp von Wrede qui pensait n'avoir en face de lui que les miettes de la Grande Armée est plus que déçu.

Cependant, en rassemblant ses troupes, il parvient à former une ligne défensive, du pont de Lamboy à Hanau.

Pendant la nuit, alors que l'Empereur bivouaque dans la forêt au milieu de ses troupes, les alliés abandonnent la ville que les Français occupent le 31 octobre 1813.

Napoléon Ier ne fait aucun effort pour poursuivre Karl Philipp von Wrede.

La route de Francfort est maintenant ouverte, la retraite française se poursuit.

Dans la journée du 31 octobre 1813, Karl Philipp von Wrede tente de reprendre la ville encore occupée par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont et le général Henri Gatien Bertrand, mais il est de nouveau repoussé et perd à nouveau 1 500 à 2 000 hommes.

Son gendre le prince Œttinguen est tué, lui-même est blessé au bas-ventre et doit laisser le commandement au général autrichien Fresnel.

Karl Philipp von Wrede a perdu 9 000 hommes, Napoléon Ier en perd beaucoup moins.

Mais entre les 28 et 31 octobre 1813, environ 10 000 traînards sont faits prisonniers.

Francfort est atteint le 2 novembre 1813 par les Français, alors à seulement 35 kilomètres de leur base arrière de Mayence.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Gouverneur général de Mayence

Le 12 janvier 1814, Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé gouverneur général de Mayence, ville surchargée de blessés et ravagée par le typhus.



Restitution de Mayence

Le 4 mai 1814, Charles Antoine Louis Alexis Morand rend Mayence sur l'ordre de Louis XVIII.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Chevalier de Saint-Louis

De retour à Noisy-le-Grand, Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé chevalier de Saint-Louis 31 juillet 1814.



Charles Antoine Louis Alexis Morand En disponibilité

Le 15 octobre 1814, Charles Antoine Louis Alexis Morand est mis en disponibilité, en demi-solde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand vend sa propriété de Noisy-le-Grand et s'établit à Fontainebleau, dans une maison prise en location.



Arrêt momentané de Napoléon Ier à Fontainebleau

Charles Antoine Louis Alexis Morand Aide de camp de Napoléon Ier

Le 20 mars 1815, Napoléon Ier s'arrêt momentanément à Fontainebleau, lors de son retour de l'île d'Elbe.

Le 20 mars 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand rencontre Napoléon Ier au château de Fontainebleau.

Le 23 mars 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand est à Paris, aux Tuileries.

Il est nommé aide de camp de Napoléon Ier et chargé du commandement des 12e, 13e, 21e et 22e divisions militaires, pour maintenir l'ordre dans la moitié ouest du pays.

Charles Antoine Louis Alexis Morand réussit à éviter la guerre civile.

Rappelé à Paris, Charles Antoine Louis Alexis Morand y arrive le 17 avril 1815.

Charles Antoine Louis Alexis Morand apprend qu'il est nommé colonel général des chasseurs à pied de la Garde impériale.



Lazare Nicolas Marguerite Carnot Pair des Cent-Jours

Charles Antoine Louis Alexis Morand Pair de France

Lazare Nicolas Marguerite Carnot est fait pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

Le 2 juin 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand est fait pair de France.


Bataille de Waterloo - à 19 heures charge décisive de la cavalerie écossaise, emmenée par Ponsomby

Explosion du Fort Manteux

Bataille de Quatre-Bras

Bataille de Waterloo

La veille de la bataille Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel est invité, comme de nombreux autres protagonistes alliés, au Bal de la Duchesse de Richmond à Bruxelles.

Sa présence y est confirmée par le témoignage de Georgiana, Dowager Lady De Ros, tout comme celle du Duc de Wellington.

Napoléon Ier sait que les Alliés sont près à en finir. Le seul moyen de signer un traité et de faire reconnaître légitimement son titre est de détruire les armées ennemies...

Napoléon Ier est, malgré tout, confiant dans son armée dont la situation est quelque peu déconcertante; aucun des officiers n'est véritablement à sa place :

il faut faire avec ce qu'on a !

Le 15 juin 1815, Napoléon Ier décide de se porter sur Charleroi en Belgique, pour couvrir son flanc gauche menacé par Gebhard Leberecht von Blücher, le général prussien.

Son plan d'attaque est déjà établi dans sa tête : il va avancer sur le front avec trois colonnes de 50 000 hommes chacune.

Le 15 juin 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand passe la frontière franco-belge.

Douze colonnes de cavaleries lourdes ouvrent la voie, mettant en déroute les garnisons d'éclaireurs ennemis.

L'armée française engage des mercenaires pour des actions de sabotage, dont la plus célèbre est l'explosion du Fort Manteux, près de Charleroi, gardé par les prussiens (il y eut 1 500 morts et blessés).

Le 16 juin 1815, dans l'après-midi, la Garde tire les 3 coups de canons indiquant le début de l'offensive.

Napoléon envoie ses hommes enlever les forts prussiens détenus par Bülow.

L'ennemi est timide et évite le combat en attendant le soutien anglais, personnifié par Arthur Wellesley de Wellington.

La route des Quatre-Bras est à présente ouverte aux français, mais la cavalerie de Ney se fait durement accrocher pendant l'affrontement, et le 14ème régiment est totalement détruit.

Dans la soirée, Napoléon Ier lance son attaque générale, mais les français piétinent toujours, contenus par les prussiens et les russes à Wavre, en Belgique...

Napoléon Ier fait donner la Garde impériale et met en déroute les prussiens de Hohenlohe.

Le corps du général Gérard arrive en soutien pour contenir une éventuelle percée des prussiens de Gebhard Leberecht von Blücher.

Tout le problème de la bataille de Waterloo tient en une question : où est Blücher ?

Pierre Michel Nempde-Dupoyet combat à Wavre et à Ligny.

Dans la soirée, la petite victoire de Ligny donne un regain d'optimisme dans l'armée française.

Arthur Wellesley de Wellington arrive enfin sur le champ de bataille, accueilli très chaudement par les français maintenant revigorés. Il laisse 5 000 hommes sur le terrain, mais se replie en bon ordre et se réfugie aux Quatre-Bras, sorte de petit plateau dominant la vallée et le bourg de Waterloo.

Napoléon Ier ordonne à Emmanuel de Grouchy de poursuivre les fuyards. Dès cet instant, les deux armées françaises n'ont plus de communication rapide entre-elles.

Les anglais mettent en place leur attaque, directe au premier abord, mais qui a en réalité pour but de contenir l'offensive française en attendant l'arrivée de Gebhard Leberecht von Blücher et ses troupes.

L'affrontement, extrêmement violent, est mitigée, aucune des deux armées n'emportent la décision.

Certains des officiers français, sentant la position instable en cas de retour des Bourbons, poussent leurs hommes sans crainte de risquer leur vie. Les anglais sont à présent acculés à la défensive.

Arthur Wellesley de Wellington repère sur le site des Quatre-Bras une très vaste propriété paysanne sur le haut d'une colline. Il bat en retraite et s'y installe avec ses hommes.

Napoléon Ier ne sait que faire. Ses officiers le poussent à donner l'assaut sur le plateau, mais lui pense avant tout aux prussiens qui se rapprochent.

Mais où est Grouchy ?

Emmanuel de Grouchy, comble du comble, entend le bruit de la bataille. Son corps d'armée n'a qu'une envie : aller aider les camarades fatigués. Mais Emmanuel de Grouchy refuse car Napoléon Ier lui a ordonnée de ne pas bouger et d'attendre l'arrivée de Gebhard Leberecht von Blücher.

En fait, Blücher laisse croire à Emmanuel de Grouchy qu'il se maintient lui aussi à l'écart.

Finalement, c'est Michel Ney qui prend l'initiative. Il rassemble le maximum de cavaliers, lourds de préférence, et donne l'assaut contre les positions anglaises.

La charge puissante ralentit au fur et à mesure de la montée et les chevaux, épuisés, perdent de leur puissance.

Les français buttent alors contre les défenses d'Arthur Wellesley de Wellington, qui adopte alors la stratégie du carré. Il dispose ses fantassins sur 3 lignes, tirant chacune à son tour d'un feu continu et nourri. Les cavaliers, foudroyés, parviennent néanmoins à déstabiliser les anglais.

Michel Ney mène plus de 10 fois la charge, rassemblant toutes les réserves de cavalerie.

Après une heure d'assauts ininterrompus, les positions anglaises sont enfoncées et Arthur Wellesley de Wellington commence à ordonner la retraite.

Michel Ney demande alors des troupes supplémentaires à Napoléon Ier pour engager la poursuite et obtenir une victoire totale.

Charles Antoine Louis Alexis Morand, sur l'ordre de Napoléon Ier, reprend Plancenoit, avec le général Pelet

Gebhard Leberecht von Blücher et ses prussiens s'investissent alors dans la bataille.

Michel Ney remplit son devoir, et vient défendre l'Empereur.

Les français sont encerclés par Gebhard Leberecht von Blücher et les restes de l'armée anglaise d'Arthur Wellesley de Wellington.

Il ne reste bientôt plus que la Garde. Napoléon lance ses 9 derniers régiments dans l'affrontement.

Charles Antoine Louis Alexis Morand revient près de l'Empereur et, après l'échec de l'attaque de la Garde impériale, il place les derniers carrés français, dont celui de Cambronne.

François-Xavier Donzelot combat à Waterloo.

Le chapeau troué de 2 balles, François-Xavier Donzelot prend aux Saxons la ferme de la Haie Sainte à 18 h.

Une heure plus tard, les Prussiens mettent les Français en déroute.

A 20 h 30, accompagné d'un seul soldat, Napoléon Ier l'interpelle François-Xavier Donzelot: Général, c'est tout ce qu'il vous reste ?

Mais hélas, le capitaine du Barrail passe à l'ennemi et informe le colonel Colborne du mouvement français.

Ce dernier tente une dernière manœuvre, enlevant bien sûr tout l'effet de surprise.

Après de longs moments de bravoure et de courage, la Garde recule. C'est la fin de la bataille.

On prendra en considération la fameuse résistance héroïque des derniers carrés ("la Garde meurt, mais ne se rend pas"), mais le soi-disant mot de Cambronne ("M...") avec un peu plus de réserves...

A 21h30, seul un dernier carré résiste encore, refusant de se rendre.

L'étau s'est à présent totalement refermé sur la Grande Armée ce soir du 18 juin de 1815.

Guillaume II des Pays-Bas prend part aux batailles de Quatre-Bras et de Waterloo aux côtés des coalisés.



Charles Antoine Louis Alexis Morand Commandant en chef de l'infanterie de la Garde

Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé commandant en chef de l'infanterie de la Garde le 2 août 1815.

Charles Antoine Louis Alexis Morand doit procéder, avec beaucoup de tristesse, à son licenciement, au-delà de la Loire, le 30 septembre 1815.



Exil en Pologne de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Charles Antoine Louis Alexis Morand, Émilie Lucile Parys, son épouse, et leurs enfants sont autorisés à s'exiler en Pologne.

Au passage, à Vienne, Charles Antoine Louis Alexis Morand est reçu aimablement par l'empereur François Ier d'Autriche, qui se souvient de sa modération lorsqu'il était gouverneur de Vienne, en 1805.

À Varsovie, Alexandre Ier de Russie lui offre de servir dans l'armée russe.

Charles Antoine Louis Alexis Morand refuse de manière courtoise.

En Pologne, Charles Antoine Louis Alexis Morand achète une petite propriété, à Kawenczyn, à quelques lieues de Cracovie, où il mène la vie d'un gentilhomme-fermier.

Ayant pu emporter avec lui sa très belle bibliothèque Charles Antoine Louis Alexis Morand lit et écrit.



Charles Antoine Louis Alexis Morand condamné à mort

En 1816, Charles Antoine Louis Alexis Morand apprend, par les gazettes étrangères, le jugement rendu contre lui par le Conseil de guerre de La Rochelle, le 20 ou le 29 août 1816, présidé par le général Gabriel Rey.

Il est condamné à la peine de mort par contumace et radié de l'ordre de la Légion d'honneur et de l'ordre royal militaire de Saint-Louis.



Réhabilitation de Charles Antoine Louis Alexis Morand

En 1819, par l'entremise d'Élie Louis Decazes et du comte Pozzo di Borgo, Charles Antoine Louis Alexis Morand obtient une ordonnance de Louis XVIII qui lui permet de rentrer en France.

Charles Antoine Louis Alexis Morand arrive à l'improviste à Strasbourg, se constitue prisonnier.

Il comparaît, le 5 juin 1819, devant le Conseil de guerre de la 5e division militaire, présidé par le général Hohenlohe.

Charles Antoine Louis Alexis Morand lit une lettre de Louis Nicolas Davout qui précise que les proclamations de 1815 qui lui sont reprochées ont été rédigées par le ministère de la Guerre de l'époque, à charge pour lui de les signer.

Dans ces conditions, Charles Antoine Louis Alexis Morand est déclaré non coupable et le précédent jugement du Conseil de guerre de La Rochelle est cassé et annulé.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est réintégré dans l'armée au même grade.



Charles Antoine Louis Alexis Morand à la retraite à Montbenoît

Charles Antoine Louis Alexis Morand Conseiller général du Doubs

Charles Antoine Louis Alexis Morand est mis à la retraite le 1er janvier 1825.

Charles Antoine Louis Alexis Morand revient alors à Montbenoît, où il entreprend de grands travaux pour son installation à Morandval, qui se terminent en 1826.

Le résultat est une élégante gentilhommière avec une petite tour ronde, devant un parc planté, longé par le Doubs.

Le mobilier est de style Empire et la Description de l'Égypte figure parmi les livres rassemblés.

Toutefois, il reste simple et modeste dans son train de vie.

Charles Antoine Louis Alexis Morand habitera Montbenoît jusqu'en 1830, avec quelques séjours à Paris et Besançon.

Charles Antoine Louis Alexis Morand est élu conseiller général du Doubs.



Naissance de Louis Charles Auguste Morand

Louis Charles Auguste Morand, dit le vicomte Morand, naît à Montbenoît dans le Doubs le 9 juin 1826, fils de Charles Antoine Louis Alexis Morand et d'Émilie Lucile Parys.



Publication De l'armée selon la charte et d'après l'expérience des dernières guerres

En 1829, Charles Antoine Louis Alexis Morand publie son ouvrage : De l'armée selon la charte et d'après l'expérience des dernières guerres.

Il y expose ses idées sur l'organisation de l'armée (il estime que la cellule de base est le bataillon).

Jusqu'à la guerre de 1914, on cite souvent les idées de Morand dans les cours de l'École de Guerre.



Réintégration dans les cadres de l'armée de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Charles Antoine Louis Alexis Morand Grand-croix de la Légion d'honneur

La Monarchie de Juillet le rappelle Charles Antoine Louis Alexis Morand à l'activité. Charles Antoine Louis Alexis Morand réintègre les cadres de l'armée en août 1830.

Il commande à Besançon la 6e division militaire.

De Paris, Charles Antoine Louis Alexis Morand écrit à Émilie Lucile Parys, sa femme, le 3 octobre 1830 :

Tu me demandes si on donnera une livrée à nos domestiques, je ne m'en soucie pas... je ne veux que la plus grande simplicité, point de faste, point de vanité et, par conséquent, point de livrée...

Charles Antoine Louis Alexis Morand est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 18 octobre 1830.



Charles Antoine Louis Alexis Morand à nouveau Pair de France

Louis-Philippe Ier de France nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand Pair de France pour la seconde fois le 11 octobre 1832.



Mort de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Charles Antoine Louis Alexis Morand meurt 63, rue des Saints-Pères à Paris le 2 septembre 1835.

Ses obsèques sont célébrées à l'église Saint- Germain-des-Près.

Les cordons du poêle sont tenus par :

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (39e division).

Au cimetière, les discours sont prononcés par les généraux Delort et Bernard, aides de camp de Louis-Philippe Ier de France

L'austère républicain Kléber est l'auteur de l'éloge suivant : Je le déclare propre à tout et surtout plein d'honneur, de délicatesse et de probité.

Son nom est inscrit au côté Est de l'Arc-de-Triomphe de l'Étoile.



Transfert des restes de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Les restes de Charles Antoine Louis Alexis Morand et d'Émilie Lucile Parys, son épouse, sont transférés à Montbenoît (Doubs), le 12 août 1885, par leurs descendants.

Aujourd'hui, seul le cœur de Charles Antoine Louis Alexis Morand est au cimetière du Père-Lachaise dans la chapelle située dans la 39e division, face à la 27e division, 1re ligne.


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