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Événements contenant la ou les locutions cherchées



141 événements affichés, le premier en 1502 - le dernier en 1629



Mariage de Jean de Selve avec Cécile de Buxis

Par un contrat du 2 janvier 1502, Jean de Selve épouse à Toulouse le 18 janvier 1502 Cécile de Buxis ou Buxy ou Buxi ou des Buis (morte en 1557), fille d'Antoine ou Jean de Buxis, Conseiller au parlement de Toulouse, et de Béatrix ou Béatrice de Monestier, Dame de Monstrade ou Moustade, en Languedoc. Leurs enfants sont :


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.


Madeleine de la Tour d'Auvergne

Mariage de Laurent II de Médicis avec Madeleine de la Tour d'Auvergne

Laurent II de Médicis épouse à Amboise le 2 mai 1518.

Leur enfant est :



Naissance de Catherine de Médicis

Mort de Madeleine de La Tour d'Auvergne

Mort de Laurent II de Médicis

Catherine de Médicis naît le 13 avril 1519 dans la Via Longa à Florence, fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de La Tour d'Auvergne.

Madeleine de la Tour d'Auvergne, sa mère, meurt le 28 avril 1519, d'une mauvaise fièvre.

Laurent II de Médicis, son père, meurt de la tuberculose quelques jours après.

Catherine de Médicis est orpheline.

Clarice de Médicis, sœur de Laurent II de Médicis, se charge alors de l'éducation Catherine de Médicis.

Madeleine de la Tour d'Auvergne transmet l'Auvergne et le Lauraguais à Catherine de Médicis.



François de Tournon et Gabriel de Gramont à Rome

François de Tournon sont à Rome entre janvier et septembre 1533 pour discuter de l'annulation du mariage d'Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon.

François de Tournon et Gabriel de Gramont négocient aussi le mariage entre Catherine de Médicis, nièce du pape, avec Henri II de France, le deuxième fils du roi.

À cette occasion, Gabriel de Gramont détermine le pape Clément VII à se rendre à Marseille pour y rencontrer François Ier de France le 1er août 1533.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.


Charles II d'Orléans - par Corneille de Lyon - 1536 au cours du séjour de plusieurs mois qu'y fit la cour - Huile sur bois

Mort de François III de Bretagne Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Mort de Sebastiano de Montecuculli

Henri II de France Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Charles II d'Orléans Duc d'Orléans

En août 1536, François de Bretagne est pris d'un malaise lors d'une partie de paume après avoir bu un verre d'eau glacée.

Le verre d'eau lui est apporté à sa demande par le Comte Sebastiano de Montecuculli, seigneur piémontais de sa suite, commissaire de Charles Quint.

François III de Bretagne, Dauphin de Viennois, meurt au château de Tournon en Ardèche quelques jours plus tard le 10 août 1536.

De nombreuses rumeurs circulent à l'époque.

Persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint, François Ier de France fait arrêter Sebastiano de Montecuculli. Celui-ci est jugé coupable, condamné à mort et écartelé à Lyon, en présence de François Ier et de la Cour. Les quartiers de son corps sont pendus aux 4 portes de la ville.

D'autres rumeurs attribuent la mort aux Médicis.

François III de Bretagne n'a contracté aucun mariage et n'a aucune descendance légitime ou illégitime.

La famille de Catherine de Médicis, épouse d'Henri II de France, n'a qu'à éliminer François III de Bretagne pour faire accéder Catherine au trône de France.

D'autres enfin disent que François III de Bretagne serait mort d'une trop fatigante nuit d'amour avec Mademoiselle de L'Estrange, sa maîtresse.

La thèse de la mort naturelle par pleurésie, contractée dans des forteresses insalubres espagnoles quand il était otage de Charles Quint, reste la plus admise.

Henri II de France devient Duc de Bretagne et Dauphin de Viennois.

Mais il ne gouverne pas la Bretagne dont son père garde l'usufruit.

La situation de Diane de Poitiers est encore renforcée.

Sous prétexte d'hommages platoniques, Henri II de France adopte pour sa livrée ordinaire les couleurs de Diane : le noir et blanc (noir et blanc rayée d'or).

Henri II de France identifie l'emblème, le croissant, à celui que la mythologie attribue à la divinité chasseresse, arbore le monogramme fameux où le H et le D s'entrelacent.

Diane de Poitiers n'en entretient pas moins avec Catherine de Médicis des rapports qui se veulent cordiaux.

Elle est officiellement la gouvernante des enfants que Catherine de Médicis, après 11 ans de stérilité, met enfin au monde.

Catherine de Médicis se résigne, serre les dents et attend sa revanche.

En 1536, Charles II d'Orléans se voit offrir l'apanage du duché d'Orléans par Henri II de France, son frère.

Charles II d'Orléans a comme page Pierre de Ronsard.



Diane de Poitiers Maîtresse de Henri II de France

On estime généralement d'après leur correspondance que c'est en 1538 que Diane de Poitiers devient la maîtresse d'Henri II de France

Intelligente, passionnée, de haute noblesse, consciente de son prestige et de son influence, elle est de 20 ans plus âgée que son amant.

Leur relation amoureuse, parfois évoquée complaisamment par des écrivains comme Pierre de Brantôme, reste en fait d'une extrême discrétion.

L'emprise que Diane exerce sur Henri est complexe : nettement plus âgée et plus cultivée que lui et l'ayant de surcroît en partie éduqué, elle est autant sa marraine, sa dame objet d'amour platonique et sa conseillère que sa maîtresse.

Catherine de Médicis s'accommode de l'aventure d'Henri avec Diane de Poitiers et la laisse même les conseiller.

Le grand père maternel de Catherine (fille de Madeleine de la Tour d'Auvergne) est le frère de la grand-mère paternelle de Diane de Poitiers, elles sont donc parentes.

C'est d'ailleurs autant en belle-mère mi protectrice mi-abusive qu'en rivale que Diane agace Catherine.



Mariage de Claude II de L'Aubespine avec Jeanne Bochetel

Claude II de L'Aubespine épouse le 14 janvier 1542 Jeanne Bochetel, fille du Guillaume Bochetel et de Marie de Morvillier. Leurs enfants sont :



Les Gondi en France

Les Gondi, une famille de financiers florentins, arrivent en France en 1543 à la suite de Catherine de Médicis.


Portrait de François II à Plessis-les-Tours

Naissance de François II de France

François II de France naît à Fontainebleau le 19 janvier 1544, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Diane de Poitiers se fait confier l'éducation de leurs enfants, qu'elle conserve jusqu'en 1551.

Catherine de Médicis, dont la position se consolide grâce à la mise au monde un héritier concède son ascendant à la favorite.

François II de France est baptisé à Fontainebleau le 10 février 1544.

Philippe Strozzi di Piero devient page de François II de France.


Marie-Cléophas de Montchenu - portrait par François Clouet vers 1547

Marie-Cléophas de Montchenu Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Marie-Cléophas de Montchenu devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1544 à 1547.


François Gouffier le Jeune - Portrait par François Clouet en 1555

Mariage de François Gouffier le Jeune avec Anne de Carnazet

François Gouffier le Jeune épouse Montargis le 10 février 1544 Anne de Carnazet (1522-1595). Leurs enfants sont :


Marguerite de Lustrac

Mariage de Jacques d'Albon avec Marguerite de Lustrac

Jacques d'Albon épouse le 27 mai 1544 Marguerite de Lustrac. Leur enfant est :

Elle lui apporte la vicomté de Fronsac et une dot de 1 000 livres.

Il est catholique, elle est protestante.

Ce mariage permet à Marguerite de Lustrac de devenir la dame d'honneur de Catherine de Médicis, charge qu'elle exercera pendant 16 ans.



Naissance d'Élisabeth de France

Élisabeth de France naît à Fontainebleau en 1545 ou le 2 avril 1546, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.



Madeleine d'Avaugour Fille d'honneur de Catherine de Médicis

Madeleine d'Avaugour est fille d'honneur de Catherine de Médicis de 1547 à 1560.



Françoise Robertet Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Françoise Robertet devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1547.



Jeanne de Montmorency Fille d'honneur de Catherine de Médicis

Jeanne de Montmorency est Fille d'honneur de Catherine de Médicis de 1547 à 1551.



Jeanne d'Halluin Fille d'honneur de Catherine de Médicis

Jeanne d'Halluin devient Fille d'honneur de Catherine de Médicis de 1547 à 1557

François de Montmorency en tombe amoureux et lui fait une promesse de mariage.

Jeanne d'Halluin est envoyée pendant un temps dans un couvent.



Construction du château de Montceaux-lès-Meaux

Catherine de Médicis demande à Philibert Delorme, l'architecte du roi, de construire le château de Montceaux-lès-Meaux surnommé le château des Reines. Les travaux durent de 1547 à 1559.



Naissance de Claude de France

Claude de France naît à Fontainebleau le 12 novembre 1547, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Elle est élevée aux côtés d'Élisabeth de France et de Marie Ire Stuart.



Mort de Catherine Parr

Catherine Parr meurt au Château de Sudeley à Gloucester dans le Gloucestershire le 5 ou le 7 septembre 1548 en couches. Elle est inhumée à la chapelle du château de Sudeley.

Thomas Seymour, veuf de Catherine Parr, et oncle d'Édouard VI Tudor, propose que Jeanne Grey épouse Édouard VI Tudor qui est son cousin.

Edward Seymour le Vieux a d'ores et déjà arrangé un mariage entre Édouard VI Tudor et Élisabeth de France, la fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Ces deux unions ne sont toutefois pas conclues à cause de la mauvaise santé d'Édouard VI Tudor.



Naissance de Louis de France

Louis de France naît à Fontainebleau le 3 février 1549, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.



Sacre de Catherine de Médicis

Lors du sacre de Catherine en 1549, Diane de Poitiers préside la cérémonie vêtue de la livrée des princesses du sang.

De nombreux commentaires ont été fait sur l'ambiguïté du monogramme du roi Henri II de France, un H majuscule entouré de deux demi-cercles qui peuvent aussi bien s'interpréter comme deux C ou deux D. On a fait remarquer que sur le monogramme du cabinet de Catherine de Médicis à Blois, le C est marqué sans ambiguïté.

Diane de Poitiers favorise tour à tour Anne de Montmorency et le parti des Guise. Catholique convaincue, elle pousse le roi à réprimer les protestants.



Naissance de Charles IX de France

Charles-Maximilien de France, futur Charles IX de France, naît le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.



Liaison de Henri II de France avec Janet Fleming

Henri II de France a une liaison avec Janet Fleming, la deuxième, gouvernante de Marie Ire Stuart. Leur enfant est :

Cette liaison semble être encouragée par Anne de Montmorency qui cherche à écarter la Sénéchale de Normandie trop favorable aux Guise. Absente momentanément de la cour pour raison de santé, Diane de Poitiers revient en catastrophe avertie par les Guise et fait, en accord avec Catherine de Médicis, renvoyer Janet Fleming en Écosse.



Naissance de Henri III de France

Henri III Duc d'Angoulême

Alexandre-Édouard, futur Henri III de France, naît à Fontainebleau le 19 septembre 1551, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Il reçoit d'abord le titre de Duc d'Angoulême et est le préféré de sa mère.

Il grandit à Amboise, avec Jacques Amyot et François de Carnavalet pour précepteurs.



Marie-Cléophas de Montchenu à nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Marie-Cléophas de Montchenu devient à nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1552 à 1560.



François de Scépeaux au conseil d'Henri II de France

Catherine de Médicis régente du Royaume de France

Soumission de Metz

Prise de Toul

Protectorat de la France sur Nancy et Verdun

Nicolas de Lorraine Régent des duchés de Lorraine et de Bar

François de Scépeaux est appelé au conseil d'Henri II de France en 1552.

François de Scépeaux suggère de mettre un terme aux invasions des armées de Charles Quint en s'emparant des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun.

L'empereur vous fait la guerre en sous-main, dit-il au roi, il faudrait la lui déclarer ouvertement. Ainsi emparez-vous desdites cités, puisqu'il vous en offre l'occasion.

Henri II de France souhaite imposer sa protection aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires du duché de Lorraine sous le prétexte, incongru pour l'époque, que leurs habitants étaient de langue romane.

La campagne est soigneusement préparée sur le plan diplomatique.

La campagne est, menée avec une armée de quelque 35 000 hommes, loin des armées de 10 000 soldats du début des guerres d'Italie.

Elle est menée sous le commandement de François Ier de Lorraine-Guise, protégé du clan de Diane de Poitiers.

Gaspard de Saulx est placé à la tête de l'armée chargée d'envahir les Trois-Évêchés.

Jacques d'Albon et Robert IV de La Marck participe à cette campagne.

S'y rendant, Henri II de France confie la régence du pays à Catherine de Médicis.

Honorat II de Savoie accompagna Henri II de France dans ce voyage.

Le 2 avril 1552, Henri II de France arrive sur Toul.

Devant l'imposante armée française, les clés de la ville de Metz sont remises au Roi le 10 avril 1552.

Le 13 avril 1552, Henri II de France prend la ville de Toul qui n'offre aucune résistance.

D'autres villes importantes vont être placées sous le protectorat de la France comme Nancy ou Verdun.

Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, Henri II de France destitue arbitrairement Christine de Danemark, la régente.

Il nomme régent des duchés de Lorraine et de Bar le francophile Nicolas de Lorraine et, d'autorité, emmène le jeune duc Charles III de Lorraine, âgé de 9 ans, terminer sa formation à Paris afin de le soustraire à l'influence de la duchesse-douairière.

Christine de Danemark se retire dans sa terre de Blâmont, qu'elle a reçu en douaire, puis à Bruxelles et en Bavière.

Henri II de France s'avance jusqu'à Strasbourg, ville pourtant germanophone, à la frontière d'Allemagne.

Jacques II de Goyon fait ses premières armes durant cette conquête.

Robert IV de La Marck reprend possession des places de son duché de Bouillon, 30 ans après l'usurpation de Charles Quint.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de France ou Marguerite de Valois, surnommée la Reine Margot, naît au château de Saint-Germain-en-Laye le 14 mai 1553, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.



Campagne en Italie et en Corse

Les français remportent des victoires en Italie et en Corse.

En 1554, Charles Ier de Cossé prend tous le pays des Langhes, et finit la campagne par la conquête d'Ivrée, qui ouvrait un passage aux troupes auxiliaires des Suisses, et facilite les courses dans le Milanais et sur les terres de Pavie.

Henri II de France, avec l'aide des troupes de ses alliés les princes protestants allemands, récupère le Milanais, Asti et Gênes. Le pape est vaincu et les Farnèse retrouvent leurs terres.

Voulue par Catherine de Médicis et conduite par Pierre Strozzi, son cousin, l'expédition française en Italie, est destinée aussi à faire contrepoids aux succès des Guise.



Naissance de François d'Alençon

Hercule puis François de Valois ou François d'Alençon naît à Fontainebleau le 18 mars 1555, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Presque nain à la naissance, il est pourtant baptisé Hercule. On le débarrassera ensuite de ce prénom pour lui donner celui de son frère aîné le roi François II de France.

Étant jeune, François d'Alençon est gravement touché par la petite vérole et son visage en est durement marqué. Il est, selon Turenne, l'un des plus laids hommes qui se voyaient.



Naissance de Jeanne de Valois

Naissance de Victoire de Valois

Jeanne de Valois et Victoire de Valois, des jumelles, naissent à Fontainebleau le 24 juin 1556, filles d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.


Château d'Acquigny Château d'Acquigny

Construction du Château d'Acquigny

Acquigny s'est développé au confluent de deux rivières :

L'actuel château d'Acquigny, dans l'Eure, est construit à partir de 1557 par Anne de Laval, cousine du roi et première dame d'honneur de Catherine de Médicis.

Il est probable que cette maison a été construite à l'emplacement où se trouvait le manoir de Guillaume de Poissy au XIIIe siècle.

Ce bras alimentait aussi les douves du château et protégeait le prieuré Saint-Mauxe et le village médiéval situé derrière le château actuel.

Anne de Laval veut que l'architecte, Philibert Delorme ou Jacques Androuet du Cerceau, s'inspire de son amour éternel pour son mari et construise sa demeure en utilisant leurs 4 initiales entrelacées.

C'est une construction d'une rare élégance, centrée sur une tourelle d'angle à loggias superposées reposant sur une trompe en forme de coquille Saint-Jacques.

La façade d'honneur est revêtue de nombreux éléments décoratifs qui célèbrent cet amour exceptionnel et la gloire de sa famille.



Mariage de Jean Baptiste Ier de Gond avec Maddaléna Bonajuti

Maddaléna Bonajuti est veuve de Louis Alamanni.

Le contrat de mariage est passé par devant Lamiral et Croyon, notaires au Châtelet de Paris, le 17 décembre 1558.

Jean Baptiste Ier de Gond épouse à Paris après le 17 décembre 1558 Maddaléna Bonajuti ou Buonaviti ou Bonaiuti (morte en 1580), Dame d'Atour de la Reine Catherine de Médicis.


Claude de France

Mariage de Charles III de Lorraine avec Claude de France

Majorité de Charles III de Lorraine

Charles III de Lorraine, Duc de Lorraine et de Bar, épouse à Paris le 22 janvier 1559 Claude de France, âgé de 12 ans, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Leurs enfants sont :

Charles III de Lorraine est à l'occasion déclaré majeur.

Charles III de Lorraine a aussi un fils illégitime, Charles de Remoncourt (mort en 1648), Abbé de Lunéville et de Senones.

Claude de France, fort discrète, est la fille préférée de Catherine de Médicis. Elle quitte fréquemment Nancy, la capitale de Lorraine pour vivre au coté de sa mère à la cour de France.



Second traité de Cateau-Cambrésis

Le décès de Charles Quint et de Marie Ire Tudor précipite la signature à Cateau-Cambrésis du second traité, également appelé paix du Cateau-Cambrésis, entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne le 3 avril 1559. Il met fin à 65 années de guerres d'Italie.

Cette Paix est devenue nécessaire aux deux parties qui se sont épuisés financièrement et en particulier pour la France en proie aux troubles religieux entre Église romaine et Huguenots.

Anne de Montmorency contribue beaucoup à la paix de Cateau-Cambrésis.

Antoine Perrenot de Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient ce traité.

La France :

L'Espagne retrouve sa position dominante sur l'Italie, même si elle laisse à la France 5 forteresses, dont Turin, Chièri, Pignerol et Asti.

Le traité prévoit aussi les mariages :

Dunkerque est cédée par les Français aux Espagnols.



Mariage de Philippe II d'Espagne avec Élisabeth de France

Philippe II d'Espagne est veuf de Marie Ire Tudor.

Don Carlos devait épouser Élisabeth de France mais son père, conscient de la personnalité perturbée de son fils, le supplante dans ce mariage.

En vertu d'une des clauses du traité de Cateau-Cambrésis, Philippe II d'Espagne épouse en 1559 Élisabeth de France, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Leurs enfants sont :


Marguerite de Valois vers 1560

Marguerite de Valois et Catherine de Médicis

Avec Catherine de Médicis, sa mère, Marguerite de Valois entretient des rapports distants, éprouvant pour elle un mélange d'admiration et de crainte.

Marguerite de Valois est principalement élevée avec ses frères Henri III de France et François d'Alençon puisque Élisabeth de France et Claude de France, ses sœurs viennent de se marier.



Jacques II de Goyon Lieutenant général de la Basse-Normandie

En 1559, Catherine de Médicis fait donner à Jacques II de Goyon la lieutenance générale de la Basse-Normandie.


Mort d'Henri II de France Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery - Gravure allemand e- XVIe siècle L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles Francois II Roi de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

François II de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente du Royaume de France

La famille de Guise au pouvoir

François de Montmorency Maréchal de France

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber.

Furieux, Henri II de France veut un deuxième affrontement.

Gabriel Ier de Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer.

Mais Henri II de France, ne change pas de position.

La lance de Gabriel Ier de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi.

Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi.

Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi.

Emmanuel-Philibert de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arrivera le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Gabriel Ier de Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II de France. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte.

Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.

En 1559, François II de France devient Roi de France.

Bien qu'il soit majeur, il est immature et incapable de gouverner.

Enfant d'une santé très fragile, il souffre de maux de tête continuels.

Il est fragile psychologiquement, souvent en proie à des colères subites ou des angoisses.

Profitant de sa fragilité, Catherine de Médicis, sa mère, exerce réellement le pouvoir.

François de Montmorency doit céder la charge de Grand-maître, héritée de son père, François Ier de Lorraine-Guise

Le jeune roi confie à François Ier de Lorraine-Guise et à Charles Ier Cardinal de Lorraine le gouvernement.

Les Guise, oncles de la jeune reine Marie Ire Stuart, exercent un ascendant sur le roi par son intermédiaire.

La famille des Guise est au summum de sa puissance.

François Ier de Lorraine-Guise et Charles Ier Cardinal de Lorraine dirige la France sous le règne de François II,

Charles Ier Cardinal de Lorraine, véritable tête politique de la famille, a alors entièrement l'administration des finances.

Garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée, ils sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre.

François de Montmorency est fait Maréchal de France en 1559 par François II de France.



Catherine de Médicis Protectrice de Pedro Gonzalès

Après Henri II de France, Catherine de Médicis poursuit la protection de Pedro Gonzalès.



Disgrâce de Diane de Poitiers

Catherine de Médicis renvoie Diane de Poitiers et l'oblige à restituer le château de Chenonceau et à accepter en échange le château de Chaumont-sur-Loire, dominant la Loire, entre Blois et Amboise. Diane de Poitiers se retire à Anet.

Diane restitue également les bijoux de la couronne. Marie Ire Stuart apparaît aux fêtes du sacre de son époux François II de France avec les bijoux arrachés à Diane de Poitiers.

Catherine de Médicis fera édifier au château de Chenonceau sur le pont de Diane deux galeries superposées formant un espace de réception unique au monde, et donnant ainsi au château son aspect actuel.

Réfugiée à Anet, loin de la cour, humiliée mais non écrasée, Diane de Poitiers se consacre à l'administration de ses nombreux domaines.



Claude Gouffier Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Claude Gouffier est Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1560.


Exécution des conjurés d'Amboise

Siège de Pertuis

Conjuration d'Amboise ou Tumulte d'Amboise

À partir de 1560, en France, les tensions politiques, religieuses et militaires se font de plus en plus dures entre catholiques et protestants. Les protestants sont plus que jamais confiants dans leur avenir et espèrent obtenir enfin leur émancipation. Ils attendent du nouveau roi, le jeune François II de France, un retournement en leur faveur.

Plusieurs protestants souhaitent dès lors soustraire le roi à l'influence des Guise et organisent un complot pour enlever le roi et la reine mère, Catherine de Médicis, et placer au pouvoir le prince Louis Ier de Bourbon-Condé.

Le chef de la conjuration est Godefroy de Barry, Seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord, qui réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme :

Sont également complices des marchands des villes d'Orléans, Tours et Lyon. Louis Ier de Bourbon-Condé, qui attend à Orléans de recueillir les fruits du complot, est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés.

Gaspard II de Coligny, nouveau chef des huguenots, refuse cette voie de la violence, et empêche qu'une partie de la noblesse protestante de Normandie s'associe au complot.

Jurant de venger son frère Antoine, Paulon de Mauvans rallie les églises protestantes de Provence à la conjuration à Mérindol, et lève 2000 hommes et en envoie 100 à Nantes.

Le 1er février 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan.

Quelques jours plus tard, le 12 février 1560, les Guise sont informés par Pierre des Avenelle, un avocat parisien.

En 1560, François Ier de Clèves est le premier à donner l'éveil de la conjuration d'Amboise à François II de France. François de Clèves restera fidèle à la famille royale

Le 22 février 1560, les Guise décident de transférer François II de France et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les gardes sont changés et les défenses renforcées. Les Guise s'attendent à tout.

Avec sa troupe, Paulon de Mauvans fait le siège de Pertuis en mars 1560, puis s'en détourne.

Le 8 mars 1560, l'édit d'Amboise rapporte l'édit d'Écouen et accorde le pardon royal aux protestants.

Les conjurés ont prévu leur action principale pour le 1er mars mais la remettent au 16 mars 1560.

Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance doivent préparer l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guise font fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient.

À partir du 17 mars 1560 commencent les exécutions :

Le 19 mars 1560, La Renaudie est capturé. Il est écartelé et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville. La répression fait 1200 à 1500 morts.

Jacques d'Albon et François Ier de Clèves participent à la répression.

Louis Ier de Bourbon-Condé combat finalement la conjuration pour donner le change.

Louis Ier de Bourbon-Condé est mis en arrestation mais est libéré quelques semaines plus tard parce que les Guise n'ont pas de preuve de sa participation à la conjuration.

Les rois de France ne séjournent plus vraiment à Amboise ensuite.

Les enfants de France continuent cependant à y être élevés.


Michel de l'Hospital

Michel de l'Hospital Chancelier de France

En 1560, pour contrebalancer l'influence grandissante des Guise, qui à ses yeux représente un danger pour la dynastie, Catherine de Médicis nomme au poste de Chancelier de France Michel de l'Hospital, un humaniste qui va pendant 8 ans tenter de réconcilier catholiques et protestants.

Dans un premier temps ouvert à la discussion et à la réforme de l'Église, Charles Ier Cardinal de Lorraine soutient la politique de Michel de l'Hospital tout en s'illustrant comme le champion de la cause catholique.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France.

Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.

Jean II Babou de La Bourdaisière se retire la cour.


Louis Ier de Bourbon Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé Chef du parti protestant

Proche de la Réforme, Antoine de Bourbon participe aux cérémonies protestantes mais sans véritables convictions religieuses, il oscille plusieurs fois, entre le catholicisme et le protestantisme.

Les désaccords conjugaux d'Antoine de Bourbon avec la très rigoureuse Jeanne III d'Albret et l'appel du pouvoir auprès de Catherine de Médicis l'amène à choisir le camp catholique en 1560.

Son frère cadet Louis Ier de Bourbon-Condé, prince de Condé devient alors le chef du parti protestant.

François Ier de Coligny-d'Andelot est parmi les premiers à rejoindre Louis Ier de Bourbon-Condé.

François Ier de Coligny-d'Andelot voit sa place de colonel-général confisquée au profit du Duc de Randari.



Antoine de Bourbon Lieutenant général du royaume de France

Antoine de Bourbon ayant passé sa vie à guerroyer pour le roi de France, Catherine de Médicis, régente au nom de son fils Charles IX de France, le nomme lieutenant général du royaume en 1561.



Blaise de Lasseran Gouverneur de Guyenne

Bataille de Targon

Lorsque éclatent en Aquitaine les premiers troubles religieux, en 1561, après diverses hésitations, et sur l'ordre du roi, en réalité de Catherine de Médicis, Blaise de Lasseran dirige la répression contre les protestants comme gouverneur de Guyenne.

Blaise de Lasseran poursuit le sire de Duras en Guyenne, et rivalise d'horreurs avec lui.

Blaise de Lasseran finit par le rattraper et le battre à Targon le 15 juillet 1561.



Colloque de Poissy

Du 9 au 26 septembre 1561, en vue de maintenir la paix religieuse en France, se tient le colloque de Poissy lors duquel Catherine de Médicis réunit 46 prélats catholiques, 12 ministres du culte protestant et une quarantaine de théologiens.

La mésentente sociale et les conflits politiques caractérisent la rivalité entre les deux camps. Mais les discussions qui se tiennent au colloque portent sur des controverses théologiques.

Théodore de Bèze y expose la doctrine de l'Église réformée.

Charles Ier Cardinal de Lorraine obtient que le débat se concentre sur la nature de l'Eucharistie : Lors de cette célébration, comment le Christ manifeste-t-il sa présence ? C'est sur cette question que l'accord achoppe le 26 septembre 1561.

Afin de poursuivre les négociations, Michel de l'Hospital suggère alors à la reine mère d'appeler des délégations restreintes au château de Saint-Germain-en-Laye.

Mais le 14 octobre 1561 leur assemblée se sépare sans avoir trouvé de compromis.

L'émergence d'un parti modéré à la cour induit un relâchement de la pression sur les réformés.

Les protestants se sentent libre et les plus violents cherchent à s'imposer par la force.

Au final, la Catherine de Médicis ne contrôle plus la situation.

Confiants dans leur avenir, les mal sentants de la foi se sont convertis en masse au protestantisme.

L'année 1561 est l'apogée du protestantisme en France.

Il y a environ 2 000 000 de protestants en France. Les catholiques sont plus que jamais irrités.


Guerres de religion

Première guerre de religion

Édit de Saint-Germain

Massacre de Wassy

Retour forcé de la famille royale à Paris

Le 17 janvier 1562, Catherine de Médicis promulgue l'Édit de Saint-Germain ou l'édit de Janvier qui constitue une véritable révolution.

Il autorise la liberté de conscience et la liberté de culte pour les protestants, à la condition que ceux-ci restituent tous les lieux de culte dont ils s'étaient emparés.

La tolérance civile instaurée par la reine va produire l'effet contraire à celui recherché.

François Ier de Lorraine-Guise est violemment opposé à la nouvelle politique de tolérance menée par Catherine de Médicis.

Louis de Gonzague se pose comme le mentor politique d'Henri III de France. Profondément dévot, Louis de Gonzague se présente comme un catholique opposé à la conciliation.

Le 1er ou le 15 mars 1562, François Ier de Lorraine-Guise, revenant de négociations en Alsace, fait tuer par ses gens à Wassy en Champagne, dans des circonstances peu claires, 23 ou 37 huguenots regroupés dans une grange pour célébrer leur culte. 100 autres sont blessés.

Ce massacre plonge la France dans les guerres de religion.

Au cours des guerres opposant catholiques et protestants, Catherine de Médicis essaiera tant bien que mal de maintenir un certain équilibre entre les deux parties.

À son retour à Paris, François Ier de Lorraine-Guise est accueilli en héros et le peuple réclame une croisade contre les huguenots.

Prise au dépourvue par la précipitation des événements, Catherine de Médicis tente une ultime démarche pour maintenir la paix.

Mais François Ier de Lorraine-Guise surgit en force avec ses troupes à Fontainebleau où la famille royale se trouve.

Il contraint Charles IX de France et Catherine de Médicis à le suivre à Paris sous le prétexte de les protéger des protestants, les obligeant par ce moyen à prendre le parti des catholiques.


Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André vers 1562 - Musée national du château et des Trianons à Versailles

Siège de Rouen

Prise de Blois

Prise de Poitiers

Prise de Bourges

À la fin mai 1562, Rouen est assiégée par les troupes catholiques.

Dès juin 1562, l'armée catholique commandée par Anne de Montmorency, forte d'une infanterie de 22 000 hommes et 6 000 cavaliers marche sur Rouen.

Charles de Bourbon-Montpensier, dans l'armée royale, prend part aux sièges de Bourges et de Rouen.

Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé sont confrontés à la nécessité de protéger Rouen sans pouvoir quitter Orléans où ils sont bloqués par la nécessité de défendre cette ville.

Jacques d'Albon prend Blois aux protestants le 4 juillet 1562.

René de Rochechouart est la prise de Blois.

Jacques d'Albon prend Poitiers le 29 juillet 1562.

René de Rochechouart est la prise de Poitiers.

Jacques d'Albon prend Bourges le 31 août 1562, réprimant toute résistance avec une extrême brutalité.

La position centrale de Bourges empêche les protestants du sud de la France de joindre ceux du Nord.

Le 7 août 1562, Jacques d'Albon fait pendre Jacques Herbert, sieur de l'Isle, maire calviniste de Poitiers, et quelques autres protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé publie en août 1562 un manifeste où il proclame sa volonté de délivrer Charles IX de France et Catherine de Médicis des Guise.


Bataille de Dreux

Bataille de Dreux

Anne de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé Prisonnier

Mort de Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André

Mort de René d'Anglure

Mort de François II de Clèves

Mort de Jean d'Annebault Baron de Retz, Seigneur de Machecoul, d'Annebault et de La Hunaudaye

Jacques de Clèves Duc de Nevers

L'armée royale commandée par le connétable Anne de Montmorency constituée de 20 000 fantassins, 2 000 cavaliers et de 30 pièces d'artillerie, marche sur Dreux pour intercepter l'armée protestante et passe l'Eure sans être repérée le 18 décembre 1562.

À l'aube du 19 décembre 1562, les protestants commandés par Gaspard II de Coligny se retrouvent au sud-est de Dreux face à l'armée royale avec 3 fois moins d'infanterie et 2 fois plus de cavaliers ainsi que 3 fois moins de canons.

Armand de Gontaut-Biron et François de Montmorency prennent part à cette bataille dans l'armée catholique.

Claude de La Châtre, dans le camp catholique, se distingue à cette bataille.

Passé maréchal de camp, François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

François de La Noue et Guillaume V de Hautemer sont du coté protestant.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

François Gouffier le Jeune participe à cette bataille.

Bien que souffrant de la fièvre, François Ier de Coligny-d'Andelot participe à cette bataille

Gaspard II de Coligny, conscient de son infériorité numérique veut se replier sur le village de Tréon, mais pendant la manœuvre, il présente le flanc aux troupes catholiques qui avancent et, se servant de leur artillerie, provoque la panique chez les lansquenets.

Louis Ier de Bourbon-Condé, avec ses cavaliers et 4 régiments de reîtres enfonce les suisses, mais ils se reforment et repoussent une deuxième attaque.

Gaspard II de Coligny s'élance successivement sur la gendarmerie, les vieilles bandes françaises et l'infanterie bretonne.

Anne de Montmorency, blessé à la mâchoire, est fait prisonnier au début de la bataille.

Les suisses réagissent devant les lansquenets qu'ils haïssent et les battent.

Lors de cette bataille, on remarqua la lenteur des reîtres allemands dans l'action, car ils devaient attendre la traduction des ordres.

François Ier de Lorraine-Guise jusqu'alors en réserve attaque à son tour Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé. Celui-ci, occupé à rallier les allemands est fait prisonnier.

Gaspard II de Coligny rallie les gendarmes de Condé et 1 000 reîtres, et attaque la cavalerie catholique.

François Ier de Lorraine-Guise lance dans la bataille les vieilles bandes du Piémont. Gaspard II de Coligny, contraint de battre en retraite, le fait en ordre

Le bilan est lourd : 7 000 à 8 000 hommes sont hors de combat.

Du coté catholique sont tués :

Côté protestants sont morts :

René d'Anglure et François II de Clèves meurent lors de cette bataille.

Jacques de Clèves devient Duc de Nevers.

Louis Ier de Bourbon-Condé est traité courtoisement par François Ier de Lorraine-Guise, de même que Anne de Montmorency par Gaspard II de Coligny.

C'est surtout Catherine de Médicis qui tire profit de la bataille : le triumvirat est rompu, avec la mort Jacques d'Albon et la captivité d'Anne de Montmorency.



Édit de tolérance d'Amboise

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Catherine de Médicis signe le 19 mars 1563 l'édit de tolérance d'Amboise ou édit de pacification qui réconcilie pour un temps les deux parties.

Il garantit aux huguenots la liberté de conscience et une autorisation du culte, soigneusement limitée toutefois, l'édit faisait des conditions plus favorables aux gentilshommes réformés qu'aux roturiers.

Louis Ier de Bourbon-Condé accepte l'édit et est libéré.

Anne de Montmorency se rapproche après la paix de son neveu protestant, Gaspard II de Coligny, ayant contribué à la signature de la paix d'Amboise.

Plusieurs facteurs semblent amener à la construction du château de Maulnes en tant qu'investissement politique dans ce territoire. L'une des premières années importantes est 1563.

Elle marque la fin de la première guerre de religion (1560-1563), dans laquelle était engagé militairement.



Siège du Havre

L'Angleterre a fait insérer dans le traité d'Hampton Court la clause :

sans que ce présent traité puisse préjudicier au droit de la reine d'Angleterre sur Calais

et tente de profiter de sa présence au Havre pour récupérer Calais en refusant de quitter Le Havre tant que Calais ne lui aura pas été restitué.

La cour, en paix avec les calvinistes, entreprend de chasser les Anglais de la Normandie.

En 1563 Florimond III Robertet est envoyé en Angleterre, pour engager Élisabeth Ire Tudor à rendre Le Havre.

Élisabeth Ire Tudor ne se refuse pas à la restitution, mais ne demande rien de moins que Calais en échange.

Florimond III Robertet est bien reçu et mal écouté.

En mai 1563, Catherine de Médicis déclare le Traité d'Hampton Court invalide et demande résolument le retour immédiat du Havre à la France.

Le refus d'Élisabeth Ire Tudor amène des préparations militaires.

La garnison anglaise est décimée par la maladie à raison d'environ 60 hommes par jour.

À l'été 1563, les troupes françaises où catholiques et protestants joignent leurs forces assiègent le Havre.

Charles Ier de Cossé commande sous le roi et Anne de Montmorency au siège du Havre: c'est sa dernière expédition.

François de Scépeaux participe à ce siège, sous les ordres d'Anne de Montmorency.

Malade, François Ier de Coligny-d'Andelot ne peut participer à ce siège.

François de Montmorency prend part à ce combat.

Le 27 juillet 1563, au bout de 8 jours, Anne de Montmorency, accompagné de son neveu Gaspard II de Coligny et de Louis Ier de Bourbon-Condé, obtient au nom de Charles IX de France la reddition d'Ambrose Dudley, 3e comte de Warwick.

Catherine de Médicis qui avait, jusque alors, cherché des arrangements avec l'amiral Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé perd définitivement confiance en eux, bien qu'ils aient dénoncé le traité d'Hampton Court.

Les troupes anglaises ramènent la maladie à Londres où elle fait 21 000 morts.

Ce désastre détermine par la suite la réticence de l'Angleterre à s'engager dans des conflits étrangers.



Pierre Brûlart Secrétaire des commandements de Catherine de Médicis

Pierre Brûlart est Secrétaire des commandements de Catherine de Médicis en 1564.



Mariage de François II de Saint-Nectaire avec Jehanne de Laval

François II de Saint-Nectaire épouse le 14 février 1564 Jehanne de Laval, fille de Gilles II de Laval (mort en 1559), Seigneur de Loué, et de Louise de Sainte-Maure, Dame de Nesle. Leurs enfants sont :



Madeleine d'Avaugour Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Madeleine d'Avaugour est dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1564 à 1576.



Marie Bochetel Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Marie Bochetel devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1564.



Mathurin de La Saussaye Évêque d'Orléans

En 1564, Jean de Morvilliers se démet de son évêché d'Orléans au profit de Mathurin de La Saussaye, son neveu.

Jean de Morvilliers fait partie des conseillers de Catherine de Médicis, dits modérés, favorables à une politique de conciliation avec les protestants.


Château de Vallery

Mort d'Éléonore de Roye

Liaison de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Marguerite de Lustrac

Liaison de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Isabeau de la Tour d'Auvergne

Éléonore de Roye meurt le 23 juillet 1564.

Louis Ier de Bourbon-Condé est veuf d' Éléonore de Roye.

Marguerite de Lustrac est devenue protestante.

Louis Ier de Bourbon-Condé a une liaison avec Marguerite de Lustrac.

Dans l'espoir de l'épouser, Marguerite de Lustrac lui donne sa terre de Vallery et le château.

Louis Ier de Bourbon-Condé trompe Marguerite de Lustrac avec Isabeau de la Tour d'Auvergne, la belle Limeuil, une des demoiselles de l'Escadron Volant de la reine Catherine de Médicis.



Édit de Roussillon

Catherine de Médicis fuit la peste déclarée à Lyon.

Elle trouve refuge, avec Charles IX de France, son fils, et une partie de la cour au château de Roussillon où elle séjourne du 17 juillet au 15 août 1564.

Durant ce séjour, Charles IX promulgue le 9 août 1564 l'Édit ou la Déclaration de Roussillon.

Cet édit, qui ne fait que confirmer l'Édit de Saint-Germain, est préparé par le chancelier Michel de L'Hospital et le ministre Sébastien de L'Aubespine qui le signe.

Lors de son voyage dans différentes parties de son royaume, Charles IX de France constate que selon les diocèses, l'année débute :

Confirmant un article de l'édit de Saint-Germain, l'article 39 de cet édit annonce que l'année commencera désormais en France le 1er janvier (correspondant à la Circoncision de Jésus).

Cet édit n'entrera en vigueur qu'en 1567.



Prédictions de Nostradamus

En 1564, Catherine de Médicis aurait rencontré Nostradamus au château de l'Empéri.

Elle est accompagnée de Charles IX de France et d'Henri III de France, ses fils, ainsi que du futur Henri IV de France, son neveu.

Nostradamus, qui aurait déjà prédit que ses 3 fils seraient rois de France, lui aurait alors prédit le règne d'Henri IV de France.



Alexandre-Édouard devient Henri

En 1565, en souvenir d'Henri II de France, Catherine de Médicis remplace les prénoms de son fils Alexandre-Édouard par Henri.

Ce fils sera le futur Henri III de France.



Rencontre de Catherine de Médicis avec Ferdinand Alvare de Tolède

En juin 1565, Ferdinand Alvare de Tolède dirige une ambassade espagnole qui rencontre la Catherine de Médicis à Bayonne.

Ferdinand Alvare de Tolède exige que la monarchie française organise une répression plus sévère du protestantisme en France, proteste contre les visées françaises en Floride.

Ferdinand Alvare de Tolède refuse aussi nettement les projets d'alliance matrimoniale proposés par la régente française.



Construction de l'aile de la Belle Cheminée au château de Fontainebleau

Construction de l'aile des Reines Mères

Entre 1565 et 1570 Primatice édifie l'aile de la Belle Cheminée avec, sur la cour de la Fontaine, deux escaliers à rampes divergentes qui magnifiaient l'entrée de l'appartement de Charles IX.

Primatice a peut-être trouvé l'idée des deux escaliers à rampe droite dans les grandes réalisations de Bramante au Vatican ou de Michel-Ange au Capitole en inversant la direction des rampes.

L'aile des Reines Mères, à l'ouest de la Cour de la Fontaine, est construite entre 1558 et 1566, commandée par Henri II à Philibert Delorme, construit par Primatice pour Catherine de Médicis.


Antoine de Crussol par François Clouet

Antoine de Crussol Duc d'Uzès

Louise de Clermont-Tallard Duchesse d'Uzès

Charles IX de France érige Uzès en duché.

L'influence à la cour de Louise de Clermont-Tallard, proche de Catherine de Médicis, permet à Antoine de Crussol, de devenir premier Duc d'Uzès en 1565.

Louise de Clermont-Tallard est donc Duchesse d'Uzès.



Pierre de Gondi Évêque-duc de Langres

Protégé par Catherine de Médicis, Pierre de Gondi devient Évêque-duc de Langres et pair de France.

Le 19 mai 1566, Pierre de Gondi reçoit ses bulles est consacré :



Réconciliation du Charles Ier Cardinal de Lorraine avec les Montmorency

Soucieux de faire la paix dans le royaume, Catherine de Médicis oblige Charles Ier Cardinal de Lorraine à se réconcilier avec le clan des Montmorency à Moulins en 1566.

Il y embrasse publiquement Gaspard II de Coligny.



Jeanne d'Halluin Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Jeanne d'Halluin devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1567 à 1580.



Charlotte Le Sueur d'Esquetot Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Charlotte Le Sueur d'Esquetot devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1567.


Michelade de Nîmes

Deuxième guerre de religion

La surprise de Meaux

Michelade de Nîmes

Bataille de Saint-Denis

Mort d'Anne de Montmorency

Mort de François Artaud de Montauban d'Agoult Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais

François de Montmorency Duc de Montmorency

Henri III de France Lieutenant général

Sentant monter les périls, Louis Ier de Bourbon-Condé décide de monter une action préventive malgré les réserves de Gaspard II de Coligny.

Prenant prétexte que le roi de France est menacé par les Italiens qui envisagent de le capturer, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Ier de Coligny-d'Andelot et Renée de Rieux font investir, le 28 septembre 1567 le château de Monceaux en Brie ou Montceaux-les-Meaux, près de Meaux pour s'emparer de la personne de Charles IX de France.

Celui-ci et Catherine de Médicis, sa mère, ne parviennent à échapper aux protestants que d'extrême justesse et peuvent s'enfuir à Meaux puis gagner Paris.

Jacques de Savoie-Nemours commande les Suisses qui ramènent Charles IX de France à Paris.

Cette opération extravagante que l'histoire a retenue sous le nom de Surprise de Meaux ou Poursuite de Meaux est de nouveau le prétexte au déclenchement de nouvelles violences.

On range toute l'infanterie française en 6 régiments dont 3 sous les ordres de Timoléon de Cossé, colonel général de là les monts.

Dans le Midi, les protestants s'emparent de plusieurs villes, notamment Nîmes, où une vingtaine de catholiques sont tués le 30 septembre 1567, lors de la Saint-Michel, d'où le nom de "Michelade" donné à ce massacre.

L'armée de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Gaspard II de Coligny assiège la capitale.

Le connétable Anne de Montmorency tente une sortie à Saint-Denis, le 10 novembre 1567, combat au cours duquel il est mortellement blessé d'un coup de fusil dans le dos.

Participent à cette bataille :

Odet de Coligny combat pour les protestants lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Antoine de Clermont d'Amboise signale sa valeur dans le parti protestant dans cette bataille.

François Artaud de Montauban d'Agoult meurt tué les armes à la main lors de cette la bataille dans la cavalerie du prince de Condé.

Artus de Cossé-Brissac se distingue dans l'armée catholique lors de cette bataille, à la tête d'un corps de cavalerie.

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments lors de cette bataille.

Participent à cette bataille dans l'armée catholique :

Guillaume V de Hautemer obtient une compagnie d'ordonnance et devient chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Anne de Montmorency meurt le 12 novembre 1567.

Henri III de France, alors duc d'Anjou, lui succède à la tête de l'armée royale dont il est nommé lieutenant général.

François de Montmorency devient Duc de Montmorency.

Les protestants se replient alors et se portent vers Chartres.

François de Montmorency participe à ce combat coté catholique et François III de la Noue coté protestant.

Jacques de Savoie-Nemours est chargé de s'opposer à l'entrée des troupes que Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts, envoie aux protestants.

Jacques de Savoie-Nemours échoue dans cette expédition par la faute du duc d'Aumale, son rival, et se retire dans son duché de Genève, où il se livre à la culture des lettres et des arts.



Mort de Claude II de L'Aubespine Baron de Châteauneuf-sur-Cher

Nicolas IV de Neufville de Villeroy Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Le 10 novembre 1567, Catherine de Médicis vient consulter Claude II de L'Aubespine alors qu'il est à l'agonie.

Claude II de L'Aubespine meurt au Palais du Louvre le 11 novembre 1567.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy lui succède comme Secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Il le restera jusqu'au 8 septembre 1588.



Odet de Coligny abbé commendataire de Lagny-sur-Marne

Probablement pour s'attirer les faveurs des Huguenots, Catherine de Médicis nomme Odet de Coligny à la tête de l'abbaye de Lagny-sur-Marne.

Du coup cette abbaye a deux abbés :

Odet de Coligny ne veut pas renoncer aux revenus de I'abbaye.

Il envoie une troupe de Huguenots prendre par force l'argent qui lui est refusé.

Fouillant le monastère, molestant les moines, furieux de ne pas trouver ce qu'ils cherchent, les soldats brûlent la châsse contenant les reliques de Saint-Florentin.


Marguerite de Valois - vers 1572 - par François Clouet

Liaison d'Henri Ier de Guise avec Marguerite de Valois

Henri Ier de Guise a une liaison avec Marguerite de Valois.

Les Guise étant partisans d'une monarchie placée sous la tutelle des Grands et préconisant des mesures radicales contre les protestants, l'opposé de ce que souhaitent les Valois, une union est absolument inenvisageable.

La réaction de la famille royale est donc très violente, d'autant que des négociations matrimoniales sont en cours.

Le duc de Guise est le premier d'une longue série d'amants prêtés à Marguerite de Valois.

Toutefois, il est difficile de faire la part de vérité et de la rumeur parmi les liaisons qu'on lui prête.

À la fin des années 1560, Catherine de Médicis propose Marguerite de Valois en mariage au fils de Philippe II d'Espagne mais le mariage ne se fait pas.

De sérieuses négociations ont aussi lieu pour marier Marguerite de Valois à Sébastien Ier le Désiré, Roi du Portugal, mais elles sont aussi abandonnées.



François d'Alençon Gouverneur de la ville de Paris

En 1569, François d'Alençon est chargé du gouvernement de la ville de Paris en l'absence du roi.

Catherine de Médicis ne lui fait guère confiance et François en conçoit du dépit.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Mariage de Claude Gouffier avec Antoinette de Maillé de La Tour-Landry

Claude Gouffier épouse en 1569 Antoinette de Maillé de La Tour-Landry (vers 1532-1585), Dame de Saint-Mars de La Jaille.

Antoinette de Maillé de La Tour-Landry est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.


Bataille de Moncontour

Bataille de Moncontour

François III de la Noue Prisonnier

La Bataille de Moncontour a lieu durant la troisième guerre de religion.

Gaspard II de Coligny, venant du sud, met le siège devant Poitiers.

Après 7 semaines, près de prendre la ville, Gaspard II de Coligny doit lever le siège devant l'avancée de l'armée royale, qu'il rencontre au nord-ouest de Poitiers, près de la commune de Moncontour.

L'armée royale française comporte notamment les Provençaux du comte de Tende et les reîtres du rhingrave et du margrave de Bade.

L'armée huguenote comporte 12 000 fantassins et 7000 cavaliers

L'armée royale comporte 18 000 fantassins et 9000 cavaliers.

Gaspard II de Coligny court à l'assaut de la ville de Châtellerault attaquée par Henri III de France qui se replie sur Chinon.

Gaspard II de Coligny décide alors de s'emparer de tous les passages sur le Thouet et sur la Dive...

Le 30 septembre 1569 vers 2 heures du matin, Gaspard II de Coligny et son armée arrivent dans la plaine de Saint-Clair, près de Marnes.

Il envoie aussitôt de Mouy en éclaireur avec 300 chevaux et 200 arquebusiers.

Ils tombent alors nez à nez avec l'armée catholique commandée par Gaspard de Saulx.

Le lundi 3 octobre 1569, la bataille a lieu entre Moncontour, Douron, les portes d'Airvault, et la Grimaudière.

À cette époque, la vallée de la Dive est une zone marécageuse particulièrement dangereuse :

La préparation de la bataille est marquée par la trahison de mercenaires au service des protestants, ce qui affaiblie l'armée protestante.

Armand de Gontaut-Biron, quoiqu'il soit secrètement porté vers les Huguenots, combat à Moncontour.

Charles-Louis de Téligny combat bravement sous Gaspard II de Coligny.

Guillaume Ier d'Orange-Nassau, Louis de Nassau-Dillenbourg et Henry de Nassau-Dillenbourg prennent part à cette bataille dans l'armée de Gaspard II de Coligny.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Honorat II de Savoie participe à cette bataille.

Charles du Puy de Montbrun participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à cette bataille.

Artus de Cossé-Brissac est commandant en second de l'armée catholique.

Guillaume V de Hautemer combat dans l'armée catholique

Albert de Gondi, Henri Ier de Guise et Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

Jean II Babou de La Bourdaisière se distingue lors de cette bataille par son courage et son habileté et permet la victoire par une adroite manœuvre de son artillerie.

L'assaut est de brève durée, à peine une heure, mais particulièrement sanglant. Les catholiques massacrent leurs prisonniers, bien qu'Henri III de France sauve quelques gentilshommes français.

La nouvelle de la victoire est portée à Charles IX de France et à Catherine de Médicis, qui sont alors à Tours, par leur favori, Albert de Gondi.

Gaspard II de Coligny, blessé, se replie sur Parthenay, puis sur Niort ou il rassemble les débris de son armée.

Voyant qu'il ne peut pas tenir plus longtemps dans le Poitou, il décide de rejoindre la Guyenne en attendant les secours venus d'Angleterre.

Gaspard II de Coligny avec ses troupes, échappe à Monluc et Montmorency-Damville, et rejoint l'armée des vicomtes en Languedoc.

François III de la Noue est fait prisonnier.

Estimé par les catholiques, François III de la Noue est libéré en échange d'un prisonnier catholique.

Après la défaite protestante, Charles du Puy de Montbrun retourne avec François V de Bonne en Dauphiné.

Charles du Puy de Montbrun et François V de Bonne battent de Gordes au passage du Rhône.

Contrairement aux prévisions, le parti huguenot tient bon, et même après la défaite de Moncontour, Jeanne III d'Albret refuse de se rendre.



Paix de Saint-Germain-en-Laye

Armand de Gontaut-Biron et Henri de Mesmes, Seigneur de Malassise, sont chargé de conclure la Paix avec les Huguenots.

Charles-Louis de Téligny négocie pour les protestants.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est signée le 5 ou le 8 août 1570 au château royal de Saint-Germain-en-Laye entre le roi Charles IX de France et l'amiral Gaspard II de Coligny.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est dite "boiteuse et malassise" par allusion à la claudication d'Armand de Gontaut-Biron et au nom de la seigneurie (Malassise) de Mesmes

Elle met fin à la troisième guerre de religion.

Elle octroie aux protestants quatre places fortes de sûreté La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

Les dispositions de l'édit de Saint-Maur sont annulées : les protestants recouvrent la liberté de culte dans les lieux où il avait été autorisé.

Les protestants sont admis aux fonctions publiques.

La paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

Le retour des protestants à la cour de France les choque, mais la reine mère Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX de France sont décidés à ne pas laisser la guerre reprendre.

Conscients des difficultés financières du royaume, ils défendent la paix et laissent Gaspard II de Coligny, le chef des protestants, revenir dans le conseil royal.

Le pape Pie V et Philippe II d'Espagne, condamnent vigoureusement la politique de Catherine de Médicis.

François de Montmorency a la tâche très difficile de faire respecter à Paris la Paix de Saint-Germain-en-Laye.

Négociatrice intraitable, Jeanne III d'Albret proteste contre la mauvaise application de cette Paix.

Catherine de Médicis projette de marier sa fille Marguerite de Valois au prince protestant Henri de Navarre, futur Henri IV de France.

Jeanne III d'Albret entreprend de longues négociations à Paris pour régler cette union.

Elle doit accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante.

Le mariage princier est prévu le 18 août 1572.

Catherine de Médicis se rapproche de l'Angleterre et de l'Empire.

Elle négocie avec Élisabeth Ire d'Angleterre pour qu'elle épouse son fils Henri III de France.

Elle songe à réformer l'Église catholique.

Elle s'appuie :

Le retour à la paix permet à François III de la Noue de concilier l'obéissance au roi et le respect de la foi réformée.



Projet de mariage de François d'Alençon avec Élisabeth Ire d'Angleterre

En 1571, l'échec des négociations pour marier Henri III de France avec la reine d'Angleterre Élisabeth Ire Tudor, pousse Catherine de Médicis à proposer son fils François d'Alençon dont la carrière politique commence.


Pedro Gonzalès avec Catherine Raffelin

Mariage de Pedro Gonzalès avec Catherine Raffelin

Catherine de Médicis choisit une épouse pour Pedro Gonzalès.

Pedro Gonzalès épouse peu avant 1572 Catherine Raffelin.

Parmi leurs 7 enfants citons :

4 enfants seront atteints d'hypertrichose

Tognina Gonzalès sera la première à être sérieusement examinée pour cette tare (notamment par le savant italien Ulisse Aldrovandi).

Ce mariage aurait inspiré le conte La Belle et la Bête.

Dans le château d'Ambras en Autriche sont conservés 4 tableaux d'un auteur inconnu dans lequel Petrus Gonsalve est représenté avec plusieurs de ses enfants.

Ces peintures sont dans la Chambre d'Art et Curiosités créée par l'archiduc Ferdinand II d'Autriche.

Ces retrados ont donné naissance au nom par lequel est également connu l'hypertrichose, le syndrome d'Ambras.



Signature du contrat de mariage entre Henri IV de France et Marguerite de Valois

Le 3 mars 1572, Jeanne III d'Albret et Louis de Nassau-Dillenbourg arrivent à Blois.

Jeanne III d'Albret mène de longues négociations à Paris, pour unir son fils, le futur Henri IV de France, à Marguerite de France, la troisième fille de Catherine de Médicis.

Jeanne III d'Albret doit cependant accepter une condition : Marguerite de France ne se convertira pas à la religion protestante.

Le contrat de mariage est signé le 11 avril 1572.

La dot est de 300 000 écus d'or.

Marie de Clève, placée sous la tutelle de sa tante Jeanne III d'Albret, découvre à cette occasion la cour de France en mars 1572 où elle retrouve ses deux sœurs aînées, de religion catholique :



Révolte aux pays Bas

Prise de Mons et de Valenciennes par Louis de Nassau-Dillenbourg

En 1572, les gueux s'emparent de la Brielle.

Les provinces de Hollande et de Zélande prennent les armes.

Le 1er mai 1572, Charles IX de France envoie François III de la Noue soutenir le comté de Hainaut révolté contre son souverain Philippe II d'Espagne.

Il rejoint le prince Louis de Nassau-Dillenbourg pour soutenir les révoltés des Pays-Bas.

Louis de Nassau-Dillenbourg et François III de la Noue s'empare de Mons et de Valenciennes le 24 et 29 mai 1572.

Charles IX de France et Catherine de Médicis quittent les bords de la Loire pour rentrer à Paris.

Le roi et toute la cour arrive du à Paris le 5 juin 1572.

En juin 1572, Gaspard II de Coligny envoie Genlis à la tête de 4 000 hommes pour secourir les protestants et Louis de Nassau-Dillenbourg enfermé dans Mons, assiégés par le duc d'Albe.



Mort de Jeanne III d'Albret Reine de Navarre

Henri IV de France Roi de Navarre

Henri IV de France Prince de Viane et de Béarn

Henri IV de France Comte d'Armagnac, de Foix, de Bigorre et de Comminges

Henri IV de France Duc d'Albret

Jeanne III d'Albret meurt à Paris le 9 juin 1572, de la tuberculose.

Son décès soudain, affaiblissant opportunément le parti huguenot, suscitera a posteriori des rumeurs infondées d'empoisonnement.

René Bianchi, le parfumeur florentin de Catherine de Médicis, aurait vendu des gants empoisonnés à la reine de Navarre.

Le premier pamphlet à formuler cette accusation date de 1574.

Dans son célèbre roman La reine Margot (1845), Alexandre Dumas reprendra cette accusation.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, devient Roi de Navarre sous le nom d'Henri III de Navarre.

Henri IV de France devient également Prince de Viane, Comte d'Armagnac, de Foix, de Bigorre et de Comminges, Prince de Béarn et Duc d'Albret.



Retour à Paris de Catherine de Médicis et d'Henri III de France

Réunion du Grand conseil

Le 4 août 1572, Catherine de Médicis et Henri III de France, inquiets des projets militaires des protestants restés dans la ville reviennent à Paris.

Un grand conseil est réuni le 9 août 1572.

Catherine de Médicis y résiste à Gaspard II de Coligny et à son parti belliciste.



Départ de Catherine de Médicis pour Montceaux

Le 10 août 1572, Catherine de Médicis part pour Montceaux où sa fille Claude est tombée malade.



Antoine de Crussol Chevalier de l'ordre de Saint-Michel et Pair de France

Chevalier d'honneur de Catherine de Médicis, la reine mère, Antoine de Crussol devient chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1572.

Antoine de Crussol est fait pair de France, pour son duché d'Uzès.



Mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois

Le mariage occasionne la présence à Paris d'un très grand nombre de gentilshommes protestants venus escorter leur prince.

Paris est une ville farouchement anti-huguenote.

Les Parisiens, catholiques à l'extrême, n'acceptent pas leur présence.

Du fait du martèlement des prédicateurs, capucins au premier chef, le mariage d'une princesse de France avec un protestant leur est une horreur.

Le Parlement de Paris lui-même décide de bouder la cérémonie du mariage.

Le peuple parisien est très remonté.

En outre, les récoltes ont été mauvaises.

Les hausses des prix et le luxe déployé à l'occasion des noces royales accentuent la haine du peuple.

La cour est très tendue.

Catherine de Médicis n'obtient pas l'accord du pape pour célébrer ce mariage exceptionnel.

Par conséquent, les prélats français hésitent sur l'attitude à adopter.

Il faut toute l'habileté de la reine mère pour convaincre le cardinal de Bourbon à unir les époux.

Par ailleurs, les rivalités entre les grandes familles réapparaissent.

Les Guise ne sont pas prêts à laisser la place aux Montmorency.

François de Montmorency, gouverneur de Paris, de retour d'Angleterre, est plus que jamais impopulaire et ne parvient pas à contrôler les troubles urbains.

Finalement, il abandonne son poste de gouverneur de la ville.

Les Fiançailles ont lieu le dimanche 17 août 1572.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, épouse à Notre-Dame de Paris le lundi 18 août 1572 Marguerite de Valois, aussi connue sous le nom de reine Margot, Duchesse de Valois, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Margot étant catholique ne peut se marier que devant un prêtre, et Henri, lui, ne peut aller dans une église.

Mais les reines mères ont trouvé la solution.

Charles Ier de Bourbon unit Henri de Navarre et Marguerite de Valois sur le parvis Notre-Dame de Paris.

Le mariage est suivi d'une réception au Palais de la Cité et de plusieurs jours de fête :

Cédant face au danger parisien, François de Montmorency préfère quitter la ville quelques jours après le mariage, laissant ainsi le champ libre au Guise.

Jacques de L'Hôpital est Chevalier d'Honneur de la Marguerite de Valois.

François III de Bricqueville assiste à ce mariage qui doit acter la réconciliation des protestants et des catholiques,

François III de Bricqueville se réfugie un temps à Guernesey avec d'autres nobles normands huguenots.



Tentative d'assassinat de Gaspard II de Coligny

Quelque mois plus tôt, Louis de Gonzague a écrit pour le gouvernement un rapport qui préconise l'élimination des chefs huguenots.

Catherine de Médicis juge que l'amiral huguenot Gaspard II de Coligny qui est entré au Conseil exerce une trop grande influence sur le Roi.

Elle laisse les Guise attenter à la vie de Gaspard II de Coligny sans avertir le Roi.

Le vendredi 22 août 1572, un peu avant midi, Maurevel tire sur Gaspard II de Coligny depuis une maison appartenant aux Guise.

L'Histoire ne retient que 3 instigateurs possibles :

Les huguenots protestent contre cet attentat contre leur chef le plus respecté, et réclament vengeance.

La capitale est au bord de la guerre civile entre les partisans des Guise et les partisans des Montmorency.



Visite de Charles IX de France au chevet de l'amiral Gaspard II de Coligny

Pour rassurer Gaspard II de Coligny et les protestants, Charles IX de France vient vers 14h avec sa cour au chevet du blessé, et lui promet justice.

Devant la reculade du roi face aux protestants, les Guise font mine de quitter la capitale laissant le roi et la reine mère dans le plus grand désarroi.

Charles IX de France et Catherine de Médicis prennent peur de se retrouver seul avec les protestants.

Depuis la surprise de Meaux en 1567, la reine mère a toujours eu la plus grande appréhension à l'égard des protestants.

Pendant le repas de la reine mère, des protestants viennent bruyamment lui réclamer justice.

Le soir même, Catherine de Médicis aurait tenu une réunion aux Tuileries avec ses conseillers.

S'y trouvent Gaspard de Saulx, le baron de Retz, René de Birague et Louis de Gonzague.

Il n'existe aucun document permettant d'affirmer avec certitude que la décision d'abattre les principaux chefs militaires protestants ait été prise lors de cette réunion.

Catherine de Médicis aurait été voir le roi le soir du 23 août 1572 et lui parle d'un complot protestant.

Charles IX de France décide l'élimination des chefs protestants, sans que l'on ait de preuve que sa mère l'ait conseillé dans ce sens.

Il épargne les princes du sang, Henri IV de France et Henri Ier de Bourbon-Condé.

Selon la tradition, Charles IX de France se serait écrié de colère, sous les conseils répétitifs de sa mère, excédé : Eh bien soit ! Qu'on les tue ! Mais qu'on les tue tous ! Qu'il n'en reste plus un pour qu'on ne puisse me le reprocher !

Le principe néo-platonique cher à Catherine de Médicis qui tend à conserver l'unité autour de la personne du roi, les a poussés à sacrifier les principaux chefs protestants et à consentir malgré eux au massacre.


Le Massacre de la Saint-Barthélemy - d'après François Dubois Le massacre de la Saint-Barthélemy par Giorgio Vasari - 1572-1573 - Sala Regia au Vatican

Massacre de la Saint-Barthélemy

Mort de Pierre de Salcède

Mort d'Antoine de Clermont d'Amboise Marquis de Reynel

Au petit matin, le dimanche 24 août 1572, le peuple, découvrant le massacre, se met à pourchasser les protestants dans toute la ville.

Le massacre dure dans la capitale plusieurs jours, malgré les tentatives du roi pour le faire arrêter.

Les étudiants étrangers, les libraires, les changeurs sont massacrés par le peuple, encouragé par les prêtres.

Les cadavres sont jetés dans la Seine.

Celui de Gaspard II de Coligny, retrouvé par la foule, est émasculé, plongé dans la Seine, avant d'être pendu au gibet de Montfaucon.

François de Montmorency vient discrètement faire décrocher le cadavre de Coligny, son cousin, du gibet de Montfaucon.

Le massacre des protestants n'est pas général.

Nombre d'entre eux sont des familiers de la famille royale ou du clan des Guise.

Pour se protéger de la furie populaire, plusieurs groupes de protestants viennent chercher une protection à l'hôtel de Guise.

Renée de France, duchesse de Ferrare, se réfugie avec ses serviteurs à l'hôtel de la duchesse de Nemours, mère du duc de Guise.

D'autres sont restés au Louvre auprès de la famille royale.

C'est le cas de la duchesse d'Uzès, amie de Catherine de Médicis et des princes et des princesses de sang.

Les protestants présents à Paris le 24 août 1572 qui survivent sont surtout ceux qui logent hors de la ville, dans le faubourg Saint-Germain.

Gabriel Ier de Montgomery est parmi les survivants.

Sagement retiré de la ville après la tentative d'assassinat de Gaspard II de Coligny, un Huguenot blessé traverse la Seine à la nage pour l'avertir.

La tête de Gabriel Ier de Montgomery est mise à prix et des chasseurs de prime le pourchassent jusqu'en Angleterre où Catherine de Médicis réclame à plusieurs reprises son extradition.

La reine Élisabeth lui fait répondre : Dites à la Reine-mère que je ne serai pas le bourreau de la France.

Élève au collège de Bourgogne à Paris, Maximilien de Béthune échappe au massacre.

Geoffroy de Caumont échappe de peu au massacre de la Sainte-Barthélemy.

Galiot de Crussol, frère d'Antoine de Crussol, fait partie des victimes.

Dès le matin du 24 août 1572, Louis de Gonzague est envoyé par Charles IX de France pour empêcher les tueries et arrêter les pilleurs.

Il sauve ainsi les protestants réfugiés à l'ambassade d'Angleterre.

Antoine de Clermont d'Amboise meurt à Paris assassiné par Louis de Clermont d'Amboise seigneur de Bussy, son propre cousin, avec qui il est en procès.

Louis de Clermont d'Amboise s'empare du château Antoine de Clermont d'Amboise.

Catholique, Guillaume V de Hautemer cache François de Moneins, son ami protestant.

Il va demander sa grâce à Charles IX de France qui la lui refuse et lui ordonne de le tuer, s'il ne veut être frappé lui même.

À contre codeur, Guillaume V de Hautemer indique la retraite de son ami, qui est aussitôt assassiné.

Pierre de Salcède, alors même qu'il est catholique, haï par les Guises, meurt le 25 août 1572 lors de ces massacres. Sa maison est pillée.



Déclaration de Charles IX de France devant le parlement

Catherine de Médicis fait condamner par déclaration royale de Charles IX de France les crimes, et menace les Guise de la justice royale.

Peut-être du fait de la découverte d'une l'implication du Henri III de France, duc d'Anjou, une seconde déclaration royale, tout en demandant la fin des massacres, en prête l'initiative à la volonté de Charles IX de France de prévenir un complot protestant.

Le mardi 26 août 1572, Charles IX de France tient un lit de justice où il endosse la responsabilité du massacre de la Saint-Barthélemy.

Il déclare alors qu'il a voulu :

prévenir l'exécution d'une malheureuse et détestable conspiration faite par ledit amiral, chef et auteur d'icelle et sesdits adhérents et complices en la personne dudit seigneur roi et contre son État, la reine sa mère, MM.

ses frères, le roi de Navarre, princes et seigneurs étant près d'eux.



Charles Ier Cardinal de Lorraine Persona non grata à Paris

Charles Ier Cardinal de Lorraine avec une joie et une surprise extrême la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy et s'empresse alors de regagner Paris, où il pense pouvoir reprendre sa place au conseil du roi.

Mais Catherine de Médicis lui fait savoir qu'il n'est pas le bienvenu.


Marie de La Châtre

Mariage de Guillaume de L'Aubespine avec Marie de la Châtre

Guillaume de L'Aubespine épouse à Orléans le 31 décembre 1572 Marie de la Châtre (vers 1550-1626). Leurs enfants sont :

En 1572, Marie de la Châtre est fille d'honneur de Catherine de Médicis.



Françoise de La Baume Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Françoise de La Baume devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1573 à 1574.


Marie Touchet

Liaison de Charles IX de France avec Marie Touchet

Lors de son périple dans le royaume aux côtés de sa mère Catherine de Médicis et du chancelier de l'Hôpital, Charles IX de France a une liaison à Orléans avec Marie Touchet, Dame de Belleville. Leur enfant est :

Tout ses contemporains s'accordent pour reconnaître qu'elle était fort belle : le visage rond, les yeux vifs et bien fendus, le front plus petit que grand, le nez d'une juste proportion, la bouche petite et le bas du visage admirable.

Elle était en outre spirituelle et enjouée.



Marie de La Châtre Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Marie de La Châtre devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1573 à 1585


Fête aux Tuileries donnée par Catherine de Médicis en l'honneur des ambassadeurs polonais - tapisserie des Valois - Florence - musée des Offices

Fête donnée par Catherine de Médicis en l'honneur des ambassadeurs polonais

Le 14 septembre 1573, Catherine de Médicis donne une Fête aux Tuileries en l'honneur des ambassadeurs polonais.



Visite de Catherine de Médicis au château de Lésigny

De succession en succession, le château de Lésigny appartient à la famille Pierrvive et reçoit la visite de Catherine de Médicis en 1573.



Siège de Domfront

Guillaume V de Hautemer est maréchal de camp de Jacques II de Goyon, lorsque Catherine de Médicis, l'envoie en Normandie, en 1574, pour reprendre quelques villes sur les protestants.

Guillaume V de Hautemer se trouve au siège de Domfront, où il est blessé, et de Carentan.

L'insurrection échoue en Normandie.

Gabriel Ier de Montgomery est assiégé par les troupes royales dans Domfront le 9 mai 1574.

Il se rend le 27 mai 1574 au maréchal Jacques II de Goyon.

Catherine de Médicis finit par obtenir sa Vengeance.

Gabriel Ier de Montgomery meurt le 26 juin 1574 décapité en place de grève à Paris sur les ordres de Catherine de Médicis, pour avoir tué accidentellement Henri II de France en tournoi.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

Henri IV de France Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

Mort de Joseph Boniface Seigneur de la Môle

Mort d'Annibal de Coconas

Artus de Cossé-Brissac Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de Henri III de France, son frère.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Joseph Boniface est un favori du prince François d'Alençon.

D'après certaines rumeurs, Joseph Boniface aurait été l'amant de Marguerite de Valois et aussi de François d'Alençon.

Joseph Boniface est accusé d'avoir attenté à la vie de Charles IX de France en détenant une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggieri.

Joseph Boniface est soumis à la question.

Annibal de Coconas est son coaccusé.

Leur grâce, demandée par François d'Alençon et Marguerite de Valois auprès de Charles IX de France, est refusée.

Joseph Boniface de la Môle et Annibal de Coconas meurent le 30 avril 1574 décapités en place de Grève à Paris.

On raconte que Marguerite de Valois ensevelira le corps de son amant dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac.

Le pamphlet protestant Le Divorce satyrique, publié en 1607; prétend que Marguerite de Valois emporte la tête de son amant après l'exécution, la fait embaumer et la conserve dans un cabinet derrière son lit à l'Hôtel de Nesle.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Catherine de Médicis le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.


Henri III Roi de France Henri III Roi de France

Mort de Charles IX de France

Henri III de France Roi de France

Le sang versé lors de la Saint-Barthélemy obsède le Roi jusqu'à sa mort.

Charles IX de France a toujours eu une santé médiocre.

Après un complot fomenté contre Charles IX de France et Catherine de Médicis, sa mère, au début mai 1574, Charles IX de France se réfugie au château de Vincennes, où il s'alite.

La fièvre ne le quitte plus, sa respiration se fait difficile.

Charles IX de France meurt le 30 mai 1574.

Élisabeth d'Autriche, son épouse, veut retourner dans sa patrie. Elle prie Marguerite de La Marck de lui faire de nouveau compagnie dans ce voyage.

Dès le lendemain, Ambroise Paré procède à une autopsie et confirme que le roi est mort d'une pleurésie faisant suite à une pneumonie tuberculeuse.

Henri III de France succède à son frère, Charles IX de France.

Henri III de France quitte en secret la Pologne le 18 juin 1574 pour regagner la France par l'Autriche, Venise et la Savoie.

Albert de Gondi l'accompagne.

Charles Du Puy de Montbrun refuse le passage à Henri III de France au pont de Beauvoisin quand celui-ci revient de Pologne lui répondant que "Les armes et le jeu rendent les hommes égaux" et que "lorsqu'on a le bras armé et le cul sur la selle, tout le monde est compagnon."

Jean de Saulx reste en Pologne après Henri III de France, son maître.


Louise de Lorraine-Vaudémont en 1575

Sacre de Henri III de France

Mariage d'Henri III de France avec Louise de Lorraine-Vaudémont

Entrée à Paris d'Henri III de France et de Louise de Lorraine-Vaudémont

Peu de temps après son retour de Pologne, Henri III de France doit se marier pour assurer sa descendance.

Il veut couper court aux entreprises matrimoniales de sa mère Catherine de Médicis, qui souhaite le marier à une princesse étrangère.

Il se souvient de la douce et modeste Louise de Lorraine-Vaudémont, rencontrée en passant par la Lorraine, qui ressemblait physiquement à Marie de Clèves, la chère disparue.

En janvier 1575, Henri III de France envoie en Lorraine :

porter sa demande en mariage.

Charles III de Lorraine leur joint un officier de sa maison pour les conduire à Nomeny. C'est de la que vient la chanson " En passant par la Lorraine… rencontrai trois capitaines… ils m'ont appelé vilaine…".

Louise de Lorraine-Vaudémont est absente lorsque les émissaires du roi se présentent devant Nicolas de Lorraine, son père.

Celui-ci n'attend pas de l'avoir consultée pour donner son consentement.

Au retour de Louise de Lorraine-Vaudémont, Catherine de Lorraine, sa marâtre, se précipite dans sa chambre, lui fait la révérence.

Louise de Lorraine-Vaudémont croit à une moquerie mais Nicolas de Lorraine, son père entre lui aussi dans la chambre et lui confirme la volonté d'Henri III de France de l'épouser.

Ce mariage surprend également l'entourage du roi, étonne la cour et le pays tout entier car le parti est modeste pour un roi de France.

Henri III de France, hésitant à l'idée d'aliéner sa liberté, redoute une femme dominatrice.

Il choisit donc Louise de Lorraine-Vaudémont, dont il est sûr qu'elle sera une épouse tendre et réservée.

Ce choix déçoit Catherine de Médicis et l'inquiète car leurs relations sont difficiles au début.

Mais la reine-mère finit par apprécier sa douceur et son humilité.

Henri III de France est sacré Roi à Reims le 13 février 1575.

Pendant les 15 ans de son règne, Henri III de France, fils préféré de Catherine de Médicis, doué de l'intelligence la plus vive, a au plus haut point le sens de l'État, mais s'est trouvé confronté aux pires difficultés, multipliant les efforts pour rétablir la paix.

Le roi tient pour donner plus de solennité à son mariage à le jumeler avec son sacre.

Il décide que les noces auraient lieu 2 jours plus tard.

Henri III de France épouse dans la cathédrale de Reims le 15 février 1575 Louise de Lorraine-Vaudémont, fille de Nicolas de Lorraine et de Marguerite d'Egmont. Ils n'auront pas d'enfant.

À la fin du mois, ils entrent ensemble dans la capitale qu'Henri III de France a quittée 1 an 1/2 plus tôt pour s'en aller occuper le trône de Pologne.

Louise de Lorraine-Vaudémont est désormais Reine de France.

Philippe-Emmanuel de Lorraine sort de l'ombre à l'occasion du mariage de sa sœur aînée.

Côme Clausse de Marchaumont assiste au sacre d'Henri III en 1575



Mort de Claude de France

Claude de France meurt à Nancy le 21 février 1575, en couches.

Christine de Lorraine, sa fille, a 10 ans. Elle est alors élevée par sa grand-mère Catherine de Médicis qui s'attache fort à elle. Christine de Lorraine vit donc à la cour de France, dans l'hôtel de la reine à Paris.



Liaison de François d'Alençon avec Charlotte de Sauve

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte de Sauve

Charlotte de Sauve est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.

François d'Alençon a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Henri IV de France a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Elle provoque une brouille entre François d'Alençon et Henri IV de France, tous deux ses amants.

Les rapports entre Henri IV de France et Marguerite de Valois se détériorent également.



Cinquième guerre de Religion

Fuite de François d'Alençon

Fuite d'Henri IV de France

En 1575, François d'Alençon continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère.

Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François d'Alençon se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat les protestants en 1575 dans le Poitou, y commettant de nouvelles exactions.

Lors de la cinquième guerre de religion en 1575, François III de la Noue envoie Henri Ier de La Tour d'Auvergne à l'aide des huguenots de la région de Montauban : c'est son premier commandement d'une armée et il chasse les troupes royales qui empêchent les récoltes et les vendanges.

En 1575, Louis de Gonzague est chargé d'aller, à Dreux, enlever François d'Alençon qui s'est échappé de la Cour, mais il échoue.

Jean-Louis de Nogaret s'attache ensuite au futur Henri IV de France, roi de Navarre, et fuit la cour avec lui en septembre 1575. Ils rejoignent François d'Alençon.

Henri IV n'avertit même pas Marguerite de Valois de son départ. Marguerite de Valois se retrouve recluse au Louvre, des gardes aux portes de sa chambre, car Henri III de France la tient pour complice.

Henri IV de France et Marguerite de Valois se réconcilieront au point que, pendant le conflit, elle lui a rapportera ce qu'elle apprend à la cour.

Henri IV de France rappelle bientôt Marguerite de Valois, sa femme auprès de lui.

Mais Catherine de Médicis et Henri III de France refusent de la laisser partir, étant susceptible de devenir une otage aux mains des huguenots ou de renforcer l'alliance entre Henri IV de France et François d'Alençon.



Charlotte Le Sueur d'Esquetot Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Charlotte Le Sueur d'Esquetot est à nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1576.



Françoise de Maridor Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Françoise de Maridor est Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1576 à 1578.



Paix d'Étigny

Édit de Beaulieu

François d'Alençon Duc d'Anjou, de Touraine et de Berry

Henri III de France n'a ni troupes ni argent pour payer des mercenaires. Il envoie sa mère Catherine de Médicis pour négocier la paix. Celle-ci se fait accompagner d'un escadron volant de jolies demoiselles pour rendre les négociations moins longues.

La situation n'est guère meilleure du côté protestant :

Toute la France ou presque est à genoux, ravagée par les passages des mercenaires venus ou retournant en Allemagne, des bandes protestantes ou de l'armée royale, qui toutes vivent sur le pays.

François Alençon refuse de négocier tant que Marguerite de Valois, sa sœur sera captive. Elle est donc libérée et assiste avec sa mère aux pourparlers de paix.

La paix est signée le 6 mai 1576, à Étigny, entre Catherine de Médicis et son fils François d'Alençon.

Elle est confirmée le lendemain par l'édit signé à par Henri III de France à Beaulieu ou Beaulieu-lès-Loches, surnommé La paix de Monsieur, qui met fin à la cinquième guerre de Religion.

Les clauses sont favorables aux protestants :

Cet Édit prend plusieurs mesures pour satisfaire les princes :

Le roi renonce à poursuivre tous les pillards, qui peuvent garder leurs prises, tous ceux qui ont volé le domaine royal, et renonce à tous les arriérés d'impôt.

Diverses clauses sont prévues :

Enfin, l'on convint de convoquer les états généraux avant la fin de l'année

François d'Alençon se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour sous le titre de Monsieur.

Profondément catholique, Charles III de Lorraine a des bonnes relations avec les rois de France jusqu'à cette Paix.


Plan terrier de l'Hôtel d'Aunay en 1577

Jérôme de Gondi Seigneur de Saint-Cloud

Construction du Château de Saint-Cloud

En 1577, Jérôme de Gondi vient de négocier plusieurs affaires délicates. Il a la confiance de Louise de Lorraine-Vaudémont et celle d'Henri III de France.

Sans doute vers 1577, Catherine de Médicis offre à Jérôme de Gondi, son fidèle écuyer, l'hôtel d'Aulnay et ses dépendances, soit 13 arpents de terre perchés sur le coteau de Saint Cloud, en regard de la Seine.

Ce petit domaine vient s'ajouter aux nombreuses propriétés que les Gondi ont déjà rassemblées en Ile de France, à proximité de la capitale :

Autour de cette maison, Jérôme de Gondi fait bâtir un château de plan en L bordant une terrasse.

La principale façade regarde le sud et l'aile s'achève par un pavillon d'où l'on embrasse une vue sur la Seine.



Madeleine de Cossé Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Madeleine de Cossé devient Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1578 à 1581



Françoise de La Baume de nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Françoise de La Baume devient de nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1578.



Pose la première pierre du Pont-Neuf

Le 31 mai 1578 le roi Henri III de France pose la première pierre du Pont-Neuf en présence de Catherine de Médicis et de Louise de Lorraine-Vaudémont.



Retour de la Reine Margot auprès de Henri IV de France

En 1578, Catherine de Médicis, la reine mère, rend visite à Henri IV de France pour lui ramener son épouse Marguerite de Valois et ainsi pacifier le royaume.



Anne de Carnazet Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Anne de Carnazet est Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1579.



Mort de Roger de Saint-Lary Duc de Saint-Lary et de Termes, Seigneur de Bellegarde

Roger de Saint-Lary meurt en 1579, empoisonné, à ce qu'on crût, par Catherine de Médicis.



Mort d'Henri Ier le Chaste Roi de Portugal

Antoine Ier de Portugal Roi de Portugal

Invasion du Portugal par l'Espagne

Bataille d'Alcântara

Henri Ier le Chaste meurt, durant les Cortès d'Almeirim, le 30 ou le 31 janvier 1580 sans descendant.

Une junte de 5 gouverneurs prend le pouvoir.

De nombreux prétendants se font connaître :

Malheureusement, sa mère est déjà décédée, Raymond est mineur, et son père est le fils d'une bâtarde de Charles V. Donc Raymond travaille comme général sous la dépendance de Philippe II d'Espagne, qui le nomme gouverneur de Flandres.

Pierre-Robert, fils aîné d'Alphonse III le Boulonnais a une fille comtesse de Boulogne mariée à Robert V Comte d'Auvergne. La reine Catherine de Médicis descend, à la onzième génération, de ce personnage et c'est sur cette ascendance qu'elle revendique des droits à la couronne portugaise.

Antoine Ier de Portugal qui a le soutien du peuple, d'une part de l'aristocratie portugaise, de quelques puissances, dont la Hollande et l'Angleterre et de l'Église est proclamé à Santarem Roi de Portugal en 1580, pendant 60 jours.

Marie de Médicis lui apporte son soutien. Antoine Ier de Portugal est affaibli de par les origines juives de Violante Gomes, sa mère.

Antoine Ier de Portugal demande au pape de confirmer le mariage caché de ses parents, ce que celui-ci refuse sous l'influence de l'Espagne. Comme prieur de Crato, Antoine Ier de Portugal est empêché de se marier.

Antoine Perrenot de Granvelle participe à une délicate négociation.

Philippe II d'Espagne envoie une armée aux ordres du duc d'Albe s'emparer du royaume de Portugal par la force. Le Duc d'Albe est accompagné d'une escadre qui bloque le port de Lisbonne.

Antoine Ier de Portugal est défait lors de la bataille d'Alcantara le 4 août 1580. Le Portugal est conquis.

Antoine Ier de Portugal s'enfuit en France. Il tentera sans succès d'entretenir la résistance de ses partisans notamment dans les Açores, avec le soutien d'Henri III de France qui lui envoya une flotte vite anéantie par l'Invincible Armada.


Charlotte-Catherine de La Trémoïlle

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle Fille d'honneur de Catherine de Médicis

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est Fille d'honneur de Catherine de Médicis de 1581 à 1585.



Marie II de Bourbon-Saint-Pol Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Marie II de Bourbon-Saint-Pol est Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1581.



Conquête du Portugal

Dynastie de Habsbourg

Philippe Ier Roi de Portugal

En 1581, Philippe II d'Espagne rappelle Ferdinand Alvare de Tolède pour le mettre à la tête d'une armée qu'il envoie en Portugal.

Ferdinand Alvare de Tolède réussit à soumettre le pays, chasse don Antonio, prince de Crato, qui avait été proclamé roi, et s'empare de Lisbonne.

Mais Ferdinand Alvare de Tolède y laisse commettre des cruautés qui souillent sa victoire.

Les Cortes de Tomar sont contraint de reconnaître Philippe II d'Espagne comme Roi de Portugal sous le nom de Philippe Ier. Une condition est imposée : le royaume et ses colonies ne pourraient pas devenir des provinces espagnoles. Il réalise un rêve vieux de cent ans: unifier la péninsule. En recevant du même coup les colonies portugaises, il constitue un empire sur lequel "le soleil ne se couche jamais".

Philippe a prend plus de temps pour réussir á conquérir les Açores, et subit de fréquentes attaques sur les côtes et les îles portugaises de la part de résistants, aidés par les anglais et les français.

A Macao, pendant toute la durée de la dynastie des Habsbourg, les rois Philippes n'ont jamais réussi a se faire rendre hommage, et la ville ne retourna à la couronne portugaise qu'a l'accession au trône de Jean IV de Portugal, en 1640.

En 1581, Catherine de Médicis, avec l'assentiment du roi Henri III de France, décide d'armer une flotte de corsaires commandée par Philippe Srozzi di Piero pour soutenir les prétentions de son candidat au trône du Portugal, dom Antonio, prior de Crato, et contrer celles de Philippe II d'Espagne qui a déjà envahi le pays.



Mort de Madeleine d'Avaugour

Madeleine d'Avaugour est à nouveau dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1581.

Madeleine d'Avaugour meurt après 1581.



Henri III de France et Catherine de Médicis à Anet

Charles Ier d'Aumale reçoit en 1581 Henri III de France qui, avec la reine-mère Catherine de Médicis, tient un de ses enfants sur les fonts baptismaux de la chapelle d'Anet.



Françoise de Maridor à nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Françoise de Maridor est à nouveau Dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1583.



Mariage de Vincent Ier Gonzague avec Éléonore de Médicis

Vincent Ier Gonzague épouse à Mantoue le 29 avril 1584 Éléonore de Médicis (1566-1611), fille de François Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Jeanne de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Entrevue d'Henri IV de France avec Catherine de Médicis

En octobre 1586, Léonor Chabot reçoit pendant plusieurs jours Henri IV de France dans son château de Jarnac, au moment de l'entrevue d'Henri IV de France avec Catherine de Médicis au château de Saint-Brice.



Mort de Marie Ire Stuart

Mais Marie Ire Stuart est décapitée au Château de Fotheringhay dans le Northamptonshire sur l'ordre d'Élisabeth Ire Tudor le 8 février 1587.

Elle est inhumée en juillet 1587 à la Cathédrale de Peterborough.

Jacques Davy du Perron est choisi pour prononcer l'éloge de Marie Ire Stuart à laquelle Henri III de France fait rendre de magnifiques honneurs funèbres.

Connaissant la haine du roi contre Élisabeth Ire Tudor, Jacques Davy du Perron, par excès de courtisanerie, croit se mettre plus avant dans sa faveur en composant une satire. Bien que dans les vues du roi, ce passage n'en est pas moins violemment désapprouvé par lui.

Voyant qu'il a fait une dangereuse faute politique, Jacques Davy du Perron cherche à se rattraper en faisant l'éloge de Catherine de Médicis.



Édit d'Union

Henri Ier de Guise Lieutenant général des armées du royaume

Exil de Jean-Louis de Nogaret

Mort de François Normand

Ces menaces affaiblissent Henri III de France et le contraignent à signer l'édit d'Union le 15 juillet 1588 par lequel :

Une clause secrète de l'Édit d'union signé entre Catherine de Médicis, le cardinal de Bourbon et le duc de Guise prévoit une mise à l'écart de Jean-Louis de Nogaret.

Le favori d'Henri III de France ne doit conserver qu'un seul de ses gouvernements.

Le médecin d'Henri III de France informe Jean-Louis de Nogaret le 24 juillet 1588 de l'accord passé avec l'Union catholique.

Jean-Louis de Nogaret doit quitter la cour, sacrifié par Henri III de France aux exigences des ligueurs.

Jean-Louis de Nogaret choisit de garder son gouvernement d'Aunis et Saintonge.

Il fait son entrée à Angoulême le 27 juillet 1588.

Trois jours plus tard, François Normand, maire du fief charentais et Seigneur de Puygrelier, reçoit un courrier du roi, contresigné de Nicolas de Neufville, Seigneur de Villeroy et Secrétaire d'État, lui ordonnant de ne pas laisser entrer Jean-Louis de Nogaret en sa ville.

François Normand envoie alors Souchet, beau-frère, rencontrer Henri III de France et Nicolas de Neufville à Chartres.

Souchet reçoit l'ordre d'arrêter Jean-Louis de Nogaret et de le conduire à Blois.

Le 10 août 1588, la municipalité ligueuse tente de prendre l'assaut du château où habitent Jean-Louis de Nogaret et quelques gentilshommes alliés.

François Normand est tué dans la fusillade.

Pour empêcher les huguenots commandés par François IV de La Rochefoucauld et Gaspard Foucaud-Baupré de s'emparer de la ville, Jean de Lupiac-Moncassin, Seigneur de Tajan, un cousin de Jean-Louis de Nogaret, accoure la nuit suivante de Saintes et pénètre dans Angoulême.

Il négocie avec les autorités municipales une amnistie générale qui débouche sur la libération de Jean-Louis de Nogaret.

Jean-Louis de Nogaret reste convaincu que l'attaque subie à Angoulême a pour commanditaire Nicolas de Neufville, son principal adversaire dans le parti royal,

Jean-Louis de Nogaret écrit au roi des lettres très soumises, tout en montrant qu'il représente une force militaire et politique.

Louis VI de Rohan-Guémené, fidèle à Henri III de France, refuse à d'adhérer à Édit d'Union.

Craignant les protestants, Louis VI de Rohan-Guémené et Françoise de Lavalseréfugient au château du Verger.


Transi de Catherine de Médicis - musée du Louvre

Mort de Catherine de Médicis

Girolamo della Robbia réalise le transi de Catherine de Médicis destiné à son tombeau à la basilique Saint-Denis. Catherine le refuse parce qu'elle le trouve trop décharné.

Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589 à Blois.

Renaud de Beaune prononce son Oraison funèbre (imprimé aussitôt chez Jamet Mettayer).

Christine de Lorraine hérite de tous les biens meubles, tapisseries et œuvres d'art de Catherine de Médicis.



Disgrâce de Pedro Gonzalès et Catherine Raffelin

Pedro Gonzalès et Catherine Raffelin perdent leur protectrice Catherine de Médicis et tombent en disgrâce.

Ils s'exilent en Italie chez Ranuce Ier Farnèse.

Leurs enfants poilus leur sont arrachés et servent attraction à des aristocrates.


Christine de Lorraine

Mariage de Ferdinand Ier de Médicis avec Christine de Lorraine

Malgré un visage disgracieux, ses prétendants sont nombreux.

Catherine de Médicis opte pour Ferdinand Ier de Médicis, un sien cousin.

Pour des raisons dynastiques, Ferdinand Ier de Médicis épouse à Florence le 2 mai 1589 Christine de Lorraine. Leurs enfants sont :

Ce mariage est l'occasion de festivités somptueuses.



Charles d'Angoulême Comte d'Auvergne

Charles d'Angoulême Comte de Clermont, de Lauraguais, de Carcassonne, et d'Alais.

Le 3 juin 1589, Charles d'Angoulême hérite de sa grand-mère Catherine de Médicis, du comté d'Auvergne. Il est également titré de comte de Clermont, de Lauraguais, de Carcassonne, et d'Alais.


Chambre de Louise de Lorraine-Vaudémont à Chenonceau

Retraite de Louise de Lorraine-Vaudémont

Louise de Lorraine-Vaudémont, désespérée, prend un deuil qu'elle ne quittera pas, le deuil en blanc des reines d'où son surnom de Reine Blanche.

Louise de Lorraine-Vaudémont est titrée duchesse de Berry. Elle s'emploie dès lors à réhabiliter la mémoire d'Henri III de France, son mari, excommunié par le pape.

Dès le 6 septembre 1589, un mois à peine après la mort du roi, elle demande justice à Henri IV de France.

Le 1er octobre 1589, elle entreprend des démarches à Rome afin de réhabiliter Henri III de France.

Louise de Lorraine-Vaudémont habitera pendant 11 ans le château de Chenonceau, qu'elle a reçu en héritage de sa belle-mère Catherine de Médicis. Elle installe sa chambre au deuxième étage, dont elle fait peindre les murs de noir avec les attributs ordinairement réservés au deuil : croix, pelles et pioches de l'inhumation, cornes d'abondance déversant des larmes. Ce décor noir et argent était reproduit sur les tentures du lit et des fenêtres.

Très pieuse elle installe auprès d'elle un couvent de sœurs cloitrées dans les combles du château, un système de porte à pont levis séparant la partie couvent de la partie château.



Naissance de Catherine de Médicis

Catherine de Médicis naît en 1593, fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.



Mort de Louise de Clermont-Tallard

Louise de Clermont-Tallard meurt à l'Hôtel-Dieu de Tonnerre en mai 1596.

Louise de Clermont-Tallard est Dame d'honneur et amie de Catherine de Médicis.

Convertie au protestantisme, sa familiarité envers la famille royale en a fait une personnalité influente de la cour de France.

Les problèmes d'héritages anciens ne sont pas réglés.



Mort de Jacques II de Goyon Maréchal de France

Jacques II de Goyon de Matignon meurt dans son Château de Lesparre dans le Médoc le 27 juillet 1598.

Jacques II de Goyon a servi fidèlement cinq rois et une reine : Henri II de France, Catherine de Médicis, François II de France, Charles IX de France, Henri III de France et enfin Henri IV de France, donnant un bel exemple de loyalisme.



Mariage de Louis de Marillac avec Catherine de Médicis

Louis de Marillac épouse le 20 décembre 1607 Catherine de Médicis (morte en 1631), fille de Cosme de Médicis.


Tombe d'Henri II et de Catherine de Médicis - Basilique de Saint-Denis Gisant d'Henri II et de Catherine de Médicis - Basilique de Saint-Denis

Rapatriement des restes de Catherine de Médicis

En 1609, Diane de France rapatrie les restes de Catherine de Médicis de Blois à St Denis auprès du roi Henri II de Valois.



Mariage de Ferdinand Ier de Gonzague avec Catherine de Médicis

Ferdinand Ier de Gonzague épouse officiellement à Turin le 17 février 1617 Catherine de Médicis, fille de Ferdinand Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Christine de Lorraine.



Mort de Catherine de Médicis

Catherine de Médicis meurt en 1629.


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