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5 événements affichés, le premier en 1640 - le dernier en 1680



Naissance de Catherine Deshayes

Catherine Deshayes dite la Voisin naît à Paris vers 1640.

Elle appartient à un milieu très modeste.



Mariage de Antoine Montvoisin avec Catherine Deshayes

Antoine Montvoisin, un bijoutier de Paris, épouse Catherine Deshayes.

Leur enfant est :

Elle en devient vite veuve.

Catherine Deshayes amasse une fortune considérable avec ses activités de chiromancienne et de vente de poisons.

Très connue par ses contemporains dans ces domaines, Catherine Deshayes est suspectée d'être à la tête d'un réseau d'environ 100 empoisonneurs qui sévissent pour le compte de la haute société à la fin du XVIIe siècle.

Catherine Deshayes est également connue pour sa pratique d'avortements, illégaux et sévèrement punis à l'époque.



Messes noires célébrées à la demande de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart demande à Catherine Deshayes d'organiser une messe noire pour qu'elle puisse revenir dans les faveurs du roi en éliminant sa rivale, Marie Angélique de Scoraille.

Catherine Deshayes accepte et fait appel à l'abbé Étienne Guibourg pour l'aider.

Pour plus de résultats, la messe doit être récitée 3 fois.

La première fois, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart les rejoint à Villebouzin dans un châtelet isolé entre Paris et Orléans.

Elle se dévêt et se couche sur les dalles froides et humides du château, les bras en croix, un cierge dans chaque main.

L'abbé Étienne Guibourg déclame la messe sur son corps, un calice sur son ventre.

Puis, Étienne Guibourg soulève un nourrisson, lui tranche la gorge et récolte son sang dans le calice.

Étienne Guibourg et Catherine Deshayes récitent ces paroles :

Astaroth, Asmodée, princes d'amour, je vous conjure d'accepter le sacrifice de cet enfant.

En échange, je voudrais conserver l'affection du roi, la faveur des princes et des princesses de la cour et la satisfaction de tous mes désirs.

Le deuxième office a lieu de la même manière, mais dans les ruines d'une cabane retirée en pleine campagne.

La troisième se déroule dans une maison chic de la rue Beauregard, à Paris, la demeure de Catherine Deshayes en personne.

On a conservé le témoignage de la fille de Catherine Deshayes obtenu sous la torture, qui raconte comment elle aide sa mère à préparer la cérémonie.

Elle étend un matelas sur des sièges, un tabouret à chaque bout.

Catherine Deshayes accroche des tentures sur les fenêtres, rendant la pièce sombre.

Elle dispose 1 ou 2 chandeliers dans les coins.

Étienne Guibourg porte une chasuble blanche, brodée de pives noires.

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart entre nue et s'allonge sur le matelas.

On lui met un napperon sur le ventre, un crucifix et un calice dessus.

On raconte aussi que durant ce culte, le sang du nourrisson ne coule pas car il est né prématurément, et Étienne Guibourg doit transpercer son cœur pour recueillir un peu de son sang.

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart en rapporte un petit peu pour en mettre dans la nourriture du roi.



L'affaire des poisons

En 1679 éclate l'affaire des poisons.

Catherine Deshayes, épouse de Monvoisin, est arrêtée car soupçonnée de sorcellerie.

Louis XIV décide de créer une cour d'exception, la Chambre Ardente, pour juger des actes commis par Catherine Deshayes,et ses complices.

L'affaire est étouffée par le roi lorsqu'il apparaît que Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart a pris part à ces agissements.

La favorite du roi ne peut être compromise sans compromettre les enfants qu'elle a eus avec le Roi.

Toutefois, cette affaire consomme la disgrâce dans laquelle la favorite était tombée quelques mois auparavant.

Louvois prétexte les anciennes expériences d'alchimiste de François-Henri de Montmorency-Bouteville pour l'accuser d'assassinat et de pacte avec le diable.

Compromise dans l'Affaire des poisons, Marie-Anne Mancini rentrera en grâce contrairement à sa sœur.

Olympe Mancini est accusée d'avoir fréquenté Catherine Deshayes, et autres devineresses et est dite profonde en crimes et docteur en poisons.

La comtesse aurait résolu d'empoisonner Françoise Louise de La Baume Le Blanc, bien qu'elle soit au Carmel depuis plusieurs années, craignant que le roi la fasse revenir à la cour.

Olympe Mancini va jusqu'à menacer Louis XIV que s'il ne revenait pas à elle, il s'en repentirait.

Olympe Mancini est également soupçonnée d'avoir empoisonné, Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, son mari, pourtant complaisant, ainsi que Marie-Louise d'Orléans, fille d'Henriette-Anne Stuart et nièce de Louis XIV.

Antoinette Louise de Mesme est impliquée par Catherine Deshayes, mais ne sera pas inquiétée sur ordre de Louis XIV.


Catherine Deshayes - La Voisin - ses exploits - ses malheurs - gravure - provenant de la bibliothèque inter-universitaire de Santé

Mort de Catherine Deshayes

Jugée avec 36 complices, Catherine Deshayes raconte lors des interrogatoires qu'elle a :

brûlé dans le four, ou enterré dans son jardin, les corps de plus de 2500 enfants nés avant terme.

Catherine Deshayes est condamnée et meurt à Paris le 22 février 1680 brûlée vive en place de Grève à Paris.

Quant à Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, elle ne sera pas inquiétée, par protection de Louis XIV.

Madame de Sévigné témoignage à sa fille le 23 février 1680 :

Je ne vous parlerai que de Madame Voisin ; ce ne fut point mercredi, comme je vous l'avais dit, qu'elle fut brûlée, ce ne fut qu'hier.

Elle savait son arrêt dès lundi, chose fort extraordinaire.

Le soir elle dit à ses gardes : Quoi ? Nous ne faisons pas médianoche ? Elle mangea avec eux à minuit, par fantaisie, car ce n'était point jour maigre ; elle but beaucoup de vin, elle chanta 20 chansons à boire.

À 5 heures on la lia ; et, avec une torche à la main, elle parut dans le tombereau, habillée de blanc : c'est une sorte d'habit pour être brûlée.

Elle était fort rouge, et on voyait qu'elle repoussait le confesseur et le crucifix avec violence.

À Notre-Dame, elle ne voulut jamais prononcer l'amende honorable, et devant l'Hôtel-de-Ville elle se défendit autant qu'elle put pour sortir du tombereau : on l'en tira de force, on la mit sur le bûcher, assise et liée avec du fer.

On la couvrit de paille.

Elle jura beaucoup.

Elle repoussa la paille 5 ou 6 fois ; mais enfin le feu augmenta, et on l'a perdue de vue, et ses cendres sont en l'air actuellement.

Voilà la mort de Madame Voisin, célèbre par ses crimes et son impiété.


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