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Événements contenant la ou les locutions cherchées



395 événements affichés, le premier en -183 - le dernier en 2003



Mort de Scipion l'Africain

Scipion se retire de la vie publique dans sa villa de Liternum, en Campanie.

Scipion l'Africain est considéré comme le plus grand général romain avant Jules César. C'est également un érudit et il contribue à introduire la culture grecque à Rome.

Scipion meurt vers 183 avant Jésus-Christ



Naissance de Crassus

César Publius Crassus naît en 115 avant Jésus-Christ.



Naissance de César

Caius Julius Caesar, Jules César, neveu par alliance de Marius, naît en 101 avant Jésus-Christ dans une famille alors en pleine ascension politique.



Mariage de Marius

Marius épouse la tante de César.



Mort du père de César

Le père de César mourut assez jeune, sans doute de maladie, en 86 avant Jésus-Christ.



Mariage de César

Cinna donne sa fille Cornelia en mariage à Jules César.



Naissance de Brutus

Brutus naît en 85 avant Jésus-Christ, fils de Jules César et de Cornelia.



Exil de Jules César

Refusant de répudier sa femme, César est privé de sa dot et de la plus grande partie de ses héritages.

Jules César, figure parmi les proscrits; il est obligé de s'exiler.



Retour de César

Sylla va porter un coup fatal à cette république en croyant la restaurer.

Cependant, contrairement à ce que Sylla a pu croire, ses réformes n'ont en rien réglé les tensions au sein de Rome... elles ont seulement inspiré à nombre d'ambitieux le désir d'exercer à leur tour la dictature !... Ses réformes vont ouvrir la voie à Jules César et à l'empire.

Après la mort de Sylla, César revient à Rome en tant que pontife.



Jules César édile

En 65 avant Jésus Christ, Jules César devient édile, il donne des jeux mémorables, avec 600 gladiateurs revêtus d'armure d'argent.



Lutte de pouvoir entre César, Crassus et Pompée

Un ancien lieutenant de Sylla, Pompée, se voit confier par le Sénat le soin de rétablir à nouveau l'ordre civil.

En 60 avant Jésus Christ, indécis et au demeurant peu compétent, Pompée conclut un accord avec deux autres hommes forts, le riche Crassus et un nouveau venu sur la scène politique, Jules César. Un premier triumvirat est formé.



César consul

En 59 avant Jésus Christ, Jules César est nommé consul avec Bibulus.

Il occupe le devant de la scène. Il mène une politique favorable au peuple ce qui lui attire des inimitiés au sein du partis des Optimates.

Il décide de freiner la corruption en limitant à 10 000 sesterces par mois les dons d'argent pour les gouverneurs des provinces

Il marie sa fille à Pompée et se rapproche des chevaliers et des riches plébéiens en leurs offrant de l'argent.



César proconsul d'Illyrie, de Gaule Cisalpine et de gaule Transalpine

A la fin de son consulat il est nommé proconsul d'Illyrie de Gaule Cisalpine et obtient trois légions.

Cédant à la pression du peuple, le sénat rajoute à son proconsulat la gaule Transalpine et une quatrième légion.



Guerre des Gaules - "Bello Gallico"

Une des justifications des campagnes de Jules César est d'empêcher les Germains d'outre-Rhin de s'installer aux confins de la Narbonnaise, ce qui aurait constitué une menace directe pour Rome.


Territoire des Helvètes

Lutte contre les Helvètes

Bataille de Bibracte

La première campagne de César est purement défensive.

Les Helvètes occupaient le plateau du Nord de l'Oberland bernois. Ce sont les Tigurins, ceux-là même qui, en 107 avant Jésus-Christ dans la région d'Agen, avaient massacré le consul Cassius et fait passer ses troupes sous le joug… César se présente comme "l'homme prédestiné " à venger Rome et sa famille.

Dès 61 avant Jésus-Christ, le chef helvète Orgétorix forma le projet du départ des Helvètes vers la Saintonge.

Par ailleurs, les Éduens sont des alliés des Romains qui les considéraient comme des "frères de sang".

Le druide Diviciacos, en querelle avec son frère de Dumnorix, est proromain. Lors d'un voyage à Rome, il a été l'hôte de Cicéron et s'est adressé au Sénat.

César présente à Rome les Helvètes :

César présente Orgétorix le chef helvète et Dumnorix l'Héduen comme des hommes nourris d'une ambition toute personnelle mais ne souhaitaient-ils pas finalement voir l'union de la Gaule.

César prétend qu'Orgétorix tente de persuader les chefs gaulois Séquanes et Éduens (Dumnorix), de s'emparer du pouvoir.

Orgétorix doit être jugé pour cette intrigue. Il se présente devant le tribunal avec plus de 10 000 hommes et ne parle pas comme la coutume le lui permettait. Les magistrats lèvent un grand nombre d'hommes pour lutter contre lui; Orgétorix aurait alors mis fin à ses jours.

Après sa mort, les Helvètes gardent le projet de quitter leur territoire pour aller en Saintonge. En 58 avant Jésus-Christ, ils mettent le feu à leurs 12 villes et 400 villages. Plusieurs autres peuples se joignent à leur expédition. Deux routes sont possibles :

Leur expédition ne comporte aucune trace d'agressivité contre les autres peuples à qui ils demandent préalablement l'autorisation de traverser leurs terres. Ils demandent donc à Rome l'autorisation de traverser le nord de la Narbonnaise indiquant qu'il compte franchir le Rhône à la hauteur de Genève (ville Allobroge).

César en profite, il arrive d´urgence par le Petit-Saint-Bernard avec une légion qu'il place près du seul pont praticable à cet endroit. les Helvètes.

César se rend au pont, une ambassade helvète l'assurent de leurs intentions pacifiques et réitèrent leur demande de passage.

César, dans un premier temps, dit qu'il souhaitait réfléchir; en réalité, il veut pouvoir terminer les fortifications qu'il prépare… Puis César refuse prétextant que les Helvètes ne pourraient s'empêcher de causer des dégâts sur leur passage.

Les Helvètes menés par Divico (déjà commandant lors de la guerre contre Cassius !) envisagent alors de passer par le territoire des Séquanes et des Éduens qui se trouve plus au Nord. Ils obtiennent de l'Éduens Dumnorix l'autorisation de passage ().

Diviciacos demande l'aide de César pour arrêter les Helvètes. A Rome, César qui peut donc se targuer de répondre à un appel… prétend que :

César lève 5 légions et pénétrer en Gaule à la rencontre de ses ennemis.

Les Allobroges des montagnes, resté des rebelles à l'autorité romaine, lui laissèrent traverser leur pays, mais ils aidèrent le peuple des Helvètes et les ravitaillèrent lorsque Jules César tente de les affamer.

Les Helvètes traversent la Saône, César arrive à attaquer ceux qui n'avaient pas encore traversé et en fit un grand massacre. Il fait construire un pont pour pouvoir poursuivre les Helvètes qui envoient une ambassade.

Le chef Divico lors d'un discours met en garde les romains. César lui répond qu'il est résolu à venger les actes passés et présents mais est prêt à accepter la paix si les Helvètes donnent des otages et s'ils réparent leur tort. Divico répond que chez les helvète on reçoit des otages, on n'en donne pas…

Les deux ennemis lèvent leur camp, la cavalerie romaine suit les Helvètes mais le fait de trop prêt et lors d'un engagement opposant 40 000 cavaliers romains contre les 500 cents cavaliers helvètes les romains perdent quelques hommes. Les Helvètes sont encouragés par cette "victoire" et se mettent à harceler les romains.

Diviciacos supplie César épargner son frère Dumnorix. César accepte et convoque Dumnorix pour lui faire part de ses reproches. Mais César revient sur sa promesse et le fait assassiner...

César a des problèmes de ravitaillement car les Éduens ne livrent pas le blé.

César se dirige vers Bibracte pour le ravitaillement, les Helvètes font alors demi-tour et harcèlent les romains qui se mettent en formation sous les ordres de César. César fait éloigner les chevaux pour que le danger soit le même pour tous et que pas un romain ne put s'enfuir.

Après des Combats acharnés durant 3 jours, les Helvètes durent fuir ("personne ne put voir un ennemi tourner le dos").

A la bataille de Bibracte en juin 58 avant Jésus-Christ, César est opposé à 263 000 Helvètes et 100 000 alliés, seul 110 000 survécurent selon César qui se met à leur poursuite.

Les Helvètes envoyent des députés pour demander la paix : César formule ses exigences, les Helvètes les acceptent.



Lutte contre les Suèves et les Sénons

Les Arvernes et les Séquanes ayant pris des germains suèves, une population germanique, comme mercenaires .Arioviste, un ancien allié de Rome, roi des Suèves, s'était établit chez les Séquanes.

Arioviste pratiquaient des razzias chez les Séquanes et les Éduens peuples amis des romains et jusque chez les Allobroges.

L'Éduens Diviciacos sollicite la protection de César contre Arioviste (mise en scène sûrement préalablement arrangée par les deux hommes).

César justifie une nouvelle fois la guerre par un appel d'un "ami du peuple romain" en rappelant ce qui risque d'arriver si les Germains passent en Gaule faisant référence aux invasions teutonnes et Cimbres des années 60..

César envoie successivement deux ambassades à Arioviste avec diverses exigences. Mais Arioviste n'en eut cure.

Après que des nouvelles de regroupements de germains lui soient parvenues, César se dirige vers Besançon.

Les soldats romains laissent paraître de la peur face à des adversaires si féroces (dénonciation de l'aristocratie par César). César dénonçant l'aristocratie, harangue ses troupes changeant leur attitude; la hâte de combattre est présente.

Arioviste envoi une ambassade. César répond qu'il ne fait la guerre que forcé. Arioviste répond à son tour que les Romains n'ont rien à faire avec une armée sur ses terres. César met en avant qu'il ne va pas abandonner de fidèles alliés.

La cavalerie germaine provoque les romains quii restent impassibles sur l'ordre de César. Les troupes romaines sont encore plus motivées à combattre après cet entretien.

Arioviste demande un nouvel entretien à César, ce dernier lui envoi des ambassadeurs ; Arioviste les garde en captivité.

Les armées se font face, les Suèves n'attaquent pas, César fait des préparatifs de fortifications. Bientôt un premier combat s'engage : les pertes furent sévères des deux côtés.

Puis la " vraie " bataille s'engagea près de Mulhouse dans la plaine d'Alsace. Repoussés, les Suèves, dont Arioviste, fuirent au delà du Rhin. A cette nouvelle les renforts Suèves rebroussèrent chemin, harcelés par les peuples proches du Rhin.

César mena ses troupes en quartier d'hiver chez les Séquanes (Labiénus se vit confier le commandement).

Les Senons de Gaule, menés par Camulogène, furent parmi les derniers à résister à Labienus le lieutenant de César.

César partit pour la Gaule Citérieure (Aquitaine et Narbonnaise)… pour y remplir ses fonctions de gouverneur.



Lutte contre les Belges

En 57 avant Jésus-Christ, les tribus gauloises de Belgique sont les premières à se liguer et se révolter contre les romains. César se rend aux frontières de la Belgique.

Les peuples proche de la frontière donnent de précieux renseignements sur les troupes "belges".

Les Rèmes lui députèrent Iccios et Andocumborios, les premiers de leur cité, pour annoncer qu'ils soutiennent Rome.

La plupart des Belges étaient originaires de Germanie anciennement fixés en Belgique à cause de la fertilité du sol. Ils en avaient chassé les Gaulois qui l'habitaient avant eux.

Les Rèmes avaient des données certaines quant au contingent promis par chaque peuple pour cette guerre lors de l'assemblée générale des Belges.

Les Bellovaques demandaient la direction de toute la guerre mais le commandement avait été déféré d'un commun accord au roi des Suessions Galba à cause de son équité et de sa sagesse


Peuples gaulois au nord de l'Escaut

Commios Roi des Atrébates

Au début de la guerre des Gaules, en remerciement, Jules César fait Commios, son fidèle allié, Roi des Atrèbates en 57 avant Jésus-Christ.

Son nom peut-être composé en com-bios, signifierai dans ce cas : celui qui frappe, le frappeur.

Les principaux Peuples gaulois sur le nord de la France sont :

De vastes forêts couvrent une grande partie de la moyenne et de la haute Belgique.

Le long des côtes, les débordements de la mer sont fréquents.

Les fleuves et les rivières inondent régulièrement les régions basses du pays des Ménapiens et des Morins, où abondent fossés et marécages.



Bataille de Bibrax

César demande à Diviciacos d'aller quérir les troupes Eduennes et d'entrer sur le territoire des Bellovaques pour le ravager. César pense ainsi diviser les forces de l'ennemi si nombreuses.

Dès qu'il apprit par ses éclaireurs, que les Belges marchant sur lui avec toutes leurs forces réunies, n'étaient déjà plus qu'à peu de distance, il fit passer à son armée l'Aisne et assit son camp sur la rive, rendant ainsi un des côtés du camp hors d'atteinte de l'ennemi.

Un pont existant sur la rivière, le transport des vivres qu'envoyaient les Rèmes et les autres peuples pouvait s'effectuer sans péril. Il plaça une garde sur le pont, et laissa sur l'autre rive Q. Titurius Sabinus, son lieutenant, avec six cohortes dans un camp qu'il fit fortifie d'un retranchement de douze pieds de haut et d'un fossé de dix-huit pieds de profondeur.

À huit mille pas du camp de César était Bibrax une ville des Rèmes que les Belges attaquèrent vivement. Elle se défendit tout un jour avec peine.

Les Belges entourent la place avec leurs troupes, et lancent de tous côtés des pierres sur le rempart. La grêle de pierres et de traits rend toute résistance impossible du haut des remparts. Ils forment la tortue, s'approchent des portes et sapent la muraille.

Lorsque la nuit eut mis fin à l'attaque, le Rème Iccios, commandant alors dans la place, lui dépêche des courriers pour l'informer que s'il n'était promptement secouru, il ne peut tenir plus longtemps. Vers le milieu de la nuit, César fait partir, sous la conduite des courriers d'Iccios, des Numides, des archers crétois et des frondeurs baléares. Leur arrivée ranime l'espoir des assiégés et enlève aux ennemis l'espérance de prendre la place.

Les Bleges restèrent alors quelque temps à l'entour, dévastant la campagne, brûlant bourgs et maisons, puis se dirigèrent avec toutes leurs troupes vers le camp de César, et placèrent le leur à moins de deux mille pas.

César résolut d'abord, à cause du grand nombre des ennemis et de la haute idée qu'il avait de leur courage, de différer la bataille. Chaque jour par des combats de cavalerie, il éprouvait la valeur de l'ennemi et l'audace des siens.

Quand il se fut assuré que les siens n'étaient point inférieurs, il marqua le champ de bataille, en avant du camp, dans une position naturellement avantageuse. La colline sur laquelle était placé le camp s'élevait insensiblement au-dessus de la plaine, et offrait autant d'étendue qu'il en fallait pour y déployer les troupes; elle s'abaissait à gauche et à droite, et se relevait vers le centre par une légère éminence qui redescendait en pente douce vers la plaine.

À l'un et l'autre côté de cette colline, César fit creuser un fossé transversal d'environ quatre cents pas; aux deux extrémités, il éleva des forts et y plaça des machines de guerre, afin d'empêcher que des ennemis si supérieurs en nombre ne vinssent le prendre en flanc et l'envelopper pendant le combat.

Cela fait, il laissa dans le camp les deux légions qu'il avait levées récemment, pour servir de réserve, et rangea les six autres en bataille devant le camp. L'ennemi avait aussi fait sortir ses troupes et formé ses lignes. Il y avait un marais peu étendu entre notre armée et celle des ennemis. Chacune des parties attendait que l'autre franchisse le marais.

La cavalerie engageait le combat de part et d'autre. César, après le succès d'une charge de cavalerie, fit rentrer ses légions dans le camp.

Aussitôt les ennemis se dirigèrent vers l'Aisne. Ayant trouvé des gués ils essayèrent d'y faire passer une partie de leurs troupes. César, averti par Titurius, passa le pont avec toute sa cavalerie, ses Numides armés à la légère, ses frondeurs, ses archers, et marcha à l'ennemi. Alors s'engagea un combat opiniâtre. Les Romains tuèrent un grand nombre de Belges, les suivants, pleins d'audace, s'efforçaient de passer sur le corps de leurs compagnons; une grêle de traits les repoussant. Ceux qui avaient réussi à traverser l'Aisne furent taillés en pièces par la cavalerie.

Les ennemis, ayant perdu espoir d'emporter le fort et de traverser la rivière, ne pouvant nous attirer pour combattre sur un terrain désavantageux, et les vivres commençant à leur manquer, tinrent conseil.

Ils décidèrent de retourner chacun dans son pays, et de se tenir prêts à marcher tous à la défense du premier que l'armée romaine envahirait, combattant ainsi sur leur propre territoire et les vivres chez eux leur seraient assurés. De plus arriva la nouvelle que Diviciacos et les Éduens approchaient des frontières des Bellovaques voulurent aller défendre leurs biens.

Le départ étant résolu, dès le seconde soir, ils sortirent de leur camp à grand bruit, en tumulte, sans ordre fixe, sans être commandés par personne, prenant chacun le premier chemin qui s'offrait, et se hâtant de gagner leur pays, faisant ressembler ce départ à une fuite.

César aussitôt averti par ses vedettes, mais craignant une embuscade, retint son armée. Au point du jour, le départ étant confirmé par ses éclaireurs, il détacha toute sa cavalerie commandée par ses lieutenants Q. Pédius et à Aurunculéius Cotta, pour arrêter l'arrière-garde. T. Labiénus, un autre de ses lieutenants, eut ordre de les suivre avec trois légions.

Ils atteignirent l'arrière-garde ennemie, la poursuivant pendant plusieurs milles, ils tuèrent un grand nombre des fuyards. Les derniers rangs firent alors halte et soutinrent le choc avec beaucoup de vigueur; mais ceux qui étaient en avant, se voyant éloignés du péril, et n'étant retenus ni par la nécessité de se défendre, ni par les ordres d'aucun chef, eurent à peine entendu les cris des combattants, qu'ils rompirent leurs rangs, et cherchèrent leur salut dans la fuite. Sans courir aucun danger, les Romains tuèrent à l'ennemi autant d'hommes que le permit la durée du jour et rentrèrent au camp, comme il leur avait été ordonné.

Bientôt César met le siège devant la capitale des Suessions qui, devant les armes de sièges dont ils ne connaissaient rien, envoyèrent une ambassade à César pour se rendre. Chez les Bellovaques le scénario se répéta. Les Ambiens se soumettent aussi.



Lutte contre Les Nerviens

Mais les Nerviens aidés par les Atrébates, les Viromanduens et de nombreuses autres tribus germaniques se préparent au combat.

César envoie des légions contre les alliés des Nerviens qui sont progressivement défaits.

Pendant se temps, les Nerviens prennent les romains en embuscade alors qu'ils établissaient leur camp. La situation était difficile; les Nervien, réussissent presque à battre Jules César.

Les Nerviens sont dans le camp romain. Certains alliés romains, les Trévires fuient et répandent la nouvelle que les romains sont battus.

César s'avança en première ligne pour combattre, les troupes galvaniées par sa présence se battent mieux. Bientôt la situation change, les légions ayant battues les alliés des Nerviens arrivent en renfort.

Jules César élabore un plan visant à exploiter l'absence de cavalerie chez les Nerviens, ces derniers sont décimés et finissent par demander l'armistice. Leur armée de 60 000 hommes fut réduite à 500 et leurs 600 sénateurs réduits à 3.

Les Aduatiques, une autre tribu, en marche pour les rejoindre ne purent atteindre la bataille à temps .Ils rebroussèrent chemin et se fortifièrent dans une ville. Eux aussi se rendent à la vue des outils de siège romains. César accepta mais exigea que les armes soient déposées. Mais les Atuatuques attaquèrent par surprise avec des armes qu'ils avaient dissimulées. Ils furent finalement facilement battus. César se montra très sévère en les vendant tous.

Après cette bataille, la plupart des tribus Belges se rendirent et Jules César leur accorda la paix demandée, sauf les Nerviens qui continuèrent à harasser les convois romains.

Ils firent finalement soumission complète. César prit soin de les ménager.

Toute la Gaule était soumise.

La réputation de César en Gaule était telle que tous les peuples lui envoyèrent des députés qui venaient lui promettre obéissance.

César repartit pour l'Italie où 15 jours de supplication furent décrétés, ce qui n'était encore arrivé à personne (Pompée : 12 jours pour sa victoire sur Mithridate).


Armorique

Conquête de l'Armorique

Cinq peuples ou nations se partagent le territoire de Bretagne et n'entrent dans l'Histoire qu'au moment de leur soumission à Rome :

En 57 avant Jésus-Christ, Viridorix se bat contre les légions romaines. Les Vénètes sont battus sur mer par César Publius Crassus. Les armoricains se soumettent à Rome et reconnaissent l'autorité romaine.



Triumvirat prolongé

En 56 avant Jésus-Christ, César part à Lucques renouveler le triumvirat avec Crassus et Pompée.

Un an plus tard, ils font voter une loi donnant :



Révolte des Vénètes

En 56 avant Jésus-Christ, César fait face à la révolte de la branche de l'Armorique des Vénètes et des Unelles qui résistèrent aux légions de Jules César sur terre et sur mer dans le Morbihan. Les Osismes auraient participé à cette révolte. Brutus les défait sur mer (85-42), en présence de César.



Lutte en Aquitaine

Les Pictons pouvent se sentir menacés par la migration des Helvètes vers le territoire des Santons et ont donc tout intérêt à l'intervention de Jules César. Tout comme les Santons, ils fournissent une flotte à César en 56 avant Jésus-Christ.



Bataille de Sos

En 56 avant Jésus-Christ, Crassus est chargé par César de soumettre l'Aquitaine.

Lors de la célèbre bataille, suivie du siège de Sos, les Sotiates ou Sontiates sont battus.

Crassus mène à bien assez rapidement la conquête de toute l'Aquitaine, à l'exception des hautes vallées des Pyrénées occidentales.

L'oppidum de Beneharnum, au pied de la colline sur laquelle se situe l'actuelle Lescar, est occupé.



Retour en Belgique et en Germanie

En 55 avant Jésus-Christ, César retourne encore en Belgique mener de durs combats contre les Germains. Il passe pour la première fois le Rhin et pénètre brièvement en Germanie.



Commios Émissaire en Bretagne insulaire

Commios Prisonnier

En 55 avant Jésus-Christ, Jules César, envoie Commios comme émissaire en Bretagne insulaire pour demander aux peuples de l'île de se soumettre à Rome.

Commios est fait prisonnier par les Brittons, mais est vite relâché.



Conquête de l'Angleterre

En 55 avant Jésus-Christ., César traverse la Manche avec ses troupes et entame sa première expédition dans l'île de Bretagne (l'Angleterre). Il en rentre bredouille.

César met en déroute les Usipètes et les Tencthères, mais les Trévires et les Éburons se soulèvent.

César part avec 4 légions, sans bagage et 800 cavaliers chez les Trévires qui essayaient de trouver du soutient au delà du Rhin.

César fait assassiner le chef celte Dumnorix.

Cette affaire règlée, César retourne en Bretagne (Angleterre).



Guerre contre Ambiorix

En 54 avant Jésus-Chris, de retour en Gaule, César est contraint de disperser ses légions en vue de l'hivernage. Mais comme les récoltes ont été médiocres dans le nord, il disperse ses légions en fonction des vivres disponibles :

Elles se retrouvent ainsi à quelques jours de marche les unes des autres.

Une légion et demie est casernée en pays Eburon, où règnent Catuvolcos (peu connu) et Ambiorix (notre homme !).

Du fait des mauvaises récoltes, une tension s'installe entre Éburons et romains.

Ambiorix régnait sur les Éburons, une tribu gauloise qui vivait entre la Meuse et le Rhin. En 57 avant Jésus-Christ., César avait libèré les Éburons du joug des Aduatiques.

À peine les Romains sont-ils installés depuis quinze jours, le roi des Éburons attaque la 14e légion romaine. A première vue, l'attaque échoue.

Les chefs du camp d'Aduatuca, Cotta et Sabinus, demandent à Ambiorix les raisons de son comportement. Pourquoi les a-t-il attaqués avec d'aussi faibles troupes, alors qu'ils sont en bons termes ?

Il imagine une ruse : il conseille aux Romains de quitter le territoire selon un tracé qu'il expose, en confiant qu'une offensive de grande envergure Gauloise et Germaines est prête à tomber sur les troupes.

Cette possibilité de s'éloigner en toute sécurité est en réalité une embuscade. Les officiers décident par souci de sécurité de rejoindre l'autre garnison romaine. Les Romains plient leurs tentes et s'en vont.

En chemin, dans une vallée étroite, Ambiorix les attaque et les massacre; environ 5 400 hommes soldats périront. Il inflige aux Romains la plus grande défaite de toute la Guerre des Gaules.

Ensuite, avec les Nerviens, les Aduatiques et les Ménapiens, Ambiorix organise un raid contre l'autre garnison romaine de la vallée de la Meuse, installée en territoire Nervien (Charleroi), commandée par Quintus Cicéron.

Ce dernier ne doit son salut qu'à l'intervention de César qui, parti d'Amiens, vainc les Nerviens, mais les Trévires se révoltent à leur tour puis sont battus par Labienus.

Toute l'année 53 avant Jésus-Christ est passée à guerroyer en Belgique

L'été suivant, Jules César rêvant de se venger des "Belgae", lance un raid punitif, avec 10 légions, soit environ 60 000 hommes..

La fin de la campagne voit une véritable chasse à l'homme contre Ambiorix ainsi qu'une guerre d'extermination , qualifiée même par certains de génocide, menée contre son peuple et ses voisins. Le pays est dévasté et les femmes et enfants emmenés comme butin de guerre.

Un des rares guerriers à échapper est Ambiorix qui traverse le Rhin et disparait dans la brume ardennaise, se réfugiant parmi les Germains et entre dans la légende



Commios Roi des Morins

Revenu sur le continent, Commios rend encore des services à César, qui le fait en remerciement, Roi des Morins.


Soulèvement général des peuples de la Gaule

Soulèvement général des peuples de la Gaule

Comme la plupart des nobles guerriers, Vercingétorix s'illustre dans la cavalerie gauloise de César de 54 à 53 avant Jésus-Christ au début de la guerre contre le Barbare Ambiorix.

Vercingétorix ne veut pas accepter l'invasion de la Gaule. Avec ses amis, il tente de soulever les Arvernes de Gergovie, mais les notables les chassent de la ville.

Vercingétorix et ses compagnons battent alors les environs de la ville et reviennent avec une foule de partisans. En 53 avant Jésus-Christ, Vercingétorix est proclamé chef des Arvernes.

Les chefs gaulois décident de se réunir. La rencontre a lieu en forêt carnute en janvier 52 avant Jésus-Christ.

Le soulèvement général des peuples de la Gaule est décidé. A la demande des Bituriges, Vercingétorix est désigné chef suprême des armées gauloises, rétablissant en quelque sorte l'autorité du Brenn.

Vercingétorix demanda des renforts à tous les peuples de la Gaule, par exemple :

Jules César estime le nombre de soldats engagés contre ses troupes par chacun des peuples suivants :

Par contre :



Prise d'Orléans par les romains

Le soulèvement débute par la prise de Cénabum (Orléans). Fufius Cita et d'autres marchands romains sont massacrés.

Labienus, le principal légat et lieutenant de César vint s'établir à Agedincum (Sens) pendant pratiquement toute la campagne de Gaule, de la bataille de Gergovie à celle d'Alesia, afin de contrôler les routes du nord et de protéger les armées de Jules César des attaques des Belges et des Germains, ainsi que des peuples du nord de la Gaule.

César décide de frapper fort. Il reprend et brule Cenabum. Les légions massacrèrent et réduisirent en esclavage les habitants de Genabum (Orléans).

Puis César s'empare de Gorgobina, Vellaunodunum, Nouiodunum.



Prise de Bourges par les romains

Vercingétorix voulut affamer les légions romaines en brûlant les villes et les récoltes. Les Gaulois brulent eux mêmes villes et villages.

En 52 avant Jésus-Christ, quand il fallut détruire la cité sainte de la Gaule, Avaricum (Bourges), ses habitants (les Bituriges) refusèrent et préférèrent se défendre.

Après un long siège, la ville est enlevée et rasée par les troupes romaines, malgrè l'armée gauloise de soutien qui stationnait dans les forêts alentours. Sur les 4000 défenseurs, seulement 800 réussisent à s'échapper.

Jules César y trouva des réserves abondantes qui lui permirent de passer l'hiver.



Gergovie

Vercingétorix recula alors sur sa capitale, Gergovie (Clermont-Ferrand). Il fait couper tous les ponts pour ralentir l'armée romaine et se retranche dans Gergovie.

César le poursuit et entreprend le siège de Gergovie en juin 52 avant Jésus-Christ. César lance l'assaut, et les troupes romaines trouvent une faiblesse dans les remparts. Cependant, les cavaliers gaulois lancent une contre-attaque qui balaie les légionnaires qui se débandent. Les romains laissent 800 soldats sur le terrain.



Bataille d'Aignay le duc

César lève le siège et se replie dans la pays des Lingons (Langres).

La révolte prend de plus en plus d'ampleur. Les peuples traditionnellement alliés de Rome, tels les Éduens, rentrent dans la révolte.

Les Gaulois ne résistent pas à l'envie de tailler complètement en pièce les envahisseurs en retraite.

César fait appel aux cavaleries germaines. Fort de cet apport d'hommes, il livre une bataille décisive contre Vercingétorix à la source de la seine à Aignay le duc.

La cavalerie gauloise se jette sur l'armée romaine en retraite. Les romains se mettent en formation de défense. Les charges gauloises s'écrasent sur le mur de fer des boucliers romains, tandis que les auxiliaires germains des romains font des ravages.

La charge triomphale se transforme en carnage et en débacle. Brisée, la cavalerie gauloise doit battre en retraite, talonnée par les romains; les trois chefs sont capturés.


Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César - Lionel-Noël Royer - 1899

Siège d'Alesia

Battu, le chef des Gaulois alla s'enfermer dans Alésia, l'oppidum des Mandubiens avec 80 000 gaulois.

En août 52 avant Jésus-Christ, César met le siège. Les six légions de César sont renforcées par quatre autres dirigées par son lieutenant Labienus, victorieux de la tribu des Parisii.

Arrivés à Alésia, les soldats romains se mettent à construire un ingénieux système qui empêche toute sortie efficace de l'armée gauloise et entoure l'oppidum d'une seconde muraille tournée vers l'extérieur, s'enfermant ainsi avec ces légions, dans une sorte d'anneau autour d'Alesia.

Alésia n'était pas préparée à abriter autant d'hommes pour un siège. Vercingétorix ne peut pas tenir un mois sans ravitaillement.

Vercingétorix commence par renvoyer les cavaliers puis il expulse les vieillards, les femmes et les enfants qui sont condamnés à mourir de faim entre le camp gaulois et le camp romain, car les romains ne les laissent pas passer.

Pendant ce temps, une prodigieuse armée de secours s'est constituée à Bibracte chez les Éduens.

Quand elle s'ébranle enfin, elle est constituée de 8000 cavaliers et 200 000 guerriers, le tout commandé par quatre chefs dont Vercassivellaun un chef gaulois arverne, cousin de Vercingétorix.

L'armée vient s'écraser sur les fortifications romaines.

A la tête d'un contingent de 60 000 guerriers, Vercassivellaun traversa la rivière de la Brenne et atteignit les positions romaines derrière la montagne de Bussy.

A cet endroit, il tenta de percer les défenses ennemies commandées par le légat Labienus, puis par César en personne. Plus de la moitié de ses hommes périrent et abandonnèrent 74 enseignes.

Vercingétorix tente une sortie héroïque et désespérée. Il est à deux doigts de passer, mais les légions romaines réussissent à maintenir le blocus.

Après un siège de 6 semaines, Vercingétorix se rend le 8 septembre 52.

Vercingétorix fait demander à César s'il le veut mort ou vivant. César exige les chefs et les armes. Paré comme pour une fête, le chef arverne jette ses armes au pied de son vainqueur.

Le site d'Alésia se situerait plus probablement à Chaux-des-Crotenay (Jura) sur le territoire des Séquanes qu'à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or).



Campagne contre les peuples belges

Commios Roi des Atrébates insulaires

En 51 avant Jésus-Christ, les Bellovaques et autres peuples belges ne se résignent point.

Commios participe au soulèvement des Bellovaques.

César marche à nouveau contre eux et les vainc, puis il retourne dans le pays d'Ambiorix pour le ravager complètement, massacrant, incendiant, pillant...

Vaincu, Commios se réfugie chez les germains, puis chez les Atrébates de la Bretagne insulaire.

Devenu par la suite, Roi des Atrèbates insulaires, Commios et ses fils, font parties d'une dynastie qui durera jusqu'en 43.

Jules César a dit : "De tout les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves".

Mais L'ennemi, même alors qu'il ne lui restait plus guère d'espoir, montra un tel courage que, quand les premiers étaient tombés, ceux qui les suivaient montaient sur leurs corps pour se battre, lançaient des traits sur nos soldats et renvoyaient les javelots qui manquaient leur but. Ainsi, ce n'était pas une folle entreprise pour des hommes d'un pareil courage, il faut le reconnaître, que d'avoir osé franchir une rivière très large, escalader une berge fort élevée et monter à l'assaut d'une position très forte. Cette tâche, leur héroïsme l'avait rendue facile" (César, Guerre des Gaules, II, 27).



Représailles contre les carnutes

En 51 avant Jésus-Christ, poussé par des haines tribales les Carnutes s'en prennent aux Bituriges et manquent de rallumer la guerre civile. En guise de représailles, Jules César fait hiverner deux légions dans Cenabum à peine remise des assauts de l'année précédente.



Soumission des Namnètes

En 50 avant Jésus-Christ, les Namnètes se soumettent à César.



Vercingétorix prisonnier à Rome

Vercingétorix va passer 7 ans dans un sordide cachot de la prison de la Mamertine. Il n'en sortit que pour la célébration du triomphe de César en octobre 46 avant Jésus-Christ.

On l'étrangla le soir même du défilé et son corps fut exposé aux rostres.



Colonisation de la Gaule

Le passage des légions qui se disputaient l'empire, et les fréquentes irruptions des peuples du Nord le couvraient de sang et de ruines.

Rome s'efforça de réparer, par de grandes fondations, les maux de la conquête : elle fit participer aux bienfaits de la civilisation les habitants, que le voisinage des Phocéens y avait déjà préparés; elle polit leurs moeurs, construisit des voies et des aqueducs, éleva des édifices.

Il y eut des colonies à Valence, à Die, à Nyons, à Luc, à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

César va ménager la Gaule après sa conquête. Il impose un tribut relativement faible, en particulier aux Éduens et aux Arvernes.



Deuxième guerres civiles à Rome

Les relations entre Pompée et César qui n'avaient jamais été très amicales, se distendent tout à fait.

Pompée se rapproche du Sénat et guette le moindre faux pas de César.



Clodius tué par les troupes de Milon

A Rome l'anarchie s'empare des rues, en 53 avant Jésus Christ on assiste à de véritable batailles entre les troupes de Milon, un ami de Pompée, et de Clodius un ami de César, proche du peuple.

Clodius est tué en 52 avant Jésus Christ, et le peuple incendie la Curie. Lépide exerce alors les fonctions d'inter-roi.

Puis le Sénat donne les pleins pouvoirs à Pompée.

En février 52 avant Jésus Christ, en réaction aux désordres qu'il a lui même suscité, le Sénat nomme (au mépris du droit romain) Pompée consul unique et à vie, avec les pleins pouvoirs pour remettre de l'ordre.

César ne réagit pas, se trouvant dans une situation difficile avec Vercingétorix; Pompée lui promet la mort de Milon alors en fuite.

Pompée, bénéficiant du soutien des sénateurs (parmi lesquels l'orateur Cicéron), fait passer des lois peu favorables pour César, comme l'obligation pour ce dernier de se présenter à Rome pour poser sa candidature de Consul.

Pompée se fait couramment appeler "princeps", ce qui signifie le premier des citoyens (d'où nous vient le mot prince). Mais il n'ose pas intervenir avec ses troupes à l'intérieur de Rome pour imposer ses volontés au Sénat et mettre fin aux luttes de factions.

En 50 avant Jésus-Christ, Pompée convainc le Sénat de lancer un sénatus-consulte contre César, enjoignant à celui-ci de prendre congé de son armée !



Jules César franchissent le Rubicon

De Ravenne son quartier général, César envoie Cassius et Marc-Antoine lire une communication au Sénat qui s'empresse de déclarer César hors-la-loi en Janvier 49 avant Jésus Christ

César, fort de sa popularité, qu'il cultive avec soin, et de la gloire militaire qu'il s'est acquise en conquérant les Gaules, Jules César, avec la XIIIème Légion, traverse le Rubicon le 11 janvier 49 avant Jésus-Christ.

Petit fleuve côtier d'Italie centrale qui se jette dans l'Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains.

La loi de Rome interdit à quiconque de franchir ce fleuve avec une armée, sauf autorisation expresse du Sénat.

En violant la loi, César lance un défi au Sénat qui dirige la République.

Anerrifthô Kubos" (Que soit jeté le dé !), aurait-il alors lancé... en grec, la langue des élites romaines de l'époque; cette formule traduite en latine donne "Iacta esto alea", ou, plus communément, "Alea jacta est".

César entre dans la Ville éternelle, les Sénateurs ont fui et Pompée aussi.

César dévalise le temple de Saturne où se trouve le trésor de la ville.

César entreprend la conquête du reste de l'Italie qu'il soumet en neuf semaines.

Lépide devient préteur.

En récompense de l'aide et de du loyalisme de Lépide, à son retour à Rome en novembre 49 avant Jésus-Christ, César le nomme propréteur de l'Espagne Citérieure.


Prise de Marseille

Siège et prise de Marseille

Pendant la guerre civile qui ébranle Rome, la brillante cité de Marseille préfère soutenir Pompée. Cette erreur de jugement de la part d'avisés commerçants met César en colère.

En 49 avant Jésus-Christ, Jules César se rendait en Espagne pour y apaiser un soulèvement contre la domination romaine.

En traversant la Provence, il voulut obliger les Marseillais à renoncer entièrement au parti de Pompée, son rival.

César essaya d'abord d'attirer les Marseillais à lui par la persuasion ; n'y réussissant pas, il assiégea la ville.

Il fit construire douze galères à Arles, les plaça sous le commandement de Brutus Décimus et leur donna l'ordre de bloquer le port.

Comme il prévoyait que le siège pouvait être long, il en confia les opérations à ses lieutenants et il continua sa marche vers l'Espagne.

Trebonius, lieutenant de César fait le siège de Marseille sur terre avec 3 légions romaines (18 000 hommes environ) et sur mer.

Un combat naval eut lieu dans la rade de Marseille. Il ne fut pas favorable à la flotte marseillaise. Pompée envoya alors au secours de Marseille seize galères sous les ordres de Nasidius. La victoire demeura à Brutus. Toutes les galères furent coulées ou prises. Une seule rentra au port apportant la nouvelle du désastre.

Personne ne voulut se rendre et tous les citoyens valides mirent leur énergie à faire face aux assaillants du côté de la terre, où Trébonius poussait activement ses travaux d'approche et ses attaques.

Les assiégés résistèrent longtemps, grâce au secours de leurs alliés, les audacieux et intrépides montagnards connus sous le nom d'Albiques ou Albiciens, une confédération composée de huit peuplades.

A la fin pourtant, la tactique romaine l'emporta lorsque Jules César, de retour d'Espagne eut rejoint Trebonius.

César reçut la soumission des habitants.

Marseille fut obligée de livrer ses armes, ses bateaux, le trésor public et la citadelle, de démolir ses remparts et de subir une garnison romaine composée de deux légions.

Elle doit d'être épargnée du pillage et de la destruction à la stratégie politique de César car il risquait de s'aliéner l'opinion romaine, favorable à une si ancienne cité amie.

César laissa aux Marseillais le droit de vivre sous leurs lois, de jouir en paix des avantages de leur commerce, mais il leur ravit leur indépendance.

Les Romains établirent un camp, sur une colline proche de la ville, pour surveiller Marseille. On l'appela "la colline de la garde".



Bataille d'Illerda

César part en Espagne ou se trouvent sept légions dévouées à Pompée. Il les met en déroute 2 août 49 avant Jésus-Christ à Illerda. Cette bataille fit 15000 morts du côté des Pompéiens.

De retour à Rome, César est nommé consul.

En récompense de l'aide et de du loyalisme de Lépide, en novembre 49 avant Jésus-Christ, César le nomme propréteur de l'Espagne Citérieure.

Tout dévoué à César, Lépide représente, en raison de ses origines, la caution de l'aristocratie.

En 48 avant Jésus-Christ, assisté de son fidèle lieutenant Antoine, il poursuit Pompée en Épire (Grèce)



Pompée vaincu par César

Le 6 juin 48 avant Jésus-Christ (9 août selon le calendrier d'avant la réforme julienne), il écrase son armée à Pharsale. Ce succès lui vaut d'être nommé par les comices romaines dictateur pour un an.



Assassinat de Pompée

Pompée, en fuite, se réfugie en Égypte.

Le général romain, rival de César, est assassiné par les hommes du Pharaon Ptolémée XIII, époux de Cléopâtre. Le souverain égyptien voulait par ce meurtre s'attirer les faveurs de César. L'empereur romain ne lui sera guère reconnaissant de ce geste : devenu l'amant de Cléopâtre, il évincera le pharaon du trône pour y mettre son épouse à sa place.

Il est assassiné le 28 septembre sur ordre du jeune pharaon Ptolémée XII Philopator. Lorsque le 2 octobre César débarque à Alexandrie Ptolémée XIII lui fit apporter la tête de son ennemi sur un plateau croyant plaire à César. On raconte que César poussa des cris d'horreur contre cet acte de barbarie infâme.

Dès son arrivée à Alexandrie, César se pose en médiateur entre :

Cléopâtre veut plaider sa cause auprès de César et s'introduit dans sa demeure à Alexandrie par un stratagème audacieux: enroulé dans un riche tapis.

César se rend aux charmes de la jeune reine C'est le début d'une longue liaison entre cet homme de 54 ans et cette femme qui n'en n'a que 20, et qui n'hésite pas par ambition politique à devenir sa maîtresse.

En juin 48 avant Jésus-Christ, elle lui donne un fils nommé Ptolémée-César et surnommé Césarion. César ne le reconnaîtra pas, et Césarion ne figurera pas sur son testament, il mourra assassiné par Auguste.

Mais le général de Ptolémée, du nom d'Achillas veut la guerre contre César et donne à l'armée royale l'ordre de marcher sur Alexandrie.



César dicateur et consul pour dix ans

En 48 avant Jésus-Christ, César est dictateur et consul pour dix ans.



Incendie de la bibliothèque d'Alexandrie

C'est lors de cette guerre en 47 avant Jésus-Christ que la bibliothèque d'Alexandrie est involontairement touchée par des brûlots. Plus de 100000 ouvrages périssent dans l'incendie. Les historiens pleurent encore ce désastre.

La guerre se termine par la victoire finale de César. 20000 égyptiens périssent dont le roi.

Cléopâtre est désormais reine d'Égypte, et doit épouser son autre frère Ptolémée XIV mais elle part pour Rome où elle fait assassiner son frère, elle y restera jusqu'à la mort de César.



Bataille de Zéla

César part se battre contre Pharnace qui veut récupérer les territoires prit à son père Mithridate en 64 avant Jésus-Christ.

Le 2 août 47 avant Jésus-Christ, iI soumet Pharnace, roi du Pont (la région de l'actuel détroit du Bosphore) à la bataille de Zéla 47 av J.C.

Un peu plus tard, commémorant sa victoire de Zéla par un défilé triomphal à Rome, il se fait précéder par un porteur qui présente une pancarte assortie de trois mots :

Veni, vidi, vici !" (Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu !).

En 47 avant Jésus-Christ, César est nommé dictateur pour un an et consul pour cinq ans.



Bataille de Thapsus

S'arrêtant à peine en Italie, César passe en Afrique et écrase une armée de partisans de Pompée à Thapsus.

La guerre civile reprend en Afrique. Les troupes de Pompée, commandées par ses deux fils Cnaeus et Sextus, se battent contre César.

Les troupes César étendent peu à peu le territoire de la province romaine Carthago.



Lépide consul

César ne cessera de couvrir Lépide d'honneurs : il lui demande d'être consul en 46 avant Jésus-Christ et la même année il le désigne comme maître de la cavalerie.

Tout dévoué à César, Lépide représente, en raison de ses origines, la caution de l'aristocratie.



Bataille de Munda

Le 17 mars 45 avant Jésus-Christ César remporte une victoire définitive sur ses ennemis à Munda, en Espagne. Cnaeus a la tête tranchée et son frère s'enfuit.



César Imperator

César repart pour Rome.

En 45 avant Jésus-Christ, fort de ses 4 triomphes, à 55 ans, Jules César reçoit de la part du Sénat :



César Imperator, Dictateur à vie

En février 44 avant Jésus-Christ, il devient Dictateur perpétuel.

Lépide n'hésite pas à soutenir la cause de l'imperator en le faisant nommer dictateur à vie, en vertu d'une loi soumise aux comices.

César obtient aussi les pouvoirs d'un tribun et ceux d'un censeur, avec le titre de préfet des mœurs...

Il a désormais partie gagnée contre ses adversaires et devrait pouvoir se reposer sur ses lauriers...

Sous l'empire, la magistrature est vidée de son pouvoir, et seuls subsistent des consuls dits suffects. Seul l'empereur exerce l'imperium lié au consulat.

En 44 avant Jésus-Christ une prédiction des livres sibyllins affirmant que seul un roi pourrait triompher des Parthes accrédite la rumeur d'aspiration de Jules César à la royauté



Gestion de César

Toujours généreux, César n'oublie pas de distribuer toutes sortes de prébendes pour s'assurer ce que l'on appelle ouvertement une clientèle.

Il entreprend des réformes civiles, étend le bénéfice de la citoyenneté à de nouvelles catégories d'habitants et limite de moitié les bénéficiaires des distributions gratuites de blé.

Il établit ses vétérans dans les régions dépeuplées d'Italie, unifie les constitutions municipales des villes de province sur le modèle de Rome...

Il porte de 600 à 900 le nombre de sénateurs en élevant à cette dignité beaucoup de provinciaux, en particulier des Gaulois !

Il réforme même le calendrier, fait commencer l'année en janvier et... donne son propre nom au septième mois (juillet, déformation de Julius).

Il s'essaye enfin à une politique de réconciliation nationale après cinquante ans de guerre civile.

Sans rien changer à la forme des institutions, César met ainsi en place une monarchie inavouée pendant les cinq années qui courent de la traversée du Rubicon à son assassinat.



Cérémonie des Lupercales

Lépide se trouve aux côtés de l'imperator lors de la célèbre cérémonie des Lupercales, le 15 février 44 avant Jésus-Christ, qui devait avoir des conséquences capitales sur l'avenir de Rome.

Lorsque César reçoit de Marc Antoine le diadème des rois hellénistiques, le peuple crie à Lépide de le lui ôter.

Celui-ci fait semblant d'être sourd et César, devant le mécontentement populaire grandissant, est contraint de l'enlever lui-même de son front, en dépit de l'insistance de Marc Antoine qui lui offre ce diadème plusieurs fois.

On peut se demander s'il n'y a pas eu de la part des deux hommes une tentative concertée de provocation.



Mort de César

Dans la nuit du 14 au 15 mars 44 avant Jésus-Christ, l'épouse de César fait un songe: l'étendard de son mari se trouvant sur le toit est emporté par un coup de vent tandis qu'elle aperçoit sur son lit une tunique déchirée par des coups de poignard. Elle se réveille en sueur et supplie son mari de ne pas se rendre au Sénat le 15. Rien n'y fait, César s'y rend insensible à ses supplications.

Dans les rues, un esclave lui tend un papier. Distrait, César le prend sans le lire.

Il est poignardé en pleine séance du Sénat par une conspiration patricienne dirigée par Cassius et Brutus son fils adoptif.

Une cinquantaine de sénateurs partisans de la restauration de la république oligarchique, se jettent sur lui et lui assènent 27 coups de poignard. César tombe au pied de la statue de son ancien rival Pompée.

En apercevant son fils adoptif, Brutus au milieu de ses assassins, avant de tomber, Jules César lui lancera en grec: "Kai su teknon", qui sera traduit en latin populaire par "Tu quoque, mi fili" ("Toi aussi, mon fils").

Il serrait dans sa main le papier qu'un ami lui avait envoyé, lui conseillant de ne pas se rendre au Sénat et lui fournissant la liste des conspirateurs.

Son corps sera ramassé par des esclaves et incinéré, comme le veut la tradition, au Champs de Mars.

Dans son testament, César a désigné pour héritier son fils adoptif, Octave, futur empereur Auguste.



Marc Antoine revendique l'héritage politique de César

Marc Antoine prononce son oraison funèbre et excite le peuple à la vengeance, forçant les meurtriers à trouver refuge hors de Rome. Maître de la ville, il s'efforce de rétablir la paix.

Marc Antoine, qui en a presque quarante ans, jouit d'un grand prestige auprès des légions et dans les provinces.



Reconstruction de Carthage

L'établissement d'une colonie romaine sur le site de Carthage est l'objet des revendications du parti populaire. La victoire de César aboutit à la reconstruction de la ville, en 44 avant Jésus-Christ



Nouveau triumvirat

Retour d'Octave à Rome

En 44 avant Jésus-Christ, à l'âge de dix-neuf ans, le jeune Octave, petit-neveu, fils adoptif et héritier désigné de César, qui est en Grèce pour parfaire sa culture, revient à Rome et revendique l'héritage et la succession politique de César.

Il ne fait valoir ses droits qu'en vertu de la seule légitimité. Il ne se départira, même pas au sommet de sa gloire, de cette attitude, alors dictée par la faiblesse de ses forces. Cette continuité politique lui permettra toujours d'apparaître comme le restaurateur des institutions.

Octave exécute le testament de son oncle, se rend populaire en acquittant ses legs (il vend les biens de César qui ne sont pas tombés aux mains d'Antoine), mène Antoine à quitter Rome et flatte le Sénat.

Dans l'espoir d'un retour de la République, Cicéron apporta son soutien à Octave dans sa lutte contre Marc Antoine. Il prononce ses Philippiques.

Antoine est déclaré ennemi public par le sénat.



Mort d'Hirtius et Pansa.

Fin juillet 43, Octave décide de réclamer le consulat, auquel il n'a pas droit du fait de son jeune age. Les sénateurs républicains lui refusent.

Lorsque les gouverneurs d'Espagne et de Gaule, avec Lépide, viennent appuyer Antoine, Octave renverse la situation en leur proposant une alliance contre le Sénat, par une marche commune sur Rome. Lors de cette marche en juillet 43 avant Jésus-Christ, il rallie à lui sans combat les trois légions que lui oppose le sénat.

Il s'appuie sur le peuple de Rome et se fait élire consul le 19 août 43 avant Jésus-Christ et conférer des pouvoirs extraordinaires qui le rendent maître de Rome.

Octave fait condamner les meurtriers de César par un tribunal régulier.



Entrevue de Bologne

En octobre 43 avant Jésus-Christ, Lépide organise une rencontre entre Antoine et Octave lors de laquelle ils concluent une alliance qui aboutit au second triumvirat.

Lors de cette rencontre dans une île du Reno, au confluent de deux rivières, entre Pérouse et Bologne, ils joignirent leurs mains et saluèrent réciproquement leurs armées.

Tous avaient des vues différentes :



Assassinat de Cicéron

Les triumvirs sacrifient sans crise de conscience leurs amis respectifs et les englobent dans une proscription générale. Antoine proscrit Lucius César, son oncle maternel et Lépide, Lucius Paulus, son frère.

Le 7 décembre 43 avant Jésus-Christ, le sénateur romain, Marcus Tullius Cicero, dit "Cicéron" est égorgé près de sa villa de Formia par les hommes de Marc-Antoine. Sa tête et ses mains furent exposées sur la tribune.

Quant à Octave, il n'a de cesse de punir ceux qui ont comploté contre César.

Une cent quarante sénateurs seront assassinés au même titre que Cicéron.



Fondation de Lyon

Le 10 octobre 43 avant Jésus-Christ, le lieutenant de César Lucius Munatius Plancus fonde une colonie sur la colline de Lugdunum qu'il baptise "Colonia copia Lugdunum". Elle est destinée à abriter les citoyens romains chassés de Vienne par les Allobroges.



Conquête du sud-est de l'île de Bretagne

En 43 avant Jésus-Christ., César conquiert le sud-est de l'île de Bretagne.



La reconstruction de Carthage

Le projet de fonder une colonie est repris par Jules César, mais celui-ci ne put le réaliser avant son assassinat.

C'est seulement en 44 avant Jésus-Christ que les triumvirs, exécutant les volontés du dictateur, installent une colonie qui occupe non l'emplacement de l'ancienne ville punique, mais la zone située au nord-ouest, autour du village arabe de La Malga.

Après des vicissitudes résultant des guerres civiles, Octave renforce cette colonie par un nouveau contingent de trois mille familles en 29 avant Jésus-Christ.

Il fait alors recouvrir le sol maudit en 146 par une cadastration régulière dans laquelle s'inscrivent maisons et édifices publics.

Le centre de cette cadastration se trouve sur l'actuelle colline de Byrsa, au chevet de la cathédrale.

Elle a la forme d'un carré de 1 400 mètres de côté, avec un angle battu du côté nord-ouest correspondant à l'emplacement de la colonie césarienne.

Cette colonie possédait un vaste territoire aux limites d'ailleurs mal connues.

On sait qu'il comprenait des pagi ou cantons, situés dans l'ouest de la Tunisie actuelle, dans la région de Dougga, à 100 kilomètres de Carthage.

Il est possible que cet immense domaine ait été d'un seul tenant :

Théoriquement, le sol de Carthage restait propriété publique du peuple romain.

Les traces de cette fiction juridique ne disparurent qu'avec Septime Sévère, qui conféra aux Carthaginois le jus italicum comportant pleine propriété de leurs terres.


Les institutions de Carthage

Les institutions de la Colonia Julia Karthago étaient, comme celles de toutes les colonies romaines, calquées sur celles de la République romaine.

L'assemblée des citoyens élit annuellement les magistrats, dont les principaux sont les duumvirs.

Les magistrats et anciens magistrats forment le sénat municipal ou ordo.

En outre, Carthage est la résidence du proconsul, gouverneur de la province d'Afrique, toujours pris parmi les sénateurs romains parvenus au sommet de la hiérarchie. Il est assisté de légats.

Le procureur gère les intérêts financiers de l'empereur. Il est le second personnage de la province.

L'un et l'autre sont assistés d'un nombreux personnel administratif, les officiales, en majorité esclaves ou affranchis, dont on a retrouvé les tombeaux.

Carthage est également le siège du conseil provincial, composé de délégués de toutes les cités africaines, qui choisit chaque année le prêtre du culte impérial.

Très vite, les descendants des colons italiens se fondent avec les Africains qui accèdent de plus en plus nombreux au droit de cité romain.

S'y ajoutent en assez grand nombre des immigrés venus de l'intérieur de l'Afrique et de toutes les régions de l'Empire.

Le chiffre de la population est impossible à apprécier exactement.

Les Anciens nous disent seulement que Carthage était la deuxième agglomération de l'Occident après Rome, et qu'elle ne le cédait guère aux principales villes d'Orient.

Or Rome a compté au moins 500 000 habitants et probablement un million.

Alexandrie et Antioche en avaient plusieurs centaines de milliers. Le chiffre de 300 000 Carthaginois peut être considéré comme raisonnable.

La cité la plus prospère d'Afrique rivalise bientôt avec Rome par la splendeur de ses monuments.

Les édifices publics et privés de la Carthage augustéenne ont été presque tous détruits lors de reconstructions massives, dont les plus importantes se situent dans la seconde moitié du IIe siècle et au IVe.

Très rares sont les murs en opus reticulatum, les mosaïques simples qui peuvent remonter au début de l'ère chrétienne.

Même les sculptures datables sont en très grande majorité d'époque antonine ou sévérienne.

Font exception : l'autel de la gens Augusta, dédié vers la fin du règne d'Auguste, et un relief représentant Mars Ultor et Vénus Genitrix (musée d'Alger).

A partir de l'avènement l'Empereur Auguste., Carthage connaît pendant deux siècles un développement éclatant grâce à la paix qui y a régné.



Mariage de Marc Antoine avec Cléopâtre

Cléopâtre est restée à Alexandrie pour accoucher d'un troisième enfant du couple, Ptolémée Philadelphe.

En 36 avant Jésus-Christ, Marc Antoine épouse Cléopâtre, que César avait placée sur le trône d'Égypte.



Marc Antoine déclare Césarion successeur de César

En 34 avant Jésus-Christ, Marc Antoine déclare Césarion, le fils que Cléopâtre a eu avec Jules César, seul successeur de César au lieu d'Octave.

Marc Antoine partage l'Orient entre Cléopâtre et leurs enfants :

Ces projets sont irréalistes car une partie de ces royaumes ne sont pas réellement sous le contrôle réel de Marc Antoine.

Cléopâtre se contente de réclamer à son amant, en vain, la Judée.


Théâtre d'Orange

Le théâtre d'Orange

Le théâtre d'Orange est construit sous le règne d'Auguste. Il s'agit du théâtre le mieux construit du monde romain. Les spectateurs y sont placés selon leur rang social.

Les jeux qui y sont présentés sont les mêmes que ceux des cirques d'aujourd'hui : exhibitions de prestidigitateurs, de mimes, de montreurs d'ours, de danseurs, d'avaleurs de sabre, plongeurs et autres acrobates.

Le mur qui se situe derrière la scène est orné de niches abritant des statues.

Au centre, on peut voir celle de l'empereur Auguste qu'il a fait ériger en son honneur.


La Gaule au temps d'Auguste

La Gaule après la conquête de Jules César prit le nom de Gaule transalpine et l'Allobrogie devint une partie de la province romaine de Vienne.

De riches familles patriciennes romaines vinrent s'établir dans ce nouveau territoire romain et le pays se couvrit de villas couvertes en tuiles, de camps romains, de temples aux colonnes de marbre, de routes pavées sillonnées par les chars, de ponts de pierre, de monuments.

De nouvelles villes prirent leur essor comme Boutae (Annecy), et Aquae grationae (Aix-les-Bains) ou Romilia (Rumilly).

La Province se prêta avec une souplesse merveilleuse à la civilisation de Rome; elle adopta et cultiva avec succès ses arts, son industrie, parla sa langue, adora ses dieux, envoya ses enfants dans ses écoles; les habitants de la Province étonnaient les Romains : on les croirait nés à l'ombre du Capitole, disait Tacite; Pline appelait leur pays une véritable Italie; Arles était surnommée la seconde Rome.

Nulle contrée, d'ailleurs, ne reçut plus à profusion les présents de la civilisation romaine, et aujourd'hui encore, après dix-huit siècles, la Provence est moins célèbre par la beauté de son climat et de sa position que par ses innombrables monuments, aqueducs, thermes, ponts, cirques, temples, statues, qui lui donnent l'apparence d'un immense musée d'architecture romaine.

On distinguait cette Gaule méridionale par le nom de braccata, dérivé d'un certain vêtement, bracca (braie), en usage chez ses habitants.

On appliquait le nom de chevelue (comata), au reste de la Gaule où l'on portait de longs cheveux, suivant la coutume barbare.



Aménagement de la voie du Petit-Saint-Bernard et de la Tarentaise

Le début de la construction de cette route qui reliait Milan à Vienne, en vallée du Rhône, remonte probablement à la période de Jules César vers 45 avant Jésus-Christ.

Agrippa a joué un rôle important dans sa réalisation.

Son achèvement se situe vers l'an 2 ou 3.

Vers 18, le géographe grec Strabon indique qu'elle était praticable aux chars sur la plus grande partie de son parcours.



Trajan nommé César

Après cela, il lui confère le titre César devant le sénat, et lui écrivit en Germanie :

Que les Danaëns expient mes larmes sous les coups de tes flèches.



Hadrien et le Sénat

Le Sénat informé après coup reçut des excuses et s'inclina sans objections.

Depuis ce temps-là les titres de César et d'Auguste restèrent séparés l'un de l'autre, et il fut établi que deux ou plusieurs princes gouverneraient souverainement la république, sans porter le même titre et sans avoir la même autorité.

Hadrien rejette les honneurs excessifs, respecte le Sénat et la dignité de ses membres.

Mais sa politique, volontiers novatrice voire révolutionnaire, lui aliéna très vite la haute assemblée, car il préférait une autocratie éclairée, parfois dogmatique en ses paroles et provocante en ses réalisations.



Adoption d'Aelius

En 136, Hadrien adopte Lucius Ceionius Commodus (Aelius), un inconnu de grande famille, Il le désigne par le titre de César pour en faire son successeur.



Commode nommé César

Très tôt, en 165 ou 166, Commode perd son frère jumeau, Antonin Geminus.

Le 12 octobre 166, Marc Aurèle octroie le titre de César à Commode ainsi qu'à son autre fils Annius Verus, les désignant ainsi comme successeur à la pourpre impériale.



Clodius Albinus César

Maître de Rome, Septime Sévère pouvait maintenant s'occuper de ses concurrents.

Ne pouvant lutter sur deux fronts, pour gagner du temps, il s'arrange avec Clodius Albinus, qui tenait la Gaule et la Grande-Bretagne. En avril 193, il a l'habileté de conférer le titre de "César", une promotion qui l'associait au trône, afin de le dissuader de prendre le pouvoir dans son dos.

Septime Sévère peut alors consacrer tous ses soins à l'éviction de son autre concurrent, Pescennius Niger qui tenait tout l'Orient romain, la partie la plus riche et la plus peuplée de l'Empire.



Caracalla nommé César

Pour contrecarrer l'ambition impériale de Clodius Albinus, Septime Sévère proclame Caesar son fils aîné Bassianus, en avril 196, sous le nom de Marcus Aurelius Antoninus dit Caracalla.



Caracalla Auguste et Geta César

En 198, Caracalla est nommé Auguste et Geta est nommé César



Adoption de Sévère Alexandre par Élagabal

Le comportement d'Élagabal rencontre l'hostilité du Sénat, de la population romaine et de l'armée.

En 221, Julia Moesa comprend le danger et fait adopter son second petit-fils Alexianus, le futur Alexandre Sévère, alors âgé de 13 ans par Élagabal qui n'avait que 17 ans.

Ils sont associés ensemble au consulat en 222, mais Élagabal demande au Sénat de lui retirer son titre de César.



Sévère Alexandre César

Alexianus devint Caesar sous le nom de Marcus Aurelius Severus Alexander dit Sévère Alexandre. Il reçoit une éducation classique et excellente, sous l'autorité de sa mère Julia Mammaea plus avisée et active que Soemias.

Sévère Alexandre supplanta rapidement son cousin auprès de la population écoeurée et des soldats.



Maximus nommé César

En 236, il nomme Caesar son fils Maximus avec le titre de prince de la jeunesse et affirme son désir de fonder à son tour une dynastie.

Il prétend s'imposer et assurer le pérennité de sa dynastie par la gloire militaire comme le montrent les monnaies "VICTORIA AUGUSTI" et "PAX AUGUSTI".


Règne de Maximin Ier le Thrace

Sa politique intérieure rappelle les excès de Caracalla, avec plus de brutalité envers les sénateurs, les riches et les élites.

Ses besoins d'argent, destinés à satisfaire les soldats et le peuple de Rome, engendrèrent un terrorisme fiscal, extorsions, aggravation du poids des impôts, multiplication des amendes et des confiscations, ce qui suscita l'opposition d'une grande partie de la population des régions riches, telles l'Italie du Nord et l'Afrique.


Maximin Ier le Thrace et les Chrétiens

Les chefs de l'église chrétienne sont persécutés à Rome et en Orient.



Gordien III nommé César

Des troubles opposent la foule aux prétoriens. La population obtient que leur soit adjoint le petit-fils de Gordien Ier, un neveu de Gordien II, âgé de 13 ans, prince de la jeunesse, le futur Gordien III.



Philippe II nommé César

Son épouse reçoit les titres d'augusta, de mère des camps et de la patrie puis de mère du César quand leur fils, Marcus Julius Philippus est nomme Caesar et associé au pouvoir en juillet août 244.



Volusien nommé César

Trébonien Galle donné le titre de Caesar à son fils Volusien en juin 251.



Salonin nommé César

Saloninus dit Salonin, fils de Gallien, nommé César en 258, est installé à Cologne pour rassurer les populations.



Mort de Postume

Mais les troupes de Postume, n'ayant trouvé aucun profit à cette guerre fratricide, exigent que, pour les récompenser de leurs peines, la ville de Mayence soit pillée.

Postume refuse car le danger lié aux barbares peut réapparaître, et il ne faut pas affaiblir la défense du Rhin. Les soldats massacrent Postume sans la moindre hésitation.

Postumus aurait un fils appelé Postumus Junior, associé au pouvoir par son père en qualité de César. Il aurait été en même temps que lui.



Maximien Hercule nommé César

En décembre 285, sans consulter le Sénat, Dioclétien confère à Maximien Hercule le titre de César.



Amandus Empereur des Gaules

En 285-286, Aeneus Salvius Amandus usurpateur en Gaule.

Pomponius Aelianus césar usurpateur en Gaule 285-286.



Instauration de la tétrarchie

Dioclétien et Maximien Hercule Augustes

Constance Ier Chlore et Galère Césars

Nouvelles capitales de l'empire

Mariage de Constance Ier Chlore avec

Mariage de Galère avec Galeria Valéria

La direction de l'Empire à deux têtes s'avère insuffisante :

Dioclétien souhaite résoudre le problème récurrent de l'instabilité de l'institution impériale romaine.

Chaque fois qu'un empereur romain meurt (le plus souvent de mort violente), plusieurs prétendants postulent et c'est celui qui dispose de l'armée la plus puissante, qui, au terme de guerres civiles ruineuses et sanglantes, s'impose après avoir éliminé tous ses rivaux.

Le 1er mars 293, encouragé par le succès de sa collaboration avec Maximien Hercule, Dioclétien instaure la "tétrarchie".

Tétrarchie, mot d'origine grecque, désigne une forme originale de gouvernement à 4 qui a été pratiquée dans quelques cités grecques.

Quatre empereurs se voient attribuer le gouvernement d'une région de l'Empire. Si un danger, quel qu'il fût, survient, chacun d'entre d'eux, étant "sur place", peut intervenir en personne, rapidement et efficacement.

Dioclétien et Maximien Hercule sont tout deux Auguste mais Dioclétien conserve un rang prééminent.

Constance Ier Chlore et Galère, les adjoints, prennent le titre de César.

Dioclétien se réserve l'Orient, région la plus riche, mais aussi la plus exposée,

Galère est chargé de maintenir les provinces danubiennes, l'Illyrie, à l'abri des invasions.

Maximien Hercule s'occupe de l'Italie et l'Afrique.

Il délègue à Constance Ier Chlore l'Espagne, la Bretagne et la Gaule,

L'accession au trône impérial ne doit être considérée que comme l'aboutissement ultime d'une brillante carrière militaire.

Quand un Auguste atteint l'âge de la retraite, il est automatiquement remplacé par son César.

Une fois promu, le nouvel Auguste se choisissait un César qui, le moment venu, le remplacera, et ainsi de suite.

Rome n'est plus le siège du gouvernement.

La Ville éternelle est délaissée au profit de villes frontalières plus proches des légions :

Les premiers résultats se révèlent satisfaisants : mieux encadrées, les légions repoussent avec succès les assauts barbares.

Constance Ier Chlore est contraint de répudier Hélène, sa concubine.

Constance Ier Chlore épouse Théodora, fille de Maximien Hercule.

Galère épouse Galeria Valéria, fille de Dioclétien.


Palais de Dioclétien à Split Palais de Dioclétien à Split

Abdication de Dioclétien et de Maximien Hercule

Galère Empereur d'Orient

Maximin II Daïa César d'Orient

Constance Ier Chlore le Blême Empereur d'Occident

Sévère II César d'Occident

La deuxième tétrarchie

Selon la règle de succession fixée, le 1er mai 305, Dioclétien et Maximien Hercule abdiquent conjointement :

Maximien Hercule et Dioclétien reçoivent le titre de seniores augusti.

Se ressentant encore de la grave maladie qui a failli l'emporter l'année précédente, Dioclétien n'aspire qu'à une retraite bien méritée et se retire à Split près de Salone, dans un magnifique palais qu'il s'était fait construire.

Dioclétien remet son sceptre à Galère qui l'a si bien secondé pendant 10 ans.

Selon le principe de la Tétrarchie, Galère, nouvel Auguste, s'adjoint un nouveau César, Maximin II Daïa, sans doute à la suggestion de Dioclétien.

Galerius Valerius Maximinus dit Maximin II Daïa (ou Daja, ou Daza) est un ancien berger thrace, neveu de Galère.

Maximien Hercule, lui, s'efface avec la plus extrême répugnance et se retire en Lucanie.

Maximien Hercule a un fils Maxence en âge de lui succéder.

Mais Dioclétien fait respecter les règles de la Tétrarchie et Maximien Hercule doit remettre ses pouvoirs à son subordonné Constance Ier Chlore.

Tout le monde pense que Constance Ier Chlore va nommer César, son fils aîné Constantin Ier le Grand.

Mais Dioclétien fait respecter la aussi les règles de la Tétrarchie et Flavius Valerius Severus dit Sévère II est imposé comme second à Constance

Les responsabilités administratives et militaires sont réparties entre les empereurs dans une optique nettement plus territoriale.

Théoriquement, Constance Ier Chlore est le premier des Augustes à qui les 3 autres "tétrarques" doivent le respect.

Mais Constance Ier Chlore n'est pas en position de faire valoir ses droits.

Galère et Maximin II Daïa, son neveu, contrôlent la plus grande partie de l'Empire, les provinces les plus riches et les plus peuplées.

Constantin Ier le Grand s'enfuit de Nicomédie, où Galère tente de le retenir comme otage, et rejoint Constance Ier Chlore, son père, en Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne).



Campagne contre les Pictes

Constantin Ier le Grand Empereur d'Occident

Sévère II Empereur d'Occident

Constantin Ier le Grand César d'Occident

Maxence César

En 306 une fois de plus, les Pictes (habitants de l'Écosse actuelle) franchissent le mur d'Antonin pour s'en venir piller le Nord de la (Grande- Bretagne).

Constance Ier Chlore prend prétexte de ce raid pour réclamer l'indispensable présence de son fils à ses côtés.

Galère ne peut qu'accéder aux désirs de celui qui, nolens volens, était son supérieur hiérarchique.

Constantin Ier le Grand rejoint donc père et l'accompagne dans son expédition bretonne.

Le 25 juillet ou août 306, au retour de cette campagne, Constance Ier Chlore meurt soudainement à York.

Après la mort de Constance Ier Chlore, son fils Constantin Ier le Grand est proclamé 34e auguste à Trèves par son armée par les légions de Bretagne.

Galère, devenu officiellement empereur principal, doit à ce titre régler les problèmes de succession. Il ne reconnaît pas Constantin Ier le Grand.

Respectant la loi de succession de la tétrarchie, Galère confirme la promotion de Sévère II au rang d'Auguste d'Occident en remplacement de Constance Ier Chlore.

Sévère II gouverne l'Italie et l'Afrique.

La péninsule ibérique lui est donnée en plus.

Mais Galère ne peut faire fi de l'armée de Bretagne d'autant plus que Constantin Ier le Grand combat déjà victorieusement sur le Rhin contre les Francs.

Galère déroge au principe de non-hérédité en reconnaissant Constantin Ier le Grand comme César d'Occident.

Constantin Ier le Grand accepte et gouverne alors les provinces de Gaule et de Grande-Bretagne pendant 6 ans.

Constantin Ier le Grand s'installe à Trêves avec le titre de Nobilissimus Caesar et Princeps Juvntutis .

Le 28 octobre 306, fort du pronunciamiento de Constantin Ier le Grand et lassé de ronger son frein en Italie, Maxence, fils de Maximien Hercule et gendre de Galère, se fait proclamer Caésar par les Prétoriens de Rome; déçus d'avoir été écartés des affaires.

Il prend le titre de "Princeps Invictus" (prince invincible).

Ensuite, il va dans le Sud de l'Italie afin de demander à son père de reprendre du service comme empereur à ses côtés.


Flavia Maxima Fausta l'épouse de Constantin - musée du Louvre

Mariage de Constantin Ier le Grand avec Flavia Maxima Fausta

Toutefois Maximien Hercule se rapproche de Constantin Ier le Grand, à qui il donne en mariage sa fille Flavia Maxima Fausta.

Constantin Ier le Grand épouse Flavia Maxima Fausta, fille de Maximien Hercule et d'Eutropia la Syrienne. Leurs enfants sont :



Licinius Ier Empereur d'Occident

Maximin II Daïa Empereur d'Orient

Galère reforme la tétrarchie :

Licinius Ier, simple paysan originaire de Dacie (Roumanie actuelle), un proche de Galère, excellent officier illyrien sorti du rang, est chargé de gouverner la Pannonie et la Rhétie.

En 309, Maximin II Daïa prend le titre d'Auguste. Il est le maître de l'Orient où il reprend la persécution contre les Chrétiens

Maxence et Lucius Domitius Alexander sont laissés de côté.

Maxence est déclaré ennemi public, mais réussit à se maintenir en Italie.

Maximien Hercule et Maxence, déclarés usurpateurs, maintiennent leurs prétentions.

En froid avec son fils Maxence, Maximien Hercule décide de résider en Gaule auprès de sa fille Flavia Maxima Fausta et de son gendre Constantin Ier le Grand.

En Afrique, Lucius Domitius Alexander proclame les siennes.

On a alors 7 empereurs, une heptarchie, qui ressemble davantage à l'anarchie militaire.

Galère ne parvient pas à apaiser Maximin II Daïa et Constantin Ier le Grand en leur donnant le titre de Filius Augustorum (fils des augustes) début 309.



Bassianus césar

Un état tampon est créé entre les deux "domaines", dans les provinces illyriennes confié à Bassianus, récent beau-frère de Constantin Ier le Grand et un ami de Licinius Ier. Il est nommé Caesar.



Constance II nommé César

Constance II est nommé césar le 8 novembre 324.

Il va régner 37 ans.

Constantin Ier le Grand est le seul maître du monde romain.

À la tétrarchie de Dioclétien succède une monarchie dirigée par un seul auguste assisté de césars qui n'étaient plus seulement ses collaborateurs mais ses fils, désignés comme héritiers présomptifs.

Le premier officier Franc qui nous est connu est Bonitus, en 324, et son nom latinisé souligne un certain progrès d'acculturation des francs à la civilisation romaine.



Constans Ier nommé César

Constans Ier reçoit le titre de Caésar le 25 décembre 333.



Delmace et Hannibalien nommé César

Flavius Julius Delmatius dit Delmace, et Hannibalien, neveux de Constantin Ier le Grand, sont proclamés Caésar en 335.



Constance II, Constans Ier, Constantin II Le Jeune, Empereurs

Flavius Julius Crispus dit Crispus étant mort, il fallait désigner un successeur parmi les trois fils nés de l'union de Constantin Ier le Grand avec Flavia Maxima Fausta :

Les 3 fils de Constantin Ier le Grand, qui ne s'entendaient guère, sont nommés Auguste le 9 septembre 337 et sont donc empereurs romain en collégialité.



Magnence et Décence Empereur d'Occident

Mort de Constans Ier

Lors d'un grand banquet organisé à Autun, Magnence est proclamé Empereur le 18 janvier 350.

Magnence associe son frère Flavius Magnus Decentius dit Décence au pouvoir.

Flavius Magnus Desiderius césar usurpateur en Occident 351-10 août 353 exécuté.

Constans Ier, qui chasse dans les environs d'Autun, n'a que le temps de prendre la fuite vers l'Espagne.

Les soldats de Magnence le rattrapent aux pieds des Pyrénées et le tuent.

Tant était grande la lassitude des populations envers l'administration désastreuse des fils de Constantin Ier le Grand que le pouvoir de Magnence est reconnu presque partout dans l'Occident romain.



Constance Galle, nommé César

Constance II doit faire face, à la fois à l'usurpation de Magnence en Gaule et à l'invasion perse en Orient.

Constance II nomme Constance Galle Caésar le 18 mars 351.

Flavius Claudius Julius Constantius Gallus dit Constance Galle est le demi-frère de Julien II Le Philosophe ou l'Apostat.

Constance Galle épouse Constantia ou Constancia, sœur de Constance (une mégère) et est envoyé à Antioche en Orient pour stabiliser la situation face aux Sassanides Perse menaçants.



Mort de Constance Galle

Installé à Antioche, Constance Galle, mal conseillé par sa harpie d'épouse, se montre brutal et intransigeant. Grisé par son titre de César, il pense n'avoir plus de comptes à rendre à personne. Il rançonne et fait exécuter sans jugement les notables d'Antioche. Il fait même assassiner le conseiller que l'empereur, méfiant, a envoyé en Orient pour enquêter sur ses agissements.

Devant la peur d'une révolte de l'Orient, Constance II lui envoie une lettre qui l'invite à se rendre à Milan pour conférer avec lui d'une nouvelle répartition de leurs charges respectives.

Constance Galle ne se doute de rien. En chemin, il est appréhendé en Illyrie par les eunuques de l'empereur, enchaîné et égorgé sans autre forme de procès en décembre 354.

Constance II se retrouve seul Auguste.



Julien II César

Julien est également rappelé d'urgence à Milan et jeté au cachot. Mais l'impératrice Eusébie tient le discours suivant à Constance.

Si leur union reste stérile, c'est que Dieu les punit. Leur couple n'aura pas d'enfant, et l'empereur n'aura pas d'héritier de son sang sauf s'il répare ses torts à l'égard de la famille flavienne. Constance épargne la vie de son cousin.

Julien peut se rendre à Athènes... la ville des philosophes, son rêve à l'été 355.

Le 6 novembre 355, Flavius Claudius Julianus, dit Julien, une nouvelle fois convoqué à Milan par Constance II, est à son tour nommé César pour les Gaules et préposé à la défense de l'Occident, menacé par des tribus germaniques.

Sans doute Constance espérait-il secrètement que Julien, s'il ne trouvait pas la mort sous les coups des Germains, commettrait quelque imprudence politique, ce qui lui permettrait de l'éliminer en toute légalité, sans scrupules religieux et sans encourir les reproches de son épouse.

Dans le dessein de le discréditer, Constance ne lui confère que des pouvoirs symboliques et truffe son entourage d'espions à son solde.



Constant nommé César

Constantin nomme César Constant, son fils aîné en 408



Soumission de Glycerius à Nepos

Renvoi de Gondebaud de Burgondie par Julius Nepos

Glycerius Évêque de Salone

Zénon donne le titre de César à Julius Nepos et une flotte pour traverser l'Adriatique et renverser Glycerius du trône de l'empire d'Occident. Soutenu par Byzance, Nepos s'installe à Rome.

Gondebaud de Burgondie est renvoyé par l'empereur Julien Népos en Savoie, où était établi son peuple, en 474, abandonnant l'Empereur Glycerius.

Glycerius décide de se soumettre. En compensation, il reçoit l'évêché de Salone.



Tibère II associé au trône

Tibère II, un militaire, parvient à s'immiscer au plus près du pouvoir par le truchement de Sophie, qui épousera Justin II, qui en fait son fils adoptif. Sans descendant direct pour lui succéder, Justin II élève au rang de César et associe au trône, Tibère II, en 574. Tibère II commence dès lors à exercer les fonctions exécutives de l'État en raison des troubles mentaux qui touche l'empereur.



Maurice nommé César

Mort de Tibère II Constantin Empereur byzantin

Maurice Ier Tiberius Empereur byzantin

Tibère II désigne officiellement son gendre Maurice, époux de sa fille Constantina comme son successeur, en lui accordant le titre de César. Quelques jours après Tibère II meurt, peut être empoisonné, le 14 août 582.

Maurice Ier devient empereur byzantin en 582.


Le Strategikon

Maurice Ier Tiberius est connu pour être l'auteur de l'un des plus grands classiques de la pensée militaire, le Strategikon. Ce livre est connu pour être la première théorie sophistiquée de l'utilisation des armes combinées jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Certains historiens pensent toutefois que le Strategikon est l'œuvre de son frère ou de l'un des généraux de sa cour.



Mort de Héraclius Ier

Héraclius Ier meurt à Constantinople le 11 février 641 atteint d'hydropisie qui l'avait rendu d'une obésité monstrueuse.


Naissance de l'Empire byzantin et du Basileus

Sous le règne d'Héraclius, l'Empire romain d'Orient se transforme en Empire "byzantin". Ce qualificatif dérive de l'ancien nom grec de la capitale (Byzance).

Héraclius supprime les titres de césar et auguste hérités de la Rome antique et renonce à l'emploi du terme latin imperator. L'empereur byzantin se donne le titre de "basileus" par lequel les Grecs désignaient habituellement le Grand Roi des Perses.

À la cour du nouvel empereur, la langue grecque se substitue au latin.


Découpage en Thèmes

L'empire était auparavant découpé en préfectures. L'antique administration, fondée sur la séparation des pouvoirs civil et militaire, est abolie. Ce découpage donnait l'essentiel du pouvoir au représentant civil, le préfet du prétoire.

Héraclius instaure le découpage administratif en thèmes qui s'inspire du modèle des exarchats de l'empereur Maurice. Les provinces d'Asie mineure sont découpées en quatre thèmes : des Arméniaques, des Anatoliques, d'Opsikion et des Caravisiens, chacun administré par un stratège qui regroupe entre ses mains tous les pouvoirs. Celui-ci devient un des personnages les plus puissants de l'empire et l'administration des provinces répond essentiellement à des motivations martiales.


Statut de paysan-soldat ou Stratiotes

Puis pour résoudre le problème du manque de soldats, Héraclius crée le régime des stratiotes. Le statut de paysan-soldat avait déjà été imposé par Constantin le Grand, mais seulement pour les soldats du limes. Cette fois, c'est le recrutement de toute l'armée impériale qui repose sur les stratiotes, plutôt que sur des mercenaires comme c'était le cas auparavant. Le statut de paysan-soldat bouleverse la condition sociale. Jusqu'à présent, la grande propriété foncière s'était développée en profitant du poids de l'impôt qui contraignait les petits paysans endettés à chercher la protection des grands propriétaires. Désormais, la petite propriété libre se développe et devient une caractéristique du paysage social des VIIe et VIIIe siècle.

Héraclius laisse son empire dans un grand désastre. Les nouvelles frontières de l'empire grec coïncident désormais avec le domaine originel de la culture grecque, à savoir :



Mariage de Constantin V Copronyme avec Eudoxie

Constantin V épouse Eudoxie. Leurs enfants sont :


Photios Ier de Constantinople

Déposition d'Ignace Patriarche de Constantinople

Photios Ier de Constantinople Patriarche de Constantinople

Ignace, Patriarche de Constantinople, est déposé en 858. Bien qu'étant encore simple laïc, Photios Ier, jouissant du soutien de l'empereur Michel III et du césar Bardasn est élu patriarche.

L'abdication d'Ignace ouvre une lutte d'influence à l'intérieur de l'Église, le parti d'Ignace réussissant à obtenir le soutien du pape Nicolas Ier.


Publication du Myriobiblon

Photios Ier de Constantinople, avant de devenir Patriarche de Constantinople, explique et commente des auteurs antiques, tel Aristote, et réunit le fruit de ces recherches dans son œuvre majeure la Bibliothèque, encore appelée Myriobiblon, dédiée à son frère Tarasios. C'est une collection de 280 codices (chapitres) consacrés à des auteurs antiques et chrétiens antérieurs, dont il cite des extraits ou donne des résumés. C'est grâce à cet ouvrage que l'on connaît les travaux de Ctésias, Memnon d'Héraclée, Conon, les œuvres perdues d'Arrien et de Diodore de Sicile. Il est également l'auteur d'un Lexikon, une compilation des termes et expressions remarquables qu'il notait au cours de ses lectures.


Bataille d'Hastings Tombe d'Harold II Godwinson Tapisserie de Bayeux - Eustache de Boulogne

Bataille d'Hastings

Mort d'Harold II Godwinson Roi d'Angleterre

Mort de Gyrth Godwinson

Mort de Leofwine Godwinson

Edgar II Atheling Roi d'Angleterre

Guillaume le Conquérant conteste avec force l'élection d'Harold II Godwinson.

Il plaide ses droits auprès des cours d'Europe.

Le pape Alexandre II lui donne raison et, pour preuve de son appui, lui fait envoyer un étendard consacré et des reliques.

En tant que Régent de France, Baudouin V de Flandre s'interdit d'accorder l'aide de la France à Guillaume le Conquérant qui projette de conquérir l'Angleterre, mais lui accorde celle des Flamands, le futur Conquérant ayant épousé sa fille Mathilde de Flandre.

Sans attendre, Guillaume le Conquérant lance la construction d'une flotte de débarquement à l'embouchure de la Dive, près de Cabourg.

Roger II de Montgommery ne l'accompagnera pas mais fournit 60 navires pour l'expédition.

Richard d'Évreux est présent à l'assemblée des barons normands qui décide de la conquête de l'Angleterre.

Trop âgé, il ne participera pas à l'expédition, mais la finance une partie, et envoie 80 navires ainsi que son fils Guillaume d'Évreux.

Richard Ier de Clare fait partie des barons qui sont consultés sur l'opportunité de l'invasion de l'Angleterre. Il n'y a néanmoins pas de preuves formelles de sa participation à la phase initiale de la conquête de l'Angleterre.

La flotte se dirige vers Saint-Valéry-sur-Somme et attend les vents favorables.

La duchesse Mathilde de Flandre, assistée de Roger II de Montgommery, de l'Archevêque Lanfranc et de Roger de Beaumont, reste pour gouverner et défendre la Normandie.

À Bayeux, en Normandie, on peut la célèbre "tapisserie de la reine Mathilde".

Elle raconte l'histoire de la Conquête sur 70 mètres de long et environ 50 centimètres de haut.

Cette broderie avait été commandée à des artisans saxons par l'évêque de Bayeux, Otton de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, pour orner le chœur de sa cathédrale.

C'est la première bande dessinée connue.

Elle constitue un inestimable témoignage sur les mœurs et la mode vestimentaire de l'époque.

Eustache de Boulogne, représenté sur la Tapisserie de Bayeux, et reconnaissable par ses moustaches.

Son nom (EUSTATIVS), écrit au dessus, et n'apparaît que partiellement à cause d'une déchirure de la tapisserie

Guillaume le Conquérant quitte la Normandie pour l'Angleterre.

Le 29 septembre 1066, Guillaume le Conquérant débarque sur la plage de Pevensey dans le Sussex, là même où Jules César débarqua avec ses légions 11 siècles plus tôt.

Après le débarquement de Guillaume, toutes les tentatives ultérieures de conquête de l'Angleterre échoueront.

Guillaume a 2 500 chevaliers, 4 500 fantassins, 1 000 archers, parmi eux des Bretons.

Robert Ier Bertrand de Bricquebec figure au rang des barons qui, accompagnent Guillaume le Conquérant.

Amaury IV de Thouars fait partie de l'armée que Guillaume le Conquérant.

Hugues II de Montfort-sur-Risle accompagne Guillaume le Conquérant à Hastings.

En 3 jours après la bataille de Stamford Bridge, Harold II Godwinson force son armée fourbue, constituée des Housecarls, une infanterie réputée, à marcher 240 lieues pour intercepter Guillaume le Conquérant, met en toute hâte son armée en garnison près de Hastings et fait construire des fortifications.

Harold attend l'assaut de Guillaume sur la colline de Senhac, dans les environs de Hastings, près de la ville de Battle.

Amaury IV de Thouars commande un corps d'armée composé de Poitevins, de Bretons et d'Angevins.

Le 14 octobre 1066, après un début de combat indécis, les Normands prennent le dessus sur les troupes d'Harold grâce à leur chevalerie.

Harold II Godwinson, blessé à l'œil par la flèche d'un archer normand, est tué par des cavaliers.

Ses frères Gyrth et Leofwine sont également tués.

La mort d'Harold entraîne la dispersion de ses troupes et la victoire définitive de Guillaume le Conquérant.

Le visage d'Harold étant détruit, on fait venir Edith Swanneck, maîtresse d'Harold, pour identifier le corps, ce qu'elle fait à l'aide d'une marque de naissance connue d'elle seule.

Qu'Harold II Godwinson ait effectivement été tué de cette façon reste incertain, car la mort d'une flèche dans l'œil est traditionnellement associée, au Moyen-Âge, avec le parjure.

Geoffroy III de Bellême, Robert Ier de Beaumont-le-Roger, Eudes III de Champagne et Robert Ier d'Eu, Eustache de Picquigny et Guillaume d'Évreux participent à la victoire d'Hastings

Selon Guillaume de Poitiers, Robert Ier de Beaumont-le-Roger, pour sa première bataille, commande un groupe de chevaliers sur l'aile droite et signe de nombreux exploits.

Il n'obtient pas d'importantes concessions de terres en Angleterre.

Warren Hollister propose comme explication que la conquête intervient à un changement de génération dans la famille de Beaumont.

Roger était âgé et peu intéressé par l'Angleterre, et Robert a été armé chevalier peu de temps avant l'invasion.

Guillaume le Conquérant n'est pas prêt à confier à un jeune homme un territoire important, alors que l'Angleterre n'est pas encore sous contrôle.

Eustache II de Boulogne est le porte-étendard de Guillaume le Conquérant.

Il en obtient de nombreux fiefs sur l'île.

Hamon de Laval suit Guillaume le Conquérant et le sert en Angleterre.

Il obtient de belles terres en Angleterre.

Selon une source normande, le corps d'Harold II Godwinson est enterré sur une falaise surplombant les plages saxonnes mais il est plus probable qu'il soit inhumé dans l'abbaye de Waltham Holy Cross.

La candidature d'Edgar II Atheling au trône est prise sérieusement.

À Londres, les citoyens et l'archevêque Ealdred d'York souhaitent qu'il soit couronné. Mais il n'arrive pas à obtenir le soutien ferme des deux plus puissants comtes survivants du royaume :

Edgar II Atheling devient Roi d'Angleterre en octobre 1066.



Prise de Chrysopolis

Roussel de Bailleul achève la conquête de la Galatie en 1073 et s'auto-proclame prince de ses possessions avec Ankara pour centre.

Roussel de Bailleul vainc peu après le César Jean Doukas.

Il pille, saccage et incendie la riche ville de Chrysopolis (Üsküdar), située aux portes de la capitale impériale en 1073.



Liaison d'Alexandre VI avec Vanozza Catanei

Devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, en 1470, le futur Alexandre VI fait la connaissance de Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine. Leurs enfants sont :



Mariage d'Alain d'Albret avec Françoise de Blois-Châtillon

Alain d'Albret épouse en 1470 Françoise de Blois-Châtillon, fille de Guillaume de Blois-Châtillon et d'Isabelle de La Tour d'Auvergne. Leurs enfants sont :

Françoise de Blois-Châtillon lui apporte l'héritage du comté de Périgord, de la vicomté de Limoges et quelques prétentions au duché de Bretagne.



Naissance de César Borgia

Cesare ou César Borgia naît à Rome en mars 1475, fils du futur pape Alexandre VI et de Vanozza Catanei.

Son père lui prévoit un avenir dans l'Église, les affaires temporelles revenant à son aîné Jean.



César Borgia Protonotaire de la Papauté

À 7 ans, en 1482, César Borgia est sacré protonotaire de la Papauté.



Mariage de Frédéric II de Naples avec Isabelle des Baux

Frédéric II de Naples est veuf d'Anne de Savoie.

Frédéric II de Naples épouse le 16 décembre 1486 Isabelle des Baux. Leurs enfants sont :



César Borgia Évêque de Pampelune et Archevêque de Valence

À 17 ans, en 1492, César Borgia devient évêque de Pampelune et archevêque de Valence.



César Borgia Cardinal

En 1493, César Borgia devient Cardinal à 18 ans. César Borgia abandonne alors la carrière ecclésiastique pour laquelle il a peu de goût.



Mort de Jacques Ier Chabot

Jacques Ier Chabot meurt en 1496.

Veuve à 19 ans, Louise de Savoie se consacre l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.

Son unique objectif devient alors de bien préparer François Ier de France, son fils, son "César bien aimé", à l'accession au trône, car Louis II d'Orléans, futur Louis XII, n'a pas de descendant mâle.



Annulation du mariage de Louis XII avec Jeanne l'Estropiée

Jeanne l'Estropiée Duchesse de Berry

Fondation de l'ordre des religieuses de l'Annonciade

Louis XII a besoin d'Alexandre VI pour obtenir l'annulation de son mariage avec Jeanne l'Estropiée.

En 1498, Louis XII érige les Comtés de Valentinois et de Die en Duché-pairie et les inféode à César Borgia, fils illégitime d'Alexandre VI.

Louis XII obtient la bulle pontificale qui annule de son mariage pour non consommation.

Jeanne l'Estropiée déclare au procès avec une humilité touchante que "bien qu'elle sache très bien qu'elle n'est ni aussi jolie ni aussi bien faite que les autres femmes", son mariage a bel et bien été consommé.

Jeanne l'Estropiée devient Duchesse de Berry.

Jeanne l'Estropiée se retire au couvent à Bourges.

Jeanne l'Estropiée et son confesseur, le père Gabriel-Maria (1462-1532), franciscain de l'Observance, fondent conjointement l'Ordre de la Vierge Marie, plus connu sous le nom de l'Annonciade.

Cet ordre a connu un réel développement au XVIIe siècle.

À la veille de la Révolution, il compte une cinquantaine de monastères dans la France actuelle, ainsi qu'en Belgique et en Allemagne.

Sous prétexte d'apporter à Louis XII les bulles du Pape Alexandre VI, son père, César Borgia vient étaler à la cour de France un luxe qu'il pousse jusqu'à l'extravagance.

César Borgia, convoitant les droits que Charlotte d'Aragon-Naples a sur le royaume de Naples, veut l'avoir en mariage.

Charlotte d'Aragon-Naples reçoit avec répugnance les avances de César.

Louis XII fait part de la demande de César Borgia à Charlotte d'Aragon-Naples.

Elle lui répond que, si, pour prix du sacrifice qu'on exige d'elle, le roi vouloit assurer le trône à son père et à ses frères en se désistant des droits qu'il réclamoit sur le royaume de Naples, elle étoit disposée à obéir.


César Borgia – par Altobello Melone - Galerie de l'Accademia Carrara - Bergamo

Deuxième guerre d'Italie

Traité de Blois

Traité de Lucerne

Accord de Genève

César Borgia Duc de Valentinois et Comte de Die

Mariage de César Borgia avec Charlotte d'Albret

La deuxième guerre d'Italie dure de 1499 à 1500.

Louis XII, hérite des droits des Valois sur le Royaume de Naples et estime en avoir sur le Duché de Milan, par Valentine Visconti, sa grand-mère.

Conseillé par Georges d'Amboise, Louis XII prépare minutieusement sa campagne en Italie.

Louis XII renouvelle le traité d'Étaples de 1492 avec l'Angleterre.

Il reçoit l'hommage de Philippe Ier le Beau pour l'Artois et le Charolais.

Louis XII se rapproche de la République de Venise avec qui il signe le traité de Blois le 2 février 1499 par lequel il promet la région de Crémone si elle intervient au côté de la France.

Louis XII conclut à Angers une alliance offensive et s'allie avec Venise et Florence contre Ludovic le More le 9 février 1499.

Louis XII signe le traité de Lucerne le 16 mars 1499 avec le Pape Alexandre VI, l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, et les suisses.

Les représentants des cantons suisses promettent leur appui et des soldats en échange d'une très confortable pension versée à la Confédération Helvétique.

Louis XII conclut un troisième accord à Genève en mai 1499 avec Philibert II de Savoie.

Celui-ci, moyennant pension, laisse libre accès aux cols des Alpes

Le 8 mai 1499, César Borgia prête hommage à Louis XII comme Duc de Valentinois et Comte de Die.

César Borgia épouse le 10 ou 12 mai 1499 Charlotte d'Albret, Dame de Chalus, fille d'Alain d'Albret et de Françoise de Blois-Châtillon, Comtesse de Périgord. Leur enfant est :

Charlotte d'Albret mène d'abord une vie brillante.


Jacques de Trivulce

Conquête du Duché de Milan

Fuite de Ludovic le More en Autriche

Prise de Milan

Jacques de Trivulce Maréchal de France

Le 10 juillet 1499, Louis XII, avec une puissante armée, 23 000 hommes dont 5 000 Suisses, dotée d'une forte artillerie, arrive à Lyon.

Dans sa suite, il y a César Borgia et le cardinal Julien delle Rovere, futur pape Jules II, momentanément réconciliés

Georges d'Amboise, Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy, Pierre de Rohan-Guémené et Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Philibert II de Savoie participe aux guerres d'Italie au côté de Louis XII.

La coalition anti-milanaise est franco-vénitienne et François II Gonzague se met au service de Louis XII.

Les Français commandés par le condottiere Jacques de Trivulce attaquent le duché de Milan en juillet 1499.

L'avant-garde de l'armée française, dirigée par le condottiere Jacques de Trivulce, pénètre dans le Milanais le 18 juillet 1499.

À Lyon, l'artillerie et le reste de la cavalerie partent pour l'Italie

En août 1499, l'armée française quitte sa base d'Asti et prend une à une les places fortes détenues par Ludovic le More, dont Gênes.

Pendant qu'elle fonce sur Pavie, les Vénitiens passent l'Adda et les villes lombardes se soulèvent

Calculateur et violent, César Borgia tente grâce à l'appui de son père de se constituer une principauté en Romagne.

En 1499, César Borgia prend Imola et Forlì, dirigée par Catherine Sforza en 1499.

Le 2 septembre 1499, Ludovic le More attaqué sur deux fronts, quitte Milan pour le Tyrol où l'accueille l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg.

Le 14 septembre 1499, les français prennent possession de Milan qui a négocié sa reddition.

Louis XII, qui n'a pas participé à l'expédition, quitte la France pour faire son entrée solennelle à Milan

Louis XII nomme Jacques de Trivulce Gouverneur de Milan, mais celui-ci se rend très impopulaire.

Jacques de Trivulce, Marquis de Vigevano, est fait Maréchal de France en 1499 par Louis XII.

Louis XII fait François II Gonzague chevalier de l'Ordre de Saint-Michel.

Louis XII quitte la ville au bout d'un mois.



Mort d'Alphonse d'Aragon

Alphonse d'Aragon meurt assassiné en 1500 par César Borgia, son beau-frère, car le couple ayant eu un enfant, l'annulation pour non consommation n'était plus possible.



Naissance de Louise Borgia

Luisa de Borgia ou Borja ou Louise Borgia, dite Louise de Valentinois, naît en 1500, fille de César Borgia et de Charlotte d'Albret.



Retour de Ludovic le More

Révolte des Milanais

Ludovic le More à nouveau Duc de Milan

Ludovic le More Prisonnier

Ludovic le More quitte l'Autriche et revient sur Milan avec une armée de 20 000 hommes.

L'annonce de ce retour provoque le 25 janvier 1500 des soulèvements à Milan et dans d'autres villes, durement opprimée par Jacques de Trivulce.

Les Français se replient prudemment sur Novare.

De février à mars 1500, Ludovic le More reprend Milan puis Pavie, Parme, Vigevano et Novare que les Français sont autorisés à quitter, et Saint Ambroise.

Ludovic le More reprendre son trône de Duc de Milan.

Louis XII désigne Louis II de La Trémoïlle comme son lieutenant-général en Milanais pour reconquérir le duché.

D'autres troupes françaises franchissent les alpes.

Louis XII envoie aussi Georges d'Amboise.

Jacques de Trivulce mène une nouvelle campagne.

Ludovic le More n'ayant pas soldé ses mercenaires, ces derniers refusent de combattre les Français.

Au siège de Novare, Louis II de La Trémoïlle réussit à défaire l'armée milanaise.

Ludovic le More tente de quitter la ville caché parmi les mercenaires suisses, mais est trahi par l'un d'entre eux qui le vend aux français le 8 avril 1500.

Livré au général français Louis II de La Trémoïlle le 10 avril 1500, Ludovic le More est envoyé en France et enfermé au château de Loches.

En juin 1500, Louis II de La Trémoïlle estime qu'il a rempli sa mission et il rentre en France, en déclinant les offres de Louis XII, qui lui propose de devenir vice-roi ou gouverneur de la nouvelle province de Milan.

Georges d'Amboise fait nommer son neveu Charles II d'Amboise de Chaumont comme gouverneur du duché de Milan.

À Milan, un Sénat mi-français, mi-italien est mis en place.

Avec l'aide de la France, César Borgia prend possession de la totalité de la Romagne pontificale.


César Borgia

César Borgia Duc de Romagne

César Borgia fait périr par le fer, la corde ou le poison la plupart des petits princes qui règnent dans cette région et se fait investir en 1501 du titre de Duc de Romagne.



Prise de Rome

Prises de Merillano et de Capoue

Frédéric II de Naples Comte du Maine

Louis d'Armagnac Vice-roi de Naples

Mort de Louis II de Bourbon-Montpensier

Charles III de Bourbon Comte de Montpensier, de Clermont

Charles III de Bourbon Dauphin d'Auvergne

Le 1er juin 1501, l'armée française et les troupes de César Borgia quittent Milan pour Naples.

Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Bérault Stuart participe à la prise de Rome en juin 1501.

Bérault Stuart au siège de Capoue en juillet 1501.

Louis II de Bourbon-Montpensier prend part à la troisième guerre d'Italie en 1501, et participe aux prises de Merillano et de Capoue.

Pendant qu'ils descendent la Péninsule, les Espagnols prennent pied en Calabre et dans les Pouilles.

Jacques II de Chabannes s'empare de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles;

En août 1501, les Français sont devant Naples.

Frédéric II de Naples est abandonné par le pape Alexandre VI qui s'est allié avec Louis XII.

Plutôt que de soutenir un siège, Frédéric II de Naples négocie avec Louis XII et capitule le 26 septembre 1501.

Il se réfugie auprès de Louis XII qui lui attribue une pension et les titres de Duc d'Anjou et de Comte du Maine en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples.

Bérault Stuart est nommé vice roi de Naples.

Son gouvernement est cité comme un modèle d'habileté et de sagesse.

Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, est nommé vice-roi de Naples.

Louis II de Bourbon-Montpensier meurt à Naples en 1501.

Charles III de Bourbon, son frère, devient Comte de Montpensier et de Clermont et Dauphin d'Auvergne en 1501.



Massacre de château de Senigallia

César Borgia s'empare du duché d'Urbino en juin 1502.

Louis XII s'oppose à ses velléités d'attaquer Florence.

Le 31 décembre 1502, pour se débarrasser de ses principaux ennemis, les barons de la famille Orsini, César Borgia n'hésite pas à les inviter au château de Senigallia pour ensuite les faire assassiner.


Pie III Jules II par Raphaël

Mort du Pape Alexandre VI

Pie III Pape

Mort du Pape Pie III

Jules II Pape

César Borgia Prisonnier

Alexandre VI meurt brutalement le 18 août 1503 après une soirée de fête.

Certains prétendent que le poison en est la cause.

Alexandre VI est un mécène généreux et protecteur de nombreux artistes.

Incontestablement, Alexandre VI laisse dans la chrétienté un grave malaise qui s'amplifiera avec les années.

Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouve pas de véritable défenseur.

L'armée française de secours s'arrête à Rome le 12 août 1503, à l'occasion de la mort du pape Alexandre VI.

L'armée française de secours repart vers le Sud de l'Italie.

Le 16 septembre 1503 s'ouvraient les délibérations du conclave pour l'élection de son successeur.

Deux candidats s'opposaient : le cardinal Georges d'Amboise (1460-1510), ministre de Louis XII, soutenu par César Borgia, et le cardinal Julien della Rovere, le futur Jules II.

Pour éviter de longues discussions, les électeurs se mettent d'accord et Francesco Todeschini Piccolomini, le vieil archevêque de Sienne, est élu pape le 22 septembre 1503 sous le nom de Pie III (en latin Pius III, en italien Pio III) en souvenir de son oncle maternel.

Il déclare aussitôt vouloir être le pape de la paix.

Il souhaite la réforme générale de l'Église et la pacification de tout l'Occident.

Mais Pie III meurt, 26 jours après son élection, le 18 octobre 1503.

Il est inhumé à la basilique Saint-Pierre, puis ses restes sont transférés à l'église San Andrea della Valle, aux côtés de ceux de Pie II.

Julien della Rovere, Archevêque d'Avignon, est élu pape le 1er novembre 1503, par 37 voix sur 38 votants, sous le nom de Jules II (en latin Julius II, en italien Giulio II)

Jules II veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II pour ses admirateurs.

Dans un premier temps de 1503 à 1509, Jules II rétablit son autorité sur les États de l'Église

Jules II est un farouche adversaire des Borgia.

Après la mort d'Alexandre VI, son père, César Borgia est emprisonné par le pape Jules II qui le force à restituer toutes ses forteresses et à se réfugier en France.

À peine sorti de prison, César Borgia est arrêté de nouveau par Gonzalve de Cordoue et envoyé au roi d'Espagne qui a des griefs contre lui.



Charlotte d'Albret Dame de Châlus

Charlotte d'Albret, épouse de César Borgia, devient propriétaire des terres de Feusines, Néret et La Motte-Feuilly en 1504, ainsi que de Châlus.



Réintégration du Duché de Valentinois et du Comté de Die au Dauphiné

En 1504, suite à la trahison de César Borgia au profit de l'Espagne, Louis XII réintègre le Duché de Valentinois et le Comté de Die au Dauphiné.



Siège de Viana

Mort de César Borgia

Étant parvenu à s'échapper, César Borgia se réfugie auprès du Roi de Navarre, son beau-frère et l'accompagne dans une expédition contre l'Espagne. César Borgia meurt lors du siège de Viana au Portugal le 11 mars 1507.

César Borgia servit de modèle au Prince de Machiavel. Sa devise est restée célèbre : Aut Caesar aut nihil ("Soit Empereur, soit rien.")

Il le présente comme le modèle du tyran : outre ses crimes politiques, dont il se faisait un jeu, on l'accuse d'avoir fait assassiner Jean Borgia son frère aîné, Duc de Gandie dont il était jaloux, et d'avoir entretenu un commerce incestueux avec Lucrèce Borgia, sa sœur. Sa réputation est savamment ternie par les adversaires de son père, au premier rang desquels le cardinal della Rovere, futur pape Jules II. Si César fut un personnage violent, ambitieux et sans scrupule, il est toutefois peu probable qu'il ait assassiné lui-même son frère ou ait violé sa sœur.

Charlotte d'Albret, son épouse, mène alors une vie pieuse.



Mort de Lucrèce Borgia

Lucrèce Borgia meurt le 24 juin 1519 à Ferrare à 39 ans d'une septicémie consécutive à la naissance d'une fille qui ne survit pas non plus.

À partir du XXe siècle, de nombreuses biographies remettent en question les accusations d'immoralité portées contre Lucrèce Borgia (d'aucuns lui ont prêté un enfant né ds amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d'empoisonneuse, etc.) et présentent le personnage comme la victime d'une époque plutôt cruelle pour les femmes.

La réputation de Lucrèce Borgia a souffert des agissements de ses proches, mais les historiens s'accordent aujourd'hui à la considérer comme innocente des multiples crimes et méfaits qui lui ont été imputés.



Liaison d'Alphonse Ier d'Este avec Laure Eustachie Dianti

Alphonse Ier d'Este a une liaison avec Laura ou Laure Eustachie Dianti. Leurs enfants sont :



Naissance de César Gonzague

César Gonzague naît en 1530, fils de Ferdinand Ier Gonzague et d'Isabelle de Capoue.



Mariage de Ferdinand Ier Gonzague avec Isabelle de Capoue

Ferdinand Ier Gonzague épouse en 1534 Isabelle de Capoue, unique héritière de Ferdinand de Termoli, Duc de Termoli et Prince de Molfetta. Leurs enfants sont :



Mort d'Antoine de Rincon

Mort de César Fregoso

Sur ordre de Charles Quint, Antoine de Rincon, ambassadeur français, et César Fregoso meurent sur le Pô aux environs de Pavie le 3 juillet 1541 assassinés par Alfonso de Avalos, marquis del Vasto.

Cet assassinat soulève une très grande émotion dans toutes les cours d'Europe.



Mort de Ferdinand Ier Gonzague

César Gonzague Comte de Guastalla

Ferdinand Ier Gonzague meurt à Bruxelles le 15 novembre 1557 des suites d'une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

César Gonzague, son fils, lui succède et devient Comte de Guastalla.



Mariage de François de Balsac avec Jacqueline de Rohan-Gié

François de Balsac, Seigneur d'Entragues, épouse Jacqueline de Rohan-Gié. Leurs enfants sont :



Mariage de Roger de Saint-Lary avec Marguerite de Saluces Cardé

Marguerite de Saluces Cardé est veuve de Paul de La Barthe.

Par dispense obtenue grâce à Emmanuel-Philibert de Savoie, son protecteur, Roger de Saint-Lary épouse le 20 aout 1565 Marguerite de Saluces Cardé, sa tante.

Leurs enfants sont :

Brantome suggère que le mariage a eu lieu dès 1562, la dispense de mariage n'arrivant que 3 ans plus tard.

Curieusement, Roger de Saint Lary avait aimé la femme de son oncle du vivant de celui-ci, mais dès qu'il l'épouse il la traite fort mal, ce qui fera les délices de la cour.


René de la Tour-du-Pin Gouvernet

Mariage de René de la Tour-du-Pin Gouvernet avec Isabeau Artaud de Montauban

Le contrat est signé devant Champier à Vinsobres.

René de la Tour-du-Pin Gouvernet épouse le 1er janvier 1573 Isabeau Artaud de Montauban (vers 1553-1591), Dame de La Charce. Leurs enfants sont :



Mort de César Gonzague

César Gonzague meurt en 1575.



Mariage de Philippe-Emmanuel de Lorraine avec Marie de Luxembourg

Philippe-Emmanuel de Lorraine épouse à Paris le 12 juillet 1576 Marie de Luxembourg, Duchesse d'Étampes et de Penthièvre, Vicomtesse de Martigues, fille de Sébastien de Luxembourg, Duc de Penthièvre, et de Marie de Beaucaire. Leurs enfants sont :

Elle est aussi héritière de la vicomté de Martigues.

En effet, Philippe-Emmanuel de Lorraine hérite, par sa femme, d'un important patrimoine, notamment en Bretagne.



Bataille de Coutras

Mort d'Anne de Joyeuse

Mort de Claude de Joyeuse

Mort de César de Saint-Lary

Jean-Louis de Nogaret Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen, du Havre

Le 20 octobre 1587, Anne de Joyeuse attaque les troupes protestantes à Coutras.

Jean III de Beaumanoir commande l'aile gauche de l'armée royale.

Henri IV de France adopte une tactique innovante dans la façon de disposer ses troupes : il intercale des pelotons de mousquetaires : 5 hommes de front, avec des escadrons de cavalerie, de façon à la soutenir.

La charge des chevau-légers protestants rompt l'armée royale, qui est mise en déroute.

L'infanterie et la cavalerie d'Anne de Joyeuse sont décimées.

Anne de Joyeuse se constitue prisonnier, lorsqu'il est reconnu et tué d'un coup de pistolet.

Anne de Joyeuse est inhumé à Montrésor en Indre-et-Loire.

Henri Ier de Bourbon-Condé est atteint d'un coup de lance lors de cette bataille.

Henri Ier de Bourbon-Condé revient affaibli se reposer à St Jean d'Angély.

César de Saint-Lary meurt lors de cette bataille.

Parmi les 2 000 morts catholiques, se trouve également Claude de Joyeuse, jeune frère d'Anne de Joyeuse, Seigneur de Saint-Sauveur (1569-1587).

Henri IV de France fait rendre le corps d'Anne de Joyeuse à sa famille, et assiste à une messe en l'honneur des ennemis tués.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France à Coutras

Charles de Bourbon-Soissons participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Jean-Louis de Nogaret devient Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce.



Naissance d'Alphonse III d'Este

Alphonse III d'Este naît à Ferrare le 22 octobre 1591, fils de César d'Este et de Virginia de Médicis.


Gabrielle d'Estrées (à droite) et Julienne-Hippolyte d'Estrées (École Française - vers 1594) - Le geste de Julienne-Hippolyte d'Estrées signifie que Gabrielle d'Estrées est enceinte - ce que confirme la dame en train de coudre une layette en arrière-plan - Musée du Louvre Gabrielle d'Estrées - Gravure du XIXe siècle

Liaison d'Henri IV de France avec Gabrielle d'Estrées

Le hasard conduit Henri IV de France, vers la fin de 1590, au château de Cœuvres qu'habite Gabrielle d'Estrées.

Il conçoit pour elle une vive passion.

Henri IV de France a une liaison en 1591avec Gabrielle d'Estrées. Leurs enfants sont :

Henri IV de France a un total de 11 enfants illégitimes.


Clément VIII

Clément VIII Pape

Philippe de Lenoncourt participe au conclave.

Ippolito Aldobrandini est élu 229e pape le 30 janvier 1592 sous le nom de Clément VIII (en latin Clemens VIII, en italien Clemente VIII).

Ce serait lui qui aurait fait admettre le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du christ.

Il aurait considéré au contraire que l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité.

Édouard Farnèse est électeur lors de ce conclave.

Clément VIII s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels, ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Clément VIII élève au cardinalat :

et plusieurs autres grands hommes.

Sous son pontificat Clément VIII, commence la querelle de la grâce, à propos d'un ouvrage de Luis Molina mais il ne veut rien décider sur les points en litige.

Clément VIII conçoit, de concert avec Henri IV de France, le projet d'une alliance de toutes les puissances chrétiennes contre les Turcs.



Naissance de César de Bourbon

César de Bourbon naît à Coucy-le-Château le 7 juin 1594, fils d'Henri IV de France et de Gabrielle d'Estrées.



Légitimation de César de Bourbon

César de Bourbon est légitimé en 1595.



Cession du comté de Beaufort

César de Bourbon Duc de Beaufort

Le 6 juillet 1597, Gabrielle d'Estrées acquiert de Catherine de Clèves le comté de Beaufort et toutes ses dépendances.

Henri IV de France réunit le comté de Beaufort à la baronnie de Jaucourt et les érige en duché-pairie en faveur de César de Bourbon, son fils naturel.



Mariage de René de la Tour-du-Pin Gouvernet avec Paule Charlotte Marie de Chambaud

René de la Tour-du-Pin Gouvernet épouse le 5 septembre 1597 Paule Charlotte Marie de Chambaud. Leurs enfants sont :



Mort d'Alphonse II d'Este

N'ayant pas d'héritier direct, Alphonse II désigne comme successeur son cousin César d'Este fils de Alphonse d'Este, frère de son père Hercule II d'Este.

L'acte est reconnu par l'Empereur mais pas par l'Église parce que son oncle Alphonse d'Este était le fils naturel du précédent Alphonse Ier d'Este et de Laura Dianti.

Alphonse II d'Este meurt à Ferrare le 27 octobre 1597. Il est inhumé à Ferrare au monastère du Corpus Domini.

Clément VIII se rapproprie Ferrare, fief pontifical, profitant de la faiblesse de César d'Este.



Naissance de César de Choiseul

César de Choiseul naît à Paris le 12 février 1598, fils de Ferry de Choiseul (vers 1569-1624), Comte du Plessis, et de Madeleine Barthélémy (morte en 1628).

César de Bourbon est le parrain de César de Choiseul.



César de Bourbon Duc de Vendôme, d'Étampes

César de Bourbon est pourvu du duché de Vendôme par Henri IV de France, son père, et devient Duc de Vendôme en 1598 et Duc d'Étampes.



Soumission de Philippe-Emmanuel de Lorraine

Édit de Nantes

Henri IV de France marche en personne contre Philippe-Emmanuel de Lorraine et reçoit sa soumission à Angers le 20 mars 1598.

En échange, César de Bourbon est fiancé avec Françoise de Lorraine-Mercœur.

Henri IV de France accorde son pardon à Gabriel de Goulaine et aux principaux lieutenants de Philippe-Emmanuel de Lorraine :

L'article 6 du traité de soumission donne la possibilité aux gens de guerre de rejoindre l'armée royale.

Jacques-Auguste de Thou prend une part importante à la rédaction cet Édit.

Pour sceller cette reddition, Henri IV de France choisit Nantes pour signer le fameux Édit de Nantes, le 30 avril 1598 (et non le 13 avril cette date étant due à une erreur de l'époque) qui règle le problème protestant.

L'édit de Nantes n'est pas un acte gracieux, dû à la volonté du roi, mais un traité dont les articles sont débattus comme avec des belligérants.

L'édit garantit la liberté de conscience et marque un tournant dans l'histoire des mentalités. Sa signature marque la distinction entre :

L'homme se coupe en deux : une moitié publique, et une moitié privée. Les actions et les actes sont soumis sans exception à la loi du monarque.

L'édit autorise la liberté de culte aux protestants partout dans le royaume dans les lieux où le protestantisme était installé avant 1597 ainsi que dans 3 500 châteaux de seigneurs justicieux et dans deux localités par bailliage, Dans certaines villes, le culte protestant est interdit : Paris, Rouen, Dijon, Toulouse ou encore Lyon.

Les Réformés ne sont pas privés de leurs droits civils, ils peuvent ouvrir des académies. Une dotation de 45 000 écus est prévue pour les pasteurs.

Dans d'autres c'est l'inverse, le culte catholique est interdit à Saumur, La Rochelle, Montauban ou Montpellier. Les catholiques qui veulent garder la foi de leurs pères ne peuvent se rendre à l'église : elle est détruite, ou la porte en est barrée par des piquets, sur ordre d'un chef protestant.

Dans certaines villes : Bordeaux, Grenoble, Castres, les protestants sont jugés par des tribunaux constitués pour moitié de protestants.

L'édit accorde aux protestants 150 lieux de refuges, dont 51 places de sûreté. Ces places pourront être défendues par une armée potentielle de 30 000 soldats.

Le mot de tolérance ne figure pas dans l'Édit. À cette époque ce mot est synonyme d'endurer ou encore de supporter alors qu'il peut signifier aujourd'hui accepter la pensée de l'autre comme aussi vraie que sa propre opinion. Au XVIe siècle, dans le domaine religieux, chacun est sûr de détenir la vérité, sachant que l'autre est dans l'erreur et joue son destin éternel. Il serait criminel de l'abandonner et de renoncer à un droit d'ingérence pour le sauver, y compris par la force.

Ce qui fait la différence entre les édits de tolérance précédents et l'édit de Nantes, c'est la mise en application réelle de ce dernier grâce à l'autorité d'Henri IV de France. Il ne faut pas croire non plus que ce traité soit accueilli avec soulagement. Des villes comme Paris, Rennes, Rouen ou autres villes catholiques ne le ratifieront qu'au bout de 10 ans sous la menace d'Henri IV.

Des personnes comme Théodore Agrippa d'Aubigné le qualifient d'abominable édit.

Les Catholiques voient cet édit comme un moyen de contenir les protestants en attendant leur disparition, une sorte de pis-aller en somme.

De leur côté les protestants ne considèrent cet édit que comme une pause dans la conversion des catholiques.

La promulgation de cet édit constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

Que la mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre depuis le commencement du mois de mars 1585 jusqu'à notre avènement à la couronne et durant les troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie comme de chose non advenue. Et ne sera loisible ni permis à nos procureurs généraux ni autres personnes quelconques publiques ni privées, en quelques temps ni pour quelque occasion que ce soit, en faire mention, procès ou poursuite en aucune cour ou juridiction que ce soit.

L'édit conduit finalement la France à sacraliser un roi à un degré sans équivalent en Europe. Il fonde, autour d'une religion d'État dont le souverain est le pivot, l'absolutisme. Son aboutissement est une véritable religion royale, qui culminera avec Louis XIV à Versailles.

Une découverte historiographique récente montre que l'édit de Nantes n'a pas été scellé avec de la cire verte, utilisée pour les édits perpétuels, mais avec de la cire brune, comme un édit temporaire. Problème de chancellerie ou calcul politique ? Le débat reste ouvert.

Léonor Chabot est délégué par ses coreligionnaires pour avoir des éclaircissements sur l'Édit de Nantes.



Mariage de Jacques d'Aumont avec Charlotte-Catherine de Villequier

Jacques d'Aumont épouse Charlotte-Catherine de Villequier. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis XIII

Louis XIII Dauphin de France

Don du Château de Montceaux-lès-Meaux à Marie de Médicis

Marie de Médicis est rapidement enceinte.

Au grand contentement du roi et du royaume qui attendent la naissance d'un dauphin depuis plus de 40 ans, Louis XIII, dit le Juste, naît au château de Fontainebleau le 27 septembre 1601, fils d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Il est Dauphin de France. Il est baptisé le 29 septembre.

Henri IV de France offre le Château de Montceaux-lès-Meaux à Marie de Médicis à l'occasion de la naissance de Louis XIII.

Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est élevé à côté des bâtards de son père, dans une atmosphère assez sobre. Le futur roi en conçut une grande aversion pour le désordre et la dépravation.

Diane de France est chargée de l'éducation de Louis XIII.

Une nouvelle vague de travaux débute Château de Montceaux-lès-Meaux, sous la direction de Salomon de Brosse.

César de Choiseul est choisi par Henri IV de France pour être un des enfants d'honneur de Louis XIII.



Naissance de Joachim Béraud

Joachim Béraud ou Bérault naît à Lyon en 1603, fils de César Antoine Béraud (né en 1560) et d'Anne Cape.



Mariage de Gabriel de Guénégaud avec Marie de La Croix

Marie de La Croix est la fille de Claude de La Croix, Vicomte de Semoine et Baron de Plançay, et de Catherine de Balahan, Dame du Plessis-Belleville.

Gabriel de Guénégaud épouse le 24 novembre 1604 Marie de La Croix, Dame du Plessis-Belleville. Leurs enfants sont :


César de Bourbon

Mariage de César de Bourbon avec Françoise de Lorraine-Mercœur

Marie de Luxembourg, duchesse-douairière de Mercœur, s'oppose longtemps à ce mariage, ne pouvant se résoudre à confondre son noble sang avec celui d'un bâtard, fût-il de sang royal mais les sommes payées par Henri IV de France pour la soumission (4 295 350 livres, évaluées par Maximilien de Béthune) et l'absence de soutien qu'elle trouve parmi ses proches ont sans doute raison de ses résistances

Pour conclure la paix entre Henri IV de France et Philippe-Emmanuel de Lorraine, qui dirige la Sainte-Ligue en Bretagne, César de Bourbon épouse en 1609 Françoise de Lorraine-Mercœur, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine et de Marie de Luxembourg.

Leurs enfants sont :

Françoise de Lorraine-Mercœur, nièce de Louise de Lorraine-Vaudémont est la plus riche héritière du royaume.

Françoise de Lorraine-Mercœur est surtout connue pour sa grande piété.

Françoise de Lorraine-Mercœur protège Vincent de Paul, et aidée de Élisabeth de Bourbon-Vendôme, sa fille, n'hésite pas à payer de sa personne pour aider les miséreux de Paris et de ses domaines.



Mariage d'Henri II d'Albret avec Anne de Pardaillan

Henri II d'Albret épouse le 3 janvier 1611 Anne de Pardaillan de Gondrin (vers 1591-1629). Leurs enfants sont :



César de Choiseul maître de camp d'un régiment

En 1612, César de Choiseul est maître de camp d'un régiment.



Naissance de Louis II de Vendôme

Louis II de Vendôme Duc de Mercœur

Louis II de Vendôme naît à Paris en octobre 1612, fils de César de Bourbon et de Françoise de Lorraine-Mercœur.

Louis II de Vendôme devient Duc de Mercœur en 1612 du vivant de César de Bourbon, son père.



Naissance de César Phœbus d'Albret

César Phœbus d'Albret naît en 1614.



Naissance de César Phœbus d'Albret

César Phébus ou César Phœbus d'Albret naît en 1614, fils d'Henri II d'Albret, Seigneur de Pons et Baron de Miossens, et d'Anne de Pardaillan de Grondin, Dame d'Escandille.



Naissance de Élisabeth de Bourbon-Vendôme

Élisabeth de Bourbon-Vendôme, dite mademoiselle de Vendôme, naît en 1614, fille de César de Bourbon, Duc de Vendôme, et de Françoise de Lorraine-Mercœur, Duchesse de Mercœur et de Penthièvre.



Traité de Sainte-Ménehould

Convocation des États généraux

Richelieu Député du clergé aux États généraux

En 1614, Henri II de Bourbon-Condé, César de Bourbon, Henri de Mayenne, Henri de Gondi se révoltent contre Concino Concini.

Henri II de Bourbon-Condé veut empêcher le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Henri II de Rohan conseille la Reine pour combattre cette révolte.

Les premières prises d'armes des grands se concluent avec le traité négocié par Henri II de Bourbon-Condé avec Marie de Médicis à Sainte-Menehould, le 15 mai 1614 :

Henri II de Bourbon-Condé ne parvient pas à structurer son opposition au pouvoir royal.

Marie de Médicis couvre d'or les nobles et leur promet la convocation des états généraux.

Les États généraux sont convoqués par Louis XIII en 1614.

Richelieu se fait élire député du clergé poitevin aux États généraux devant se tenir à Paris.

Léonor de Valençay, abbé de Bourgueil, est député du clergé.

Odet de La Noue assiste aux États généraux.

Gabriel de L'Aubespine est délégué par le clergé aux États Généraux.

Robert Ier Miron, Président du tiers état, s'y fait remarquer par son patriotisme, dénonçant avec véhémence, dès la séance d'ouverture et à nouveau lors de la clôture, les abus de la régence aux dépens du pauvre peuple.

Louis III de Lorraine participe à ces États généraux.

Jacques Davy du Perron soutient les doctrines ultramontaines contre le tiers état. II fait condamner le De ecclesiastica et politica potestate de Richer. Le pape lui en adresse des remerciements.

Marie de Médicis s'engage à concrétiser l'alliance avec l'Espagne et à faire respecter les thèses du concile de Trente.

Les réformes de la Paulette et de la taille restent lettre morte.

Le clergé joue le rôle d'arbitre entre le Tiers État et la noblesse qui ne parvenaient pas à s'entendre.

Le lieutenant civil Henri de Mesmes déclare que les ordres sont frères et enfants d'une mère commune, la France. Un des représentants de la noblesse lui répond qu'il se refuse à être le frère d'un enfant de cordonnier ou de savetier.

Cet antagonisme profite à la Cour qui prononce bientôt leur clôture.



Naissance de François de Vendôme

François de Vendôme, dit le Roi des Halles, naît le 16 janvier 1616, fils de César de Bourbon, Duc de Vendôme, et de Françoise de Lorraine-Mercœur.



Mort de William Shakespeare

Pendant les dernières semaines de la vie de William Shakespeare, Thomas Quiney, un aubergiste le prétendant de sa fille Judith, est convoqué par le tribunal paroissial pour fornication.

Une femme du nom de Margaret Wheeler a accouché et prétend que l'enfant est de l'aubergiste. Quiney est déshonoré, et William Shakespeare corrige son testament pour assurer que les intérêts de Judith soit sécurisés à son nom.

William Shakespeare meurt le 23 avril 1616, âgé de 52 ans. Marié à Anne Hathaway jusqu'à sa mort, ses deux filles lui survivent. Susanna épousa le Dr John Hall, et même si les deux filles de William Shakespeare eurent elles-mêmes des enfants, aucun d'eux n'eut de descendants.

Il reçoit le droit d'être enterré dans le choeur de l'église de la Trinité à Stratford-upon-Avon mais après qu'il soit devenu sociétaire de l'église en payant la dîme de la paroisse (£440, une somme importante).

Un buste commandé par sa famille le représente, écrivant, sur le mur adjacent à sa tombe. Chaque année, à la date présumée de son anniversaire, on place une nouvelle plume d'oie dans la main droite du poète.

À l'époque de William Shakespeare, il était courant de faire de la place dans les tombeaux paroissiaux en les déplaçant dans un autre cimetière. Par crainte que sa dépouille ne soit enlevée du tombeau, on pense qu'il a composé cette épitaphe pour sa pierre tombale :

Mon ami, pour l'amour du Sauveur, abstiens-toi

De creuser la poussière déposée sur moi.

Béni soit l'homme qui épargnera ces pierres

Mais maudit soit celui violant mon ossuaire.

La légende populaire veut que des œuvres inédites reposent dans la tombe de William Shakespeare, mais personne n'a jamais vérifié, par peur sans doute de la malédiction évoquée dans l'épitaphe.


Œuvres de William Shakespeare

Le volume des créations de William Shakespeare ne doit pas nous apparaître comme exceptionnel, d'après les standards de l'époque Avant tout connu pour ses œuvres dramaturgiques, William Shakespeare est un artiste polyvalent : sonnets, farces, comédies, pièces historiques et tragédies... Entre 1580 et 1613, William Shakespeare écrit :


Tragédies de Shakespeare


Comédies de Shakespeare


Pièces historiques de Shakespeare


Les Romances tardives de Shakespeare


Autres œuvres littéraires



Mariage de Pierre II Séguier avec Madeleine Fabry

Pierre II Séguier épouse Magdeleine ou Madeleine Fabry ou Fabri de Champauzé (1597-1683). Leurs enfants sont :


Réconciliation de Marie de Médicis et Louis XIII - par Rubens - au palais du Luxembourg

Deuxième guerre entre Marie de Médicis et Louis XIII

Prise de Rouen

Siège du château de Caen

Bataille des Ponts-de-Cé

Traité d'Angers

Construction du Palais du Luxembourg

Une faction de grands seigneurs opposés au retour en grâce d'Henri II de Bourbon-Condé se forme autour de Marie de Médicis.

De la Normandie au Languedoc, ils arment leurs places fortes au nom de la reine mère :

Le 4 juillet 1620, Louis XIII prend le parti de la guerre.

Entre le 7 juillet et le 7 août 1620, Louis XIII mène lui-même l'armée royale.

Louis XIII reprend Rouen le 10 juillet 1620.

Henri II de Valois-Longueville, Gouverneur de Normandie, prend le parti de Marie de Médicis.

Le capitaine Prudent, fidèle au gouverneur qui lui a confié le commandant du château, braque les canons sur la ville qui demande au roi d'intervenir.

Du 14 ou 17 juillet 1620, Louis XIII, assisté par César de Choiseul du Plessis-Praslin, assiège le château qui finit par se rendre.

Jacques Rouxel suit sa véritable vocation, le métier des armes. Jacques Rouxel fait ses premières armes au siège de Caen.

Certains proposent alors de faire raser le château, mais le roi préfère garder la forteresse malgré son faible intérêt militaire. C'est le dernier fait d'armes important dans lequel le château joue un rôle direct.

Henri de Gondi participe à la bataille des Ponts-de-Cé du côté de Marie de Médicis le 7 août 1620. Il fait défection, entraînant avec lui ses 1 500 hommes ; l'armée amputée d'un tiers de ses hommes ne peut résister à l'assaut des troupes de Louis XIII qui écrasent l'armée de Marie de Médicis.

Charles d'Albert ne participe à aucun de ces affrontements.

Charles d'Albert favorise à nouveau la réconciliation entre la mère et le fils.

Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, tant qu'elle reste en exil, Louis XIII accepte son retour à la cour de France, et se réconcilie avec elle.

Richelieu qui fait conclure le traité d'Angers acquiert une réputation de fin négociateur.

Marie de Médicis revient alors à Paris, où elle s'attache à la Construction de son Palais du Luxembourg.



Naissance de Vespasien de Gonzague de Guastalla

Vespasien de Gonzague de Guastalla naît à Cadiz le 8 septembre 1621, fils de César II de Guastalla.



Mariage de François-Hannibal d'Estrées avec Marie de Béthune

François-Hannibal d'Estrées épouse au château de Moussy-le-Vieux le 4 avril 1622 Marie de Béthune, fille de Philippe de Béthune et de Catherine le Bouteiller de Senlis. Leurs enfants sont :



Fondation du collège de Vendôme

En 1623, César de Bourbon fonde le collège de Vendôme dont il confie l'administration à l'ordre des Oratoriens.



Mort de Marie de Luxembourg

Françoise de Lorraine-Mercœur et César de Bourbon héritier d'Anet

Marie de Luxembourg meurt le 6 septembre 1623.

Françoise de Lorraine-Mercœur et César de Bourbon hérite d'Anet en 1623.

Anet sera alors pour César de Bourbon et sa famille tantôt un abri sûr, tantôt une résidence imposée.



Mariage de César de Choiseul avec Colombe le Charron

César de Choiseul épouse en l'église Saint-Jean-en-Grêve à Paris le 2 août 1625 Colombe le Charron (vers 1603-1681), Duchesse du Plessis-Praslin. Leurs enfants sont :

César de Choiseul est déjà célèbre par son ardeur au service aussi bien que par ses duels, entres autres celui du bois de Boulogne contre Jean-François Paul de Gondi.


Anne d'Autriche peinte par Rubens en 1625

Complot du comte de Chalais

Mort du comte de Chalais

Jean-Baptiste d'Ornano Prisonnier

Mort de Jean-Baptiste d'Ornano Maréchal de France

En 1626, Gaston de France mène une première conspiration contre Richelieu.

Le comte de Chalais est au cœur d'un complot, ayant pour but d'assassiner Louis XIII.

Marie Aimée de Rohan participe la conspiration de son amant, le comte de Chalais.

Anne d'Autriche, poussée par Marie Aimée de Rohan, participe à ce complot.

César de Bourbon est impliqué dans cette conspiration. César de Bourbon est emprisonné en 1626 avec son frère Alexandre de Vendôme au Château de Vincennes.

Jean-Baptiste d'Ornano lui aussi mêlé à cette conspiration est arrêté à Fontainebleau le 4 mai 1626 et emprisonné à Vincennes.

Jean-Baptiste d'Ornano meurt en 1626 de maladie dans son cachot insalubre.

Le comte de Chalais et Jean-Baptiste d'Ornano sont victime de la versatilité de Gaston qui décimera les rangs de ses complices successifs.

Du fait de son peu d'appuis et soutiens, le Comte de Chalais est jugé principal voire seul responsable et meurt décapité.

À partir de cette date, Louis XIII et Anne d'Autriche vivent séparés.



Mariage de Léon Bouthillier avec Anne Phélypeaux

Léon Bouthillier épouse le 20 mai 1627 Anne Phélypeaux (1611 ou 1613-1694), Dame de Villesavin ou de Ville-Savim, fille de Jean Phélypeaux, Seigneur de Villesavin, et d'Isabeau Blondeau. Leurs enfants sont :



Naissance de César d'Estrées

César d'Estrées naît à Paris le 5 février 1628, fils de François-Hannibal d'Estrées et de Marie de Béthune.



Mort de César d'Este

César d'Este meurt le 11 décembre 1628.

Alphonse III d'Este devient Duc de Modène et de Reggio.



César de Choiseul Ambassadeur extraordinaire en Savoie et Italie

De 1630 à 1632, César de Choiseul est ambassadeur extraordinaire en Savoie et Italie.



Libération de César de Bourbon

Exil de César de Bourbon en Hollande

César de Bourbon est libéré en 1630 et exilé en Hollande.

Richelieu force César de Bourbon à abandonner ses terres de Bretagne en 1630.



Baptême de César d'Estrées

César d'Estrées est baptisé en l'église Saint Eustache à Paris le 29 mars 1631.



César de Choiseul Maréchal de Camp

César de Choiseul devient Gouverneur du pays et évêché de Toul.

En juin 1632, César de Choiseul est nommé Maréchal de Camp.



Retour de César de Bourbon

César de Bourbon revient de Hollande en 1632.



César Phœbus d'Albret Maître de camp d'un régiment d'infanterie française

César Phœbus d'Albret est fait maître de camp d'un régiment d'infanterie française aux côtés de Henri II d'Albret, son père, dans l'armée de Lorraine en 1635



Prise de Corbie

Reprise de Corbie

Bernard de Nogaret de Foix combat en Picardie en 1636.

Dans le nord les Espagnols et leurs alliés, sous le commandement d'Ottavio Piccolomini, de Johann von Werth ou Jean de Werth et du Cardinal-Infant, gagnent du terrain, prenant finalement Corbie sur la Somme le 15 août 1636.

Paris est directement menacé.

Cette brutale invasion détourne Louis XIII de ses amours avec Louise Angélique Motier de La Fayette.

En 1636, Jacques de Castelnau-Bochetel lève un régiment et lui donne son nom.

Jacques de Castelnau-Bochetel se distingue en 1636 lors des sièges de Corbie et La Capelle.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait prisonnier lors d'une embuscade.

Jacques de Castelnau-Bochetel est enfermé dans la citadelle de Cambrai d'où il s'évade.

Louis XIII parvient à reprendre Corbie le 14 novembre 1636.

Guy XXI de Laval sert au siège de Corbie.

François de Vendôme se distingue aux sièges de Corbie, d'Hesdin et d'Arras.

César Phœbus d'Albret commande un régiment d'infanterie lors de ce siège.

Les Espagnols quittent le royaume.

Louis XIII a, au retour, un regain d'intérêt pour Louise Angélique Motier de La Fayette.



Naissance de César III Auguste de Choiseul

César III Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin naît en 1637, fils de César de Choiseul et de Colombe le Charron.



César Phœbus d'Albret Capitaine au régiment des Gardes

César Phœbus d'Albret est Capitaine au régiment des Gardes en 1639.



Mariage d'Henri du Plessis-Guénégaud avec Isabeau de Choiseul

Henri du Plessis-Guénégaud épouse par contrat du 22 février 1642 Isabeau de Choiseul (vers 1610-9 août 1677), fille du maréchal Charles de Choiseul. Leurs enfants sont :

La dot s'élève à 56 000 livres tournois, et Isabeau de Choiseul renonce à tous ses droits au profit de son frère François, marquis de Praslin depuis la mort de leur père.

Henri du Plessis-Guénégaud apporte les 200 000 livres de don en avance d'hoirie de la part de Marie de La Croix, sa mère.



César de Choiseul Lieutenant général des armées du roi

César de Choiseul est nommé lieutenant général des armées du roi en juillet 1642 et gouverneur de Carmagnole.



Retour de César de Bourbon

Exilé en Angleterre, César de Bourbon en revient en 1642.



Mort de Richelieu

Mazarin Principal Ministre de l'État

Démission de Sublet de Noyers

Richelieu meurt le 4 décembre 1642.

Ses grandes réformes ayant rendu Richelieu très impopulaire, à l'annonce de sa mort, le peuple allume des feux de joie pour fêter l'événement.

Réputé pour son habileté voire son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, Richelieu fait du concept moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa vision diplomatique et politique.

Par son testament, Richelieu nomme exécuteurs testamentaires :

Richelieu possède, à son décès, 20 millions de livres, une des fortunes les plus importantes de l'époque et, dit-on, la plus importante de tous les temps en France, après celle de Mazarin.

Richelieu lègue le Palais-Royal et un million et demi au roi Louis XIII.

A Marie-Madeleine de Vignerot hérite d'une partie des biens de Richelieu, entre autres, du château de Rueil et du petit Luxembourg.

Marie-Madeleine de Vignerot doit achever la construction de l'église de la Sorbonne que Richelieu a commencée et qui doit lui servir de tombeau.

Elle s'en acquittera parfaitement.

Richelieu recommande Mazarin à Louis XIII.

Le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme César de Bourbon, son demi-frère, et ses fils, Louis II de Vendôme et François de Vendôme, Duc de Beaufort.

Louis XIII ne nomme pas de nouveau premier ministre et continue à faire la politique du Cardinal.

Louis XIII fait entrer Mazarin au conseil d'État.

Le 5 décembre 1642, Mazarin est nommé Principal Ministre de l'État, comme l'a recommandé Richelieu.

Il prend vite la place de Richelieu auprès du Roi.

La preuve en est que, quelques mois plus tard, lorsque le secrétaire d'État à la guerre, Sublet de Noyers démissionne.

Louis XIII nomme pour le remplacer un des protégés de Mazarin, Michel IV Le Tellier.

François VI de La Rochefoucauld revient à la cour, dans l'espoir de voir ses mérites récompensés.

Mais Mazarin a le même projet que Richelieu : rabaisser l'orgueil des Grands.


Charles de L'Aubespine - Portrait par Pierre Daret

Cabale des Importants

François de Vendôme Prisonnier

François de Vendôme, Duc de Beaufort, et Marie Aimée de Rohan, Duchesse de Chevreuse organisent un complot le 27 mai 1643.

Ce complot est nommé la cabale des Importants car ils sont aidés par de nombreux Grands :

François VI de La Rochefoucauld et Louis d'Astarac participent à cette intrigue.

Les comploteurs veulent dépouiller les anciens partisans de Richelieu, la Maison Condé notamment, de tous leurs biens et privilèges et récupérer leurs charges perdues du temps de Richelieu.

La cabale vise :

Ils ont pour cela prévu de faire assassiner Mazarin puis de le remplacer par un proche, Augustin Potier, Évêque de Beauvais.

Mazarin a rapidement vent de la conspiration.

François de Vendôme est arrêté le 2 septembre 1643 au Louvre

François de Vendôme est emprisonné au donjon de Vincennes, où il restera 5 ans.

La plupart des membres de la caballe sont exilés par l'autorité royale.

Charles de L'Aubespine est de nouveau éloigné.

Claude de Bourdeille est à nouveau contraint à l'exil en Hollande.



Mariage de César Phœbus d'Albret avec Madeleine de Guénégaud

César Phœbus d'Albret épouse le 6 février 1645 Madeleine de Guénégaud, fille de Gabriel de Guénégaud, Seigneur du Plessis-Belleville, Secrétaire d'État à la Maison du Roi. Leur enfant est :


César de Choiseul

César de Choiseul Maréchal de France

César de Choiseul, Duc de Choiseul est fait Maréchal de France en juin 1645 par Louis XIV.



Travaux à Champs-sur-Marne

De 1648 à 1660, Jules César Faure, conseiller du Roi au parlement de Bourgogne, fait creuser et maçonner des viviers, des bassins et des canaux sur le domaine de Champs-sur-Marne.



César de Choiseul gouverneur de Philippe Ier d'Orléans

En mai 1649, César de Choiseul est nommé gouverneur de Philippe Ier d'Orléans, premier gentilhomme de sa chambre et surintendant de sa maison.



César III Auguste de Choiseul Chevalier de Plessis-Praslin

En 1650 : César III Auguste de Choiseul est chevalier de Plessis-Praslin


Louis II de Vendôme - par Dumonstier

Mariage de Louis II de Vendôme avec Laure Mancini

Pour se concilier la cour, Louis II de Vendôme est contraint d'épouser une nièce de Mazarin.

Louis II de Vendôme épouse le 4 février 1651 ou en juillet 1651 à Brühl en Allemagne Laure Mancini, nièce de Jules Mazarin. Leurs enfants sont :

Ce n'est qu'avec ce mariage que César de Bourbon s'assagit.

Il restera fidèle à Anne d'Autriche durant toute la Fronde.


César de Bourbon

César de Bourbon Grand amiral de France

César de Bourbon est nommé grand amiral de France en 1651.



César III Auguste de Choiseul Abbé commendataire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon

De 1652 à 1681, César III Auguste de Choiseul abbé commendataire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon.



César de Choiseul Ministre d'état

En août 1652, César de Choiseul devient Ministre d'état.



César d'Estrées Évêque de Laon

César d'Estrées devient Évêque-duc de Laon en février 1653.


César Phœbus d'Albret

César Phœbus d'Albret Maréchal de France

César Phœbus d'Albret, Comte de Miossens, fait preuve d'attachement de à Anne d'Autriche et à Mazarin pendant la Fronde.

Par lettres du 15 février 1653, César Phœbus d'Albret est nommé Maréchal de France le 1er juin 1653 par Louis XIV.

Il quitte alors le nom de Miossens pour prendre celui d'Albret.



César Phœbus d'Albret

César Phœbus d'Albret devient maréchal de France.


Madeleine d'Angennes et Catherine d'Angennes

Mariage d'Henri II de La Ferté-Senneterre avec Anne Madeleine d'Angennes

Henri II de La Ferté-Senneterre est veuf de Charlotte de Bauves.

Henri II de La Ferté-Senneterre épouse le 25 avril 1655 Anne Madeleine d'Angennes, Dame de La Loupe, fille de Charles d'Angennes et de Marie du Raynier.

Leurs enfants sont :



César de Bourbon Surintendant général de la Navigation

César de Bourbon est nommé surintendant général de la Navigation en 1655.



Consécration de l'église Saint-Montain de La Fère

César d'Estrées consacre l'église Saint-Montain de La Fère, dans l'Aisne, en 1657, en présence:



César d'Estrées Membre de l'Académie française

César d'Estrées est élu membre de l'Académie française n 65 en 1658.


Fort Saint-Nicolas à Marseille

Construction du fort Saint-Nicolas

L'intervention de Louis XIV devient inévitable devant une telle rébellion.

De la côte basque où il vient de signer le traité des Pyrénées, Louis XIV, accompagné de Mazarin, d'Anne d'Autriche et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire, Tarascon.

Louis XIV est à Arles le 13 janvier 1660.

Louis XIV est à Aix-en-Provence le 18 janvier 1660.

Le 19 janvier 1660, Louis XIV adresse une lettre à Louis II de Vendôme précisant sa décision d'envoyer des troupes sur Marseille afin d'empêcher la continuation des désordres.

Cette lettre est accompagnée d'une instruction qui prescrit à Louis II de Vendôme plusieurs obligations dont la construction d'une citadelle en l'endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre.

Ce projet a été suggéré à Mazarin par Louis II de Vendôme et Henri de Forbin-Maynier.

Mazarin envoie à Marseille Louis Nicolas de Clerville, qu'il fait venir exprès de Nancy.

Louis Nicolas de Clerville procède en premier lieu au choix de l'implantation qui doit permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer.

Louis Nicolas de Clerville écarte la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer.

Louis Nicolas de Clerville retient donc l'emplacement actuel, derrière l'abbaye de Saint Victor et dont l'étendue est suffisante pour y maintenir pour jamais l'autorité du roi.

Cet emplacement est de plus doté d'une fontaine d'eau douce qui figure sur les anciennes cartes.

Mazarin ne se range pas immédiatement à cet avis et envoie à Marseille César de Choiseul pour avoir une autre opinion.

Celui-ci aurait préféré une implantation à l'endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se range à l'avis de Louis Nicolas de Clerville.

La construction durera jusqu'en 1664.



César de Choiseul Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

César de Choiseul devient Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit en 1661.



César Phœbus d'Albret Chevalier des ordres du Roi

César Phœbus d'Albret est nommé chevalier des ordres du Roi le 31 décembre 1661.



César de Choiseul Chevalier des ordres du roi

César de Choiseul devient Chevalier des ordres du roi en décembre 1662.



César III Auguste de Choiseul Colonel

Vers 1665, César III Auguste de Choiseul commence à servir dans l'armée comme colonel d'un régiment d'infanterie.



Mort de César de Bourbon

François de Vendôme Duc de Beaufort

Devenu infirme, César de Bourbon meurt à Paris le 22 octobre 1665.

Françoise de Lorraine-Mercœur, sa veuve, continue de vivre à Anet.

François de Vendôme devient 2e Duc de Beaufort en 1665.



César de Choiseul Duc de Choiseul

César de Choiseul Reçu au Parlement

César de Choiseul devient Duc de Choiseul le 1er novembre 1665.

En 1665, César de Choiseul est reçu au Parlement.



Hommage à César d'Estrées de Charles II de la Vieuville

René-François de La Vieuville rend hommage à César d'Estrées, Évèque de Laon, au nom de Charles II de la Vieuville, son père, pour le fief de Chailvet le 20 juillet 1666.


Madame de Montespan et ses enfants

Liaison de Louis XIV avec Madame de Montespan

Exil de Louis Henri de Pardaillan de Gondrin

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart devient la maîtresse de Louis XIV, lors de la campagne des Flandres en mai 1667. Leurs enfants sont :

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart a un appartement à peu de distance de celui de Louis XIV.

Les courtisans clairvoyants n'ont pas de peine à expliquer pourquoi l'un et l'autre se dérobent en même temps au cercle de la reine.

Une longue période de cohabitation débute alors entre Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart et Françoise Louise de La Baume Le Blanc qui est à nouveau un paravent devant dissimuler au public les amours du roi avec une femme mariée.

Dans l'espoir de regagner le cœur du roi qu'elle ne cesse d'aimer, Françoise Louise de La Baume Le Blanc essuie toutes les humiliations que lui inflige Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart.

Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, mari de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, fait un scandale à la cour lorsqu'il apprend la liaison de sa femme. Il est promptement enfermé au For-l'Évêque, puis exilé sur ses terres, en Gascogne, d'où il ne sortira presque plus jusqu'à sa mort.

Seule Marie-Thérèse d'Autriche, la reine ne veut pas se douter de la liaison du Roi. Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart a su la persuader de sa vertu.



Expédition de Candie

Mort de François de Vendôme

Louis-Joseph de Vendôme Duc de Vendôme

Mort de Louis Chalon du Blé

Nicolas Chalon du Blé Capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône

Mort d'Armand Fortin de La Hoguette

Charles Fortin de La Hoguette Marquis de la Hoguette

En 1669, François de Vendôme, duc de Beaufort et François de Rose, marquis de Provenchère conduisent des secours aux Vénitiens contre les Turcs, et dirige les troupes françaises défendant Candie contre les troupes ottomanes.

Louis Victor de Rochechouart commande l'escadre composée de 15 bâtiments à rames.

Anne Hilarion de Costentin participe à l'expédition de Candie en 1669. Il protège le commerce français et s'oppose aux Turcs.

Charles-Paris d'Orléans prend la tête de 100 gentilshommes pour combattre les Turcs au siège de Candie sans parvenir à faire lever le siège.

César III Auguste de Choiseul obtient en 1669 un brevet de Maréchal de camp pour aller servir à Candie.

André de Nesmond se bat sous les ordres de François de Vendôme.

François de Vendôme meurt le 25 juin 1669, tué durant un assaut.

François de Vendôme est surnommé le Roi des Halles par les Parisiens.

Louis-Joseph de Vendôme devient Duc de Vendôme, de Beaufort et d'Étampes et Comte de Penthièvre sous le nom de Louis III de Penthièvre.

Louis Victor de Rochechouart monte alors le vaisseau amiral et tente de poursuivre la lutte.

Louis Victor de Rochechouart est blessé lors d'un combat le 24 juillet 1669,

Louis Chalon du Blé meurt en août 1669 sans descendance.

Nicolas Chalon du Blé abandonne alors l'état ecclésiastique et reprend toutes les charges de son frère, capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône.

Armand Fortin de La Hoguette meurt lors de ce siège.

Charles Fortin de La Hoguette devient Marquis de la Hoguette.

Louis Victor de Rochechouart constate l'impossibilité de forcer les lignes turques et lève le siège le 21 août 1669

Louis Victor de Rochechouart ramène la flotte à Toulon le 28 octobre 1669.



César Phœbus d'Albret Gouverneur de Guyenne

César Phœbus d'Albret est nommé Gouverneur de Guyenne en 1670.


César d'Estrées - D'après François de Troy - Château de Versailles

César d'Estrées Cardinal

Le pape Clément X crée César d'Estrées Cardinal in pectore lors du consistoire du 24 août 1671.



Publication de la création de César d'Estrées comme Cardinal

La création de César d'Estrées comme Cardinal est publiée le 16 mai 1672.

César d'Estrées reçoit le titre de cardinal-prêtre de Santa Maria in Via.



Naissance de Louis César de Bourbon

Louis César de Bourbon naît au Génitoix en Seine-et-Marne en 1672, fils de Louis XIV et de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart.



Charles-Paris d'Orléans Candidat au trône de Pologne

Prise d'Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick

Franchissement du Rhin au gué Tolhuis

Mort de Charles-Paris d'Orléans

Occupation de Zwolle

Siège de Groenlo

Prise d'Arnheim

Mort d'Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin

Prise de Nimègue

Tentative de négociation des Hollandais avec Louis XIV

Charles-Paris d'Orléans est Duc de Longueville, d'Estouteville, Prince de Neufchâtel et de Valangin, Comte de Dunois et de Saint-Pol.

François de Callières travaille à faire élire Charles-Paris d'Orléans sur le trône vacant de Pologne.

Il est près de l'emporter sur son compétiteur, Michel Wiecnowiecki.

En 1672, François-Egon de Fürstenberg et Guillaume-Egon de Fürstenberg obtiennent la signature d'un traité d'alliance entre la France et Maximilien-Henri de Bavière, le prince-archevêque de Cologne, en vue de la guerre de Hollande.

En 1672, évitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies.

Johan de Witt ne peut empêcher cette invasion.

Le 1er juin 1672, les troupes commandées par Bernhard von Galen, prince-évêque de Münster, contournent les défenses néerlandaises par le sud et envahissent l'est des Pays-Bas, assiégeant les villes d'Enschede, Almelo, Borculo et Groenlo ou Groningue, où les rejoignent les forces de France et de Cologne.

Les forces alliées comportent quelque 100 000 hommes.

Entourée de remparts et de fossés, Groenlo est bien fournie en provisions, et défendue par dix compagnies d'infanterie et une compagnie de cavalerie, soit 600 soldats commandés par le lieutenant-colonel d'infanterie Gustaff Tungel, disposant de 22 canons montés sur des nouveaux affûts.

La ville se rend le 10 juin 1672.

Les troupes de Bernhard von Galen détruisent les plus importantes fortifications de Groenlo. Elles occuperont la ville jusqu'en 1674.

Les alliés se tournent alors sur Deventer et d'autres villes.

Commencent alors ce que les néerlandais appelleront la Rampjaar, la pire année pour la République néerlandaise.

Louis XIV et Louis II de Bourbon-Condé prennent Orsoy, Wesel, la place forte de Rheinberg ou Rhinberg, Burick.

Le dimanche 12 juin 1672, ils passent le Rhin au gué de Tolhuis.

Melchior II de Vogüé participe à la bataille de Wesel et au passage du Rhin.

Charles-Paris d'Orléans passe le Rhin à la nage avec la cavalerie française.

Au sortir de ce fleuve, il attaque un corps retranché au fort de Tolhuis ou Toluys.

Charles-Paris d'Orléans meurt durant ce combat.

Louis Victor de Rochechouart se trouve au passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fait au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères ? Au même moment, Louis Victor de Rochechouart reçoit à l'épaule gauche un coup de feu dont il ne guérira jamais, et qui le forcera toujours à porter son bras en écharpe, mais il supportra gaiement cette disgrâce.

Pendant ce temps, François-Henri de Montmorency-Bouteville occupe Zwolle.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Arnheim.

César III Auguste de Choiseul et Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, son frère aîné, participent à la bataille d'Arnheim.

Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin meurt le 14 juin 1672 tué d'un coup de canon.

César III Auguste de Choiseul prend alors le titre de comte du Plessis-Praslin.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Nimègue.

Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.

Dès le 16 juin 1672, débordés, les Hollandais envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de 10 000 000 de livres.

Mais Louis XIV exige plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture.

Le 20 juin 1672, les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays.

Les Français ne peuvent plus avancer.



Prise de Gennep

En juillet 1672, César III Auguste de Choiseul investit avec un corps de troupes Gennep sur le Rhin qui se rend à son approche.



Prise de Grave

En 1672, César III Auguste de Choiseul assiège Grave et prend la ville.



Naissance d'Anne de Chastellux

Anne de Chastellux naît à Paris le 23 septembre 1672, fille de César Philippe de Chastellux (1623-1695) et de Judith Barillon (1642-1721).



Louis-Auguste de Bourbon Légitimé

Louis XIV légitime et titre en décembre 1673 :

les 3 enfants qu'il a eu de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart. mais sans nommer cette dernière.

Françoise d'Aubigné apparaît à la cour à cette occasion.



Louis-Auguste de Bourbon, Louis César de Bourbon et Louise-Françoise de Bourbon et Françoise d'Aubigné à Versailles

Louis-Auguste de Bourbon Colonel général des Suisses et Grisons

En janvier 1674, Louis-Auguste de Bourbon, Louis César de Bourbon et Louise-Françoise de Bourbon emménagent, avec Françoise d'Aubigné, leur gouvernante, à Versailles.

En 1674, Louis-Auguste de Bourbon reçoit la charge de colonel général des Suisses et Grisons.

De tempérament pieux et effacé, Louis-Auguste de Bourbon étudie avec beaucoup de soin.

Mais, malgré les efforts François-Henri de Montmorency-Bouteville, Louis-Auguste de Bourbon comprend médiocrement la science militaire et se révèlera ensuite piètre officier.


Bataille de Sinsheim

Bataille de Sinsheim

En 1674, favorable à l'alliance autrichienne, Marie-Anne d'Autriche s'allie de nouveau aux puissances Européennes contre la France et s'engage dans la Guerre de Hollande.

L'essentiel des forces françaises est mobilisé :

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, chargé de contenir les Impériaux, reste en Alsace avec de maigres effectifs.

En désaccord avec la stratégie de Louis XIV, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon voit dans l'Alsace un lieu hautement stratégique dont il veut à tout prix éviter l'invasion.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon va donc attaquer plutôt que défendre, pour éviter que la guerre ne soit portée en Alsace.

Parti d'Haguenau, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon passe le Rhin près de Philippsburg, sur un pont de bateaux, avec 6 000 cavaliers et 1 500 fantassins.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon accomplit 160 kilomètres en 5 jours pour rattraper les Lorrains d'Aeneas Sylvius de Caprara (7 000 cavaliers, 2 000 fantassins) et les empêcher de faire leur jonction avec l'armée des Cercles, commandée par Alexandre II Hippolyte Balthazar de Bournonville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon oblige Aeneas Sylvius de Caprara à combattre, le 16 juin 1674, à Sinsheim ou Sinzheim (au sud-est de Heidelberg).

L'infanterie d'Aeneas Sylvius de Caprara s'aligne le long des haies et des jardins, à l'entrée de la ville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon déploie ses fantassins et ses dragons à pied.

Ils forcent les avant-postes, traversent l'Elsenz, entrent dans Sinsheim.

Les Impériaux se replient à travers la ville.

Ils se mettent en ligne sur le plateau.

Pour y accéder, les Français doivent gravir un étroit défilé.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon dispose fantassins et dragons dans les haies qui flanquent le défilé, ainsi que dans le château et le vignoble.

La cavalerie française peut s'engager dans le défilé.

Une contre-attaque ennemie est enrayée par les tirs de l'infanterie présente dans le vignoble.

Les Impériaux sont repoussés du plateau.

Ils se retirent.

Il y a 2 000 à 3 000 morts, selon les sources.

La ville est entièrement détruite.

Alexis Bidal, César III Auguste de Choiseul et Édouard François Colbert participent à cette bataille.

Il s'agit pour Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon d'un succès limité, puisque les Allemands finiront tout de même par opérer leur jonction, près de Heidelberg.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon repart aussitôt surveiller le gros de l'armée impériale, stationné sur la Moselle.



Mort de César de Choiseul Comte du Plessis-Praslin

César de Choiseul meurt à Paris le 23 décembre 1675.

Il est inhumé en l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré.



Mort de César Phœbus d'Albret Comte de Miossens, Sire de Pons, Prince de Mortagne, Souverain de Bedeilles

César Phœbus d'Albret meurt à Bordeaux le 3 septembre 1676.



César III Auguste de Choiseul Lieutenant général des armées du roi

Le 25 février 1677, César III Auguste de Choiseul devient Lieutenant général des armées du roi et Lieutenant général des Ville, Province, Comté et Évêché de Toul.



Fin du Siège de Valenciennes

Henri de Guise-Lorraine reçoit un commandement dans l'armée royale et fait ses premières armes au siège de Valenciennes.

César III Auguste de Choiseul participe à ce siège.

L'usage est de n'attaquer les bastions, demi-lunes et autres ouvrages, que de nuit, afin de ne pas être aperçu de l'ennemi.

Toutefois, contre l'avis des maréchaux, et pour le plus grand étonnement du roi, Sébastien Le Prestre préconise une attaque de jour, pour créer la surprise et ne pas laisser à l'ennemi le temps de récupérer d'une nuit de veille.

Le 17 mars 1677, à 9 heures du matin, deux compagnies de Mousquetaires, une centaine de grenadiers, un bataillon des gardes, un du régiment de Picardie, montent à l'assaut du Grand Couronné, avec la seule intention d'y demeurer.

Mais la surprise est totale, on tue et poursuit l'ennemi.

Les mousquetaires baissent le pont-levis qui relie l'ouvrage aux autres, et pénètrent de retranchement en retranchement, à la suite des assiégés.

Avant que le roi ne soit seulement informé que le premier ouvrage est tombé, les mousquetaires sont déjà dans la ville et progressent de maison en maison.

Le conseil de la ville s'assemble et envoie des députés auprès du roi.

Celui-ci fait prisonnière toute la garnison et, encore étonné d'en être maître, entre dans Valenciennes.

Jean-Aymard de Nicolaï, âgé de 21 ans, sert comme guidon dans la compagnie des mousquetaires du roi.

Peu de jours avant l'assaut, Louis XIV, qui dirige en personne les travaux du siège, lui annonce qu'il lui accorde la survivance de la première présidence laissée vacante par la mort de son frère aîné, et lui enjoint de quitter immédiatement l'armée pour occuper son nouveau poste.

J'accepte avec reconnaissance les dons de Votre Majesté, répondit-il, mais qu'elle me permette d'y mettre une condition : ne quitter l'armée que lorsque la ville sera prise.

Le jour de l'assaut Jean-Aymard de Nicolaï, escaladant les remparts de Valenciennes, y plante le guidon de sa compagnie.

En souvenir, le roi l'autorise à se présenter à la cour dans n'importe quelle résidence royale, et lui accorde même les entrées de Marly, dérogeant ainsi à la loi qu'il s'est faite de ne point y recevoir de magistrats.

Louis XV et Louis XVI accorderont privilèges à son fils et son petit-fils.


Plan de Cambrai datant de 1710 – les inondations au sud - à l'oues, la porte de Selles, la porte Notre-Dame au nord Codification des attaques des places fortes par Vauban Siège et reddition de la forteresse de Cambrai en avril 1677 par Adam François van der Meulen Philippe de France portant une armure à fleur de lys et le cordon bleu de l'Ordre du Saint-Esprit.

Siège de Cambrai

Siège de Saint-Omer

Forte d'une armée de métier bien payée et bien organisée qui comprend plus de 279 000 hommes, bénéficiant d'une artillerie puissante, la monarchie française est alors la meilleure armée d'Europe.

Face à elle, les places fortes des anciens Pays-Bas espagnols sont défendues par quelques milliers d'hommes, souvent des mercenaires mal payés et des compagnies de bourgeois qui n'offrent que leur courage.

Louis XIV, qui veut assurer à jamais le repos de ses frontières, décide d'en finir avec Cambrai et se porte en personne devant la ville.

Charles II d'Espagne estime plus la place de Cambrai, que tout le reste de la Flandre ensemble.

Elle est fameuse par le nombre des affronts qu'elle a fait souffrir aux Français.

Selon Boileau on juge, en France, que les Espagnols feront tous les efforts pour sauver Saint-Omer et Cambrai, dont la perte risque d'entraîner le reste des Pays-Bas.

Cambrai est isolé et ne peut espérer aucun secours mais la défense de la ville est confortée par :

Le temps, froid, pluvieux et neigeux, rend les conditions difficiles pour les assiégeants.

Les services secrets de Louvois l'ont renseigné sur les sentiments des Cambrésiens : ils ne sont pas belliqueux et n'ont pas d'attaches particulières avec l'Espagne.

Le 22 mars 1677, Louis XIV et François III d'Aubusson, s'installent à Awoingt d'où il dirige le siège.

François-Henri de Montmorency-Bouteville prend position à la Marlière.

Guy Aldonce II de Durfort s'installe au château d'Escaudœuvres.

Armand-Frédéric de Schomberg prend position à Ramilliesn.

La suite de Louis XIV comprend aussi Louvois et Simon Arnauld d'Andilly et le père de la Chaise, confesseur du roi.

Nicolas Chalon du Blé, Henri de Guise-Lorraine et Yves d'Alègre participent à ce siège.

César III Auguste de Choiseul participe à ce siège, sous les ordres de Philippe Ier d'Orléans

L'armée française est composée de 38 bataillons d'infanterie et 48 escadrons de cavalerie, soit plus de 40 000 hommes.

Les défenseurs de Cambrai sont au nombre de 4 000.

Vauban, qui commande les opérations, entreprend la réalisation de lignes de circonvallation et de contrevallation entourant la place :

Le front nord de Cambrai est vulnérable.

Profitant de cette faiblesse, les Français ouvrent une tranchée du côté de la porte Notre-Dame.

7 000 paysans viennent de Picardie aident aux travaux d'approche qui avancent rapidement.

Des buttes sont construites afin de placer, pour une meilleure performance, les canons au niveau de la contre-escarpe.

Le 30 mars 1677 les premières batteries se mettent à battre en brèche 3 demi-lunes et le corps de la place.

Le 1er avril 1677 les troupes françaises attaquent les 3 demi-lunes.

Le 2 avril 1677 les troupes françaises investissent l'une des demi-lunes entre la porte de Selles et la Porte Notre-Dame.

Le 5 avril 1677, la ville se rend après que les troupes françaises ont sapé les fortifications.

La garnison se réfugie dans la citadelle.

Les Français ouvrent alors une tranchée sur l'esplanade.

Dans la nuit du 11 au 12 avril 1677, 150 Français sont tués.

En réponse le roi fait saper les fortifications à 3 endroits au niveau du bastion Saint Charles.

Le gouverneur refuse toutefois de se rendre.

Le 17 avril 1677, le commandement français indique que deux autres mines vont de manière imminente écrouler les fortifications.

Le gouverneur Pedro de Zavala, blessé à la jambe durant les combats, fait battre la chamade et capitule.

Le roi apprend la nouvelle alors qu'il assiste, à Awoingt, à la messe officiée par le père de la Chaise.

Le 19 avril 1677, après les négociations d'usage, Pedro de Zavala, porté sur une litière en raison de sa blessure, remet les clefs de la citadelle à Louis XIV, après un siège de 29 jours.

On lui rend les honneurs pour sa belle défense.

Les combats de la citadelle ont fait plus de 1 200 blessés.

Les 2 000 Espagnols encore valides quittent la place tambours battant, mèches allumées, enseignes déployées.

Le 20 avril 1677, Louis XIV entre dans la ville et fait chanter le Te Deum dans l'église cathédrale puis visite la citadelle, qu'il ne trouve pas aussi forte qu'il le croyait.

Le 21 avril 1677, Louis XIV nomme le marquis de Cezen gouverneur de la ville.

Celui-ci nomme 14 nouveaux échevins tout en gardant le même prévôt.

Les jours suivants Louis XIV quitte Cambrai pour rejoindre Douai.

L'évènement grandit la gloire du roi en raison de l'ancienneté de la ville et du prestige de son archevêché.



Bataille de la Peene

Le 5 avril 1677, les armées de la coalition néerlandaise et espagnole, dirigées par Guillaume III d'Orange-Nassau., sont à Ypres.

Les Français partent à leur rencontre.

La bataille a lieu les 10 et 11 avril 1677 dans la vallée de la Peene, entre les villages de Noordpeene, Zuytpeene et Bavinchove.

Jeune mousquetaire, Charles François de Vintimille perd un bras lors de cette bataille et passe dans la Marine royale comme capitaine des galères.

César III Auguste de Choiseul participe à cette bataille.

Philippe Ier d'Orléans remporte cette bataille.

Ses troupes et les parisiens l'acclament.

Ses armées sont à nouveau devant Saint-Omer le 14 avril 1677.

Mal informés, espérant des renforts - qui bien sûr ne viendront pas, les Audomarois résistent encore 6 jours !

Finalement, le 20 avril 1677, la ville de Sait-Omer tombe.

À partir de ce jour, par jalousie ou par précaution, Louis XIV enlève à Philippe Ier d'Orléans, son frère, tout commandement militaire majeur.

Cette bataille de la Peene sera donc son seul fait d'armes.


Siège d'Ypres

Prise de Gand

Siège d'Ypres

L'alliance entre l'Angleterre et les Provinces-Unies est décidée le 10 janvier 1678.

Louis XIV décide de parer cette menace.

Les Néerlandais s'attendent à défendre Namur.

Louis XIV fait converger ses armées, et prend Gand le 9 mars 1678.

César III Auguste de Choiseul participe à la prise de Gand.

Louis XIV met alors immédiatement le siège devant Ypres.

Jean Marie Hocquart et César III Auguste de Choiseul participent à ce siège.

Henri de Guise-Lorraine est gravement blessé à la cuisse lors de ce siège.

Le 18 mars 1678, les travaux d'approche commencent du côté de la citadelle.

Dom Francisco de Pardo, le gouverneur de la ville, ordonne d'inonder les terres environnantes, mais les Français sont déjà trop avancés.

22 pièces de gros calibre et 12 mortiers ravagent la forteresse.

Le 23 mars 1678 Sébastien Le Prestre ouvre la tranchée.

Les travaux avancent si vite que Louis XIV ordonne d'attaquer dans la nuit du 24 au 25 mars 1678.

Côté ville, le chemin couvert tombe rapidement.

Au levé du jour, les assiégés capitulent.

La citadelle résiste encore, mais le lendemain 1600 hommes valides et 600 blessés se rendent à leurs assaillants.

En avril 1678, Sébastien Le Prestre commence la reconstruction des fortifications d'Ypres.

Louis de Crevant est nommé gouverneur de la ville.

Afin de négocier la paix, Louis XIV confie le commandement à François-Henri de Montmorency-Bouteville et se retire à Lille.

Les Allemands et les Espagnols rejettent toutes tentatives de négociation.

En Angleterre Charles II se hâte de lever une vingtaine de régiments et d'envoyer des renforts à Ostende, mais il hésite à déclarer la guerre à la France.

Louis XIV décide alors de négocier séparément avec les Hollandais.

Le 9 avril 1678 il s'engage à ne pas reprendre les combats en Flandre avant le 10 mai 1678.

Nicolas Chalon du Blé est aux sièges de Gand et d'Ypres.


Marie Angélique de Scoraille - Duchesse de Fontanges

Liaison de Louis XIV avec Marie Angélique de Scoraille

César de Grollée, un cousin de Jean-Rigal de Scorailles, son père, introduit Marie Angélique de Scoraille à la Cour de Versailles en qualité de fille d'honneur de la Henriette-Anne Stuart, belle-sœur de Louis XIV.

Angélique de Scoraille a les cheveux châtain, clairs tirant sur le roux, un teint très clair et des yeux mélancoliques.

Marie Angélique de Scoraille est une protégée de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart qui la présente à Louis XIV.

Elle croit pouvoir retenir le roi en lui présentant une jeune oie blanche.

Louis XIV a une liaison en 1678 avec Marie Angélique de Scoraille.

Leur enfant est :



Mariage de Charles III de Rohan-Guémené avec Charlotte Élisabeth de Cochefilet

Charles III de Rohan-Guémené est veuf de Marie-Anne d'Albert de Luynes.

Charles III de Rohan-Guémené épouse en 1679 Charlotte Élisabeth de Cochefilet. Leurs enfants sont :



Jean d'Estrées Évêque de Laon

Jean d'Estrées succède à César d'Estrées, son oncle, et est nommé Évêque de Laon le 2 juin 1681.



Mariage de César III Auguste de Choiseul avec Louise Gabrielle de La Baume le Blanc

César III Auguste de Choiseul épouse le 30 juillet 1681 Louise Gabrielle de La Baume le Blanc de la Vallière, fille de Jean-François de la Baume le Blanc et de Gabrielle Glé de la Cotarday. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie-Louise Gabrielle de Choiseul

Marie-Louise Gabrielle de Choiseul naît en 1683, fille de César III Auguste de Choiseul et de Louise Gabrielle de La Baume le Blanc.



Mort de Louis César de Bourbon

Louis César de Bourbon meurt en 1683.



Guerre des Réunions

Siège de Luxembourg

Nicolas Chalon du Blé commandant de la province d'Alsace

César III Auguste de Choiseul Duc et pair

François de Blanchefort de Créquy de Bonne et Armand-Frédéric de Schomberg prennent Luxembourg en 1684.

François-Louis de Bourbon-Conti se distingue à ce siège où il monte à l'assaut d'un bastion à la tête de ses grenadiers.

Camille d'Hostun, Nicolas Auguste de La Baume, Yves d'Alègre et Nicolas Chalon du Blé participent à de ce siège.

Alexis Bidal commanda tous les dragons lors de ce siège.

Nicolas Chalon du Blé obtient à cette occasion le commandement de la province d'Alsace.

Louis de Mailly-Rubempré, comme volontaire, se distingue lors de ce siège.

Le 28 avril 1684, César III Auguste de Choiseul participe à ce siège, au cours duquel son neveu perd la vie

César III Auguste de Choiseul devient de ce fait duc et pair de France.

César III Auguste de Choiseul est fait gentilhomme de la Chambre de Philippe Ier d'Orléans.



César d'Estrées Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit

César d'Estrées devient Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1688.



César III Auguste de Choiseul Chevalier des Ordres du Roi

Le 2 décembre 1688, Louis XIV nomme César III Auguste de Choiseul Chevalier des Ordres du roi : Ordre de Saint-Michel et Ordre du Saint-Esprit.

César III Auguste de Choiseul reçoit le collier et la croix le 1er janvier 1689.


Bataille de Fleurus

Bataille de Fleurus

Mort de Charles-Édouard Colbert

Le 1er juillet 1690, la bataille de Fleurus oppose une armée française aux armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l'Espagne et l'Angleterre.

Les troupes françaises sont sous le commandement de François-Henri de Montmorency-Bouteville accompagné de Louis François de Boufflers, de Louis-Auguste de Bourbon, de Claude de Choiseul, de Philippe de Vendôme et de François-Louis de Bourbon-Conti.

Les armées de la coalition sont commandées par le général allemand Waldeck.

Les artilleurs français tirent sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'ont pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçoivent alors, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

La France remporte une grande victoire sur la coalition qui perd 20 000 hommes alors que la France ne perd que 4 000 hommes.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre à la tête d'un régiment de cavalerie lors de cette bataille.

Yves d'Alègre et Antoine V de Gramont participent à cette bataille.

Louis d'Aubusson prend part à cette bataille.

César III Auguste de Choiseul commande l'aile droite de l'armée française.

Ferdinand de Marsin est blessé au cours de cette bataille.

Claude de Jussac meurt lors de cette bataille.

Charles-Édouard Colbert meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert, son frère, hérite du régiment de Champagne le 11 juillet 1690.



Mariage de Louis de Rochechouart avec Élisabeth de Cugnac

Louis de Rochechouart épouse le 11 avril 1692 Élisabeth de Cugnac (vers 1672-1698). Leurs enfants sont :


Bataille de Steinkerque

Bataille de Steinkerque

Mort de Louis-Christophe Gigault

Après la prise de Namur par les Français, ceux-ci établissent une forte position défensive.

Le 2 août 1692, François-Henri de Montmorency-Bouteville, commandant de l'armée des Flandres, apprend par un espion que les Coalisés feront grand fourrage le lendemain, sur la droite française, et s'attend donc à une belle journée calme.

Pourtant, le Comte de Tracy découvre que l'ennemi se livre à de considérables mouvements de troupes et avertit son supérieur.

Guillaume III d'Orange-Nassau commandant en chef des alliés de la Ligue d'Augsbourg (majoritairement des anglo-hollandais) décident de lancer une attaque surprise à l'aube du 3 août 1692.

Le 3 août 1692 au matin, l'attaque de l'avant-garde alliée surprend complètement les Français mais leur armée principale perd beaucoup de temps durant sa marche. Les Français ont le temps d'organiser une ligne de défense efficace quand débute l'attaque principale, aux alentours de midi.

Les premières lignes françaises perdent du terrain mais une extrême confusion règne dans l'armée alliée avec notamment la cavalerie hollandaise qui gêne la progression de l'infanterie anglaise.

Pris de court, François-Henri de Montmorency-Bouteville ordonne à ses brigades de se ranger en ligne dès que possible, et masse son infanterie en un pâté de 5 rangs.

La cavalerie est déployée derrière l'infanterie, et sur les ailes afin de couvrir les flancs.

François-Henri de Montmorency-Bouteville donne l'ordre de contre-attaquer et, après de rudes combats, les alliés sont repoussés.

À 9 heures, l'ennemi débouche entre Rebecq et le Petit-Enghien, au nord de Steinkerque.

Steinkerque est aujourd'hui devenue Steenkerque en Belgique wallonne.

Mais le terrain très accidenté entrave leur avance.

Il faudra une heure pour que les coalisés soient au contact, ce qui ôte quelque peu l'effet de surprise.

Les Coalisés portent leurs coups sur l'aile droite des troupes françaises, mais toute cohésion tactique est illusoire en un lieu si peu commode.

Par fraction séparée, toutes les lignes françaises prendront part à l'action.

Par ailleurs, au cours de l'engagement, les piquiers abandonnent leurs armes obsolètes pour ramasser les fusils de l'ennemi.

Enfin, Louis François de Boufflers arrive d'Enghien à marche forcée avec ses dragons, il charge la cavalerie ennemie.

Voyant que les pertes subies par son infanterie sont sévères et que la bataille est en train de lui échapper, Guillaume III d'Orange-Nassau donne l'ordre de la retraite.

Il a perdu 10 000 soldats et 9 drapeaux qui iront décorer la nef de Notre-Dame, et 10 canons.

Les Français, ayant également souffert de lourdes pertes, ne sont pas en état de poursuivre leurs adversaires.

François-Louis de Bourbon-Conti y a 2 chevaux tués sous lui.

Un coup de feu casse le bras d'Yves d'Alègre.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Louis-Christophe Gigault meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert participe à ce combat où il est blessé.

César III Auguste de Choiseul commande la Maison du roi lors de cette bataille.



Naissance de Marie-Louise Thérèse de Choiseul

Marie-Louise Thérèse de Choiseul naît le 5 octobre 1692, fille de César III Auguste de Choiseul et de Louise Gabrielle de La Baume le Blanc.



Naissance de Louis Charles César Le Tellier

Louis Charles César Le Tellier naît le 2 juillet 1695, fils de Michel François Le Tellier (1663-1721), Marquis de Louvois, et de Marie Anne d'Estrées (1663-1741).



Paix séparée de la Savoie avec la France

Traité de Turin

La France envahit les états de Victor-Amédée II de Savoie.

Entre 1693 et 1696, René III de Froulay tient avec Victor-Amédée II de Savoie des pourparlers secrets.

Ces pourparlers aboutissent au traité de Turin du 19 ou du 29 août 1696.

Le traité oblige Victor-Amédée II de Savoie et à marier Marie-Adélaïde de Savoie, sa fille, avec Louis le Petit Dauphin, duc de Bourgogne.

Victor-Amédée II de Savoie doit repasser dans le camp français et signer avec Louis XIV une paix séparée

César III Auguste de Choiseul est envoyé en otage en septembre 1696 à Turin, dans le cadre de l'exécution du traité de paix avec Victor-Amédée II de Savoie.



Baptême de Louis Charles César Le Tellier

Louis Charles César Le Tellier est baptisé à Notre-Dame de Versailles le 25 février 1697.

Son parraine est César d'Estrées (1628-1714).

Son marraine est Louise de Prie (vers 1624-1709), Marquise de Toucy



Naissance de Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené naît à Paris le 24 mars 1697, fils de Charles III de Rohan-Guémené et de Charlotte Élisabeth de Cochefilet.



César d'Estrées Évêque d'Albano

César d'Estrées devient Cardinal-évêque d'Albano en 1698.



Naissance de Pierre-Jules-César de Rochechouart

Pierre-Jules-César de Rochechouart naît au château de Montigny dans le Loiret le 8 mars 1698, fils de Louis de Rochechouart (entre 1664 et 1666-1737), Seigneur de Montigny, et d'Élisabeth de Cugnac (vers 1672-1698).



Mariage de Charles François de La Baume Le Blanc avec Marie-Thérèse de Noailles

Charles François de La Baume Le Blanc épouse à Versailles le lundi 16 juin 1698 Marie-Thérèse de Noailles, fille d'Anne Jules de Noailles et de Marie Françoise de Bournonville. Leurs enfants sont :



Naissance de Pierre-Jules-César de Rochechouart

Pierre-Jules-César de Rochechouart naît en 1698, fils de Louis de Rochechouart et d'Élisabeth de Cugnac.



Mariage de Charles II de Vienne avec Anne de Chastellux

Charles II de Vienne épouse à Avallon le 8 septembre 1698 Anne de Chastellux (1672-1744), fille de César-Philippe de Chastellux. Leur enfant est :



Mariage de César III Auguste de Choiseul avec Marie Bouthillier de Chavigny

César III Auguste de Choiseul est veuf de Louise Gabrielle de La Baume le Blanc.

Marie Bouthillier de Chavigny est veuve de Nicolas Brûlart, Seigneur et marquis de la Borde, Sombernon, de Memont, du Malain, de Mussey, premier président au Parlement de Bourgogne.

César III Auguste de Choiseul épouse le 4 mai 1699 Marie Bouthillier de Chavigny, fille de Léon Bouthillier et d'Anne Phelyppeaux.

Léon Bouthillier est Comte de Chavigny et du Busançois, ministre et secrétaire d'État, commandeur et grand trésorier des ordres du roi, gouverneur des villes et citadelle d'Antibes et du château de Vincennes,



César d'Estrées Abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés

César d'Estrées devient Abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés en 1704.



Mort de César III Auguste de Choiseul

César III Auguste de Choiseul meurt à Paris, le 12 avril 1705.

Il est inhumé le 14 avril 1705 au Couvent des Feuillants, rue Saint-Honoré à Paris.



Mariage de Jean-Charles de Crussol d'Uzès avec Anne Marie Marguerite de Bullion

Jean-Charles de Crussol d'Uzès est veuf d'Anna Ippolita Grimaldi.

Jean-Charles de Crussol d'Uzès épouse le 13 mars 1706 Anne Marie Marguerite de Bullion. Leurs enfants sont :

Le contrat est du 10 mars 1706.



Naissance de Louis César de La Baume Le Blanc

Louis César de La Baume Le Blanc naît le mardi 9 octobre 1708, fils de Charles François de La Baume Le Blanc et de Marie Thérèse de Noailles.



Mariage de César-Alexandre de Beaudéan avec Marie Madeleine de la Vieuville

César-Alexandre de Beaudéan épouse à Paris le 8 juin 1711 Marie Madeleine de la Vieuville, fille de René-François de La Vieuville et de Marie Louise de la Chaussée d'Eu. Leurs enfants sont :



Mort de César d'Estrées

César d'Estrées est doyen de l'Académie.

César d'Estrées meurt en l'abbaye de St Germain-des-Prés à Paris le 18 décembre 1714.

Il est inhumé en cette abbaye.



Mariage de Guillaume II de Lamoignon de Blanc-Mesnil avec Marie Anne Élisabeth Roujault

Guillaume II de Lamoignon est veuf de Madeleine Louise d'Aligre.

Guillaume II de Lamoignon de Blanc-Mesnil épouse le 4 mars 1715 Marie Anne Élisabeth Roujault (1691-1734). Leurs enfants sont :

Guillaume II de Lamoignon de Blanc-Mesnil réside à l'Hôtel d'Angoulême Lamoignon, 24 rue Pavée (aujourd'hui Bibliothèque historique de la ville de Paris).



Mort de César-Alexandre de Beaudéan

César-Alexandre de Beaudéan est Brigadier des Armées du Roi

César-Alexandre de Beaudéan meurt le 13 février 1716 de petite vérole.



Mariage de François Le Tellier avec Anne Louise de Noailles

François Le Tellier, Marquis de Louvois, épouse en 1716 Anne Louise de Noailles. Leur enfant est :



Naissance de François-César Le Tellier

François-César Le Tellier naît à Paris en 1718, fils de François le Tellier (1693-1719) et d'Anne Louise de Noailles (1695-1773).

Son éducation est très négligée.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Capitaine de vaisseau

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené embrasse dans un premier temps la carrière des armes.

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est d'abord chevalier de Malte avant d'entrer comme officier de marine dans la Marine royale.

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est promu capitaine de vaisseau en 1720.



Mariage de Louis Charles César Le Tellier avec Anne-Catherine de Champagne-La-Suze

Louis Charles César Le Tellier épouse Anne-Catherine de Champagne-La-Suze.



Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes Évêque-Comte de Châlons-en-Champagne et pair de France

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est nommé Évêque-comte de Châlons-en-Champagne par Philippe II d'Orléans le 11 janvier 1721.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est élu le 24 septembre 1721

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est consacré le 9 novembre 1721 à l'église des Théatins de Paris :

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est reçu au parlement Pair de France le 4 décembre 1721.



Mort de Michel-François Le Tellier Comte de Courtenvaux et de Tonnerre

François-César Le Tellier Comte de Tonnerre

Michel-François Le Tellier meurt en 1721.

François-César Le Tellier devient Comte de Tonnerre.



Pierre-Jules-César de Rochechouart Prieur commendataire du prieuré Saint-Lô de Rouen

Pierre-Jules-César de Rochechouart est vicaire général de Louis-Gaston Fleuriau d'Armenonville, Évêque d'Orléans.

En 1724, Pierre-Jules-César de Rochechouart devient Prieur commendataire du prieuré Saint-Lô de Rouen.



Louis César de La Baume Le Blanc Colonel d'un régiment d'infanterie

Louis César de La Baume Le Blanc est maitre de camp.

Louis César de La Baume Le Blanc est Colonel du régiment d'infanterie de La Vallière le 20 octobre 1727.



Naissance de Charles François de Flahaut

Charles François de Flahaut naît à Nesles-la-Vallée dans le Val-d'Oise le 20 novembre 1728, fils de Charles César de Flahaut (1669-1743), Marquis de La Billarderie, et d'Odile de Coeuret de Nesle (morte en 1734).

Il est baptisé à Nesles-la-Vallée le 4 décembre 1728.



Louis César de La Baume Le Blanc Paire de France

Louis César de La Baume Le Blanc Duc de Vaujours

En 1730 Charles François de La Baume Le Blanc démissionne de sa pairie de France en faveur de Louis César de La Baume Le Blanc, son fils.

Louis César de La Baume Le Blanc est alors connu sous le nom de duc de Vaujours.


Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès - Portrait par Carmontelle en 1760 Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès

Mariage de Louis César de La Baume Le Blanc avec Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès

Louis César de La Baume Le Blanc épouse le mardi 19 février 1732 Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès. Leurs enfants sont :

Louis César de La Baume Le Blanc devient Gouverneur du Bourbonnais et Grand sénéchal en 1732.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Dans la carrière ecclésiastique

En 1732, Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est nommé chanoine et grand-prévôt de Strasbourg, et entre dans la carrière ecclésiastique.



Pierre-Jules-César de Rochechouart Évêque d'Evreux

Pierre-Jules-César de Rochechouart devient Évêque d'Evreux le 1er septembre 1733.



Première campagne de François-César Le Tellier

En 1733, François-César Le Tellier fait sa première campagne comme aide de camp d'Adrien Maurice de Noailles, son oncle.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Abbé de Lyre près d'Évreux

En 1734, Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est nommé Abbé de Lyre près d'Évreux.



Sacre de Pierre-Jules-César de Rochechouart Évêque d'Évreux

Pierre-Jules-César de Rochechouart est sacré Évêque d'Évreux le 21 mars 1734 :

À Évreux, Pierre-Jules-César de Rochechouart se préoccupe de liturgie et de la formation des fidèles en faisant éditer un nouveau bréviaire, ainsi que de la formation de son clergé en créant un petit séminaire.



Mariage de François-César Le Tellier avec Louise Antonine de Gontaut-Biron

François-César Le Tellier épouse Louise Antonine de Gontaut-Biron (1718-1737), fille du Duc de Biron. Leur enfant est :

François-César Le Tellier survivra à ses deux enfants.



Louis Charles César Le Tellier Franc-maçon

Louis Charles César Le Tellier est reçu dans la franc-maçonnerie en 1736.



Mariage de Guy Louis de Durfort avec Marie Butault

La publication du mariage se fait à Avessac en Loire-Atlantique.

Guy Louis de Durfort épouse à Paris le 26 février 1737 Marie Butault (1718-1788), Dame de Marzan ou Marsan (1718-1788). Leurs enfants sont :



Pierre-Jules-César de Rochechouart Abbé de l'abbaye de Bonnecombe

Pierre-Jules-César de Rochechouart Abbé de l'abbaye de Conches

En 1738, Pierre-Jules-César de Rochechouart devient Abbé de l'abbaye de Bonnecombe, puis de l'abbaye de Conches, dans son diocèse d'Evreux.



Louis Charles César Le Tellier Comte d'Estrées

Louis Charles César Le Tellier est Comte d'Estrées en 1739.


Louis César de La Baume Le Blanc - Portrait par Charles-Nicolas Cochin Louis César de La Baume Le Blanc

Mort de Charles François de La Baume Le Blanc duc de La Vallière

Louis César de La Baume Le Blanc Duc de la Vallière et Gouverneur du Bourbonnais

Louis César de La Baume Le Blanc héritier du Château de Champs-sur-Marne

Charles François de La Baume Le Blanc meurt le samedi 22 août 1739.

Louis César de La Baume Le Blanc hérite de Charles François de La Baume Le Blanc, son père.

Il devient 2e Duc de la Vallière.

Louis César de La Baume Le Blanc hérite du Château de Champs-sur-Marne.

Il y mène une vie brillante, Ami des encyclopédistes, il y reçoit des hommes de lettre dont Voltaire, Diderot, d'Alembert, Moncrif.



Naissance de Louis Le Tellier

Louis Le Tellier naît en 1740, fils de François Louis Charles César Le Tellier et de Félicité de Dailly.



Embellissement du Château de Champs-sur-Marne

Au Château de Champs-sur-Marne, Louis César de La Baume Le Blanc commande à Christophe Huet le Salon Chinois et le boudoir en Camaïeu de bleu entre 1740 et 1747.



Naissance d'Adrienne Émilie Félicité de La Baume Le Blanc

Adrienne Émilie Félicité de La Baume Le Blanc naît le lundi 29 août 1740, fille de Louis César de La Baume Le Blanc et d'Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès.



François-César Le Tellier Colonel du régiment royal

François-César Le Tellier est nommé colonel du régiment royal en 1740.

François-César Le Tellier servira à la tête de ce régiment pendant les campagnes de Bohême et de Bavière.



Mort d'Étienne Joseph de La Fare Évêque de Laon

Jean-François-Joseph de Rochechouart Évêque-Duc de Laon

Étienne Joseph de La Fare s'est beaucoup dépensé dans la lutte anti-janséniste et a entretenu un climat de lutte contre les philosophes et les parlements.

Étienne Joseph de La Fare meurt au château de Leschelles le 23 avril 1741.

À son retour de Rome, Jean-François-Joseph de Rochechouart refuse l'évêché de Dijon.

Jean-François-Joseph de Rochechouart succède à Étienne Joseph de La Fare.

Le 15 octobre 1741, Jean-François-Joseph de Rochechouart est sacré Évêque-Duc de Laon au château de Gaillon (Eure) :

Jean-François-Joseph de Rochechouart devient le second pair ecclésiastique du royaume.

Jean-François-Joseph de Rochechouart a à cœur de pacifier son diocèse autant par son tempérament mesuré que par conviction, se préoccupant davantage de la question sociale.

Jean-François-Joseph de Rochechouart lance de grands travaux pour fournir du travail aux artisans (cathédrale et églises du diocèse, château d'Anizy-le-Château dans l'Aisne).

Il fait également paver toute la ville.

Le château Anizy-le-Château tombait en ruines. Il fait jeter à bas les ailes et les pavillons, dont la restauration eût coûté des sommes considérables, et ne conserve que le corps du logis principal, encore debout aujourd'hui.

Il était également abbé commendataire des abbayes de la Madeleine de Châteaudun, de Saint-Rémy-de-Reims, de Signy-l'abbaye (Ardennes), de Saint-Ouen de Rouen.



Mariage de Louis Charles César Le Tellier avec Adélaïde Félicité de Brûlart de Sillery de Puisieux

Louis Charles César Le Tellier épouse le 26 janvier 1744 Adélaïde Félicité de Brûlart de Sillery de Puisieux (1725-1786).



Retraite de François-César Le Tellier du service

En 1745, la santé de François-César Le Tellier l'oblige de quitter le service.


Bataille de Fontenoy

Siège de Tournai

Mort de Daniel de Talleyrand-Périgord Marquis de Talleyrand, Comte de Grignols et de Mauriac

Bataille de Fontenoy

Mort de Louis VII de Gramont

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, Hermann Maurice de Saxe, commande l'armée française.

Sous le couvert d'une diversion lancée vers Mons, il rabat le gros de ses troupes vers Tournai qui est totalement investie le 26 avril 1745.

William Augustus de Grande-Bretagne commande l'ensemble des forces alliées : Provinces-Unies, Grande-Bretagne, Hanovre et Autriche.

Leurrés par la diversion française, les généraux alliés rassemblent dans la précipitation leurs effectifs près de Bruxelles et se mettent d'abord en route le 30 avril 1745 vers Mons avant finalement d'obliquer leur marche vers Tournai.

Prévoyant l'arrivée de l'armée alliée, Hermann Maurice de Saxe ordonne d'édifier des retranchements sur la rive droite de l'Escaut.

Dès le 8 mai 1745, le village de Fontenoy est fortifié et 2 solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry.

Daniel de Talleyrand-Périgord, Brigadier d'infanterie et colonel du régiment de Normandie; meurt le 9 mai 1745 lors du Siège de Tournai.

Le 10 mai 1745, 3 nouvelles redoutes sont érigées entre Fontenoy et Antoing.

La bataille entre les deux armées se déroule le mardi 11 mai 1745 sur la plaine de Fontenoy, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

La bataille débute dès 5 heures du matin par de violents tirs d'artillerie

Suite à de nombreux retards dans le déploiement des troupes alliées, les premières attaques ne débutent que vers 9 heures du matin.

Par deux fois, les attaques menées par les régiments hollandais contre Fontenoy et Antoing sont repoussées par la puissante artillerie française et les défenseurs français.

Voulant forcer le destin, William Augustus de Grande-Bretagne ordonne dès lors vers 10h30 à ses bataillons anglo-hanovriens d'attaquer entre la corne du bois de Barry et le village de Fontenoy.

Malgré une canonnade meurtrière, les régiments britanniques arrivent au contact vers 11 heures avec la première ligne française.

S'avançant à la tête du 1er bataillon des Gardes britanniques, un officier, Charles Hay, veut encourager ses hommes en se moquant des Français.

Sortant une petite flasque d'alcool, il boit à leur santé en se moquant d'eux.

Apercevant cet insolent Britannique, un officier français, le comte d'Anterroches, croit qu'il s'agit d'une invitation à tirer.

Il lui aurait répondu des mots, vraisemblablement proches du célèbre: Messieurs les Anglais, tirez les premiers! Les Français furent toutefois les premiers à tirer.

Ouvrant à leur tour de terribles feux, les troupes britanniques ne tardent pas à culbuter les premiers rangs ennemis, à ouvrir une brèche et à s'avancer dans le camp français.

Craignant que l'armée française ne soit coupée en deux, Hermann Maurice de Saxe entreprend aussitôt de lancer de sanglantes contre-attaques qui, finalement, bloquent l'avance des britanniques.

Philippe de Noailles charge la colonne anglaise à la tête d'une brigade de cavalerie.

Gaspard de Clermont-Tonnerre intervient d'une façon décisive à la tête de la cavalerie, en dirigeant une attaque fulgurante qui disloque le carré ennemi et permet de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.

Forcés de se réorganiser défensivement, les régiments anglo-hanovriens William Augustus de Grande-Bretagne adoptent dès lors une position de rectangle à 3 côtés fermés.

Voyant apparaître vers 13h les premiers renforts français, menés par Ulrich Frédéric Woldemar de Lowendal, William Augustus de Grande-Bretagne ordonne finalement à ses troupes de se replier sur Vezon.

Au cours de ce repli, le régiment irlandais de Bulkeley parvient à s'emparer du drapeau du second bataillon des Gardes britanniques.

Louis François Armand de Vignerot du Plessis a l'idée et la direction de la manœuvre qui anéantit la colonne de William Augustus de Grande-Bretagne.

La bataille prend fin vers 14h.

Une heure plus tard, les derniers éléments hollandais quittent le champ de bataille.

Les forces alliées se replient au cours de la nuit vers la place d'Ath.

Louis-Ferdinand de France participe aux côtés de Louis XV à cette bataille qui est son baptême du feu et où il fit preuve de courage, recevant cependant de la bouche même du roi une belle leçon d'humanité propre à édifier le futur chef d'état :

le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire c'est de l'épargner.

Après la victoire de Fontenoy, les troupes du roi de France s'emparent aisément de la ville de Tournai.

Louis Antoine de Gontaut-Biron participe à cette bataille.

Louis Charles César Le Tellier s'illustre lors de cette bataille.

Marc-René de Voyer d'Argenson se distingue personnellement lors de cette bataille où il commande le régiment de Berry.

Louis VII de Gramont meurt durant cette bataille tué d'un coup de canon.

Durant cette bataille, Antoine Adrien Charles de Gramont est auprès de Louis VII de Gramont, son père.

Hermann Maurice de Saxe distingue Noël Jourda de Vaux lors de cette bataille et lors des sièges de Tournai, d'Oudenarde, de Dendermonde et d'Ath.

Claude Constant Esprit Jouvenel de Harville des Ursins participe à cette Bataille et aux sièges des villes et citadelles de Tournai, Dendermonde, Audenarde et Ath.

L'incapacité à pousser l'avantage diplomatique de la France après cette victoire de Fontenoy expose René Louis de Voyer de Paulmy aux critiques.



Louis Charles César Le Tellier Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Louis Charles César Le Tellier est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1746.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené premier aumônier du Roi

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est nommé premier aumônier du Roi en 1748.



Louis César de La Baume Le Blanc Capitaine des chasses de la capitainerie royale de Montrouge et

En 1748, Louis César de La Baume Le Blanc est promu capitaine des chasses de la capitainerie royale de Montrouge.

En mai 1748, Louis César de La Baume Le Blanc est nommé Grand Fauconnier de France.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Abbé de Saint-Epvre

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est nommé Abbé de Saint-Epvre, en 1749.



Louis César de La Baume Le Blanc Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Louis César de La Baume Le Blanc est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 25 mai 1749.


Château de Montrouge

Construction du château de Montrouge

Après la construction de son magnifique château de Montrouge, vers 1750, Louis César de La Baume Le Blanc délaisse peu à peu le château de Champs-sur-Marne.

Louis César de La Baume Le Blanc se plait à réunir souvent des hommes de lettres, dont :



Publication des infortunées amours de Comminges

En 1752, Louis César de La Baume Le Blanc sort un livre nommé Les infortunées amours de Comminges.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Prélat-commandeur du Saint-Esprit

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est fait Prélat-commandeur du Saint-Esprit en 1753.


Pierre-Jules-César de Rochechouart

Pierre-Jules-César de Rochechouart Évêque de Bayeux

Défenseur des jésuites, Pierre-Jules-César de Rochechouart se signale par sa volonté de faire appliquer la bulle Unigenitus condamnant les jansénistes, en faisant interdire de donner les sacrements à ceux qui refuseraient d'appliquer les préceptes de la bulle.

Cette attitude donne lieu à un arrêt du parlement de Normandie en août 1753 ordonnant à Pierre-Jules-César de Rochechouart de cesser de faire appliquer cette consigne.

La politique de ce parlement est en effet favorable aux jansénistes, et très hostile aux jésuites.

À la suite de cette affaire, Pierre-Jules-César de Rochechouart est nommé Évêque de Bayeux le 18 août 1753.

À son nouveau poste, Pierre-Jules-César de Rochechouart s'intéresse à la formation de ses fidèles en faisant éditer un missel.



Démission de Louis César de La Baume Le Blanc de sa charge de gouverneur du Bourbonnais

En 1754, Louis César de La Baume Le Blanc se démet de sa charge de gouverneur du Bourbonnais pour se consacrer à sa passion : l'écriture.



Mariage de François Jacques de Damas d'Antigny avec Zéphirine-Félicitée de Rochechouart

François Jacques de Damas d'Antigny épouse à Paris le 4 octobre 1755 Zéphirine-Félicitée de Rochechouart (1734-1776). Leurs enfants sont :


Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené

Mort de François Armand Auguste de Rohan-Soubise

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Prince-évêque de Strasbourg et Landgrave d'Alsace

François Armand Auguste de Rohan-Soubise meurt au château épiscopal de Saverne dans le Bas-Rhin le 28 juin 1756 d'une phtisie.

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené lui succède et est nommé Prince-évêque de Strasbourg et Landgrave d'Alsace en 1756.



Bannissement de Jeanne-Antoinette Poisson

Louis-Ferdinand de France et la parti jésuite bannissent Jeanne-Antoinette Poisson.

Louis César de La Baume Le Blanc, directeur de la troupe des petits appartements du roi, cherche à vendre le domaine de Champs-sur-Marne mais, faute de trouver un acquéreur, il le loue à son amie Jeanne-Antoinette Poisson, pour 12 000 livres par an.

En février 1757, Louis XV remis du coup de couteau reçu rappelle à ses cotés Jeanne-Antoinette Poisson qui n'est pas allée à Champs-sur-Marne.



Cession de l'hôtel de la Vallière à Paris

En 1757, Louis César de La Baume Le Blanc vend l'hôtel de la Vallière à Paris.


Louis Charles César Le Tellier

Louis Charles César Le Tellier Maréchal de France

Louis Charles César Le Tellier, Duc d'Estrées, dit le maréchal d'Estrées, est élevé à la dignité de Maréchal de France le 24 février 1757 par Louis XV.



Consécration de Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est consacré le 16 mars 1757 par le cardinal Frédéric-Jérôme de La Rochefoucauld.



Traversée du Rhin par deux armées françaises

La France est alliée avec l'Autriche, la Russie, la Suède et la Saxe.

Deux armées françaises totalisant 100 000 soldats traverse le Rhin en avril 1757

Elles ont pour but d'attirer l'attention de la Prusse, alliée de la Grande-Bretagne et du Hanovre, hors du théâtre de Bohème.

L'une des armées françaises, sous le commandement du Charles de Rohan-Soubise, marche à travers l'Allemagne centrale.

Elle se joint à la Reichsarmee commandée par le prince von Hildburghausen.

L'autre armée française est commandée par Louis Charles César Le Tellier, Duc d'Estrées :

Le Hanovre refuse de défendre le Rhin pour se replier derrière la Weser obligeant les Prussiens à abandonner leur forteresse et la ligne de la Lippe en avril 1757.

L'armée française, commandée par Louis Charles César Le Tellier avance à travers l'électorat de Hanovre.


Ordre de bataille à Hastenbeck William Augustus de Grande-Bretagne - Portrait par Joshua Reynolds - 1758

Bataille de Hastenbeck

En juin 1757, pendant la guerre de Sept Ans, Claude Constant Esprit Jouvenel de Harville des Ursins est dans l'Armée du Rhin et participe à la prise de l'électorat de Hanovre.

William Augustus de Grande-Bretagne est chargé de défendre Hanovre.

L'armée de Hanovre (pour 60 %) et de Hesse-Cassel (25 %) et quelques troupes de Brunswick forment l'armée hanovrienne d'observation d'environ 40 000 hommes.

La Prusse étant occupée ailleurs, seuls 6 régiments d'une garnison participent à cette campagne.

William Augustus de Grande-Bretagne concentre d'abord son armée à Bielefeld, puis fait retraite à Brackwede avant de traverser la Weser au sud de Minden.

L'idée est d'utiliser la rivière comme ligne de défense mais en été elle est facilement passable à gué.

Pendant la nuit du 7 juillet 1757 un fort détachement français traverse la Weser près de la ville de Beverungen.

Elle va vers le nord et établit une tête de pont à Höxter permettant au reste de l'armée de passer.

William Augustus de Grande-Bretagne n'a d'autre choix que de déployer ses forces au sud de Hamelin et engager l'armée de Louis Charles César Le Tellier sans pouvoir compter sur l'appui de Frédéric II de Prusse

Les 2 armées se rencontrent finalement au matin du 25 juillet 1757 près du village d'Hastenbeck près de Hamelin.

Augustin-Joseph de Mailly se trouve à cette bataille.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti, Marie-François-Henri de Franquetot et Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle participent à cette bataille.

François de Chevert, commandant l'aile droite française, est chargé d'engager les troupes hanovriennes mais ne parvient pas à les repousser.

Louis Charles César Le Tellier décide alors de repousser la bataille au lendemain car l'aile gauche française, sous le commandement de Victor-François de Broglie est encore en train de traverser la Weser près d'Hamelin.

Le 26 juillet 1757, les Hanovriens tiennent une ligne de Hamelin jusqu'au village de Voremberg, avec leur centre au nord d'Hastenbeck et leur gauche sur l'Obensburg, une colline que William Augustus de Grande-Bretagne considère comme infranchissable et ne défend que faiblement en y déployant 3 compagnies.

À 9h du matin, François de Chevert, à la tête de 4 brigades, se lance à l'assaut de l'Obensburg et submerge rapidement ses adversaires.

William Augustus de Grande-Bretagne, voyant sa position menacée par l'arrière, fait donner :

Quand les Français donnent l'assaut sur les batteries de canons, celles-ci repoussent plusieurs attaques mais finissent par être prises faute de défenseurs.

Dans le même temps, les Hanovriens arrivent sur l'Obensburg et l'occupent à nouveau mais William Augustus de Grande-Bretagne a alors déjà commencé à battre en retraite et ils ne peuvent tenir bien longtemps leur position désormais isolée.

Cette victoire de l'armée française commandée par Louis Charles César Le Tellier débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.



Batailles de Clotersevern et de Zell

Convention de Kloster Zeven

Capitaine-lieutenant avec rang de maître de camp, Anne Léon II de Montmorency-Fosseux combat lors des batailles de Clotersevern et de Zell.

Louis François Armand de Vignerot du Plessis, successeur de Louis Charles César Le Tellier, impose à William Augustus de Grande-Bretagne la capitulation dite de Klosterzeven ou de Klosterzeven le 8 septembre 1757.

La popularité William Augustus de Grande-Bretagne ayant diminué depuis Culloden, cette défaite complète sa disgrâce.

Signée le 9 septembre 1757, la Convention Kloster Zeven prévoit :

Ces dispositions si clémentes provoquent l'indignation de Versailles qui s'attendait a voir l'adversaire purement et simplement désarmé.

Prétextant le pillage auxquels se livraient les troupes de Louis François Armand de Vignerot du Plessis au Hanovre la Cour de Londres refuse de la ratifier.



Louis Charles César Le Tellier Ministre d'État

Louis Charles César Le Tellier est fait ministre d'État le 2 juillet 1758.



Naissance de Charles César de Damas d'Antigny

Charles César de Damas d'Antigny naît à Paris le 25 ou le 28 octobre 1758, fils de François Jacques de Damas d'Antigny et de Zéphirine-Félicitée de Rochechouart.



Louis René Édouard de Rohan-Guémené Évêque coadjuteur de Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené

Louis René Édouard de Rohan-Guémené Abbé de La Chaise-Dieu

Louis René Édouard de Rohan-Guémené Abbé de de Montmajour

En 1759, Louis René Édouard de Rohan-Guémené est nommé Évêque coadjuteur de Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené, son oncle, prince-évêque de Strasbourg.

À ce titre, Louis René Édouard de Rohan-Guémené reçoit de Louis XV, en commende les abbayes :



Cession de l'hôtel de Chatillon à Paris

En 1760, Louis César de La Baume Le Blanc achète l'hôtel dit de Chatillon à Paris.

Il y entasse une collection impressionnante de livres de toutes variétés (théologie, philosophie, physique, médecine...) qu'il achète régulièrement.

Il prend à son service des bibliothécaires qui estime sa collection à plus de 20 000 livres.

Tous les écrivains et les poètes de son temps fréquentent le salon du Duc de la Vallière.



Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené Cardinal

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené est créé cardinal par le pape Clément XIII lors du consistoire du 23 novembre 1761.


Bataille de Wilhelmsthal

Bataille de Wilhelmsthal

Louis Charles César Le Tellier est rappelé au service.

Le 24 juin 1762, pendant la guerre de Sept Ans, la bataille de Wilhelmsthal près de Cassel oppose :

Les coalisés sont commandés par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.

Les troupes françaises sont commandées par Louis Charles César Le Tellier et par Charles de Rohan-Soubise.

Ils tentent de marcher sur la ville de Hanovre.

Les forces de la coalition opèrent sur le flanc des Français qui subissent une défaite cuisante.

Les Français perdent 3 600 soldats, dont 2 700 prisonniers,

Les coalisés perdent 700 hommes.

Selon un militaire français contemporain, Antoine-Rigobert Mopinot de La Chapotte, on voit 19 compagnies de grenadiers de France et 6 de grenadiers royaux, ayant à leur tête l'élite de la noblesse française, une fourmilière de colonels, mettre bas les armes dans un bois sans connaître ni le nombre ni la qualité des troupes qui les attaquaient, ou plutôt qui les allaient attaquer.

Les Français perdent l'initiative en Allemagne.

Ils s'enferment dans Cassel où ils sont assiégés.



Louis Charles César Le Tellier Duc d'Estrées

Louis Charles César Le Tellier est créé Duc d'Estrées avec un brevet non transmissible en 1763.


Carte de l'Abbé de la Grive - 1740

Cession du Château de Champs-sur-Marne

En 1763, Louis César de La Baume Le Blanc vend le château de Champs-sur-Marne à Gabriel II Michel de Tharon.

Gabriel II Michel de Tharon est trésorier général de l'artillerie et l'un des 2 directeurs de la Compagnie des Indes



Naissance de Louise Charlotte Françoise Le Tellier

Louise Charlotte Françoise Le Tellier naît à Paris le 26 juin 1765, fille de Charles François César Le Tellier (1734-1765), Marquis de Montmirail, et de Charlotte-Bénigne Le Ragois de Bretonvilliers (1741-1824).

Louise Charlotte Françoise Le Tellier est baptisée en l'église Saint-Roch Paris le 26 juin 1765.



Rénovation de l'évêché de Bayeux

Pierre-Jules-César de Rochechouart fournit des emplois aux ouvriers de la région en faisant rénover l'évêché de Bayeux en 1768.



Études d'Amédée Emmanuel François Laharpe

En 1768, Amédée Emmanuel François Laharpe fait, en compagnie de son cousin Frédéric-César, des études à l'institut fondé par Martin von Planta à Haldenstein, où régnait l'esprit nouveau.

Amédée Emmanuel François Laharpe sert quelque temps dans un régiment mercenaire en Hollande

De retour au Pays de Vaud, Amédée Emmanuel François Laharpe prend le commandement d'une compagnie de milices.



Séparation de Louis César de La Baume Le Blanc et d'Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès

Louis César de La Baume Le Blanc est un incorrigible séducteur.

En 1770, un arrêt du Chatelet prononce la séparation de Louis César de La Baume Le Blanc et d'Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès.



Charles César de Damas au régiment du roi infanterie

En 1771, Charles César de Damas entre au régiment du roi, infanterie, dont son oncle, le duc du Chatelet, est colonel.



Mort de Louis Charles César Le Tellier Marquis de Courtanvaux

Louis Charles César Le Tellier est Marquis de Courtanvaux, 39e Baron de Montmirail, Baron de Tigecourt, Chevalier de Louvois.

Louis Charles César Le Tellier meurt à Paris le 2 janvier 1771.



Nouvel autel pour la cathédrale de Bayeux

Pierre-Jules-César de Rochechouart fait construire un nouvel autel pour la cathédrale de Bayeux en 1771.



Charles César de Damas Lieutenant

Charles César de Damas devient Lieutenant le 28 avril 1773.



Retraite de Pierre-Jules-César de Rochechouart

Pierre-Jules-César de Rochechouart se démet de son évêché de Bayeux et de ses abbayes en 1776, ayant cumulé plus de 43 ans d'épiscopat.



Résidences respectives de Louis César de La Baume Le Blanc et d'Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès

En 1777, Louis César de La Baume Le Blanc réside rue du Bac et Anne Julie Françoise de Crussol d'Uzès son ex-épouse rue du Petit Carrousel.



Charles César de Damas Capitaine

Charles César de Damas est fait Capitaine le 11 mars 1778.


Louis René Édouard de Rohan-Guémené

Mort de Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené

Louis René Édouard de Rohan-Guémené Évêque de Strasbourg

Louis René Édouard de Rohan-Guémené En charge de l'Hôpital des Quinze-Vingts

Louis René Édouard de Rohan-Guémené Proviseur de la Sorbonne

Louis-César-Constantin de Rohan-Guémené meurt à Paris le 11 mars 1779.

Louis René Édouard de Rohan-Guémené, son neveu, lui succède et devient Évêque de Strasbourg en 1779.

Louis René Édouard de Rohan-Guémené a la charge de l'Hôpital des Quinze-Vingts.

Louis René Édouard de Rohan-Guémené devient proviseur de la Sorbonne, un poste éminemment en vue.



Mariage de Charles César de Damas d'Antigny avec Aglaé Andrault de Langeron

Charles César de Damas d'Antigny épouse le 11 avril 1779 Aglaé Andrault de Langeron (1759-1827).

Leur enfant est :



Charles César de Damas Aide de camp de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur

En 1780, Charles César de Damas est nommé aide de camp de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur

Charles César de Damas fait les campagnes de 1780 et 1781 en Amérique



Mort de Louis César de La Baume Le Blanc

Louis César de La Baume Le Blanc meurt le samedi 16 ou 18 novembre 1780.

Louis César de La Baume Le Blanc a laissé son nom à une teinte de maroquin, de nuance feuille morte.

Il a apparemment piètre réputation. On lit dans les Mémoires secrets de Bachaumont :

C'était un des seigneurs les plus corrompus de la vieille cour, ami du feu roi et voué à toutes ses maîtresses.

Il mérite cependant qu'on conserve son nom à la postérité comme auteur distingué, comme protecteur des lettres et même comme faiseur.

Il avait vendu une fois sa bibliothèque très renommée alors pour les manuscrits.

Il s'en était composé une autre d'un nouveau genre, fort précieuse encore ; il avait des tableaux et, moderne Lucullus, il possédait des jardins délicieux, comme ce Romain.

Louis César de La Baume Le Blanc est connu comme l'un des plus grands bibliophiles du XVIIIe siècle.

Avec l'aide de son bibliothécaire, l'abbé Rive, Louis César de La Baume Le Blanc achète des bibliothèques entières et revend les ouvrages qu'il a en double.

Louis César de La Baume Le Blanc achète aux ventes les plus célèbres de son temps :

La bibliothèque de Louis César de La Baume Le Blanc est vendue en 3 vacations en 1767, 1783 et 1788.

Une partie en a été acquise par Charles X de France et incorporée au fonds de la bibliothèque de l'Arsenal.



Mort de Pierre-Jules-César de Rochechouart

Pierre-Jules-César de Rochechouart se retire dans son bourg natal de Montigny.

Pierre-Jules-César de Rochechouart meurt à Montigny le 24 janvier 1781.

Il est inhumé dans la crypte de l'église de Montigny.



Charles César de Damas Colonel

Charles César de Damas est breveté colonel le 29 avril 1781.



Mort de François-César Le Tellier Comte de Courtenvaux et de Tonnerre

Louis Le Tellier Comte de Tonnerre

François-César Le Tellier meurt le 7 juillet 1781.

Louis Le Tellier devient Comte de Tonnerre en 1781.



Charles César de Damas Colonel en second d'un régiment d'infanterie

Charles César de Damas est nommé colonel en second d'un régiment d'infanterie en 1782.



Charles César de Damas Colonel du régiment Dauphin-Dragons

Charles César de Damas devient Colonel du régiment Dauphin-Dragons en 1783.



Naissance de Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin

Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin naît à Paris en 1783, fils de César Hippolyte de Choiseul-Praslin (1757-1793), Comte de Sainte Suzanne, et de Louise Joséphine de Choiseul d'Esquilly (1765-1837).



Naissance d'Adélaïde Louise Zéphirine de Damas d'Antigny

Adélaïde Louise Zéphirine de Damas d'Antigny naît en 1784, fille de Charles César de Damas d'Antigny et d'Aglaé Andrault de Langeron.



Charles César de Damas Colonel-commandant d'un régiment de cavalerie

Charles César de Damas devient Colonel-commandant d'un régiment de cavalerie en 1786.



Charles César de Damas Colonel du régiment de Louis XVIII

En 1788, Charles César de Damas devient Colonel du régiment de Monsieur, comte de Provence, le futur Louis XVIII.



Fuite de la famille royale

Les patriotes détestent François Claude Amour du Chariol.

La famille royale charge François Claude Amour du Chariol d'organiser sa fuite.

En cas de succès le Roi prévoit de remettre à François Claude Amour du Chariol le grade de Maréchal de France mais les dispositions que François Claude Amour du Chariol prend contribuent en partie à l'arrestation de Louis XVI à Varennes-en-Argonne.

Louis XVI déguisé en valet quitte Paris le 20 juin 1791.

Il est accompagné de :

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est Colonel du régiment Royal Dragons en 1791.

En 1791, Charles César de Damas est en garnison à Saint-Mihiel mais son régiment ne compte plus guère que 80 hommes, en raison de la désorganisation de l'armée.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul, sur ordre de François Claude Amour du Chariol, charge Charles César de Damas d'assurer la sécurité du roi entre Clermont-en-Argonne et Varennes-en-Argonne.

Cantonné à Clermont-en-Argonne, la troupe de dragons Charles César de Damas se fait remarquer et attire les soupçons de la population qui alerte celle de Varennes-en-Argonne.

Lorsque la berline de la famille royale arrive à Varennes-en-Argonne, le 21 juin 1791 Charles César de Damas d'Antigny ne peut rien faire, à cause de l'entêtement du Roi et de la Reine, qui refusent la discrétion, et ensuite refusent de lui confier Louis XVII, que Charles César de Damas d'Antigny veut protéger en priorité.

Ils sont arrêtés malgré la présence de 60 hussards de Lauzun commandés par le sous-lieutenant Röhrig.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est arrêté à Varennes avec le roi

Charles César de Damas propose au roi de le faire enlever mais celui-ci refuse et se laisse reconduire à Paris, non sans risque pour la vie de sa famille.

Au matin du 22 juin 1791, Charles César de Damas est arrêté, détenu à Verdun, puis à La Merci, à Paris, décrété d'accusation.

Une déclaration, laissée par Louis XVI à Paris, stigmatisant les Jacobins et leur emprise croissante sur la société française, est bloquée par l'Assemblée et ne sera jamais diffusée dans son intégralité.

Les caricaturistes révolutionnaires s'en donnent à cœur joie.

Un mouvement important parmi les révolutionnaires commence à réclamer le départ du roi.

Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre lui, soutenus par des journaux comme Le Républicain.

Les Jacobins décident de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein.

Une partie de leurs membres créent le club des Feuillants.

Alexandre de Beauharnais fait parti des Jacobins qu'il préside.

Alexandre de Beauharnais occupe le fauteuil de la présidence de l'assemblée constituante lors de la fuite du roi.



Libération de Charles César de Damas d'Antigny

Émigration de Charles César de Damas

Charles César de Damas d'Antigny est libéré à la suite de l'amnistie accordée par la Constituante.

Charles César de Damas d'Antigny devient le capitaine des gardes du comte de Choiseul-Stainville devant Calais.

Charles César de Damas émigre le 15 octobre 1791 et est nommé capitaine des gardes du corps de Louis XVIII.



Naissance de Jacques Louis César de Randon

Jacques Louis César de Randon naît en 1795.



Expédition de l'île d'Yeu

En 1795, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé prépare l'expédition de Charles X de France en Vendée.

Charles X de France veut opérer, avec le secours des Anglais, un débarquement à l'île d'Yeu sur les côtes de la Vendée pour aider les insurgés Vendéens.

Charles César de Damas accompagne Charles X de France sur les côtes de Bretagne et à l'Île d'Yeu, en qualité d'aide de camp.

Charles X de France échoue et se rend alors en Grande-Bretagne où il passe le reste de la Révolution et du Premier Empire.


Amédée Emmanuel François Laharpe - par Félix Lecomte - Galerie des batailles du château de Versailles

Mort d'Amédée Emmanuel François Laharpe

Amédée Emmanuel François Laharpe meurt le 10 mai 1796, à Codogno en Lombardie, tué par méprise dans l'obscurité, au sein même de son escorte, par les troupes françaises.

Ce général était Suisse. Sa haine contre le gouvernement de Berne lui ayant attiré des persécutions, il s'était réfugié en France. C'était un officier d'une bravoure distinguée. Grenadier par la taille et par le cœur; conduisant avec intelligence ses troupes dont il était fort aimé, quoique d'un caractère inquiet.

La République perd un homme qui lui était très-attaché; l'armée un de ses meilleurs généraux, et tous les soldats un camarade aussi intrépide que sévère pour la discipline. (Dépêche de Napoléon Bonaparte au Directoire.)

Son cousin Frédéric-César obtient, grâce au gouvernement français, l'annulation de sa condamnation à mort et sa réhabilitation par les autorités de Berne, mais ses propriétés ayant été vendues, sa veuve et ses six enfants restent démunis.



Charles César de Damas dans l'armée de Condé

De 1797 à 1801, Charles César de Damas suit l'armée de Louis V Joseph de Bourbon-Condé.


Napoléon Bonaparte et Masséna à Rivoli

Bataille de Rivoli

Bataille de la Favorite

Prise de Mantoue

Napoléon Ier dispose ses hommes de façon que toute la région de Mantoue, de Rivoli et de Vérone soit encadrée et accessible en moins de 3 jours de marche :

Les premiers affrontements surviennent le 13 janvier 1797.

Barthélémy-Catherine Joubert, attaqué de toutes parts, se replie sur le plateau de Rivoli. Il est rejoint par Rey et Napoléon.

Alvintzy pense que la bataille est gagnée. Il sait qu'il a l'avantage du nombre et que les troupes françaises sont des plus démoralisées.

Il attend le 14 janvier 1797 pour lancer l'attaque générale.

Fatale erreur, puisqu'il laisse le temps à André Masséna de revenir de Vérone, soit 148 kilomètres parcourus en 2 jours !

À 7 heures, les autrichiens attaquent, menés par le colonel Liptay, au mont Talembora.

Les français reculent, mais se replient en bon ordre. Bientôt le corps de Barthélémy-Catherine Joubert est à cour de munitions, alors que l'armée du général autrichien Quasdanovitch menace d'encerclement total.

Les français sont maintenant enfermés sur le versant de Rivoli, assiégés par 25 000 autrichiens.

Soudain, le canon tonne. André Masséna, avec une armée épuisée mais déterminée, inverse toute la situation.

La contre-attaque s'organise. Le reste de l'armée ennemi tente de trouver une porte de sortie, mais partout elle tombe dans un défilé de tirs croisés. Ainsi le capitaine René, avec 50 hommes, fait mettre bat les armes à tout un régiment. Vers 18 heures, l'armée autrichienne est écrasée.

Mais Napoléon Ier est inquiet pour Jean Mathieu Philibert Sérurier, qui n'a plus beaucoup de soldats pour soutenir le siège de Mantoue, le gros de son armée ayant été intégré au corps d'André Masséna. Napoléon Ier laisse Barthélémy-Catherine Joubert avec 15 000 hommes à Rivoli pour consolider la victoire, et prend la direction de Mantoue avec le reste de l'armée d'Italie.

Le 16 janvier 1797, Napoléon Ier gagne la bataille de la Favorite.

Dagobert Sigmund von Wurmser doit capituler dans Mantoue le 2 février 1797.

Dagobert Sigmund von Wurmser est alors très-âgé, brave comme un lion, mais tellement sourd, qu'il n'entend pas siffler les balles autour de lui.

Dans la lettre qu'il envoie le soir de la victoire au Directoire, Napoléon Ier écrit : Les soldats de l'armée d'Italie ont surpassé la rapidité, tant vantée, des légions de César.



Mariage d'Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier avec Ève-Anne Hymmès

Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier épouse à Coblence le 25 janvier 1799 Ève-Anne Hymmès ou Himmes (1779-1855). Leurs enfants sont :



Mariage de Louis Auguste Victor de Ghaisne avec Juliette de Becdelièvre de La Bunelaye

Louis Auguste Victor de Ghaisne épouse à Paris le 18 avril 1800 Juliette de Becdelièvre de La Bunelaye (1776-1840), fille du marquis de Becdelièvre, ancien premier président à la Chambre des comptes de Bretagne, Leurs enfants sont :

Napoléon Ier offre à Louis Auguste Victor de Ghaisne le grade de général de division.

Refusant de céder à ces sollicitations, Louis Auguste Victor de Ghaisne est déclaré suspect.


Attentat de la rue Saint-Nicaise - Trajet du carrosse Attentat de la rue Saint-Nicaise

Attentat de la rue Saint-Nicaise ou conspiration de la machine infernale

Georges Cadoudal décide d'enlever ou de tuer Napoléon Ier. Pour cela, il envoie à Paris :

Ce groupe enrôle François-Joseph Carbon (1756-1801), un vieux Chouan, un homme trapu avec une barbe blonde et une cicatrice au sourcil qui a combattu dans le Maine sous le commandement de Louis de Bourmont.

Lambel est un négociant en grains parisien.

Le 26 frimaire an IX soit le 17 décembre 1800, François-Joseph Carbon se présente à Lambel comme un colporteur ayant acheté une provision de sucre brun qu'il doit transporter à Laval, afin de l'échanger contre du tissu.

Pour y parvenir, il a besoin de la charrette et de la jument de Lambel qui lui vend l'une et l'autre pour 200 francs.

François-Joseph Carbon et ses compagnons les conduisent 19 rue de Paradis, près de Saint-Lazare, où ils ont loué un logement.

Là, ils passent 5 jours à fixer un grand tonneau de vin à la charrette avec 10 gros cercles en fer.

L'idée est de remplir le tonneau de poudre, afin de le transformer en machine infernale et de le faire éclater sur le passage de Napoléon Ier, quand il se rend à l'Opéra.

Le 1er nivôse an IX soit le 22 décembre 1800, Pierre Robinault de Saint-Régeant se rend sur la place du Carrousel à la recherche d'un emplacement pour la machine infernale.

Il choisit un point dans la rue Saint-Nicaise, au nord du Palais des Tuileries, près de la rue Saint-Honoré, plus ou moins en face de l'actuelle place du Théâtre-Français. La rue de la Loi (actuelle rue de Richelieu), qui mène à l'Opéra, en est presque la continuation.

Le 3 nivôse an IX soit le 24 décembre 1800, en fin d'après-midi, François-Joseph Carbon harnache la jument à la charrette et la conduit, avec Joseph Picot de Limoëlan Porte Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Dans un immeuble abandonné, les 2 hommes chargent la poudre dans le tonneau et se rendent avec leur chargement rue Saint-Nicaise.

Joseph Picot de Limoëlan traverse la place du Carrousel et rejoint son poste, d'où il pourra lancer à ses compagnons le signal convenu.

Pierre Robinault de Saint-Régeant aperçoit une fillette de 14 ans du nom de Marianne Peusol, dont la mère est marchande de 4 saisons près de la rue du Bac. Il lui donne 12 sous pour tenir la jument quelques minutes.

À 19 heures, Napoléon Ier détendu mais fatigué se laisse convaincre par Joséphine à contrecœur, de se rendre à l'Opéra pour assister à la première représentation en France, de l'oratorio Die Schöpfung de Joseph Haydn.

Le carrosse de Napoléon Ier est précédé par une escorte de cavaliers de la Garde consulaire.

Louis Alexandre Berthier, ministre de la Guerre, Jean Lannes et Jacques Jean Alexandre Bernard Law accompagnent Napoléon Ier.

Un second carrosse emmène Joséphine de Beauharnais, sa belle-fille et sa sœur.

Il semble que Bonaparte, épuisé, se soit endormi. À propos de ce sommeil, Napoléon Ier aurait dit avoir fait un cauchemar, revivant la bataille du Passage du Tagliamento.

Le carrosse de Napoléon Ier, conduit par son chauffeur, César, légèrement alcoolisé, passe la rue Saint-Nicaise et entre dans la rue Saint-honoré.

Joseph Picot de Limoëlan, posté sur la place du Carrousel, panique et oublie de lancer le signal à Pierre Robinault de Saint-Régeant, dans la rue Saint-Nicaise, qui perd ainsi une ou deux précieuses minutes.

Quand le chef des grenadiers de la Garde de Bonaparte passe devant lui, Pierre Robinault de Saint-Régeant allume la mèche et s'enfuit.

La machine infernale explose, pulvérisant la jeune Marianne Peusol et la jument.

Au total, l'attentat fait 22 morts et une centaine de blessés, 46 maisons de la rue Saint-Nicaise sont détruites ou rendues inhabitables.



Retour en France de Charles César de Damas d'Antigny

Charles César de Damas rentre en France en 1801 et se tient à l'écart.



Naissance de César Ernest André

César Ernest André naît à Paris en 1803, fils de Dominique André (1766-1844), Banquier, et de Marie Rivet (1775-1859).

Il est issu d'une famille protestante de la haute bourgeoisie nîmoise.



Isaac Thuret en Angleterre

Isaac Thuret ne veut pas de Louis-Bonaparte Ier de Hollande comme Roi.

Isaac Thuret vend sa maison sur le Herengracht à Amsterdam à Louis-Bonaparte Ier de Hollande.

Il lui vend très cher le mobilier...

Sur les conseils de ses amis, Isaac Thuret quitte la Hollande en 1806, pour l'Angleterre.

À Londres, Isaac Thuret retrouve son ami César Labouchere et Dorothy Baring, son épouse, fille du fondateur de la banque Baring.

César Labouchere est banquier et diplomate comme lui, associé de Hope.

Chez eux Isaac Thuret rencontre Henrietta van der Paadevoort, que son père leur a confiée.


Léonce-Louis-Melchior de Vogüé

Mort de Charles-François-Elzéar de Vogüé

Mariage de César Laurent de Chastellux avec Adélaïde Louise Zéphirine de Damas d'Antigny

Charles-François-Elzéar de Vogüé meurt à Paris le 8 octobre 1807 accidentellement.

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé devient 5e marquis de Vogüé.

La tutelle de Léonce-Louis-Melchior de Vogüé et de Charles-Jean-Melchior de Vogüé est confiée à Zéphirine de Damas d'Antigny, leur mère.

César Laurent de Chastellux épouse Adélaïde Louise Zéphirine de Damas d'Antigny.



Divorce de Charles César de Damas d'Antigny et d'Aglaé Andrault de Langeron

Charles César de Damas d'Antigny et Aglaé Andrault de Langeron divorce en 1812.



Mariage de Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin avec Ida du Cluzel

Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin épouse Ida du Cluzel (morte en 1816).

Leur enfant est :



Mariage d'Augustin César Arnould de Poute avec Marie Joséphine Adélaïde de Mac Mahon

Augustin César Arnould de Poute (1790-1864), Marquis de Nieuil, épouse à Sully en Saône-et-Loire le 14 décembre 1813 Marie Joséphine Adélaïde de Mac Mahon.

Leurs enfants sont :



Charles César de Damas Lieutenant-général des armées du roi

Charles César de Damas est nommé lieutenant-général des armées du roi le 22 juin 1814.

Charles César de Damas est nommé pair de France les 4 et 22 juin 1814.



Les Cent-Jours

Guillaume II des Pays-Bas commandant de l'armée néerlandaise

Napoléon Ier débarque sur les côtes françaises à Golfe-Juan.

Au tout début mars 1815, Napoléon Ier rencontre par hasard Honoré V Grimaldi.

La légende veut que l'Empereur, s'étant entendu répondre Je vais chez moi à Monaco aurait affirmé que lui aussi se rendait chez lui aux Tuileries.

En 1815, Guillaume II des Pays-Bas prend le commandement de l'armée néerlandaise pour combattre Napoléon Ier pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles Ferdinand d'Artois suit Louis XVIII à Gand.

Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot accompagne Louis XVIII, sur le chemin de Gand, jusqu'à Lille.

Charles César de Damas accompagne Louis XVIII en Belgique.

En 1815, pendant les Cent-Jours, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé cherche à organiser la résistance royaliste en Anjou avant de fuir en Espagne.

Marie-Thérèse de France se trouve à Bordeaux, où elle tente d'organiser la résistance à Napoléon Ier, quand le roi s'est réfugié en terre étrangère, à Gand.

Napoléon, admiratif, dit de Marie-Thérèse de France qu'elle est le seul homme de la famille, et la laisse s'embarquer pour l'Angleterre.

Hortense de Beauharnais est fidèle à l'Empereur pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, François Étienne Christophe Kellermann reste à l'écart des évènements.

Joseph Bonaparte est Lieutenant-général de l'Empire lors des Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles-Marie Denys de Damrémont est nommé colonel et reste sous les ordres d'Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont.

Charles-François Lebrun accepte pendant les Cent-Jours la charge de grand maître de l'Université.

Henri Gatien Bertrand se réinstalle aux Tuileries et devient grand Maréchal du Palais et conseiller militaire de Napoléon Ier.

Se déclarant royaliste, Élie Louis Decazes refuse de signer une adresse de félicitations à Napoléon Ier après son retour de l'île d'Elbe et reste fidèle aux Bourbons.

Isaac Thuret est un des rares diplomates à rester à Paris lors des Cent Jours.



Retour en France Charles César de Damas

Charles César de Damas rentre en France en juillet 1815.



Charles César de Damas Gouverneur de la 18ème division militaire

Charles César de Damas est nommé gouverneur de la 18ème division militaire le 10 janvier 1816.



Mariage de Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin avec Mary Charlotte Parkins

Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin est veuf d'Ida du Cluzel.

Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin épouse le mercredi 2 avril 1817 Mary Charlotte Parkins (1792-1864), fille de Thomas Lord Radcliff Boothy (né vers 1760) et d'Élisabeth Anne James (née vers 1770).



Charles César de Damas Chevalier des Ordres du Roi

Charles César de Damas est nommé chevalier des Ordres du Roi le 3 mai 1821.



Mort de Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin

Louis Marie Joseph Gabriel César de Choiseul-Praslin meurt à Nice le lundi 20 janvier 1823.



Charles César de Damas Officier de la Légion d'honneur

Charles César de Damas est nommé officier de la Légion d'honneur le 19 août 1823.



Mariage d'Auguste Jules Armand Marie de Polignac avec Mary Charlotte Parkyns

Auguste Jules Armand Marie de Polignac est veuf de Barbara Campbell.

Mary Charlotte Parkyns est veuve de César de Choiseul (mort en 1821)

Jules Armand de Polignac épouse au Consulat général de France à Londres le 3 juin 1824 Maria ou Mary Charlotte Parkyns (6 janvier 1792-septembre 1864). Leurs enfants sont :



Mariage de Napoléon Mortier de Trévise avec Anne-Marie Lecomte-Stuart

Napoléon Mortier de Trévise épouse à Paris le 24 septembre 1828 Anne-Marie Lecomte-Stuart (1808-1870), fille de Jean-François Hippolyte Lecomte. Leurs enfants sont :



Mort de Charles César de Damas d'Antigny

Charles César de Damas d'Antigny meurt à Paris le 5 ou le 15 mars 1829.


César Ernest André – par Franz Xaver Winterhalter -1834 – Musée Jacquemart-André Louise Mathilde Cottier – par Franz Xaver Winterhalter -1834 – Musée Jacquemart-André

Mariage de César Ernest André avec Louise Mathilde Cottier

César Ernest André épouse le 10 juillet 1832 Louise Mathilde Cottier. Leur enfant est :

François Cottier est Régent de la Banque de France.



Naissance d'Édouard André

Édouard André naît en 1833, fils de César Ernest André et de Louise Mathilde Cottier. Il appartient à une famille de riches banquiers protestants originaire de Nîmes.

Élevé dans le culte de Napoléon Ier, Édouard André est destiné à la carrière militaire.



Cession du château de Rentilly

Les enfants cherchent à prendre les choses en mains et éviter tous contacts d' Isaac Thuret, leur père avec les notaires, avocats et autres hommes d'affaires qui gravitent autour de lui.

Henri Thuret, son fils écrit à ce sujet à son beau-frère en janvier 1846 pour l'informer de leur décision : "Mes frères et moi avons été nommés administrateurs temporaires, ce qui le met hors d'état de faire des folies.

C'est dans le même but que nous avons fait émanciper Rodolphe Thuret. Mr le comte de l'Espine, mon cousin, a été nommé son curateur.".

Le 30 janvier 1846, les fils d'Isaac Thuret vendent le château de Rentilly à César Ernest André.

César Ernest André leur accorde un bail de 4 ans afin qu'ils restent locataires du domaine.


Grille d'honneur du château de Rentilly Château de Rentilly Château de Rentilly

Prise de possession du château de Rentilly

Des querelles entre César Ernest André et la famille d'Isaac Thuret entraînent la dénonciation du bail en avril 1849. César Ernest André prend possession du château de Rentilly.

Il y fait réaliser d'importants travaux.

Le château est surélevé, modifié, agrandi.

Il fait édifier la grille d'honneur du château, en fer forgé, flanquée de deux poteaux surmontés chacun d'un groupe sculpté en marbre réalisé en 1702 :



Cession de l'Hôtel de Beauvau

En 1856, César Ernest André achète aux héritiers de la comtesse Dupont de l'Étang l'hôtel de Beauvau, rue du Faubourg-Saint-Honoré, qu'il entreprend de faire luxueusement restaurer par l'architecte Jean-Baptiste Pigny.

César Ernest André agrandit également la propriété en achetant un terrain adjacent.



Jacques Louis César de Randon Maréchal de France

Jacques Louis César de Randon, Comte de Randon, est fait Maréchal de France en 1856 par Napoléon III.



César Ernest André Député du Gard

César Ernest André est élu député du Gard en 1857.



César Ernest André directeur de la Caisse d'Épargne

César Ernest André devient directeur de la Caisse d'Épargne en 1859.



Cession de l'Hôtel de Beauvau

Mais, dès 1859, avant même l'achèvement des travaux, César Ernest André revend l'Hôtel de Beauvau à l'État.



Mort de César Ernest André

Édouard André Député du Gard

César Ernest André meurt en 1864.

De 1864 à 1870, Édouard André succède à son père comme député du Gard.

Édouard André hérite du domaine et du château de Rentilly.



Adolphe Jean Casimir Niel Ministre de la Guerre

Adolphe Jean Casimir Niel succède au maréchal jacques Louis César de Randon et devient Ministre de la Guerre en 1867.

Adolphe Jean Casimir Niel entreprend une réforme de l'armée en vue de la moderniser malgré des oppositions.



Mort de Napoléon Mortier de Trévise

Hippolyte Charles Napoléon Mortier de Trévise

Napoléon Mortier de Trévise meurt à Sceaux le 29 décembre 1869.

Hippolyte Charles Napoléon Mortier de Trévise devient 3e duc de Trévise.

Héritent du château de Sceaux en indivision :



Mort de Jacques Louis César de Randon

Jacques Louis César de Randon meurt en 1871.


Albert Cahen d'Anvers - par Renoir (1881) - conservé au Getty Center

Portrait d'Albert Cahen d'Anvers par Auguste Renoir

Albert Cahen d'Anvers fait faire son portrait par Auguste Renoir en 1881.

Albert Cahen est un compositeur français notamment connu pour ses opérettes.

Albert Cahen est l'élève du compositeur César Franck et de la pianiste Wilhelmine Clauss-Szarvady.

Albert Cahen d'Anvers est aussi un grand ami de Paul Bourget.

Albert Cahen d'Anvers habite à Paris au 118, rue de Grenelle, dans le Petit Hôtel de Villars.



Liaison de César Mascetti avec Monica Cahen d'Anvers

Monica Cahen d'Anvers se sépare d'Iván Mihánovich.

César Mascetti (né en 1941), un journaliste, a une liaison en 1978 avec Monica Cahen d'Anvers.



Mariage de César Mascetti avec Monica Cahen d'Anvers

Après 25 ans de vie commune, César Mascetti épouse le 6 juin 2003 Monica Cahen d'Anvers.

Ils ont une ferme à San Pedro, à 150 km au nord-ouest de Buenos Aires, appelée La Campiña de San Pedro de Mónica et César.


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