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143 événements affichés, le premier en 481 - le dernier en 1965


Anneau sigillaire de Childéric Ier de Francie Fourreau de glaive en or et grenat de Childéric Ier de Francie Abeilles en or semées sur lemanteau de Childéric Ier de Francie Clovis Ier

Mort de Childéric Ier de Francie

Clovis Ier Roi des Francs Saliens puis Roi des Francs

Childéric Ier de Francie meurt le 26 décembre 481. Il est enterré à Tournai.

Le 27 mai 1653, à Tournai, un ouvrier, Adrien Quinquin, creusant les fondations d'un hospice à construire près de l'église Saint Brice, plante sa pioche dans une bourse pleine de pièces d'or. Il venait de découvrir un trésor :

Le trésor vécut quelques pérégrinations :

Le tombeau de Childéric Ier de Francie est le monument le plus ancien de la monarchie française.

Il était protégé par un grand tumulus de terre.

Il comprend, outre la sépulture, plusieurs étalons de guerres qui ont été sacrifiés et enterrés dans des fosses avoisinantes.

Dans sa tombe, on découvre le roi portant un bracelet en or et ses armes de cavaliers.

À cotés de lui se trouve un cheval richement harnaché.

Sur le crâne du cheval, il y a une pendeloque en forme de tête de taureau.

Le Roi est vêtu d'une cuirasse avec un manteau de soie pourpre semé d'abeilles en or.

Le pourpre symbolise les généraux romains.

Une fibule en or cruciforme ferme le manteau.

C'est le symbole des grands fonctionnaires romains.

Childéric Ier de Francie se considére à la fois un général et un gouverneur romain de la Gaule du Nord.

On retrouve un anneau sigillaire avec la figure du roi qui lui sert à authentifier ses actes.

On peut y lire une inscription CHILDIRICI REGIS.

Ses cheveux tressés avec soin sont placés à l'un de ses doigts.

Ceci semble devoir être mis en corrélation avec la sacralité conférée à la chevelure des monarques francs.

On a également retrouvé un remarquable fourreau de glaive en or et grenat.

Childéric Ier de Francie lègue à son fils un royaume encore restreint mais déjà puissant et respecté.

En 481, Clovis Ier est élu roi à Tournai dans l'actuelle Belgique et élevé sur le pavois.

Le véritable nom semble avoir été Hlodwig ou Khlodowig, mais on trouve des variantes avec Chlodweg ou Chlodoweg ou Clodovech.

Tous signifieraient "chemin de gloire" ou bien "illustre au combat".

Ce nom fut ensuite latinisé en Chlodovicus ou Clovis puis progressivement, l'usage simplifia son nom en Hludovicus puis Ludovicus signifiant Louis en latin.

En l'honneur de ce glorieux roi, de nombreux princes et 19 rois de France portèrent par la suite ce nom.


Statue de saint Géry au tympan du portail de l'hôtel de ville de Bruxelles

Naissance de Bruxelles

Selon la légende, Géry de Cambrai aurait chassé un dragon dont l'antre était situé là où fut construite par la suite l'Impasse du Dragon.

Géry de Cambrai élève une chapelle à saint Michel (plus tard cathédrale Saints-Michel-et-Gudule), qui deviendra bientôt une église et donnera naissance à la ville de Bruxelles.



Mort de Géry de Cambrai

Géry de Cambrai meurt à Cambrai un 11 août vers 626.

Il est inhumé dans l'église Saint-Médard et Saint-Loup, où il est à son tour vénéré.

Géry est crédité de la guérison d'un lépreux, d'un aveugle.

Au cours de ses pérégrinations, il libère de nombreux prisonniers, criminels, enfants emmenés en esclavage.

On dit qu'il délivra son diocèse d'un dragon.

Géry est vénéré aussitôt après sa mort et fait Saint.

On l'invoque pour la libération des prisonniers, la guérison des lépreux et les maladies de la peau, contre les maladies du bétail, la phtysie, les difformités des jambes.

Des reliques Géry de Cambrai seront données :

Son reliquaire est encore exposé dans le transept sud de l'Église Saint-Géry de Cambrai.



Mort d'Hubert de Liège

Floribert de Liège Évêque de Liège

Hubert de Liège meurt à Tervuren, non loin de Bruxelles, le 30 mai 727.

Il est inhumé dans une chapelle médiane de la crypte de la collégiale Saint-Pierre de Liège.

Hubert de Liège, l'un des saint Hubert, est le saint patron de la ville de Liège.

Floribert de Liège succède à son père, et devient Évêque de Liège



Mariage de Régnier III de Hainaut avec Adèle d'Equisheim

Régnier III de Hainaut épouse en 947 Adèle d'Equisheim, Comtesse de Dagsbourg, fille d'Hugues d'Equishem, Comte d'Equishem, et d'Hildegarde. Leurs enfants sont :



Naissance de Luitgarde de Luxembourg

Lietgarde ou Luitgarde de Luxembourg naît à Bruxelles en 953, fille de Sigefroy de Luxembourg et d'Hedwige de Nordgau.



Mariage de Charles Ier le Gros avec Bonne d'Ardennes

Charles Ier le Gros épouse vers 971 Adélaïde ou Bonne d'Ardennes, fille de Godefroy Ier de Limbourg et de Mathilde de Saxe. Leurs enfants sont :


Lambert Ier de Louvain et Gerberge de Basse-Lotharingie

Mariage de Lambert Ier de Louvain avec Gerberge de Basse-Lotharingie

Lambert Ier de Louvain Comte de Bruxelles

Lambert Ier de Louvain épouse Gerberge de Basse-Lotharingie, fille de Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, et de Bonne d'Ardennes. Leurs enfants sont :

Lambert Ier de Louvain reçoit en dot le comté de Bruxelles : la région entre la Senne et la Dyle en 994.

Lambert Ier de Louvain acquiert également les titres d'avoué des abbayes de Nivelles et Gembloux.

Toutes ces acquisitions sont à la base de la puissance de ses descendants, qui deviendront plus tard ducs de Brabant.



Bataille de Florennes

Mort de Lambert Ier de Louvain

Mariage de Régnier V de Mons avec Mathilde de Verdun

Régnier V de Mons Comte de Hainaut

Henri Ier de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Lambert Ier de Louvain se brouille avec l'Évêque de Liège, et le vainc.

En 1015, Godefroy II de Verdun l'attaque de nouveau et dévaste son comté.

Rejoint par son neveu Régnier V de Mons, Lambert Ier de Louvain livre combat à Godefroy II de Verdun à Florennes, mais il est tué au cours de la bataille.

Lambert Ier de Louvain meurt à Florennes le 12 septembre 1015.

Régnier V de Mons doit faire la paix.

Régnier V de Mons épouse vers 1015 Mathilde de Verdun, fille d'Hermann de Verdun, Comte de Verdun et du Brabant, et de Mathilde, Comtesse de Dagsbourg.

Leurs enfants sont :

Régnier V de Mons reçoit en dot le comté de Hainaut.

Henri Ier de Louvain, fils de Lambert Ier de Louvain, et de Gerberge de Basse-Lotharingie devient Comte de Louvain et de Bruxelles en 1015.

Henri Ier de Louvain continue, avec son cousin Régnier V de Mons, la lutte contre Godefroy II de Verdun et les partisans de l'empereur Henri II le Saint.



Mariage de Lambert II de Louvain avec Oda de Verdun

Lambert II de Louvain épouse Ode ou Oda de Verdun (vers 995-après 1047), fille de Gothelon Ier de Verdun. Leurs enfants sont :



Mort d'Henri Ier de Louvain

Otton de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Lambert II de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Henri Ier de Louvain meurt à Louvain en août 1038, assassiné par un chevalier du nom d'Hermann qui est son prisonnier.

Otton de Louvain, fils d'Henri Ier de Louvain, deviendrait Comte de Louvain et de Bruxelles.

Son existence est contestée.

Pour d'autres, c'est Lambert II de Louvain qui deviendrait à cette date Comte de Louvain et de Bruxelles.



Mort d'Otton de Louvain

Lambert II de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Otton de Louvain meurt vers 1040.

Lambert II de Louvain hérite du patrimoine que Lambert Ier de Louvain, son père, avait rassemblé et s'attache à le maintenir et l'augmenter, parfois au dépens des autorités spirituelle et impériale.

Lambert II de Louvain devient Comte de Louvain et de Bruxelles.



Fondation du chapitre de Sainte-Gudule à Bruxelles

Lambert II de Louvain fonde en 1047 le chapitre de Sainte-Gudule dans l'église Saint-Michel à Bruxelles.



Prise de Liège et destruction de Thuin par Baudouin V de Flandre

Prise de Lille et de Tournai par Henri III le Noir

Bataille de Tournai

Mort de Lambert II de Louvain

Henri II de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Mort de Lambert II de Boulogne

La guerre avec l'empereur se rallume.

Lambert II de Louvain et Lambert II de Boulogne joignent la rébellion de Baudouin V de Flandre contre Henri III le Noir.

Baudouin V de Flandre :

Henri III le Noir riposte en entrant en Flandre.

Baudouin V de Flandre anime la résistance à Arques d'où, d'après la légende, il fait construire en 3 nuits un immense fossé allant jusqu'à La Bassée.

Ce fossé neuf s'avère toutefois inutile, puisque Henri III le Noir, aidé de Jean de Béthune, l'ancien châtelain de Cambrai, le franchit, ravage le pays dont Lille et Tournai en juin 1054.

Lambert II de Boulogne meurt en 1054 tué au cours d'un affrontement à Lille.

Adélaïde conserve Aumale et Lens revient à Eustache II de Boulogne, frère de Lambert II de Boulogne.

Lambert II de Louvain meurt le 19 juin 1054 dans une bataille près de Tournai.

Il est enterré dans l'abbaye de Nivelles.

Henri II de Louvain devient Comte de Louvain et de Bruxelles.



Mariage d'Henri II de Louvain avec Adèle de Betuwe

Henri II de Louvain épouse Adèle de Betuwe, Comtesse des Basques. Leurs enfants sont :



Naissance de Godefroy Ier de Louvain

Godefroid ou Godefroy Ier de Louvain, dit le Barbu, le Courageux ou le Grand, naît vers 1060 fils d'Henri II de Louvain, Comte de Louvain et de Bruxelles, et d'Adèle de Betuwe.



Mariage de Robert Ier de Flandre avec Gertrude de Saxe

Robert Ier Comte de Hollande

Gertrude de Saxe est veuve de Florent Ier de Hollande. À l'appel des barons hollandais révoltés contre la comtesse Gertrude de Saxe, Robert Ier de Flandre intervient en Frise. De là vient son surnom de Frison.

Robert Ier de Flandre épouse en 1063 Gertrude de Saxe, fille de Bernard II de Saxe et d'Eilika de Schweinfurt. Leurs enfants sont :

Robert Ier de Flandre devient gouverneur de Hollande pendant la minorité de Thierry V de Hollande.

Baudouin V de Flandre attribue à Robert Ier de Flandre la partie impériale du comté de Flandre :

Robert Ier de Flandre prête serment de ne pas nuire à Baudouin VI de Flandre, son frère aîné.

Robert Ier de Flandre assure la tutelle de ses beaux-enfants et la régence de la Frise occidentale. Il est surnommé Robert le Frison pour cette raison.



Mort d'Henri II de Louvain

Henri III de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Henri II de Louvain apparaît dans un acte de 1078 pour le chapitre de Bruxelles à côté de son frère Régnier.

Henri II de Louvain meurt en 1078.

Il est inhumé à Nivelles.

Henri III de Louvain devient Comte de Louvain et de Bruxelles.

Henri III de Louvain est allié à la plupart des seigneurs voisins.

il est :

L'évêque de Liège Henri Ier de Verdun est un prélat pacifique.

Ne redoutant pas d'invasions extérieures, Henri III de Louvain peut se consacrer à l'administration de ses domaines.

Henri III de Louvain est un législateur et assainit ses terres en éliminant le brigandage.



Mariage de Baudouin II de Hainaut avec Ide de Louvain

Baudouin II de Hainaut épouse en 1084 Ide de Louvain (morte en 1139), fille d'Henri II de Louvain, Comte de Louvain et de Bruxelles, et d'Adèle de Betuwe. Leurs enfants sont :



Mort d'Henri III de Louvain

Godefroy Ier de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Godefroy Ier de Louvain Landgrave de Brabant

En 1095, Henri III de Louvain participe à un tournoi donné par le châtelain de Tournai. Il est mortellement blessé lors d'une joute à la lance contre le chevalier Gosuin de Forest.

Godefroy Ier de Louvain succède à son frère Henri III et devient Comte de Louvain, de Bruxelles et Landgrave de Brabant.



Mariage de Godefroy Ier de Louvain avec Ide de Chiny

Godefroy Ier de Louvain épouse en 1099 Ide de Chiny. Leurs enfants sont :



Mort de Godefroy de Bouillon

Baudouin de Boulogne Roi de Jérusalem

Baudouin de Bourcq Comte d'Édesse

Godefroy de Bouillon meurt le 18 juillet 1100 en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas. On soupçonne un empoisonnement par une pomme de cèdre que lui a offert l'émir de Césarée.

Albert d'Aix, chroniqueur allemand, reconstitue vers 1100-1110 l'histoire et les hauts faits du duc. Guillaume de Tyr contribue au XIIIe siècle à la légende de Godefroy de Bouillon dans son ouvrage intitulée l'Histoire d'Eraclès. Le seigneur de Bouillon devint le chevalier au cygne que l'on retrouve dans Lohengrin. Le Tasse l'a choisi pour le héros de son poème. Sa statue équestre orne la place Royale de Bruxelles.

Baudouin de Boulogne, frère cadet de Godefroy de Bouillon, songe à étendre son comté d'Édesse vers le Dyarbekir, lorsque lui vient la nouvelle de la mort de son frère Godefroy de Bouillon.

Baudouin de Boulogne, accompagné d'Hugues de Saint-Omer, part recueillir la succession de Jérusalem et est couronné deuxième roi de Jérusalem le 25 décembre 1100 à Bethléem sous le nom de Baudouin Ier de Jérusalem.

Baudouin de Boulogne confie le Comté d'Édesse à son cousin Baudouin de Bourcq qui continue la politique de son prédécesseur. Baudouin de Bourcq noue des alliances avec les seigneurs arméniens de Marash et de Malatya (ou Mélitène), et étend sa suzeraineté jusqu'à ces contrées.



Mort de Godefroy Ier de Louvain

Godefroy II de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles

Godefroy II de Louvain Duc de Brabant

Godefroy II de Louvain Marquis d'Anvers

Mariage de Godefroy II de Louvain avec Liutgarde de Sulzbach

Godefroy Ier de Louvain meurt le 25 janvier 1139.

Il est inhumé à l'abbaye d'Affligem.

Après Godefroy Ier de Louvain, le titre de comte de Bruxelles n'apparaitra plus dans le protocol diplomatique (dernière attestation en 1138)

Godefroy II de Louvain devient Comte de Louvain et de Bruxelles, Landgrave ou Duc de Brabant, Marquis d'Anvers en 1139.

Godefroy II de Louvain épouse en 1139 Lutgarde ou Liutgarde de Sulzbach ou Soulzbach (1109-1163), fille de Bérenger II de Sulzbach, Comte de Sulzbach et Seigneur de Bamberg, et d'Adélaïde de Diessen Dame d'Ambros ou de Lechsgemünd. Leur enfant est :

Liutgarde de Sulzbach est la sœur de Gertrude de Sulzbach, épouse de Conrad III de Hohenstaufen.

Conrad III de Hohenstaufen lui confirme son titre de Duc de Brabant.



Mort de Godefroy II de Louvain

Godefroy III de Louvain Comte de Louvain et de Bruxelles,

Godefroy III de Louvain Duc de Brabant

Godefroy III de Louvain Marquis d'Anvers

Godefroy III de Louvain Duc de Basse-Lotharingie

Godefroy II de Louvain meurt le 13 juin 1142 d'une maladie du foie. Il est inhumé dans l'église Saint-Pierre de Louvain.

Godefroy III de Louvain, son fils mineur, devient Comte de Louvain et de Bruxelles, Landgrave ou Duc de Brabant, Marquis d'Anvers et Duc de Basse-Lotharingie ou Lothier sous le nom de Godefroy VII.

Henri II de Limbourg, occupé à se battre contre le seigneur de Fauquemont, ne reprend pas la lutte pour récupérer la Basse-Lotharingie.

Dès son avènement, des parents et des seigneurs brabançons cherchent à profiter de son jeune âge pour se révolter, mettant ses domaines en proie à l'anarchie.



Fondation de Bois-le-Duc

Bois-le-Duc est une des villes principales du duché de Brabant, les autres étaient Bruxelles, Louvain et Anvers.

En 1185, Henri Ier de Brabant fonde Bois-le-Duc ou 's-Hertogenbosch ou Den Bosch au confluent de l'Aa et du Dommel, qui à partir d'ici forment ensemble la Dieze.

Par syncope, Bois-le-Duc a donné son nom au bolduc, ruban servant à l'emballage des paquets cadeaux fabriqué dans cette ville.



Naissance de Jean Ier de Brabant

Jean Ier de Brabant, dit le Victorieux, naît à Bruxelles en 1253, fils d'Henri III de Brabant, Duc de Brabant, et d'Adélaïde de Bourgogne.



Mort de Jean III de Brabant Duc de Brabant

Jean III de Brabant meurt à Bruxelles le 5 décembre 1355.


Wenceslas Ier de Luxembourg - Maison des Ducs de Brabant - Grand-Place de Bruxelles

Bataille de Scheut

Louis II de Mâle Duc de Brabant

Révolte des Brabançons

Prise de Bruxelles par les Flamands

Afin de garantir l'indivisibilité du duché de Brabant, Wenceslas Ier de Luxembourg signe en janvier 1356 le Blijde Inkomst afin d'éviter un partage entre les filles de Jean III.

Jeanne de Brabant, en tant qu'aînée, devient Duchesse de Brabant et de Limbourg.

Wenceslas Ier de Luxembourg, son époux, devient aussi Duc de Brabant et de Limbourg mais il doit se battre contre Louis II de Mâle, marié à Marguerite de Brabant, qui revendique sa part de duché.

Louis II de Mâle réclame les arriérés de paiement de la vente de Malines et le paiement de la dot de sa femme, ce qui lui est refusé.

Louis II de Mâle envahit alors le Brabant.

Après la bataille de Scheut, les Flamands de Louis II de Mâle prennent Bruxelles le 17 août 1356 et s'empare du duché de Brabant.

Mais les Brabançons, avec à leur tête un certain Everard t'Serclaes, se révoltent du 24 au 29 octobre 1356 et par un coup d'audace parviennent à chasser les Flamands de la ville.

Avec le soutien de l'empereur Charles Ier de Luxembourg, le frère aîné de Wenceslas, Wenceslas Ier de Luxembourg et Jeanne de Brabant réussissent à faire valoir leurs droits et à conserver le duché moyennant la cession de quelques seigneuries à la Flandre.

Par la suite, Wenceslas Ier de Luxembourg devra faire face à des troubles intérieurs.



Institutionnalisation des Lignages de Bruxelles

En 1375 Wenceslas Ier de Luxembourg et Jeanne de Brabant, son épouse, institutionnalisent les 7 Lignages de Bruxelles.

Ils ont nom Sleeus, Sweerts, Serhuyghs, Steenweeghs, Coudenbergh, Serroelofs, et Roodenbeke.

Ils forment une classe d'hommes particulière destinée à diriger la cité avec sagesse, à la défendre avec force et à la rendre plus belle et plus prospère.



Mort de Jeanne de Brabant

Antoine de Bourgogne Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg

Philippe de Bourgogne Comte de Rethel

Jeanne de Brabant, sans enfant de ses deux mariages, désigne pour lui succéder Antoine de Bourgogne, son petit-neveu.

Jeanne de Brabant meurt à Bruxelles le 1er novembre 1406.

Jeanne est inhumée dans un mausolée situé dans le chœur de l'église des Carmes à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne hérite et devient Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg.

L'Escaut est désormais un fleuve bourguignon. Antoine réorganise sa cour selon le modèle bourguignon et établit également une cour des comtes centralisatrice à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne transmet le comté de Rethel à Philippe de Bourgogne, son frère.

Renaud IV de Gueldre échoue à empêcher la succession du duché de Brabant en faveur d'Antoine de Bourgogne et se brouille avec les Wittelsbach.

Lors des luttes entre Louis Ier d'Orléans et Jean sans Peur, Antoine de Bourgogne soutient Jean sans Peur, son frère, mais intervient plusieurs fois comme conciliateur.



Mariage d'Antoine de Bourgogne avec Élisabeth de Goerlitz

Antoine de Bourgogne est veuf de Jeanne de Saint-Pol.

Antoine de Bourgogne épouse à Bruxelles le 16 juillet 1409 Élisabeth de Goerlitz (1390-1451) duchesse engagère de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Il eut en outre deux filles illégitimes :



Mort de Jean de Bourgogne

Philippe de Saint-Pol Duc de Brabant

Philippe III le Bon héritier de Jacqueline de Bavière

Jean de Bourgogne meurt à Bruxelles le 17 avril 1427, sans enfant.

Philippe de Saint-Pol, son frère lui succède comme Duc de Brabant.

Dès 1427, Philippe III le Bon oblige Jacqueline de Bavière, dernière comtesse autonome de Hainaut, Hollande, Zélande, à le reconnaître comme héritier et à lui remettre, par étape, le comté de Hainaut et ses autres possessions.



Adrian Ier Villain Capitaine de Tenremonde

Adrian Ier Villain, Seigneur de Raasenghiem, de Liedequerque et de Saint-Jean-Steene est nommé capitaine de Tenremonde le 8 janvier 1435 à Bruxelles par Philippe III le Bon.



Mariage de Jean de Bourgogne avec Jacqueline d'Ailly

Jean de Bourgogne épouse à Amiens en 1435 Jacqueline d'Ailly, fille de Raoul d'Ailly, Vidame d'Amiens, Baron de Picquigny, et de Jacqueline de Béthune, Dame d'Englemoutiers et de Vive. Leurs enfants sont :


Pierre de Bauffremont

Mariage de Pierre de Bauffremont avec Marie de Bourgogne

Pierre de Bauffremont, sénéchal de Bourgogne, épouse par contrat du 17 septembre 1447 Marie de Bourgogne, fille illégitime de Philippe III le Bon.

Leurs enfants sont :

Un traité consécutif à ce mariage est passé à Bruxelles le 30 septembre 1448.



Testament d'Antoine Ier de Croÿ

Antoine Ier de Croÿ établit son testament à Bruxelles le 5 mars 1450.



Naissance de Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne naît au Château du Coudenberg à Bruxelles le 13 février 1457, fille de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon.

Elle est baptisée le 17 février 1457 à l'église du Coudenberg par Jean-François de Bourgogne, Évêque de Cambrai, bâtard de son grand-père Philippe III le Bon.

Elle passe quelques années au château du Quesnoy, ancienne résidence des comtes du Hainaut.



Nouvelle installation à Liège de Louis de Bourbon comme Prince-évêque

Le 20 août 1468, une rencontre a lieu à Bruxelles :

Suite à cette rencontre Louis de Bourbon est de nouveau installé à Liège comme Prince-évêque.



Ordonnances de Thionville

En 1473, pour renforcer l'influence princière sur les institutions judiciaires, Charles le Téméraire publie des lettres patentes.

Par ces ordonnances de Thionville, Charles le Téméraire crée, à Malines, le Parlement et des Chambre des Comptes centrales.


Création du Parlement à Malines

Le Parlement est une cour suprême de justice qui juge en dernier ressort (en appel) pour toutes les provinces des PaysBas, et remplace le Grand Conseil ambulatoire.


Création de Chambres des comptes centrales

Deux Chambres des comptes centrales remplacent les Chambres régionales de Bruxelles et de Lille.


Nomination des échevins au plus offrant

Sur le plan local, il influence la nomination des échevins et met hors jeu les conseils communaux. Les fonctions ne sont plus attribuées au plus compétent, mais au plus offrant. La corruption et l'arbitraire se propagent.



Naissance de Marguerite d'Autriche

Marguerite d'Autriche naît à Bruxelles le 10 janvier 1480, fille de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne.



Naissance de Charles Quint

Charles Quint Duc de Luxembourg

Charles de Habsbourg, surnommé Charles Quint, naît à Gand le 25 février 1500, fils de Philippe Ier le Beau et de Jeanne la Folle.

Charles Quint est Duc de Luxembourg.

Marguerite d'Autriche rejoint Bruxelles en 1500 pour assister au baptême de son neveu (et filleul), Charles Quint.

Jusqu'en 1517, Charles Quint est élevé aux Pays-Bas bourguignons où il a pour gouverneur Guillaume de Croÿ, Seigneur de Chièvre, et est instruit par Adrien d'Utrecht, le futur pape Adrien VI.



Naissance de Marie de Habsbourg

Marie de Habsbourg ou d'Autriche naît au palais du Coudenberg à Bruxelles le 15 septembre 1505, fille de Philippe Ier le Beau et de Jeanne la Folle.


Primatice

Arrivée de Primatice en France

En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François Ier, à qui il présente les modèles de son maître pour la Tenture de Scipion l'Africain.

François Ier envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l'échelle définitive.

La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois.


Christine de Danemark - Portrait tiré du Recueil d'Arras

Mariage de François Ier de Lorraine avec Christine de Danemark

Afin de conserver la l'équilibre entre le France et l'Empire et pour permettre au duc de Lorraine de poursuivre sa politique de neutralité, François Ier de Lorraine épouse une nièce de Charles Quint.

Christine de Danemark est veuve de François-Marie II Sforza.

François Ier de Lorraine épouse à Bruxelles le 10 juillet 1541 Christine de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Guillaume Ier d'Orange-Nassau Prince d'Orange

Guillaume Ier d'Orange-Nassau Comte de Nassau

Guillaume Ier d'Orange-Nassau hérite des possessions de René de Chalon, son oncle. Le château de Montfort et la principauté d'Orange passe en 1544 à la maison de Nassau.

Guillaume Ier d'Orange-Nassau devient Prince d'Orange, Comte de Nassau.

Le 22 août 1544, Guillaume Ier d'Orange-Nassau quitte Dillenburg pour Bruxelles.

Il fait son éducation à la cour de Bruxelles.



Mort de Philippe II de Croÿ

Philippe II de Croÿ meurt à Bruxelles en avril 1549.

Il est inhumé à Avesnes.



Mariage de Nicolas de Lorraine avec Marguerite d'Egmont

Nicolas de Lorraine épouse à Bruxelles le 1er mai 1549 Marguerite d'Egmont. Leurs enfants sont :



François de Scépeaux au conseil d'Henri II de France

Catherine de Médicis régente du Royaume de France

Soumission de Metz

Prise de Toul

Protectorat de la France sur Nancy et Verdun

Nicolas de Lorraine Régent des duchés de Lorraine et de Bar

François de Scépeaux est appelé au conseil d'Henri II de France en 1552.

François de Scépeaux suggère de mettre un terme aux invasions des armées de Charles Quint en s'emparant des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun.

L'empereur vous fait la guerre en sous-main, dit-il au roi, il faudrait la lui déclarer ouvertement. Ainsi emparez-vous desdites cités, puisqu'il vous en offre l'occasion.

Henri II de France souhaite imposer sa protection aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires du duché de Lorraine sous le prétexte, incongru pour l'époque, que leurs habitants étaient de langue romane.

La campagne est soigneusement préparée sur le plan diplomatique.

La campagne est, menée avec une armée de quelque 35 000 hommes, loin des armées de 10 000 soldats du début des guerres d'Italie.

Elle est menée sous le commandement de François Ier de Lorraine-Guise, protégé du clan de Diane de Poitiers.

Gaspard de Saulx est placé à la tête de l'armée chargée d'envahir les Trois-Évêchés.

Jacques d'Albon et Robert IV de La Marck participe à cette campagne.

S'y rendant, Henri II de France confie la régence du pays à Catherine de Médicis.

Honorat II de Savoie accompagna Henri II de France dans ce voyage.

Le 2 avril 1552, Henri II de France arrive sur Toul.

Devant l'imposante armée française, les clés de la ville de Metz sont remises au Roi le 10 avril 1552.

Le 13 avril 1552, Henri II de France prend la ville de Toul qui n'offre aucune résistance.

D'autres villes importantes vont être placées sous le protectorat de la France comme Nancy ou Verdun.

Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, Henri II de France destitue arbitrairement Christine de Danemark, la régente.

Il nomme régent des duchés de Lorraine et de Bar le francophile Nicolas de Lorraine et, d'autorité, emmène le jeune duc Charles III de Lorraine, âgé de 9 ans, terminer sa formation à Paris afin de le soustraire à l'influence de la duchesse-douairière.

Christine de Danemark se retire dans sa terre de Blâmont, qu'elle a reçu en douaire, puis à Bruxelles et en Bavière.

Henri II de France s'avance jusqu'à Strasbourg, ville pourtant germanophone, à la frontière d'Allemagne.

Jacques II de Goyon fait ses premières armes durant cette conquête.

Robert IV de La Marck reprend possession des places de son duché de Bouillon, 30 ans après l'usurpation de Charles Quint.


Henri II de France remet sa propre écharpe de l'Ordre de Saint-Michel à Gaspard de Saulx - Peinture de Nicolas Guy Brenet - Musée de Versailles

Marche sur Bruxelles

Prise de Dinant

Bataille de Renty

En juin 1554, Anne de Montmorency reprend le projet avorté d'une marche sur Bruxelles, il dispose de 40 000 fantassins et de 1 200 cavaliers.

Gaspard II de Coligny prend Dinant, mais le connétable, vieilli et irrésolu se replie devant l'armée impérial vers Cambrai, Calais, Boulogne et enfin Renty, petit village doté d'un solide château aux mains des troupes impériales.

De part et d'autre, les effectifs sont importants : plus de 30 000 hommes.

Coté Français, les meilleurs chefs de guerre sont présents :

Albert de Gondi sert lors de cette bataille.

Charles de Bourbon-Montpensier et François Gouffier participe à cette bataille.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Claude de La Châtre prend part à cette bataille dans la cornette d'Henri Ier de Montmorency.

À midi le 13 août 1554, l'artillerie Française commence à tirer contre le château de Renty.

L'avant-garde impériale, au nombre de 12 000 hommes, attaque.

Le connétable Anne de Montmorency fait mettre ses troupes en bataille, au pied de la colline dominant Renty.

Les gens de pied, rangés en 3 bataillons carrés, sont encadrés par les gens d'armes.

En avant de cette infanterie, du coté des positions de François Ier de Lorraine-Guise, se trouvaient les chevau-légers de Claude II de Lorraine.

Un furieux combat s'engage, où meurent de nombreux gentilshommes français.

La cavalerie des seigneurs de Guise, de Gaspard de Saulx, de François II de Clèves et de Claude II de Lorraine repousse les soldats impériaux dans la ville de Bois-Guillaume, sans pouvoir eux-mêmes y pénétrer.

Il faut à tout prix les en déloger, car qui tient Bois-Guillaume emportera la victoire.

Devant le péril, l'Amiral Gaspard II de Coligny met pied à terre, et, prenant avec lui un bon millier de soldats parmi les meilleurs, entre dans le bois, pique au poing.

Là, ils se battent avec acharnement, infligeant de lourdes pertes à leurs ennemis, les passants par le fil de leurs épées. Ils s'emparent des pistolets de l'Empereur, sorte de gros canons sur 4 roues.

Gens d'armes et chevau-légers poursuivirent la victoire, et le connétable Anne de Montmorency peut placer son artillerie dans le bois.

Malgré cette victoire incontestable, faute de munitions, le siège du château est levé le 15 août 1554 et l'armée se retire à Compiègne.

Après l'action, Henri II de France ôte de son col le collier de l'ordre du Saint Esprit, et le met à celui de Gaspard de Saulx, en l'embrassant, et accompagnant cette grâce des plus grands éloges sur ses services qu'il lui a rendus dans cette journée.

Pendant ce temps, Maurice de Saxe se dirige vers Innsbruck où réside Charles Quint.

L'empereur s'enfuit de peur d'être fait prisonnier des français.


Philippe II d'Espagne Ferdinand Ier de Habsbourg Table de Ferdinand Ier de Habsbourg à Francfort en 1558

Abdication de Charles Quint

Retraite de Charles Quint

Philippe II d'Espagne Roi d'Espagne

Philippe II d'Espagne Comte de Bourgogne et de Charolais

Ferdinand Ier de Habsbourg Empereur germanique

En 1556, affaibli par la vieillesse, malade de la goutte, aigri par les revers, Charles Quint abdique de ses différentes fonctions et partage son empire.

Philippe II d'Espagne est couronné Roi d'Espagne le 16 janvier 1556 à Bruxelles. Il devient également Comte de Bourgogne et de Charolais.

Personnage intransigeant et fervent défenseur du catholicisme, partout où il allait, sa gravité, son inflexibilité et sa prédilection pour son entourage espagnol (notamment le duc d'Albe) lui attire l'aversion durable de ses sujets.

Ferdinand Ier de Habsbourg, frère cadet de Charles Quint, lui succède dans ses possessions autrichiennes et comme empereur germanique en 1556. Il est à l'origine de la branche des Habsbourg d'Autriche dits aussi Habsbourg de Vienne.

Le pape Paul IV refuse de le reconnaître pour chef de l'empire, par la raison que le consentement du Saint-Siège n'était intervenu ni à son élection ni à l'abdication de Charles Quint : Ferdinand nie la nécessité de ce consentement, et depuis, les empereurs cessent de demander la confirmation du pape.

Charles Quint se retire en 1556 dans son palais monastère résidentiel de Yuste près de Madrid en Espagne.

Éprouvée par toutes ses années de gouvernance et sa santé fragile, Marie de Habsbourg suit son frère dans sa retraite en Espagne avec leur sœur Éléonore d'Autriche.

Charles Quint se retire dans l'abbaye d'Yuste, en Estrémadure.



Rapprochement entre l'empire et le duché de Parme

Henri II de France écrit à Octave Farnèse qu'il veut élever son petit fils Alexandre Farnèse et qu'il lui envoie le collier de l'Ordre de Saint-Michel. Mais les rapports entre Parme et la France se dégradent toujours plus.

L'empereur, sentant sa mort venir, recommande Marguerite de Parme à son demi frère Philippe II d'Espagne qui développe une politique de rapprochement avec le duché de Parme.

Le 15 septembre 1556 Octave Farnèse, après la restitution de presque toutes les villes occupées par son père Pierre Louis Farnèse, se met sous la protection de Philippe II d'Espagne reniant la France et envoyant son fils Alexandre Farnèse à la cour d'Espagne.

Parmi les clauses du traité :

En 1556 Marguerite de Parme en personne accompagne Alexandre Farnèse à Bruxelles où se trouve Philippe II d'Espagne.

Les rapports entre l'Espagne et le Saint Siège se détériorent. Le pape envoie un émissaire en France pour la convaincre de faire la guerre à l'Espagne.

Cette guerre est désastreuse pour les français et elle consolide les frontières espagnoles.

À la suite de cette guerre, Octave Farnèse reçoit la Toison d'Or et le titre de capitaine général de guerre espagnol.



Mort de Ferdinand Ier Gonzague

César Gonzague Comte de Guastalla

Ferdinand Ier Gonzague meurt à Bruxelles le 15 novembre 1557 des suites d'une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

César Gonzague, son fils, lui succède et devient Comte de Guastalla.


Mort d'Henri II de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber. Furieux, Henri II veut un deuxième affrontement. Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer. Mais Henri II déterminé, ne change pas de position. La lance de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi. Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi. Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi. Le duc de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arriva le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un Roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte. Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.



Mariage de Philibert de Rye avec Claudine de Tournon-Roussillon

Philibert de Rye épouse en 1564 Claudine de Tournon-Roussillon (1540-1600), fille de Just II de Tournon-Roussillon (mort en 1563), comte de Roussillon, et de Claudine de La Tour d'Auvergne (morte en 1591). Leurs enfants sont :


Marie de Portugal – par Antonio Moro

Mariage d'Alexandre Farnèse avec Marie de Portugal

Dans le cadre de la politique menée par Philippe II d'Espagne et par Octave Farnèse, Alexandre Farnèse épouse à Bruxelles le 11 novembre 1565 Marie de Portugal, fille d'Édouard de Portugal, Duc de Guimarães Leurs enfants sont :

Le mariage est célébré auprès de la cour de Philippe II d'Espagne.

Les fêtes sont tellement somptueuses que les dépenses, toutes à charge de l'empereur, semblent excessives même à Octave Farnèse.



Ferdinand Alvare de Tolède Régent des Pays-Bas

Création du Conseil des troubles

Lamoral d'Egmont et Philippe II de Montmorency-Nivelle Prisonniers

Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau Prisonnier

En 1567, les désaccords avec son frère conduisent Marguerite de Parme à demander la fin de sa charge.

Elle est remplacée par Ferdinand Alvare de Tolède.

Alors qu'il fait route vers les provinces des Pays-Bas, Guillaume Ier d'Orange-Nassau s'échappe de Bruxelles et conseille à Lamoral d'Egmont et à Philippe II de Montmorency-Nivelle de faire de même, mais ils ne le font pas.

Ferdinand Alvare de Tolède fait son entrée dans Bruxelles à la tête de l'armée espagnole le 8 août 1567.

Ferdinand Alvare de Tolède s'illustre par la cruauté de sa politique répressive.

Il établit, sous le titre de Conseil des troubles, un tribunal qui déploie tant de rigueur qu'on ne l'appela que le Conseil de sang.

Il prononcera 8000 condamnations à mort.

Ferdinand Alvare de Tolède fait arrêter Lamoral d'Egmont, Comte d'Egmont, et Philippe II de Montmorency-Nivelle, Comte d'Hornes.

En 1567, Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau, âgé de 13 ans, est pris en otage à l'Université de Louvain par Ferdinand Alvare de Tolède et est envoyé en Espagne pour conclure ses études.

Demeuré catholique, il est tenu à l'écart de la rébellion et demeure fidèle à la couronne d'Espagne.

Il poursuit ses études à l'université d'Alcalá de Henares.


Bataille de Heiligerlee Statue du Comte d'Egmont et du Comte de Hornes dans le Petit-Sablon à Bruxelles

Guerre de Quatre-vingts Ans

Bataille de Heiligerlee

Mort de Lamoral d'Egmont Comte d'Egmont

Mort de Philippe II de Montmorency-Nivelle Comte d'Altena et de Hornes, Seigneur de Hachicourt, de Wimy, de Farbus, du Bosquet, d'Escarpel, de Sauchy-le-Caucher

Bataille de Jemmingen

Les troupes Guillaume Ier d'Orange-Nassau, commandées par Louis de Nassau-Dillenbourg, remportent l'escarmouche d'Heiligerlee le 23 mai 1568.

Ferdinand Alvare de Tolède fait exécuter Lamoral d'Egmont et Philippe II de Montmorency-Nivelle, accusés de rébellion, bien qu'ils ne soient pas protestants.

Ils sont décapités sur la Grand Place à Bruxelles le 5 juin 1568.

Lamoral d'Egmont est inhumé le lendemain de son exécution à Zottegem, dans la propriété de sa femme, dans une crypte où tous deux reposent entourés de leurs onze enfants.

Ces excès décident les Flamands à combattre pour une sécession définitive.

La révolte contre la monarchie espagnole des Provinces du Nord (les Pays-Bas actuels), qui leur permit d'accéder à l'indépendance, est appelée guerre de Quatre-vingts Ans.

Elle durera jusqu'en 1648.

Ferdinand Alvare de Tolède remporte une grande victoire sur les insurgés commandés par Guillaume Ier d'Orange-Nassau à la bataille de Jemmingen en 1568.



Pacification de Gand

Les États Généraux ayant pris l'initiative de se réunir et de proclamer la "Pacification de Gand", cet acte est ratifié par le nouveau gouverneur mais rapidement remis en cause par le noyau dur des orangistes qui prennent alors le nom de "Patriots".

Un traité de paix et d'amitié est signé entre les États généraux siégeant à Bruxelles, Guillaume Ier d'Orange-Nassau et les provinces de Hollande et de Zélande.

Don Juan d'Autriche tente de rétablir le calme mis à mal par ses prédécesseurs.



Bataille de Gembloux

Don Juan d'Autriche bat l'armée des États généraux à Gembloux près de Bruxelles le 31 août 1578.



Naissance d'Ernst von Mansfeld

Peter Ernst II von Mansfeld ou Ernst von Mansfeld naît vers 1580, fils illégitime de Peter Ernst Ier von Mansfeld, Gouverneur de Luxembourg et de Bruxelles.

Il passe sa jeunesse dans le palais de son père à Luxembourg et est élevé dans la foi catholique.


Ernest de Habsbourg - école allemande - en 1590

Ernest de Habsbourg Gouverneur des Pays-Bas espagnols

En 1594, Ernest de Habsbourg devient Gouverneur des Pays-Bas espagnols à Bruxelles.


Pedro Enriquez de Acevedo

Mort d'Ernest de Habsbourg

Pedro Enriquez de Acevedo Gouverneur des Pays-Bas

Albert VII de Habsbourg Gouverneur des Pays-Bas

Ernest de Habsbourg meurt à Bruxelles le 20 février ou le 21 mars 1595.

Matthias Ier de Habsbourg, son frère, reprend le titre de gouverneur de Hongrie.

Les Pays-Bas sont alors en pleine révolte, soutenus par la France et l'Angleterre.

Pedro Enriquez de Acevedo devient éphémère gouverneur des Pays-Bas espagnols.

Sa sévérité excessive persuade Philippe II d'Espagne de le remplacer par Albert VII de Habsbourg.

Philippe III de Croÿ préfère se retirer à Venise.



Exil de Charles Ier d'Aumale à Bruxelles

Charles Ier d'Aumale s'exile à Bruxelles alors capitale des Pays-Bas espagnols. Son exil durera presque 40 ans.

Le Parlement de Paris condamne Charles Ier d'Aumale pour crime de lèse-majesté le 6 juillet 1595. Il est condamné à mort et ses biens sont saisis.

Il est écartelé en effigie et le château d'Anet doit être rasé à fleur de terre et les bois voisins abattus à hauteur de ceinture.

Heureusement, Henri IV de France, dans un esprit d'apaisement, ne fait pas exécuter cette clause de l'arrêt.

Charles Ier d'Aumale est le seul membre de la famille des Guise à avoir obstinément refusé de se soumettre au roi.


Siège d'Ostende par les Espagnols

Siège d'Ostende

Albert VII de Habsbourg et Isabelle Claire Eugénie d'Espagne tente de consolider par la force l'autorité habsbourgeoise sur les Pays-Bas car le pays est déchiré par une guerre civile.

De 1601 à 1604 les Espagnols, sous le commandement d'Ambrogio Spinola, assiègent Ostende. Les Gueux sont contraints de rendre la ville complètement ruinée.

La paix établie, le couple, profondément catholique, va réformer la justice, développer l'économie, en suscitant des travaux d'intérêt public tels que l'assèchement des marécages à la frontière de l'actuelle Flandre orientale et de la France.

Ils installent leur cour à Bruxelles et s'entourent d'artistes comme Rubens ou Jan Brueghel.



Charles de L'Aubespine Ambassadeur extraordinaire en Hollande et à Bruxelles

En 1604, Henri IV de France envoie Charles de L'Aubespine comme ambassadeur extraordinaire en Hollande et à Bruxelles.



Prise d'Ostende

Ambrogio Spinola se rend en Espagne pour trouver les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre. Ambrogio Spinola insiste pour avoir le haut commandement en Flandre.

En avril 1604, Ambrogio Spinola est de retour à Bruxelles. Il se fait une réputation par le nombre de places qu'il assiège, malgré les efforts de Maurice d'Orange-Nassau pour les sauver.

Ostende, en ruines, tombe entre aux mains d'Ambrogio Spinola le 22 septembre 1604.

L'archiduc Albert et l'infante Claire Eugénie, fille de Philippe II d'Espagne, qui gouvernent la Flandre pour le compte de la monarchie espagnole et ont mis leurs espoirs dans la prise d'Ostende, sont enchantés de son succès.


Charlotte-Marguerite de Montmorency

Henri IV de France séduit par Charlotte-Marguerite de Montmorency

Mariage d'Henri II de Bourbon-Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency

En 1609, Charlotte-Marguerite de Montmorency entre au service de Marie de Médicis.

C'est en répétant un ballet qu'elle séduit le vieux Roi Henri IV de France. Il fait rompre les fiançailles de Charlotte-Marguerite de Montmorency avec le marquis de Bassompierre.

Escomptant la complaisance d'Henri II de Bourbon-Condé, réputé aimer les hommes, Henri IV de France le marie à sa propre maîtresse. Le contrat de mariage est signé le 2 mars 1609 au Louvre.

Henri II de Bourbon-Condé épouse à Chantilly le 17 mai 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency. Leurs enfants sont :

Henri IV de France se met à courtiser la jeune princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l'emmenant en province. Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d'approcher sa belle.

Henri II de Bourbon-Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l'Espagne, grande ennemie de la France, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.



Affaire d'Escoman

François Ravaillac est originaire d'Angoulême où il s'est fait connaître des services de police dont Jean-Louis de Nogaret est responsable.

Jean-Louis de Nogaret l'aurait rencontré et lui aurait confié plusieurs missions à Paris. François Ravaillac a toujours clamé avoir agi seul.

Jacqueline d'Escoman est Dame de compagnie d'Henriette de Balzac d'Entragues, Marquise de Verneuil, ancienne maîtresse d'Henri IV de France.

En janvier 1611, Jacqueline d'Escoman accuse Henriette de Balzac d'Entragues, sa maitresse, d'avoir organisé l'assassinat d'Henri IV de France.

La conspiration à laquelle auraient participé Marie de Médicis et Jean-Louis de Nogaret, aurait été menée pour le compte de l'Espagne.

Un procès présidé par Achille Ier de Harlay entend les témoins, y compris Henriette de Balzac d'Entragues et Jean-Louis de Nogaret.

L'arrêté pris par le tribunal décide du seul maintien en détention de Jacqueline d'Escoman.

Compte tenu de la qualité des personnes mentionnées, l'enquête est suspendue.

Quinze jours après l'arrêté, Achille Ier de Harlay résigne sa charge le 29 mars 1611 et prend sa retraite.

Le 30 juillet 1611, son successeur condamne Jacqueline Escoman à la prison à vie pour calomnie.

Parallèlement, les archives diplomatiques des gouvernements de Bruxelles, Madrid et Vienne, contacts habituels des comploteurs contre le roi, sont nettoyées, comme le constatera plus tard le diplomate Philippe Erlanger.



Naissance de Catherine Fébronie

Eleonora Catharina Febronis ou Catherine Fébronie de Wassenaar de Berg naît à Bruxelles le 6 mai 1613, fille de Frédéric (1559-1618), Comte de Berg-s'Heerenberg et de Françoise de Ravenel (1583-1629).


Maurice d'Orange-Nassau - par Michiel Jansz van Mierevelt Maurice d'Orange-Nassau - par Michiel Jansz van Mierevelt

Mort de Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau

Maurice d'Orange-Nassau Prince d'Orange

Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau meurt à Bruxelles le 20 février 1618.

Maurice d'Orange-Nassau, son frère, devient Prince d'Orange.



Duel de François de Montmorency-Bouteville avec le Baron de la Frette

Exil de François de Montmorency-Bouteville

Duel de François de Montmorency-Bouteville avec François d'Harcourt

Mort de François de Montmorency-Bouteville

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas le premier ministre, le Cardinal de Richelieu, mais ne se mêle pas aux intrigues qui empoisonnent la vie de la Cour.

François de Montmorency-Bouteville blesse le Baron de la Frette lors d'un duel en 1627.

François de Montmorency-Bouteville s'enfuit à Bruxelles pour échapper à la colère de Louis XIII. Malgré l'intercession de plusieurs personnes, dont l'archiduchesse gouvernante des Pays-Bas, Louis XIII ne veut pas lui pardonner.

Furieux, François de Montmorency-Bouteville jure d'aller se battre en plein jour en plein Paris.

François de Montmorency-Bouteville défit l'édit royal le 12 mai 1627, place Royale à Paris.

Il est provoqué en duel par Guy ou François d'Harcourt, Duc d'Elbeuf et Marquis de Beuvron qui veut venger son parent de Jacques de Thorigny.

Se battent également entre eux, à l'épée et au poignard leurs seconds :

ainsi que leurs écuyers respectifs

Henri de Clermont-d'Amboise est le fils de Charles de Clermont d'Amboise, Marquis de Renel (mort en 1621 en duel) et de Jeanne de Montluc.

Le combat cesse dès que Henri de Clermont-d'Amboise est touché à mort par François de Rosmadec.

François d'Harcourt, peut se réfugier en Angleterre.

François de Montmorency-Bouteville est arrêté pendant sa fuite.

Avec un courage politique certain, le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que les duels provoquent chez les jeunes nobles…

Le Parlement de Paris, statuant pénalement le 21 juin 1627, prononce contre eux la sentence de mort par décapitation (réservée aux condamnés appartenant à la noblesse française).

Malgré les demandes de grâce faites par divers membres de la haute noblesse, Louis XIII demeure inflexible, déclarant : Leur perte m'est aussi sensible qu'à vous, mais ma conscience me défend de leur pardonner.

Le jour même, dans une séance du Conseil, le cardinal de Richelieu, s'adressant au roi, résuma la situation dans la célèbre alternative suivante : Sire, il est question de couper la gorge aux duels, ou bien de couper la gorge aux lois de Votre Majesté.

Charlotte-Marguerite de Montmorency tente d'intercéder en faveur de son cousin.

François de Montmorency-Bouteville et François de Rosmadec sont décapités, en place de Grève, sur ordre de Richelieu, le 22 juin 1627.



Mort de Charles Ier d'Aumale

Charles Ier d'Aumale meurt à Bruxelles en 1631.



Exil de Marie de Médicis à Bruxelles

Du château de Compiègne, Marie de Médicis réussit à s'enfuir à Bruxelles en 1631, où elle compte plaider sa cause. Réfugiée auprès des ennemis de la France, Marie de Médicis est privée de son statut de reine de France, et donc de ses pensions.

Pendant plusieurs années, elle voyagera auprès des cours européennes, en Angleterre puis en Allemagne, sans jamais pouvoir rentrer en France.



Mort d'Isabelle Claire Eugénie d'Espagne

Isabelle Claire Eugénie d'Espagne meurt à Bruxelles le 1er décembre 1633.



Mariage d'Antoine de Laage avec Marguerite-Philippe du Cambout

Antoine de Laage Duc de Puylaurens et Pair de Puylaurens

Antoine de Laage, Seigneur de Puylaurens, épouse le 28 novembre 1634 Marguerite-Philippe du Cambout.

Richelieu est cousin germain de Charles de Cambout, père de Marguerite-Philippe du Cambout.

Ce mariage est une combinaison politique de Richelieu pour attirer en France Gaston de France et son favori Antoine de Laage et de lui faire cesser son exil à Bruxelles.

Ce mariage sert en apparence à Antoine de Laage à garantie sa sécurité. En entrant dans la famille de Richelieu, Antoine de Laage est crée Duc de Puylaurens et Pair.

Ce mariage ne dure qu'un peu plus de deux mois.



Mariage de Charles IV de Lorraine avec Béatrix de Cusance

Charles IV de Lorraine épouse le 9 avril 1637 Béatrix de Cusance.

Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand d'Autriche

Ferdinand d'Autriche meurt à Bruxelles le 9 novembre 1641.



Séparation d'Henri II de Guise et de Anne-Marie de Gonzague

Mariage d'Henri II de Guise avec Honorine de Glymes de Berghe

Henri II de Guise et Anne-Marie de Gonzague se séparent en 1641.

Henri II de Guise épouse à la paroisse des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles le 11 ou le 16 novembre 1641 Honorine de Glymes de Berghe.



Charles IV de Lorraine Prisonnier

Ralliement à la France de Nicolas II François de Vaudémont

Charles IV de Lorraine perd sa crédibilité en cherchant à négocier à la fois avec Mazarin et les princes frondeurs. L'Espagne lui reproche d'être la cause de l'échec.

Charles IV de Lorraine est arrêté par les troupes du roi d'Espagne à Bruxelles le 25 janvier 1654 et transféré à l'Alcazar de Tolède.

Nicolas II François de Vaudémont prend le commandement de l'armée lorraine.

Devant le refus espagnol de libérer Charles IV de Lorraine, Nicolas II François de Vaudémont se rallie à la France.



Publication des mémoires de François VI de La Rochefoucauld

En 1662 La Rochefoucauld rencontre Marie-Madeleine de la Fayette. C'est le début d'une grande amitié, à laquelle on a longtemps attribué l'écriture à deux mains de La Princesse de Clèves.

François VI de La Rochefoucauld fréquente des épicuriens, des philosophes, des gens du monde, des lettrés ou des ecclésiastiques, dans les salons :

Des influences très variées se rencontrent ainsi dans ces salons, où l'on cultive l'idéal de l'honnête homme, l'intérêt pour la psychologie, et la curiosité à l'égard des différents courants de pensée en vogue.

Les Mémoires de François VI de La Rochefoucauld sont publiés à Bruxelles en 1662. Consacrés notamment à la régence d'Anne d'Autriche, elles fournissent un témoignage sur les années 1624-1659.

La publication de ces mémoires par les Elzeviers cause du trouble dans le petit monde des salons.

Beaucoup de ses amis sont profondément blessés et il se hâte d'en nier l'authenticité.



Première partie de la guerre de Dévolution

La guerre de Dévolution qui dure de 1667 à 1668, est déclenchée à la suite de la mort de Philippe IV d'Espagne. C'est la première guerre de Louis XIV.

Suite au mariage entre Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée de Philippe IV d'Espagne, la dot de 500 000 écus n'a pas été payée.

En vertu du droit de dévolution, coutume ancestrale originaire du Brabant, Louis XIV réclame sur les possessions d'Espagne Mons, le Luxembourg, Anvers, Cambrai, le Brabant, Malines, Namur, la Franche-Comté, la Haute-Gueldre et le Limbourg,.

La première partie de la guerre de Dévolution se déroule dans les Pays-Bas espagnols de mai 1667 à août 1667.

Dès mars-avril 1667 Louis XIV débute ses préparatifs militaires en ne les cachant que pour la forme.

Le marquis de Castel-Rodriguo, alerte en vain Madrid sur les intentions du jeune roi quant à la province qu'il gouverne.

En mai 1667 Louis XIV fait parvenir au souverain d'Espagne le Traité des droits de la Reine Très-Chrétienne, sa femme Marie-Thérèse d'Autriche dans lequel il réclame pratiquement tous les Pays-Bas espagnols, un tiers de la Franche-Comté et la moitié du Luxembourg.

Louis XIV prend la tête de l'armée, secondé par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Peu après Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se voit confier le commandement de l'armée d'invasion, sous la direction de Louis XIV qui quitte Saint-Germain-en-Laye. L'objectif est de marcher sur Bruxelles.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville se trouvent sans affectation.

Bernardin Gigault commande plusieurs détachements et est nommé gouverneur du pays d'entre-Sambre-et-Meuse, blessé alors à 8 reprises lors de sièges ou de combats.


Louis XIV visitant une tranchée pendant la guerre de Dévolution

Prise Binche

Prise d'Ath

Prise de Charleroi

Siège de Tournai

Siège de Douai

Déclaration de guerre de l'Espagne à la France

Siège de Lille

Prise d'Alost

Rattachement de la Flandre à la France

Charles-Paris d'Orléans accompagne Louis XIV à la campagne de Flandre.

Louis XIV prend Binche et Ath.

Louis Victor de Rochechouart se distingue au siège d'Ath.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège d'Ath.

En juin 1667 après l'abandon de Charleroi par le gouverneur Castel-Rodriguo, celle-ci est prise par les Français.

Victor-Maurice de Broglie participe à ce siège.

Le roi veut alors s'emparer de Bruxelles alors qu'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon préfère que ses troupes s'aguerrissent en assiégeant les principales villes flamandes.

Antoine d'Aumont de Rochebaron rejoint Louis XIV durant le siège de Tournai qui tombe le 25 juin 1667.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Tournai.

Louis Ier de Rohan-Chabot participe, Nicolas Auguste de La Baume et Victor-Maurice de Broglie, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Douai est assiégée et tombe en juillet 1667.

Louis Ier de Rohan-Chabot, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue à ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume commence à être remarqué à ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Douai,

Un mois après le début de la campagne, la régente d'Espagne déclare la guerre à la France.

Louis XIV s'empare Audenarde.

Nicolas Auguste de La Baume participe au siège d'Audenarde.

Après 15 jours de siège, Lille capitule le 17 août 1667.

Jean-François de La Baume Le Blanc prend part à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume, Louis Ier de Rohan-Chabot, François VI de La Rochefoucauld, Claude de Choiseul et Victor-Maurice de Broglie y participent.

François VI de La Rochefoucauld met un terme à sa carrière militaire.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin commande les troupes espagnoles au nord de la France.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est battu par le François de Blanchefort de Créquy.

Henri Goyon de Matignon se distingue lors de cette bataille.

Alost près de Bruxelles donne sa reddition à fin août 1667.

La Flandre, possession espagnole, est devenue française.

La campagne en Flandre se termine, la cour revient à Paris.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin se retire ensuite au château de Modave.

Il dépense toute sa fortune à sa restauration, qui durera 15 ans.


Exécution de Louis de Rohan-Guémené

Complot de Louis de Rohan-Guémené et Gilles du Hamel de Latréaumont

Mort de Gilles du Hamel de Latréaumont

Louis de Rohan-Guémené Prisonnier

Mort de Louis de Rohan-Guémené

Mort de Franciscus van den Enden

Franciscus van den Enden, philosophe, ouvre à Paris une école de latin, située à Picpus dans les faubourgs de Paris.

Il reçoit les visites du janséniste Antoine Arnauld et de Gottfried Wilhelm von Leibniz.

Franciscus van den Enden abrite des réunions destinées à préparer un soulèvement prôné par Gilles du Hamel de Latréaumont.

La direction de ce soulèvement est confiée à Louis de Rohan-Guémené qui est criblé de dettes.

Ils veulent livrer la ville de Quillebœuf aux Néerlandais et créer une république normande indépendante.

Ils veulent renverser Louis XIV, voire l'assassiner, en enlevant le dauphin qui aurait été gardé comme otage.

Les conjurés sollicitent l'appui du Comte de Monterrey, gouverneur espagnol à Bruxelles, par l'intermédiaire de Franciscus van den Enden.

Franciscus van den Enden héberge Jean Charles du Cauzé de Nazelle, un jeune mousquetaire du Roi.

Jean Charles du Cauzé de Nazelle s'étonne des visites de Louis de Rohan-Guémené dans cette pension de famille.

Jean Charles du Cauzé de Nazelle prévient Louvois le 31 aout 1674.

Franciscus van den Enden est compromis, puisqu'il rédige la constitution du gouvernement républicain qui aurait succédé au roi et qu'il entretient les liens avec les Néerlandais.

Louis de Rohan-Guémené est arrêté le 11 septembre 1674 à la sortie de la messe du Roi au château de Versailles par les services de Gabriel Nicolas de la Reynie en la personne d'Henri-Albert de Cossé-Brissac, major des gardes,

Le 17 septembre 1674, en revenant d'une mission auprès du Comte de Monterrey, Franciscus Van den Enden apprend l'arrestation de Louis de Rohan-Guémené.

Gilles du Hamel de Latréaumont est tué par Henri-Albert de Cossé-Brissac, son camarade de régiment, en ripostant lors de son arrestation à l'hôtel des Uniques, à Rouen.

Louis de Rohan-Guémené, incarcéré à la Bastille, est condamné pour crime de lèse-majesté.

Contrairement à ses comparses, Louis de Rohan-Guémené n'est pas soumis à la question,

Louis de Rohan-Guémené meurt rue Saint-Antoine devant l'entrée de la Bastille à Paris près de son hôtel particulier : l'Hôtel de Rohan-Guémené le 27 novembre 1674 décapité.

Le chevalier des Préaux, neveu de la Truaumont, et la Marquise de Villars : les autres conjurés, tous nobles, sont décapités.

Van den Enden tente de fuir mais les autorités françaises le rattrapent et le conduisent à la Bastille.

Le vieux philosophe est interrogé et torturé à plusieurs reprises.

Dans ses interrogatoires, il expose non sans fierté ses idées sur la république démocratique dont il prônait l'instauration.

Franciscus van den Enden, roturier, meurt le 27 novembre 1674 pendu dans la cour de la Bastille.

Les biens de Louis de Rohan-Guémené sont confisqués.



Disgrâce d'Olympe Mancini

Compromise, comme beaucoup de dames de la cour, dans l'affaire des poisons, Olympe Mancini clame son innocence mais elle est contrainte de s'exiler.

Le 23 janvier 1680, Elle est priée de quitter Versailles et le territoire français sur le champ.

Olympe Mancini s'installe alors à Bruxelles dans une maison construite par Eugène-François de Savoie-Carignan, son fils, dans l'actuelle rue de Flandre, connue des Bruxellois sous le nom de Maison de la Bellone.

Olympe Mancini parcourt l'Europe, rejoignant Marie Mancini et Hortense Mancini, 2 de ses sœurs, en Espagne, puis chaque année en Angleterre, revenant régulièrement à Bruxelles.

À Bruxelles, Olympe porte sur les fonts baptismaux un fils du musicien Pietro Antonio Fiocco et une fille d'Henry Desmarest.



Mort de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Bombardement de Bruxelles

À son retour à Versailles pendant l'hiver, François-Henri de Montmorency-Bouteville tombe malade.

Il meurt le 4 janvier 1695.

François de Neufville reçoit le commandement de l'armée de François-Henri de Montmorency-Bouteville,

François de Neufville ordonne l'absurde bombardement de Bruxelles et perd la ville de Namur.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency participe au bombardement de Bruxelles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière est alors gouverneur des Pays-Bas espagnoles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière prend une part non négligeable aux travaux de reconstruction de Bruxelles, ainsi qu'à l'édification du Théâtre de la Monnaie par Gio Paolo Bombarda.



Naissance de Charles VII Albert de Bavière

Charles VII Albert de Bavière naît à Bruxelles le 6 août 1697, fils de Maximilien II Emmanuel de Bavière et de Thérèse-Cunégonde Sobieska.



Bataille de Ramillies

En 1706, la France tente de réduire la Hollande et de retirer ainsi aux Anglais un appui sur le continent. L'armée des coalisés anglo-autrichiens pénètre dans les Pays-Bas espagnols pour en chasser les Français.

Jean Guillaume Friso de Nassau-Dietz est capitaine général et amiral des Provinces-Unies.

Il sert sous le commandement de John Churchill et est un officier compétent.

Le prestige acquis pendant cette guerre est peut-être à l'origine de son élection comme stathouder dans les 5 provinces qu'il ne gouvernait pas encore.

Le 23 mai 1706, jour de la Pentecôte, les deux armées, fortes chacune d'environ 60 000 hommes, se font face près de Ramillies (en Brabant wallon).

L'armée des coalisés anglo-autrichiens, commandés par John Churchill, occupe les hauteurs.

Les troupes franco-espagnoles de Louis XIV sont dirigées par François de Neufville.

Antoine V de Gramont participe à cette bataille.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette la bataille.

Louis III de Mailly-Nesle, n'étant encore que Mousquetaire, est blessé au bras. Profitant d'un repli du terrain, John Churchill déplace une partie de ses troupes pour les amener sur le flanc gauche français.

Il déclenche alors une attaque vigoureuse sur le flanc droit de son adversaire.

François de Neufville tombe dans le piège : il dégarnit son flanc gauche pour renforcer les troupes engagées contre les alliés.

C'est alors que John Churchill envoie le gros de ses troupes sur la partie du front dégarnie par son adversaire, qu'il enfonce aussitôt.

La bataille tourne rapidement à son avantage.

L'armée franco-espagnole, complètement désorganisée se replie en désordre, abandonnant près de 6 000 prisonniers.

Suite à cette défaite, Maximilien II Emmanuel de Bavière, Gouverneur des Pays-Bas espagnols est contraint d'abandonner définitivement Bruxelles et de se réfugier à Mons, puis en France.

François de Neufville doit abandonner les places des Flandres et se replier sur Lille.

Ce dernier désastre met un terme à sa carrière militaire.



Campagne de Flandres

Prise de Bruges

Prise Gand

Prise de Lessines

Bataille d'Audenarde

En 1708, Louis XIV tente de renouveler l'invasion des Flandres avec cette fois une armée beaucoup plus importante.

Les 100 000 hommes de l'armée française soit 130 bataillons d'infanterie et 216 escadrons de cavalerie sont massés près de Mons.

L'Angleterre ne peut opposer d'emblée que 90 000 Anglo-hollandais soit 112 bataillons d'infanterie et 197 escadrons de cavalerie.

Ils stationnent sur la défensive au sud de Bruxelles.

Les armées alliées d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont à Coblence, groupées sur le Rhin.

Ces deux armées sont donc disjointes.

En juin 1708, John Churchill est le généralissime des forces coalisées.

Il doit faire sa jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant les forces du Saint-Empire, avant d'affronter l'ennemi.

Les forces françaises sont dirigées:

Soutenu par Louis XIV, Jacques François Édouard Stuart participe à la campagne de Flandres de 1708 à 1709 aux côtés des petits-fils du roi.

Louis-Joseph de Vendôme préconise d'attaquer la place d'Huy, avec l'idée de forcer John Churchill à intervenir avec des forces inférieures, tandis que les ordres de Louis XIV sont d'attaquer dans les Flandres.

L'armée française fait marche vers l'est jusqu'à Braine-l'Alleud, quelques 25 km au sud de Bruxelles, menaçant la citadelle voisine de Louvain. Pour couvrir ces deux places, John Churchill dispose ses forces quelques kilomètres au sud de Louvain.

Mais l'armée française demeure dans ses retranchements pendant un mois.

Le 5 juillet 1708, l'armée française fait marche vers l'ouest. John Churchill envoie 300 hommes qui s'oppose aux Français qui s'emparant des places de Bruges et de Gand.

Pendant ce temps, Eugène-François de Savoie-Carignan progresse vers les Flandres, atteint Audenarde et opère sa jonction avec John Churchill.

Les troupes françaises tiennent à présent toute la vallée de l'Escaut, depuis Valenciennes jusqu'à la Mer du Nord.

Seule la citadelle d'Audenarde reste aux mains des coalisés.

Que cette place vienne à tomber, et les communications seraient coupées avec l'Angleterre.

John Churchill devine la tactique des Français pour s'emparer de la place d'Audenarde, à savoir progresser par la rive orientale de l'Escaut pour attaquer de flanc l'armée britannique, tout en maintenant l'essentiel des troupes en couverture sur le front principal.

L'armée française fait en effet mouvement à partir du 8 juillet 1708 vers Lessines.

Charles Armand de Gontaut-Biron, Lieutenant-général, commande l'avant-garde française.

Il a l'ordre de Louis-Joseph de Vendôme d'attaquer sans retard.

Simultanément, John Churchill amène ses troupes à marches forcées vers Lessines, dont il s'empare le 10 juillet 1708.

La bataille d'Audenarde ou Oudenarde a lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708.

Avec le seul escadron des Gendarmes Écossais, Louis III de Mailly-Nesle bat 2 escadrons ennemis.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

John Churchill ordonne à nouveau une marche forcée, pour poster 11 000 hommes sur l'autre berge de l'Escaut, à l'endroit où les Français franchissent la rivière. Il confie cette manœuvre à William Cadogan, général de cavalerie irlandais, son aide de camp.

William Cadogan parvient facilement à contenir l'ennemi sur l'autre rive, pendant que John Churchill fait franchir l'Escaut par le reste de son armée, près de 100 000 hommes.

William Cadogan ordonne à un escadron de dragons commandé par le général danois Jørgen Rantzau, d'encercler les éclaireurs de l'avant-garde française en reconnaissance sur la rive droite de l'Escaut, et de ne laisser personne s'enfuir. Ce coup de main échoue, et quelques fuyards peuvent prévenir Charles Armand de Gontaut-Biron que des troupes ennemies se massent sur la rive droite.

Charles Armand de Gontaut-Biron part se rendre compte par lui-même et se trouve décontenancé devant l'importance du dispositif anglais, à un endroit totalement inattendu. Par ailleurs, ses éclaireurs l'ont mis en garde contre l'état boueux du sol sur la berge opposée, qui limitera la mobilité de la cavalerie.

Il hésite sur le parti à prendre. Il estime qu'il ne peut exécuter l'ordre d'attaque avec seulement 7 bataillons de mercenaires suisses dont celui commis à la garde des pontons, et 20 escadrons contre 20 bataillons.

Sur ces entrefaites, Eugène-François de Savoie-Carignan franchit l'Escaut avec 20 escadrons de Prussiens et occupe quelques points clef sans rencontrer d'opposition.

Finalement, les troupes de Charles Armand de Gontaut-Biron commencent à manœuvrer lorsqu'elles sont arrêtées par la première brigade d'infanterie anglaise, menée par John Campbell, 2e duc d'Argyll, un jeune officier.

William Cadogan, sur un signal de John Churchill, attaque avec sa cavalerie les 7 bataillons de Charles Armand de Gontaut-Biron.

L'assaut anglais est mené pour l'essentiel par les escadrons de Rantzau qui compte dans ses rangs George II de Grande-Bretagne, le futur roi d'Angleterre.

L'infanterie suisse est promptement rejetée à la rivière, et les escadrons français sont détruits, lorsque l'arrivée du corps de cavalerie française contraint les Anglais à se replier.

Louis le Petit Dauphin commet à ce moment une erreur décisive en lançant une contre-attaque immédiate, contre l'avis de Louis-Joseph de Vendôme.

L'aile droite française engage donc les lignes des coalisés sur Eyne, pendant que l'aile gauche reste passivement en faction sur Huy, laissant le temps aux Anglais de se regrouper sur cette aile.

Les 28 escadrons de cavalerie couvrent ainsi le flanc droit de l'infanterie de William Cadogan, qui supporte le choc décisif vers 16 heures.

Louis le Petit Dauphin donne le signal de l'attaque des escadrons prussiens.

Malgré un combat acharné, les assaillants sont débandés.

À ce moment, Louis-Joseph de Vendôme décide de lancer une attaque au corps-à-corps avec 12 régiments d'infanterie.

Il n'y a alors plus aucune liaison entre les deux généraux :

Louis-Joseph de Vendôme demande à Louis le Petit Dauphin la permission d'engager la deuxième aile, ce qui lui est refusé, mais le courrier ne parvient pas à transmettre cette réponse. La situation empire tandis que Louis-Joseph de Vendôme attend toujours la réponse de l'état-major.

Louis-Joseph de Vendôme déploie ses troupes, menaçant d'envelopper le flanc gauche des Anglais. À l'approche des régiments du Duc d'Argyll, les lignes anglaises se déploient, mais ne parviennent pas à desserrer l'étau des Français.

John Churchill déplace à ce moment son quartier général sur le flanc gauche menacé, laissant à Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement du flanc droit, toujours attaqué par le corps d'armée principal des Français.

Tandis que son collègue subit une pression croissante, John Churchill imagine une manœuvre décisive, consistant à renforcer l'aile gauche avec 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, pour envoyer les 20 bataillons du général prussien Carl von Lottum en renfort vers les troupes du Eugène-François de Savoie-Carignan.

Puis John Churchill prépare une double manœuvre d'enveloppement. Il a sous ses ordres toute l'armée des Provinces-Unies, commandée par le Field Marshal Hendrik Overkirk, un officier aguerri.

Toutefois, ces troupes ne peuvent franchir l'Escaut sur de simples pontons en moins d'une heure.

Pour dégager les ponts de pierre d'Audenarde, John Churchill dépêche la cavalerie d'Eugène-François de Savoie-Carignan, qui lance son assaut sur l'État-major Français.

Cette attaque est repoussée par les escadrons de la Maison du Roi, et John Churchill, ne disposant plus que de ses 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, doit se limiter à contenir les assauts de la cavalerie française.

Vers 20h 30, les troupes d'Hendrik Overkirk atteignent finalement leur objectif et commencent à encercler le flanc droit des Français, en conjonction avec une attaque simultanée de John Churchill et d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Cette fois, l'assaut réussit complètement, débandant l'aile droite ennemie et faisant de nombreux prisonniers.

L'obscurité empêche le vainqueur de poursuivre les Français, et d'anéantir le reste de leur armée.

Les Français perdent dans cette bataille 15 000 hommes dont environ 8 000 prisonniers, et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes.

Près de la moitié des troupes françaises ne participe pas au combat.

Un grand nombre de fantassins et de cavaliers se tiennent en réserve sur une hauteur surplombant au nord la Norken. La cavalerie ne charge pas, principalement parce que l'idée générale prévaut que le terrain, trop boueux, est impraticable.

L'aile droite anglaise aurait probablement pu être anéantie si l'aile gauche française était intervenue.

Il semble qu'une attaque conjuguée de toutes les forces françaises :

aurait décidé d'une victoire française.

Les troupes françaises se replient sur Gand, l'état-major en proie aux déchirements internes que l'on devine. Seuls les pontons maintenus intacts par les corps de sapeurs sauvent l'armée du Roi-Soleil du désastre.



Mort d'Olympe Mancini

Olympe Mancini meurt à Bruxelles le 9 octobre 1708.



Incendie du palais du Coudenberg

Marie-Élisabeth d'Autriche assiste, impuissante, à l'incendie du palais du Coudenberg, le palais ducal de Bruxelles qui est ravagé par les flammes en 1731.


Marie-Thérèse de Habsbourg ou Marie-Thérèse au masque - l'impératrice aime aussi les fêtes et les bals

Mort de Charles VI de Habsbourg

Guerre de Succession d'Autriche

Marie-Thérèse de Habsbourg Archiduchesse d'Autriche

Marie-Thérèse de Habsbourg Reine de Hongrie

Invasion de la Silésie par la Prusse

Prise des forteresses de Glogów Brzeg et Neisse

Charles VI de Habsbourg meurt à Vienne le 20 octobre 1740.

Charles VI de Habsbourg est mélomane et musicien passionné au point d'accompagner lui même au clavecin le castrat Farinelli.

Charles VI de Habsbourg a laissé des Commentaires sur sa propre vie, qui ont été publiés à Bruxelles en 1862.

Marie-Thérèse de Habsbourg succède à son père Charles VI d'Autriche.

Par la Pragmatique Sanction, Charles VI de Habsbourg lègue à sa fille Marie-Thérèse de Habsbourg les États héréditaires de la Maison des Habsbourg :

Marie-Thérèse de Habsbourg devient Reine de Hongrie sous le nom de Marie-Thérèse Ire de Hongrie.

Malgré la Pragmatique Sanction, Marie-Thérèse de Habsbourg a du mal à faire reconnaître ses droits au trône.

D'autres princes aspirent à la remplacer sur le trône, tel :

La guerre de Succession d'Autriche durera de 1740 à 1748.

La guerre de l'oreille de Jenkins ce confond alors à cette guerre de Succession d'Autriche.

Âgée de seulement 23 ans, et en tant que femme, elle est considérée comme un chef fragile. Elle est trahie de tous côtés et par ceux-là même qui s'étaient engagés à la soutenir.

Elle est attaquée par ses voisins et parents, et doit mener sans soutien ni argent la guerre de Succession d'Autriche contre la Prusse, la Bavière, la Saxe, la France de Louis XV, le Piémont-Sardaigne et l'Espagne.

La Russie reconnait la Pragmatique Sanction et reste une alliée fidèle des Habsbourg.

Charles-Emmanuel III de Savoie prétend au Milanais. Les promesses d'une augmentation de territoire de Marie-Thérèse de Habsbourg le détachent de la France et de l'Espagne.


Bataille de Fontenoy

Siège de Tournai

Mort de Daniel de Talleyrand-Périgord Marquis de Talleyrand, Comte de Grignols et de Mauriac

Bataille de Fontenoy

Mort de Louis VII de Gramont

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, Hermann Maurice de Saxe, commande l'armée française.

Sous le couvert d'une diversion lancée vers Mons, il rabat le gros de ses troupes vers Tournai qui est totalement investie le 26 avril 1745.

Le duc de Cumberland commande l'ensemble des forces alliées : Provinces-Unies, Grande-Bretagne, Hanovre et Autriche.

Leurrés par la diversion française, les généraux alliés rassemblent dans la précipitation leurs effectifs près de Bruxelles et se mettent d'abord en route le 30 avril 1745 vers Mons avant finalement d'obliquer leur marche vers Tournai.

Prévoyant l'arrivée de l'armée alliée, Hermann Maurice de Saxe ordonne d'édifier des retranchements sur la rive droite de l'Escaut.

Dès le 8 mai 1745, le village de Fontenoy est fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry.

Daniel de Talleyrand-Périgord, Brigadier d'infanterie et colonel du régiment de Normandie; meurt le 9 mai 1745 lors du Siège de Tournai.

Le 10 mai 1745, 3 nouvelles redoutes sont érigées entre Fontenoy et Antoing.

La bataille entre les deux armées se déroule le mardi 11 mai 1745 sur la plaine de Fontenoy, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

La bataille débute dès 5 heures du matin par de violents tirs d'artillerie

Suite à de nombreux retards dans le déploiement des troupes alliées, les premières attaques ne débutent que vers 9 heures du matin. Par deux fois, les attaques menées par les régiments hollandais contre Fontenoy et Antoing sont repoussées par la puissante artillerie française et les défenseurs français.

Voulant forcer le destin, le Duc de Cumberland ordonne dès lors vers 10h30 à ses bataillons anglo-hanovriens d'attaquer entre la corne du bois de Barry et le village de Fontenoy. Malgré une canonnade meurtrière, les régiments britanniques arrivent au contact vers 11 heures avec la première ligne française.

S'avançant à la tête du 1er bataillon des Gardes britanniques, un officier, Charles Hay, veut encourager ses hommes en se moquant des Français. Sortant une petite flasque d'alcool, il boit à leur santé en se moquant d'eux. Apercevant cet insolent Britannique, un officier français, le comte d'Anterroches, croit qu'il s'agit d'une invitation à tirer. Il lui aurait répondu des mots, vraisemblablement proches du célèbre: Messieurs les Anglais, tirez les premiers! Les Français furent toutefois les premiers à tirer.

Ouvrant à leur tour de terribles feux, les troupes britanniques ne tardent pas à culbuter les premiers rangs ennemis, à ouvrir une brèche et à s'avancer dans le camp français.

Craignant que l'armée française ne soit coupée en deux, Hermann Maurice de Saxe entreprend aussitôt de lancer de sanglantes contre-attaques qui, finalement, bloquent l'avance des britanniques.

Philippe de Noailles charge la colonne anglaise à la tête d'une brigade de cavalerie.

Gaspard de Clermont-Tonnerre intervient d'une façon décisive à la tête de la cavalerie, en dirigeant une attaque fulgurante qui disloque le carré ennemi et permet de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.

Forcés de se réorganiser défensivement, les régiments anglo-hanovriens de Cumberland adoptent dès lors une position de rectangle à 3 côtés fermés.

Voyant apparaître vers 13h les premiers renforts français, menés par Ulrich Frédéric Woldemar de Lowendal, le duc de Cumberland ordonne finalement à ses troupes de se replier sur Vezon.

Au cours de ce repli, le régiment irlandais de Bulkeley parvient à s'emparer du drapeau du second bataillon des Gardes britanniques.

Louis François Armand de Vignerot du Plessis a l'idée et la direction de la manœuvre qui anéantit la colonne de Cumberland.

La bataille prend fin vers 14h.

Une heure plus tard, les derniers éléments hollandais quittent le champ de bataille.

Les forces alliées se replient au cours de la nuit vers la place d'Ath.

Louis-Ferdinand de France participe aux côtés de Louis XV à cette bataille qui est son baptême du feu et où il fit preuve de courage, recevant cependant de la bouche même du roi une belle leçon d'humanité propre à édifier le futur chef d'état :

le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire c'est de l'épargner.

Après la victoire de Fontenoy, les troupes du roi de France s'emparent aisément de la ville de Tournai.

Louis Antoine de Gontaut-Biron participe à cette bataille.

Louis Charles César Le Tellier s'illustre lors de cette bataille .

Marc-René de Voyer d'Argenson se distingue personnellement lors de cette bataille où il commande le régiment de Berry.

Hermann Maurice de Saxe distingue Noël Jourda de Vaux lors de cette bataille et lors des sièges de Tournai, d'Oudenarde, de Dendermonde et d'Ath.

Louis VII de Gramont meurt durant cette bataille tué d'un coup de canon.

Durant cette bataille, Antoine Adrien Charles de Gramont est auprès de Louis VII de Gramont, son père.

L'incapacité à pousser l'avantage diplomatique de la France après cette victoire de Fontenoy expose René Louis de Voyer de Paulmy aux critiques.



Conquête du Pays-Bas autrichiens

Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg quitte Bruxelles en raison de l'invasion française en juillet 1745.

Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg gagne alors Anvers, puis Aix-la-Chapelle avec le reste du gouvernement bruxellois.



Siège de Bruxelles

Les troupes françaises d'Hermann Maurice de Saxe occupent Bruxelles en 1746. Elles y resteront jusqu'en 1749.

La participation de Noël Jourda de Vaux au siège de Bruxelles lui vaut d'être nommé brigadier, le 23 février 1746.



Charles de Batthyany Ministre plénipotentiaire aux Pays-Bas autrichiens

En juin 1746, Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg obtient son remplacement à Bruxelles par le comte Charles de Batthyany, pour raison de santé.



Naissance de Jeanne Catherine Delachaux

Jeanne Catherine Delachaux naît à Bruxelles le 4 mai 1748.


Charlotte le Belin d'Éguilly

Mariage de Jean-Baptiste de Mac Mahon avec Charlotte le Belin d'Éguilly

Charlotte le Belin d'Éguilly, veuve de Jean-Baptiste Lazare de Morey, est touchée des soins portés à son époux et par la distinction de Jean-Baptiste de Mac Mahon.

Passé le temps du veuvage, elle offre sa main à Jean-Baptiste de Mac Mahon.

La fortune de Charlotte le Belin d'Éguilly est une des plus considérables du royaume.

Elle comprend notamment le château de Sully.

Jean-Baptiste de Mac Mahon épouse en la chapelle du château de Sully le 13 avril 1750 Charlotte le Belin d'Éguilly. Leurs enfants sont :

Jean-Baptiste de Mac Mahon reçoit du roi des lettres de naturalisation, fait ses preuves de noblesse pour entrer aux états de Bourgogne et, reconnu noble de nom et d'armes par le conseil d'État, il est autorisé à mettre la particule devant son nom et à prendre le titre de Marquis.



Liaison d'Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey avec Jeanne Catherine Delachaux

Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey a une liaison de 1767 à 1775 avec Jeanne Catherine Delachaux (à Bruxelles le 4 mai 1748-cour des Petites-Écuries à Paris le 4 mai 1818). Leurs enfants sont :



Naissance de Charles-Louis de Teschen

Adoption de Charles-Louis de Teschen

Charles-Louis d'Autriche ou Charles-Louis de Teschen (en allemand : Erzherzog Karl von Österreich, Herzog von Teschen ou Karl von Österreich-Teschen) naît à Florence le 5 septembre 1771, fils de Léopold II d'Autriche et de Marie-Louise de Bourbon.

Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine ne peut plus avoir d'autres enfants.

Grâce à une généreuse décision de Léopold II d'Autriche, son père, Charles-Louis de Teschen est adopté et élevé à Vienne et à Bruxelles par Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, sa tante, et Albert-Casimir de Saxe-Teschen, son époux.


Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine - Gouvernante des Pays-Bas – par Johann Zoffany - 1776

Mort de Charles-Alexandre de Lorraine

Albert-Casimir de Saxe-Teschen et Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine Gouverneurs des Pays-Bas autrichiens

Charles-Alexandre de Lorraine meurt en 1780.

Albert-Casimir de Saxe-Teschen et Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine sont nommés, à Bruxelles, conjointement gouverneurs des Pays-Bas autrichiens en 1780.



Voyage de Joseph II d'Autriche aux Pays-Bas autrichiens

Du 31 mai au 27 juillet 1781, Joseph II d'Autriche effectue un voyage dans les Pays-Bas autrichiens.

Albert-Casimir de Saxe-Teschen et Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, nouveaux gouverneurs, font leur Joyeuse entrée, à Bruxelles le 17 juillet 1781.

Pour chaque état, ou province, l'ensemble des privilèges accordés par les souverains est à chaque fois consigné dans une charte appelée Joyeuse Entrée et renouvelé à chaque changement de souverain.

La Joyeuse Entrée du Brabant est un recueil de 59 articles d'anciens privilèges.


Château de Laeken

Construction du château de Laeken

À Bruxelles, Albert-Casimir de Saxe-Teschen et Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine charmés par la beauté du site, font l'acquisition du domaine de Schoonenberg afin de leur servir d'habitation de plaisance.

Ils bâtissent de 1782 à 1784 le château de Laeken, d'après les plans de l'architecte Charles de Wailly sous la supervision de Louis Montoyer.

C'est l'actuelle résidence de la famille royale de Belgique.



Mariage d'Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot avec Anne Louise Élisabeth de Montmorency

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot épouse à Paris le 29 mai ou le 20 juin 1785 Anne Louise Élisabeth de Montmorency. Leurs enfants sont :



Modification de la structure administrative et judiciaire aux pays-bas autrichiens

Déclenchement de la révolution brabançonne

En 1787, Joseph II d'Autriche bouleverse toute la structure administrative et judiciaire héritée du Moyen Âge :

Les anciennes provinces sont remplacées par 9 Cercles, eux-mêmes divisés en 64 districts.

Les juridictions existantes (seigneuriales, urbaines et ecclésiastiques) sont également supprimées et remplacées par une organisation hiérarchisée :

Cette réforme drastique des institutions traditionnelles du pays, décidée d'en haut et sans concertation avec les États, met le feu aux poudres et déclenche la révolution brabançonne.

Joseph II d'Autriche essaie de rétablir la circulation sur l'Escaut en la libérant du contrôle des Hollandais.



Refus de payer l'impôt impérial

Occupation militaire du Hainaut

En réaction, un mouvement de protestation général contre la domination de la Maison d'Autriche apparait aux Pays-Bas autrichiens.

En janvier 1789, les États du Brabant et du Hainaut refusent de payer l'impôt impérial.

En mai 1789 est fondée à Bruxelles la société secrète Pro aris et focis dans le but de préparer la résistance à Joseph II d'Autriche.

Les Brabançons rassemblent dans les Provinces-Unies une armée à la tête de laquelle ils placent le colonel Jean-André van der Mersch.

Le 18 juin 1789, Joseph II d'Autriche ordonne l'occupation militaire du Hainaut et la suspension de tous les privilèges accordés au duché depuis des siècles.



Limogeage de Jacques Necker

S'apprêtant à prendre des mesures de fermeté à l'égard de l'Assemblée nationale, Louis XVI congédie Jacques Necker le 11 juillet 1789 à cause de sa condescendance extrême à l'égard des États généraux.

Jacques Necker quitte aussitôt la France et rejoint Bruxelles le 13 juillet 1789.

Lors du rappel de Jacques Necker, Victor-François de Broglie émigre le 16 juillet 1789

Jacques Necker rejoint Bâle le 20 juillet 1789.



Charles X de France Émigré

Charles X de France, Marie-Thérèse de Sardaigne, Charles Ferdinand d'Artois et toute la famille partent parmi les premiers le 16 juillet 1789 en émigration à Graz.

En 1789, Clotilde de France a la joie de revoir Charles X de France, son frère.

Il parcourt les diverses cours de l'Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.

Charles X de France se trouve à Turin, chez son beau-père et son beau-frère, de septembre 1789 à juillet 1791.

Il porte alors le titre de marquis de Maisons.

Charles X de France séjourne également à Bruxelles.


Patriote d'Anvers - symbole de la bataille de Turnhout - 1902

Prise de Hoogstraten

Publication du manifeste brabançon

Bataille de Turnhout

Les insurgés passent en Hollande et se groupent à Breda.

En 1789, une armée de Brabançons grossie par des volontaires d'autres provinces repasse la frontière sous le commandement de Jean-André van der Mersch.

Elle avance en attaquant les garnisons.

Face à des troupes impériales surprises, elle remporte la victoire et prend Hoogstraten où Henri van der Noot rend public le manifeste brabançon le 24 octobre 1789.

Il y déclare que l'attaque des Pays-Bas méridionaux est une réaction au parjure de Joseph II d'Autriche qui n'a pas respecté la charte de la Joyeuse Entrée.

En octobre 1789, une des 2 divisions de l'armée patriotique marche vers le Brabant.

Elle atteint et pend facilement Turnhout le 25 ou le 26 octobre 1789.

Ces troupes ont à peine quitté la ville que leurs chefs reçoivent des renseignements leur révélant qu'une colonne d'Impériaux se porte à leur rencontre.

Jean-André van der Mersch a servi dans l'armée impériale après avoir combattu dans l'armée française durant la guerre sept ans.

Son expérience lui permet de comprendre qu'un combat en rase campagne serait perdu d'avance pour ses troupes de révolutionnaires confrontées aux combattants professionnels de l'armée impériale.

Jean-André van der Mersch comprend que la meilleure chance de résister à cette armée, et même de la vaincre, est de fortifier la ville pour y combattre l'armée impériale.

Là, l'avantage numérique des Impériaux sera réduit et leur pratique de la manœuvre de masse en rase campagne rendue inutile face à des volontaires moins rompus au drill mais capables de tirer parti d'un environnement urbain où toutes les ruses et la souplesse d'adaptation de troupes improvisées pourront donner à celles-ci la supériorité sur l'ennemi.

Avec l'aide des habitants et d'Emmanuel-Joseph Van Gansen, fils d'un brasseur de Westerlo, les patriotes dressent des barricades, durant la nuit, en des endroits choisis pour obliger l'ennemi à morceler ses forces.

Un groupe prend position sur la place et un autre à l'entrée de la ville près du moulin.

Pour le reste de la ville, les révolutionnaires comptent sur des francs tireurs, tactique qui à l'époque est connue pour être efficace contre des militaires professionnels.

Turnhout est donc assiégée par les Impériaux commandés par un état-major vraisemblablement rendu confiant par le mépris typique des officiers professionnels pour les soldats amateurs que sont les révolutionnaires.

L'attaque a lieu le 27 octobre 1789.

De violents combats ont lieu et, comme espéré par Jean-André van der Mersch, les troupes impériales ne savent pas s'organiser pour un combat urbain et doivent se retirer au bout de 5 heures.

La nouvelle de la victoire à Turnhout se répand dans les Flandres et le Brabant, ce qui accroit la résistance envers l'empire autrichien.

La révolution brabançonne est devenue un fait.

Les Brabançons prennent ensuite Gand, Diest, Tirlemont et Bruxelles.

Le 20 décembre 1789, les États du Pays de Brabant proposent de conclure un traité d'union.



Proclamation de l'acte d'union des États belgiques unis

Le 7 janvier 1790, les 54 députés élus des États forment les États Généraux et commencent leur réunion à Bruxelles.

Le 11 janvier 1790, les provinces de :

signent un Traité d'union par lequel elles s'unissent et se confédèrent sous la dénomination d'États belgiques unis ou Verenigde Nederlandsche Staten.

Ces états correspondent à la Belgique actuelle mais sans la Principauté épiscopale de Liège

Le 19 janvier 1790, la citadelle d'Anvers, dernière garnison autrichienne, capitule.

Parmi les vainqueurs apparaissent deux courants :

Les démocrates sont partisans d'un droit de vote censitaire (à partir d'un seuil d'imposition), d'un parlement unique élu...

Les statistes s'appuient sur les provinces économiquement développées comme les deux Flandres et le Hainaut.

Ils veulent un maintien de la traditionnelle assemblée des états, dans laquelle chacun s'exprimere séparément.

Ils s'appuient principalement sur les provinces rurales comme le Brabant.

Les réactionnaires l'emportent après une lutte dure.

Notons que la bourgeoisie capitaliste se tient largement en dehors de cet enjeu par peur d'une radicalisation de la révolution.

Le milieu populaire ne se mobilise pas non plus car la restauration des États réactionnaires à Bruxelles, en opposition aux réformes progressistes autrichiennes ne présage rien de bon pour eux.

D'ailleurs, le soulèvement des paysans pauvres à Schorisse, près d'Audenaerde, se développe sous le mot d'ordre Vive l'empereur.

De même, les statistes au pouvoir à Bruxelles bloquent toute dynamique démocratique portée par des assemblées en Flandre et Hainaut.



Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Ambassadeur d'Autriche à Bruxelles

Pour fuir la tourmente révolutionnaire, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau demande à être nommé à l'étranger : l'Empereur d'Autriche l'envoie en 1790 d'abord à La Haye puis à Bruxelles.



Fuite de Louis XVIII

En mai 1791, Louis XVIII, préparant sa fuite, met Charles Marie Casimir de Saulx dans le secret pour lui demander son conseil.

Charles Marie Casimir de Saulx, prévoyant que les recherches se concentreront sur Louis XVI, conseille à Louis XVIII de ne pas s'enfuir avec lui mais en empruntant un autre chemin.

Le 20 juin 1791, Louis XVIII s'enfuit vers les Pays-Bas autrichiens, via Avesnes et Maubeuge, accompagné de quelques proches dont Charles Marie Casimir de Saulx, récemment promu lieutenant.

Ils se réfugient à Bruxelles puis à Coblence, capitale de l'Électorat de Trèves.


Maurice François de Mac Mahon

Mariage de Maurice François de Mac Mahon avec Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman

Le contrat de mariage est passé devant Brichard, notaire à Paris, le 8 janvier 1792.

Maurice François de Mac Mahon épouse à Bruxelles le 1er février 1792 Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman. Leurs enfants sont :


Combat de Neerwinden - aquarelle de Johann Nepomuk Geiger - XIXe siècle

Bataille de Neerwinden

Charles François du Perrier du Mouriez tente de déborder les Pays-Bas.

Les Autrichiens, sous les ordres de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, marchent depuis Maastricht vers Bruxelles.

Ils rencontrent le 15 mars 1793 l'avant garde de l'armée française qui se réunit à la hâte à Tirlemont, et prend position entre Neerwinden et Neerlanden dans l'actuelle Belgique.

Le 18 mars 1793, après une petite escarmouche, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg se replie afin de réarranger son armée entre Racour et Dormael.

Il réussit à parer la tentative d'encerclement menée par les Français.

Charles François du Perrier du Mouriez est donc contraint de combattre sur plusieurs fronts en même temps.

L'enthousiasme et l'entrain des Français compensent leur manque de formation ainsi que leur indiscipline mais ils ne peuvent malgré cela rien faire contre des troupes autrichiennes aguerries et connaissant mieux les techniques de combat à découvert.

Le ratio de 11 attaquants pour 10 défenseurs au lieu de 2 contre 1 à Jemappes mène vers la défaite.

Jean-Baptiste Jourdan participe à cette bataille et se distingue notamment aux environs de Namur, lors de la retraite de l'armée.

Maurice Étienne Gérard participe à cette bataille.

André Burthe d'Annelet se signale à cette bataille.

Jean-Victor Marie Moreau se signale lors de cette bataille.

Louis Lazare Hoche donne des preuves éclatantes de sa capacité et de sa bravoure lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski commande une division à la gauche de l'armée, subordonnée au général Francisco de Miranda. Joseph de Miaczynski dirige la colonne la plus à gauche du dispositif français et prend Dormaal avant d'en être chassé par plusieurs contre-attaques de Benjowski.

François-Sébastien de Croix décide du succès autrichien.

François-Sébastien de Croix s'empare du Quesnoy.

Cet échec de l'armée révolutionnaire française donne le signal de sa dissolution presque complète.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg oblige Charles François du Perrier du Mouriez à évacuer la Belgique.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg commence l'invasion de la France.


Bataille de Fleurus

Batailles de Fleurus

Maurice Étienne Gérard passe la Sambre le 12 juin 1794.

La première bataille de Fleurus du 16 juin 1794 oppose les Français commandé par Jean-Baptiste Jourdan aux Autrichiens commandés par Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Jean-Baptiste Kléber a la charge de l'aile gauche.

Maurice Étienne Gérard se bat à Fleurus le 16 juin 1794

Le centre et la droite française sont en difficulté.

Les actions de Jean-Baptiste Kléber permettent dans un premier temps de repousser et de défaire la colonne de Wartensleben, trop tard cependant.

Jean-Baptiste Kléber est chargé de couvrir la retraite ce qui permet à l'armée française de repasser la Sambre en bon ordre.

Le 20 juin 1794, l'armée française reprend l'offensive. Elle est forte de 89 592 hommes, moins les 8 625 hommes de la division Muller.

Elle est déployée en arc de cercle autour de Charleroi et appuyées à ses deux extrémités sur la Sambre.

L'Aile droite est commandée par le général Marceau et est composée:

Cette aile a :

Les avant-gardes occupent Wanfercée-Baulet et Velaine.

Le centre de l'armée est composé:

Le centre a :

L'Aile gauche est composée :

La gauche a en réserve la Brigade Daurier forte de 5 904 hommes, positionnée à Fontaine-l'Évêque, Leernes et Wespe.

Les coalisés (Royaume-Uni, Autriche, Hanovre), commandés par Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg, ont pour objectif de lever le siège de Charleroi. Ils ignorent que la ville a accepté une reddition secrète la veille.

Maurice Étienne Gérard participe à la prise de Charleroi le 25 juin 1794.

Organisés en 5 colonnes, les coalisés frappent simultanément les forces françaises à Fleurus le 8 messidor an II soit le 26 juin 1794.

La division Muller, n'est pas présente le jour de la bataille car envoyée en renfort au général Barthélemy Louis Joseph Schérer pour défendre la Sambre jusqu'à Maubeuge.

La gauche française du général Montaigu est forcée à la retraite à travers le bois de Monceau jusqu'à Marchienne, par le général Latour.

Jean-Baptiste Kléber envoie immédiatement une division en renfort.

Mais celle-ci, arrivant trop tard, se trouve obligée de battre en retraite également.

Jean-Baptiste Kléber réagit alors en faisant placer des batteries sur des hauteurs pour soutenir Montaigu et envoie la division Jean-Baptiste Jules Bernadotte en diversion de manière à sauver un poste important : Marchiennes.

Maurice Étienne Gérard participe à ces combats le 26 juin 1794.

Devant cette réaction de la part des Républicains (et la retraite d'une autre des colonnes autrichiennes commandées par le Prince d'Orange) les Autrichiens hésitent, ce dont profite immédiatement Jean-Baptiste Kléber en se mettant à la tête d'une colonne et en attaquant la gauche de la colonne Latour.

Enfin, il envoie la brigade Duhesme pour tourner les Autrichiens. Cette manœuvre réussit.

Morlot, au centre, se replie sur Gosselies, tandis que Championnet doit abandonner Heppignies.

Mais Jean-Baptiste Jourdan amène des renforts et fait reprendre ce dernier village.

Johann Pierre de Beaulieu arrive avec une nouvelle colonne mais Jean-Baptiste Jourdan fait donner les réserves, et les Français, après les plus grands efforts, restent maîtres du village de Lambusart.

Ainsi partout le combat s'est rétabli : la fin du jour approche.

Johann Pierre de Beaulieu, apprenant, lui aussi, la prise de Charleroi, recule, et Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg se décide à ordonner une retraite générale sur Bruxelles.

La bataille eut lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu.

L'armée française, à bout de forces et de munitions, ne poursuit pas.

Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite en Allemagne.

Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région.



Prise de Bruxelles

Les Français prennent Bruxelles le 10 juillet 1794.

Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.



Alexandre Gaulthier de Rigny à Saint-Cyr

Alexandre Gaulthier de Rigny fait ses études à Bruxelles.

Alexandre Gaulthier de Rigny est envoyé à l'école militaire de Fontainebleau.

Alexandre Gaulthier de Rigny entre à Saint-Cyr dans la promotion 1806.



Exil de Jean-Jacques Régis de Cambacérès à Bruxelles

Après la chute définitive de Napoléon, Jean-Jacques Régis de Cambacérès s'exile à Bruxelles d'un commun accord avec le gouvernement de Louis XVIII.

Ayant perdu son titre de duc de Parme, Jean-Jacques Régis de Cambacérès prend celui de duc de Cambacérès.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès se réfugie alors dans la piété.



Mariage de Maurice-Étienne Gérard avec Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone

Maurice-Étienne Gérard épouse à Bruxelles le 10 août 1816 Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone de Valence. Leurs enfants sont :

Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone est la fille du général Jean-Baptiste Cyrus de Timbrune de Thiembronne et d'Edmée Nicole Pulchérie Brûlart de Genlis, fille de la Comtesse de Genlis



Naissance de Guillaume III des Pays-Bas

Guillaume III des Pays-Bas naît à Bruxelles le 19 février 1817, fils de Guillaume II des Pays-Bas et d'Anne Pavlovna de Russie.



Mort de Pierre Joseph Cambon

Pierre Joseph Cambon meurt à Saint-Josse-ten-Noode près de Bruxelles le 15 février 1820 en exil.


Palais des Académies à Bruxelles

Construction du Palais des Académies à Bruxelles

Guillaume II des Pays-Bas séjourne fréquemment dans les provinces belges du Royaume-Uni des Pays-Bas où il bénéficie d'une certaine popularité.

De 1823 à 1828, Guillaume II des Pays-Bas fait construire un palais néoclassique en bordure du parc de Bruxelles (actuel Palais des Académies) à l'emplacement du refuge de l'abbaye de Parc, par les architectes Charles Vander Straeten (1771-1834) et Tilman-François Suys (1783-1861).

Le prince et sa famille s'y installent en octobre 1828.



Révolution belge

La politique de Guillaume Ier des Pays-Bas en faveur de l'usage du néerlandais et surtout son hostilité envers l'Église catholique provoque le mécontentement des futurs Belges.

La Révolution belge éclate en septembre 1830 par des affrontements à Bruxelles.

Frédéric-Guillaume des Pays-Bas commande les troupes envoyées à Bruxelles pour réprimer la rébellion.

Guillaume II des Pays-Bas est contraint de quitter Bruxelles précipitamment alors que les troupes belges en sont proches.

Guillaume Ier des Pays-Bas se porte candidat au trône de Belgique, mais sa candidature est unanimement rejetée.

Durant les deux premiers mois des évènements, une partie de la presse et des dirigeants de la révolution envisagent de confier la couronne de Belgique à Guillaume II des Pays-Bas.

Pour ces derniers, il importe de préserver l'indépendance tout en ménageant la neutralité des pays voisins, le choix pour régime d'une monarchie constitutionnelle est le seul possible.

Le choix de Guillaume II des Pays-Bas, qui est considéré comme un homme conciliant, offre l'avantage de pouvoir réunir sur son nom l'assentiment des puissances étrangères y compris celui des Pays-Bas.

Guillaume II des Pays-Bas séjourne à Anvers du 5 au 26 octobre 1830, dans l'intention d'entrer en contact avec les autorités révolutionnaires.

Le lendemain, les Hollandais bombardent Anvers faisant 85 morts et des dégâts considérables, provoquant l'indignation de la population des provinces belges.

Le Congrès national belge vote l'exclusion à perpétuité de la Maison d'Orange-Nassau du trône de Belgique :

Le nom du Prince d'Orange est à jamais enseveli sous les ruines encore fumantes de la ville d'Anvers.

Le Palais des Académies est mis sous séquestre après la Révolution belge en 1830.


Guillaume II des Pays-Bas à la tête de l'armée néerlandaise au combat de Ravels le 3 août 1831

Campagne des Dix-Jours

Prise d'Anvers

Guillaume II des Pays-Bas vit la sécession belge comme un échec personnel.

Lorsqu'il apprend l'élection de Léopold Ier de Belgique comme roi des Belges, il prend la décision d'envahir la Belgique.

À l'aube du 2 août 1831, les troupes néerlandaises traversent la frontière près de Poppel.

Les premières escarmouches entre les troupes belges et néerlandaises ont lieu près de Nieuwkerk.

Guillaume II des Pays-Bas soutient en personne ses troupes dirigées par des officiers qui ont l'expérience des guerres de l'empire français.

Auguste Thuret, fils Isaac Thuret, participe à cette campagne aux côtés des Hollandais. Auguste Thuret est officier d'ordonnance du général Boreel.

Les Belges, utilisant les forêts pour s'y fondre, se rallient dans Turnhout.

La ville est défendue par la troupe du général Charles Niellon dont a dit qu'il y a sauvé l'honneur de l'armée en résistant 24 heures avant de parvenir à soustraire ses hommes à l'ennemi.

Alors que les premiers combats de rue et les attaques surprises des débuts de la révolution se sont soldés par des succès pour les volontaires, la jeune armée belge manque par contre de l'entraînement nécessaire pour exécuter des batailles rangées en ordre serré contre des troupes appuyées par une forte artillerie.

Le 4 août 1831, les Néerlandais prennent la ville et hissent le drapeau néerlandais sur le fort d'Anvers, à la suite de la.

Cependant Guillaume II des Pays-Bas demande à ce qu'on retire ce drapeau car il estime que cela aurait symbolisé l'occupation de la Belgique et non la restauration de l'autorité néerlandaise.

Au même moment, les différentes armées néerlandaises pénètrent plus profondément encore dans le territoire belge et défont facilement de nombreuses milices et 2 armées régulières belges :

Le 5 août 1831, les Néerlandais battent les Belges près de Louvain.

Quelques troupes régulières du général Daine, ainsi que les volontaires limbourgeois commandés par de Brouckère restent malgré tout, à Liège.

Une partie d'entre eux sont originaire de la partie nord-est du Limbourg.

De plus, Bruxelles et le sud du pays restent encore aux mains des révolutionnaires.

Pour les Belges tout n'est pas encore perdu.

Cependant, le 8 août 1831, Léopold Ier de Belgique, à peine intronisé, appelle la France qui, avec l'Angleterre, s'est portée garante de l'indépendance belge.

Le gouvernement belge se rallie à l'intervention française, n'attendant même pas l'accord des chambres, en principe requis par la constitution pour toute intervention militaire sur le territoire de la Belgique.

Avec une célérité qui peut paraître étonnante pour l'époque, mais due à l'utilisation des télégraphes optiques, l'Armée du Nord française commandée par Maurice-Étienne Gérard passe la frontière le jour suivant.

Pendant ce temps-là, l'armée néerlandaise, aventurée jusqu'à l'est de Bruxelles, se sent entourée par un pays hostile et craint de devoir faire face à une guerre de guérilla, cauchemar des généraux de l'époque.

Guillaume II des Pays-Bas ne peut compter sur l'aide de la Prusse et de la Russie.

Pourtant, ces puissances sont dérangées par la révolution belge qui est une atteinte au traité de Vienne.

Mais Frédéric-Guillaume III de Prusse manque de moyens pour s'engager loin à l'ouest de son territoire et les troupes de Nicolas Ier de Russie sont retenues pour mater la révolte polonaise.

L'armée des Pays-Bas était donc laissée à elle-même face aux Français qui montent du sud, bien qu'ils aient reçu l'ordre de ne pas provoquer le combat, et des volontaires, sous la direction du chef insurgé de Brouckère, venant du nord.

Se sentant pris entre deux adversaires, craignant de devoir combattre contre les Belges sur ses arrières et inquiet des intentions des Français, le commandant néerlandais évacue soudainement toutes ses positions en Belgique à l'exception notable de la citadelle d'Anvers, ce qui conduira, un an plus tard, à un nouveau conflit.

Un cessez-le-feu est signé le 12 août 1831.

Guillaume II des Pays-Bas n'a pas réussi à reconquérir la Belgique.



Ouverture de la première ligne de chemin de fer en Europe continentale

Léopold Ier de Belgique aide à l'ouverture de la première ligne de chemin de fer en Europe continentale : le premier train belge roule entre Bruxelles et Malines le 5 mai 1835.



Cession du Palais des Académies à Bruxelles à l'État belge

Le mobilier du Palais des Académies à Bruxelles est restitué à Guillaume II des Pays-Bas en 1842 et le palais des Académies est transféré à l'État belge.


Marie-Henriette d'Autriche et Léopold II de Belgique

Mariage de Léopold II de Belgique avec Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine

Léopold II de Belgique épouse à Bruxelles le 22 août 1853 Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine. Leurs enfants sont :



Naissance de Louise-Marie Amélie de Belgique

Louise-Marie Amélie de Belgique naît à Bruxelles le 18 février 1858, fille de Léopold II de Belgique et de Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine.



Palais des Académies à Bruxelles Musée de peinture moderne

En 1860, le Palais des Académies à Bruxelles abrite le Musée de peinture moderne.


Léopold II de Belgique vers 1866

Mort de Léopold Ier de Belgique

Léopold II de Belgique Roi de Belgique

Léopold Ier de Belgique meurt au palais de Laeken à Bruxelles le 10 décembre 1865 à 11H45. Il est inhumé dans la crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken.

Léopold II de Belgique succède à son père, Léopold Ier, et devient Roi de Belgique en 1865.



Mariage de Philippe de Saxe-Cobourg avec Marie Louise de Hohenzollern-Sigmaringen

Philippe de Saxe-Cobourg épouse en 1865 ou en 1867 Marie Louise de Hohenzollern-Sigmaringen. Leurs enfants sont :



Retour en France d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

En septembre 1870, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans apprend à Bruxelles de Jules Claretie le désastre de Sedan et assiste impuissant à la déroute.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans revient en France avec son frère François Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville.

Après un refus formel, ils se voient forcés, sur l'ordre du gouvernement de quitter la France. Ils refusent cependant d'en sortir sans passeports officiels, et ne partent qu'en possession de ces documents.



Naissance d'Albert Ier de Belgique

Albert Ier de Belgique naît à Bruxelles le 8 avril 1875, fils de Philippe de Saxe-Cobourg et de Marie Louise de Hohenzollern-Sigmaringen.



Palais des Académies à Bruxelles affecté aux Académies royales

En 1876, le Palais des Académies abrite le siège :



Naissance d'Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral

Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral naît à Bruxelles le 29 décembre 1881, fils de Charles-Joseph-Eugène Henri-Georges Lamoral (1837-1914) et de Charlotte de Gontaut (1852-1933).



Retour d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est autorisé à rentrer en France par décret de Sadi Carnot du 8 mars 1889.

Le 9 mars 1889, il revient à Paris.

Chantilly le reçoit avec joie, la population vient lui souhaiter la bienvenue. Une souscription publique est ouverte et la population de Chantilly lui offre une belle médaille qui se retrouve, aujourd'hui dans les vitrines du musée.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est élu académicien des Sciences morales et politiques le 30 mars 1889.

Il est nommé directeur de l'académie de Besançon, docteur honoraire de l'Université d'Oxford et membre de l'Académie royale de Bruxelles.

Le décret de bannissement d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est rapporté le 7 juin 1889.


Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen Joséphine de Belgique

Mariage de Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen avec Joséphine de Belgique

Charles Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen épouse à Bruxelles le 18 mai 1894 Joséphine de Belgique. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans avec Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans est veuf de Louise de Maillé de la Tour Landry.

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans épouse à Bruxelles le 12 février 1896 Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique. Leurs enfants sont :



Mort de Philippe de Saxe-Cobourg

Philippe de Saxe-Cobourg meurt à Bruxelles le 17 novembre 1905.


Albert Ier de Belgique

Mariage de Léopold II de Belgique avec Blanche Delacroix

Mort de Léopold II de Belgique

Albert Ier de Belgique Roi des Belges

Léopold II de Belgique épouse en secret le 14 décembre 1909 Blanche Delacroix.

Léopold II de Belgique meurt le 17 décembre 1909.

Il est inhumé dans la crypte royale de l'Église Notre-Dame de Laeken à Bruxelles.

Après 44 ans de règne, il a le record de longévité de la dynastie belge.

Lucien Philippe Marie Antoine et Philippe Henri Marie François, fils de Blanche Delacroix, sont adoptés par Antoine Durrieux le 17 décembre 1909.

Albert Ier de Belgique devient le troisième roi des Belges le 23 décembre 1909.



Mort de Marie Louise de Hohenzollern-Sigmaringen

Marie Louise de Hohenzollern-Sigmaringen meurt à Bruxelles le 26 novembre 1912.



Palais des Académies de Bruxelles Hôpital militaire

En 1914, les autorités d'occupation allemandes font du Palais des Académies de Bruxelles un hôpital militaire.



Mort de Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane

Louise Antoinette de Habsbourg-Toscane va vivre le reste de ses jours à Bruxelles.

Elle écrit ses mémoires intitulées Ma vie.

Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane meurt à Bruxelles le 23 mars 1947.



Mort d'Élisabeth Gabrielle Valérie Marie de Bavière

Élisabeth Gabrielle Valérie Marie de Bavière meurt château de Laeken à Bruxelles le 23 novembre 1965.


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