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Événements contenant la ou les locutions cherchées



47 événements affichés, le premier en 1133 - le dernier en 1210



Mariage de Guillaume V de Montferrat avec Judith de Babenberg

Guillaume V de Montferrat épouse quelques temps avant le 28 mars 1133 Judith de Babenberg ou d'Autriche, fille de Léopold III de Babenberg, Margrave d'Autriche, et d'Agnès de Germanie. Leurs enfants sont :

Judith de Babenberg a probablement 15 ans à ce moment.



Naissance de Boniface Ier de Montferrat

Boniface Ier de Montferrat ou Bonifacio del Monferrato naît vers 1150, fils de Guillaume V de Montferrat et de Judith de Babenberg.

Guillaume V de Montferratest alors revenu de la deuxième croisade.


Torture d'Aimery de Limoges par Renaud de Châtillon – par Guillaume de Tyr - XIIIe siècle

Mariage de Renaud de Châtillon avec Constance d'Antioche

Aimery de Limoges Torturé

Renaud de Châtillon, un cadet sans fortune, part pour la Terre sainte. Il passe pour être un magnifique guerrier.

Constance d'Antioche est veuve de Raymond Ier de Poitiers.

Renaud de Châtillon épouse au printemps 1153 Constance d'Antioche, princesse régente d'Antioche. Leurs enfants sont :

Aimery de Limoges, patriarche d'Antioche, dont ce mariage diminue l'influence sur la princesse, ayant parlé de lui avec mépris, Renaud de Châtillon le jette en prison, le fait torturer, puis après avoir enduit ses blessures de miel, l'enchaîne et le fait exposer au soleil et aux insectes.



Mariage d'Humbert III de Savoie avec Gertrude de Flandre

Humbert III de Savoie est veuf de Faydiva de Toulouse.

Humbert III de Savoie épouse en 1155 ou en 1157 Gertrude de Flandre, fille de Thierry III d'Alsace et de Sybille d'Anjou. Leurs enfants sont :



Mariage d'Humbert III de Savoie avec Clémence de Zähringen

Humbert III de Savoie épouse en 1164 Clémence de Zähringen, fille de Conrad Ier de Zahringen, et de Clémence de Luxembourg de Namur. Leurs enfants sont :



Mariage de Boniface Ier de Montferrat avec Hélène de Busca

Boniface Ier de Montferrat épouse vers 1170 Hélène de Busca ou Helena del Bosco. Leurs enfants sont :



Naissance de Guillaume VI de Montferrat

Guillaume VI de Montferrat naît en 1170 ou 1173, fils de Boniface Ier de Montferrat et d'Helena del Bosco ou Hélène de Busca.

Guillaume VI de Montferrat appartient à la famille des Alérame (Aleramici)



Première trace de Boniface Ier de Montferrat

Boniface Ier de Montferrat apparaît, pour la première fois, dans un document rédigé à Turin, le 14 juin 1178.



Mariage de Rénier de Montferrat avec Marie Porphyrogénête

En 1179, Manuel Ier Comnène propose un mariage entre sa fille Marie Porphyrogénête et l'un des fils de Guillaume V de Montferrat. Conrad Ier de Montferrat et Boniface Ier de Montferrat sont déjà qui épouseras.

Rénier de Montferrat, le fils cadet, épouse Marie Porphyrogénête. Marie Porphyrogénête, de 10 ans plus âgée que lui.



Séjour de Boniface Ier de Montferrat en Ligure

Vers 1182, Boniface Ier de Montferrat pourrait être en Ligure, lieu où le trouvère provençal Raimbaut de Vaqueiras chante les aventures chevaleresques de son seigneur. L'artiste restera à la cour de Boniface Ier de Montferrat une grande partie de sa vie.



Bataille d'Al-Fule

Baudouin V de Jérusalem Roi de Jérusalem

Départ de Guillaume V de Montferrat en Terre Sainte

En octobre 1183, Saladin envahit la Galilée.

Guy de Lusignan convoque l'ost et se porte à la rencontre de l'armée sarrasine, qu'il rejoint aux Fontaines de Tubanie (bataille d'Al-Fule).

Les vivres manquent pour l'armée, et l'infanterie rechigne à rester et parle de se replier.

Un convoi de ravitaillement arrive, mais est intercepté par Saladin.

Cependant des éclaireurs découvrent que les eaux d'une rivière proche, le Nahr Jâlûd sont très poissonneuses et permet le ravitaillement de l'armée.

Amaury Ier de Lusignan participe à cette bataille. Son détachement subit une charge des troupes musulmanes, mais il y résiste. Ce sera une des seules actions de la bataille. Résistant aux provocations de l'armée Saladin, les barons restent groupés, au grand mécontentement de l'infanterie.

Certains disent que les barons, jaloux de Guy de Lusignan, ne veulent pas lui offrir une victoire éclatante au début de sa régence. D'autres affirment que les barons les plus puissants ont éventé le piège de Saladin.

Mais le mécontentement populaire, déçu d'avoir laissé l'armée de Saladin partir sans dommage, se retourne contre Guy de Lusignan qui est disgracié.

Amaury Ier de Lusignan conserve la charge de connétable.

Baudouin IV de Jérusalem lui retire la régence et décide :

Ce dernier refuse cependant la charge de tuteur, les charges de régent et de tuteur étant considérées comme incompatibles.

Le 20 novembre 1183, Baudouin V de Jérusalem est sacré roi de Jérusalem.

Avec le couronnement de Baudouin V de Jérusalem, son petit-fils, Guillaume V de Montferrat, ayant au moins la soixantaine, confie le gouvernement de Montferrat à ses fils :

et part en Terre Sainte.

Guillaume V de Montferrat reçoit le château de Saint-Elie (aujourd'hui El Taiyiba).



Mariage de Boniface Ier de Montferrat avec Jeanne de Châtillon

Selon Nicétas Choniatès, Boniface Ier de Montferrat épouse en fin 1186 ou début 1187 Jeanne de Châtillon, fille de Renaud de Châtillon et de Constance d'Antioche.



Naissance d'Agnès de Montferrat

Agnès de Montferrat naît vers 1187, fille de Boniface Ier de Montferrat et d'Hélène de Busca.


Thomas Ier de Savoie

Mort d'Humbert III de Savoie

Thomas Ier de Savoie Comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne

Thomas Ier de Savoie Seigneur de Piémont

Boniface Ier de Montferrat tuteur de Thomas Ier de Savoie

Humbert III de Savoie meurt à Chambéry le 4 ou 11 mars 1189.

Il est inhumé dans l'abbaye de Hautecombe.

Il sera béatifié en 1836.

Humbert III de Savoie passe presque toute sa vie dans les monastères qu'il enrichit de ses dons, et principalement celui de Hauterive.

Humbert III de Savoie aurait voulut se faire moine, mais dut se marier quatre fois pour assurer sa descendance.

Thomas Ier de Savoie, 11 ans, devient 9e Comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et Seigneur de Piémont en 1189.

Boniface Ier de Montferrat est membre du conseil de régence créé par Humbert III de Savoie pour son jeune fils Thomas Ier de Savoie.

Boniface Ier de Montferrat, tuteur de Thomas Ier de Savoie, l'amène dans l'alliance des Gibelins.



Hommage de Boniface Ier de Montferrat et de Thomas Ier de Savoie, à Henri VI le Sévère

En 1190, Boniface Ier de Montferrat en compagnie de Thomas Ier de Savoie, rend l'hommage à Henri VI le Sévère.



Cession de la seigneurie de Albissola

Boniface Ier de Montferrat occupe de nombreuses charges pour Henri VI le Sévère au point d'être récompensé par l'acquisition de plusieurs fiefs en 1191.

Le 19 novembre 1191 Otton Ier du Carretto vend à Boniface Ier de Montferrat la seigneurie d'Albissola.


Conrad Ier de Montferrat - par François-Édouard Picot, 1843 - Salle des croisades du Musée de Versailles

Conrad Ier de Montferrat Roi de Jérusalem

Mort de Conrad Ier de Montferrat

Guy de Lusignan Roi de Chypre

Henri II de Champagne Roi de Jérusalem

Mariage d'Henri II de Champagne avec Isabelle Ire d'Anjou

Boniface Ier de Montferrat Marquis de Montferrat

Naissance de Marie de Montferrat

Les barons refusent que Guy de Lusignan reste roi.

Guy de Lusignan reçoit de Richard Cœur de Lion l'île de Chypre en conservant son titre de Roi.

Richard Cœur de Lion décide de laisser Conrad Ier de Montferrat comme Roi de Jérusalem.

Conrad Ier de Montferrat meurt à Tyr le 28 avril 1192 assassiné par deux Ismaéliens ou Hashshâshîn.

Selon certains, c'est Saladin qui l'aurait fait tuer, mais d'autres thèses affirment que l'organisateur du meurtre est le chef des Nizârites, en représailles à la confiscation des marchandises lui appartenant et arraisonné par un navire croisé.

Richard Cœur de Lion et Onfroy IV de Toron sont aussi suspectés d'avoir commandité le crime, mais c'est peu probable.

Boniface Ier de Montferrat reste l'unique héritier et devient Marquis de Montferrat.

Les barons du royaume choisissent Henri II de Champagne, neveu de Richard Cœur de Lion, comme Roi de Jérusalem et, pour asseoir sa légitimité, lui font épouser Isabelle Ire d'Anjou, veuve de Conrad Ier de Montferrat.

Henri II de Champagne épouse le 5 mai 1192 Isabelle Ire de Jérusalem, fille d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay. Leurs enfants sont :

Guillaume Ier de Joigny est témoin à ce mariage.

Onfroy IV de Toron, premier mari d'Isabelle Ire d'Anjou, vit toujours.

Il proteste, estimant que l'annulation de son mariage n'était pas valable.

Henri II de Champagne est un prince sage, qui administre prudemment et fermement le royaume, adroit en négociations lorsqu'il s'agit de conclure des trêves avec les musulmans.

Isabelle Ire de Jérusalem est déjà visiblement enceinte.

Marie de Montferrat naît à l'été 1192, fille posthume de Conrad Ier de Montferrat et d'Isabelle Ire d'Anjou.



Concession de Cossano Belbo et de Loreto

Le 5 juillet 1192 le marquis Bérenger de Busca concède à Boniface Ier de Montferrat une partie de Cossano Belbo et de Loreto.



Boniface Ier de Montferrat Seigneur d'Alexandrie

Fidèle à Henri VI le Sévère, Boniface Ier de Montferrat passe plusieurs mois aux cotés de l'empereur en Allemagne, lequel lui accorde le fief d'Alexandrie.



Expédition navale vers Gaète

En 1194, Boniface Ier de Montferrat commande une expédition navale pour conquérir Gaète qui a pour objectif la conquête de la Sicile orientale.



Dynastie souabe de Hohenstaufen

Henri VI le Sévère Roi de Sicile

Constance de Hauteville Reine de Sicile

Guillaume III de Sicile Prisonnier

Mort de Guillaume III de Sicile

Le 25 décembre 1194, Guillaume III de Sicile doit céder son trône à Henri VI le Sévère. Il est couronné roi de Sicile à Palerme sous le nom de Henri Ier de Sicile. Boniface Ier de Montferrat est alors dans la suite d'Henri VI le Sévère.

Le jeune Guillaume III de Sicile est capturé le lendemain du couronnement d'Henri VI le Sévère.

Constance devient dès lors reine de Sicile mais ne peut empêcher le pillage des richesses de l'île par les troupes germaniques et la sévère répression de son mari envers la noblesse normande.

Guillaume est malmené avant d'avoir les yeux crevés et envoyé en exil en Germanie (peut-être en Alsace actuelle ou dans les Grisons) où il meurt dans des conditions obscures, probablement peu de temps après.

Boniface Ier de Montferrat accompagne Henri VI le Sévère lors de son retour en Allemagne.



Retour dans le Montferrat de Boniface Ier de Montferrat

Boniface Ier de Montferrat Seigneur d'Asti

Boniface Ier de Montferrat rentre dans le Montferrat en 1196, où il s'engage pleinement dans les guerres contre les communes de l'Italie.

Boniface Ier de Montferrat obtient arbitrairement d'Henri VI le Sévère la ville d'Asti.



Mariage de Boniface Ier de Montferrat avec Éléonore de Savoie

Certaines sources affirment que Boniface Ier de Montferrat épouse en 1197 Éléonore de Savoie, fille d'Humbert III de Savoie, son cousin.

Éléonore de Savoie est morte en 1202.

Usseglio est sceptique quant à ce mariage.

Il est à noter que, dans ses chansons, Vaqueiras, ne fait aucune allusion à cette épouse.



Révolte d'Asti

Avec la mort d'Henri VI le Sévère, les habitants d'Asti s'allient à Alexandrie et se révoltent contre Boniface Ier de Montferrat occupant Castello di Annone.



Prêche de la quatrième croisade

En 1198, Innocent III prêche la quatrième croisade pour reprendre Jérusalem. Le commandement de l'expédition est confié au marquis Boniface Ier de Montferrat.



Expédition dans le nord de la Lombardie

En juin 1199, Boniface Ier de Montferrat se voit contraint de s'allier avec Asti, Alexandrie, Vercelli, Milan et Plaisance pour participer à une expédition dans le nord de la Lombardie.


Boniface Ier de Montferrat Chef de la quatrième croisade –Soissons 1201 par Henri Decaisne - Salles des croisades à Versailles

Mort de Thibault III de Champagne

Naissance de Thibault IV de Champagne

Thibault IV de Champagne Comte de Champagne et de Meaux

Blanche de Navarre Régente du Comté de Champagne

Boniface Ier de Montferrat Chef de la quatrième croisade

Pendant la préparation de son expédition en Terre sainte, Thibault III de Champagne meurt dans son palais de Troyes le 24 mai 1201.

Thibault IV de Champagne, dit le Posthume ou le Chansonnier, naît le 30 mai 1201, fils posthume de Thibault III de Champagne et de Blanche de Navarre, sœur du roi Sanche VII le Fort.

Son parrain est Philippe II Auguste, Roi de France, qui l'éduque à la cour. Il y est confié aux bons soins de Blanche de Castille, épouse de Louis VIII le Lion et cousine de sa mère.

Thibault IV de Champagne devient Comte de Champagne, de Troyes et de Meaux. Blanche de Navarre exerce la régence pour son fils Thibault IV de Champagne.

Après s'être rendu à Paris pour discuter avec Philippe II Auguste, vers septembre 1201, Boniface Ier de Montferrat remplace Thibault III de Champagne à la direction de la quatrième croisade.

Il ne rentre qu'occasionnellement dans le Montferrat afin de régler au mieux les difficultés avec Alba, Asti et Alexandrie et voyageant fréquemment pour terminer les préparatifs de la croisade qui doit partir de Venise.



Guillaume VI de Montferrat Marquis de Montferrat

Boniface Ier de Montferrat restant fidèle aux promesses faites aux communes d'Asti et d'Alexandrie, nomme Guillaume VI de Montferrat, son fils, marquis de Montferrat.

Rapidement Guillaume VI de Montferrat doit porter son attention sur Asti, protégée par les Milanais, qui devient de plus en plus puissant et avec qui ils ont eu à plusieurs reprises des affrontements violents.



Départ de la quatrième croisade

Enrico Dandolo, doge de Venise, demande aux croisés pour les transporter 85 000 marcs d'or et la moitié du butin.

Au printemps 1202, la croisade, abandonné par les Bourguignons et les Provençaux embarqués à Marseille, compte le tiers des effectifs prévus et verse seulement 50 000 marcs aux Vénitiens.

En juin 1202, les croisés se rassemblent à Venise avec pour chefs Baudouin VI de Hainaut, Boniface Ier de Montferrat et Simon IV de Montfort.

Les Croisades sont à leur début un motif de grande perplexité pour Venise. Son sens pratique porte Venise à s'interroger sur l'intérêt que pouvait présenter pour elle une modification de l'équilibre méditerranéen qui lui avait jusqu'alors assuré ses revenus.

Constatant les avantages que ses grandes rivales Gênes et Pise ont retiré de la première Croisade, Venise n'a plus aucune hésitation. Sa situation privilégiée entre l'Orient et l'Occident va lui permettre de gérer entièrement le transport des Croisés et d'affirmer sa puissance sur les mers.

Hugues IV de Saint-Pol, Jean d'Aumont, Sire d'Aumont, et Nivelon de Chérisy participent à la quatrième croisade.


Enrico Dandolo prêchant la croisade par Gustave Doré

Prise de Zara

L'armée croisée est très endettée auprès de la République de Venise qui a accepté de fournir les navires.

Enrico Dandolo, Doge de Venise, accorde un moratoire à condition que les croisés aident Venise à reprendre au Roi de Hongrie les cités rebelles de Trieste, Moglie, et Zadar, Zara en italien.

Boniface Ier de Montferrat accepte mais ne participe pas à la prise de Zara, première ville à subir l'attaque des croisés.

Boniface Ier de Montferrat probablement resté à Venise pour négocier avec Philippe de Souabe et Alexis IV Ange.

La prise de la ville chrétienne a lieu en novembre 1202 et suscite des protestations dans l'armée.

Nivelon de Chérisy va à Rome demander de l'aide au Pape Innocent III et tenter d'expliquer la position des croisés.

Le pape, courroucé, excommunie Vénitiens et croisés, mais lève aussitôt la peine pour ces derniers.

Il devient alors évident que le véritable chef de la croisade est Enrico Dandolo.


Alexis IV Ange

Voyage de Zara à Constantinople

Prise de Corfou

Prise de Constantinople

Fuite d'Alexis III Ange

Isaac II Ange et Alexis IV Ange Empereurs Byzantin

Malgré l'opposition d'une partie de l'armée et du légat du Pape, les croisés se rendent aux sollicitations d'Alexis IV Ange qui vient lui-même au milieu d'eux et fait sur leurs vaisseaux le chemin de Zara à Constantinople à partir du 7 avril 1203.

Enrico Dandolo, Boniface Ier de Montferrat embarque en direction du gros de la flotte chrétienne qui se trouve encore à Corfou, avec l'objectif de se diriger vers Constantinople.

La croisade prend l'île de Corfou.

Le 24 juin 1203, une armée de près de 40 000 hommes, Français, Lombards, Vénitiens et Flamands parait devant Constantinople. La capitale de l'empire grec est protégée de 3 côtés par la mer, du quatrième, à l'Occident, par une double enceinte de fortifications. La flotte des croisés longe les murs de la cité, pour s'en éloigner dans la direction de Chalcédoine en Bithynie, en face duquel elle jette l'ancre.

Le 27 juin 1203, elle remet à la voile et remonte le Bosphore jusqu'à la hauteur de Chrysopolis (Scutari), tandis que l'armée se rend par terre aux environs de cette place.

Alexis III Ange, l'usurpateur du trône de Constantinople, est un Prince sans courage et sans caractère, livré à la débauche et ne possédant aucune des qualités d'un souverain. Son armée est sans discipline et sans généraux. Il l'a réduite pour employer à ses plaisirs l'argent qu'elle lui coûtait. Sa marine n'existe plus. Il tente néanmoins d'en imposer aux croisés et leur envoie un ambassadeur le 3 juillet 1203 pour les inviter à sortir de son territoire.

Le 6 juillet 1203, les Latins traversent le Bosphore et débarquent dans le voisinage de Péra, malgré la présence de l'empereur byzantin, accouru à la tête de 70 000 hommes. Alexis III Ange, frappé de terreur, se retire derrière les murs de Constantinople sans combattre, en laissant son camp à la merci des assaillants. Ceux-ci s'en emparent et passent la nuit dans le quartier de Stanor, habité par les Juifs.

Le 7 juillet 1203, les croisés s'emparèrent de la tour et des faubourgs de Galata, tandis qu'un gros vaisseau vénitien coupe, avec d'énormes ciseaux attachés à sa proue, la chaîne tendue à travers le port de la Corne d'Or. Les croisés entreprennent le siège de la ville.

Il est alors décidé que :

L'effort des troupes de terre se porte entre la porte des Blaquernes et le monastère des Saints-Cômes-et-Damien. L'armée est divisée en six corps commandés par les principaux barons : Baudouin VI de Hainaut, Henri de Hainaut, son frère, Hugues de Saint-Pol, Louis de Blois, Mathieu de Montmorency et Boniface Ier de Montferrat. Dix jours se passent en combats continuels, sans presque aucun progrès.

Le 17 juillet 1203, un assaut général est décidé. Les troupes de Baudouin VI de Hainaut, Louis de Blois et Hugues de Saint-Pol s'avancent contre les murailles, tandis que les trois autres restent à la garde du camp. Elles sont repoussées. Pendant ce temps, la flotte vénitienne s'approche du rivage sur une double Ligne :

Du haut de ces tours on crible les murailles de projectiles afin d'en éloigner les défenseurs puis les troupes de débarquement, Enrico Dandolo en tête, s'élancent à terre. À ce moment les gros vaisseaux viennent se placer entre les galères abaissent contre les remparts les ponts-levis de leurs tours. Les Grecs tentent d'incendier les navires avec le feu grégeois, font pleuvoir sur les assaillants d'énormes quartiers de pierre et combattent au haut des murs avec la lance et l'épée. Mais bientôt ils doivent céder et laisser les Vénitiens pénétrer dans la ville.

Alexis III Ange, qui jusqu'alors était resté immobile dans son palais, se résout à envoyer quelques troupes contre les Vénitiens et se porte lui-même avec 30 000 hommes contre les croisés retranchés près de la porte de Blaquernes. A son approche, les croisés quoique très inférieurs en nombre, se rangent en bataille. Enrico Dandolo, averti du danger, n'hésite pas à ramener ses troupes pour se porter à leur aide. Alexis III Ange n'ose pas engager le combat et après une heure, bat en retraite, et rentre dans la ville.

La nuit venue, Alexis III Ange s'enfuit avec ses trésors, ses courtisans et sa fille Irène, jusque chez le roi de Valachie.

Alexis III Ange s'enfuit en Thrace où il esquisse une résistance, puis passe en Asie mineure.

Le 18 juillet 1203, les Byzantins vont chercher Isaac II Ange dans sa prison, le conduisent au palais des Blaquernes et lui font ceindre la couronne impériale. Ensuite un grand nombre d'entre eux se rendent au camp des croisés, leur apprennent la fuite de l'usurpateur et demandent au jeune Alexis de venir partager avec Isaac le pouvoir impérial.

Le 19 juillet 1203, à la demande d'Isaac II Ange qui craint de voir éclater des querelles entre les Byzantins et les Latins, ces derniers s'établissent de l'autre côté de la Corne d'Or, dans le faubourg de Galata.

Les croisés envoient 4 ambassadeurs, parmi lesquels est Geoffroi de Villehardouin, pour demander au nouvel empereur la ratification du traité passé avec son fils et retiennent ce dernier en attendant.

Découvrant les clauses, Isaac II Ange exprimer sa surprise, mais juge prudent de ne point refuser et remet immédiatement aux ambassadeurs des lettres munies de son sceau, confirmant les promesses faites en son nom.

Alexis IV Ange est alors introduit en triomphe dans la ville, et, le 1er août 1203, il est couronné avec son père dans l'église de Sainte-Sophie.

Alexis IV Ange prie les croisés de ne point s'éloigner de Constantinople, afin de pouvoir le protéger contre l'inconstance de son peuple, ils s'engagent à rester jusqu'à la Pâque 1204, eux-mêmes ne tenant pas à s'en aller avant d'avoir été intégralement payés.



Accord de Guillaume VI de Montferrat avec les communes d'Alba et d'Alexandrie contre Asti

En août 1203, au nom de Boniface Ier de Montferrat, son père, Guillaume VI de Montferrat se met d'accord avec les communes d'Alba et d'Alexandrie contre Asti.



Mariage de Boniface Ier de Montferrat avec Marguerite Arpad de Hongrie

Marguerite Arpad de Hongrie est veuve de l'empereur Isaac II Ange.

Boniface Ier de Montferrat épouse à Constantinople en 1204 Margaret Arpad de Hongrie, fille de Béla III Arpad de Hongrie. Leur enfant est :



Nouvelle prise de Constantinople

Mort d'Isaac II Ange

Fuite d'Alexis V Doukas Murzuphle

Pillage de la tombe d'Irène l'Athénienne

Constantin Lascaris Empereur Byzantin

Sac de Constantinople

Partage du butin

Alexis V Murzuphle renforce les murs et les tours de Constantinople, renforce la garde de la ville mais refuse d'acquitter les tributs promis par ses prédécesseurs, ce qui irrite les croisés.

Alexis V Doukas Murzuphle n'a aucune chance de se maintenir sur le trône, s'il ne donne satisfaction aux volontés populaires. Il essaie de traiter avec les Latins, et, dans une conférence avec Enrico Dandolo, il promet de leur payer sur-le-champ 5 000 livres pesant d'or. Mais il refuse catégoriquement de soumettre l'Église grecque à l'Église romaine. Les pourparlers sont rompus.

Le 9 avril 1204, les Croisés livrent assaut à Constantinople du côté du port.

Après une héroïque résistance, les Croisés y pénètrent le 12 avril 1204.

Hugues IV de Saint-Pol, Guillaume Ier de Champlitte, Jean Ier de Brienne et Eudes II Le Champenois participent à la prise de Constantinople.

Isaac II Ange meurt à Constantinople le 12 avril 1204.

Le 13 avril 1204, Alexis V Doukas Murzuphle s'enfuit par la porte Dorée avec sa femme Eudoxie Ange, fille d'Alexis III Ange. La ville, pillée et brûlée, est désertée par sa population.

La multitude nomme aussitôt un nouvel empereur dans la personne de Constantin Lascaris. Mais lorsque ce personnage, dont on vantait les talents militaires, veut rétablir le combat, il ne trouve personne pour le soutenir.

Les Latins s'établissent à l'intérieur de la ville tout près des murailles, afin d'être à portée de leur flotte en cas de surprise nocturne, et pour plus de sûreté ils mettent le feu en divers endroits.

Le matin du 14 avril 1204, les croisés se remettent en mouvement et occupent les principaux quartiers où des scènes de carnage se répètent pendant plusieurs jours. Boniface Ier de Montferrat entre dans le palais de Boucoléon et Henri Ier de Constantinople prend possession de celui de Blaquernes.

Constantinople est mise à sac malgré les efforts du clergé latin et des chefs militaires.

La tombe d'Irène l'Athénienne est pillée par les croisés en 1204.

En moins d'une semaine, elle voit périr les trésors que 9 siècles avaient accumulés dans ses murs.

Parmi les chefs-d'œuvre de l'Antiquité et de l'art chrétien dont étaient décorés ses palais, ses places et ses édifices publics, tous ceux qui sont de métal disparaissent.

On fond des statues, des pièces d'orfèvrerie des ornements de toutes sortes pour les réduire en pièces de monnaie.

Les reliques des saints et des personnages bibliques, plus nombreuses à Constantinople que dans toute autre ville, vont enrichir les églises et les couvents de l'Occident.

Les vainqueurs passent en actions de grâces la semaine sainte du 18 au 24 avril 1204 puis procèdent au partage du butin :


Blason Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo Despote de la Romanie

Baudouin VI de Hainaut Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo refuse, dit-on, la couronne qui lui est offerte mais il se fait élire despote de la Romanie.

Les Vénitiens sont inquiet du pouvoir que pourrait prendre Boniface Ier de Montferrat un parent de Philippe II Auguste. Boniface Ier de Montferrat est candidat des Génois et des Pisans.

Le 9 mai 1204, avec l'appui du doge de Venise, Baudouin VI de Hainaut, Comte de Flandre et de Hainaut, est choisi par les troupes croisées comme empereur de Constantinople sous le nom de Baudouin Ier de Constantinople.

Nivelon de Chérisy est un de ses électeurs.

Baudouin VI de Hainaut est couronné le 16 mai 1204 par le légat du pape dans l'église de Sainte-Sophie. Il fonde l'empire latin de Constantinople aussi appelé empire de Romanie qui durera 57 ans.

Louis de Blois assiste au couronnement.

Nivelon de Chérisy est chargé d'annoncer l'élection de Baudouin VI de Hainaut et ramène en France des reliques :



Territoires attribués à Boniface Ier de Montferrat

Immédiatement après le couronnement, Boniface Ier de Montferrat est investi de l'Anatolie, de l'île de Crète (Candie) et de toutes les terres qu'il conquiert en Asie.

Le 12 août 1204, après une négociation menée par Marco Sanudo, Boniface Ier de Montferrat vend la Crète pour 100 000 pepres d'or aux Vénitiens. Elle est placée sous l'administration de Marco Sanudo et de Ravain Carcerio.

La Crète restera vénitienne jusqu'en 1669.


Empire latin de Constantinople

Partage général des terres de l'Empire byzantin

Le partage des terres, qu'elles soient régions conquises ou territoires où les Byzantins ont maintenu leur indépendance, a lieu à fin septembre 1204.

Chacun obtient un fief héréditaire suivant son rang, sa richesse ou les services rendus.


Territoires attribués à l'empereur Beaudouin VI de Hainaut

L'empereur est chargé de défendre ou de conquérir les provinces voisines de Constantinople en deçà et au delà du Bosphore : Constantinople, la Thrace et le nord-ouest de l'Asie Mineure.


Territoires attribués aux croisés français et flamands

Le reste des provinces byzantines, formant le territoire même de l'empire, est réparti entre les croisés français et flamands.


Territoires attribués aux Lombards

Les Lombards obtiennent leurs lots dans le royaume de Thessalonique.


Territoires attribués à aux Vénitiens

Venise devint une grande puissance européenne et maritime. Une fois la part faite à Baudouin VI de Hainautet à Boniface Ier de Montferrat, les Vénitiens reçoivent la moitié de ce qui reste au titre du traité de 1202. Ils ont :

Ces possessions sont toutes placées sous la suzeraineté de l'empereur de Constantinople :

Enrico Dandolo, doge de Venise, a pour son domaine particulier la moitié de la ville de Constantinople et est exempté de rendre foi et hommage à l'empereur.

Venise fait proclamer que tous ceux d'entre ses citoyens qui voudraient s'emparer de quelqu'une des îles de l'Archipel pourraient le faire et qu'ils tiendraient leurs acquisitions en fiefs de la république.

C'est ainsi que se formèrent le duché de Naxos et les seigneuries de Nègrepont, de Stampalia et Amorgos, d'Andros, de Théonon, Sciros et Micone, de Céa, de Lemmos.

Enrico Dandolo s'intitule dominator quarte et dimidie partis totius Imperii Romanie "souverain d'un quart et demi de l'Empire de Romanie". Ce titre sera porté jusqu'en 1356.

La ville de venise est alors réorganisée d'un point de vue urbanistique et s'enrichit de nouveaux bâtiments ainsi que d'oeuvres d'art provenant des villes conquises. Enrico Dandolo apporte à Venise les quatre chevaux de Saint-Marc, enlevés à l'empire grec.


Territoires attribués à Théodore Branas

Théodore Branas, un seigneur grec rallié aux Latins, reçoit en fief la ville d'Apres.



Michel Ier Ange Comnène Doukas au service de Boniface Ier de Montferrat

Bataille de l'oliveraie de Koundouros

Fondation du despotat d'Épire

En 1204, la région de Bodonitza, aujourd'hui Mendenitsa en Phthiotide, est conquise par Boniface Ier de Montferrat , qui a obtenu le royaume de Thessalonique et la suzeraineté sur la Grèce.

Il la confie au marquis Guy Pallavicini, descendant d'une puissante famille d'Italie du Nord.

L'une des fonctions du Marquis de Bodonitza est d'assurer la garde du défilé des Thermopyles. Le marquis Guy Pallavicini résiste aux assauts.

Michel Ier Ange Comnène Doukas entre brièvement au service de Boniface Ier de Montferrat.

Michel Ier Ange Comnène Doukas abandonne rapidement Boniface Ier de Montferrat, et tente peut-être de résister aux forces croisées dans le Péloponnèse, en combattant à la bataille de l'oliveraie de Koundouros.

Perdant la bataille, Michel Ier Ange Comnène Doukas s'enfuit en Épire.

Jean X Camatéros, patriarche de Constantinople, ne considère cependant pas Michel Ier Ange Comnène Doukas comme un souverain légitime, et rejoint Théodore Ier Lascaris à Nicée.

En Épire, Michel Ier Ange Comnène Doukas résiste aux tentatives de Boniface Ier de Montferrat pour le soumettre.



Conquête de la Morée

Guillaume Ier de Champlitte Prince de Morée

Après la prise de Constantinople, Guillaume Ier de Champlitte fait partie des armées croisées qui conquièrent le nord de la Grèce.

Guillaume Ier de Champlitte obtient de Boniface Ier de Montferrat, Roi latin de Thessalonique, l'autorisation d'aller conquérir la Morée : partie ouest du Péloponèse ou Achaïe.

Guillaume Ier de Champlitte commande une petite armée d'une centaine de chevaliers et environ 500 hommes.

En 1205, la conquête de la presqu'île d'Achaïe par Guillaume Ier de Champlitte se déroule sans rencontrer, de la part des anciens sujets de l'empire byzantin, de résistance commune et sérieusement organisée.



Naissance de Démetrios de Montferrat

Demetrius ou Démetrios de Montferrat naît en 1205, fils de Boniface Ier de Montferrat et de Marguerite Arpad de Hongrie.



Boniface Ier de Montferrat Roi de Thessalonique

Demandant en vain que lui soit reconnue la souveraineté sur les territoires asiatiques qu'il a conquis, Boniface Ier de Montferrat conquiert Didymotique et assiège Andrinople.

En 1205, pour empêcher une guerre interne entre les croisés, le doge et les autres chefs conviennent de confier à Boniface Ier de Montferrat la Macédoine méridionale, entre Mosinopoli et Thessalonique, province voisine de la Hongrie.

Boniface Ier de Montferrat est investi avec le titre de Roi de Thessalonique qui le rend à peu près indépendant de l'Empire latin.



Agnès de Montferrat à Thessalonique

Selon Geoffroy de Villehardouin, Agnès de Montferrat réside en Lombardie jusqu'à ce que Boniface Ier de Montferrat, son père, l'appelle à Thessalonique en 1206.

Boniface Ier de Montferrat dépêche Otto de la Roche, megaskyr d'Athènes, auprès d'Henri Ier de Constantinople pour lui proposer d'épouser Agnès de Montferrat, sa fille. Henri accepte.



Bataille de Kato-Achaia

Michel Ier Ange Comnène Doukas reçoit de Boniface Ier de Montferrat le gouvernement de l'Étolie et de l'Acarnanie, et prétend, en outre, à la seigneurie de l'Achaïe.

Michel Ier Ange Comnène Doukas veut tout d'abord en disputer la possession à Guillaume Ier de Champlitte.

Sa défaite à Kato-Achaia, au fond du golfe de Patras met fin à ses ambitions en 1206.



Prise de Cyzique et de Nicomédie par Théodore Ier Lascaris

Trêve avec l'empire latin

Théodore Ier Lascaris s'allie à Kalojan et s'empare de Cyzique et de Nicomédie, que l'empereur latin d'orient Henri Ier de Constantinople lui abandonne, et conclut une trêve en juin 1207.

En 1207, Boniface Ier de Montferrat donne le fief de Messinople à Geoffroi de Villehardouin.



Mariage d'Henri Ier de Constantinople avec Agnès de Montferrat

Boniface Ier de Montferrat envoie Agnès de Montferrat en galère jusqu'à Abydos en Turquie puis par terre jusqu'à Constantinople. Geoffrey Villehardouin et Miles de Brabant l'escorte.

Henri Ier de Constantinople épouse à Sainte-Sophie le 4 février 1207 Agnès de Montferrat, fille de Boniface Ier de Montferrat et d'Hélène de Busca.

La fête a eu lieu au palais du Boukoleon.

Ce mariage se fait dans le cadre d'une nouvelle alliance entre Boniface Ier de Montferrat et Henri Ier de Constantinople contre Kaloyan ou Kalojan de Bulgarie.



Révolte à Thessalonique

Mort de Boniface Ier de Montferrat

Margaret Arpad de Hongrie Reine de Thessalonique

Boniface Ier de Montferrat descend jusqu'à Athènes et Thèbes, occupant aussi Corinthe, tous les territoires conquis sont confiés à ses compagnons d'armes.

Après la conquête de Thèbes, Othon de la Roche-sur-l'Ognon donne la moitié de la ville à Guy Ier de la Roche-sur-l'Ognon.

Alors que Boniface Ier de Montferrat assiège Nauplie, il reçoit la nouvelle qu'à Thessalonique une révolte a éclatée.

À toute vitesse, Boniface Ier de Montferrat revient sur ses pas, découvrant que la révolte a déjà pris fin.

Margaret Arpad de Hongrie, sa seconde femme, s'est réfugiée dans la forteresse de Thessalonique.

Inquiet de la menace des Bulgares, qui ont attaqué Thessalonique pendant la rébellion, Boniface Ier de Montferrat décide de créer une force composée de croisés.

Prenant la tête de l'expédition avec Henri Ier de Constantinople, Boniface Ier de Montferrat meurt 4 septembre 1207, alors qu'il revient d'une incursion sur les monts du Rhodopes dans le territoire bulgare.

Le royaume de Thessalonique passe à Margaret Arpad de Hongrie, sa femme, et à Démetrios de Montferrat, son fils.

Les barons de Salonique refusent de prêter hommage à Henri Ier de Constantinople et proclament pour suzerain Guillaume de Montferrat.



Alliance de Michel Ier Ange Comnène Doukas avec la République de Venise

Prise de Thessalonique

Excommunication de Michel Ier Ange Comnène Doukas

Les successeurs de Boniface Ier de Montferrat demandent de l'aide pour soumettre enfin l'Épire.

Mais Michel Ier Ange Comnène Doukas s'allie en 1210 avec la République de Venise et attaque Thessalonique.

Il est attesté que Michel Ier Ange Comnène Doukas fait preuve de cruauté envers ses prisonniers avec notamment des cas de crucifixion sur des prêtres latins.

Devant ces faits, le pape Innocent III l'excommunie.

Henri Ier de Constantinople récupère ensuite Thessalonique et oblige Michel Ier Ange Comnène Doukas à signer une nouvelle alliance.


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