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Événements contenant la ou les locutions cherchées



25 événements affichés, le premier en 1593 - le dernier en 1873


Dorothée-Marie d'Anhalt

Mariage de Jean II de Saxe-Weimar avec Dorothée-Marie d'Anhalt

Jean II de Saxe-Weimar épouse le 7 janvier 1593 Dorothée-Marie d'Anhalt -Zerbst (2 juillet 1574-18 juillet 1617), fille de Joachim-Ernest d'Anhalt-Zerbst. Leurs enfants sont :



Naissance de Bernard de Saxe-Weimar

Bernard de Saxe-Weimar naît à Weimar en 1604, fils de Jean, Duc de Saxe-Weimar.

Il reçoit une éducation particulièrement bonne, et étudie à Iéna, mais va bientôt à la cour de l'électeur de Saxe.



Bataille de Wiesloch

Le 27 avril 1622, les armées protestantes d'Ernst von Mansfeld et du margrave de Bade Georg Friedrich ou Georges Frédéric de Baden-Durlach, affronte l'armée de la Ligue catholique sous les ordres du comte Tilly près du village de Wiesloch près de Mingolsheim au sud d'Heidelberg en Allemagne.

La bataille se terminée par la victoire sans lendemain des protestants. Tilly subit une des rares défaites de sa carrière. Bernard de Saxe-Weimar combat dans le camp protestant.

Ernst von Mansfeld pillent l'Alsace et la Hesse.

Mais les ravages des troupes menées par Ernst von Mansfeld ne se limitent pas aux contrées ennemies, ils s'exercent aussi au détriment des régions dont il doit assurer la défense, ce qui choque fort son commanditaire. Frédéric V du Palatinat se trouve finalement contraint de le licencier avec ses troupes.



Bataille de Wimpfen

Mort de Magnus de Wurtemberg-Neuenbourg

Georges-Frédéric de Bade-Durlach se trouve confronté à nouveau aux troupes de la Ligue Catholique commandées par Tilly, renforcées d'une armée espagnole sous les ordres de Gonzalo Fernández de Córdoba.

La bataille de Wimpfen a lieu le 6 mai 1622.

Bernard de Saxe-Weimar combat dans le camp protestant.

Bien qu'en nette infériorité numérique, l'armée de Georges-Frédéric de Bade-Durlach commence néanmoins à résister aux troupes catholiques.

Les protestants subissent finalement une sanglante défaite qui marque, pratiquement, la fin de la carrière militaire de Georges-Frédéric de Bade-Durlach.

Les pertes s'établissent de chaque côté à environ 2 000 hommes.

Tilly et Córdoba se mettent en devoir d'empêcher la jonction des troupes protestantes restantes avec celles d'Ernst von Mansfeld et de Christian de Brunswick.

Guillaume Ier de Bade-Bade devient alors régent du margraviat de Baden-Baden.

Magnus de Wurtemberg-Neuenbourg, frère de Jean-Frédéric de Wurtemberg, meurt lors de cette bataille.

Ses possessions reviennent à Louis-Frédéric de Wurtemberg.

Les vainqueurs envahissent alors le nord du duché de Wurtemberg malgré un traité de neutralité et y séjournent à plusieurs reprises durant les années qui suivent, causant de grands dommages.



Bataille de Stadtlohn

Pendant l'été 1623, Christian de Brunswick tente vainement de susciter un nouveau foyer de soulèvement contre l'administration impériale dans la région de Basse Saxe.

Devant l'échec, Christian de Brunswick veut se réfugier aux Pays-Bas, avec son armée de 15 000 hommes, pour y retrouver le maître des coalisés protestants, Frédéric V du Palatinat et plus encore, la femme de celui-ci, Elizabeth Stuart à qui il porte une véritable dévotion.

Le 6 août 1623, l'armée protestante de Christian de Brunswick est attaquée par l'armée de la Ligue Catholique commandée par Tilly à Stadtlohn, à quelques kilomètres de la frontière des Pays-Bas,.

Bernard de Saxe-Weimar sert dans le camp protestant avec son frère William à Stadtlohn.

Matthias Gallas, alors colonel d'un régiment d'infanterie au service de la ligue catholique, se distingue dans les combats.

Christian peut disposer ses troupes sur une éminence partiellement entourée de zones marécageuses, position avantageuse. Cet avantage théorique ne se révèle pas décisif, les troupes catholiques étant plus nombreuses et beaucoup plus aguerries.

Elles infligent des pertes extrêmement lourdes à l'ennemi protestant. À peu près 2/3 des soldats commandés par Christian sont tués ou faits prisonniers. La déroute des protestants est si complète qu'elle dissuade Tilly de poursuivre son attaque. À la tombée de la nuit, Christian et les débris de son armée atteignent les Pays-Bas. Son train et son trésor de guerre tombent aux mains des catholiques.

Tilly continue de pourchasser Ernst von Mansfeld dans le nord de l'Allemagne.

Tilly regagne au catholicisme les évêchés de Halberstadt, Hildesheim, Minden et Osnabrück.


Carte de la Guerre de Trente Ans

Période danoise de la guerre de Trente Ans

Entrée dans la guerre de Trente ans du Danemark

La période danoise de la guerre de Trente Ans dure de 1625 à 1629.

Christian IV de Danemark reste à l'écart de la guerre de Trente ans un certain temps, mais les sollicitations pressantes des puissances occidentales, et surtout sa crainte de voir Gustave II Adolphe de Suède le supplanter en tant que leader de la cause l'amènent à entrer dans la guerre contre l'Empire et la Ligue, sans aucune garantie d'aide des autres puissances.

Le 9 mai 1625, Christian IV de Danemark quitte le Danemark pour le front, avec à sa disposition entre 19 000 et 25 000 hommes, avec lesquels il remporte quelques batailles.

Bernard de Saxe-Weimar participe aux campagnes de Christian IV de Danemark.


Frédéric-Henri d'Orange-Nassau et Ernst Casimir au siège de Bois-le-Duc – par Pauwels van Hillegaert

Siège de Bois-le-Duc

Prise d'Amersfoort

Frédéric-Maurice Ier de La Tour d'Auvergne Gouverneur de Maestricht

Bois-le-Duc est le principal bastion du Roi d'Espagne dans la région.

Bernard de Saxe-Weimar est présent lors du siège de Bois-le-Duc.

D'importantes sommes d'argent sont investies pour renforcer sa défense, confiée à Anton ou Anthonie Schetz, Comte de Grobbendonck, Gouverneur militaire de la ville.

Les fossés qui entourent la place rendent les assauts improbables.

Creuser des tranchées et des mines souterraines dans les sols marécageux des environs est impensable.

Frédéric-Henri d'Orange-Nassau se présente devant la ville en avril 1629 avec une armée de 24 000 fantassins, 4 000 cavaliers et 4 000 miliciens

Pour assécher les marais, Frédéric-Henri d'Orange-Nassau détourne :

qui les alimentent.

Une digue de 40 kilomètres est dressée, des moulins mus par des chevaux achèvent d'assécher les terrains.

Des tranchés peuvent alors être creusées.

Pendant ce temps, les autorités espagnoles envoient une armée de renfort commandée par Henri van den Bergh, Comte de Bergh, cousin de Frédéric-Henri d'Orange-Nassau, qui arrive en juillet 1629.

Henri Van den Bergh comprend que le siège est trop avancé pour qu'il puisse le lever.

Henri Van den Bergh essaie de détourner l'attention du stathouder en prenant la ville d'Amersfoort le 14 août 1629.

Les lignes de ravitaillement d'Henri Van den Bergh sont coupées par la Wesel et il doit se retirer en laissant Bois-le-Duc à la merci des rebelles.

Les assaillants bombardent constamment la ville.

Le 18 juillet 1629, le fort Isabella tombe.

Le 19 juillet 1629, c'est au tour du fort Anthon. Mais les 2 500 hommes la garnison résistent toujours.

Les Hollandais poursuivent leurs travaux de sape jusque sous la porte sud.

Le 11 septembre 1629, une explosion importante ouvre une brèche dans les murs.

Le 14 septembre 1629, le gouverneur Anthonie Schetz capitule.

La perte de Bois-le-Duc porte un grand coup au prestige des Espagnols dont les positions dans le nord du pays sont sérieusement menacées.

Aujourd'hui encore, le duché de Brabant reste divisé en deux provinces :

Cette dernière province sera toujours durement traité par les Provinces-Unies étant considérée comme pays conquis.

Frédéric-Henri d'Orange-Nassau continue sa campagne avec l'aide de son cousin et ancien rival Henri van den Bergh, qui change de camp après avoir été accusé de trahison.

Frédéric-Maurice Ier de La Tour d'Auvergne participe avec les Hollandais au siège de Bois-le-Duc en 1629.

Il reçoit en récompense le gouvernement de Maastricht.



Prise de Wurtzbourg

Bernard de Saxe-Weimar sert sous Gustave II Adolphe de Suède. Bernard de Saxe-Weimar chasse les Impériaux du Landgraviat de Hesse-Cassel et aide à la prise de Wurtzbourg en 1631.

Bernard de Saxe-Weimar passe le Rhin à Oppenheim, surprend Manheim, et remporte plusieurs avantages sur Albrecht von Wallenstein.


Bataille de Lützen Christine de Suède - avant 1656 - par David Beck

Bataille de Lützen

Mort de Pappenheim

Mort de Gustave II Adolphe de Suède

Christine de Suède Roi de Suède

Axel Oxenstierna Régent du royaume de Suède

Poursuivant son invasion vers le sud, Gustave II Adolphe de Suède marche vers Munich, poussant par là Ferdinand II de Habsbourg à engager une nouvelle armée dirigée par Wallenstein.

Alors que Gustave II Adolphe de Suède se prépare à assiéger Ingolstadt, début d'octobre 1632, il apprend l'arrivée sur ses arrières de l'armée de Wallenstein.

Menacé d'être coupé de ses bases, le roi de Suède rebrousse chemin vers le nord, vers Erfurt, parcourant 260 kilomètres en 18 jours.

Au 31 octobre 1632, les deux forces ne sont plus séparées que d'une quarantaine de kilomètres mais l'arrivée d'un temps froid amène les adversaires à penser qu'aucune opération d'envergure n'aura plus lieu et à diviser leurs forces en cantonnements multiples.

Wallenstein s'installe à Lützen avec 20 000 soldats, non loin du cantonnement de Gustave II Adolphe de Suède qui dispose de 12 000 fantassins et 7 500 cavaliers.

Matthias Gallas combat dans l'armée de Wallenstein.

Heinrich Matthias von Thurn, devenu Lieutenant général dans l'armée du roi de Suède, prend part à cette bataille.

Jean-Georges II de Saxe est absent de cette bataille.

Sachant que Wallenstein s'est séparé de la majeure partie de sa cavalerie, Gustave II Adolphe de Suède décide de prendre le risque d'une attaque contre une force encore supérieure.

Par malchance, son mouvement est détecté par un faible rideau de cavalerie impériale, dirigée par von Colloredo.

Ce dernier entreprend de résister sur la rivière Rippach et stoppe la progression suédoise durant une demi-journée avant d'être contraint à la retraite.

La résistance de von Colloredo permet à Wallenstein de regrouper ses forces et de rappeler 8 000 cavaliers dirigés par Pappenheim alors distants de 50 kilomètres.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, l'élément de surprise est perdu...

Les deux armées se retrouvent face à face dans la plaine de Lützen, séparées par une route joignant Lützen à Leipzig.

Cette route est bordée de fossés qui sont approfondis par les soldats impériaux.

A 3 kilomètres de Lützen, la route franchit une rivière, le Flossgraben.

Les soldats impériaux de Wallenstein se massent en une seule ligne, du côté nord de la route, entre une crête garnie de moulins et le Flossgraben.

Au centre se trouve l'infanterie, sur les flancs la cavalerie.

Au matin du 16 novembre 1632, l'armée suédoise organisée sur deux rangs, s'avance à la rencontre des Impériaux dans un épais brouillard.

Gustave II Adolphe de Suède se rend rapidement compte qu'il lui est nécessaire de déloger Wallenstein de sa position défensive avant l'arrivée de Pappenheim et de son renfort de cavalerie.

Il choisit alors de placer ses troupes d'élite au sein de son aile droite, dont il prend personnellement le commandement, en vue de percer le flanc impérial et d'envelopper l'ensemble du dispositif de Wallenstein.

Le brouillard ne se lève que vers 11 heures.

Gustave II Adolphe de Suède lance l'assaut avec 3 heures de retard sur ses prévisions.

A la tête de l'imposante cavalerie de l'aile droite, il met en fuite les mousquetaires impériaux retranchés le long de la route puis parvient à la hauteur de la cavalerie impériale de l'aile gauche (commandée par Ottavio Piccolomini) qu'il repousse aisément.

À ce moment, Pappenheim fait son apparition sur le champ de bataille et rétablit l'équilibre en faveur des Impériaux.

Le répit n'est toutefois que de courte durée.

Pappenheim tombe et sa mort démoralise plusieurs de ses régiments qui ne tardent pas à prendre la fuite.

Sur la gauche suédoise, la cavalerie met à mal la cavalerie impériale de Colloredo, tandis qu'au centre, l'infanterie suédoise s'empare de batteries impériales qui sont retournées contre leurs anciens possesseurs.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, la victoire semblait assurée.

Toutefois, le brouillard se reforme, gênant les impeccables manœuvres de l'armée suédoise.

La gauche suédoise est contrainte au repli.

De même, au centre, les Impériaux parviennent à récupérer leurs pièces d'artillerie.

Voyant son armée en difficulté, Gustave II Adolphe de Suède chevauche jusqu'à son centre mais se retrouve isolé dans le brouillard et est aperçu par des cavaliers impériaux.

Il s'effondre, touché de plusieurs balles, tandis que son cheval, ensanglanté, retourne vers les rangs suédois, portant la nouvelle de la mort du roi.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède galvanise les Suédois.

Bernard de Saxe-Weimar prend le commandement de l'armée Suédoise et achève la victoire.

Vers 14 heures, ceux-ci réussissent à s'emparer des moulins à vents et de l'artillerie de Wallenstein.

Vers 17 heures, Wallenstein, ayant perdu son appui à droite et ne comptant plus que sur la résistance désespérée de son infanterie (organisée en grands carrés de piquiers et de mousquetaires selon le modèle espagnol), décide de se replier vers Leipzig, laissant la victoire aux Suédois.

Épuisés, ceux-ci ne peuvent organiser la poursuite.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède désorganise quelque peu par la suite le commandement de l'armée.

Ce grand roi à la carrière si courte poursuivit l'œuvre de Gustave Ier de Suède (Gustav Vasa) et de son père.

Christine de Suède devient Roi de Suède en 1632.

Son titre réel est roi de Suède et non reine, conformément au souhait de Gustave II Adolphe de Suède, son père, afin de lui permettre ainsi de monter sur le trône.

Christine de Suède laisse gouverner Axel Oxenstierna, le régent, qui poursuit la politique allemande de Gustave II Adolphe de Suède.

En offrant sa médiation en faveur de l'empereur, après la mort de Gustave II Adolphe de Suède, Christian IV de Danemark tente de minimiser l'influence de la Suède en Allemagne.

Christian IV de Danemark y gagne quelques avantages mineurs.



Capitulation de Ratisbonne

Privé par Axel Oxenstierna d'une moitié de l'armée suédoise et mis sous les ordres de Gustaf Karlsson Horn, Bernard de Saxe-Weimar n'en fait pas moins capituler Ratisbonne.



Attaque de Breisach par Bernard de Saxe-Weimar

En 1634, Franz Freiherr von Mercy combat dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Franz Freiherr von Mercy défend Breisach contre une attaque menée par les troupes protestantes de Bernard de Saxe-Weimar.


Bataille de Nördlingen par Jacques Courtois Albert de Brandebourg-Ansbach - par Benjamin Block en 1643

Prise de Ratisbonne

Première Bataille de Nördlingen

Gustaf Karlsson Horn Prisonnier

Mort de Frédéric de Brandebourg-Ansbach

Albert II de Brandebourg-Ansbach Margrave de Brandebourg-Ansbach

Sophie de Solms-Laubach Régente

Les Suédois ne peuvent tirer bénéfice de la victoire protestante à Lützen à cause de la mort de leur roi Gustave II Adolphe.

Ferdinand III de Habsbourg, en compagnie de Ferdinand d'Autriche, son cousin espagnol, assisté de Matthias Gallas et d'Ottavio Piccolomini, reprend l'avantage et occupent la ville de Ratisbonne le 26 juillet 1634, menaçant d'avancer plus loin en Saxe.

La première Bataille de Nördlingen a lieu le 5 et 6 septembre 1634.

Armand-Frédéric de Schomberg se fait connaître sous les ordres de Bernard de Saxe-Weimar lors de cette bataille.

Les protestants réalisent qu'ils doivent faire un effort pour reprendre la ville et planifient alors une attaque de nuit.

L'attaque des protestants se trouve en difficulté lorsque leur avance est bloquée par leur artillerie et les chariots de ravitaillement qui se trouvent devant l'infanterie.

Cela donne un délai aux troupes impériales pour se préparer.

Ensuite l'infanterie suédoise attaque sans l'appui de son artillerie, et parvient néanmoins à enfoncer une aile.

Le commandant des impériaux ordonne une attaque coordonnée sur la ligne saxonne. Les Suédois sont mis en déroute.

La rivalité de Gustaf Karlsson Horn et de Bernard de Saxe-Weimar qui lui dispute le commandement de l'armée suédoise est une des causes de leur défaite commune.

Bernard de Saxe-Weimar perd la bataille.

Gustaf Karlsson Horn est capturé et les alliés des protestants perdent entre 12 000 et 14 000 soldats.

Les troupes du Wurtemberg sont touchées par cette défaite.

Le Wurtemberg est pillé et incendié.

Eberhard VII de Wurtemberg part en exil à Strasbourg.

Bien que la France ne soit pas engagée directement, des unités françaises servent du côté des protestants : Charles de Sainte-Maure, futur gouverneur de Louis le Grand Dauphin, Duc de Montausier, fait partie des rescapés.

Maximilien Ier de Bavière renoue avec le succès lors de cette bataille qui constitue le premier revers suédois dans la guerre de Trente Ans.

Cette importante victoire des forces impériales et espagnoles décide la France à intervenir ouvertement dans le conflit.

Frédéric de Brandebourg-Ansbach meurt le 6 septembre 1634 tué lors de cette bataille.

Albert II de Brandebourg-Ansbach lui succède et devient Margrave de Brandebourg-Ansbach.

Comme Albert II de Brandebourg-Ansbach est encore mineur, Sophie de Solms-Laubach, sa mère assure la régence jusqu'en 1639.


Carte de la Guerre de Trente Ans

Période française de la guerre de Trente Ans

Occupation de Philippsburg, Spire, Landau et Trèves par les Espagnols

Guerre de dix ans

Déclaration de guerre de la France à l'Espagne

Courrier d'Anne d'Autriche avec Philippe IV

La période française de la guerre de Trente Ans dure de 1635 à 1648.

Depuis le début de la guerre, la France s'est toujours soigneusement tenue à l'écart des combats, tout en appuyant les opposants à l'empereur et au Roi d'Espagne par sa diplomatie et ses subsides.

Cette politique n'est pas sans contradictions car Richelieu, cardinal de l'Église catholique est :

Les considérations religieuses s'opposent donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci finissent par l'emporter sur leurs divers adversaires. Pour maintenir l'équilibre désiré, la France n'a plus d'autre solution que de s'engager directement dans le conflit.

Cet engagement est précédé d'une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne (ce dernier est d'ailleurs, plus que l'empereur, le principal adversaire).

Avec les Hollandais est notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (grosso modo l'actuelle Belgique).

Contrairement aux Danois quelques années plus tôt, les Suédois ont subi un revers, mais ne sont pas anéantis. Leur présence en Allemagne va en fait se perpétuer jusqu'à la fin de la guerre, sous des généraux de valeur tels que Johan Banér ou Lennart Torstenson qui ne vont jamais laisser les impériaux libres de se retourner complètement contre la France. Au contraire les armées française et suédoise vont souvent se coordonner ou tenter de se rejoindre pour forcer l'ennemi commun.

Par précaution, les Espagnols occupent Philippsburg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l'archevêque Philipp Christoph von Sötern, l'un des Princes-Électeurs, s'est mis sous la protection de la France :

Richelieu prend ce prétexte pour déclarer ouvertement la guerre à l'Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français, le 19 mai 1635.

La Guerre de dix ans commence le 19 mai 1635.

Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, vont intervenir dans 4 grands secteurs :

Cela place Anne d'Autriche dans une position encore plus délicate. En effet, la correspondance secrète qu'elle entretient avec Philippe IV d'Espagne, son frère, va au-delà des nécessités de la simple affection fraternelle.

Anne d'Autriche tente de renseigner secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises, bien qu'elle soit tenue à l'écart de toutes les décisions de Louis XIII.

François-Marie de Broglie fait parti des principaux commandants en chef lors de la Guerre de Trente ans.



Retour d'Adam von Schwartzenberg à Berlin

Paix de Prague

Rapprochement de Jean-Georges Ier de Saxe avec le parti catholique

Les revers de fortune des Suédois entraînent le rappel d'Adam von Schwartzenberg à Berlin.

La Paix de Prague est négociée entre Ferdinand II de Habsbourg, fatigué, et plusieurs princes protestants dont :

Ferdinand III de Habsbourg, fils de Ferdinand II participe aux négociations.

Le 30 mai 1635, Ferdinand II de Habsbourg signe cette paix qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

La guerre se poursuivra néanmoins encore 11 années.

Les armées impériales commandées par Ottavio Piccolomini se retournent vers les Pays-Bas.

Sur le Rhin, les impériaux, commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles IV de Lorraine, font équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar.

Adam von Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume Ier de Brandebourg qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d'appuyer militairement les Habsbourg.

Il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes.

Le recrutement est un échec et Georges-Guillaume Ier de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette paix.

Guillaume V de Hesse-Cassel conclut un pacte d'alliance avec la France, entraînant l'invasion de la Hesse-Cassel par les troupes de Ferdinand II de Habsbourg. Guillaume V doit s'enfuir avec sa famille.


Bernard de Saxe-Weimar

Prise de Mayence

Écarté par les Suédois à la suite du revers de Nördlingen, Bernard de Saxe-Weimar se met au service de la France, qui est entrée dans la ligue protestante.

Louis de Nogaret de La Valette délivrent ou prennent diverses villes, entre autres Mayence en 1635.

Bernard de Saxe-Weimar et Louis de Nogaret de La Valette prennent de Bingen, font levée le siège de Mayence, prennent Deux-Ponts. Puis l'armée fait retraite de d'auprès de Mayence.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Conquêt de l'Alsace sur les Impériaux

Bernard de Saxe-Weimar bat les Impériaux et conquiert l'Alsace en 1637.


Batailles de Rheinfelden

Batailles de Rheinfelden

Mort d'Henri II de Rohan

Mort de Tancrède de Rohan

La France accepte de payer l'entretien des troupes de Bernard de Saxe-Weimar.

Mais à l'hiver 1637-1638, les échéances ne sont pas régulièrement honorées.

Bernard de Saxe-Weimar n'a plus que 4 000 hommes.

Bernard de Saxe-Weimar confie à Henri II de Rohan un commandement.

Henri II de Rohan accepte de reprendre les armes contre l'Allemagne en janvier 1638.

Bernard de Saxe-Weimar est surpris en traversant le Rhin le 28 février 1638 par les troupes des Bavarois de Jean de Werth mais il peut se dégager en perdant 2 de ses commandants, John Philip et Henri II de Rohan qui sont blessés mortellement.

Le 2 mars 1638 Bernard de Saxe-Weimar retraverse et tombe sur l'arrière-garde bavaroise faisant 3 000 prisonniers qui changent de camp.

Henri II de Rohan meurt le 16 avril 1638 des suites de ses blessures.

Sur sa tombe à Genève est inscrit "Passant, ne cherche pas ici le récit en détail des hauts faits d'Henry de Rohan, ils subsistent glorieusement et pour toujours dans la mémoire des hommes".

Henri II de Rohan aura été en permanence déchiré entre la fidélité à la cause protestante et le service du Roi.

Ses écrits sont considérés comme d'excellentes contributions à la littérature politique du XVIIe siècle.

A la mort d'Henri II de Rohan, la duchesse Marguerite de Rohan tente de faire reconnaître comme héritier Tancrède de Rohan, son fils bâtard.

La réalité de sa naissance, connue de tous, ne permet pas cette manœuvre et Tancrède meurt au combat avant que la succession ne soit réglée.



Prise de Fribourg

Prise de Brisach

Bernard de Saxe-Weimar prend Fribourg.

Bernard de Saxe-Weimar prend Brisach, clef de l'Alsace et de la Souabe le 19 décembre 1638.



Conquête du comté de Bourgogne

Prise de Nozeroy

Mort de Bernard de Saxe-Weimar

En 1639, à la demande de Richelieu, Bernard de Saxe-Weimar tente à nouveau, la conquête du comté de Bourgogne, à la tête de son armée de soldats recrutés en Allemagne (communément appelés "Suédois").

Il ravage le pays comtois avec une sauvagerie inouïe et l'évocation de ses "suédois" semait la terreur parmi les populations.

Nozeroy est pris et saccagé par Bernard de Saxe-Weimar en 1639.

Bernard de Saxe-Weimar meurt à Neubourg le 18 juillet 1639 au milieu de ses succès, enlevé par la fièvre ou, selon d'autres, par le poison.

Il est à l'origine du 1er régiment de cuirassiers français qui porte le nom de régiment de Saxe-Weimar.

Son armée passe sous les ordres de Jean-Baptiste Budes, Comte de Guébriant.



Mariage d'Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach avec Éléonore-Wilhelmine d'Anhalt-Köthen

Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 24 janvier 1716 Éléonore-Wilhelmine d'Anhalt-Köthen, fille d'Emmanuel-Lebrecht d'Anhalt-Köthen. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach avec Louise-Auguste de Hesse-Darmstadt

Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 3 octobre 1775 Louise-Auguste de Hesse-Darmstadt, fille de Louis IX de Hesse-Darmstadt et de Caroline-Henriette de Deux-Ponts-Birkenfeld.

Leurs enfants sont :



Mariage de Georges Ier de Saxe-Meiningen avec Louise-Éléonore de Hohenlohe-Langenbourg

Georges Ier de Saxe-Meiningen épouse le 27 novembre 1782 Louise-Éléonore de Hohenlohe-Langenbourg (1763-1837), fille de Christian de Hohenlohe-Langenbourg. Leurs enfants sont :



Mariage d'Henri d'Orange-Nassau avec Amélie de Saxe-Weimar-Eisenach

Henri d'Orange-Nassau épouse à Weimar le 9 mai 1853 Amélie de Saxe-Weimar-Eisenach (1830-1872), fille de Bernard de Saxe-Weimar-Eisenach.


Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach

Mariage de Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach avec Pauline de Saxe-Weimar-Eisenach

Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach épouse en 1873 Pauline de Saxe-Weimar-Eisenach (1852-1904), fille d'Hermann de Saxe-Weimar-Eisenach. Leurs enfants sont :


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