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Événements contenant la ou les locutions cherchées



25 événements affichés, le premier en 1587 - le dernier en 1661



Mariage de Jean-Louis de Nogaret avec Marguerite de Foix-Candale

Jean-Louis de Nogaret épouse en 1587 Marguerite de Foix-Candale (1567-1593). Leurs enfants sont :

Suivant une pratique courante dans la noblesse, cette héritière d'une duché-pairie dans le Sud Ouest accepte d'épouser un homme d'une moindre condition que la sienne pour que leur fils aîné, Henri, reprenne et perpétue le nom et les titres de sa mère.



Naissance de Bernard de Nogaret de Foix

Bernard de Nogaret de Foix naît à Angoulême en 1592, fils de Jean-Louis de Nogaret et de Marguerite de Foix-Candale.


Henriette de Balzac d'Entragues

Liaison d'Henri IV de France avec Henriette de Balzac d'Entragues

Henri IV de France fait la connaissance d'Henriette de Balzac, Marquise d'Entragues de Verneuil. Il a une liaison avec elle. Leurs enfants sont :

Très amoureux d'elle, il va jusqu'à lui promettre le mariage dans une lettre datant d'octobre 1599.

Rédigée et signée de la main même d'Henri IV de France, après une promenade coquine dans la Vallée des 7 moulins proche du château des parents, la promesse de mariage faite à Henriette d'Entragues était ainsi libellée :

Nous, Henri Quatrième, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, promettons et jurons devant Dieu, en foi et parole de roi, à messire François de Balzac, sieur d'Entragues, chevalier de nos ordres, que nous donnant pour compagne demoiselle Catherine Henriette de Balzac, sa fille, au cas que dans six mois à commencer du premier jour du présent, elle devienne grosse et qu'elle accouche d'un fils, alors et à l'instant nous la prendrons à femme et légitime épouse, dont nous solenniserons le mariage publiquement et en face de notre Sainte Église, selon les solennités en tel cas requises et accoutumées (...). Aussitôt après que nous aurons obtenu de notre Saint Père le pape la dissolution du mariage entre nous et Madame Marguerite de France, avec permission de nous marier où bon nous semblera.



Bernard de Nogaret de Foix Colonel-général d'infanterie

En 1610, Bernard de Nogaret de Foix obtient la survivance de la charge de colonel-général d'infanterie.



Pierre II Séguier Intendant de Guyenne

En 1621, Pierre II Séguier devient Intendant de Guyenne, où il se lie étroitement avec Bernard de Nogaret de Foix, Duc d'Épernon.



Soulèvements en Saintonge, en Guyenne et en Languedoc

Mort de Louis III de Lorraine

Prise de Saint-Jean-d'Angély

Prise de Saumur

Henri Ier de La Tour d'Auvergne intrigue contre Maximilien de Béthune puis s'allie aux princes révoltés contre la régente mais refuse le poste de généralissime des calvinistes lors de l'assemblée de La Rochelle de 1621.

Dans les provinces de Saintonge, de Guyenne et de Languedoc, les protestants se soulèvent avec pour chef Henri II de Rohan.

En 1621, Benjamin de Rohan-Soubise prend le commandement des huguenots des provinces du Poitou, de la Bretagne, et d'Anjou, sous la direction de l'assemblée de La Rochelle.

Il combat à l'ouest et le long de la côte tandis que Henri II de Rohan, son frère aîné, commande sur terre et dans le sud de la France.

Louis XIII se décide brusquement à marcher en personne contre Benjamin de Rohan-Soubise retranché dans Saint-Jean-d'Angely.

Louis III de Lorraine est libéré de la Bastille à condition de prendre part avec Louis XIII à l'expédition dans le Poitou contre les Protestants.

Les chroniqueurs raconte qu'un héraut d'armes se présenta aux portes de la ville, et sans se découvrir, dit à Soubise :

A toi Benjamin de Rohan ; le roi ton souverain seigneur et le mien, te commande de lui ouvrir les portes de sa ville de Saint-Jean-d'Angeli, pour y entrer avec son armée.

A faute de quoi je te déclare criminel de lèse-majesté au premier chef, roturier toi et ta postérité, tous tes biens confisqués : que les maisons seront rasées de toi et de tous ceux qui t'assisteront.

Je ne ne puis répondre que comme soldat, répliqua Soubise, qui éfait resté couvert.

Tu ne dois repondre ni comme soldat ni comme capitaine, reprit le héraut, avant que tu sois dans ton devoir : sache que quand je te parle au nom du roi, ton seigneur et le mien, tu dois avoir le chapeau à la main.

Hautefontaine, vieil officier, excusa la faute de son chef, en disant :

M. de Soubise n'ayant jamais reçu une pareille sommation, il est excusable de n'en pas connaître les formalités. Si on lui avoit dit qu'il faut mettre un genou en terre, il les auroit mis tous les deux.

Soubise donna, pour réponse, ces mots écrits de sa main. Je suis trés-humble serviteur du roi : mais l'exécution de ses commandements n'est pas en mon pouvoir.

Louis III de Lorraine se distingue au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Louis III de Lorraine meurt à Saintes en Charente-Maritime le 21 juin 1621 en combattant.

Après un mois de résistance, Saint-Jean-d'Angély est prise le 24 juin 1621.

Benjamin de Rohan-Soubise se rend aux troupes commandées par Louis XIII.

Défilant devant le Roi, à la tête de sa garnison, il s'approche de Sa Majesté, met les deux genoux en terre, et lui fait serment d'une inviolable fidélité. Louis XIII répond :

Je serai bien aise que vous me donniez dorénavant plus de sujet d'être satisfait de vous que par le passé. Levez-vous et servez-moi mieux à l'avenir.

Charles II de Cossé tombe malade au siège de Saint-Jean-d'Angély.

On le transporte au château de Brissac en juin 1621.

Bernard de Nogaret de Foix combat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély et de Royan.

Honoré d'Albert d'Ailly sert aux sièges de Saint-Jean-d'Angély.

François de Montmorency-Bouteville sert avec éclat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély, de Montauban, de Royan et de Montpellier

Henri de Lorraine-Harcourt combat les Protestants et prend part au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Charles II de Lorraine-Guise est blessé à Saint-Jean-d'Angély.

Bien que protestant, Jean de Saint-Bonnet est fidèle au roi Louis XIII dans sa lutte contre le parti huguenot. Ses qualités de stratège, son courage et sa loyauté le feront distinguer par ses pairs et par le roi.

Jean de Saint-Bonnet participe à la prise de Saumur au printemps 1621.



Mariage de Bernard de Nogaret de Foix avec Gabrielle-Angélique de France

Bernard de Nogaret de Foix, Duc de La Valette et d'Épernon, épouse le 12 décembre 1622 Gabrielle-Angélique de France, fille d'Henri IV de France et d'Henriette de Balzac d'Entragues. Leur enfant est :



Naissance de Louis Charles Gaston de Nogaret

Louis Charles Gaston de Nogaret naît à Metz le 14 avril 1627, fils de Bernard de Nogaret de Foix (1592-1661), Duc d'Épernon, et de Gabrielle-Angélique de France ou de Bourbon (1603-1627).



Mort de Gabrielle-Angélique de France

Gabrielle-Angélique de France meurt en 1627, probablement empoisonné par Bernard de Nogaret de Foix, son époux.


Forçage du Pas-de-Suze

Forçage du Pas de Suse

Le pas de Suse, situé à 500 mètres d'altitude, est un défilé des Alpes situé sur la frontière entre la France et le duché de Savoie.

Louis XIII veut conduire en personne le secours de Casal.

Louis XIII décide de passer les Alpes en plein hiver.

Le récit de cet événement est notamment raconté par Louis de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires.

Richelieu prépare la campagne en renforçant les corps permanents et en levant 6 nouveaux régiments dans le Dauphiné, la Provence et le Lyonnais.

Trois armées doivent envahir à la fois le Piémont et combiner leurs opérations dans la vallée du Pô :

23 000 hommes d'infanterie et 3 000 chevaux sont rassemblés autour de Briançon.

L'infanterie comprend :

À la cavalerie d'élite de la Maison du Roi s'ajoutent 12 compagnies de chevau-légers et les carabins d'Arnauld de Corbeville.

Mais ni artillerie, ni munitions, ni mulets de transport.

L'armée n'a pas 15 jours de vivres, bien qu'avant de partir de Paris, on eût donné 200 000 livres d'avance aux intendants des vivres pour entretenir en permanence, outre la ration journalière, un mois de vivres en magasin.

Rien n'est prêt non plus pour le ravitaillement de Casal.

Le 18 février 1629, Louis XIII arrive à Grenoble avec Richelieu et les grands seigneurs de son entourage :

Louis XIII désigne comme lieutenants-généraux :

comme maréchaux de camp :

Léon d'Albert de Luynes est présent à cette journée.

Richelieu précède Louis XIII à Embrun, pour arrêter le plan d'opérations et l'ordre de marche.

L'avant-garde, conduite par Charles Ier de Blanchefort de Créquy et François de Bassompierre, a mission de s'emparer des passages du Piémont.

Elle comprend :

L'armée suit sous le commandement de Charles de Schomberg.

Abraham de Fabert d'Esternay participe à ces combats.

Le 28 février 1629, l'avant-garde passe les Alpes à Montgenèvre et Cezanne ou Césane (en italien Cesana Torinese) et cantonne à Oulx, sur la Doria Riparia.

Le 29 février 1629, l'avant-garde trouve au fort d'Exilles, 13 vieux canons éventés, pour battre les retranchements de M. de Savoie.

Le 1er mars 1629, l'avant-garde couche à Chaumont ou Chiomionte, un bourg ouvert, à un quart de lieue de la frontière de Piémont.

On ne peut franchir cette frontière, de ce côté, que par le Pas de Suse, défilé de 600 toises qui n'a pas plus de 18 pas de largeur en certains endroits et qui est obstrué par des roches qu'aucune machine ne pourrait déplacer ; 2 hommes ont grand-peine à y passer de front.

À l'entrée, le bourg et le gros rocher de Gelasse surmonté d'un fort, qui n'est accessible que par une rampe étroite et bordée de précipices.

Des 2 côtés du défilé, se dressent des montagnes imposantes :

Le passage est fermé, du côté de Chaumont, par un grand retranchement en forme de demi-lune et, en arrière, par des barricades, flanquées, à mi-pente, par des redoutes, distantes l'une de l'autre de 200 pas.

Le défilé débouche au faubourg de Suse, dominé par un couvent de Cordeliers.

3 000 Piémontais ou Milanais gardent les ouvrages.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie, son fils, le lieutenant général comte de Verrua et le marquis de Ville, commandant la cavalerie, se préparent à soutenir l'attaque, bien étonnés que le Louis XIII la dirigeât en pareille saison.

Le 5 mars 1629, à 11 heures du soir, Louis XIII quitte Oulx avec la Noblesse et 2 compagnies de ses Gardes, pour faire 4 lieues, à pied, dans la neige.

En arrivant à Chaumont, 3 heures avant le jour, Louis XIII trouve Richelieu dressant l'ordre de combat avec les maréchaux.

Les Gardes françaises et suisses, ainsi que Navarre attaqueraient de front les barricades et les redoutes.

Le régiment de Sault, dont les officiers étaient du pays pour la plupart, devait partir à 3 heures du matin et suivre à droite, au-dessous du crêt de Montmoron, avec de bons guides, un sentier extravagant qui conduisait derrière les retranchements.

L'avance ainsi gagnée permettrait d'assaillir l'ennemi de tous côtés en même temps.

500 hommes d'Estissac, moitié piques, moitié mousquets, longeraient les hauteurs de gauche, sous le crêt de Montabon.

Dans le défilé, les enfants perdus se jetteraient sur les barricades par le milieu et par les flancs :

Ces 3 pelotons seraient suivis par 3 troupes de 100 hommes, fournies par les mêmes régiments.

Comme soutien, 300 gentilshommes volontaires, de qualité pour la plupart, et 500 soldats de Navarre.

Henri II de Valois-Longueville les commande.

L'artillerie vient ensuite : une coulevrine et 2 moyennes, tirées au crochet et poussées par 50 pionniers.

En arrière, un gros de 800 Gardes françaises et de 500 Suisses, sous le commandeur de Valençay.

4 000 hommes restent rangés en bataille devant Chaumont.

Ils sont destinés :

Avant de donner le signal de l'attaque, Louis XIII veut adresser à Charles-Emmanuel Ier de Savoie une dernière sommation.

Il envoie Guitaut-Comminges, capitaine aux Gardes-françaises, avec les maréchaux des logis, le lieutenant de Pontis et un trompette, demander passage, pour préparer à Suse le quartier du Roi.

A 100 pas de la barricade, le groupe s'arrête et le trompette sonne.

Un officier piémontais et 12 soldats sortent du retranchement, puis le comte de Verrua, escorté de 200 mousquetaires.

Après qu'il nous a salués fort civilement, raconte Pontis, Guitaut-Comminges lui dit :

Monsieur, le Roi mon maître m'a commandé d'aller aujourd'hui à Suse pour lui préparer son logis, parce qu'il veut, demain, y aller loger.

Le comte de Verrua lui répond avec beaucoup de civilité :

Monsieur, Son Altesse tiendrait à grand honneur de loger Sa Majesté.

Mais, puisqu'elle vient si bien accompagnée, vous, trouverez bon, s'il vous plait, que j'en avertisse auparavant Son Altesse.

Guitaut-Comminges répondit :

Nous primes alors congé et allâmes retrouver Sa Majesté.

Louis XIII attend son émissaire, à 100 pas des enfants perdus, devant le gros des Gardes-françaises.

Il trouve que le comte de Verrua a répondu en homme d'esprit et en capitaine.

Louis XIII s'approche du maréchal et lui dit, en colère :

Savez-vous bien que nous n'avons que 600 livres de plomb dans le parc de l'artillerie ?

Il est bien temps de penser à cela ! Faut-il, pour un masque qui n'est pas prêt, ne pas danser le ballet ? Laissez-nous faire, Sire, et tout ira bien !

Le signal est donné à 8 heures.

Laissons François de Bassompierre raconter le combat qu'il prétend avoir dirigé.

Nous mîmes pied à terre, Créqui et moi, pour mener les enfants perdus.

Schomberg, que la goutte empêchait de marcher, nous suivait à cheval, afin de voir la fête.

Une balle dans les reins le mit bientôt hors de combat.

En dépassant le bourg de Gelasse, évacué par l'ennemi, nous fûmes canonnés par le fort et salués de quantité de mousquetades, venant des montagnes et de la première barricade.

Nos ailes ayant gagné les éminences latérales, tirèrent au derrière de ce retranchement, pendant que nous y donnions, tête baissée, et le faisions abandonner.

Nous poursuivîmes si vivement les Savoyards, qu'ils ne purent garder les deux autres barricades, où nous entrâmes pêle-mêle avec eux.

Valençay escalada la montagne de gauche à la tête des Suisses et en chassa les gens du Valais.

Dans le défilé, le marquis de Ville eut l'épaule fracassée et se fit transporter à Suse.

Nous poussâmes si vivement notre pointe avec les Gardes-françaises que, sans la résistance que firent près d'une chapelle, le capitaine Cerbelloni et quelques soldats espagnols, le Duc et son fils auraient été pris, tant Treville, lieutenant des Mousquetaires du Roi, les serrait de près.

Un estafier fut tué à son étrier.

Mais le Duc échappa à Treville, qui dut se contenter de blesser Cerbelloni et de le faire prisonnier.

Nous marchâmes, sans nous arrêter, jusqu'au faîte du passage, d'où nous vîmes Suse.

La citadelle nous tira force canonnades.

Mais nous étions si animés au combat et si joyeux de la victoire, que nous ne nous en occupions pas.

Quelques enfants perdus entrèrent dans la ville avec les fuyards et y furent faits prisonniers.

Créqui et La Valette logèrent les Gardes dans les maisons qui bordent la descente à main gauche, tandis qu'avec l'aide de Toiras et de Tavannes, j'établissais Navarre dans les maisons de droite.

Valençay, quoique blessé au genou, descendit, avec les Suisses du colonel Salis, de l'autre côté de Suse, pour empêcher que rien n'en sortit.

Les montagnards du comte de Sault avaient trouvé le sentier extravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon.

Ce qu'il y eut de plus remarquable, raconte Pontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir le comte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière.

Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications ; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage.

Il y eut néanmoins beaucoup des nôtres tués ensuite par le canon de Suse, qui fouettait et nettoyait d'une étrange sorte tout le chemin.

Créqui et François de Bassompierre établissent leur logis dans le faubourg de Suse, au couvent des Cordeliers, où le Roi leur envoie ses félicitations.

Il convient d'ajouter à ces éloges, les critiques de Richelieu, qui marche bravement sous les canonnades, à côté de Louis XIII, en avant du soutien.

L'attaque dure fort peu à cause de la furie française et parce que les ennemis, se voyant pris de tous côtés, lâchent pied après leur première décharge.

Tous firent bien en cette occasion.

Cependant tout l'ordre désirable ne peut être gardé :

Les maréchaux Créqui, Bassompierre, Schomberg et les maréchaux de camp, sont tous ensemble, mêlés aux volontaires, contre la raison qui veut qu'ils soient séparés pour donner les ordres en divers endroits.

Nous perdons fort peu de gens ; 5 ou 6 officiers sont blessés ; il n'y a pas plus de 30 morts.

Suse, mauvaise place, ne peut se défendre :

Sa Majesté l'a fort recommandé, pour ne décrier ses armes en Italie, où l'on estime les Français aussi braves que peu réglés.

Le château de Suse se rend le lendemain mais il n'en est pas de même de sa citadelle ni du fort de Gelasse.



Siège de Privas

Mort d'Antoine-Hercule de Budos Baron de Saint-Jean-de-Valeriscle, Co-seigneur du marquisat de Genoilhac

En 1629, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste aux sièges de Soyon, de Pamiers, de Réalmont, de Saint-Sever, de Castelnau, et de Privas.

Richelieu et Louis XIII revenant d'Italie, entendent que la ville de Privas en Ardèche se soumette, pour arrêter la résistance du Midi qui persiste malgré la chute de La Rochelle. Louis XIII offre 100 000 écus à Saint-André de Montbrun pour se rendre. Il refuse, le roi est furieux.

Ayant établi leur quartier général respectivement à l'Est et au Sud de Privas, le 14 mai 1629, Richelieu et Louis XIII assiègent la ville avec 20 000 soldats royaux dépêchés pour venir en aide à Claude de Hautefort, Vicomte de Lestrange.

A l'issue de 16 jours de siège, au cours duquel les privadois, 3 000 hommes, résistent avec courage à l'armée royale.

Antoine-Hercule de Budos meurt le 27 mai 1629 d'une mousquetade au cours des combats.

Les derniers habitants s'enfuient au Mont Toulon.

Les défenseurs sont contraints de se rendre le 28 mai 1629.

Privas est prise, incendiée, ses combattants tués, pendus ou envoyés aux galères.

Louis de Marillac se distingue lors de ce siège.

Louis XIII confisque tous les biens des protestants de Privas.

Privas met beaucoup de temps à se relever, les habitants ne peuvent revenir s'y installer sans autorisation royale.

Bernard de Nogaret de Foix participe à la répression de la prise d'armes des protestants du Languedoc en 1629.

Bailli du Vivarais, Georges de Vogüé reçoit en son château le 2 juin 1629, le roi Louis XIII.



Liaison de Bernard de Nogaret de Foix avec Ninon de Lartigue

Bernard de Nogaret de Foix a une liaison avec Ninon de Lartigue. Elle exerce sur son esprit un pouvoir absolu. Il lui donne des sommes énormes et dit-on de nombreux enfants.



Mariage de Bernard de Nogaret de Foix avec Marie Marguerite de Cambout

Bernard de Nogaret de Foix est veuf de Gabrielle-Angélique de France.

Bernard de Nogaret de Foix épouse le 28 novembre 1634 Marie Marguerite de Cambout, nièce de de Richelieu, qu'il rend extrêmement malheureuse.



Prise de Saint Jean de Luz

En 1636, au Sud, l'Espagne s'empare de Saint Jean de Luz et menace le Sud Ouest.

Bernard de Nogaret de Foix combat en Guyenne, et se signale alors contre les Espagnols, qui ont envahi le pays de Labour.



Prise de Corbie

Reprise de Corbie

Bernard de Nogaret de Foix combat en Picardie en 1636.

Dans le nord les Espagnols et leurs alliés, sous le commandement d'Ottavio Piccolomini, de Johann von Werth ou Jean de Werth et du Cardinal-Infant, gagnent du terrain, prenant finalement Corbie sur la Somme le 15 août 1636.

Paris est directement menacé.

Cette brutale invasion détourne Louis XIII de ses amours avec Louise Angélique Motier de La Fayette.

En 1636, Jacques de Castelnau-Bochetel lève un régiment et lui donne son nom.

Jacques de Castelnau-Bochetel se distingue en 1636 lors des sièges de Corbie et La Capelle.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait prisonnier lors d'une embuscade.

Jacques de Castelnau-Bochetel est enfermé dans la citadelle de Cambrai d'où il s'évade.

Louis XIII parvient à reprendre Corbie le 14 novembre 1636.

Guy XXI de Laval sert au siège de Corbie.

François de Vendôme se distingue aux sièges de Corbie, d'Hesdin et d'Arras.

César Phœbus d'Albret commande un régiment d'infanterie lors de ce siège.

Les Espagnols quittent le royaume.

Louis XIII a, au retour, un regain d'intérêt pour Louise Angélique Motier de La Fayette.



Révolte des Croquants

Bernard de Nogaret de Foix réprime la révolte des Croquants en 1637.



Siège de Fontarabie

Henri II de Bourbon-Condé commande une des armées luttant contre l'Espagne sur la frontière pyrénéenne.

Chargé par Henri II de Bourbon-Condé de diriger l'assaut au siège de Fontarabie ou Fontarrabie au pays basque, Bernard de Nogaret de Foix refuse par peur d'un échec, la brèche n'étant pas assez large selon lui.

Bernard de Nogaret de Foix doit céder son poste à Henri d'Escoubleau, qui se voit forcé dans ses lignes et obligé de regagner ses vaisseaux avec Henri II de Bourbon-Condé le 7 septembre 1638.

Bernard de Nogaret de Foix conduit les débris de l'armée à Bayonne.

Henri d'Escoubleau tente d'en rejeter la faute sur Bernard de Nogaret de Foix de La Valette, Duc d'Épernon.

Henri d'Escoubleau obtient l'appui de Richelieu dans cette affaire, mais est remplacé par Jean Armand de Maillé-Brézé et affecté à la flotte du Levant.



Procès de Bernard de Nogaret de Foix

Richelieu hait Bernard de Nogaret de Foix qui se sauve prudemment en Angleterre.

On lui donne l'ordre de la Jarretière.

En 1639, Richelieu le fait traduire devant un tribunal extraordinaire, présidé par Louis XIII lui-même qui le condamne à mort.



Mort de Jean-Louis de Nogaret

Bernard de Nogaret de Foix Duc de La Valette et d'Épernon

Jean-Louis de Nogaret meurt à Loches le 13 janvier 1642.

Bernard de Nogaret de Foix devient Duc de La Valette et d'Épernon.



Retour en France de Bernard de Nogaret de Foix

Bernard de Nogaret de Foix Gouverneur de la Guyenne

Après la mort de Louis XIII, Bernard de Nogaret de Foix revient en France.

En 1643, Bernard de Nogaret de Foix fait annuler par le parlement de Paris le jugement dont il a été frappé.

Bernard de Nogaret de Foix devient gouverneur de la Guyenne.


Charles de L'Aubespine - Portrait par Pierre Daret

Cabale des Importants

François de Vendôme Prisonnier

François de Vendôme, Duc de Beaufort, et Marie Aimée de Rohan, Duchesse de Chevreuse organisent un complot le 27 mai 1643.

Ce complot est nommé la cabale des Importants car ils sont aidés par de nombreux Grands :

François VI de La Rochefoucauld et Louis d'Astarac participent à cette intrigue.

Les comploteurs veulent dépouiller les anciens partisans de Richelieu, la Maison Condé notamment, de tous leurs biens et privilèges et récupérer leurs charges perdues du temps de Richelieu.

La cabale vise :

Ils ont pour cela prévu de faire assassiner Mazarin puis de le remplacer par un proche, Augustin Potier, Évêque de Beauvais.

Mazarin a rapidement vent de la conspiration.

François de Vendôme est arrêté le 2 septembre 1643 au Louvre

François de Vendôme est emprisonné au donjon de Vincennes, où il restera 5 ans.

La plupart des membres de la caballe sont exilés par l'autorité royale.

Charles de L'Aubespine est de nouveau éloigné.

Claude de Bourdeille est à nouveau contraint à l'exil en Hollande.



Bernard de Nogaret de Foix Protecteur de Molière

Molière part pour la province avec sa troupe de 1645 à 1653.

La troupe est protégée par Bernard de Nogaret de Foix, Gouverneur de Guyenne.

Molière laisse d'abord la direction de la troupe au comédien Dufresne imposé par le mécène.



Bernard de Nogaret de Foix Gouverneur de la Bourgogne

En 1654, Bernard de Nogaret de Foix devient gouverneur de la Bourgogne.



Mort de Louis Charles Gaston de Nogaret

Louis Charles Gaston de Nogaret meurt à Lyon le 28 janvier 1658.

Il est inhumé en l'église collégiale de Saint-Blaize à Cadillac le 28 février 1659.

Selon le médecin Patin, Louis Charles Gaston de Nogaret est pourri d'une vieille gonorrhée.

On a parlé aussi de vengeance et d'empoisonnement par un mari jaloux, ou encore d'une femme d'Avignon dont les marques d'amour l'auraient complètement épuisé.

Le duché pairie de La Valette rentre en la possession de Bernard de Nogaret de Foix, son père.



Mort de Bernard de Nogaret de Foix

Bernard de Nogaret de Foix meurt à Paris le 25 juillet 1661.


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