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Événements contenant la ou les locutions cherchées



19 événements affichés, le premier en 1285 - le dernier en 1346



Naissance de Benoît XII

Jacques de Novelles, dit Fournier, futur Benoît XII, naît vers 1285, fils d'un boulanger de Saverdun dans le comté de Foix.



Benoît XII Abbé de Fontfroide

Benoît XII commence sa carrière à l'abbaye de Morimond.

Benoît XII est moine cistercien à Boulbonne, puis à l'abbaye de Fontfroide chez son oncle, Arnaud Novelli, qui l'envoie étudier à Paris au collège Saint-Bernard.

Maître en théologie, Benoît XII succède à son oncle comme abbé de Fontfroide en 1311.



Benoît XII Évêque de Pamiers

Évêque de Pamiers en 1317, Benoît XII y mène activement la lutte contre les séquelles du catharisme.

Il mène en personne une politique inquisitoriale très active contre les relents d'hérésie.

Les registres de ses auditions, qu'il tient scrupuleusement, serviront à l'étude des comportements et des mentalités, notamment dans le village de Montaillou.



Benoît XII Évêque de Mirepoix

En 1326, Benoît XII devient évêque de Mirepoix.



Benoît XII Cardinal

Benoît XII devient Cardinal du titre de Sainte-Prisque en 1327. On l'appelle le cardinal blanc car il conserve sa robe de cistercien.


Benoît XII Pape

Mort de Jean XXII Pape

Benoît XII Pape

Jean XXII meurt en 1334 à Avignon.

Jean XXII fait adapter le palais épiscopal d'Avignon, situé au voisinage de la cathédrale, aux nécessités de la cour pontificale et s'attache à l'agrandir, à le fortifier et l'embellir.

Jean XXII est avant tout le grand organisateur de l'administration pontificale et de la mainmise papale sur le fonctionnement ordinaire de l'Église.

Il étend la réserve des collations, met en place une fiscalité sur les bénéfices, crée les rouages d'un gouvernement central.

Il fait face difficilement à l'opposition des Spirituels de l'ordre franciscain.

Il publie les derniers livres des Décrétales.

Il modifie la carte ecclésiastique pour tenir compte de l'évolution géographique du monde laïque, créant en particulier de nouveaux diocèses et une nouvelle province (Toulouse) dans le midi de la France.

Il contraint les ordres religieux à la réforme.

Il amplifie malheureusement le népotisme inauguré par Clément V.

Sachant qu'il n'a aucune chance d'être élu, Hélie de Talleyrand-Périgord veut faire un pape à sa convenance.

Il a son candidat en la personne de Jean-Raymond de Comminges qu'il défend brillamment.

Mais le choix de la résidence pontificale entre Avignon et Rome est l'occasion d'une violente altercation entre les 2 princes de l'Église.

Jean-Raymond de Comminges refuse de prendre l'engagement de ne pas ramener la papauté à Rome.

Jacques de Novelles, abbé de l'abbaye de Fontfroide, est élu pape le 20 décembre 1334 sous le nom de Benoît XII,

Benoît XII entreprend de vastes réformes:

En vue d'une éventuelle croisade, Benoît XII œuvre pour la paix entre les royaumes chrétiens, notamment entre la France et l'Angleterre, et tente une réconciliation avec l'empereur excommunié Louis IV de Wittelsbach.

Benoît XII entretient de bonnes relations avec Frédéric II de Sicile, mettant fin à l'animosité du Saint-Siège contre lui.


Palais vieux d'Avignon Palais vieux d'Avignon

Benoît XII à Avignon

Construction du premier palais pontifical d'Avignon

Du palais épiscopal qu'occupa Jean XXII sur le rocher des Doms, ne demeure que le plan.

Tenté de gagner Rome en 1335, Benoît XII s'accommode en définitive de demeurer à Avignon.

Le palais épiscopal d'Avignon paraît insuffisant aux yeux de Benoît XII qui en fait l'acquisition, le démolit et fait construire sur son emplacement une puissante forteresse, vaste et austère, reflétant ses goûts sobres d'ancien moine cistercien.

Originaire de Mirepoix, Pierre Poisson reçoit d'abord le titre honorifique d'écuyer, avant d'être choisi comme architecte et maître des œuvres et édifices du pape.

En 1335, les travaux commencent avec la construction de la "la Tour des Anges", tour forteresse de 46 mètres de haut, aux murs épais, conçue pour abriter le Trésor à sa base, et les nouveaux appartements du pape.

La Chambre du Pape est située au cœur de la Tour des Anges, entre la Chambre du Camérier et le Trésor Haut, qui contient une partie du trésor et la Bibliothèque. Cette chambre est divisée par des cloisons mobiles. En général, le pape y dort avec les cubiculaires, qui assurent son service. Il peut également y donner des audiences particulières.

Simultanément, Benoît XII fait agrandir l'église Saint-Étienne, parallèle à la Cathédrale Notre-Dame des Doms, devenue chapelle pontificale, dénommée Chapelle Benoît XII.



Création des Frères de la pauvre vie

Sancie de Majorque accueille à la Cour de Naples Philippe de Majorque, son frère, entré chez les franciscains.

Celui-ci voulant pratiquer à la lettre la règle de saint François, réunit autour de lui un groupe qui prend le nom de Frères de la pauvre vie, une branche des fraticelles ou zelanti.

Ce groupe a dès lors une grande influence sur Robert Ier d'Anjou et Sancie de Majorque ainsi que sur Delphine de Sabran, confidente de Sancie.

Philippe de Majorque demande à Robert Ier d'Anjou et à Sancie de Majorque d'intervenir auprès de la papauté d'Avignon pour obtenir les privilèges nécessaires à la transformation de l'abbaye Santa-Chiara en un lieu où seraient accueillis les Frères de la pauvre vie.

Une lettre bullée de Benoît XII du 24 juin 1336 met fin à leurs espoirs.



Appel général à la croisade

À la demande d'Hugues IV de Lusignan, Benoît XII lance le 26 mars 1336, jour du vendredi saint, un appel général à se croiser à tous les princes et rois chrétiens.

Hélie de Talleyrand-Périgord et 4 autres cardinaux, doiventt assister Philippe VI de Valois, dans sa capitainerie générale lors de cette croisade.

Le début de la Guerre de Cent Ans met un terme à ce projet.



Constitution Benedictus Deus

Sur la vision béatifique, Benoît XII fixe la doctrine par sa constitution Benedictus Deus en 1336.



Deuxième refus de l'accueil des Frères de la pauvre vie en l'abbaye Santa-Chiara

Une deuxième lettre bullée de Benoît XII du 20 février 1337 refuse l'accueil des Frères de la pauvre vie en l'abbaye Santa-Chiara.


Le Grand Tinel

Suite de la construction du premier palais pontifical d'Avignon

Le Cloître est formé de quatre bâtiments entourant une cour. Les arcades qui retombent sur des piliers massifs dépourvus de sculpture s'ouvrent sur un passage couvert. A l'étage, une galerie éclairée par des fenêtres géminées permet la circulation entre les différents bâtiments, que protègent des créneaux et des mâchicoulis.

En 1337, Benoît XII édifie :

En mai 1337, on dénombre 800 ouvriers sur le chantier du palais.


Le Consistoire

Le Consistoire forme le rez-de-chaussée de l'aile Est du cloître. C'est l'assemblée régulière où le pape reçoit et délibère des affaires majeures de l'Église, qu'elles soient ecclésiastiques, théologiques, judiciaires ou politiques. Les réunions se tiennent soit en présence des seuls cardinaux, c'est le consistoire secret ou ordinaire, soit en présence des cardinaux et de dignitaires ecclésiastiques ou laïques, c'est le consistoire public ou extraordinaire. C'est ici que l'on instruit et proclame les canonisations, comme celle de Sainte Brigitte de Suède. Le Consistoire est également le lieu où le pape reçoit souverains, légats et ambassadeurs de toutes nations.


Le Grand Tinel

Le terme de Tinel est employé en Italie et dans le midi de la France pour désigner les salles à manger, ou les réfectoires. Tinellum, vient du bas latin tina, qui veut dire tonneau. C'est ici que se déroulent les banquets organisés les jours de fêtes, en particulier lors de la nomination des cardinaux ou du couronnement d'un pape. Les jours maigres ou ordinaires, le pape est servi dans le Petit Tinel.


Aile du Conclave

Au Sud, l'aile des Hôtes, ou aile du Conclave, est composée de 3 niveaux et est percée d'un passage voûté, défendu à chaque extrémité par des portes à vantaux et surmonté d'une salle pour la manœuvre des herses.

Le niveau de plain pied avec la galerie supérieure est destiné aux appartements des hôtes de marque. Cette vaste salle de 38 mètres de long que l'on divise par des cloisons amovibles est appelée "Chambre de l'Empereur" à la suite du séjour de Charles Ier de Luxembourg. Elle est également utilisée lors des conclaves.

Au-dessous de l'appartement des hôtes, à proximité des cuisines, se trouve le logement des panetiers qui se chargent de l'achat des céréales pour la fabrication des pains et des bouteillers qui assurent l'approvisionnement en vins.

Le Grand Cellier, situé sous ce logement, occupe tout le rez-de-chaussée et sert d'entrepôt à vin.


L'aile des Familiers

À l'Ouest, l'aile des Familiers est un ensemble de logements destinés à la Curie. Elle compte 2 étages sur rez-de-chaussée. Elle est flanquée au Nord par la Tour de la Campane et au Sud par un petit campanile où se trouve la cloche d'argent qui annonce les repas, l'ouverture des séances du Tribunal de la Rote et les audiences du Consistoire.


La chapelle pontificale de Benoît XII

Au Nord, la chapelle pontificale de Benoît XII abritait les grandes cérémonies avant que Clément VI ne fasse édifier la Grande Chapelle. Elle comporte 2 niveaux, ce qui caractérise les chapelles palatines :

Un escalier de pierre, appliqué à l'extérieur de la galerie Nord, permet un accès direct au niveau supérieur.

A l'extrémité ouest de la galerie, un puits antérieur à la construction du Palais Vieux alimentait au XIVe siècle la Cour du Cloître et les jardins situés en contrebas du Consistoire.



Tentative de cession du Dauphiné au Pape

Les difficultés financières s'accumulant, Humbert II du Viennois fait procéder à l'inventaire de ses biens en 1339 dans le but de vendre sa principauté au pape Benoît XII. La transaction avec le pape échoue.



Promulguation des statuts de l'Ordre des augustins

Le 25 novembre 1339, Raymond de Canillac préside le chapitre provincial de Narbonne pour promulguer les statuts de l'Ordre des augustins que vient d'approuver Benoît XII.



Suite de la construction du premier palais pontifical d'Avignon

En 1340, sur l'emplacement des appartements de Jean XXII, Benoît XII fait bâtir :

Un rempart crénelé est érigé pour renforcer la porte Majeure.

En sept ans de 1335 à 1342, les chantiers successifs de Pierre Poisson couvrent près d'un hectare.

La construction de l'imposante tour de Trouillas, chargée d'assurer la défense de l'angle nord-est du palais, dure de 1341 à 1346. Benoît XII ne verra pas son achèvement.

Benoît XII ne refuse pas un certain décor et fait appel au peintre siennois Simone Martini.



Troisième refus de l'accueil des Frères de la pauvre vie en l'abbaye Santa-Chiara

Une deuxième lettre bullée de Benoît XII du 7 août 1340 refuse l'accueil des Frères de la pauvre vie en l'abbaye Santa-Chiara.



Jean Visconti et Lucien Visconti Vicaires

En 1341, contre la somme de 500?000 florins et en l'absence de l'empereur, le pape Benoît XII accorde à Jean Visconti et à Lucien Visconti, le vicariat qui les confirme dans leur fonction de seigneurs de Milan.


Clément VI Pape

Mort de Benoît XII

Clément VI Pape

Benoît XII meurt en avril 1342.

Benoît XII est un homme austère et ardent, qui intervient avec autorité dans tous les débats théologiques du moment : pauvreté évangélique, fraticelles, vision béatifique.

Hélie de Talleyrand-Périgord participe à ce conclave.

Pierre Roger de Beaufort est élu pape le 7 mai 1342 sous le nom de Clément VI.

La famille de Clément VI tient dans l'Église une place que les contemporains jugent excessive.

Quatre de ses neveux sont cardinaux, l'un sera le pape Grégoire XI, et un autre archevêque.

Dès que Clément VI monte sur le trône pontifical, il désire élever sa famille.

La vicomté de Turenne, une des plus prestigieuses du Limousin, lui semble une proie facile.

Cécile de Comminges l'a hérité de Bernard VIII de Comminges, son père.

Clément VI délègue Bertrand de Cosnac, Évêque de Lombez, avec mission de lui acheter la vicomté en prévision du mariage de son neveu Guillaume III Roger de Beaufort avec Aliénor de Comminges, sœur de Cécile. Cette transaction coûtent de 140 000 florins.

Peu après l'accession de Clément VI au pontificat, Hugues de la Roche quitte le Limousin pour rejoindre Avignon.

Tout de suite introduit dans l'entourage du pape, Hugues de la Roche se fait remarquer.


Grande Chapelle du Palais des Papes Loggia du Palais des Papes Fenêtre de l'Indulgence du Palais des Papes

Suite de la construction du Palais Neuf d'Avignon

Le chantier de la Grande Chapelle, dédiée aux apôtres Pierre et Paul, commencé à fin 1346, ne se termine qu'en 1351, freiné par l'épidémie de peste de 1348.

Malgré l'épidémie de peste de 1348, elle est achevée en quatre ans.


La Grande Chapelle

La nef unique de 52 mètres de long sur 15 mètres de large et 20 mètres de haut est couverte de 7 travées voûtées d'ogives dont les nervures retombent sur les faisceaux des colonnettes. Elle est éclairée par 4 baies à meneau central, au Sud, et par 2 fenêtres à double meneau sur chacun des murs pignons. Avant la mise en place des vitraux commandés à un maître-verrier avignonnais, on garnit les fenêtres de toiles cirées, tendues sur des châssis de bois, que Matteo Giovannetti rehausse d'arabesques de couleur rouge, jaune et verte. Au 14e siècle, les murs n'offrent pas de décoration peinte.

C'est aux 16e et 17e siècles que les légats font peindre les armoiries des papes régnants visibles sur les murs Est et Ouest.

Les 3 premières travées font office de chœur; l'autel se situe dans la première et la cathèdre du pape, placée sous un dais d'or, dans la seconde.

Des tentures vertes semées de roses rouges sont suspendues sur les murs, des tapis et des nattes recouvrent les dalles du sol. Les cardinaux et 12 chantres occupent la troisième travée. Ils sont séparés des fidèles par une barrière appelée Cancel.

C'est dans la Grande Chapelle que sont célébrées, à partir de Clément VI, les cérémonies pontificales dont le détail est minutieusement réglé par les Ordos, ou guides du cérémonial romain.

Cinquante-huit fêtes liturgiques s'y déroulent, les messes des dimanches, les messes de canonisation, la messe du dernier dimanche de Carême et celle qui précède la remise de la Rose d'Or à un prince chrétien. Parmi les cérémonies les plus fastueuses, le couronnement pontifical fait l'objet d'une pompe et d'une magnificence exceptionnelle.


La Loggia et la fenêtre de l'Indulgence

Elle constitue le parvis de la Grande Chapelle. Il prend jour sur la place du palais, l'actuelle Cour d'Honneur, par la fenêtre de l'Indulgence. C'est là que le Saint Père donne sa triple bénédiction à la foule assemblée dans la cour d'Honneur et qu'a lieu l'imposition de la tiare, lors du couronnement pontifical.

Le portail de la Grande Chapelle est le plus important ensemble sculpté du palais. L'archivolte est composée de deux voussures :

En 1346, débute également la construction du Grand Escalier d'Honneur qui dessert la Grande Chapelle.


Le Grand escalier d'Honneur

Pour le loger, Jean de Louvres doit doubler le mur de l'Audience. Formé de deux volées droites, une innovation qu'on ne rencontre à l'époque qu'en Italie, L'escalier est large, éclairé de fenêtres donnant sur la cour et flanqué de chambres qui servent de postes de garde. Autrefois, trois portes de bois aux lourds vantaux ferrés, à chaque palier, permettaient de le protéger.

Jusqu'en 1351, les constructions se succèdent :

Côté ville, la porte des Champeaux devient l'entrée principale, percée dans la nouvelle façade.

L'aile ouest, rattachée au palais de Benoît XII, délimite le nouvel espace clos de la cour d'Honneur.


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