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Événements contenant la ou les locutions cherchées



28 événements affichés, le premier en 1158 - le dernier en 1190



Mariage d'Amaury Ier d'Anjou avec Agnès de Courtenay

Amaury Ier d'Anjou épouse vers 1158 Agnès de Courtenay, Dame de Toron, fille de Josselin II de Courtenay, Comte d'Édesse, et de Béatrice.

Leurs enfants sont :



Naissance de Baudouin IV de Jérusalem

Baudouin IV de Jérusalem dit le Lépreux naît en 1161, fils d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay.

Amaury Ier d'Anjou demande à Baudouin III d'Anjou, son frère aîné, d'être le parrain et il lui donne son prénom.

Alors que Sibylle est envoyée auprès d'Yvette de Jérusalem, Abbesse de Saint-Lazare de Béthanie, sa grande tante, pour y être éduquée, Amaury Ier d'Anjou préfère garder Baudouin IV de Jérusalem, son fils, auprès de lui.


Couronnement d'Amaury Ier d'Anjou - Guillaume de Tyr - Historia (BNF, Mss.Fr.68, folio 297v)

Mort de Baudouin III d'Anjou

Amaury Ier d'Anjou Roi de Jérusalem

Séparation d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay

Baudouin III d'Anjou meurt le 10 janvier ou février 1162, sans enfants.

Théodora Comnène, sa veuve, reçoit comme promis Saint-Jean-d'Acre ou elle se retire.

Initialement élective, la couronne du royaume de Jérusalem était devenue au fil du temps héréditaire, mais le nouveau roi doit toujours être approuvé par la Haute Cour des barons.

Le prétendant au trône est Amaury Ier d'Anjou, frère de Baudouin III d'Anjou.

Or la plupart les barons déclarent qu'ils jugent Agnès de Courtenay trop volage et intrigante pour devenir leur reine.

Ils somment Amaury Ier d'Anjou de choisir entre sa femme et le trône.

Il choisit le trône.

Comme d'habitude on invoque le motif de consanguinité et le divorce est officiellement légitimé.

Amaury Ier d'Anjou est sacré Roi de Jérusalem le 18 février 1162.

En réalité beaucoup de gens sont persuadés qu'au travers d'Agnès de Courtenay c'était plutôt Josselin III que l'on veut écarter du pouvoir.

Marie de Salerne témoigne en 1162 lors de ce procès en annulation.

Cependant Amaury Ier d'Anjou légitime les deux enfants qu'Agnès de Courtenay lui a donnés :


Guillaume de Tyr découvrant les premiers symptômes de la lèpre de Baudouin IV de Jérusalem - Guillaume de Tyr - Historia rerum in partibus transmarinis gestarum - British Library

Découverte des premiers symptômes de la lèpre de Baudouin IV de Jérusalem

Quand Baudouin IV de Jérusalem est âgé de 9 ans, Amaury le confie pour son éducation à Guillaume de Tyr, Archevêque de Tyr.

Guillaume, dans son Historia, n'a que des éloges quand il parle de l'éducation de son jeune élève.

Vers 1170, Guillaume, en observant le prince jouant avec des jeunes nobles de son âge, remarque que Baudouin IV de Jérusalem ne semble pas affecté par la douleur, contrairement à ses compagnons de jeux. En l'examinant de plus près, il se rend alors compte que le jeune prince est atteint de la lèpre.

Le roi fait appel à tous les médecins, aussi bien les latins que les musulmans, mais aucun remède ne permet la guérison de Baudouin IV de Jérusalem.


Mort d'Amaury Ier d'Anjou et couronnement de Baudouin IV de Jérusalem - Guillaume de Tyr - Historia et continuation – Acre - XIIIe siècle (BNF - Mss.fr. 2628)

Mort de Amaury Ier d'Anjou

Baudouin IV de Jérusalem Roi de Jérusalem

Siège d'Alexandrie

Mort de Miles de Plancy

Raymond III de Tripoli Régent du royaume de Jérusalem

Au printemps 1174, Amaury Ier d'Anjou prépare une nouvelle expédition en Égypte en concertation avec Guillaume II le Bon et les mécontents chiites d'Égypte, qui projettent de se révolter.

Amaury Ier d'Anjou meurt à Jérusalem le 11 juillet 1174 du typhus. Il est inhumé dans le tombeau des rois de Jérusalem.

Guillaume de Tyr décrit Amaury Ier d'Anjou comme ayant une taille moyenne et étant fort gras, avec un visage noble, le teint clair, un nez aquilin, des cheveux blonds et portant toute sa barbe.

Il bégaie légèrement, mais c'est un juriste accomplis, connaissant mieux que quiconque les lois du royaume.

Lors des campagnes militaires, il est aguerri comme un sergent, mais il est également un fin lettré, c'est d'ailleurs lui qui a encourage Guillaume de Tyr à composer son Historia rerum in partibus transmarinis gestarum.

Mais ses mœurs sont si libres qu'il s'en prend même à l'honneur des femmes mariées.

Au contraire de son frère Baudouin III d'Anjou, qui est affable, Amaury Ier d'Anjou est distant et taciturne, et suscite parfois l'antipathie parmi ses proches.

Baudouin IV de Jérusalem devient Roi de Jérusalem et est immédiatement couronné le 15 juillet 1174.

Le sénéchal Miles de Plancy, un soldat valeureux, mais sans grand sens politique, se comporte en régent informel.

Baudouin IV de Jérusalem est un jeune homme fort capable de maintenir le royaume, mais il atteint d'un mal qui ne lui permet ni de se marier, ni d'assurer sa descendance.

Deux semaines après le sacre, le 28 juillet 1174, Guillaume II le Bon, aidé par Margaritus de Brindisi, un brillant amiral, débarque à Alexandrie et commence à l'assiéger

Mais Guillaume II le Bon est battu par Saladin le 31 juillet 1174.

Si Miles de Plancy avait eu le bon sens de lancer une attaque simultanée, Saladin, qui est encore dans une situation précaire se serait trouvé dans une situation très défavorable.

En outre, Miles de Plancy abuse de sa position de régent, si bien que les barons demandent au régent de se dessaisir de son pouvoir. Miles de Plancy refuse.

Miles de Plancy meurt assassiné à la fin 1174, lors d'une tournée d'inspection à Saint-Jean-d'Acre.

Raymond III de Tripoli est alors choisi comme régent, jusqu'à la majorité du roi fixée à quinze ans selon les lois du royaume, mais ses conseils de prudence ne sont pas toujours suivis.



Amaury Ier de Lusignan Chambellan de Jérusalem

Amaury Ier de Lusignan gagne la confiance de Baudouin IV de Jérusalem qui le nomme chambellan de Jérusalem en 1175.



Problème de la succession du royaume de Jérusalem

En 1175, le problème de la succession du royaume de Jérusalem se pose de manière accrue.

Baudouin IV de Jérusalem, atteint de la lèpre, n'a et ne peut avoir ni épouse ni enfants; Il n'a que 2 sœurs, Sibylle de Jérusalem, et Isabelle Ire de Jérusalem.

Le mariage de Sibylle de Jérusalem devient une nécessité.

Le choix des barons se porte sur Guillaume Longue Épée de Montferrat, héritier de Guillaume V de Montferrat.

Guillaume de Tyr le présente comme un homme d'une grande générosité, d'une intelligence brillante et d'une grande expérience du métier des armes. Ses parentés avec les souverains français et germaniques sont un atout pour obtenir des renforts d'Europe.

Une ambassade est envoyée à Montferrat. Guillaume V de Montferrat et Guillaume Longue Épée de Montferrat consentent au projet.



Majorité de Baudouin IV de Jérusalem

Baudouin IV de Jérusalem atteint sa majorité en 1176.



Libération de Renaud de Châtillon

Grâce à un échange de prisonniers, Renaud de Châtillon est libéré en 1176 par As-Salih Ismail al-Malik, le fils de Nur ad-Din.

Selon d'autres sources, en tant que beau-père de l'impératrice Marie d'Antioche, il est racheté pour la somme extraordinaire de 120 000 dinars d'or.

Renaud de Châtillon offre alors ses services à Baudouin IV de Jérusalem.

L'importance d'Onfroy II de Toron à la cour diminue, principalement à cause de l'influence d'Agnès de Courtenay.

Onfroy II de Toron conserve son office de connétable.



Mariage de Guillaume Longue Épée de Montferrat avec Sibylle de Jérusalem

Guillaume Longue Épée de Montferrat Comte de Jaffa et d'Ascalon

Guillaume Longue Épée de Montferrat débarque à Sidon en octobre 1176 et prête immédiatement le serment d'allégeance à Baudouin IV de Jérusalem.

Guillaume Longue Épée de Montferrat épouse en octobre 1176 Sibylle de Jérusalem, fille d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay de Toron. Leur enfant est :

Guillaume Longue Épée de Montferrat devient Comte de Jaffa et d'Ascalon.



Mariage de Renaud de Châtillon avec Étiennette de Milly

Renaud de Châtillon Seigneur d'Hébron

Étiennette de Milly est veuve de Miles de Plancy.

Renaud de Châtillon épouse en 1177 Stéphanie ou Étiennette de Milly, Dame d'Outre-Jourdain. Leur enfant est :

Renaud de Châtillon devient seigneur de Montréal et d'Outre-Jourdain. Il tient notamment les forteresses de Kerak et de Chawbak et de là, il rançonne les caravanes passant dans les environs.

En 1177, la perte d'influence d'Onfroy II de Toron est manifeste quand la seigneurie d'Hébron lui est reprise.

Baudouin IV de Jérusalem donne la seigneurie d'Hébron à Renaud de Châtillon.

Onfroy II de Toron est partisan de Raymond III de Tripoli, régent pour Baudouin IV de Jérusalem.

Raymond III de Tripoli, Onfroy II de Toron et d'autres étaient de la faction de familles anciennes à la cour, opposés à des nouveaux venus comme Renaud de Châtillon.



Départ de Philippe Ier d'Alsace en croisade

Baudouin V de Flandre et Marguerite d'Alsace héritiers de la Flandre

Troisième croisade

Philippe Ier d'Alsace désigne formellement sa sœur Marguerite d'Alsace et son beau-frère Baudouin V de Hainaut comme héritiers en 1177 avant de se croiser.

Hugues IV de Saint-Pol participe avec Philippe Ier d'Alsace, comte de Flandre, à la troisième croisade.

En 1177, Philippe Ier d'Alsace arrive en Terre Sainte avec une armée.

Le royaume de Jérusalem et l'empire byzantin projettent de s'allier pour organiser une campagne commune contre l'Égypte, gouvernée par Saladin.

En apprenant le projet d'attaque franco-byzantine, Saladin quitte Damas pour l'Égypte, afin d'organiser la défense et la résistance du pays.

Une escadre byzantine aborde peu après à Saint-Jean-d'Acre, mais Baudouin IV de Jérusalem, gravement atteint de lèpre ne peut pas prendre la tête de l'armée du royaume.

Baudouin IV de Jérusalem propose à Philippe Ier d'Alsace d'en prendre le commandement.

Philippe Ier d'Alsace décline la régence du royaume de Jérusalem, prétendant qu'il est venu à Jérusalem pour faire ses dévotions et défendre le royaume et non porter la guerre dans des états voisins.

Son refus fait échouer l'expédition et les byzantins retournent chez eux.



Siège de la forteresse de Hama

Philippe Ier d'Alsace quitte Jérusalem, et se rend à Tripoli.

Philippe Ier d'Alsace et Raymond III de Tripoli assiègent sans succès la forteresse de Hama au début septembre 1177.

Baudouin IV de Jérusalem envoie également des troupes au siège de Hama, dégarnissant le royaume de Jérusalem. Il ne reste plus à Jérusalem que 500 chevaliers, comprenant les garnisons des Templiers et des Hospitaliers.


Saladin incendiant une cité - Guillaume de Tyr – Historia – Bruges - XVe siècle (BNF - Mss.fr. 68)

Prise de Ramla

Siège de Mirabel et de Lydda

Les espions apprennent à Saladin l'abandon de l'expédition d'Égypte, puis le siège de Hama, qui occupe le plus grande partie de l'armée franque.

Entre le 18 et le 23 septembre 1177, Saladin pénètre dans le royaume de Jérusalem avec son armée forte de 30 000 soldats, évite la forteresse de Gaza dont les Templiers avaient renforcé la garnison et marche sur Ascalon.

Dès qu'il apprend la nouvelle, Baudouin IV de Jérusalem part avec toutes les troupes qu'il a pu trouver au-devant de Saladin et arrive à Ascalon peu avant Saladin.

Saladin met le siège devant Ascalon, Baudouin IV de Jérusalem tente une sortie mais doit battre retraite immédiatement.

Saladin s'avise que le royaume est sans défense, lève le siège d'Ascalon et poursuit sa route vers Ramla, qu'il prend sans aucun mal, la ville ayant été évacuée.

Saladin incendie Ramla, puis assiège Mirabel et Lydda.

Saladin, pendant que la défense du royaume est totalement paralysée, autorise ses soldats à se disperser pour piller la région et, ne voulant pas s'encombrer de prisonniers, en fait égorger un certain nombre.


Bataille du Montgisard – par Charles-Philippe Larivière

Bataille de Montgisard

À Ascalon, Baudouin IV de Jérusalem décide de tenter le tout pour le tout, malgré son infériorité numérique.

Il demande à Eudes de Saint-Amand, maître de l'Ordre du Temple, retranché avec 80 Templiers à Gaza de venir le rejoindre.

Avec les quelques seigneurs qui sont avec lui :

il dispose d'une armée de 500 chevaliers et de 3 000 fantassins.

Il quitte Ascalon, suit une route en arc de cercle pour contourner l'armée de Saladin et le rejoint en un lieu nommé Montgisard ou Mons Gisardus (Tell el-Jezer), près de Ramla.

Il attaque l'armée ennemie par le nord alors que Saladin le croit toujours au sud-ouest.

Bénéficiant de l'effet de surprise et voulant à tout prix venger le massacre des prisonniers, l'armée franque charge celle de Saladin, amollie et alourdie par le butin.

Les 80 templiers conduits par Eudes de Saint-Amand, leur chef, chargent à l'avant-garde et bousculent les premières lignes du sultan Ayyoubide.

L'ange exterminateur semblait les suivre dans la mêlée.

L'armée de Saladin est en proie à une épidémie d'un virus non létal mais handicapant, qui ressemblerait à ce qu'on appelle aujourd'hui une gastro-entérite. Ce virus se révèle être un atout de plus pour les assaillants.

Taqi al-Din tente de contenir la charge ennemie mais plusieurs émirs, dont son propre fils, sont tués, et le reste finit par prendre la fuite.

C'est ensuite aux 1 000 Mamelouks de la garde personnelle de Saladin de tenter de contenir la charge franque, mais ils sont tous tués.

Les prisonniers survivants en profitent pour se libérer et attaquer leurs gardiens.

Saladin, échappant de peu à la mort, ordonne à tous de prendre la fuite et profite de la nuit qui tombe pour échapper aux chevaliers croisés.

Les années de captivité de Renaud de Châtillon ne l'ont pas du tout assagi. Il multiplie les provocations. Allié des Templiers, il exerce sur la cour de Jérusalem une influence grandissante.

Renaud de Châtillon est partisan d'une politique de conquête face aux musulmans, motivée beaucoup plus par ses espoirs de pillage que par des considérations stratégiques.

Contrairement aux chroniqueurs francs, qui semblent vouloir minimiser son rôle en cette occasion, mais conformément à tous les chroniqueurs musulmans, on pense maintenant que c'est Renaud de Châtillon qui commande l'armée des croisés lors de cette bataille.

Cette bataille d'Ascalon le 18 novembre 1177 est une large victoire des chrétiens. Elle a un énorme retentissement dans la chrétienté et contribué pour beaucoup au prestige de Baudouin IV de Jérusalem.

Saladin repart vers l'Égypte, tout en étant harcelé pendant sa retraite par les Bédouins.

Baudoin IV de Jérusalem suit Saladin jusque dans la péninsule du Sinaï mais est incapable de prendre l'avantage. Les Francs ne réussissent pas à tirer avantage de cette victoire.

Saladin ne réussit à rentrer qu'avec seulement le dixième de son armée.

Saladin arrive au Caire le 8 décembre 1177, à temps pour démentir la nouvelle de sa mort.


Chastelet du Gué de Jacob

Construction du Chastelet du Gué de Jacob

En 1178, pour garder la frontière sur le Jourdain, Baudouin IV de Jérusalem faire édifier le Chastelet du Gué de Jacob, lieu de passage des pèlerins.

Cette forteresse est construite par l'ordre du Temple.

Elle est aussi appelée Bayt al-Ahzan ou Metzad Ateret.



Bataille de Marj Ayoun

En 1179, Saladin essaie de nouveau d'envahir le royaume de Jérusalem, à la tête d'une armée venant de Damas.

La sécheresse qui sévit en Syrie diminue dangereusement les récoltes des états musulmans.

Saladin installe son armée à Banias et envoie des raids pour piller les villages et les campagnes autour de Sidon, pour ramener dans l'émirat de Damas ce qu'ils peuvent en récolte et détruire le reste.

Les fermiers et les villageois pillés ne sont plus en mesure de payer les loyers et les impôts à leurs seigneurs. Si la politique de destruction de Saladin n'est pas interrompue, le royaume de Jérusalem va sensiblement s'appauvrir.

En réaction, Baudouin IV de Jérusalem marche à la tête de son armée en direction de Tibérias, au bord de la mer de Galilée.

Il poursuit sa route vers Safed, puis vers le château de Toron, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Tyr.

Rejoint par les Templiers menés par Eudes de Saint-Amand, maître de l'Ordre du Temple, et un détachement de Raymond III de Tripoli, Baudouin IV de Jérusalem prend la direction du nord.

Du haut d'un mont haut de 900 mètres que Guillaume de Tyr nomme Mesaphar, les Francs repèrent le camp de Saladin.

Baudouin IV de Jérusalem et son conseil décident de descendre sur la plaine et de l'attaquer en premier.

Pendant la descente du plateau, aux dires de l'Estoire d'Éracles, Eudes de Saint-Amand entraîne avec lui les Templiers et les chevaliers du comte de Tripoli et distance l'infanterie et le roi.

Après quelques heures, la chevalerie rencontre des troupes sarrasines commandées par Farrukh-Shâh, neveu de Saladin, qui reviennent d'un raid. Les chevaliers croisées, au nombre de 600 défont aisément la trentaine de soldats musulmans le 9 juin 1179.

Mais quelques éclaireurs leur échappent et arrivent au camp de Saladin, et les soldats croisés ne peuvent maitriser les troupeaux ramenés par les pillards qui fuient vers le camp ayyoubide.

Croyant la bataille gagnée, les Francs baissent leur garde.

Les troupes croisées restent dispersés, les Templiers et les chevaliers de Tripoli patrouillent entre Marj Ayoun et la Litani, tandis que l'infanterie se repose de sa marche forcée, faite plus tôt dans la journée.

Saladin, alerté par les troupeaux en fuite puis avertit par les rescapés de l'escarmouche, donne l'alarme et met son camp en état de défense, craignant une incursion franque.

En raison de la dispersion des troupes franques, cette incursion ne vient pas et Saladin décide d'attaquer les Croisés le 10 juin 1179.

Ce sont d'abord les troupes templières et celle de Tripoli qui reçoivent le gros des troupes musulmanes et sont pour la plupart tués.

Eudes de Saint-Amand est capturé au cours de la bataille.

Très rapidement, le reste de l'armée franque prend la fuite.

Incapable de monter un cheval à cause de la lèpre, Baudouin IV de Jérusalem échappe de peu à la capture et est évacué par un chevalier alors que sa garde se fraie un chemin à travers les lignes sarrasines.

De nombreux rescapés francs fuient et trouvent refuge au château de Beaufort à environ 8 kilomètres au sud du champ de bataille.



Reconstruction de Chastel Neuf

Mort d'Onfroy II de Toron

En 1179, Onfroy II de Toron fait reconstruire Chastel Neuf, qui avait été détruit après plusieurs sièges.

Toujours en 1179, Onfroy II de Toron aide à arranger un différend entre les Chevaliers de l'Hôpital et les Templiers.

Onfroy II de Toron accompagne Baudouin IV de Jérusalem combattre contre un petit détachement musulman.

Le 10 mars 1179, en revenant, Baudouin IV de Jérusalem manque d'être capturé à Panéas.

Onfroy II de Toron sauve la vie du roi mais reçoit des coups mortels.

Onfroy II de Toron meurt un peu après.

Onfroy IV de Toron succède à Onfroy II de Toron, son grand-père, et devient Seigneur de Toron.


Fiançailles et mariage de Guy de Lusignan et de Sibylle de Jérusalem - Guillaume de Tyr - Historia et continuation (BNF - Mss Fr. 2628)

Mariage de Guy de Lusignan avec Sibylle de Jérusalem

Sibylle de Jérusalem est veuve de Guillaume Longue Épée de Montferrat.

La question du remariage de Sibylle de Jérusalem se repose à nouveau.

Sibylle de Jérusalem s'est fiancée à Baudouin d'Ibelin, seigneur de Rama, mais ce dernier est capturé par les musulmans, puis se rend à Byzance pour réunir sa rançon.

Amaury Ier de Lusignan vante les qualités de Guy de Lusignan, son frère, à Agnès de Courtenay et à Sibylle de Jérusalem, à tel point que cette dernière ne pense plus à son fiancé.

Baudouin IV de Jérusalem consent au mariage et une ambassade est envoyée dans le Poitou pour ramener Guy de Lusignan en Terre Sainte.

Guy de Lusignan est bel homme, et ne tarde pas à séduire Sibylle de Jérusalem.

Guy de Lusignan ne brille pas par son intelligence et les membres de sa famille le tiennent pour un peu niais. Apprenant la nouvelle, Geoffroy de Lusignan, un des frères aînés de Guy de Lusignan, se serait exclamé avec dérision "Si Guy devient roi, pourquoi ne deviendrais-je pas Dieu". Guy de Lusignan n'a aucun sens politique et est un militaire brouillon.

Guy de Lusignan épouse en avril 1180 Sibylle de Jérusalem fille d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay. Leurs enfants sont :

Guy de Lusignan reçoit en fief de Baudouin IV de Jérusalem les comtés de Jaffa et d'Ascalon.

Sans connaître et comprendre la politique du royaume, Guy de Lusignan se rapproche à la cour :



Rage de Saladin contre Renaud de Châtillon

En 1181, malgré une trêve conclue entre Baudouin IV de Jérusalem et Saladin, Renaud de Châtillon pille une caravane se rendant à la Mecque.

Saladin s'en plaint à Baudouin IV de Jérusalem, malade, qui ne trouve pas la force de sévir contre son vassal.

Saladin, fou de rage, aurait déclaré qu'il tuerait Renaud de Châtillon de ses propres mains.



Amaury Ier de Lusignan Connétable du royaume de Jérusalem

En 1181, Baudouin IV de Jérusalem fait d'Amaury Ier de Lusignan le Connétable du royaume de Jérusalem.



Guy de Lusignan Régent du royaume de Jérusalem

La maladie de Baudouin IV de Jérusalem s'aggrave en 1182.

Baudouin IV de Jérusalem confie la régence du royaume à Guy de Lusignan qui se rend rapidement impopulaire auprès des barons et des sujets du royaume.



Siège de Kérak

Saladin lance des raids sur le territoire de Renaud de Châtillon en 1183.

Saladin Il assiège la forteresse de Kérak, mais fait épargner le secteur où se déroulent les noces de la belle-fille de Renaud de Châtillon.

Celui-ci ne doit son salut qu'aux secours de Baudouin IV de Jérusalem.



Bataille d'Al-Fule

Baudouin V de Jérusalem Roi de Jérusalem

Départ de Guillaume V de Montferrat en Terre Sainte

En octobre 1183, Saladin envahit la Galilée.

Guy de Lusignan convoque l'ost et se porte à la rencontre de l'armée sarrasine, qu'il rejoint aux Fontaines de Tubanie (bataille d'Al-Fule).

Les vivres manquent pour l'armée, et l'infanterie rechigne à rester et parle de se replier.

Un convoi de ravitaillement arrive, mais est intercepté par Saladin.

Cependant des éclaireurs découvrent que les eaux d'une rivière proche, le Nahr Jâlûd sont très poissonneuses et permet le ravitaillement de l'armée.

Amaury Ier de Lusignan participe à cette bataille. Son détachement subit une charge des troupes musulmanes, mais il y résiste. Ce sera une des seules actions de la bataille. Résistant aux provocations de l'armée Saladin, les barons restent groupés, au grand mécontentement de l'infanterie.

Certains disent que les barons, jaloux de Guy de Lusignan, ne veulent pas lui offrir une victoire éclatante au début de sa régence. D'autres affirment que les barons les plus puissants ont éventé le piège de Saladin.

Mais le mécontentement populaire, déçu d'avoir laissé l'armée de Saladin partir sans dommage, se retourne contre Guy de Lusignan qui est disgracié.

Amaury Ier de Lusignan conserve la charge de connétable.

Baudouin IV de Jérusalem lui retire la régence et décide :

Ce dernier refuse cependant la charge de tuteur, les charges de régent et de tuteur étant considérées comme incompatibles.

Le 20 novembre 1183, Baudouin V de Jérusalem est sacré roi de Jérusalem.

Avec le couronnement de Baudouin V de Jérusalem, son petit-fils, Guillaume V de Montferrat, ayant au moins la soixantaine, confie le gouvernement de Montferrat à ses fils :

et part en Terre Sainte.

Guillaume V de Montferrat reçoit le château de Saint-Elie (aujourd'hui El Taiyiba).


Mariage d'Onfroy IV de Toron avec Isabelle Ire d'Anjou

Mariage d'Onfroy IV de Toron avec Isabelle Ire d'Anjou

Siège du krak de Montréal

Onfroy IV de Toron, fils d'Onfroy III de Toron et d'Étiennette de Milly, épouse au krak de Montréal ou de Moab en novembre 1183 Isabelle Ire d'Anjou.

Le krak de Montréal est peu après assiégé par Saladin.

Étiennette de Milly, mère d'Onfroy IV de Toron, convainc Saladin d'épargner la tour où vivent les jeunes mariés, mais il continue à bombarder le reste du château.

Baudouin IV de Jérusalem arrive alors avec son armée et fait lever le siège.


Mort de Baudouin IV de Jérusalem et couronnement de Baudouin V de Jérusalem - Guillaume de Tyr - Historia et continuation – Acre - XIIIe siècle (BNF- Mss.fr. 2628)

Mort de Baudouin IV de Jérusalem

Raymond III de Tripoli Régent du royaume de Jérusalem

Baudouin IV de Jérusalem meurt le 16 mars 1185.

Baudouin V de Jérusalem reste le seul roi.

Raymond III de Tripoli, régent du royaume de Jérusalem, poursuit la politique de paix du roi lépreux, c'est-à-dire une politique de paix et de bonnes relations avec Saladin.

Le commerce entre les états latins d'Orient et les états de Saladin reprend et l'on voit même au cours de l'hiver 1185-1186 l'état ayyoubide approvisionner en vivre le royaume de Jérusalem, où sévit la disette après les mauvaises récoltes de l'été 1185.


Guy de Lusignan - François-Édouard Picot (c. 1843)

Mort de Baudouin V de Jérusalem

Guy de Lusignan Roi de Jérusalem.

Baudouin V de Jérusalem meurt à Saint-Jean-d'Acre à fin août 1186.

Le problème de succession du royaume se pose à nouveau. Même si la monarchie hiérosolomytaine se transmet depuis 3/4 de siècle dans la même famille, l'avènement d'un nouveau roi doit être approuvé par l'assemblée des barons.

Deux candidats à la succession se présentent :

De nombreux barons rejettent Guy de Lusignan, mais celui-ci dispose de soutiens de taille :

Josselin III de Courtenay persuade Raymond III de Tripoli de rejoindre ses partisans à Tibériade en attendant que l'assemblée des barons se réunisse, laissant les Templiers conduire à Jérusalem le corps de Baudouin V de Jérusalem.

Raymond III de Tripoli écarté, Josselin III de Courtenay en profite pour prendre le contrôle de Saint-Jean-d'Acre et de Beyrouth. Raymond III de Tripoli appelle les barons à s'assembler à Naplouse.

À Jérusalem, Sibylle de Jérusalem a le champ libre et persuade Héraclius de la sacrer reine, mais l'impopularité de Guy de Lusignan fait que le patriarche n'ose pas le couronner.

À l'issue de l'inhumation de Baudouin V de Jérusalem, Sibylle de Jérusalem prend la couronne pour la poser sur la tête de Guy de Lusignan, son mari, en annonçant qu'elle le veut pour son seigneur et son roi.

Le nouveau roi n'est toujours pas approuvé par l'assemblé des barons.

Apprenant la nouvelle du couronnement et conscient que s'entêter pourrait provoquer une guerre civile, Raymond III de Tripoli se désiste et propose comme alternative de sacrer Onfroy IV de Toron.

Onfroy IV de Toron, connu comme peu ambitieux et peu conflictuel, décrit comme calme et même efféminé, ne se pense pas fait pour le trône.

Onfroy IV de Toron s'enfuit de Naplouse, rejoint Jérusalem où il prête allégeance à Guy de Lusignan et à Sibylle de Jérusalem.

En juillet 1186, n'ayant pas d'autre choix, les barons, et même les Ibelin, doivent accepter l'avènement de Guy de Lusignan, à l'exception de quelques uns.

Baudouin d'Ibelin, seigneur de Rama, laisse toutes ses possessions à son fils Thomas d'Ibelin et s'exile à Antioche.

Il affirme qu'il ne veut pas encourir le blâme de la perdition du royaume et que Guy de Lusignan ne sera pas roi un an.

Le pouvoir effectif passe au parti de Renaud de Châtillon.



Annulation du mariage d'Onfroy IV de Toron et d'Isabelle Ire d'Anjou

En 1190, pendant la troisième croisade, l'archevêque de Pise et l'évêque de Beauvais annulent le mariage d'Onfroy IV de Toron et d'Isabelle Ire d'Anjou, au prétexte qu'Isabelle n'avait pas l'âge requis et avait été contrainte par son beau-frère Baudouin IV de Jérusalem.

L'annulation est au profit de Conrad Ier de Montferrat, qui veut épouser Isabelle Ire d'Anjou pour prétendre au trône.

Onfroy IV de Toron et Isabelle Ire d'Anjou forment un couple soudé.

Isabelle Ire d'Anjou ne veut pas se séparer et préfère Onfroy IV de Toron à Conrad Ier de Montferrat plus âgé, mais Onfroy IV de Toron ne veut pas de conflit avec les autres barons.

Onfroy IV de Toron est intimidé par Guy de Senlis, un chevalier français, qui le défie, défi qu'Onfroy IV de Toron ne relève pas.


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