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Événements contenant la ou les locutions cherchées



26 événements affichés, le premier en 1126 - le dernier en 1174



Échange de la seigneurie de Naplouse contre celle de Montréal

Philippe de Milly échange avec Baudouin III d'Anjou sa seigneurie de Naplouse contre celle de Montréal.

Philippe de Milly a deux filles dont Étiennette de Milly.


Foulques V d'Anjou et Mélisende de Jérusalem Blason des Comtes d'Anjou

Geoffroy V Plantagenêt Comte d'Anjou et du Maine

Mariage de Foulques V d'Anjou avec Mélisende de Jérusalem

Lutte de Geoffroy V Plantagenêt contre une révolte de ses barons en Anjou

Foulques V d'Anjou règle ses affaires et cède toutes ses possessions en France dont le Comté d'Anjou, à son fils Geoffroy V Plantagenêt.

Foulques V d'Anjou quitte la France au début 1129.

Il aborde à Saint-Jean-d'Acre au milieu du printemps 1129.

Foulques V d'Anjou est veuf d'Eremburge du Maine.

Foulques V d'Anjou épouse le 2 juin 1129 Mélisende de Jérusalem, fille de Baudouin de Bourcq et de Morfia de Malatya. Leurs enfants sont :

Dès le départ de Foulques V d'Anjou, Geoffroy V Plantagenêt est confronté à une coalition de ses vassaux conduite par Lisiard, Seigneur de Sablé.

Il vient à bout des révoltés un à un.

Il s'empare et brûle Meslay en Mayenne et oblige Guy IV de Laval à demander la paix.

Amaury VI de Thouars engage la lutte contre Geoffroy V Plantagenêt qui s'empare de Thouars en et fait raser le Donjon du château.

Les Seigneurs de Blaison et Parthenay se rendent et Mirebeau se soumet après un siège de 40 jours.

Geoffroy V Plantagenêt s'empare de l'Ile Bouchard dont le Seigneur, Peloquin, se soumet.

Geoffroy V Plantagenêt enlève Briollay et La Suze au Seigneur de Sablé et fait construire un château à Châteauneuf sur Sarthe pour le contrôler.



Naissance de Baudouin III d'Anjou

Baudouin III d'Anjou naît en 1131, fils de Foulques V d'Anjou et de Mélisende de Jérusalem.



Mort de Foulques V d'Anjou

Baudouin III d'Anjou Roi de Jérusalem

Mélisende de Jérusalem Régente du royaume de Jérusalem

Manassès d'Hierges Connétable du royaume de Jérusalem

Foulques V d'Anjou parvient avant sa mort à conclure un traité de paix avec l'émir de Damas.

Foulques V d'Anjou meurt à Acre en Palestine le 13 novembre 1142 ou le 10 novembre 1143 d'une chute de cheval.

Il est inhumé dans l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Baudouin III d'Anjou devient Roi de Jérusalem en 1143 sous la régence de Mélisende de Jérusalem, sa mère.

Dès son avènement, Baudouin III d'Anjou accompagne l'ost royal dans une expédition contre les Bédouins qui ont pris le château de Val-Moyse et massacré sa garnison.

Mélisende de Jérusalem nomme Manassès d'Hierges Connétable du royaume de Jérusalem.



Ambassades à Rome

Mélisende de Jérusalem, Reine du Royaume de Jérusalem et veuve de Foulques V d'Anjou et mère du jeune roi Baudouin III d'Anjou, envoie une ambassade désespérée à Rome afin d'obtenir l'envoi de troupes pour soutenir la défense des États Latins d'Orient. En arrivant à Viterbe, où le pape Eugène III se trouve, cette ambassade en rencontre une autre envoyée par les Arméniens.



Conflit entre les Francs et Mu'in ad-Din Unur

Mélisende de Jérusalem, la régente du royaume de Jérusalem, continue la politique de Foulques V le Jeune qui consiste à rester allié avec Damas contre Zengi et Nur ad-Din, son fils.

De son côté, Mu'in ad-Din Unur, régent de l'émirat de Damas, a la même intention politique.

Mais Altûtâsh, émir de Hauran, se brouille avec Mu'in ad-Din Unur et demande la protection des Francs, ce qui rompt l'harmonie franco damascène en juin 1147.

Les négociations avec Damas échouent et les Francs envoient une expédition à laquelle Baudouin III d'Anjou.

Mais l'armée est battue par les armées de Nur ad-Din et de Mu'in ad-Din Unur.

La vaillance de Baudouin III d'Anjou redonne du courage aux soldats et permet à l'armée de rentrer sans trop de pertes.


Concile d'Acre - Guillaume de Tyr- Historia (BNF - Mss.Fr.68 - folio 251)

Assises d'Acre

Balian Ier d'Ibelin le Vieux Seigneur de Ramla

Siège de Damas

Les Assises d'Acre ont lieu le 24 juin 1148. Lors de cette assemblée, Louis VII le Jeune, Baudouin III d'Anjou et Conrad III de Hohenstaufen décident d'attaquer Mu'în-al-Dîn Unur, le régent de Damas, allié des Francs et ami de feu le roi Foulques V d'Anjou.

Guillaume de Tyr, dans sa chronique, énumère tous les barons et prélats qui y ont assisté et parmi eux, il cite le nom de Robert de Craon, Maître du Temple, et de Raymond du Puy, Maître de l'Hôpital.

En 1148 Balian Ier d'Ibelin le Vieux hérite de la seigneurie de Ramla par sa femme Helvis de Rama.

Balian Ier d'Ibelin le Vieux est également présent au conseil tenu à Acre.

Robert Ier de Dreux participe au siège de Damas.

À mi-juillet 1148, les troupes se dirigent vers Damas en passant par Bâniyâs (Panéas) et les contreforts méridionaux de l'Hermon.

Après avoir traversé le Nahr al-Sâbirâni à gué, les croisés établissent leur campement à Dâreiya, à 6 km au sud-ouest de Damas, à l'orée de la Ghûta, terrains irrigués par de nombreux canaux et composés de vergers, de haies et de jardins entourant la ville de Damas.

Les croisés veulent s'emparer de ces vergers, pour priver la ville d'une partie de ses défenses et de son ravitaillement. Une succession de petites escarmouches commence le 24 juillet 1148 entre la chevalerie franque maladroite sur ce type de terrain et les archers damasquins cachés dans chaque recoin des jardins. Obligés de battre en retraite, les francs entament alors une fouille et une destruction systématique de chaque abri potentiel pouvant servir aux musulmans. Ils s'emparent ainsi d'une partie de la Ghûta et occupent les positions de Mezzé, de Neirab et de Rabwé, se rapprochant ainsi de Damas.

Les troupes de Baudouin III d'Anjou, utilisées comme force principale dans ces combats sont arrêtés sur les rives de la rivière Baradâ que les turcs ont garnies de défenseurs.

Conrad III de Hohenstaufen, avisé de cet arrêt, se porte à la tête du combat et parvient à mettre l'ennemi en déroute et s'empare ainsi d'une importante position stratégique, car elle commande toute l'irrigation de l'oasis de Damas. Les habitants de la ville pris de panique, commencent à se barricader le mieux possible. Au même moment, Thierry III d'Alsace, comte de Flandre, parvient à se faire promettre par Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen l'investiture de la future principauté franque de Damas.

Mu'în-al-Dîn Unur ne s'avoue pas vaincu, et dès le 25 juillet 1148, il dirige vers le camp ennemi une vigoureuse sortie qui cause énormément de pertes humaines du côté franc. Les jours suivants, grâce aux renforts arrivés des provinces damasquines du nord-est, il peut rétablir le moral de ses troupes et lancer de nouvelles contre-attaques et recommencer une guérilla meurtrière pour les francs dans les jardins de la Ghûta. L'avantage reste cependant du côté des francs.

Le 26 juillet 1148 au soir, des barons syriens parviennent à convaincre Louis VII et Conrad III de Hohenstaufen que la prise de la ville est impossible par ce côté de la Ghûta et qu'il faut changer de position. Cette attitude des barons syriens est sans doute due à la jalousie causée par l'investiture de Thierry III d'Alsace. L'abandon des positions sur la Bâranâ et dans la Ghûta prive les francs de tout leur ravitaillement en eau et en nourriture. Le siège de la ville est levé. Dès que les francs ont eu abandonné la Ghûta, Mu'în-al-Dîn Unur y fait envoyer nombre de guerriers avec pour mission d'y rétablir un système de défense inexpugnable. La situation des francs devient de plus en plus précaire.

Mu'în-al-Dîn Unur à l'approche de l'armée chrétienne avait résolu d'alerter ses anciens ennemis zengides pour qu'ils viennent à son aide. L'arrivée de l'armée de Nûr al-Dîn à Homs risque de provoquer l'encerclement des francs. Ceux-ci se résignent à quitter définitivement l'endroit et à opérer leur retraite vers Jérusalem le 28 juillet 1148.

L'action des barons syriens refroidit pour longtemps les relations entre les latins de Syrie et les latins d'Occident.


Bataille d'Inab

Bataille d'Inab

Mort de Raymond Ier de Poitiers

Profitant de l'anarchie, les Ortoqides s'emparent de Gargar et de sa région. Mas'ûd Ier, sultan de Roum, un seldjoukide, s'empare de Mar'ash.

En 1149, Nur ad-Din, l'atabeg d'Alep, lance une offensive contre la principauté d'Antioche.

Il attaque les territoires dominés par le château de Hârim, situé sur la rive orientale de l'Oronte, après quoi il assiège le château d'Inab.

Raymond Ier de Poitiers, Prince d'Antioche, vole au secours de la citadelle assiégée.

Nur ad-Din, bat son armée à Inab ou Ma'arratha le 29 juin 1149.

Raymond Ier de Poitiers meurt durant cette bataille.

Raymond Ier de Poitiers est décrit par Guillaume de Tyr comme un seigneur d'ascendance très noble, de figure grande et élégante, le plus beau des princes de la terre, un homme d'une conversation et d'une affabilité charmante, fort dans le maniement des armes et dans l'expérience militaire, protecteur des lettres bien qu'illettré, un croyant sincère et un mari fidèle, mais une personnalité entêté, colérique et peu raisonnable.

Aimery de Limoges, patriarche d'Antioche, assure la défense de la ville et donne ainsi à Baudouin III d'Anjou le temps suffisant pour arriver de Jérusalem avec son armée et obliger Nur ad-Din à lever le siège et quitter la principauté.



Siège de Turbessel

Nur ad-Din se retourne contre les restes du comté d'Édesse et notamment Turbessel qu'il assiège.

Une fois encore la venue de Baudouin III d'Anjou oblige Nur ad-Din à lever le siège en octobre 1149.

L'intervention de Baudouin III d'Anjou empêche la principauté d'Antioche de tomber entièrement aux mains de Nur ad-Dîn.



Josselin II de Courtenay prisonnier

Vente des restes du comté d'Édesse

En mai 1150, Josselin II de Courtenay se rend à Antioche pour conférer avec le patriarche de la ville dans le but d'une défense commune contre Nur ad-Din.

Josselin II de Courtenay est capturé par des Turcomans et emprisonné à Alep le 4 mai 1150.

Béatrice de Saône, son épouse, tente de défendre Turbessel contre les incursions turques de plus en plus fréquentes, mais finit par vendre les restes du comté d'Édesse aux Byzantins en août 1150, avec l'accord de Baudouin III d'Anjou.

Béatrice de Saône se réfugie dans le royaume de Jérusalem.



Mort de Raymond II de Tripoli

Raymond III de Tripoli Comte de Tripoli

En 1152, Raymond II de Tripoli et son épouse Hodierne de Jérusalem, sœur de Mélisende de Jérusalem, sont sur le point de se séparer et menace le comté de Tripoli de guerre civile.

Mélisende de Jérusalem et Baudouin III d'Anjou tente de les réconcilier.

Après un début d'apaisement, Raymond II de Tripoli meurt en avril 1152 tué par 2 assassins Ismaéliens ou Nizarites, probablement envoyés par son épouse.

Raymond III de Tripoli succède à son père et devient Comte de Tripoli, sous la régence de Baudouin III d'Anjou.

Raymond III de Tripoli combattra les armées de Nur ad-Din pendant les années qui suivent.


Couronnement de Baudouin III d'Anjou - Guillaume de Tyr – Historia - BNF, Mss.Fr.68, folio 233

Couronnement de Baudouin III d'Anjou

Retour en Europe de Manassès d'Hierges

Hugues d'Ibelin Seigneur de Rama

En 1152, la majorité de Baudouin III d'Anjou approche mais la régente Mélisende de Jérusalem ne semble pas encline à céder son pouvoir.

Le couronnement de Baudouin III d'Anjou est prévue le 30 mars 1152. Mélisende de Jérusalem compte être couronnée aux côtés de son fils, mais Baudouin III d'Anjou se présente seul à la cérémonie et le clergé, pourtant favorable à Mélisende de Jérusalem, ne peut refuser le couronnement.

Baudouin III d'Anjou a pour lui le soutien des barons francs, ainsi que la légitimité que lui assurent les lois du royaume.

Soutenu par Onfroy II de Toron qu'il nomme connétable et par d'autres barons, Baudouin III d'Anjou réclame à sa mère les villes de Jérusalem et de Samarie comme indispensable à la défense du royaume.

Mélisende de Jérusalem refuse de céder, et Baudouin marche immédiatement sur Mirabel, possession de Manassès d'Hierges, le principal soutien de la reine mère, qu'il soumet. Manassès d'Hierges doit abandonner ses terres et ses charges et retourner en Europe.

Puis Baudouin III d'Anjou se rend à Jérusalem et doit prendre d'assaut la Tour de David, dans laquelle Mélisende de Jérusalem s'était retranchée.

Mélisende de Jérusalem, vaincue, se retire dans son fief de Naplouse. Elle se retire de la vie politique et se consacre aux affaires religieuses.

Hugues d'Ibelin hérite d'Helvis de Rama, sa mère, de la seigneurie de Rama.



Prise d'Ascalon

Mort de Bernard de Tramelay

Les croisés du Royaume de Jérusalem assiègent Ascalon, dernier bastion fatimide en Palestine, pour la seconde fois.

Le 19 octobre 1153, Baudouin III d'Anjou prend d'Ascalon qu'il intégre au royaume de Jérusalem et rattache au comté de Jaffa.

Hugues d'Ibelin prend part à ce siège.

Eustache II le jeune commande la quinzaine de galères de la flotte chrétienne qui bloque l'entrée du port, mais n'ose pas attaquer la flotte égyptienne laquelle, dotée d'une écrasante supériorité numérique, réussit à pénétrer pour apporter du secours aux assiégés.

Eustache II le jeune est connu pour avoir dirigé plusieurs escadres corsaires, rançonnant les navires musulmans mais aussi dit-on, plusieurs navires chrétiens.

Bernard de Tramelay, maître de l'Ordre du Temple, y est tué avec tous ses chevaliers.



Prise de Damas

Les erreurs des derniers bourides, atabegs de Damas, ont affaibli l'émirat.

Baudouin III d'Anjou ne réussit pas à empêcher Nur ad-Din de s'emparer de Damas en 1154.

Baudouin III d'Anjou évite cependant que la situation ne tourne au désastre, obligeant même Nur ad-Din à la défensive.


La forteresse de Kyrenia à Chypre

Invasion de Chypre par Renaud de Châtillon

Prétextant le refus de Manuel Ier Comnène de lui payer une somme due pour services militaires contre Thoros II d'Arménie, Renaud de Châtillon décide de lancer un raid contre Chypre, qui est alors province byzantine.

Renaud de Châtillon s'allie avec son ennemi de la veille Thoros II d'Arménie

Ils débarquent à Chypre au printemps 1155.

Renaud de Châtillon surprend la garnison byzantine et la défait sans difficultés, puis ravage systématiquement l'île :

Avant de quitter l'île, Renaud de Châtillon fait rassembler tous les prêtres et les moines grecs et leur fait couper le nez avant de les envoyer à Constantinople.

Les envahisseurs repartent et font voile vers leurs foyers.

Le butin permettra de rendre Antioche prospère pour des années.

Baudouin III d'Anjou qui a un accord avec Manuel Ier Comnène, désapprouve l'attaque de Renaud de Châtillon sur Chypre.

Le peuple de Chypre, qui a envoyé de la nourriture aux Croisés mourants de faim, lors de la Première croisade, est récompensé de sa bonté par le sang.

Les Byzantins se demandent alors qui sont leur ennemi des Sarrasins ou des Croisés.

La violence de cette razzia indigne tous les chroniqueurs.

Les exactions de Renaud de Châtillon le rendent odieux à ses voisins Alépins, aux Byzantins et à ses propres sujets.



Amaury Ier d'Anjou Comte de Jaffa et d'Ascalon

Baudouin III d'Anjou inféode le comté de Jaffa à son frère Amaury Ier d'Anjou qui devient Comte de Jaffa et d'Ascalon en 1157.



Négociation du mariage de Baudouin III d'Anjou

Mort d'Attard Archevêque de Nazareth

La Haute Cour du royaume de Jérusalem décide en 1157 que Baudouin III d'Anjou doit épouser une princesse originaire de l'empire byzantin, l'état le plus puissant et le plus proche.

Une alliance byzantine apporterait au royaume de Jérusalem des subsides et une aide militaire contre Nur ad-Din.

Attard, Archevêque de Nazareth, Onfroy II de Toron, Connétable du royaume, Joscelin Piscellus, et William de Barris sont envoyés à Byzance pour négocier le mariage de Baudouin III d'Anjou.

Attard meurt au cours de cette mission.

Les ambassadeurs séjournent à Byzance pendant une année entière, et c'est finalement Théodora Comnène qui est choisie, déjà renommée pour sa beauté malgré son jeune âge.

Sa dot se montait à 100 000 hyperpères et Guillaume de Tyr estime que sa garde robe extravagante vaut 14 000 hyperpères.



Bataille de Banias

Hugues d'Ibelin Prisonnier

Onfroy II de Toron est battu par Nur ad-Din à Banias en 1157.

Hugues d'Ibelin est capturé en 1157 durant la bataille de Banias.

Onfroy II de Toron est assiégé dans le château jusqu'à ce que Baudouin III d'Anjou arrive pour faire lever le siège.

Onfroy II de Toron vend Banias et Chastel Neuf aux chevaliers de l'Hôpital.



Reprise de la plaine de Cilicie

Trêve entre Manuel Ier Comnène et Thoros II d'Arménie

En 1158, Manuel Ier Comnène revient à la tête d'une armée et reprend le contrôle de la plaine de Cilicie

Manuel Ier Comnène laisse Thoros II d'Arménie dominer les montagnes.

Baudouin III d'Anjou favorise la négociation d'une trêve entre les 2 belligérants.



Reprise d'Harim

Pendant 3 ans, Renaud de Châtillon est aux côtés de Baudouin III d'Anjou dans divers combats contre les forces musulmanes.

En 1158, Renaud de Châtillon reprend Harim à Nur ad-Din.



Mariage de Baudouin III d'Anjou avec Théodora Comnène

Humiliation de Renaud de Châtillon devant Manuel Ier Comnène

Reconnaissance de la suzeraineté de Manuel Ier Comnène sur Antioche et Jérusalem

Entrée triomphale de Manuel Ier Comnène à Antioche

Manuel Ier Comnène, forcé d'abandonner ses ambitions en Méditerranée occidentale, y gagne d'avoir les mains libres en Orient.

Les princes francs d'Orient désirent son alliance.

Les ambassadeurs reviennent à Jérusalem avec Théodora Comnènen, nièce de Manuel Ier Comnène, en septembre 1158.

Baudouin III d'Anjou épouse Théodora Comnène.

Amaury de Nesle, patriarche latin de Jérusalem, vient seulement d'être élu et n'est pas encore consacré.

Aussi Aimery de Limoges, le patriarche d'Antioche, célèbre le mariage.

Théodora Comnène reçoit en douaire la ville de Saint-Jean-d'Acre.

Elle en bénéficiera dans le cas où Baudouin III d'Anjou mourrait sans enfant.

Baudouin III d'Anjou, précédemment connu pour sa frivolité, devient un mari dévot et loyal.

L'empereur réunit une importante armée, reconquiert la Cilicie sur les Arméniens et prend ses quartiers d'hiver à 150 kilomètres d'Antioche.

La nouvelle de l'avance incroyablement rapide de l'armée byzantine atteint Antioche, et frappe Renaud de Châtillon de terreur.

Il réalise qu'il n'a aucune chance de battre la formidable armée de Manuel Ier Comnène, et qu'il ne peut attendre aucune aide de Baudouin III d'Anjou.

Renaud de Châtillon sait que les autres princes francs désapprouvent sa conduite à Chypre et que Manuel Ier Comnène lui en tient rigueur.

Une soumission humiliante est la seule porte de sortie.

À l'automne 1158, Renaud de Châtillon prend les devants et se présente devant Manuel Ier Comnène à Mamistra.

Vêtu d'une robe de pénitent, prosterné, pieds nus et la corde au cou, Renaud de Châtillon demande le pardon de l'empereur.

Manuel Ier Comnène, ignorant le repentant, mène discussion avec ses courtisans.

Cette scène ignominieuse dure si longtemps que tous les présents en sont dégoûtés

Enfin, Manuel pardonne à Renaud de Châtillon, aux conditions :

Renaud de Châtillon devient donc un vassal de Manuel Ier Comnène, ce qui inféode plus étroitement Antioche à Byzance.

Les termes de l'accord montrent que Manuel ne veut pas seulement ramener Antioche dans le giron impérial, mais qu'il considère les Latins et l'Occident comme une force à utiliser pour affirmer la présence byzantine sur tout le pourtour méditerranéen.



Entrée de Manuel Ier Comnène à Antioche

Bataille de Manuel Ier Comnène contre les turcs

Libération de l'Isaurie par Manuel Ier Comnène

En avril 1159, Manuel Ier Comnène, qui vient faire valoir sa suzeraineté sur la principauté, fait à Antioche une entrée triomphale.

Manuel Ier Comnène chevauche à travers les rues tandis que Renaud de Châtillon et Baudouin III d'Anjou suivent à pieds.

Manuel Ier Comnène dispense la justice aux citadins et préside à des jeux et des tournois organisés pour la foule.

Hugues d'Ibelin rencontre Manuel Ier Comnène.

Satisfait des résultats obtenus, Manuel Ier Comnène retourne à Constantinople.

Sur le chemin du retour d'Antioche, les troupes de Manuel Ier Comnène sont surprises en ordre de marche par les Turcs.

Malgré ce désavantage, c'est une victoire totale pour Manuel Ier Comnène.

Son armée inflige de lourdes pertes aux Turcs avant de les disperser.

En 1159, Manuel Ier Comnène libère l'Isaurie de la présence turque.



Versement d'un tribut par les fatimides

Profitant des guerres civiles, Baudouin III d'Anjou obtient en 1160 le versement d'un tribut de 160 000 dinars des fatimides.



Naissance de Baudouin IV de Jérusalem

Baudouin IV de Jérusalem dit le Lépreux naît en 1161, fils d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay.

Amaury Ier d'Anjou demande à Baudouin III d'Anjou, son frère aîné, d'être le parrain et il lui donne son prénom.

Alors que Sibylle est envoyée auprès d'Yvette de Jérusalem, Abbesse de Saint-Lazare de Béthanie, sa grande tante, pour y être éduquée, Amaury Ier d'Anjou préfère garder Baudouin IV de Jérusalem, son fils, auprès de lui.


Couronnement d'Amaury Ier d'Anjou - Guillaume de Tyr - Historia (BNF, Mss.Fr.68, folio 297v)

Mort de Baudouin III d'Anjou

Amaury Ier d'Anjou Roi de Jérusalem

Séparation d'Amaury Ier d'Anjou et d'Agnès de Courtenay

Baudouin III d'Anjou meurt le 10 janvier ou février 1162, sans enfants.

Théodora Comnène, sa veuve, reçoit comme promis Saint-Jean-d'Acre ou elle se retire.

Initialement élective, la couronne du royaume de Jérusalem était devenue au fil du temps héréditaire, mais le nouveau roi doit toujours être approuvé par la Haute Cour des barons.

Le prétendant au trône est Amaury Ier d'Anjou, frère de Baudouin III d'Anjou.

Or la plupart les barons déclarent qu'ils jugent Agnès de Courtenay trop volage et intrigante pour devenir leur reine.

Ils somment Amaury Ier d'Anjou de choisir entre sa femme et le trône.

Il choisit le trône.

Comme d'habitude on invoque le motif de consanguinité et le divorce est officiellement légitimé.

Amaury Ier d'Anjou est sacré Roi de Jérusalem le 18 février 1162.

En réalité beaucoup de gens sont persuadés qu'au travers d'Agnès de Courtenay c'était plutôt Josselin III que l'on veut écarter du pouvoir.

Marie de Salerne témoigne en 1162 lors de ce procès en annulation.

Cependant Amaury Ier d'Anjou légitime les deux enfants qu'Agnès de Courtenay lui a donnés :


Mort d'Amaury Ier d'Anjou et couronnement de Baudouin IV de Jérusalem - Guillaume de Tyr - Historia et continuation – Acre - XIIIe siècle (BNF - Mss.fr. 2628)

Mort de Amaury Ier d'Anjou

Baudouin IV de Jérusalem Roi de Jérusalem

Siège d'Alexandrie

Mort de Miles de Plancy

Raymond III de Tripoli Régent du royaume de Jérusalem

Au printemps 1174, Amaury Ier d'Anjou prépare une nouvelle expédition en Égypte en concertation avec Guillaume II le Bon et les mécontents chiites d'Égypte, qui projettent de se révolter.

Amaury Ier d'Anjou meurt à Jérusalem le 11 juillet 1174 du typhus. Il est inhumé dans le tombeau des rois de Jérusalem.

Guillaume de Tyr décrit Amaury Ier d'Anjou comme ayant une taille moyenne et étant fort gras, avec un visage noble, le teint clair, un nez aquilin, des cheveux blonds et portant toute sa barbe.

Il bégaie légèrement, mais c'est un juriste accomplis, connaissant mieux que quiconque les lois du royaume.

Lors des campagnes militaires, il est aguerri comme un sergent, mais il est également un fin lettré, c'est d'ailleurs lui qui a encourage Guillaume de Tyr à composer son Historia rerum in partibus transmarinis gestarum.

Mais ses mœurs sont si libres qu'il s'en prend même à l'honneur des femmes mariées.

Au contraire de son frère Baudouin III d'Anjou, qui est affable, Amaury Ier d'Anjou est distant et taciturne, et suscite parfois l'antipathie parmi ses proches.

Baudouin IV de Jérusalem devient Roi de Jérusalem et est immédiatement couronné le 15 juillet 1174.

Le sénéchal Miles de Plancy, un soldat valeureux, mais sans grand sens politique, se comporte en régent informel.

Baudouin IV de Jérusalem est un jeune homme fort capable de maintenir le royaume, mais il atteint d'un mal qui ne lui permet ni de se marier, ni d'assurer sa descendance.

Deux semaines après le sacre, le 28 juillet 1174, Guillaume II le Bon, aidé par Margaritus de Brindisi, un brillant amiral, débarque à Alexandrie et commence à l'assiéger

Mais Guillaume II le Bon est battu par Saladin le 31 juillet 1174.

Si Miles de Plancy avait eu le bon sens de lancer une attaque simultanée, Saladin, qui est encore dans une situation précaire se serait trouvé dans une situation très défavorable.

En outre, Miles de Plancy abuse de sa position de régent, si bien que les barons demandent au régent de se dessaisir de son pouvoir. Miles de Plancy refuse.

Miles de Plancy meurt assassiné à la fin 1174, lors d'une tournée d'inspection à Saint-Jean-d'Acre.

Raymond III de Tripoli est alors choisi comme régent, jusqu'à la majorité du roi fixée à quinze ans selon les lois du royaume, mais ses conseils de prudence ne sont pas toujours suivis.


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