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Enluminure de parchemin décrivant la bataille de la Forbie

Prise de Jérusalem

Bataille de la Forbie

Gautier IV de Brienne Prisonnier

Guillaume de Châteauneuf Prisonnier

Mort d'Armand de Périgord

Mort de Jean d'Antioche

Mort de Guillaume d'Antioche

En août 1244, les Kharezmiens ou Khorezmiens, commandés par Barbakan, s'emparent de Jérusalem.

Robert de Nantes, patriarche de Jérusalem, lance un appel aux chrétiens et aux sultans de Damas et d'Émèse pour les aider à vaincre cette nouvelle menace.

Malek Al-Mansur ou Mansor, l'émir de Homs, et An-Nasir Dawud, régnants sur la Transjordanie, s'allient aux Templiers, aux Hospitaliers, aux chevaliers Teutoniques, et aux forces restantes du royaume de Jérusalem pour affronter le sultanat Ayyoubide d'Égypte.

Les deux armées se rencontrent près de La Forbie, un petit village au nord-est de Gaza.

La bataille est également connue sous le nom de bataille de Harbiyah.

Malek Al-Mansur commande une cavalerie d'environ 2 000 hommes et un détachement des troupes de Damas.

En dépit de la présence de Philippe Ier de Montfort-Castres, le commandement en chef des forces chrétiennes est donné à Gautier IV de Brienne.

Ces forces comportent environ 1 000 cavaliers et 6 000 fantassins.

Les forces alliées transjordaniennes sont constituées d'environ 2 000 cavaliers bédouins sous les ordres de Sunqur az-Zahiri.

L'armée égyptienne du sultan As-Salîh Ayyûb, renforcée par des mercenaires Khorezmiens, est en nombre légèrement inférieur et est commandée par le jeune émir Baybars.

La disposition des forces alliées sur le champ de bataille est la suivante :

Malek Al-Mansur conseille à Gautier IV de Brienne d'attendre l'arrivée de renforts et de renforcer le camp et de rester sur la défensive, en attendant que les Khorezmiens, indisciplinés, se dispersent et laissent les Égyptiens avec un handicap considérable.

Gautier IV de Brienne est peu disposé à attendre les Égyptiens, surtout avec des forces supérieures.

Robert de Nantes ordonne l'attaque immédiate, soutenu en cela par les chefs croisés.

Cependant, Gauthier IV de Brienne refuse de partir au combat tant que le patriarche de Jérusalem n'aura pas levé l'excommunication qu'il a prononcé contre lui pour une histoire de tour à Jaffa que Gautier IV de Brienne aurait refusé de donner au patriarche.

Devant cette situation bloquée par l'intransigeance du patriarche, l'évêque de Rames donne à Gautier IV de Brienne l'absolution par ces termes : Ne vous troublez pas la conscience parce que le patriarche ne vous absout pas; car il a tort et vous avez raison; et je vous absous au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Allons-y !

Le matin du 17 octobre 1244 , les chevaliers chrétiens chargent à plusieurs reprises les Égyptiens.

Malgré ces tentatives pour briser leurs rangs, les Égyptiens tiennent leur position.

Au matin du 18 octobre 1244, Baybars envoya ses Khorezmiens contre les Damascènes.

Le centre des troupes alliées est brisé et les Khorezmiens s'attaquent au flanc gauche, formé par les cavaliers bédouins.

Seul 280 cavaliers et Malek Al-Mansur survivent au massacre.

Menacés par les Égyptiens au centre et par les Khorezmiens sur leur flanc, les chrétiens ont chargé en vain.

Plus de 5 000 d'entre eux périssent, et 800 sont faits prisonniers, dont Gautier IV de Brienne, et Guillaume de Châteauneuf, grand-maître des Hospitaliers.

Des troupes de chevaliers des ordres, seulement 33 Templiers, 27 Hospitaliers, et 3 chevaliers Teutoniques survécurent.

Philippe Ier de Montfort-Castres et Robert de Nantes réussissent à fuir à Ascalon.

Armand de Périgord, évêque de Lydda et Ramla, meurt lors de cette bataille.

Jean d'Antioche et Guillaume d'Antioche, fils de Bohémond d'Antioche, meurent lors de cette bataille.

La bataille de La Forbie marque l'effondrement de la puissance Chrétienne au Proche-Orient.


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