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Bataille de Saint-Omer

Il donne ordre à Robert III d'Artois de prendre 1 000 anglais et plus de 10 000 flamands pour de mener une chevauchée pour tenter de provoquer les français et peut-être de prendre une importante cité fortifiée telle que Saint-Omer.

Pendant ce temps, Édouard d'Angleterre essaie de rassembler une seconde armée en Flandre qu'il compte utiliser pour marcher sur Tournai et y mettre le siège.

Les Français fortifient en conséquence leurs forteresses et leurs positions dans la région.

Ils lèvent des troupes dans le nord de la France.

En juillet 1340, Philippe VI de Valois dispose de 25 000 hommes, la plupart d'entre eux installés dans des places-fortes, notamment Saint-Omer et Tournai.

Robert III d'Artois ne prend aucune précaution pour cacher que Saint-Omer est sa destination car il opére une campagne de destruction sur un chemin menant droit à la ville.

Philippe VI de Valois, en réaction, envoie un millier d'hommes à Saint-Omer, sous le commandement d'Eudes IV de Bourgogne, et les fait suivre une semaine plus tard par une force de la même importance dirigée par Jean Ier d'Armagnac.

La majeure partie de la population de Saint-Omer est évacuée, ses faubourgs sont démolis et ses murs fortifiés.

Robert III d'Artois pense qu'il y a des partisans pro-flamands dans la ville et qu'il va aisément s'en faire ouvrir les portes.

Il continue s'approche de Saint-Omer. Le 25 juillet 1340, il rase la ville voisine d'Arques avant de s'approcher de la lisière orientale de Saint-Omer en prévision d'une attaque.

La massive armée de Philippe VI de Valois progresse lentement vers Robert III d'Artois. Il devient vite évident aux commandants anglais et flamands que le temps manque pour un siège car dans quelques jours leur armée sera piégée entre l'armée royale et la garnison de Saint-Omer.

Forcé de battre en retraite, Robert III d'Artois range ses forces devant la ville pour offrir à la garnison une chance de livrer bataille.

Il place :

Derrière cette force se trouvent en réserve des hommes de toute la Flandre et le campement de l'armée.

Eudes IV de Bourgogne et Jean Ier d'Armagnac savent que Philippe VI de Valois approche et sont résolus à attendre son arrivée avant de livrer bataille.

Philippe de Bourgogne combat avec Eudes IV de Bourgogne, son père.

Mais ce plan est réduit à néant quand un certain nombre de chevaliers français, désireux de donner l'assaut au mépris des ordres de leurs chefs, charge l'aile gauche de l'armée anglo-flamande.

Ils sont repoussés des barricades adverses mais, comme ils font retraite, l'infanterie d'Ypres les suit en terrain ouvert.

Voyant cela, les français font demi-tour et chargent à nouveau, créant une féroce mêlée.

Depuis les murs de la ville, les deux commandants français voient une brèche dans la ligne ennemie et organisent une sortie avec 400 de leurs meilleurs chevaliers.

Jean Ier d'Armagnac assaille le flanc gauche adverse, déjà affaibli, et pratique rapidement une percée.

Mettant en déroute les flamands, les chevaliers d'Armagnac entrent dans le campement ennemi et font un massacre sur la réserve totalement désorganisée, tuant des milliers d'hommes alors que ceux-ci prennent la fuite et pillant les bagages.

Le chaos qu'ils sèment à l'arrière des lignes anglo-flamandes est nénamoins peu utile car ils perdent la cohésion qui leur aurait permis de tomber sur l'aile droite de Robert III d'Artois depuis l'arrière et d'annihiler son armée.

Pendant ce temps, les troupes placées au centre et sur l'aile droite soutiennent la charge des chevaliers d'Eudes IV de Bourgogne avec discipline et font pleuvoir des volées de flèches sur les français.

Inconscients du carnage qui se déroulent derrière eux, les anglo-flamands écrasent les français sous le poids du nombre et les repoussent vers la ville, s'engageant dans une furieuse mêlée dans les rues du faubourg nord, qui n'a pas été démoli.

Une violente action d'arrière-garde de la part de la garnison empêche les forces de Robert III d'Artois d'entrer dans Saint-Omer et laisse le temps aux chevaliers rescapés d'Eudes IV de Bourgogne de se réfugier derrière les portes.

Personne dans la ville ou dans l'armée de Robert III n'est conscient que, moins de deux kilomètres derrière eux, les français sont maîtres du terrain.

Comme le crépuscule s'installe, les forces de Robert III d'Artois et de Jean Ier d'Armagnac regagnent leurs positions respectives ce qui a pour résultat une série d'escarmouches débridées dans l'obscurité, sans aucun combat d'importance toutefois.

Au matin du 27 juillet 1340, l'ampleur du désastre qui a frappé sa réserve apparaît à Robert III d'Artois.

Ayant échoué à s'emparer de la ville et à vaincre les français sur le champ de bataille, il sait qu'il doit abandonner sa campagne avant que l'armée de Philippe VI de Valois ne lui coupe la retraite vers la Flandre.

Abandonnant tout ce qui n'est pas aisément transportable, Robert III d'Artois rejoint l'armée d'Édouard III d'Angleterre en prétendant avoir remporté une victoire partielle.

Il laisse derrière lui près de 8 000 flamands tués, en majorité des troupes qui faisaient partie de la réserve, soit beaucoup plus que les français dont les pertes sont assez faibles.

La bataille de Saint-Omer a toutefois peu de conséquences à long terme car les forces principales des deux camps sont intactes et la situation stratégique demeure inchangée. Il y a néanmoins des conséquences à court terme.

Le moral des troupes flamandes de l'armée d'Édouard III d'Angleterre s'effondre, ce qui provoque de graves problèmes à l'intérieur de l'armée qui va se diviser sur des discussions à propos de la solde et de la confiance en son commandant.

Le sud de la Flandre est laissé sans défense car les hommes prévus pour ce faire sont morts devant Saint-Omer et les français sont donc libres de mener des raids dans cette zone et de causer des ravages à l'arrière de l'armée d'Édouard III d'Angleterre, ce qui provoque des problèmes de ravitaillement.

Et enfin, les villes qui ont souffert le plus de pertes durant la bataille, Bruges et Ypres, ainsi que quelques bourgeois de Gand, font des ouvertures de paix à Philippe VI de Valois et amoindrissent leur soutien aux anglais en termes d'hommes et de provisions.

Édouard III d'Angleterre n'est cependant pas découragé dans son projet d'invasion du nord de la France et, peu après, quitte ses positions à Gand pour mettre le siège devant Tournai, siège qui va se révéler infructueux.


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