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Bataille de Sagonte

Bataille de Sagonte

Louis Gabriel Suchet à la tête de l'armée d'Aragon est envoyé par Napoléon Ier à la conquête des régions orientales de l'Espagne.

Louis Gabriel Suchet fait le siège de Sagonte dans la province de Valence en Espagne.

Louis Gabriel Suchet cherche à décourager la garnison de Sagonte et désire vaincre en rase campagne l'armée valencienne, commandée par Joaquín Blake y Joyes.

Mais il souhaite rencontrer l'armée ennemie sans trop s'éloigner de Sagonte, et s'approcher trop de Valence.

La garnison de Sagonte, si elle nous a causé des pertes, en a aussi éprouvé.

Moralement à bout de ses forces, elle demande à être secourue en communiquant par des signaux avec les vaisseaux qui croisent le long du rivage.

Joaquín Blake y Joyes a environ 30 000 hommes à mettre en ligne, parmi lesquels figurent les divisions Zayas et Lardizabal, les meilleures de l'Espagne.

Il est rejoint par les Murciens sous le général Mahy, et par Villa-Campa, un brave partisan.

Il s'avance au milieu de la plaine, s'éloignant de Valence et s'approchant de Sagonte;

Joaquín Blake y Joyes semble disposé à livrer bataille.

Louis Gabriel Suchet, ravi, fait aussitôt ses préparatifs de combat.

Les armées se trouvent en présence le 25 octobre 1811 au matin.

Joaquín Blake y Joyes range :

Le surplus est resté à la garde de Valence.

Étant obligé de laisser quelques forces devant Sagonte, Louis Gabriel Suchet ne compte que 17 ou 18 mille hommes. Louis Gabriel Suchet place :

Les compagnies du génie, avec l'infanterie napolitaine, doivent continuer de battre les tours de Sagonte pendant la bataille.

Dès la pointe du jour, les troupes employées au siège commencent leur canonnade, pendant que l'armée de Joaquín Blake y Joyes, s'ébranlant sur toute la ligne, marche au-devant de son adversaire.

Louis Gabriel Suchet parcourt à ce moment le champ de bataille avec un escadron du 4e hussards, lorsqu'il aperçoit au centre les Espagnols de Lardizabal s'avançant avec ordre et assurance sur un mamelon qui pouvait servir d'appui à toute notre ligne.

Louis Gabriel Suchet prescrit aussitôt à la division Harispe de s'y porter en toute hâte.

Les Espagnols, ayant de l'avance, Louis Gabriel Suchet lance contre eux ses hussards pour ralentir leur mouvement.

Les hussards, quoique chargeant, avec ardeur, sont repoussés par les Espagnols, qui montent sur le mamelon et s'y établissent.

Le général Harispe, arrivant alors que le mamelon est déjà occupé, marche à la tête du 7e de ligne, formé en colonnes par bataillon, et laisse en réserve le 116e de ligne avec le 3e de la Vistule.

Les Espagnols font un feu extrêmement vif, et soutiennent le choc avec plus de fermeté que de coutume.

Mais le 7e de ligne les aborde à la baïonnette et les culbute.

La division Harispe se déploie ensuite tout entière devant la division Lardizabal, qui s'est arrêtée tandis que les 2 ailes de l'armée espagnole continue à gagner du terrain.

Louis Gabriel Suchet résout sur-le-champ de profiter de cette situation pour couper l'armée espagnole par le centre.

Louis Gabriel Suchet fait donc avancer la division Harispe, et modère au contraire le mouvement :

Pendant que ces ordres s'exécutent, le chef d'escadron d'artillerie Duchand ayant porté avec beaucoup d'audace l'artillerie de la division Harispe en avant, afin de tirer à mitraille sur l'infanterie Lardizabal, est chargé par toute la cavalerie du général Caro.

Les hussards qui veulent le soutenir sont repoussés, et, plusieurs de nos pièces tombent au pouvoir des Espagnols.

Peu habitués à une telle réussite, les Espagnols se mettent à pousser des cris de joie.

Au même instant toute l'infanterie Lardizabal marche sur nous avec une extrême confiance.

Mais le 116e de ligne envoyé à sa rencontre arrête par son aplomb la cavalerie du général Caro.

Puis le 13e cuirassiers, lancé à toute bride par le général Boussard sur l'infanterie espagnole, la rompt et la sabre.

Dès ce moment le centre de l'ennemi, percé par le milieu, est obligé de battre en retraite.

Non seulement on reprend l'artillerie française, mais on enlève une partie de l'artillerie espagnole, et on fait beaucoup de prisonniers, notamment le général Caro.

Louis Gabriel Suchet est blessé à l'épaule sans quitter le champ de bataille.

Bientôt les 2 ailes de l'armée, retenues d'abord, puis portées en avant par Louis Gabriel Suchet se trouvent en ligne avec le centre.

Le général Habert, opposé à la division Zayas :

Tandis que le colonel Delort, liant la gauche avec le centre, charge à la tête du 24e dragons les restes de l'infanterie de Lardizabal.

À droite, les généraux Robert et Chlopiski repoussent les troupes de Mahy, que les dragons italiens de Napoléon achèvent de mettre en déroute par une charge vigoureuse.

Culbutés sur tous les points, les Espagnols se retirent en désordre, laissant dans nos mains 12 bouches à feu, 4 700 prisonniers, un millier de morts et 4 drapeaux.

Cette lutte, plus vive que ne l'étaient ordinairement les combats en rase campagne contre les Espagnols, nous coûte environ 700 hommes, morts ou blessés.

Le plus important résultat, c'est :

La défaite de l'armée espagnole ôte toute espérance d'être secourue la garnison de Sagonte.

Louis Gabriel Suchet la somme de capituler, ce à quoi elle consent.

Elle livre 2 500 prisonniers.


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