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Bataille de Rocquencourt

Armistice

Début juillet 1815, l'armée française réunie sous les murs de Paris attend le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.

Gebhard Leberecht von Blücher, à qui l'on n'oppose qu'un simulacre de défense, passe la Seine sur le pont du Pecq

Il s'installe à Saint-Germain-en-Laye et parait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie Sud-ouest de Paris.

Le maréchal Louis-Nicolas Davout et les généraux Rémy Joseph Isidore Exelmans et Piré jugent que les Prussiens se sont compromis.

Napoléon Ier déclare au gouvernement qu'il est sûr d'écraser l'ennemi, si on veut lui confier le commandement de l'armée.

Par ordre de Louis Nicolas Davout, Rémy Joseph Isidore Exelmans est dirigé sur les traces des Prussiens, qui sont arrivés sous les murs de Paris le 1er juillet 1815, avec 6 000 hommes.

Un corps de 15 000 hommes d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, doit le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6 000 fantassins du 1er corps, et 10 000 cavaliers d'élite qui doivent déboucher par le pont de Neuilly.

Mais, au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, Louis Nicolas Davout donne un contre-ordre.

Les troupes deRémy Joseph Isidore Exelmans quittent, seules, leur bivouac en 3 colonnes, pour couper la retraite à l'ennemi qui s'est avancé jusqu'à Versailles.

Une colonne composée du 44e régiment d'infanterie de ligne en avant-garde et les divisions Piré et Valin, passant par Sèvres et Vaucresson.

Cette colonne marche sur Rocquencourt tandis qu'une seconde marche sur Fontenay-le-Fleury, en contournant Versailles par le Sud-ouest afin d'encercler les troupes ennemies trop avancée.

La 3e colonne formée de 2 divisions de dragons, marche droit sur Versailles par Le Plessis-Piquet et Vélizy.

La cavalerie de Rémy Joseph Isidore Exelmans rencontre à Vélizy l'avant-garde prussienne composée de 2 régiments de hussards qui sont culbutés.

Les Prussiens en déroute s'enfuirent par Versailles.

Les forces prussiennes sont :

Les Forces françaises sont :

Les Prussiens, cherchant à gagner Saint-Germain-en-Laye, traversent Versailles au galop, par :

Poursuivit par les cavaliers des 13e, 15e et 20e dragons et le 6e hussards, les Prussiens tombent à l'entrée de Rocquencourt dans une embuscade formée d'un bataillon du 44e régiment d'infanterie de ligne et des 1er et 6e régiments de chasseurs à cheval qui ont filé par Ville-d'Avray.

Sous le commandement des colonels Faudoas et Simonneau, les troupes françaises se précipitent, par le chemin des Boeufs, sur les escadrons prussiens qui sont fusillés à bout portant.

Une panique indescriptible s'empare alors de la cavalerie prussienne qui dans le plus grand désordre cherche à sortir de la nasse à travers les champs et Le Chesnay.

Poursuivit par les régiments sous le commandement des généraux Strolz, Piré, Burthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Ghaillpu, Simonneau, Schmid, Paolini, secondés par les gardes nationaux locaux agissant en tirailleurs à la Porte Saint-Antoine, les Prussiens sont poussés dans le parc du château du Chesnay.

Cernés, ils se réfugient dans la cour de la ferme Poupinet où ils sont massacrés ou fait prisonniers et avec armes, bagages et chevaux.

Des 1 500 hussards, 1 000 à 1 100 sont mis hors de combat ou fait prisonniers, le reste parvenant à s'échapper.

Le colonel de Briqueville, commandant le 15e régiment de dragons est blessé de plusieurs coups de sabre.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.

Le colonel Eston de Sohr est blessé à mort lors des combats du Chesnay.

Cette belle victoire est toutefois le chant du cygne de la Grande Armée

Rémy Joseph Isidore Exelmans continue son mouvement sur Saint-Germain-en-Laye, mais rencontre à Louveciennes, près de Marly-le-Roi, un corps d'infanterie considérable.

Rémy Joseph Isidore Exelmans juge prudent de faire retraite, plutôt que d'affronter des forces aussi disproportionnées sur un terrain peu propre aux mouvements de cavalerie, car très boisé.

Il revient sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir sur la rive gauche de la Seine pour attaquer Sèvres.

Le 2 juillet 1815, Gebhard Leberecht von Blücher occupe militairement Versailles, ordonne aux habitants de livrer toutes leurs armes et quand nul n'est plus en état de se défendre, ou de se venger, il ordonne le pillage.

Un grand nombre de maisons sont ravagées et de la manufacture d'armes il ne reste que les murs.

Les villages de Rocquencourt, du Chesnay et de Vélizy subissent le même sort.

Le 3 juillet 1815, l'armistice conclu fait cesser les hostilités.

Les prussiens sont remplacés dans Versailles le 12 octobre 1815 par les Anglais.

Les Anglais partent définitivement de Versailles le 12 décembre 1815.


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