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Bataille de Mars-la-Tour Plan allemand de la Bataille de Mars-la-Tour

Bataille de Mars-la-Tour

Frédéric-Charles de Prusse franchit la Moselle le 15 août 1870 à Novéant.

En fin d'après-midi, les avant-gardes de son armée atteignent Mars-la-Tour, village situé à une 15 de kilomètres au sud de Metz, et barrent la route de Verdun.

Les Français sont contraints de livrer bataille le 16 août 1870.

La bataille de Mars-la-Tour est également appelée bataille de Rezonville ou bataille de Vionville.

Une patrouille de cavalerie, le 1er escadron du 1er Régiment de Dragons hanovrien, sous les ordres du capitaine Oskar von Blumenthal, repère les 127 000 hommes de François Achille Bazaine en route vers Verdun.

Frédéric-Charles de Prusse demande à l'avant-garde du général von Alvensleben de couper la route du repli français.

Les 30 000 hommes du IIIe Corps prussien d'Alvensleben rencontrent par hasard l'armée française près de Vionville, à l'est de Mars-la-Tour.

Le 16 août 1870, la bataille de Mars-la-Tour débute.

Vers 10 heures, le corps du général François Certain de Canrobert est attaqué à Vionville par le IIIe Corps prussien commandé par Von Alvensleben.

Le corps du général Edmond Le Bœuf est engagé à son tour vers midi.

Les Français se regroupent et font face aux unités prussiennes.

La bataille tourne alors en mêlée confuse.

Les assauts prussiens sont contenus par l'artillerie adverse.

Au début de l'après-midi, le 2e corps français est relayé par le 6e corps et par des éléments de la Garde impériale du général Charles-Denis Bourbaki.

Les troupes prussiennes sont à bout et la bataille semble tourner à l'avantage des Français.

Mais des renforts allemands arrivent en fin d'après-midi.

Ces derniers lancent alors dans la bataille :

de la 12e brigade de cavalerie (Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow), dans le but de faire taire l'artillerie de François Certain de Canrobert.

Dans ce qui allait devenir la chevauchée de la mort de von Bredow, les cavaliers qui se lancent des lignes prussiennes à 14 heures profitent de l'état du terrain ainsi que de la fumée pour dissimuler leur progression aux observateurs français.

Apparaissant alors à moins de 1 000 mètres des lignes françaises, la cavalerie prussienne perce à 2 reprises les lignes françaises, y causant un vent de panique dispersant les soldats de François Certain de Canrobert.

Charles Auguste Frossard lance à son tour les cuirassiers de la Garde impériale sur la partie gauche du champ de bataille.

Dans la confusion, les cuirassiers français sont partiellement dispersés par l'infanterie de François Certain de Canrobert qui fait feu sur tout cavalier à portée de tir.

Il s'agit là du dernier grand affrontement de cavalerie d'Europe marqué par de célèbres charges comme celle de la brigade du général Joseph Bachelier.

La charge fantastique de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow sonne néanmoins le glas d'une grande partie de l'élite de la cavalerie prussienne.

Bien qu'ayant fait taire l'artillerie de l'adversaire, neutralisé sa cavalerie et semé un vent de panique dans son infanterie, la brigade de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow, après être parvenue à se retirer derrière ses lignes ne compte plus que 420 cavaliers sur les 800 ayant pris part à l'assaut.

Herbert von Bismarck, le propre fils du chancelier prussien Otto von Bismarck, fait partie des blessés.

Dans ce cadre, les Français gardent l'avantage et gagnent du terrain.

Comprenant qu'ils sont désormais sur le point d'être battus, les Allemands lancent une dernière offensive sur leur flanc droit, pour éviter l'encerclement.

Piégés par le relief et par la présence de renforts français insoupçonnables derrière la crête, leurs troupes sont décimées et battent finalement en retraite désordonnée, à la merci de la chasse lancée par les Français.

Ces derniers capturent alors leur premier drapeau ennemi de cette guerre.

À la fin de la journée, les 2 armées bivouaquent à quelques centaines de mètres l'une de l'autre.

L'attaque allemande a été repoussée.

L'armée française reste maîtresse du champ de bataille et dispose d'un avantage numérique.

François Achille Bazaine peut alors choisir :

Mais contre toute attente, il ordonne le repli de tous les corps sur le flanc ouest de Metz entre la Moselle et l'Orne, prétextant un manque de vivres et de munitions.

Il laisse ainsi aux Prussiens la possibilité de continuer vers le nord-ouest et de barrer la route de Verdun.


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