Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



1 événement affiché, le premier en 1806 - le dernier en 1806



Bataille de Czarnow

Parmi les corps français, celui de Louis Nicolas Davout est chargé de franchir la Narew à hauteur de Pomichowo, région marécageuse pourvue de hauteurs d'une vingtaine de mètres.

C'est justement sur ces hauteurs que le général russe Osterman, soutenu par une forte artillerie, dispose ses forces avec ordre de tenir Czarnowo de façon à permettre au gros de l'armée russe de battre en retraite.

Solidement retranchés dans le secteur de Czarnowo, les Russes alignent 7 bataillons rangés sur deux lignes et soutenus par 2 bataillons de réserve.

Ces forces, totalisant 15.000 hommes et 60 canons, s'appuient à gauche sur le fleuve Narew et à droite sur la rivière Ukra

À l'aube du 23 décembre 1806, Napoléon Ier, positionné sur l'île d'Ukra, donne l'ordre de déclencher la bataille.

L'artillerie française ouvre le feu à mitraille sur les retranchements russes.

Deux divisions impériales avancent vers les villages de Czarnowo et Pomichowo.

Napoléon Ier tente de faire croire aux Russes que l'assaut principal visera Pomichowo en ordonnant l'allumage de meules de paille dans ce secteur.

Même si le résultat escompté par l'Empereur n'est pas atteint, les Russes n'en renforcènt pas moins leurs positions dans ce secteur.

Dans le même temps, essentiellement sur le flanc droit, les Français franchirent l'Ukra sur des embarcations légères tandis que les sapeurs entament la construction d'un pont.

Vers 19H00, dans l'obscurité, les Français assaillent les batteries adverses à Czarnowo.

Un feu meurtrier oblige les assaillants à battre en retraite et à se regrouper dans les bois bordant la rive nord de la Narew.

Louis Nicolas Davout ordonne une reprise de l'assaut contre Czarnowo et Pomichowo; cette dernière localité est attaquée par 400 Français.

Au même moment, Osterman décide de prélever des forces de son aile droite pour les transférer à sa gauche.

En pleine nuit, l'attaque française reprend sous les tirs intenses de l'infanterie et de l'artillerie russes.

À Czarnowo, les Russes, débordés, sont contraints d'évacuer leurs redoutes.

Peu après la chute de Czarnowo, les Russes sont obligés, sous la pression, d'évacuer leurs batteries de Pomichowo.

Sur l'ensemble du front, les contre-attaques russes sont repoussées sous les coups de l'artillerie française.

Vers 4H00 du matin, Osterman renonce et ordonne la retraite.

L'affrontement de Czarnowo coûte aux Français 800 tués et blessés.

Les Russes y perdent 1 400 tués et blessés, au moins 500 prisonniers et 5 canons.

Combat de nuit caractéristique, Czarnowo voit les troupes russes résister avec courage et habileté.

La seule erreur commise par Osterman est d'avoir évacué l'île située au confluent de l'Ukra et de la Narew, offrant là une superbe base à l'artillerie française.

La bataille, en permettant le franchissement de la Narew, offre à Napoléon Ier la possibilité de poursuivre les Russes au-delà de Varsovie.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !