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Bataille de Culloden Recherche des Jacobites chez les habitants

Bataille de Culloden

Les forces de William Augustus de Grande-Bretagne continuent de faire pression sur Charles Édouard Louis Jean Stuart qui se replie vers le nord perdant des troupes et échouant à prendre le château de Stirling ou Fort William, mais s'emparant d'Inverness et de Fort Augustus au début avril 1746.

William Augustus de Grande-Bretagne et son armée arrivent à Nairn le 14 avril 1746.

Les forces jacobites sont à une quinzaine de km près de Drummossie. Les deux partis se rencontrent dans cette lande aussi nommée Culloden Moor, près d'Inverness le 16 avril 1746.

C'est le dernier affrontement important sur le sol britannique entre deux factions.

Les Jacobites de Charles Édouard Louis Jean Stuart sont environ 5 000 hommes comprenant des soldats vétérans irlandais, quelques Anglais et plusieurs centaines de conscrits français

Maurice Mac Mahon est capitaine de Charles Édouard Louis Jean Stuart.

William Augustus de Grande-Bretagne, fils de George II de Grande-Bretagne, a environ entre 7 000 et 9 000 hommes comportant un important contingent allemand et des Écossais des Lowlands.

Il pleut, ce qui rend le terrain marécageux et bosselé défavorable pour une charge.

Les guerriers des Highlands de Charles Édouard Louis Jean Stuart viennent d'effectuer de longues journées de marche sous un temps pluvieux.

Démoralisés, ils comptent sur leur bravoure, leur force physique, leurs terrifiants cris, leurs haches et leurs claymores sur un champ de bataille barré de murets destinés à les protéger après chacun de leurs raids.

Narguer les adversaires y compris en montrant ses fesses, les forcer à attaquer et les tailler en morceaux, telle est la stratégie.

Les forces William Augustus de Grande-Bretagne se mettent en 2 lignes pour recevoir les forces jacobites.

Les deux chefs parlementent au petit matin sans résultat.

Pendant les 20 premières minutes, l'artillerie des forces hanovriennes touche les lignes jacobites jusqu'à ce que les Camerons se décident à charger.

Les autres clans de Highlanders chargent aussi, sans coordination.

L'artillerie anglaise passe en tir à mitraille et les Hanovriens utilisent des grenades (primitives) efficaces derrière les murets.

Sur l'aile gauche, quelques Jacobites atteignent les lignes de William Augustus de Grande-Bretagne mais ces dernières ont été entraînées avec le nouveau fusil à baïonnette.

Face à cette efficacité et menacés par la cavalerie, les Jacobites sont obligés de battre en retraite.

Un petit contingent de cavaliers irlandais d'élite empêche que la retraite ne se transforme en déroute.

En moins d'une heure, à midi, William Augustus de Grande-Bretagne est victorieux.

Environ 1 250 jacobites sont morts contre 350 des forces hanovriennes.

Cette défaite entraine une répression sauvage qui vaut à William Augustus de Grande-Bretagne le surnom de boucher

Il ordonne à ses hommes de tuer les blessés, les prisonniers et même des spectateurs.

Les rescapés sont poursuivis.

32 d'entre eux s'étant réfugiés dans une grange, William Augustus de Grande-Bretagne y fait mettre le feu.

Les maisons proches du champ de bataille sont systématiquement incendiées, pour qu'elles ne servent pas de refuges aux survivants.

La répression durera plusieurs mois et on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre des victimes.

Les plus hauts gradés seront jugés et exécutés plus tard à Inverness.

Du côté jacobite, les pertes s'élèvent à plus de 3 000 hommes, soit près de la moitié de l'effectif.

Environ 1 000 combattants écossais sont vendus comme esclaves aux planteurs de coton américains, probablement en Géorgie, ce qui contribuera à déstabiliser les équilibres dans cette colonie, où, à partir de 1750, les abolitionnistes, encore majoritaires, sont dépassés par les esclavagistes, qui obtiennent la légalisation de cette pratique.

Cette défaite s'accompagne d'une intensification de la pression contre le mode de vie traditionnel des Highlanders.

Elle marque la fin des espoirs de restauration de la lignée des Stuarts sur les trônes d'Écosse et d'Angleterre.

Charles Édouard Louis Jean Stuart se réfugie d'abord en France.

Neil MacEachen of Howbeg, protège la fuite de Charles Édouard Louis Jean Stuart vers la France.

Charles Édouard Louis Jean Stuart passera le reste de sa vie en exil.

Moriart Mac Mahon reste en Irlande pour y soutenir les droits du monarque.

Murrough Mac Mahon et Patrick Mac Mahon, ses fils, longtemps errants, abandonnent définitivement l'Irlande à la suite de Charles Édouard Louis Jean Stuart.


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