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2 événements affichés, le premier en 1631 - le dernier en 1642


Bataille de Breitenfeld

Bataille de Breitenfeld

Rappel de Wallenstein

En septembre 1631, Jean-Georges Ier de Saxe, électeur de Saxe, hésite encore à se joindre aux suédois.

Magdebourg ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigent vers la Thuringe ravage la Saxe.

Leipzig est menacée du même sort que Magdebourg.

C'est à Duban que les Saxons joignent leurs forces à l'armée de Gustave II Adolphe de Suède et les troupes se précipitent au secours de Leipzig, située à 80 kilomètres plus au sud.

À l'aube du 17 septembre 1631, catholiques et protestants se font face dans la plaine au nord-est de Breitenfeld, au nord de Leipzig.

Tilly dispose ses 40.000 hommes à la manière espagnole, le long d'une colline.

Depuis le début du XVIe siècle, l'Europe a adopté les méthodes espagnoles. Le tercio est une formation massive composée autour d'un groupe central d'hommes munis d'armes blanches avec sur les quatre coins, des mousquetaires disposés en carrés. Comprenant de 1.500 à 3.000 hommes, le tercio se déplace avec lenteur au cours des batailles.

La cavalerie n'est pas en reste avec la tactique de la caracole que les Espagnols ont apprise des Maures : au lieu de charger à l'épée, les cavaliers avancent au trot, sur 10 rangs, et utilisent le pistolet. Le coup tiré, le cavalier revient en arrière pour recharger et retourne ensuite à la charge...

Les Protestants sont aux ordres du roi de Suède Gustave II Adolphe de Suède et de Jean-Georges Ier Électeur de Saxe.

Gustaf Karlsson Horn commande le flanc gauche.

Johan Banér commande l'aile droite de la cavalerie suédoise.

Gustave II Adolphe de Suède adopte un dispositif novateur.

Au centre, il place 4 brigades d'infanterie soutenues, en deuxième échelon, par 2 autres brigades et un régiment de cavalerie. Trois brigades et deux régiments de cavalerie sont en réserve.

Sur la droite se trouvent 3 régiments de cavalerie et 2 sections de mousquetaires ainsi que deux régiments de réserve. A gauche se trouve le contingent saxon.

Grâce aux nouvelles technologies, les mousquets sont allégés et peuvent dorénavant être maniés sans le trépied. Le lent processus de chargement est simplifié par l'adoption de cartouches en papier contenant la poudre et la balle. Chaque régiment d'infanterie est doté d'une artillerie légère.

L'artillerie lourde est placée au centre, légèrement en avant des formations.

La mobilité suédoise est le résultat d'un entraînement poussé et d'une discipline de fer. L'armée est organisée en petites unités, dotées d'un armement léger, contrairement aux régiments catholiques vêtus de lourdes cuirasses.

Franz Freiherr von Mercy participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume II de Saxe-Altenbourg, sous les ordres de Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, son frère, participe à cette bataille.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

La bataille débute par un duel d'artillerie qui dura 2 heures et 1/2.

La puissance de feu suédoise se révèle supérieure à celle de la Sainte-Ligue.

Le flanc gauche catholique se trouve pris sous un tel déluge que le comte Pappenheim, qui le commande, décide de charger à la tête de ses 5.000 cavaliers sans attendre les ordres de Tilly. Sept assauts sont lancés mais sont repoussés par les mousquetaires de Gustave II Adolphe de Suède. Les Impériaux finissent par fuir le champ de bataille.

Les cavaliers du flanc droit chargent également sans en avoir reçu l'ordre; ils se précipitent sur les Saxons qui prennent directement la fuite, laissant le flanc gauche de Gustave II Adolphe de Suède largement ouvert.

Tilly fait exécuter à son infanterie lourde une lente manœuvre destinée à tourner le flanc gauche suédois. Mais les Suédois disposent de petites unités très mobiles. Gustave II Adolphe de Suède ordonne aux troupes de son aile gauche, de même qu'à ses réserves, principalement constituées par la cavalerie, de faire face à l'ennemi.

Les suédois reconstituent rapidement leurs positions sur leur gauche et soumettent l'ennemi à un feu nourri.

La capacité des Suédois à former un nouveau front sur le flanc ouvert par la fuite des Saxons s'avéra le facteur décisif.

Gustave II Adolphe de Suède ordonne à la cavalerie de son flanc droit, qui n'est plus menacé, de charger le flanc gauche ennemi. Au même instant, l'artillerie suédoise déclenchent des tirs meurtriers sur l'infanterie catholique.

Les soldats de Tilly tentent de résister mais leurs formations ne tardent pas à se défaire et ils prennent la fuite poursuivis par la cavalerie suédoise menée par Gustave II Adolphe de Suède en personne.

La Ligue catholique perd 13.000 hommes et les Suédois environ 3.000.

Puis les suédois se dirigent vers le sud de l'Allemagne jusqu'en Danube, combattant à plusieurs reprises l'armée impériale reconstituée.

Les pays sillonnés sont dévastés semant partout ruine et désolation, malgré les recommandations de Gustave II Adolphe de Suède qui se veut clément et magnanime.

Les Suédois atteignant la Franconie, l'Alsace, les pays rhénans, se dirigent vers Munich.

Ferdinand II de Habsbourg ne peut que rappeler Wallenstein.

Celui-ci accepte de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le font discuter à pied d'égalité avec l'empereur.



Seconde bataille de Breitenfeld

Prise de Leipzig

En 1642 Lennart Torstenson avance à travers le Brandebourg et la Silésie vers la Moravie, prenant sur sa route toutes les forteresses de quelque importance.

Le maréchal Lennart Torstenson, commandant en chef de l'armée suédoise, pour achever une brillante campagne militaire, se dispose à assiéger la forteresse impériale de Leipzig.

Léopold-Guillaume de Habsbourg, commandant avec Ottavio Piccolomini une armée de Saxons et d'Impériaux, supérieure en nombre, marche à sa rencontre.

Lennart Torstenson dispose son armée à Breitenfeld, entre les hameaux de Gross Widderitsch et de Haun à 6 km au nord-ouest de Leipzig.

Le 23 octobre 1642, la cavalerie suédoise parvient à briser la résistance de l'infanterie impériale.

Elle n'en compte pour autant, pas moins 4 000 hommes et 8 généraux tués ou blessés dont Torsten Stålhandske, commandant de la cavalerie, qui est sérieusement touché.

Les Saxons et les Impériaux, pour leur part, comptent 15 000 morts et blessés et perdent 46 canons, 191 drapeaux ainsi que tout leurs bagages.

Le lendemain 24 octobre 1642, Leipzig tombe aux mains des Suédois.

La victoire permet aux Suédois d'occuper la Saxe.

Elle amène l'Empereur Ferdinand III de Habsbourg à renoncer aux Préliminaires de Hambourg et à signer la paix.


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