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Bataille d'Orange

Un corps d'armée composé des Kimris et des Ambrons s'approcha du camp de Manlius, afin d'observer les mouvements des chefs et d'épier l'occasion favorable.

Les deux armées romaines se trouvaient alors non loin du Rhône, sur la rive droite.

Cépion, désireux d'enlever à son rival l'honneur d'une victoire qu'il croyait facile, changea de position, et vint placer son camp entre celui du consul et celui des hordes.

La réconciliation apparente des deux généraux fit impression sur les Kimris qui commencèrent à hésiter, et suivant leur habitude, envoyèrent au consul un messager de paix.

Pour arriver au camp de Manlius, il fallait traverser les quartiers de Cépion. Irrité de ce que les propositions ne lui étaient pas adressées, Cépion arrêta au passage les députés et les menaça de mort.

Au récit de cet outrage, les guerriers Ambrons et Kimris se rassemblèrent. Par un acte religieux qui préludait d'ordinaire chez les Kimris aux guerres à outrance, ils vouèrent solennellement aux dieux tout ce que la victoire ferait tomber entre leurs mains. Ils se précipitèrent alors au combat.

Les Ambrons surtout montrèrent un courage terrible. Le 6 octobre 105 avant Jésus-Christ, les camps de Cépion et de Manlius furent forcés l'un après l'autre. Quatre-vingt mille soldats romains et quarante mille esclaves ou valets d'armée tombèrent. Tout le reste fut pris.

Seul dix hommes échappèrent à cette effroyable boucherie dont un jeune homme Q. Sertorius. Culbuté de cheval et blessé, il eut encore assez de force pour traverser le Rhône à la nage, portant son bouclier et sa cuirasse.

Cépion fugitif repassa les Alpes.

Maîtres des deux camps romains, les vainqueurs accomplirent religieusement leur vœu: hommes et choses, tout ce qui avait appartenu à l'ennemi fut anéanti sans miséricorde :



Retranchement des Romains à Arles

Marius, pour observer de près les mouvements de l'ennemi, était accouru au confluent de l'Isère et du Rhône.

Voyant la division ambro-teutone descendre le fleuve, afin de gagner plus au midi la route de l'Italie, il recula vers la mer, et plaça son camp de manière à couvrir en même temps les voies romaines qui, se croisant à Arelate, conduisaient en Italie :

Il se retrancha dans cette position, fermement résolu à ne point se départir de la défensive, jusqu'à ce que l'occasion se présentât de combattre à coup sûr.

Il ne tarda pas à apercevoir l'avant-garde des Ambro-Teutons qui vinrent ranger leurs chariots et dresser leurs tentes en face des retranchements romains.

Impatiens de l'inaction, ils ne cessaient de provoquer les Romains, par toutes sortes de défis et d'outrages.

Un chef teuton s'avança un jour jusqu'aux portes de son camp, l'appelant nominativement à un combat singulier; Marius lui fit répondre que, s'il était las de vivre, il n'avait qu'à s'aller pendre, et, comme le Teuton insistait, il lui envoya un gladiateur.

Cependant ces outrages exaspéraient les légions qui souvent voulaient courir aux armes. Marius les arrêtait : Il ne s'agit pas de triomphes à gagner, de trophées à élever; il s'agit d'empêcher cette tempête d'aller crever sur l'Italie.

Lejeune Sertorius, un des rares survivants de la Bataille d'Orange, comprenant et parlant la langue gallique, s'introduisait dans le quartier des Ambrons, déguisé en gaulois, et tenait Marius au courant de tout ce qui s'y passait.

Désespérant à la fin d'attirer l'armée romaine hors du camp, les Ambro-Teutons entreprirent de l'y attaquer.

Trois jours de suite, ils donnèrent l'assaut et toujours repoussés, ils résolurent de continuer leur route vers les Alpes, en suivant la voie Domitienne.

Six jours entiers, sans que leur marche fût interrompue, leur multitude défilèrent en vue du camp romain. On les entendait crier aux soldats : Nous allons voir vos femmes ; n'avez-vous rien à leur mander ?


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