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2 événements affichés, le premier en 378 - le dernier en 1205


Andrinople permet de protéger la via Egnatia des invasions venues du nord Bataille d'Andrinople - partie I Bataille d'Andrinople - partie II

Bataille d'Andrinople

Mort de Valens

Fritigern Roi des Wisigoths

Le 9 août 378, dans la plaine d'Andrinople ou d'Adrianople (aujourd'hui Edirne en Turquie européenne) s'affrontent :

Le 9 août 378 au matin, l'armée de Valens laisse les bagages et les enseignes impériales dans les environs d'Andrinople, se met en marche en direction du nord-est, et atteint le camp goth dans une plaine, vers 2 heures de l'après-midi.

Une partie des troupes des Wisigoths s'y trouve, protégée derrière les chariots vides qui servent de barricades.

Les renforts de Gratien ne sont pas encore arrivés.

Lorsqu'il réunit ses généraux, Victor et Richomer lui conseillent d'attendre Gratien, tandis que Sébastien défend l'idée d'une attaque immédiate, qui permettrait de profiter de l'effet de surprise.

Valens ne choisit aucune de ces solutions.

Les troupes romaines s'avancent en ligne :

Valens se tient derrière les troupes d'infanterie, avec sa garde personnelle.

Quand les Goths voient les Romains se rapprocher, Fritigern demande à parlementer.

Seules l'infanterie et une partie de la cavalerie se trouvent dans le campement : la plupart des cavaliers sont partis fourrager, sous le commandement des Ostrogoths Alatheus et Safrax.

Les deux armées se font face longuement et la bataille éclate spontanément à la surprise générale.

Les tribuns Cassio et Bacurius d'Ibérie donnent à leurs troupes auxiliaires l'ordre d'attaquer : elles se dirigent vers le campement wisigoth tandis que le reste de l'infanterie romaine reste sur sa position.

Le flanc gauche de la cavalerie se lance également à l'assaut, cherchant à prendre les Goths de côté tandis que ceux-ci affrontent les deux maigres divisions d'auxiliaires, qui sont repoussées sans difficulté, mises en fuite, et doivent regagner leurs positions d'origine.

Fritigern considére donc les négociations comme closes et ordonne d'attaquer, faisant sortir du camp la plupart de ses troupes pour les lancer à la rencontre de l'armée romaine.

C'est alors qu'arrive de la droite l'énorme armée de cavaliers commandée par Alatheus et Safrax, qui vient se heurter au détachement de cavalerie du flanc gauche des Romains, qui doit se replier après avoir subi de lourdes pertes.

Les Wisigoths sont déjà maîtres du terrain ; ils lancent sur les Romains leurs armes de jet, puis le corps à corps s'engagea.

Tandis que l'infanterie et le flanc droit de la cavalerie combattent les Barbares, et subissent de lourdes pertes, la cavalerie du flanc gauche revient à la charge et affronte Alatheus et Safrax, qu'une telle manœuvre prend au dépourvu.

Ils doivent reculer sous l'assaut des Romains, qui parviennent presque jusqu'aux chariots wisigoths.

La cavalerie romaine est rapidement submergée par le nombre ; elle perd pied, et ne reçoit pas de renfort, alors que les troupes wisigothes restées à l'intérieur du camp — et Fritigern lui-même — viennent renforcer leur cavalerie.

Ce qui reste de la cavalerie romaine est presque entièrement détruit, les rares survivants doivent fuir le champ de bataille.

Une fois les cavaliers romains mis en fuite, l'infanterie commandée par Fritigern vient renforcer les premières lignes de l'infanterie gothe, tandis que la cavalerie d'Alatheus et de Safrax contourne la bataille par la gauche pour prendre à revers l'armée romaine et attaquer l'arrière-garde de Trajan.

D'après Ammien Marcellin, l'arrivée de la cavalerie goth, comme surgie de nulle part, eut un effet particulièrement dévastateur sur les soldats romains.

Cela leur retira en tout cas toute possibilité de manœuvrer.

Les soldats qui ont été détachés sur le flanc gauche sont dès à présent condamnés. Ils combattent jusqu'à la mort.

Les pertes sont énormes des deux côtés.

Les troupes romaines qui le peuvent entament la retraite.

Les dernières unités de Trajan sont écrasées, tandis que Valens va se réfugier derrière ce qui reste de la cavalerie du flanc droit.

Quelques auxiliaires survivants tentent d'établir un noyau de résistance autour de l'empereur, auprès duquel se trouvent les généraux Trajan et Victor.

Concernant la mort de Valens, il existe différentes versions :

Personne ne pourra identifier le corps de Valens et il sera enterré anonymement avec ses soldats.

Les Wisigoths n'interrompent pas leur offensive une fois la bataille terminée.

Ils viennent de détruire la plus grande armée jamais vue dans les Balkans, et peuvent se considérer comme maîtres de cette région.

Les Wisigoths continuent donc leur politique de pillage et décident de commencer par Andrinople, très proche, où se trouve le trésor impérial et où se sont réfugiés 20 000 hommes de l'armée de Valens.

Prendre la ville permettrait également de contrôler les routes en direction de Constantinople.

La prise de la ville n'est pas chose facile.

Outre les milices urbaines, il faut compter avec les survivants de la bataille, même si les autorités locales ne leur ont pas permis d'entrer dans la ville : ils doivent construire une seconde ligne de fortifications à l'extérieur de la ville pour se mettre à l'abri.

La population d'Andrinople les aide afin de faire face à l'arrivée imminente des Goths.

De grands blocs de pierre sont placés derrière les portes afin d'empêcher l'ennemi d'entrer dans la ville.

Mais cela empêche également les survivants de l'armée de Valens de se replier dans la ville.

Les Wisigoths s'avancent jusqu'aux lignes de défense.

Ils doivent s'arrêter pour combattre sous les murs de la forteresse.

Les Romains peuvent leur jeter toute sorte de projectiles depuis les remparts.

Les assaillants lancent eux aussi leurs armes sur les assiégés, mais à un moment donné ces derniers se rendent compte que les Barbares relancent les lances et les flèches qu'ils ont reçues, ce qui montre que leurs armes s'épuisent.

Pour empêcher les Goths de relancer les projectiles, il est décidé de fragiliser les liens entre les pointes et le reste de la flèche ou de la lance.

De la sorte, l'arme peut servir encore une fois, mais se brise définitivement, qu'elle ait ou non atteint son but.

De plus, les pointes deviennent plus difficiles à extraire quand elles blessent les assaillants.

Pendant que le combat continue sous les murs de la ville, les assiégés mettent en ordre de bataille un onagre.

Visant le gros des troupes wisigothes, les Romains lancent un premier projectile.

Il ne fait pas beaucoup de dégâts, mais a un impact psychologique certain sur les assaillants, qui ne disposent pas d'armes de siège.

Ne sachant pas comment réagir, la cohésion de leurs forces en est considérablement altérée, facilitant la contre-attaque des Romains.

Après avoir subi de lourdes pertes, et échoué dans un nouvel assaut, les Wisigoths doivent finalement se retirer et se diriger vers le nord-est, laissant sauves les villes d'Andrinople et de Constantinople.

Une fois que la retraite des Goths leur est confirmée, les soldats survivants se rendent à Constantinople, ou trouvent refuge dans d'autres cités des alentours.

Beaucoup d'habitants d'Andrinople, craignant à tort le retour des Barbares, abandonnent leurs maisons.

La bataille a été relatée par deux contemporains de l'époque :

La bataille d'Andrinople marque l'avènement de la cavalerie.

Fritigern, victorieux, est reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths deviennent la principale puissance des Balkans.


Blason des Comtes de Flandre

Bataille d'Andrinople

Mort de Louis de Blois

Mort de Baudouin VI de Hainaut Empereur Latin de Constantinople

Henri Ier de Constantinople Régent de l'empire

Jeanne de Constantinople Comtesse de Flandre et de Hainaut

Thibault VI de Blois Comte de Blois, de Chartres et de Clermont-en-Beauvaisis

Baudouin VI de Hainaut assiège Andrinople qui s'est soulevée et appelle à l'aide Joannice (Johannista), Roi des Bulgares.

Louis de Blois, désobéissant à Baudouin VI de Hainaut, se porte au devant d'eux, ce qui contraint Baudouin à lui prêter secours.

Le 14 ou 15 avril 1205, les Francs sont battus devant Andrinople. Louis de Blois est tué.

Geoffroi de Villehardouin montre ses talents de stratège en sauvant l'armée croisée.

Baudouin VI de Hainaut ne reparaît plus.

Les chroniqueurs Meyer et Raynaldi reconnaissent ignorer s'il est mort au champ d'honneur ou en prison. Baudouin est vraisemblablement fait prisonnier. Si l'on en croit un autre chroniqueur, Nicétas Khoniatès, Baudouin aurait été détenu à Ternobe en Bulgarie (Tribonis), puis aurait été abandonné dans une vallée pieds et mains coupées, et serait mort après une agonie de trois jours le 20 juillet 1205. Cette version est contestée, et il est plus probable que l'empereur flamand soit mort en prison l'année suivante.

Henri Ier de Constantinople est élu régent de l'Empire latin qui ne comprend plus que :

Jeanne de Flandre ou Jeanne de Hainaut ou Jeanne de Constantinople devient Comtesse de Flandre et de Hainaut en 1205. Jeanne est aussi Comtesse de Mons, de Valenciennes et d'Ostrevant.

Thibault VI de Blois devient Comte de Blois, de Chartres, de Clermont-en-Beauvaisis.

Nivelon de Chérisy rentre en France en 1205 pour recruter de nouveaux croisés.


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