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Événements contenant la ou les locutions cherchées



15 événements affichés, le premier en 1769 - le dernier en 1802



Naissance de Barthélémy-Catherine Joubert

Barthélémy-Catherine Joubert naît et est baptisé à Pont-de-Vaux dans l'Ain le 14 avril 1769, fils de Claude Marie Joubert (1740-1826) et de Marie Françoise Giraud (1749-1777).



Études de Barthélémy-Catherine Joubert

Barthélémy-Catherine Joubert suit des études de droit à Dijon.

En 1784, il s'évade du collège.



Barthélémy-Catherine Joubert Volontaire dans un régiment de canonniers

Barthélémy-Catherine Joubert s'enrôle comme volontaire en 1791 dans un régiment de canonniers.



Défense la redoute de la Condamine

Barthélémy-Catherine Joubert passe par tous les grades, et est nommé successivement adjudant-général puis chef de bataillon.

Le 8 septembre 1793, Barthélémy-Catherine Joubert, à la tête d'un détachement de 30 grenadiers du 51e régiment d'infanterie de ligne, défend la redoute de la Condamine assailli par 500 Piémontais.

Après avoir épuisé ses munitions, Barthélémy-Catherine Joubert défend l'ouvrage à la baïonnette, mais les Piémontais l'ayant pulvérisé à coup de canon, la petite troupe doit se rendre après près de 5 heures de combat.

Le froid et la neige qui surviennent après le combat condamnent les 2 armées à l'inaction.



Bataille de Loano

Mort de Général Charlet

Barthélémy-Catherine Joubert Général de brigade

L'armée d'Italie est commandée par Barthélemy Louis Joseph Schérer.

Le centre de cette armée, aux ordres d'André Masséna, est formé par :

Une autre division, restée au col de Tende, couvre Saorge.

Toute cette armée s'élève à peine à 40 000 hommes manque de pain, d'habillement et de munitions.

Ses communications avec Gênes sont interrompues par la flotte anglaise.

L'armée austro-sarde est forte de 53 000 hommes aux ordres de Wallis et d'Eugène-Guillaume Argenteau.

Elle s'appuie à gauche sur la mer à Loano et s'adosse à droite au Piémont sur les places de Ceva, de Coni et de Mondovi.

Cette position se compose de postes inexpugnables, liés les uns aux autres par des retranchements, et défendus par 100 pièces d'artillerie.

Barthélemy Louis Joseph Schérer arrivant dans un pays qui lui est inconnu, offre au plus digne de ses généraux la direction des plans d'attaque.

André Masséna, désigné le plus habile par ses collègues, s'en occupe sur-le-champ.

Le 17 novembre 1795, le général Charlet attaque les Austro-Sardes à Campo di Pietri, les culbute, détruit leurs retranchements et prend 3 canons et fait 500 prisonniers.

Mais un brouillard épais force André Masséna à renoncer à l'attaque qu'il projette sur la droite.

André Masséna décide alors d'opérer sur le centre, de s'emparer de ses positions, de les dépasser et d'en prendre d'autres en arrière de sa ligne.

André Masséna se charge d'exécuter lui-même ce plan hardi.

Les Français comptent former 3 attaques, une fausse et deux sérieuses.

Pierre Augereau, avec l'aile droite, doit chercher à déborder la gauche de l'ennemi.

Jean Mathieu Philibert Sérurier, avec l'aile gauche, est chargé de tenir en échec l'ennemi qu'il a en présence.

André Masséna part le 22 novembre 1795 à la nuit tombante avec deux divisions pour attaquer le centre.

Au point du jour, André Masséna fait une courte harangue à ses troupes pour leur dire que la victoire est dans leurs baïonnettes. L'attaque commence aussitôt.

André Masséna s'empare au pas de course de toutes les positions jusqu'à Bardineto.

Là, les Autrichiens opposent une vive et longue résistance.

André Masséna, s'indignant de cette perte de temps, fait approcher sa réserve et le combat recommence avec fureur.

Le général Charlet, se précipitant le premier dans les retranchements, y tombe frappé d'un coup mortel.

Sa mort excite la rage des soldats, qui, les rangs serrés et la baïonnette en avant, se ruent en masse compacte sur les ennemis et les mettent dans une déroute complète.

Pendant ce temps, Pierre Augereau attaque l'aile gauche avec succès depuis Loano jusqu'aux hauteurs occupées par Eugène-Guillaume Argenteau.

Toutes les positions sont successivement emportées.

Le mamelon, dit le grand Castellaro, défendu par le général milanais Roccavina avec 1 200 hommes, oppose plus de résistance.

Pierre Augereau somme Roccavina de mettre bas les armes. Celui-ci consent à quitter la redoute avec armes et bagages. Pierre Augereau rejette cette offre avec dédain et lui donne 10 minutes pour se rendre à discrétion.

10 minutes, répond le Milanais, il ne m'en faudra pas tant pour passer par là.

Il montre la brigade Victor déployée devant lui. On croit d'abord que c'est une bravade.

Mais Roccavina, déterminé à succomber avec gloire, sort de sa redoute, tombe en furieux sur les 117e et 118e demi-brigades, les culbute, et malgré le feu du reste de la brigade, parvient à effectuer sa retraite, au grand étonnement des républicains que sa résolution pénètre d'admiration.

Cependant, les Austro-Sardes se sont ralliés sur le mont Carmelo pour arracher la victoire à un ennemi qu'ils croient épuisé par 10 heures de combat.

Barthélemy Louis Joseph Schérer, devinant leur projet, s'avance contre eux avec sa droite, mais incertain de ce qui s'est passé au centre avec André Masséna, craint de tout compromettre. Il hésite. Un message d'André Masséna vient le rassurer.

Il continue son mouvement mais tout à coup, un brouillard humide, accompagné de tourbillons de neige et de grêle cache la lumière du jour et met fin à la poursuite.

Des rangs entiers sont renversés par les rafales de la tourmente, et l'on compte sur le champ de bataille des morts et des blessés que n'ont pas frappés la main des hommes.

Les Autrichiens profitent des ténèbres pour fuir, abandonnant tentes, artillerie et caissons.

Pierre Augereau les poursuit avec ses troupes légères.

André Masséna, qui a marché malgré la tourmente, a fait occuper par Barthélémy-Catherine Joubert les défilés de Saint-Jacques.

Il ne reste aux Autrichiens que les sentiers des montagnes et la vallée de la Bormida.

Jean Mathieu Philibert Sérurier pendant les journées du 23 et du 24 novembre 1795, se borne à contenir l'aile droite austro-sarde.

Jean Mathieu Philibert Sérurier exécute dès lors sur l'armée piémontaise une attaque impétueuse, la bat complètement, lui enlève toute son artillerie et la contraint de se réunir dans le camp retranché de Ceva aux débris d'Eugène-Guillaume Argenteau.

La victoire de Loano livre aux Français d'immenses approvisionnements et leur ouvre les portes de la Péninsule italienne.

Le succès cette bataille est dû aux dispositions et à l'audace de André Masséna.

Barthélemy Louis Joseph Schérer nomme Barthélémy-Catherine Joubert général de brigade sur le champ de Bataille de Loano.


Pierre Banel menant ses troupes à l'assaut lors de la bataille de Millesimo

Bataille de Millesimo

Mort de Filippo del Carretto

Mort de Pierre Banel

Mort de Quesnel

Le 13 avril 1796 vers 3 heures, les Français opèrent l'encerclement des positions du feld-maréchal Giovanni Provera par un mouvement fulgurant.

De Biestro, Pierre Banel attaque les avant-postes piémontais.

Il fait descendre sur Millesimo le 3e bataillon de la 39e demi-brigade qui franchit la rivière Bormida par le pont de Millesimo, coupant du même coup les communications entre les Piémontais.

Les 2 autres bataillons aident à cerner l'ennemi vers Cosseria.

Philippe Romain Ménard, sur le chemin du retour en direction de Carcare, avec la 8e demi-brigade légère reçoit l'ordre de marcher sur les Piémontais vers Cosseria, amputé de ses carabiniers et de 3 détachements (200 hommes).

Barthélémy-Catherine Joubert remonte les collines au nord de Cosseria en surprenant près de Bric du Caballo et du Bric Pattaria les troupes du comte Belgiojoso et du comte Strassoldo, qui se retirent précipitamment au-delà du fleuve Bormida et de Millesimo, sur les hauteurs de Cengio.

Giovanni Provera tente de garder contact avec les Sardes.

Il recule vers le Piémont à la suite de la bataille de Montenotte.

Le lieutenant colonel Filippo Del Carretto di Camerano est descendu de Montezemolo et a traversé en combattant Millesmo occupé par les Français,

Giovanni Provera, resté avec 7 compagnies du FK Giulay (700 hommes) et un petit groupe de milice piémontaise (30 hommes du capitaine Viglietti), entouré par l'ennemi, n'a pas d'autre choix que de se réfugier dans le château en ruine de Cosseria.

Il y retrouve, le lieutenant colonel Filippo Del Carretto di Camerano, commandant un bataillon de grenadiers (569 hommes) et 6 compagnies d'infanterie (2 du régiment La Marine, 2 du régiment Monferrato et 2 du régiment Susa).

Vers 9 heures, Barthélémy-Catherine Joubert est arrêté au niveau du château en ruine de Cosseria que défendent les Piémontais.

Napoléon Ier envoie alors un émissaire sommer verbalement Giovanni Provera de se rendre, et, sur son refus, fait battre la position par 4 pièces d'artillerie et 1 obusier.

Le premier assaut est mené par Pierre Banel qui, avec la 39e demi-brigade, monte au pas de charge jusqu'au mur d'enceinte du château à la tête de ses troupes.

À 20 pas des murs, Giovanni Provera ordonne le tir.

Les Français sont fixés sur place.

L'assaut aura duré 20 minutes.

À 11 heures, l'adjudant général Quesnel avec la 69e demi-brigade et Barthélémy-Catherine Joubert avec la 3e demi-brigade légère relancent l'assaut mais cette fois, on s'arrête à distance de tir.

Cette attaque durera 5 minutes.

Napoléon Ier somme une nouvelle fois mais par écrit Giovanni Provera de se rendre.

Celui-ci demande à lui parler, mais le bruit d'une vive canonnade vers Dego oblige Napoléon Ier à s'absenter, laissant Pierre Augereau parlementer avec Giovanni Provera.

Philippe Romain Ménard avec la 8e escalade les montagnes qui se trouvent sur la droite de Cosseria du côté de Cengio, culbute les postes ennemis et les rejette à deux lieues de là.

Vers 14 heures, lassé d'attendre la réponse de Giovanni Provera, Pierre Augereau fait tirer quelques pièces sur le château.

Giovanni Provera donne sa réponse : il ne se rend pas.

Vers 15 heures, un troisième assaut est ordonné contre la position par Pierre Augereau avec 3 colonnes :

Dès lors, la lutte devient acharnée et les pertes françaises sont considérables.

Une avalanche de pierres s'abat sur les soldats, occasionnant de nombreux blessés.

Le colonel marquis Filippo del Carretto y laisse la vie alors que ses troupes défendent la place avec acharnement.

Les généraux Pierre Banel et Quesnel sont tués.

Barthélémy-Catherine Joubert est blessé.

La nuit met fin aux combats.

Vers 23 heures, Pierre Augereau fait envoyer une troisième et dernière sommation à Giovanni Provera.

Le 14 avril 1796, Giovanni Provera accepte cette fois l'offre de reddition, à court de vivres et n'ayant pas reçu de secours de Michelangelo Alessandro Colli-Marchi, général en chef piémontais.

Napoléon Ier, ne laissant qu'une demi-brigade à Pierre Augereau, ramène ses forces contre Dego.

L'ennemi occupe toujours les montagnes qui s'étendent de Cosseria à Cairo.

La 8e joint l'ennemi, appuyée par la brigade d'Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin.

L'attaque menée de concert met l'ennemi en déroute et permet la capture de 4 à 500 prisonniers.

Au terme des combats, les Austro-Piémontais totalisent 100 tués ou blessés. 37 officiers, dont Giovanni Provera, et 1 134 soldats sont faits prisonniers.

Les Français comptent 600 tués ou blessés.


Napoléon Bonaparte et Masséna à Rivoli

Bataille de Rivoli

Bataille de la Favorite

Prise de Mantoue

Napoléon Ier dispose ses hommes de façon que toute la région de Mantoue, de Rivoli et de Vérone soit encadrée et accessible en moins de 3 jours de marche :

Les premiers affrontements surviennent le 13 janvier 1797.

Barthélémy-Catherine Joubert, attaqué de toutes parts, se replie sur le plateau de Rivoli. Il est rejoint par Rey et Napoléon.

Alvintzy pense que la bataille est gagnée. Il sait qu'il a l'avantage du nombre et que les troupes françaises sont des plus démoralisées.

Il attend le 14 janvier 1797 pour lancer l'attaque générale.

Fatale erreur, puisqu'il laisse le temps à André Masséna de revenir de Vérone, soit 148 kilomètres parcourus en 2 jours !

À 7 heures, les autrichiens attaquent, menés par le colonel Liptay, au mont Talembora.

Les français reculent, mais se replient en bon ordre. Bientôt le corps de Barthélémy-Catherine Joubert est à cour de munitions, alors que l'armée du général autrichien Quasdanovitch menace d'encerclement total.

Les français sont maintenant enfermés sur le versant de Rivoli, assiégés par 25 000 autrichiens.

Soudain, le canon tonne. André Masséna, avec une armée épuisée mais déterminée, inverse toute la situation.

La contre-attaque s'organise. Le reste de l'armée ennemi tente de trouver une porte de sortie, mais partout elle tombe dans un défilé de tirs croisés. Ainsi le capitaine René, avec 50 hommes, fait mettre bat les armes à tout un régiment. Vers 18 heures, l'armée autrichienne est écrasée.

Mais Napoléon Ier est inquiet pour Jean Mathieu Philibert Sérurier, qui n'a plus beaucoup de soldats pour soutenir le siège de Mantoue, le gros de son armée ayant été intégré au corps d'André Masséna. Napoléon Ier laisse Barthélémy-Catherine Joubert avec 15 000 hommes à Rivoli pour consolider la victoire, et prend la direction de Mantoue avec le reste de l'armée d'Italie.

Le 16 janvier 1797, Napoléon Ier gagne la bataille de la Favorite.

Dagobert Sigmund von Wurmser doit capituler dans Mantoue le 2 février 1797.

Dagobert Sigmund von Wurmser est alors très-âgé, brave comme un lion, mais tellement sourd, qu'il n'entend pas siffler les balles autour de lui.

Dans la lettre qu'il envoie le soir de la victoire au Directoire, Napoléon Ier écrit : Les soldats de l'armée d'Italie ont surpassé la rapidité, tant vantée, des légions de César.


Barthélémy-Catherine Joubert

Expédition du Tyrol

L'expédition du Tyrol le 20 mars 1797 a été qualifiée par Lazare Carnot de campagne de géants.

Pendant que Jean-Baptiste Jules Bernadotte marche sur Laybach, Napoléon Ier détache 16 000 hommes sous la conduite de Barthélémy-Catherine Joubert.

Les défilés redoutables du Tyrol, un des pays les plus âpres de l'Europe, sont défendus par 2 armées ennemies et plus encore par les habitants. Ces armées sont commandées par les généraux Alexis Laudon et Kerpen.

Les défilés sont forcés par Barthélémy-Catherine Joubert, à la tête de 3 divisions formant la gauche de l'armée d'Italie.

Barthélémy-Catherine Joubert prend tous les magasins des Autrichiens, leur fait 9 000 prisonniers et opère sa jonction avec la Grande Armée, pendant qu'à Vienne on chantait le Te Deum pour célébrer sa défaite et sa destruction.

En descendant du Tyrol, Barthélémy-Catherine Joubert se présente à l'entrée de la tente de Napoléon Ier. La sentinelle a ordre de ne laisser entrer personne. Barthélémy-Catherine Joubert insiste. Napoléon Ier se présente, le reconnaît, l'embrasse et dit au soldat: Va, le brave Joubert qui a forcé le Tyrol a bien pu forcer ta consigne.


Passage du Tagliamento –Prosper Lafaye

Bataille du Passage du Tagliamento

François Étienne Christophe Kellermann Blessé

Accords de paix préliminaires de Leoben

Napoléon Ier se dirige rapidement vers Vienne.

François Ier d'Autriche envoie Charles-Louis de Teschen avec l'élite de l'armée à la rencontre des Français avec la lourde mission d'arrêter leur progression.

La division Jean-Baptiste Jules Bernadotte arrive d'Alsace.

Le Col du Brenner est occupé par Barthélémy-Catherine Joubert, celui de Tarvis par André Masséna, tandis qu'au sud, Napoléon Ier s'approche du Tagliamento derrière lequel Charles-Louis de Teschen garde la route de Trieste.

Le 16 mars 1797, la bataille dite du Passage du Tagliamento ou combat de Valvasone oppose les troupes françaises de l'armée d'Italie commandées par Napoléon Ier à celles de l'empire d'Autriche sous les ordres de Charles-Louis de Teschen.

L'arrière-garde des forces autrichiennes est retranchée sur la rive gauche du Tagliamento.

Napoléon Ier est bloqué par le fleuve et les ponts sont inutilisables car aux mains des Autrichiens.

Mais, faute de pluies suffisantes, le niveau du fleuve est très bas et guéable à de nombreux endroits.

Napoléon Ier tire profit de cette situation et ordonne au général Guieu de passer sur la droite de l'ennemi et Jean-Baptiste Jules Bernadotte sur la gauche.

Après quelques échanges de coups de feu, Napoléon Ier feint de suspendre l'attaque et fait mettre ses troupes au repos et dresser le camp.

Les Autrichiens, persuadés que la bataille n'aura pas lieu, se rassurent et imitent les Français.

Ceux-ci se jettent alors sur leurs armes et surprennent les Autrichiens par une attaque rapide en passant dans le lit du Tagliamento, protégés par l'artillerie.

L'exécution de la manœuvre est très rapide et les Autrichiens sont incapables de repousser l'infanterie française qui les culbute.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte pour motiver ses troupes crie Soldats de Sambre-et-Meuse, l'armée d'Italie vous regarde.

La ligne autrichienne est rompue.

Charles-Louis de Teschen envoie alors sa cavalerie contre-attaquer les hommes de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, mais elle est rejetée par la cavalerie française commandée par Dugua et François Étienne Christophe Kellermann qui est blessé de plusieurs coups de sabres dans la mêlée.

Le quartier général de Charles-Louis de Teschen est pris.

Profitant de la nuit, les Autrichiens se retirent dans la montagne environnante, puis sur Palmanova, abandonnant aux vainqueurs 6 canons et une partie de leurs bagages.

La route de Trevise à Udine et à Palma la Nuova, principale place de ravitaillement des Autrichiens, est ouverte aux Français.

Gradisca est prise le 19 mars 1797.

Botzen est prise le 22 mars 1797.

Un combat a lieu à Tarvis le 24 mars 1797.

Trieste est prise le 24 mars 1797.

L'Autriche est ainsi forcé à signer des accords de paix préliminaires à Leoben les 7 et 18 avril 1797.



Barthélémy-Catherine Joubert Commandant de l'armée du Nord

Barthélémy-Catherine Joubert est nommé commandant de l'armée du Nord à fin 1797.



Coup d'État des patriotes bataves

Barthélémy-Catherine Joubert est envoyé comme général en chef à l'armée de Hollande.

Barthélémy-Catherine Joubert aide les patriotes bataves à réaliser un coup d'État le 22 janvier 1798.



Invasion de la Savoie et du Piémont

Partition des escartons de Briançon

Barthélémy-Catherine Joubert est envoyé à l'armée de Mayence, puis à celle d'Italie.

Barthélémy-Catherine Joubert y arrive à la fin de 1798.

En 1798, sur l'ordre du Directoire, Barthélémy-Catherine Joubert envahit et occupe les possessions continentales de Charles-Emmanuel IV de Savoie : la Savoie et le Piémont.

Barthélémy-Catherine Joubert a en face de lui les Russes et les Autrichiens marchant sur l'Adige, et sur ses arrières les troupes de Charles-Emmanuel IV de Savoie, quoique ce prince ait pris l'engagement de fournir à l'armée française un contingent de 10 000 hommes.

Barthélémy-Catherine Joubert ordonne à Emmanuel de Grouchy, le 7 frimaire an VII soit le 27 novembre 1798, de prendre le commandement de la citadelle de Turin.

Dans la lettre qu'il fait écrire à Emmanuel de Grouchy le 11 frimaire an VII soit le 1er décembre 1798 par Louis Gabriel Suchet, son chef d'état-major, il ajoute :

Ne sera-t-il pas possible au premier mouvement de nos troupes de gagner le confesseur de Charles-Emmanuel IV de Savoie, et de l'engager à déterminer son pénitent à abdiquer ?

Ce seul acte de Sa Majesté opérerait la révolution…

Il faudrait que l'acte d'abdication portât ordre aux Piémontais et à l'armée de se tenir tranquilles et d'obéir au gouvernement provisoire : sans cela il ne ferait qu'inviter le peuple à la révolte.

Emmanuel de Grouchy obéit et entame l'affaire, puis il charge Bertrand de Clauzel, son chef d'état-major, de suivre sous son influence la négociation commencée.

Bertrand de Clauzel poursuit donc ostensiblement auprès de Charles-Emmanuel IV de Savoie la remise de toutes les places fortes et le commandement de toutes les troupes piémontaises, et moins ouvertement l'abdication du roi.

Le 17 frimaire an VII soit le 7 décembre 1798, tout est fini : il n'y a plus de monarchie en Piémont.

Emmanuel de Grouchy écrit alors à Barthélémy-Catherine Joubert :

Les détails des moyens que j'ai employés et des difficultés de tout genre que j'ai eu à vaincre vous seront transmises par Bertrand de Clauzel, mon adjudant-général, qui, dans cette occurrence, m'a secondé avec zèle, énergie et dévouement.

Emmanuel de Grouchy termine ainsi sa lettre du 9 nivôse an VII soit le 29 décembre 1798, adressée au Directoire exécutif :

Permettez, citoyens-directeurs, que je vous désigne l'adjudant-général Bertrand de Clauzel comme m'ayant parfaitement secondé dans toutes mes opérations.

Charles-Emmanuel IV de Savoie se retire dans l'île de Sardaigne.

Les escartons de Briançon sont découpés selon les lignes de crêtes perdure, entre les départements du Pô, de la Stura et des Hautes-Alpes.



Coup d'État du 30 prairial an VII

Lorsque les nouveaux Conseils de la République se réunissent le 1er prairial an VII soit le 20 mai 1799, la situation militaire et intérieure est très médiocre.

Mantoue et Turin ont capitulé tandis que les Russes arrivent dans les Alpes.

Dans le pays et plus particulièrement dans le Midi, les royalistes s'agitent et préparent des insurrections afin d'aider l'ennemi.

Les conseils législatifs, où désormais les jacobins dominent, sont exaspérés par les mauvaises nouvelles qui parviennent des armées.

Le Conseil des Cinq-Cents exige de la part des directeurs une justification de leur politique et des explications sur ces désastres militaires.

Les députés leur reprochent, entre autres, d'avoir révoqué des généraux jacobins tels que Jean Étienne Vachier, et de n'avoir pas assez soutenu les jacobins italiens, suisses, allemands.

Les néojacobins attaquent sans cesse le Directoire, lui demandent de prendre des mesures exceptionnelles de salut public.

Des adresses parviennent des départements et réclament le renouvellement du gouvernement.

Mais les Directeurs ignorent ces demandes, ce qui accroit la tension entre l'exécutif et le législatif.

Les affrontements débutent véritablement quand Emmanuel-Joseph Sieyès, nouvellement élu au Directoire, prend ses fonctions le 21 Prairial An VII soit le dimanche 9 juin 1799.

Il partage, dans une certaine mesure, les sentiments des Conseils.

Il souhaite se débarrasser de ses collègues les plus conservateurs et modifier la Constitution avec l'aide, au besoin, des généraux jacobins.

Emmanuel-Joseph Sieyès s'entend avec Paul Barras pour expulser du Directoire leurs collègues :

Pour cela ils s'assurent du soutien des députés jacobins menés par Lucien Bonaparte et des directorialistes.

Emmanuel-Joseph Sieyès obtient l'accord de l'armée et en particulier du général Barthélémy-Catherine Joubert, qu'il considère comme l'épée capable de l'aider à renverser le régime.

La crise s'ouvre le 27 prairial An VII soit le samedi 15 juin 1799, lorsque les Conseils constatent que les directeurs n'ont pas répondu à un message qu'ils lui ont adressé afin de lui demander de faire le point sur la situation militaire de la République.

Le dimanche 16 juin 1799, sur proposition de Joseph Clément Poullain de Grandprey, les Conseils envoient une nouvelle adresse et décident de tenir une séance permanente jusqu'à ce que la réponse leur soit parvenue.

Le Directoire répond 2 heures plus tard qu'il siège lui-même en séance permanente afin de rédiger la réponse aux Conseils.

Ceux-ci répliquent en appelant les commissions à venir délibérer.

Vers 23 heures le député Nicolas Bergasse monte à la tribune des Cinq-Cents et déclare que l'élection de Jean-Baptiste Treilhard, pourtant vieille de près d'un an, est illégale car il a été élu moins d'une année après la fin de son mandat de député.

Jean-Baptiste Treilhard est ainsi exclu du Directoire par les deux Conseils.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux conseille à Jean-Baptiste Treilhard de résister, mais celui-ci préfère s'incliner et quitte le Directoire.

Paul Barras et Emmanuel-Joseph Sieyès ne font évidemment rien pour le retenir.

L'exclusion de Jean-Baptiste Treilhard est surtout une manœuvre habile des Conseils pour éviter un nouveau coup d'État.

En effet, un putsch n'aurait été possible qu'avec une majorité d'au minimum 3 directeurs, or l'exécutif est désormais coupé en 2 avec :

Les Conseils attaquent Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux et Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Le 29 prairial An VII soit le lundi 17 juin 1799, les Cinq-Cents se réunissent pour élire le successeur de Jean-Baptiste Treilhard.

Sur la liste proposée, figurent pas moins de 5 généraux sur 10 comme André Masséna, François Joseph Lefebvre et Jean-François Moulin.

Les Anciens sont toutefois choqués par cette intrusion de l'armée et préfèrent élire Louis-Jérôme Gohier, ancien député jacobin et ministre sous la Convention.

Le lundi 17 juin 1799, le Directoire envoie un message aux Cinq-Cents dans lequel il proteste de toute volonté de coup d'État et déplore la division qui s'est instaurée entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Pour lui répondre, le Conseil nomme une commission de 11 membres, parmi lesquels de nombreux jacobins.

Le 30 Prairial An VII soit le mardi 18 juin 1799, Charles Ambroise Bertrand L'Hodiesnière dénonce dans un violent discours les Directeurs qui ont maltraité les Conseils lors des 2 dernières années, à savoir :

Vous avez anéanti l'ordre public, vous avez muselé la liberté, persécuté les républicains, brisé toutes les plumes.

Il s'en prend aussi à Barthélémy Schérer qui a perdu l'Italie.

Peu après Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe, pourtant modéré, révèle que la veille La Révellière-Lépeaux aurait tenté de s'opposer à une décision des Conseils, réclame la démission des 2 directeurs incriminés et soutient qu'ils ont bel et bien projeté un coup de force antijacobin.

Sur proposition d'Antoine Français de Nantes, les députés votent alors une loi selon laquelle tous ceux qui attenteraient à la souveraineté nationale seraient mis hors la loi.

Le jour même, Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras, enjoignent à leurs 2 collègues de démissionner.

Mais ceux-ci résistent et la séance quotidienne du Directoire tourne au règlement de comptes.

Paul Barras s'emporte contre Philippe-Antoine Merlin de Douai qui ne cède pas.

Jean-Baptiste Jourdan et Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe viennent supplier Philippe-Antoine Merlin de Douai et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux de s'en aller avant que la force armée ne s'en mêle.

En effet Barthélémy-Catherine Joubert, qui vient d'être nommé commandant de la 17e division militaire de Paris, organise quelques mouvements de troupes dans la capitale.

Les Anciens envoient quant à eux une délégation de 12 députés chargés de demander le retrait des deux Directeurs.

Claude Ambroise Régnier, futur bonapartiste, est à sa tête.

Finalement Philippe-Antoine Merlin de Douai céde.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux donne aussi sa démission.

Le 30 prairial n'est donc pas un coup d'État stricto sensu : les Conseils ont fait pression sur le pouvoir exécutif mais n'ont pas eu à violer la constitution par l'emploi de la force armée.

De plus, la constitution aurait dans le pire des cas autorisé les Conseils à décréter d'accusation les Directeurs.

Le 1er messidor An VII soit le mercredi 19 juin 1799 les Conseils se réunissent pour élire le remplaçant de Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Sur la liste des candidats on trouve 4 généraux et 2 amiraux.

À nouveau, les Anciens préfèrent élire un civil en la personne de Pierre-Roger Ducos.

Le 2 messidor An VII soit le jeudi 20 juin 1799, pour la succession de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, ils sont cette fois contraints d'élire un militaire, le politiquement très terne mais jacobin, Jean-François Moulin.

Les 3 nouveaux Directeurs font tous parti des 106 députés jacobins floréalisés par loi du 22 floréal an VI, preuve de la montée en puissance des néojacobins.

Le prestige du Directoire sort très diminué de cette crise.

L'alliance entre Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras n'est que de circonstance et les 2 hommes ne tardent pas à s'opposer.

Chacun développe sa clientèle et l'exécutif se retrouve bientôt à nouveau coupé en deux, avec :

Paul Barras, qui n'a pas pu ou voulu se mettre clairement à la tête de la gauche jacobine dans le bras de fer avec les 2 directeurs accusés, perd en influence et devient la cible aussi bien des modérés que de la gauche.

Au sein de l'armée, Paul Barras ne peut plus compter que sur Jean-Baptiste Jules Bernadotte qu'il fait entrer au gouvernement.

Les Conseils gagnent en autorité après cette journée qui est restée purement parlementaire.

Toutefois les généraux sortent aussi grandis de cette crise :

Les commissaires civils chargés d'encadrer les généraux sont supprimés quelques semaines plus tard, au grand bonheur des officiers.

Le ministère est lui aussi reconstitué.

François de Neufchâteau perd le ministère de l'Intérieur au profit de Quinette,

Duval cède la Police à Bourguignon.

Milet de Mureau, le ministre de la Guerre, suspecté de royalisme, est remplacé par Jean-Baptiste Jules Bernadotte, choisi par Paul Barras.

Le 2 Thermidor An VII soit le samedi 20 juillet 1799, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord préfère donner sa démission au profit de Charles-Frédéric Reinhard, un homme de Emmanuel-Joseph Sieyès.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès, qui a un temps été pressenti au Directoire, obtient quant à lui le ministère de la Justice.

L'inattendu est le retour de Robert Lindet, l'ancien membre du Comité de salut public, nommé ministre des Finances.

Enfin le 12 Thermidor An VII soit le mardi 30 juillet 1799, Bourdon de Vatry est fait ministre de la Marine.


Bataille de Novi - par Alexander Kotzebue (1815-1889)

Barthélémy-Catherine Joubert Général en chef de l'armée d'Italie

Mariage de Barthélémy-Catherine Joubert avec Félicité Françoise de Montholon-Sémonville

Bataille de Novi

Mort de Barthélémy-Catherine Joubert

Catherine-Dominique de Pérignon Prisonnier des Russes

Le 30 prairial an VII soit le 18 juin 1799, Barras et Sièyes " cherchent un sabre " pour réaliser un coup d'État en France et jettent les yeux sur Barthélémy-Catherine Joubert pour commander dans Paris et agir au besoin contre les démocrates ;

Mais comme Barthélémy-Catherine Joubert ne jouit pas d'une grande popularité, on veut lui fournir l'occasion de remporter quelque victoire importante et on le nomme à cet effet général en chef de l'armée d'Italie.

Jean-Victor Marie Moreau consent à rester pour le conseiller.

Nommé le 17 messidor an VII le 5 juillet 1799, au lieu de se rendre à son poste immédiatement, il tarde pour se marier.

Barthélémy-Catherine Joubert épouse à Granpré le 18 juillet 1799 Félicité Françoise de Montholon-Sémonville, fille adoptive de l'ambassadeur Charles-Louis Huguet de Montaran Sémonville.

Barthélémy-Catherine Joubert franchit les montagnes du Montferrat, opère sa jonction avec l'armée de Naples et se dispose à livrer bataille dans les plaines de Novi.

Le retard de Barthélémy-Catherine Joubert donne à Alexandre Vassiliévitch Souvorov le temps d'avancer en réunissant toutes ses forces.

La bataille de Novi a lieu le 28 thermidor an VII soit le 15 août 1799.

Barthélémy-Catherine Joubert fait preuve d'une fatale indécision.

Il donne aux Russes le temps d'attaquer son armée très inférieure en nombre.

Elle ne compte que 20 000 hommes contre 40 000 Austro-Russes.

Après quelques minutes de combat, Barthélémy-Catherine Joubert tombe mortellement blessé, en répétant le nom de Félicité Françoise de Montholon-Sémonville, sa jeune épouse, et en excitant ses soldats qui sont vaincus, en dépit de l'habileté de Jean-Victor Marie Moreau qui reprend la tête des troupes.

Napoléon Ier fait déposer les restes de Barthélémy-Catherine Joubert près de Toulon, dans le fort La Malgue, appelé depuis fort Joubert.

Barthélémy-Catherine Joubert est inhumé dans l'église de Pont-de-Vaux, son village natal.

Catherine-Dominique de Pérignon commande l'aile gauche lors de cette bataille. Ses deux divisions, aux ordres des généraux Emmanuel de Grouchy et Louis Lemoine, gardent les vallées de la Bormida et du Tanaro.

Catherine-Dominique de Pérignon défend le village de Pasturana mais accablé par le nombre, il tombe couvert de blessures aux mains de l'ennemi.



Mariage d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald avec Félicité Françoise de Montholon-Sémonville

Félicité Françoise de Montholon-Sémonville est veuve de Barthélémy-Catherine Joubert.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald épouse à Paris le 26 juin 1802 Félicité Françoise de Montholon-Sémonville. Leur enfant est :


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