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8 événements affichés, le premier en 1119 - le dernier en 1151



Pèlerinage de Foulques V d'Anjou à Jérusalem

Foulques V d'Anjou part en pèlerinage à Jérusalem en mai 1119. Il y acquiert une grande réputation.

Barisan ou Balian Ier d'Ibelin le Vieux ou l'ancien, se rend en Terre Sainte probablement lors du premier pèlerinage de Foulques V d'Anjou.

Sa famille est inconnue. On a parlé des vicomtes de Chartres, mais rien n'est prouvé. On a aussi émit l'hypothèse que Barisianus signifie habitant de Bari, en Italie.



Balian Ier d'Ibelin le Vieux Connétable du comté de Jaffa

En 1120, Balian Ier d'Ibelin le Vieux devient Connétable du comté de Jaffa.



Mariage de Balian Ier d'Ibelin le Vieux avec Helvis de Rama

Balian Ier d'Ibelin le Vieux épouse vers 1122 Helvis de Rama, fille de Baudouin de Rama et de Stéphanie de Naplouse. Leurs enfants sont :



Conflit entre Hugues II de Jaffa et Foulques V d'Anjou

Condamnation de Hugues II de Jaffa

Siège de Jaffa

Exil d'Hugues II de Jaffa

Hugues II de Jaffa Comte de Gargan

Mort d'Hugues II de Jaffa

Hugues II de Jaffa est apparenté avec la reine Mélisande de Jérusalem et ils ont des liens d'amitié étroit. La rumeur le dit trop familier avec la reine et il entre en conflit avec un Foulques V d'Anjou jaloux. On dit aussi qu'Hugues II de Jaffa est arrogant et refuse de rendre hommage au roi.

Peu à peu se forment deux camps, les partisans de Foulques V d'Anjou et ceux d'Hugues II de Jaffa.

En 1134, il semble qu'Hugues II de Jaffa et Romain du Puy, Seigneur d'Outre-Jourdain, se révolte contre Foulques V d'Anjou.

Selon Guillaume de Tyr, Gautier Ier de Grenier, Seigneur de Césarée et beau-fils d'Hugues, l'accuse de trahison et de conspiration lors d'une séance de la Haute Cour.

Hugues II de Jaffa réfute l'accusation, et il est décidé que l'accusation sera tranchée par un duel judiciaire. Quand le jour fixé pour le combat arrive, Hugues II de Jaffa ne vient pas, et est reconnu coupable par défaut.

Hugues II de Jaffa s'allie aux égyptiens d'Ascalon, et Foulques V d'Anjou assiège Jaffa. Les arrières vassaux d'Hugues II de Jaffa, entre autres son connétable Balian Ier d'Ibelin le Vieux, désertent son château et rallient le roi.

Le châtiment habituel pour un tel crime est la confiscation des biens et l'exil permanent, mais les appuis d'Hugues II de Jaffa réduisent la peine à un exil de 3 ans.

Alors qu'il attend à Acre le navire qui doit l'emmener en exil, un chevalier breton tente de l'assassiner. Il est blessé et son agresseur est arrêté, condamné et exécuté.

Voulant couper court aux accusations d'avoir commandité le meurtre et aux risques d'émeutes, Foulques V le Jeune fait juger Hugues II de Jaffa par la Haute Cour des barons et ordonne que l'audition soit publique et qu'on ne lui coupe pas la langue, pour lui permettre de parler jusqu'au bout.

La loyauté du roi dans cette affaire est reconnue par tous.

Remis de ses blessures, Hugues II de Jaffa va en Apulée, où son parent Roger II de Hauteville le fait Comte de Gargan.

Hugues II de Jaffa y meurt peu après vers 1134.

Mais le courroux de Mélisende de Jérusalem s'exerce longtemps sur les protagonistes, au point que certains craignent pour leur vie, avant qu'il ne finisse par s'apaiser.



Balian Ier d'Ibelin le Vieux Seigneur d'Ibelin

En 1141, Foulques V d'Anjou fait construire un château à Yebna (actuelle Yavne), entre Jaffa et Ascalon, lieu qui est un point stratégique contrôlant la route venant de l'Égypte fatimide.

Foulques V d'Anjou nomme Balian Ier d'Ibelin le Vieux comme seigneur.

Celui-ci prend alors comme nom de famille la forme française du nom de ce château, qui est Ibelin.



Naissance de Balian II d'Ibelin le jeune

Balian II d'Ibelin le jeune ou Balian de Rama ou de Naplouse naît vers 1142 ou 1143, fils de Balian Ier d'Ibelin le Vieux et d'Helvis de Rama.


Concile d'Acre - Guillaume de Tyr- Historia (BNF - Mss.Fr.68 - folio 251)

Assises d'Acre

Balian Ier d'Ibelin le Vieux Seigneur de Ramla

Siège de Damas

Les Assises d'Acre ont lieu le 24 juin 1148. Lors de cette assemblée, Louis VII le Jeune, Baudouin III d'Anjou et Conrad III de Hohenstaufen décident d'attaquer Mu'în-al-Dîn Unur, le régent de Damas, allié des Francs et ami de feu le roi Foulques V d'Anjou.

Guillaume de Tyr, dans sa chronique, énumère tous les barons et prélats qui y ont assisté et parmi eux, il cite le nom de Robert de Craon, Maître du Temple, et de Raymond du Puy, Maître de l'Hôpital.

En 1148 Balian Ier d'Ibelin le Vieux hérite de la seigneurie de Ramla par sa femme Helvis de Rama.

Balian Ier d'Ibelin le Vieux est également présent au conseil tenu à Acre.

Robert Ier de Dreux participe au siège de Damas.

À mi-juillet 1148, les troupes se dirigent vers Damas en passant par Bâniyâs (Panéas) et les contreforts méridionaux de l'Hermon.

Après avoir traversé le Nahr al-Sâbirâni à gué, les croisés établissent leur campement à Dâreiya, à 6 km au sud-ouest de Damas, à l'orée de la Ghûta, terrains irrigués par de nombreux canaux et composés de vergers, de haies et de jardins entourant la ville de Damas.

Les croisés veulent s'emparer de ces vergers, pour priver la ville d'une partie de ses défenses et de son ravitaillement. Une succession de petites escarmouches commence le 24 juillet 1148 entre la chevalerie franque maladroite sur ce type de terrain et les archers damasquins cachés dans chaque recoin des jardins. Obligés de battre en retraite, les francs entament alors une fouille et une destruction systématique de chaque abri potentiel pouvant servir aux musulmans. Ils s'emparent ainsi d'une partie de la Ghûta et occupent les positions de Mezzé, de Neirab et de Rabwé, se rapprochant ainsi de Damas.

Les troupes de Baudouin III d'Anjou, utilisées comme force principale dans ces combats sont arrêtés sur les rives de la rivière Baradâ que les turcs ont garnies de défenseurs.

Conrad III de Hohenstaufen, avisé de cet arrêt, se porte à la tête du combat et parvient à mettre l'ennemi en déroute et s'empare ainsi d'une importante position stratégique, car elle commande toute l'irrigation de l'oasis de Damas. Les habitants de la ville pris de panique, commencent à se barricader le mieux possible. Au même moment, Thierry III d'Alsace, comte de Flandre, parvient à se faire promettre par Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen l'investiture de la future principauté franque de Damas.

Mu'în-al-Dîn Unur ne s'avoue pas vaincu, et dès le 25 juillet 1148, il dirige vers le camp ennemi une vigoureuse sortie qui cause énormément de pertes humaines du côté franc. Les jours suivants, grâce aux renforts arrivés des provinces damasquines du nord-est, il peut rétablir le moral de ses troupes et lancer de nouvelles contre-attaques et recommencer une guérilla meurtrière pour les francs dans les jardins de la Ghûta. L'avantage reste cependant du côté des francs.

Le 26 juillet 1148 au soir, des barons syriens parviennent à convaincre Louis VII et Conrad III de Hohenstaufen que la prise de la ville est impossible par ce côté de la Ghûta et qu'il faut changer de position. Cette attitude des barons syriens est sans doute due à la jalousie causée par l'investiture de Thierry III d'Alsace. L'abandon des positions sur la Bâranâ et dans la Ghûta prive les francs de tout leur ravitaillement en eau et en nourriture. Le siège de la ville est levé. Dès que les francs ont eu abandonné la Ghûta, Mu'în-al-Dîn Unur y fait envoyer nombre de guerriers avec pour mission d'y rétablir un système de défense inexpugnable. La situation des francs devient de plus en plus précaire.

Mu'în-al-Dîn Unur à l'approche de l'armée chrétienne avait résolu d'alerter ses anciens ennemis zengides pour qu'ils viennent à son aide. L'arrivée de l'armée de Nûr al-Dîn à Homs risque de provoquer l'encerclement des francs. Ceux-ci se résignent à quitter définitivement l'endroit et à opérer leur retraite vers Jérusalem le 28 juillet 1148.

L'action des barons syriens refroidit pour longtemps les relations entre les latins de Syrie et les latins d'Occident.



Mort de Balian Ier d'Ibelin le Vieux

Mariage de Manassès d'Hierges avec Helvis de Ramla

Balian le Vieux d'Ibelin meurt en 1151.

Manassès d'Hierges est veuf de cette première épouse.

Helvis de Ramla est veuve de Balian Ier d'Ibelin le Vieux.

Manassès d'Hierges épouse en 1151 Helvis de Ramla.

La brochure du CRDP de Reims assure qu'Helvis était trop âgée pour être à nouveau mère, alors que les Lignages d'Outremer lui attribuent deux filles :


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