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Événements contenant la ou les locutions cherchées



33 événements affichés, le premier en 1696 - le dernier en 1794



Mariage de Jean-Baptiste Colbert de Torcy avec Catherine Félicité Arnauld de Pomponne

Jean-Baptiste Colbert de Torcy épouse le 13 août 1696 Catherine Félicité Arnauld de Pomponne. Leurs enfants sont :



Naissance d'Augustin-Joseph de Mailly

Augustin-Joseph de Mailly naît à Villaines-sous-Lucé le 5 avril 1708, fils de Joseph de Mailly (1677-1755) et de Louise-Madeleine-Josèphe de La Rivière.

Joseph de Mailly est Marquis d'Haucourt, Seigneur d'Assigny, de Guillencourt, de Brunvil, de Bivil, de Villedieu, de Cany, de Saint-Michel-d'Halescourt et de Grumesnil, et Baron de Saint-Amand

Louise-Madeleine-Josèphe de La Rivière, est dame de La Roche-de-Vaux-Corbuon et du Bois-de-Macquessy, de Requeil, de Flacé et d'Estival.



Augustin-Joseph de Mailly Guidon de la compagnie des gendarmes de la reine

Augustin-Joseph de Mailly, mousquetaire, est enseigne dans le Régiment de Mailly-Infanterie.

En 1726, Augustin-Joseph de Mailly est guidon de la compagnie des gendarmes de la reine.



Augustin-Joseph de Mailly Capitaine des gendarmes écossais

Le 18 mars 1728, Augustin-Joseph de Mailly devient capitaine des gendarmes écossais.



Mariage d'Augustin-Joseph de Mailly avecConstance Colbert de Torc

Augustin-Joseph de Mailly épouse le 20 avril 1732 Constance Colbert de Torcy, fille de Jean-Baptiste Colbert de Torcy et de Catherine Félicité Arnauld de Pomponne. Leurs enfants sont :

Ce mariage se fait en présence de Louis XV.



Augustin-Joseph de Mailly Lieutenant-colonel de la compagnie des gendarmes de la rein

Augustin-Joseph de Mailly est Lieutenant-colonel de la compagnie des gendarmes de la reine en mars 1733.



Augustin-Joseph de Mailly Mestre de camp de la cavalerie

Augustin-Joseph de Mailly est sous-Lieutenant de la compagnie des chevau-légers de Berri, avec rang de mestre de camp de la cavalerie en mars 1734.



Mariage d'Augustin-Joseph de Mailly avec Michelle de Séricourt

Augustin-Joseph de Mailly est veuf de Constance Colbert de Torcy.

Augustin-Joseph de Mailly épouse le 26 février 1737 Michelle de Séricourt (mort en 28 février 1778). Leur enfant est :



Augustin-Joseph de Mailly Croix de Saint-Louis

Les exploits d'Augustin-Joseph de Mailly lui valent la croix de Saint-Louis en 1740.



Augustin-Joseph de Mailly Brigadier des armées du roi

Augustin-Joseph de Mailly a le grade de brigadier des armées du roi, en février 1743.



Création du Comté de Mailly

Pour remercier Augustin-Joseph de Mailly de ses services, ses terres de Rainerai, Esclainvilliers, Mongival, Sotteville… sont unies et érigées en comté de Mailly, par lettres-patentes données en janvier 1744.



Augustin-Joseph de Mailly à Weissembourg

Après la campagne de Bohême à Weissembourg, en 1744, Augustin-Joseph de Mailly charge, à la tête de 150 gendarmes, un corps de cavalerie et d'infanterie qui avait culbuté deux régiments français, et le force à la retraite.

Une pension de 3 000 livres lui est accordée pour cette action brillante.



Augustin-Joseph de Mailly Maréchal de camp

Augustin-Joseph de Mailly est fait maréchal de camp, le 16 août 1745, en Flandre, sans avoir d'expérience du commandement de grandes unités.



Bataille de Hohenfriedberg

Bataille de Bassignana

Siège d'Alessandria

Prise d'Asti et de Casale

Bataille de Kesselsdorf

Paix de Dresde

Vint de Madrid l'ordre de faire la jonction entre les deux armées dans le pays génois :

De fait, Gages arrive à Sarzana le 1er juin 1745, puis se porte à Pontedecimo dans le Val di Polcevera.

Frédéric II de Prusse écrase les Autrichiens à la bataille de Hohenfriedberg le 4 juin 1745.

En face, Lobkowitz quitte la région de Reggio et de Parme pour rejoindre Charles-Emmanuel III de Savoie sur une ligne commune le long du Tanaro, entre Pavone et Bassignana.

Les armées de Don Philippe de Bourbon, du Maréchal Jean-Baptiste François Desmarets et de Gages se rassemblent donc, atteignant le chiffre de 60 000 hommes, et s'approchent de la ligne du Tanaro.

Tortona, assiégée par les Français et les espagnols, tombe le 3 septembre 1745.

Envoyant de forts détachements à Pavie et Plaisance, sur le conseil de Jean-Baptiste François Desmarets, les alliés franco-hispano-napolitains séparent les Autrichiens de Charles-Emmanuel III de Savoie et menacent la Lombardie.

Augustin-Joseph de Mailly se signale à la Bataille de Pavie où, séparé de l'armée française, il la rejoint en perçant un corps considérable de cavalerie ennemi auquel il enlève 4 canons et 150 prisonniers.

Schulemberg, remplaçant de Lobkowitz à la tête des troupes autrichiennes, croit que ses ennemis visent l'invasion du Milanais, et abandonne la ligne du Tanaro pour y courir.

La disproportion des forces est en défaveur de l'armée sarde, qui ne peut aligner que 20 000 hommes face aux 60 000 de ses ennemis.

Schulemberg parti, les Piémontais sont attaqués à Bassignana ou Bassignano le 27 septembre 1745. La bataille est acharnée, mais devant le nombre, les Sardes se retirent à Valenza, puis à Casale.

Lors de cette bataille, les Miquelets, l'infanterie légère espagnole, parvient à encercler la brigade de Piémont, la Milice vaudoise, dirigée par Alexandre Guibert de Sayssac, qui n'échappe que de peu à l'anéantissement.

Leur équipement partiel en armes a canon rayé, qui rallonge sensiblement les temps de rechargement s'ajoute à leur peu d'habitude de la bataille rangée en terrain plat.

Pendant la phase finale de l'affrontement, un élément d'infanterie légère faillit complètement à sa mission, qui est de couvrir le retrait de l'aile droite sarde, qui subit de ce fait des pertes sévères.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père à Bassignano.

Au lieu de poursuivre l'armée sarde, les alliés franco-hispano-napolitains mettent le siège en octobre 1745 devant Alessandria, défendue par le marquis Isnardi, qui abandonne la cité après une brève résistance, et s'enferme dans la citadelle.

Laissant là de quoi les surveiller, les alliés se dirigèrent sur Valenza, défendue par Balbiano, qui ne pouvant tenir, détruit ses canons et se retira à Casale.

Asti et Casale tombent à leur tour aux mains des alliés, qui alors se séparent :

Frédéric II de Prusse écrase les Saxons à la bataille de Kesselsdorf le 15 décembre 1745.

À l'approche de l'hiver, les opérations de guerre sont suspendues, et Louis XV cherche pendant cette trêve forcée à séparer Charles-Emmanuel III de Savoie de ses alliés autrichiens, lui promettant toute la Lombardie à gauche du Pô et les territoires entre ce fleuve et la Scrivia.

Le roi de Sardaigne est sur le point de céder, mais Marie-Thérèse de Habsbourg est contrainte à la paix de Dresde avec la Prusse le 25 décembre 1745.

Marie-Thérèse de Habsbourg, libérée de la pression prussienne, expédie en Italie une armée dirigée par le général Browne devant faire jonction avec Lichtenstein qui succède à Schulemberg.

Fort de cet appui, Charles-Emmanuel III rompt les tractations avec la France et prépare la campagne suivante.



Augustin-Joseph de Mailly Inspecteur de la cavalerie

Après la bataille de Plaisance en 1746 et le combat du Tidon, Augustin-Joseph de Mailly est chargé de l'inspection de la cavalerie.



Mariage de Marc-René de Voyer d'Argenson avec Jeanne Marie Constance de Mailly

Marc-René de Voyer d'Argenson épouse le 19 avril 1745 ou le 10 janvier 1747 Joséphine Marie Constance de Mailly d'Haucourt, fille d'Augustin-Joseph de Mailly et de Constance Colbert de Torcy. Leurs enfants sont :



Augustin-Joseph de Mailly Gouverneur d'Abbeville

Augustin-Joseph de Mailly Lieutenant-général des armées du Roi

Louis XV donne à Augustin-Joseph de Mailly le gouvernement d'Abbeville et le crée lieutenant-général de ses armées, en mai 1748.



Augustin-Joseph de Mailly Commandant en chef en Roussillon

Augustin-Joseph de Mailly devient commandant en chef en Roussillon en 1749.



Augustin-Joseph de Mailly Inspecteur général de la cavalerie et des dragons

Augustin-Joseph de Mailly est Inspecteur général de la cavalerie et des dragons en mars 1749.



Délimitation des royaumes de France et d'Espagne

Augustin-Joseph de Mailly négocie les rectifications de frontières et conclut avec l'Espagne, en 1750, un traité particulier qui fixe les limites des deux royaumes.



Augustin-Joseph de Mailly Rénovateur de l'urbanisme de Perpignan

Rénovateur de l'urbanisme de Perpignan, Augustin-Joseph de Mailly fonde le premier théâtre du Roussillon dans les locaux de la Loge maçonique.

Il crée une académie militaire est créée pour former de jeunes nobles au service du roi le 15 juin 1751.



Bataille de Hastenbeck

L'armée de Hanovre (pour 60 %) et de Hesse-Cassel (25 %) et quelques troupes de Brunswick forment l'armée hanovrienne d'observation d'environ 40 000 hommes. Elle est commandée par le prince William Augustus de Grande-Bretagne.

La Prusse étant occupée ailleurs, seuls 6 régiments d'une garnison participent à cette campagne.

William Augustus de Grande-Bretagne concentre d'abord son armée à Bielefeld, puis fait retraite à Brackwede avant de traverser la Weser au sud de Minden.

L'idée est d'utiliser la rivière comme ligne de défense mais en été elle est facilement passable à gué.

Pendant la nuit du 7 juillet 1757 un fort détachement français traverse la Weser près de la ville de Beverungen.

Elle va vers le nord et établit une tête de pont à Höxter permettant au reste de l'armée de passer.

William Augustus de Grande-Bretagne n'a d'autre choix que de déployer ses forces au sud de Hamelin et engager l'armée de Louis Charles César Le Tellier sans pouvoir compter sur l'appui de Frédéric II de Prusse

Les deux armées se rencontrent finalement au matin du 25 juillet 1757 près du village d'Hastenbeck.

Augustin-Joseph de Mailly se trouve à la bataille de Hastenbeck.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti et Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle participent à la bataille de Hastenbeck

François de Chevert, commandant l'aile droite française, est chargé d'engager les troupes hanovriennes mais ne parvient pas à les repousser.

Louis Charles César Le Tellier décide alors de repousser la bataille au lendemain car l'aile gauche française, sous le commandement de Victor-François de Broglie est encore en train de traverser la Weser près d'Hamelin.

Le 26 juillet 1757, les Hanovriens tiennent une ligne de Hamelin jusqu'au village de Voremberg, avec leur centre au nord d'Hastenbeck et leur gauche sur l'Obensburg, une colline que William Augustus de Grande-Bretagne considère comme infranchissable et ne défend que faiblement en y déployant 3 compagnies.

À 9h du matin, François de Chevert, à la tête de 4 brigades, se lance à l'assaut de l'Obensburg et submerge rapidement ses adversaires.

William Augustus de Grande-Bretagne, voyant sa position menacée par l'arrière, fait donner :

Quand les Français donnent l'assaut sur les batteries de canons, celles-ci repoussent plusieurs attaques mais finissent par être prises faute de défenseurs.

Dans le même temps, les Hanovriens arrivent sur l'Obensburg et l'occupent à nouveau mais William Augustus de Grande-Bretagne a alors déjà commencé à battre en retraite et ils ne peuvent tenir bien longtemps leur position désormais isolée.

Cette victoire de l'armée française commandée par Louis Charles César Le Tellier débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.


Bataille de Rossbach Friedrich Wilhelm von Seydlitz

Bataille de Rossbach

Mort de Jacques Pelet de Beaufranchet

L'armée franco-autrichienne est devenue un danger immédiat pour Frédéric II de Prusse après sa marche sur le Thuringe.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen manœuvrent les jours précédents afin d'éviter l'affrontement avec Frédéric II de Prusse.

Le matin du 5 novembre 1757, le camp de Frédéric II de Prusse se trouve entre Rossbach sur sa gauche et Bedra sur sa droite.

Le village de Rossbach se trouve dans la commune de Braunsbedra, dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne.

Les franco-autrichiens se trouvent en face entre Branderoda sur leur droite et Mücheln sur leur gauche.

Les franco-autrichiens avec environ 42 000 hommes disposent d'une supériorité numérique de 2 contre 1.

Leurs postes avancés dépassent toutes les parties du camp de Frédéric II de Prusse.

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen est déterminé à prendre l'offensive.

Charles de Rohan-Soubise n'ose pas prendre le risque d'un affrontement et a probablement l'intention d'engager la bataille le plus tard possible avec l'idée de gagner quelques avantages par une action partielle.

Le plan des franco-autrichiens nécessite :

Ils pensent ainsi couper les forces de Frédéric II de Prusse des villes sur la Saale.

Les franco-autrichiens s'inquiètent du risque d'intervention des Prussiens sur leur flanc.

Frédéric II de Prusse passe la matinée à observer l'ennemi depuis le toit d'une maison de Rossbach.

Les premiers mouvements convainquent Frédéric II de Prusse que les Alliés déplacent leurs vivres du sud vers le nord. À midi il part déjeuner laissant le capitaine von Gaudi au poste d'observation.

L'officier a une toute autre interprétation des intentions des Alliés parce que les colonnes, que l'on peut observer de temps à autre au travers des ondulations du terrain, semblent tourner vers l'est en direction de Zeuchfeld. Frédéric II de Prusse s'aperçoit à son tour que la cavalerie et l'infanterie ennemies se sont rapprochées de Pettstädt, il réalise les intentions réelles de ses ennemis.

Frédéric II de Prusse saisit sans hésitation l'occasion. L'armée prussienne quitte ses quartiers et se déplace en laissant un petit contingent de troupes pour s'opposer à l'avant-garde française, le flanc protégé par la colline Schortau. Une 1/2 heure plus tard, Frédéric II de Prusse donne l'ordre d'attaquer l'ennemi.

Les Alliés en marche se partagent en grandes colonnes:

entre la première et la deuxième colonne se trouve l'artillerie.

L'aile droite de cavalerie est en tête alors que l'aile gauche de cavalerie se trouve à la queue des deux colonnes principales.

Au début, ils observent les consignes de distances, mais après Zeuchfeld, une certaine confusion s'installe.

Une partie de l'infanterie appartenant à la réserve s'insère entre les deux colonnes principales entravant les mouvements de l'artillerie.

Une petite troupe est lancée vers Rossbach.

Les Alliés constatent que les Prussiens se déplacent vers l'est, ils pensent que ces derniers sont sur le point de se retirer pour éviter d'être attaqués sur le flanc et sur l'arrière.

Les généraux Alliés ordonnent donc d'accélérer la marche, envoyant la première ligne et la cavalerie de l'aile droite vers Reichardtswerben. Ils font appel à une partie de la cavalerie de l'aile gauche afin de participer à l'opération. Cela se révèle une erreur fatale.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen ne comprennent pas que la manœuvre de Frédéric II de Prusse a pour but une attaque avant qu'ils prennent position.

Les franco-autrichien ont pris plus de 3 heures pour démonter leur campement et il leur paraît impossible que les troupes de Frédéric II de Prusse aient pu en faire autant en 6 fois moins de temps.

Les Prussiens ne se déploient pas en ordre de bataille face à Rossbach et Nahlendorf. Frédéric II de Prusse n'a pas l'intention de se placer parallèlement à l'ennemi ni de se retirer.

Comme son armée peut se déplacer 2 fois plus rapidement que ses adversaires, il a l'intention de faire un détour, caché par les collines de Janus et Pölzen, et fondre sur eux par surprise par l'est.

Le prussien Friedrich Wilhelm von Seydlitz avec tous les escadrons disponibles, se hâte à l'est de Rossbach, derrière la colline de Janus vers celle de Pölzen

Le colonel von Moller, avec 18 canons lourds, entre en action sur la colline de Janus à 3h15 contre les colonnes de la cavalerie alliée qui avancent vers lui, et l'infanterie prussienne suit aussi rapidement que possible.

La cavalerie alliée qui se trouve au nord de Reichardtswerben et bien en avance sur l'infanterie, est sous le feu de l'artillerie de Moller et subit de grosses pertes.

Comme il est habituel d'employer des armes lourdes pour protéger une retraite, les Alliés se contentent de ne mettre que quelques batteries en action.

Ils sont surpris lorsque les 38 escadrons de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se jettent, à une vitesse incroyable, à la tête et sur le flanc droit de leurs colonnes depuis la colline de Polzen. Le résultat reste incertain pendant un court moment.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz lance son dernier escadron, et combat lui-même comme un simple soldat, il reçoit une grave blessure.

La mêlée se déplace rapidement vers le sud, au-delà de l'infanterie alliée, et finalement Friedrich Wilhelm von Seydlitz réaligne ses cavaliers dans un terrain creux près de Tagewerhen, prêts pour une prochaine attaque.

Ce premier épisode ne dure qu'une 1/2 heure, et pendant ce temps l'infanterie prussienne, répartie sur la gauche, descend de la colline de Janus afin d'affronter l'infanterie alliée, en pleine confusion et découragée.

Une grande partie de la cavalerie alliée a été réduite en morceaux et bon nombre de cavaliers piétinent les hommes en tentant de fuir.

L'infanterie alliée, comme avait tenté la cavalerie, essaie de déployer certains régiments à la tête de la colonne.

Les Français en particulier forment une ou deux colonnes et attaquent à la baïonnette.

Mais les canons de Moller, qui avaient avancé avec l'infanterie prussienne perforent les lignes d'attaque. Quand les Français arrivent à une distance efficace, l'attaque est anéantie par les rapides et méthodiques salves des Prussiens.

Pendant ce temps les Alliés tentent en vain de former une ligne de bataille. Les deux principales colonnes sont proches l'une de l'autre au cours de leur marche vers Pettstädt. La réserve qui est enchevêtrée entre les deux colonnes principales réussit à s'extraire seulement par morceaux, s'efforçant de se regrouper et l'artillerie de réserve essaie sans succès de faire de même.

L'infanterie prussienne encore échelonnée sur la gauche et qui a déjà repoussé les Français intervient rapidement contre cette masse désordonnée.

Quelques salves contre la tête et le flanc gauche de la colonne suffit à créer d'autres désordres, et puis depuis Tagewerben, les escadrons regroupés par Friedrich Wilhelm von Seydlitz chargent de manière inattendue l'ennemi. L'infanterie alliée rompt les rangs et s'enfuit.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen, tous deux blessés, réussissent à conserver un ou deux régiments compacts, mais le reste des troupes est dispersé dans la campagne.

La bataille a duré moins d'une heure et demie et le dernier sursaut de l'infanterie moins de 15 minutes.

Seulement 7 bataillons prussiens ont été engagés contre l'ennemi.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz et Frédéric Henri Louis de Prusse, les commandants de la cavalerie et de l'infanterie ont été tous deux blessés.

Le total des pertes de l'armée prussienne se monte à 550 hommes contre environ 8 000 soldats hors de combat dont 5 000 prisonniers pour les Alliés.

Nicolas de Luckner montre une grande valeur lors de cette bataille.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se distingue lors de cette bataille où il reçoit deux blessures.

Jacques Pelet de Beaufranchet meurt lors de cette bataille.

Augustin-Joseph de Mailly est blessé à la tête d'un coup de sabre et est fait prisonnier.

Victor-François de Broglie participe à cette a bataille. Il garde ses troupes réunies et peut se retirer à Hanovre.

Augustin-Joseph de Mailly est l'ami de Frédéric II de Prusse.

Les conséquences de la bataille peuvent être qualifiées de modestes, l'adversaire principal de la Prusse reste l'Autriche et son énergique impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg.

Frédéric II de Prusse, après la bataille qu'il définit comme une promenade, est vénéré comme une idole en Angleterre et en Amérique du Nord, des rues et des auberges reçoivent son nom.

À Paris, ont lieu d'enthousiastes démonstrations de sympathie de la part de l'opposition constituée d'intellectuels autour de Voltaire et d'autres, parmi lesquels des représentants de l'aristocratie française, s'expriment en faveur du monarque prussien.

Blessé par cette défaite, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen renonce à toutes affaires militaires.



Libération d'Augustin-Joseph de Mailly

Augustin-Joseph de Mailly est libéré en 1759.


Université de Perpignan au XVIIIe siècle

Rénovation de l'université de Perpignan

En bon franc-maçon du XVIIIe siècle, vecteur de la pensée des Lumières, Augustin-Joseph de Mailly rénove l'université de Perpignan en ruines. Entre 1760 et 1763, il fait bâtir de nouveaux bâtiments.



Port-Vendres Port en eau profond

Louis XVI confie à Augustin-Joseph de Mailly l'installation d'un port puissant et fortifié qui, sans pour autant négliger Collioure, soit capable d'assurer enfin un trafic régulier avec l'Europe entière, voire jusqu'aux Indes lointaines et jusqu'aux Amériques.

De 1770 à 1785 Augustin-Joseph de Mailly :



Augustin-Joseph de Mailly Directeur-général des camps et armées des Pyrénées et des côtes de la Méditerranée

En 1771, Augustin-Joseph de Mailly est nommé Directeur-général des camps et armées des Pyrénées et des côtes de la Méditerranée.


Marie Blanche Félicité de Narbonne-Pelet - par Élisabeth Louise Vigée Le Brun - 1785

Mariage d'Augustin-Joseph de Mailly avec Marie Blanche Félicité de Narbonne-Pelet

Augustin-Joseph de Mailly est veuf de Michelle de Séricourt.

Voyant qu'il n'a pas de postérité mâle, Augustin-Joseph de Mailly épouse le 6 avril 1780 Marie Blanche Félicité de Narbonne-Pelet (1763-1840), fille d'un brigadier des armées du Roi. Leur enfant est :


Augustin-Joseph de Mailly

Augustin-Joseph de Mailly Maréchal de France

Augustin-Joseph de Mailly, Comte de Mailly, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.

Louis XVI nomme Augustin-Joseph de Mailly chevalier de ses ordres.

Il est membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens.



Démission d'Augustin-Joseph de Mailly

En 1790, Louis XVI donne à Augustin-Joseph de Mailly le commandement d'une des 4 armées décrétées par l'assemblée nationale et celui des 14 et 15e divisions militaires.

Mais l'assemblée ayant exigé un serment civique, Augustin-Joseph de Mailly donne sa démission.


Louis XVI traversant les rangs des troupes défendant le palais des Tuileries avec Augustin-Joseph de Mailly avant les combats du 10 août 1792 - par Yan' Dargent

Suspension de Louis XVI

Emprisonnement de la famille royale

Le 9 août 1792, quand Augustin-Joseph de Mailly apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries.

François-Athanase Charette de La Contrie revient en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 août 1792.

Le 10 août 1792 le bataillon d'Henri Gatien Bertrand se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Augustin-Joseph de Mailly se voit confier par le roi le commandement des troupes devant défendre les Tuileries.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara, revenu à Paris, assiste au 10 août aux côtés de Louis XVI.

Le 10 août 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. La défense est balayée, et Augustin-Joseph de Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

François-Athanase Charette de La Contrie échappe au massacre.

La prise des Tuileries choque particulièrement Charles-François Lebrun qui reste royaliste.

Marie-Louise de Savoie-Carignan suit la famille royale qui se réfugie à l'Assemblée législative.

Louis XVI est suspendu par l'Assemblée législative. La déchéance du roi est prononcée.

Louis XVI confie à Aimar-Charles-Marie de Nicolaï les sceaux de France, en lui demandant de les remettre plus tard au dauphin.

Louis XVI, Marie-Antoinette d'Autriche et Louis XVII sont emprisonné à la Prison du Temple. Marie-Louise de Savoie-Carignan fait partie du convoi.

Louis XVII est confié à la garde de son père qui poursuit son éducation.

Nicolas de Luckner perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août 1792.

Augustin-Joseph de Mailly est dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu'un commissaire réussit à s'y opposer. Augustin-Joseph de Mailly échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison.

Augustin-Joseph de Mailly se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville.

Sur le chemin du retour, François-Athanase Charette de La Contrie est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Charles François du Perrier du Mouriez.



Augustin-Joseph de Mailly Emprisonné

André Dumont, représentant du peuple, fait jeter Augustin-Joseph de Mailly en prison, le 26 septembre 1793.

Il est rejoint par sa femme, et ils restent enfermés dans la citadelle de Doullens pendant 4 mois.

Joseph Lebon, autre représentant du peuple, envoie Augustin-Joseph de Mailly à l'échafaud à Arras.



Mort d'Augustin-Joseph de Mailly

Augustin-Joseph de Mailly a la force de s'écrier, en fixant l'instrument de sa mort : Vive le roi ! Je le dis comme mes ancêtres.

Augustin-Joseph de Mailly meurt à Arras le 25 mars 1794.


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