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Événements contenant la ou les locutions cherchées



55 événements affichés, le premier en 1385 - le dernier en 1492



Mariage de Jean sans Peur avec Marguerite de Bavière

Jean sans Peur Comte de Nevers

Mariage de Guillaume II de Bavière avec Marguerite de Bourgogne

Jean sans Peur épouse à Cambrai le 12 avril 1385 Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :

Jean sans Peur devient Comte de Nevers en 1385.

Guillaume II de Bavière épouse le 12 avril 1385 Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle. Leur enfant est :

Ces mariages préparent la future unité territoriale des Pays-Bas et l'union de ces principautés à l'État bourguignon.

Philippe II le Hardi fait aussi entrer par ces mariages la nouvelle dynastie de Bourgogne dans le réseau d'alliance de la maison de Bavière.



Mariage de Jean IV le Conquérant avec Jeanne de Navarre

Jean IV le Conquérant est veuf de Jeanne Holland.

Jean IV le Conquérant épouse en septembre 1386 Jeanne de Navarre, fille de Charles II le Mauvais et de Jeanne de France. Leurs enfants sont :



Naissance d'Arthur III de Bretagne

Arthur III de Bretagne, dit le Justicier, naît au Château de Sucinio près de Vannes le 24 août 1393, fils de Jean IV le Conquérant et de Jeanne de Navarre.

Il reçoit de son père les honneurs de Richemont, en Angleterre, les rois d'Angleterre refusant que les bretons portent le titre de comte.



Naissance de Prigent VII de Coëtivy

Prégent ou Prigent VII de Coëtivy naît en 1399, fils d'Alain III de Coëtivy (vers 1370-1425), commandant des troupes d'Arthur III de Bretagne, et de Catherine du Chastel.



Mariage de Pierre Ier de Luxembourg avec Marguerite des Baux

Pierre Ier de Luxembourg épouse le 8 mai 1405 Marguerite des Baux. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Bonne d'Armagnac

Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons

Le parti d'Orléans devient le parti des Armagnacs à la ligue de Gien le 15 avril 1410.

Guillaume II de Narbonne adhère au parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac marie sa fille au nouveau duc d'Orléans.

Le contrat de mariage est signé le 18 avril 1410 à Gien.

Charles Ier d'Orléans épouse Bonne d'Armagnac, fille de Bernard VII d'Armagnac.

Charles Ier d'Orléans, demande appui au Comte Bernard VII d'Armagnac.

Bernard VII est un seigneur brutal et redouté. Il commande à une soldatesque nombreuse, originaire des pays de l'Adour et de la Garonne. Sans trop hésiter, il se met au service de son gendre.

Pour cette raison, les partisans de Charles Ier d'Orléans se font connaître sous le nom d'Armagnacs et pendant des décennies, le malheureux royaume résonnera de la querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, Jean Ier de Berry favorise, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons,

Jean V le Sage autorise Arthur III de Bretagne son frère, à recruter des troupes en Bretagne afin de servir la cause des Armagnacs contre les Bourguignons.

Louis II de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien. Jean Ier de Bourbon, son fils, Comte de Clermont, ayant rejoint les Armagnacs, Louis II de Bourbon le tance très sévèrement.

Alliés aux Bourguignons, Guillaume II de Bavière intervient à leurs côtés dans la guerre civile.

Philippe de Morvilliers est un partisan de Jean sans Peur au cours de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.



Siège d'Arras

Les français mettent le siège devant Arras le 28 juillet 1414.

Une trêve est conclue à Arras le 4 septembre 1414.

Après ce siège, Arthur III de Bretagne regagne Paris en octobre 1414.

Apprécié de Charles VII de France, Arthur III de Bretagne reçoit les terres de Jean II Larchevêque, coupable aux yeux du roi d'avoir épousé la cause des Bourguignons au siège d'Arras.



Campagne d'Arthur III de Bretagne

Afin de rentrer en possession des biens de Jean II Larchevêque, Arthur III de Bretagne doit entrer en campagne en juin 1415.


Cheminement de Henri V – pointillés rouges

Prise d'Harfleur

William de La Pole Blessé

Jean de Lancastre Lieutenant général d'Angleterre

La demande d'Henri V de Lancastre à Charles VI le Fou de la main de Catherine et de la succession du trône de France n'a pas abouti.

Le mardi 13 août 1415, la flotte d'Henri V de Lancastre, forte de 1 600 navires, accoste en vue de Chef-de-Caux près de l'estuaire de la Seine.

Il débarque son armée et son artillerie le 14 août 1415.

Il entreprend le siège d'Harfleur le 18 août 1415 avec 6 000 hommes d'armes et 24 000 archers.

La ville d'Harfleur demande de l'aide à l'armée française stationnée à Vernon et essuie un refus.

Thomas Montaigu participe au siège.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam est fait prisonnier par les Anglais lors de ce siège après une défense courageuse.

Après un mois de siège, le 22 septembre 1415, la ville d'Harfleur se rend.

William de La Pole est sérieusement blessé lors du siège. Son père est tué.

Arthur III de Bretagne rejoint alors le dauphin Louis de France à la tête d'un fort contingent d'hommes d'armes bretons.

Jean de Lancastre est nommé Lieutenant général d'Angleterre pendant la campagne d'Henri V de Lancastre, son frère, en France.


Bataille d'Azincourt - miniature du XVe siècle

Bataille d'Azincourt

Mort de Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Rethel

Mort d'Antoine de Bourgogne

Mort de Philippe de Bourgogne

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Guillaume IV de Melun

Mort de Jacques de Créqui

Mort de Jean de Créquy

Mort de Raoul de Créquy

Mort de Jean Ier d'Alençon Duc d'Alençon

Mort de Charles Ier d'Albret, Comte de Dreux

Mort de Charles de Montagu

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Robert de Bar

Mort de Jean de Tilly

Mort de Jean VI de Pierrepont

Mort de Jean de Craon

Mort de Philibert de Bauffremont Chambellan de Bourgogne

Mort de Jean de Bauffremont

Mort de Jean Ier de Garencières Seigneur de Massy, de Croisy et de Cierray

Mort de Jean IV de Bueil

Mort de Robert de Chabannes

Mort de Pierre II d'Orgemont

Mort d'Hugues VII du Bellay Seigneur de Langey, du Bellay et de Gizeux

William de La Pole Comte de Suffolk

Jean II le Meingre Prisonnier

Jean Ier de Bourbon Prisonnier

Charles Ier d'Orléans Prisonnier

Mort d'Édouard de Norwich

Richard d'York Duc d'York

Louis Ier de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Robert de Willughby Comte de Vendôme

Henri V de Lancastre prévoit de transformer Harfleur en colonie anglaise. Il laisse une garnison.

Henri V de Lancastre quitte Harfleur le 7 octobre 1415 avec le reste de son armée chargés de butin en vue de gagner Calais en vue de s'y retrancher en attendant de prendre l'offensive au printemps suivant avec l'aide de son allié, Jean sans Peur, Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne refuse de suivre Jean sans Peur, son frère, quand celui-ci cherche à composer avec les Anglais qui envahissent le royaume.

Henri V de Lancastre remonte par la rive gauche de la Somme, en vue de trouver un pont ou un gué mal défendu.

Entre temps, Charles VI le Fou, Roi de France, a convoqué le ban et l'arrière-ban de son armée, selon la vieille coutume féodale. Charles II de Lorraine ne répond pas à l'appel du roi.

Les chevaliers français groupés autour de la faction des Armagnacs dont Charles Ier d'Orléans vont à la rencontre d'Henri V de Lancastre pour lui couper la route pendant que le Roi et son fils, le Dauphin, sont restés à Rouen par prudence.

Le Connétable Charles Ier d'Albret et le Maréchal Jean II Le Meingre sont commandant en titre de l'armée française. Mais ils ne peuvent exercer un contrôle effectif des opérations face à des nobles plus puissants.

Les Français, qui ont l'avantage du nombre (50.000 combattants contre 15.000 !), dédaignent d'écouter les conseils de Jean Ier de Berry, oncle du Roi. Ils décident d'attaquer les Anglais à Azincourt, au nord de la Somme, en un lieu très étroit où il leur est impossible de se déployer. Ils passent une nuit sur le dos de leur monture, faute de pouvoir dormir sur le sol détrempé par plusieurs jours de pluie.

Le 25 octobre 1415, ils chargent les lignes de pieux derrière lesquelles sont solidement retranchés les archers anglais. Ils ne daignent pas attendre la piétaille, en particulier les piqueurs et les arbalétriers génois.

Ils sont par ailleurs encombrés par des armures qui atteignent jusqu'à 20 kilos. Leurs chevaux, eux-mêmes caparaçonnés de plaques de fer et de cuir bouilli, peinent à se déplacer. Comme à Crécy, ils ont par ailleurs le soleil dans les yeux, preuve que l'expérience ne leur a pas servie. Dans la panique face aux volées de flèches, beaucoup de chevaliers chutent de cheval. Les archers anglais lâchent leurs grands arcs et se ruent sur les chevaliers, les frappant de leurs épées et de leurs haches. La plupart des prisonniers (1 700 environ) sont égorgés par les archers sur ordre d'Henri V de Lancastre qui veut ainsi décapiter la faction des Armagnacs. Il ne se soucie pas de garder vivants "la fleur de la chevalerie française" pour les échanger contre rançon selon l'ancienne coutume féodale.

Durant le Moyen Âge, beaucoup d'Anglais s'enrôlent de façon saisonnière, les campagnes se terminent à peu près à temps pour qu'ils puissent participer aux récoltes d'automne!

Seuls les archers et les chevaliers sont des soldats de métier, encore que les nobles voient d'un mauvais œil la présence de ce corps de roturiers, qu'ils considérent comme une atteinte à leurs privilèges de classe. Le corps des francs-archers anglais souffre de deux faiblesses :

Malgré le coût modique du longbow anglais (arc long), l'entraînement intensif des archers est en réalité extrêmement onéreux, car ces soldats de métier sont rémunérés en permanence.

Aussi aucun pays d'Europe n'a autant recours aux archers que l'Angleterre pendant le Moyen-Âge.

Les pertes, énormes du côté français, près de 10 000 hommes contre 1 600 du côté anglais, font d'Azincourt l'une des batailles les plus meurtrières du Moyen Âge occidental.

Participent à la bataille d'Azincourt :

Arrivé après le début de la bataille, mais voulant à tout prix se joindre aux combats, Antoine de Bourgogne passe une armure improvisée et utilise sa bannière comme vêtement à ses couleurs.

Jean Ier de Foix ne prend pas part à la bataille.

Meurent au combat :

Charles Ier d'Orléans, neveu du Roi Charles VI le Fou et chef des Armagnacs, n'est pas égorgé comme ses compagnons d'armes mais est fait prisonnier.

Jean II le Meingre, Jean Ier de Bourbon, Charles d'Artois et Jean VII d'Harcourt sont fait prisonnier.

Jacques II d'Harcourt est fait prisonnier

Jean Ier de Bourbon restera prisonnier à Londres jusqu'à sa mort.

Charles Ier de Bourbon a à gérer les domaines de son père.

Arthur III de Bretagne, prisonnier, est incarcéré au château de Fotheringay. Il restera 5 ans en Angleterre.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Azincourt en 1415.

Sa troisième captivité dure 13 ans

Jean de Lancastre attribue le comté de Vendôme à Robert de Willughby un de ses capitaines,.

Thomas Montaigu participe à la bataille, ainsi que John Fastolf, commandement de 10 hommes d'armes et de 30 archers, en qualité de capitaine d'Harfleur.

Richard Woodville porte durant le combat attaché à sa lance, l'étendard Henri V de Lancastre, une queue d'écureuil. Après la Bataille, Richard Woodville est adoubé chevalier.

Michel, frère aîné de William de La Pole, meurt lors du combat. William de La Pole devient Comte de Suffolk.

Édouard de Norwich meurt durant la bataille d'Azincourt. Richard d'York hérite de son oncle et prend le titre de Duc d'York.

Le désastre d'Azincourt relance la guerre de Cent Ans et signe la mort de la chevalerie féodale.

Pierre de Bauffremont, neveu de Jean de Bauffremont, hérite du château de Montfort.



Mariage de Charles II d'Albret avec Anne d'Armagnac

Charles II d'Albret épouse le 28 octobre 1417 Anne d'Armagnac, fille de Bernard VII d'Armagnac et de Bonne de Berry. Leurs enfants sont :



Transfert d'Arthur III de Bretagne à la Tour de Londres

Retour d'Arthur III de Bretagne en France

Arthur III de Bretagne est transféré en 1420 à la Tour de Londres, sous la surveillance de Roger Ashton.

Bien que détenu, Arthur III de Bretagne accorde procuration à son frère, Jean V le Sage, pour défendre ses intérêts et négocier une trêve dans les affaires personnelles qui l'opposent à Jean II Larchevêque.

Henri IV de Lancastre autorise bientôt, sous la pression de la diplomatie, son précieux prisonnier à se rendre en France. Arthur III de Bretagne quitte donc l'Angleterre en septembre 1420, accompagné de quelques écuyers bretons.



Alliance des Bourguignons et des Anglais

Traité de Troyes

Charles VII de France déshérité

Henri V de Lancastre Héritier de la couronne de France

Charles VII de France, dauphin et régent en raison de la folie de son père, poursuit le combat contre les Anglais à la tête des Armagnacs.

Philippe III le Bon, animé par le désir de venger Jean sans Peur, son père, n'hésite plus à s'allier avec Henri V de Lancastre contre le Dauphin Charles VII de France.

L'empereur d'Allemagne, Sigismond Ier de Luxembourg, arbitre aussi en faveur de l'Anglais dans la rivalité dynastique qui partage la France.

Isabeau de Bavière et Charles VI le Fou négocient durant 6 mois avec les Anglais.

Philippe de Morvilliers est le principal artisan de la conclusion du traité de Troyes.

Pierre Cauchon participe aux pourparlers.

Le traité est signé le 21 mai 1420 dans la cathédrale de Troyes. Philippe III le Bon représente les intérêts de la France.

La légitimité à succéder du soi-disant dauphin est niée, en raison de ses crimes énormes.

Charles VII de France est déchu de tous ses titres.

Les rumeurs concernant une illégitimité liée à une infidélité de la reine Isabeau sont colportées par les Bourguignons, mais une telle affirmation ne peut être inscrite sans heurter le roi de France.

Les signataires du traité conviennent qu'Henri V de Lancastre épousera Catherine de Valois, la fille de Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière.

Il sera à ce titre le seul héritier de la couronne et exercera immédiatement la régence.

Charles VI le Fou lègue donc sa couronne à son gendre puis éventuellement à un petit-fils à naître.

Ce traité ajoute à l'impopularité d'Isabeau de Bavière déjà due à ses goûts du luxe. Ce traité n'aura jamais cours que dans les régions occupées par le roi d'Angleterre et le duc de Bourgogne.

Charles VII de France, réfugié à Bourges, conserve de fait le gouvernement du Sud de la France.

Jean V le Sage mène une politique ménageant les deux partis anglais et français.

Jean V le Sage signe le traité de Troyes mais il autorise Arthur III de Bretagne, son frère, à combattre sous la bannière française.

Aussi, Arthur III de Bretagne combat-il les Anglais dès son plus jeune âge.



Capitulation de Meaux

Occupation de Meaux par les Anglais

Entrée d'Henri V de Lancastre à Paris

Prise de Compiègne et de Senlis

Les rigueurs du siège hivernal de Meaux détériorent la santé d'Henri V de Lancastre.

Meaux capitule le 10 mai 1422.

Toujours captif des Anglais, Arthur III de Bretagne assiste impuissant à la prise de Meaux.

Les travaux à la Cathédrale de Meaux s'arrêtent suite à l'occupation de Meaux par les Anglais de 1422 à 1439.

Quelques jours plus tard, Arthur III de Bretagne est témoin de l'entrée triomphale d'Henri V de Lancastre à Paris.

En juin 1422, les anglais prennent Compiègne et Senlis.

Pierre Cauchon est alors devenu conseiller d'Henri V de Lancastre.



Reconstruction du château de Gâvre

Jean V le Sage décide la reconstruction du château de Gâvre en 1422. Il charge son frère Arthur III de Bretagne de mener les travaux. Il est rebâti, entouré d'étangs, et pendant quelque temps abrite les ducs de Bretagne après leurs chasses en forêt.


Henri VI Plantagenêt

Mort d'Henri V de Lancastre Roi d'Angleterre

Henri VI Plantagenêt Roi d'Angleterre

Henri VI Plantagenêt Duc de Guyenne

Jean de Lancastre Régent du royaume d'Angleterre

Jean de Lancastre Capitaine général en Normandie

Mariage d'Owen Tudor avec Catherine de Valois

Avant de mourir, Henri V de Lancastre demande à Jean de Lancastre, son frère duc de Bedford, de confier la régence du trône d'Angleterre, à Philippe III le Bon. Celui-ci refuse.

Henri V de Lancastre meurt d'une fistule ou de dysenterie à Vincennes le 31 août 1422. Deux mois lui manquent pour être couronné roi de France.

Henri V de Lancastre est inhumé à l'abbaye de Westminster.

Sa tombe est recouverte de jolis ornements durant la Réforme.

Le bouclier, le casque et la selle, qui forment une partie de l'équipement funéraire initial, pendent toujours au-dessus de sa tombe.

L'esprit politique d'Henri V de Lancastre est en avance sur son temps :

un gouvernement central puissant supporté par le parlement,

une réforme de l'Église dans un esprit conservateur,

un développement commercial,

le maintien d'un prestige national.

Son succès est dû au pouvoir de sa personnalité. La guerre, la diplomatie et l'administration civile dépendent toutes lui. Il peut entraîner les lieutenants derrière lui, mais, à sa mort, personne n'est disponible pour prendre sa place de leader.

Il est un des premiers à comprendre la véritable importance de la marine anglaise.

Henri V de Lancastre a un sens si aigu de ses propres droits et est sans merci face au manque de loyauté. Mais il est très attentif aux droits des autres, et il défend la justice.

L'exécution de Lollard durant son règne est plus sûrement un acte politique que religieux.

Être ferme est pour lui un devoir. Ainsi en temps de guerre, bien qu'il garde une stricte discipline et n'autorise pas de violence gratuite, il traite sévèrement tout ceux qui selon lui ont péché.

Dans sa conduite personnelle il est chaste, modéré, et sincèrement pieux. Il se détend en faisant du sport ou des exercices virils. En même temps il est cultivé, avec un goût pour la littérature, l'art et la musique."

Philippe III le Bon se retrouve en position d'arbitre entre Charles VII de France et Henri VI Plantagenêt qui n'est qu'un enfant.

Le 1er septembre ou le 11 novembre 1422, Henri VI Plantagenêt devient Roi d'Angleterre et Duc de Guyenne à l'âge de 10 mois.

Jean de Lancastre, son oncle Duc de Bedford devient régent du royaume d'Angleterre en attendant la majorité son neveu.

Pierre Cauchon trouve en Jean de Lancastre un nouveau protecteur et joue officieusement le rôle de conseiller ecclésiastique.

Jean de Lancastre devient Capitaine général en Normandie en 1422.

Catherine de Valois est immédiatement séparée de son enfant et écartée des affaires publiques par Jean de Lancastre.

Catherine de Valois est de toute façon peu intéressée par la politique en général et par l'éducation de son enfant-roi en particulier. Owen Tudor, un courtier gallois, est assigné à son service. Elle en devient l'amante dans les mois suivants.

Owen Tudor épouse en secret Catherine de Valois. Leurs enfants parvenus à l'âge adulte sont :

Arthur III de Bretagne recouvre une totale liberté, estimant ne plus rien devoir aux Anglais.



Mariage d'Arthur III de Bretagne avec Marguerite de Bourgogne

Marguerite de Bourgogne, sœur de Philippe III le Bon, Duchesse de Guyenne, est veuve de Louis de France.

Débarrassé de toute entrave, Arthur III de Bretagne épouse à Dijon en avril ou le 10 octobre 1423 Marguerite de Bourgogne.



Réunion des États-généraux

De 1424 à1427, Yolande préside les États-généraux. Elle signe un traité avec Jean V le Sage, Duc de Bretagne, et engage Arthur III de Bretagne, frère du Duc à supporter la cause des Valois.



Vacante de la charge de connétable de France

Après la mort de Jean Stuart, la charge de connétable de France est vacante. Une entrevue préliminaire entre Charles VII de France et Arthur III de Bretagne a lieu à Angers en octobre 1424.


Arthur III de Bretagne - aquarelle - Paris BnF - collection Gaignières

Arthur III de Bretagne Connétable de France

Pierre II de Giac Chef du conseil

Mort de Jeanne de Naillac

Mariage de Pierre II de Giac avec Catherine de L'Isle Bouchard

L'influence de Tanguy du Chastel diminue au profit d'Arthur III de Bretagne. qui est nommé à Chinon Connétable de France le 7 mars 1425 par Charles VII de France. On l'appelle alors le connétable de Richemond ou de Richemont.

En 1425, sur les conseils d'Arthur III de Bretagne, Pierre Frotier est limogé. Jean Louvet est exilé.

Charles VII de France nomme Pierre II de Giac chef de son conseil.

Catherine de L'Isle Bouchard est veuve d'Hugues de Chalon.

Pour pouvoir vivre avec Catherine de l'Isle-Bouchard, Pierre II de Giac enferme Jeanne de Naillac, sa femme qui est enceinte, dans l'une des salles au quatrième étage du donjon de Châteaugay.

Il l'aurait ensuite empoisonnée puis aurait jeté son corps sur le dos d'un cheval qu'il aurait précipité dans le vide du haut de la colline de Champgriaud, au saut du Saillant.

Pierre II de Giac épouse Catherine de L'Isle Bouchard, Dame de L'Isle Bouchard, de Rochefort sur Loire, de Doué, de Gençay et de Selles.

L'entente entre Arthur III de Bretagne et Charles VII est de courte durée. L'entourage de Charles VII s'efforce de desservir Arthur III de Bretagne auprès du roi.



Arthur III de Bretagne contre le anglais en Bretagne

Siège de Saint-James de Beuvron

Mort d'Alain III de Coëtivy

Bataille du Mont-Saint-Michel

Début 1426, Arthur III de Bretagne rejoint Jean V le Sage en Bretagne pour y jouer à nouveau les recruteurs avant d'assiéger, sans succès, les Anglais à Saint-James de Beuvron ou Beauvran, près d'Avranches.

Alain III de Coëtivy commande les troupes d'Arthur III de Bretagne.

Alain III de Coëtivy meurt lors de ce siège.

Une seconde défaite des troupes commandées par Arthur III de Bretagne aux Bas-Courtils, sur les grèves du Mont-Saint-Michel, rend Jean V le Sage plus prudent.

Il interdit à Arthur III de Bretagne son frère d'aventurer à nouveau la noblesse bretonne pour d'aussi petites entreprises.

La prudence de Jean V le Sage et l'embellie diplomatique anglo-bourguignonne fragilisent la position d'Arthur III de Bretagne auprès de Charles VII de France.

Il devient difficile à Arthur III de Bretagne de recruter des troupes en Bretagne. Il ne peut plus jouer les médiateurs entre Charles VII de France et la Bourgogne.

Privé de sa pension de connétable, Arthur III de Bretagne doit se contenter de livrer des batailles de seconde zone près de Parthenay et de Fontenay-le-Comte.



États généraux de Mehun-sur-Yèvre et de Montluçon

En mai 1426, les états généraux de Mehun-sur-Yèvre et de Montluçon votent des subsides pour l'expédition d'Arthur III de Bretagne. Pierre II de Giac en détourne l'essentiel.



Mort de Pierre II de Giac Seigneur de Giac, Châteaugay et Clichy

Georges Ier de la Trémoïlle favori de Charles VII de France

En 1427, Jean de Lancastre, Duc de Bedford, veut prendre le duché d'Anjou. Yolande d'Aragon riposte par une série de rencontres et d'accord de mariage entre plusieurs familles nobles, ce qui sape les initiatives anglaises et bourguignonnes et soutient le couronne.

Pierre II de Giac, le favori du roi, exerce ses rapines sur le trésor de la couronne et encourage une guerre coûteuse et désastreuse au conseil du roi.

Arthur III de Bretagne et Yolande d'Aragon font arrêter Pierre II de Giac, alors qu'il est au lit avec Catherine de L'Isle Bouchard.

Charles II d'Albret prête son concours lors de cette arrestation.

Pierre II de Giac est mené à Bourges, en chemise de nuit et chaussé d'une seule botte. Puis on le conduit à Dun-le-Roi.

Lors d'un rapide procès, Pierre II de Giac avoue tout ce que l'on veut, notamment le meurtre de Jeanne de Naillac, sa première femme.

Pierre II de Giac meurt à Dun-le-Roi le 8 février 1427, cousu dans un sac et noyé dans la rivière. On le sort ensuite de l'eau, pour qu'il reçoive une sépulture décente.

Arthur III de Bretagne introduit Georges Ier de la Trémoïlle auprès de Charles VII de France. Georges Ier de la Trémoïlle en devient rapidement un des favoris, et obtient le poste de grand chambellan.



Disgrâce du connétable Arthur III de Bretagne

En septembre 1427, des désaccords entre Georges Ier de la Trémoïlle et Arthur III de Bretagne amènent la disgrâce et le bannissement d'Arthur III de Bretagne.



Guerre d'Arthur III de Bretagne contre Georges Ier de la Trémoïlle

Arthur III de Bretagne se révolte et mène une guerre privée contre Georges Ier de la Trémoïlle à partir de juillet 1428.



Siège d'Orléans

Mort de Thomas Montaigu Comte de Salisbury

Jean Ier de Brosse et Jacques Ier de Chabannes à Orléans

À la fin de 1428, les Anglais et leurs alliés bourguignons occupent la quasi-totalité du nord de la France jusqu'à la Loire.

Le duché de Charles Ier d'Orléans est laissé sans défense.

Thomas Montaigu, Lieutenant général de l'armée anglaise, a pris de plusieurs places stratégiques le long de la Loire :

De rares ponts subsistent : Angers, défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou, et Orléans. Pour qu'ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes.

Que les Anglais viennent à contrôler toute la vallée de la Loire, et le sud de la France, ultime refuge du "roi de Bourges ", est mûr pour l'invasion.

Les Anglais, commandés par Thomas Montaigu, Comte de Salisbury, mettent le siège devant Orléans le 12 octobre 1428 sans même songer à demander à Charles Ier d'Orléans, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes. Mais ils sont en échec devant Orléans.

Les Anglais ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville. Ils construisent des bastilles.

Leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts. Néanmoins, avant le 24 octobre 1428, ils prennent le châtelet qui défend le pont sur la Loire sur la rive sud du fleuve.

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes, Jean V de Bueil et Louis de Culan arrivent à Orléans dès le 25 octobre 1428, avec les 800 hommes d'armes composant la suite de Jean de Dunois

Thomas Montaigu meurt à Meung-sur-Loire le 27 octobre 1428.

William de la Pole prend le commandement, avant d'être remplacé par John Talbot.

Le 30 décembre 1428, Jacques Ier de Chabannes est blessé au pied d'un trait d'arbalète. Son cheval est tué sous lui.

La garnison anglaise qui occupe le châtelet est elle-même assiégée par des soldats français. Quant au pont, il est partiellement détruit pour empêcher les Anglais d'assaillir la ville de ce côté.

Les Bourguignons qui participent au siège se retirent suite à une mésentente sur le sort de la ville.

Au début du siège, Antoine de Chabannes est à nouveau capturé par les Anglais.

Après sa libération, Antoine de Chabannes se distingue au siège d'Orléans.

Charles VII de France refuse, malgré l'urgence de la situation, de rappeler Arthur III de Bretagne. La disgrâce du connétable se prolonge...



Marche d'Arthur III de Bretagne

L'envoi de secours à Orléans décide Arthur III de Bretagne à passer outre aux directives royales qui visent à l'écarter des affaires. Après avoir finalement rassemblé des troupes en Bretagne, le connétable entame sa marche.

Au cours de sa chevauchée qu'il apprend la levée du siège d'Orléans et la prise de Jargeau par l'armée française.

L'approche d'Arthur III de Bretagne sème le trouble dans l'armée française.

Après avoir consulté les capitaines, Jeanne d'Arc se résout à accepter sa venue.

La jonction s'effectue non loin de Beaugency.


Bataille de Patay - illustration des Chroniques de Charles VII

Bataille de Patay

John Talbot Prisonnier

Arthur III de Bretagne en Normandie

On ne connaît pas exactement l'endroit où l'armée anglaise prend position le 18 juin 1429 le lendemain de la reddition anglaise de Beaugency, mais la tradition attribue cet honneur au petit village de Patay.

John Fastolf, John Talbot et Thomas de Scales, lieutenant de Jean de Lancastre, commandent l'armée anglaise.

La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consiste à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrête les charges de cavalerie et ralentit suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants.

Mais à Patay, avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille, un cerf traverse le champ près des lignes anglaises. Les archers abattent l'animal et poussent un cri de triomphe qui révèle leur position aux éclaireurs français.

L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, des piquiers, menée par Étienne de Vignolles, Ambroise II de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaque les 4 000 archers par les flancs. N'ayant pas eu de temps se protéger, ils se débandent rapidement.

Jacques Ier de Chabannes, Antoine de Chabannes, Bernard VIII d'Armagnac, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse sont présents lors de cette bataille.

Pendant ce temps, les chevaliers anglais fuient devant la charge de cavalerie française. Cet ultime combat est la seule bataille rangée de la campagne de la Loire. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emporte, avec des résultats inattendus.

Jean de Dunois contribue puissamment à cette victoire.

John Fastolf, accompagné d'une petite troupe, parvient à s'enfuir mais est dès lors disgracié : Jean de Lancastre met la défaite sur son compte et le radie de l'Ordre de la Jarretière.

Ainsi prit naissance la fâcheuse réputation qui devait faire de lui le prototype du personnage de Falstaff.

Ultime haut fait de la reconquête du Val de Loire, la bataille de Patay décapite pour longtemps l'armée anglaise, qui y perd ses meilleurs officiers et l'élite de ses archers.

John Talbot et de nombreux officiers sont capturés par les Français. Jean Poton Xaintrailles renvoie John Talbot sans rançon. John Talbot aura bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur.

Malgré la victoire, Arthur III de Bretagne reçoit l'ordre de s'en retourner et les places fortes ferment leurs portes sur son passage.

Attaché à la cause française, bien que toujours en disgrâce, Arthur III de Bretagne s'en va batailler en Normandie, contraignant les Anglais à diviser leurs forces.



Paix entre Georges Ier de la Trémoïlle, Arthur III de Bretagne et Jean IV de Bretagne

La paix est signée le 5 mars 1432 entre Georges Ier de la Trémoïlle, Arthur III de Bretagne et son frère le duc Jean IV de Bretagne.

Arthur III de Bretagne revient à la cour en 1432.



Georges Ier de la Trémoïlle Prisonnier

Georges Ier de la Trémoïlle, son ennemi personnel, tente d'assassiner Arthur III de Bretagne en 1433.

En juin 1433, Georges Ier de la Trémoïlle est enlevé par Arthur III de Bretagne qui l'emprisonne au château de Montrésor.

Prigent VII de Coëtivy participe le 3 juin 1433 avec Jean V de Bueil et Pierre de Brézé à la chute de Georges Ier de la Trémoïlle.

Ils eurent l'intention de le tuer, mais Georges Ier de la Trémoïlle étant un homme obèse, le coup de poignard infligé ne lui valut qu'une légère blessure.

Charles VII de France n'intervient pas.

Politiquement proche de sa mère Yolande d'Aragon, Charles IV d'Anjou participe à ce complot.

Charles IV d'Anjou entre ensuite au Conseil de Charles VII de France et y jouera un rôle de premier plan durant de nombreuses années.



Mort d'Olivier de Blois-Châtillon Comte de Penthièvre, Vicomte de Limoges, Seigneur d'Avesnes

Jean de Blois-Châtillon Comte de Penthièvre

Olivier de Blois-Châtillon lègue le comté de Penthièvre à Jean de Blois-Châtillon, son frère cadet.

Olivier de Blois-Châtillon meurt au château d'Avesnes le 28 septembre 1433.

Un accommodement ménagé par Arthur III de Bretagne rend le comté de Penthièvre à Jean de Blois-Châtillon qui devient Comte de Penthièvre en 1433.



Levée des sièges de Laon et de Beauvais

Début 1434, d'imposantes forces françaises font face aux Anglais, non loin de Sillé-le-Guillaume.

Prigent VII de Coëtivy est adoubé sur le champ de bataille à Sillé-le-Guillaume en 1434 par Charles IV d'Anjou,

En juillet 1434, Arthur III de Bretagne parvient à faire lever les sièges de Laon et de Beauvais.

Arthur III de Bretagne gagne ensuite la Champagne et la Lorraine.

Conscient de la tournure que prennent les événements, Philippe III le Bon entame un rapprochement avec la France.

Jean de Bourgogne combat dans l'armée de Philippe III le Bon, son cousin , opére en Picardie en 1434.



Bataille de Gerberoy

Entrée de l'armée royale à St Denis

L'armée anglaise tient la ville de Saint-Denis, au nord de Paris. D'un côté, Charles VII de France négocie la paix avec Philippe III le Bon et d'un autre côté, il accentue sa pression militaire sur les Anglais.

Au printemps 1435, des capitaines bretons, sur ordre d'Arthur III de Bretagne, surprennent la garnison anglaise de Saint-Denis et parviennent à s'y installer provisoirement. Toutefois, pour chasser les Anglais de Paris, il faut s'y maintenir durablement. Pierre de Rieux défend Saint-Denis.

En mai 1435, l'armée française conduite par Jean Poton de Xaintrailles et Étienne de Vignolles dit La Hire (souvent orthographié Lahire) défait celle des Anglais, conduite par le comte d'Arundel à Gerberoy en Beauvaisis. Jean Poton de Xaintrailles fait prisonnier le comte d'Arundel.

Lors du siège de Saint-Denis, Thomas de Scales commande un corps formé de 728 archers et d'environ 50 fantassins, certains armés d'armes à feu primitives.

Le 1er juin 1435, Jean d'Orléans, Comte de Dunois, entre dans Saint-Denis, étape décisive vers Paris.



Traité d'Arras

Opposition de Jean II d'Alençon à Charles VII de France

En 1435, à Arras s'ouvrent des discussions sur la fin de la Guerre de Cent Ans et le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre.

Le chancelier Nicolas Rolin est l'âme et le cerveau de ces négociations.

Pierre, Seigneur de Boufflers est ambassadeur de Philippe III le Bon à Arras.

La conférence d'Arras est la première conférence européenne.

La délégation française est menée par :

Jean Chevrot accompagne Philippe III le Bon à Nevers, puis à Paris, aux préliminaires de paix.

La délégation bourguignonne est menée par Philippe III le Bon en personne, accompagné d'Isabelle de Portugal son épouse.

Sont présents :

Le congrès s'ouvre le 5 août 1435.

Les Anglais refusent l'annulation du traité de Troyes et quittent la négociation.

Pris dans l'étau franco-allemand, Philippe III le Bon, Duc de Bourgogne, se réconcilie avec Charles VII de France.

La traité d'Arras est signée le 20 ou le 21 septembre 1435 et met officiellement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est présent à la signature de ce traité.

Charles VII de France obtient la reconnaissance de son titre de roi de France.

Philippe III le Bon se voit contraint, de soutenir les Français face aux Anglais. Il reste Vassal du roi de France mais est exempté, à titre personnel, de tout hommage au Roi de France, obligation qui incombe à tout vassal.

La puissance européenne de Philippe est explicitement reconnue

Il est Grand-duc d'Occident. Le traité donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne

Charles VII de France confirme les territoires conquis par Philippe III le Bon avec l'aide des Anglais et lui cède :

pour compenser l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau.

Charles VII de France fait amende honorable pour ce meurtre et jure de punir les coupables.

Les villes de la Somme sont :

ainsi que les châtellenies de Roye-en-Vermandois, Péronne et Montdidier.

Le titre de Comte d'Étampes est reconnu à nouveau à Jean de Bourgogne.

La réconciliation de Charles VII de France et de Philippe III le Bon facilite la reprise des villes où l'adhésion au parti bourguignon ne soutenait plus la résistance militaire de garnisons anglaises souvent insuffisantes.

Le traité d'Arras jette Jean II d'Alençon dans l'opposition à Charles VII de France.

Jean II d'Alençon attendait de la victoire le dédommagement aux dépens des Bourguignons des pertes subies pendant la guerre, de sa rançon à la confiscation de son duché par Philippe III le Bon, et il s'estime joué.

Jean II d'Alençon entre alors dans tous les complots contre un gouvernement royal qui lui paraît faire la part très petite aux princes.

Jean II de Luxembourg-Ligny refuse de signer le traité d'Arras.

Au lendemain du traité d'Arras, Louis II de Chalon-Arlay renonce à la vie politique pour se consacrer à l'administration de ses vastes domaines.


Jean de Dunois en prière devant la Vierge - Heures de Dunois - vers 1436

Arthur III de Bretagne Lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie

Prise de Paris

Reconquête de la Normandie par Charles VII

Début 1436, 4 évêques, dont Pierre Cauchon, sont chargés de gouverner Paris au nom d'Henri VI Plantagenêt.

Charles VII de France se sent désormais en mesure d'engager la contre-offensive contre les Anglais. Il a hâte de retrouver sa capitale.

Le 8 mars 1436, Charles VII nomme Arthur III de Bretagne lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie, avec la charge de reprendre Paris.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam assiste Arthur III de Bretagne.

Ayant reçu le renfort de troupes bourguignonnes, les Anglais sont repoussés aux portes de la capitale.

Le 13 avril 1436, Arthur III de Bretagne se présente sous les murs de la cité.

La ville est en pleine effervescence.

Victimes de la fureur populaire des Parisiens, les Anglais doivent se réfugier dans la bastille Saint-Antoine.

Le 15 avril 1436, la garnison capitule.

Pierre Cauchon est contraint de fuir, non sans s'être acquitté d'une forte somme d'argent.

Henri VI Plantagenêt perd donc la capitale du royaume de France.

La prise de Paris renforce encore la position d'Arthur III de Bretagne auprès de Charles VII de France, d'autant que les Bretons du connétable s'illustrent en Île-de-France aux côtés de :

Le château de Vincennes est également libéré de la présence anglaise.

En 1436, Henri Beaufort envoie Edmond Beaufort seconder John Talbot en Normandie où il résiste difficilement à l'armée de Charles VII de France.

Charles VII de France revient à Fontainebleau après la libération de l'Île-de-France et de Paris en 1436, privilégiant le lieu pour sa salubrité.



Siège de Montereau

Des jalousies se font parfois jour comme au siège de Montereau, en 1437, où un chroniqueur rapporte la crainte des Français de voir les Bretons d'Arthur III de Bretagne s'emparer de la cité avant eux.

Charles IV d'Anjou participe à la prise de Montereau.

En 1437, Jacques Ier de Chabannes commande 120 hommes d'armes et 240 de trait sous Arthur III de Bretagne, à la prise de Montereau.



Prise du Pays de Caux

En 1437, Pierre de Rieux et Arthur III de Bretagne s'emparent de concert du Pays de Caux.



Siège de Meaux

le 20 juillet 1439, Arthur III de Bretagne et ses capitaines, Pierre de Rostrenen, Tugdual de Kermoysan et Jean Budes, entament le siège de Meaux, l'une des plus solides places fortes du royaume.

Thomas de Houston montre un grand courage et entre le premier dans la cité.

Il est blessé et mutilé.

Meaux tombe le 12 août 1439 après une irrésistible offensive.

Olivier de Coëtivy se voit confier la garde de la place par Arthur III de Bretagne.

Arthur III de Bretagne s'en retourne à Paris retrouver le roi.

Dans les mois qui suivent, Arthur III de Bretagne s'emploie à réorganiser et à rétablir la discipline dans l'armée.



Révolte de la Praguerie

Pierre de Brézé Sénéchal d'Anjou et du Poitou

En février 1440, la noblesse ne pouvant plus lever des impôts et contrôler l'armée se révolte contre Charles VII de France et les Angevins tout-puissants à la cour.

À cette tentative féodale, dite de la Praguerie, participent :

Cette révolte tente de se débarrasser d'Arthur III de Bretagne.

Après une entrevue avec Jean II d'Alençon, Louis XI rejoint la Praguerie. Cette rébellion du dauphin s'explique par l'absence de responsabilité où le maintenait son père.

Jean de Dunois entre dans la conspiration mais bientôt, repentant de sa faute, il vient se jeter aux pieds du monarque et obtient son pardon.

Pierre de Brézé soutient Charles VII lors de la Praguerie. En récompense de ses services, Pierre de Brézé est nommé Sénéchal d'Anjou et du Poitou.

Avec son frère Antoine de Chabannes, Comte de Dammartin, Jacques Ier de Chabannes, son frère, prend le parti du dauphin.

Jacques Ier de Chabannes est destitué de toutes ses charges mais reviendra rapidement en grâce, et obtiendra la haute fonction de grand maître d'hôtel de France.

Les nobles doivent se soumettre à Charles VII de France qui est maître du royaume. La monarchie l'emporte sur tout système de partage de la puissance publique.

Jean II d'Alençon se retrouve seul et négocie avec les Anglais en avril 1440.

Louis XI doit offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorde le gouvernement, mais refuse le reste.



Mort de Marguerite de Bourgogne

Marguerite de Bourgogne, épouse d'Arthur III de Bretagne, meurt à Paris le 2 février 1441.



Olivier de Méel Écuyer d'Arthur III de Bretagne

Vassal des Montauban, Olivier de Méel devient écuyer d'Arthur III de Bretagne en 1442.



Expédition de Tartas

Prise de Dax

En 1442, l'expédition de Tartas fournit à Arthur III de Bretagne l'occasion d'une véritable démonstration de force en Guyenne et en Gascogne.

Charles VII de France prend Dax en 1442 qu'il ne conserve que quelques jours !



Mariage d'Arthur III de Bretagne avec Jeanne II d'Albret

Arthur III de Bretagne est veuf de Marguerite de Bourgogne.

Arthur III de Bretagne épouse à Nérac le 29 août 1442, Jeanne II d'Albret (1425-1444), fille de Charles II d'Albret et d'Anne d'Armagnac.



Entrée de François Ier le Fratricide à Rennes

En décembre 1442, Arthur III de Bretagne rejoint la Bretagne pour y voir François Ier le Fratricide, son neveu, faire son entrée dans sa bonne ville de Rennes.



Trêves de Tours

Les trêves de Tours, conclues en 1443, permettent à Arthur III de Bretagne d'éloigner les dangereux routiers hors du royaume et de poursuivre ses réformes militaires, au nom de Charles VII.



Mort de Jeanne II d'Albret

Jeanne II d'Albret, épouse d'Arthur III de Bretagne, meurt en septembre 1444.



Mise en ordre des affaires du royaume

Justement surnommé le Bien Servi, Charles VII de France a la chance d'être assisté par des administrateurs compétents comme le chancelier Guillaume Jouvenel des Ursins ou le financier Jacques Coeur...

De 1444 à 1450, Charles VII apparaît encore comme très influençable, souvent dominé par des favoris comme Arthur III de Bretagne, La Trémoïlle, Brézé.


Modernisation de l'administration

Il modernise son administration.

L'efficacité des grandes institutions judiciaires et financières est accrue.

Satisfaction est donnée au particularisme des provinces, par une multiplication des ressorts qui décentralise partiellement la fonction administrative.


Création d'un impôt permanent

Ayant obtenu des assemblées locales et des états généraux ou provinciaux les impôts nécessaires au financement de la guerre, Charles VII sait, avec l'aide de Jacques Cœur, son grand argentier, habituer ses sujets à la permanence de l'impôt.

Il peut, dès le milieu du siècle, éviter de convoquer les états généraux et se passer du consentement qui semblait indispensable pour la levée de toute ressource extraordinaire.

L'impôt permanent, c'était la reconnaissance d'un droit monarchique étranger au droit coutumier selon lequel le Roi devait vivre de son revenu domanial, comme une personne privée.


Création d'une armée permanente

C'était aussi le moyen d'une puissance assurée par une force militaire permanente.

Charles VII dote son armée de structures adaptées au maintien d'une force armée en tout temps :

les unes assurent la soumission des autres.

Les compagnies d'ordonnance sont créées sur ordonnance (d'où leur nom) par le roi Charles VII le 26 mai 1445.

Charles VII est assisté par des capitaines hardis comme Arthur III de Bretagne et Jean de Dunois, qui commande ses troupes, et par les frères Jean et Gaspard Bureau, qui réorganisent son armée et constituent pour la première fois une artillerie puissante et relativement efficace.


Paris Capitale administrative

Charles VII se méfie de Paris, où il avait vécu des jours difficiles dans son enfance.

Il fit passer la prévôté des marchands aux mains d'officiers de justice ou de finance qui assurèrent la tutelle de la capitale.

Pour sa résidence, le Roi continua de préférer les petites villes du Val de Loire et ses châteaux de Touraine et de Berry.

Capitale administrative, Paris cesse d'être la résidence principale du Roi, de la cour et de l'aristocratie.



Mariage d'Arthur III de Bretagne avec Catherine de Luxembourg

Arthur III de Bretagne est veuf de Jeanne II d'Albret.

Arthur III de Bretagne épouse en juillet 1445 ou le 2 juillet 1446 Catherine de Luxembourg, fille de Pierre Ier de Luxembourg et de Marguerite des Baux.


Reddition de François de Surienne au duc de Bretagne - enluminure par Martial d'Auvergne -ouvrage Vigiles de Charles VII

Prise de Verneuil

Siège de Fougères par les Bretons

Mort d'Alain de Rohan

Le 7 juin 1449, François Ier le Fratricide fait alliance avec Charles VII de France.

La trêve entre la France et l'Angleterre qui dure depuis 1445 est brisée.

Peu de temps après l'armée française entre en Normandie.

Dès qu'il est en âge de gouverner ses États, Charles de Bourgogne se rapproche de Charles VII de France.

Charles de Bourgogne participe cette campagne en Normandie.

Pierre de Brézé participe à la prise de Verneuil le 9 juillet 1449.

Pendant ce temps, François Ier le Fratricide réunit son armée à Saint-Aubin-du-Cormier.

Vers début septembre, l'armée ducale, sous le commandement de Pierre II le Simple, autre frère du Duc et Comte de Guingamp, met le siège devant Fougères.

Rapidement, François Ier le Fratricide, à la tête de son armée se rend maître du Cotentin et regagne Fougères, où il prend lui-même la direction du siège contre les Anglais, désormais isolés.

Les Bretons construisent :

Les deux autres portes de la ville sont surveillées par les troupes de François Ier le Fratricide et celles d'Arthur III de Bretagne, son cousin.

L'artillerie bretonne tente d'abord de fracasser les portes mais sans résultat, elle finit par renoncer.

Les Bretons repèrent alors les points ou la muraille parait la plus vulnérable et entreprennent de creuser des tranchées pour pouvoir y aménager l'artillerie.

Les travaux, exécutés sous les tirs des archers anglais sont longs et pénibles.

À plusieurs reprises, les Anglais tentent des sorties où ils parviennent à endommager les ouvrages.

Les combats causent cependant de lourdes pertes de part et d'autres.

Les tranchées construites, l'artillerie entame une longue canonnade qui finit par ouvrir des brèches sur plusieurs points.

Les Anglais rebouchent en formant des barricades faites de tonneaux et de sacs de terres.

Les soldats bretons doivent alors se porter aux pieds des murailles afin de démolir ces ouvrages avec des crochets de fer.

Fougères est sur le point de tomber lorsque des épidémies frappent l'armée ducale et font de nombreuses victimes parmi les soldats et les officiers.

Malgré les conseils de ses vassaux, François Ier le Fratricide refuse d'accepter les offres de reddition anglaises, bien décidé à reprendre la ville d'assaut.

Mais un part un, les vassaux commencent à quitter l'armée et à regagner leurs terres.

Voyant ses effectifs diminuer, François Ier le Fratricide doit accepter d'ouvrir des pourparlers avec François de Surienne.

Ceux-ci aboutissent rapidement, les Anglais se rendent et restituent la ville au Duc.

En échange, ils sont autorisés à repartir libre avec armes et bagages.

Le 4 novembre 1449, après plus de 2 mois de siège, François Ier le Fratricide fait son entrée dans Fougères.

Cependant les pillages des Anglais ont ruiné la ville jusque là prospère.

Le Duc exempte les Fougerais d'impôts pour une durée de 20 ans.

Pour mieux parer les coups de l'artillerie, le château de Fougères est doté de 2 tours trapues, aux assises puissantes, la Tour Françoise et la Tour Tourasse.

Alain de Rohan meurt lors de ce siège.



Donation de l'île de Bréhat à Arthur Brécart

En 1450, François Ier le Fratricide, Duc de Bretagne, ratifie la donation de l'île de Bréhat que son oncle, Arthur III de Bretagne fait à sa fille naturelle Jacqueline et au mari de celle-ci, Arthur Brécart.



Mort d'Olivier de Méel

Olivier de Méel est enlevé au château de Marcoussis, en terre française, par deux écuyers d'Arthur III de Bretagne.

Olivier de Mée et son complice meurt à Vannes le 8 juin 1451, décapités.

Cela déclenche un conflit avec le roi de France.


Bataille de Castillon La France en 1453

Bataille de Castillon

Mort de John Talbot

Fin de la guerre de Cent Ans

Mort de Jacques Ier de Chabannes Seigneur de La Palice, Charlus, Curton, Madic, Montaigu-le-Blin, Rochefort et Châtel-Perron

Le 27 juin 1453, Jacques Ier de Chabannes prend Chalais.

Le 17 juillet 1453, l'armée de Charles VII de France se heurte au corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, à quelques centaines de mètres des murailles du village de Castillon.

Les Français ne comptent pas moins de 10.000 hommes et 300 bouches à feu, sous le commandement de Jean de Dunois et des frères Bureau.

Jacques Ier de Chabannes, Joachim Rouhault, Charles de Bourgogne, Jean V de Bueil, André de Montfort-Laval et Charles IV d'Anjou participent à cette campagne.

Jacques Ier de Chabannes est blessé.

Les Bretons servent à Castillon, non plus sous les ordres d'Arthur III de Bretagne mais commandés par François II de Bretagne, jeune Comte d'Étampes.


Première utilisation rationnelle de l'artillerie

Survenant quelques semaines après la chute de Constantinople aux mains des Turcs, la bataille de Castillon passe presque inaperçue des contemporains. Elle n'en marque pas moins l'Histoire militaire par le triomphe de l'artillerie. Employée pour la première fois de façon rationnelle et systématique en rase campagne, l'artillerie assure la victoire des troupes françaises. La chevalerie n'est plus la reine des batailles !

La bataille se solde par un total de 9.000 morts, blessés et prisonniers.

John Talbot est tué par un boulet et son fils meurt aussi durant ce combat.

Le nom de Talbot provoquait un sentiment de peur chez les Français. Le nom de Talbot fut prononcé par les mères de famille pour effrayer les enfants indociles.

A l'inverse de son rival John Fastolf, il fut un piètre tacticien. Selon Thomas Basin, il fut un homme courageux, mais si l'on étudie sa carrière militaire on se rend compte qu'il refusait tout combat avec l'ennemi. Les deux batailles qu'il a livré furent un désastre : la bataille de Patay et la bataille de Castillon.

Les Anglais sont obligés de rembarquer. Ils renoncent à jamais à l'Aquitaine et aux possessions continentales de la dynastie royale des Plantagenêt.

La bataille met un terme définitif à la guerre de Cent Ans. Charles VII de France a l'habileté de confirmer les privilèges et d'empêcher toute réaction contre les anciens fidèles d'Henri VI Plantagenêt. Rares sont ceux qui jugent opportun de fuir en Angleterre.

Le village de Castillon est depuis appelé Castillon-la-Bataille.


Arthur III de Bretagne

Mort de Pierre II le Simple Duc de Bretagne

Arthur III de Bretagne Duc de Bretagne

Pierre II le Simple meurt à Nantes le 22 septembre 1457 sans postérité. Il est inhumé à Notre-Dame des Couëts.

Arthur III de Bretagne est couronné Duc de Bretagne.


François II de Bretagne en prière - Vitrail des Cordeliers de Nantes

Mort d'Arthur III de Bretagne

François II de Bretagne Duc de Bretagne

Arthur III de Bretagne n'est Duc qu'environ 13 mois.

Arthur III de Bretagne aurait entrepris un projet d'invasion de l'Angleterre.

Arthur III de Bretagne meurt à Nantes le 26 décembre 1458. Il repose à la cathédrale de Nantes, la Chartreuse de Nantes, dans le mausolée de François II.

Sa biographie est connue par le récit que fait Guillaume Gruel, l'un de ses écuyers : La Chronique d'Arthur III

Il ne laisse qu'une fille naturelle nommée Jacqueline, qu'il a mariée à Arthur Brécart, écuyer.

François II de Bretagne, son neveu, devient Duc de Bretagne en 1458.



Mort de Catherine de Luxembourg

Catherine de Luxembourg, veuve d'Arthur III de Bretagne, meurt en 1492


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