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10 événements affichés, le premier en -550 - le dernier en -467



Naissance d'Aristide le Juste

Aristide le Juste naît dans le dème d'Alopécè vers 550 avant Jésus-Christ fils de Lysimachos, un Eupatride.


Miltiade le Jeune

Thémistocle Stratège d'Athènes

Thémistocle devient stratège d'Athènes en 490 avant Jésus-Christ.

Devenu l'un des dirigeants du parti oligarchique, avec le soutien d'Aristide le Juste, Miltiade le Jeune est élu stratège et exerce une influence déterminante sur ses 9 autres collègues.


Bataille de Marathon

Bataille de Marathon

Au début septembre 490 avant Jésus-Christ, l'armée perse débarque, sur les conseils d'Hippias, l'ancien tyran d'Athènes, sur la plage de 4 kilomètres environ qui borde la plaine de Marathon à 40 kilomètres d'Athènes.

Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts. Conduits par Miltiade le Jeune, résolu et énergique, les hoplites athéniens et platéens, environ 10 000 hommes, se rendent à la rencontre des Perses.

Aristide le Juste est aussi stratège lors de cette bataille.

Les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer.

La bataille est essentiellement connue par le récit qu'en a fait Hérodote qui donne une date dans le calendrier luni-solaire dont chaque cité grecque utilisaient une variante. Des calculs astronomiques permettent d'obtenir une date dans le calendrier julien proleptique. Mais il est possible que le calendrier spartiate ait eu un mois d'avance sur le calendrier athénien, auquel cas il faudrait retenir la date du 12 août.

Le 12 septembre en 490 avant Jésus-Christ est la date communément admise.

Une partie des troupes perses, y compris de la cavalerie, rembarque, avec pour objectif de débarquer à Phalère afin d'atteindre rapidement l'Acropole.

Les troupes restantes, à peu près 21 000 soldats, franchissent alors le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon avant de se perdre dans des marais littoraux, afin d'empêcher le retour des troupes athéniennes vers la cité.

Les athéniens et les platéens occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès, et attendent en vain les renforts promis par Sparte.

Les renforts spartiates, du fait de la fête des Karneia, arriveront trop tard.

Devant l'évolution de la situation, les Athéniens doivent battre les Perses dans la plaine de Marathon puis devancer les navires ennemis et regagner Athènes pour la protéger.

Miltiade le Jeune connaît la faiblesse de l'armée perse pour avoir combattu avec eux lors de l'offensive contre les Scythes.

Cette armée est composée de soldats d'origines différentes, ne parlant pas les mêmes langues et n'ayant pas l'habitude de combattre ensemble. L'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les troupes perses vulnérables dans les combats au corps à corps.

Au contraire, l'armement des hoplites Grecs est celui d'une infanterie lourde. Ils sont protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain. Ils sont armés d'une épée, d'une longue lance et d'un bouclier de peau et de lames de métal.

Les hoplites combattent en rangs serrés, selon la formation de la phalange, leurs boucliers formant devant eux une muraille.

Miltiade le Jeune décide Callimaque le Polémarque à étendre la ligne des soldats grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre.

Les Perses disposent leurs meilleures troupes au centre. Il s'agit donc de les envelopper.

Les Athéniens chargent donc dès qu'ils arrivent à portée de flèche, environ 200m.

Il est improbable, au vu de la lourdeur de l'équipement des hoplites, que ceux-ci effectuent une charge de plus de 1500 mètres comme l'affirment les historiens de l'époque.

Comme prévu, les ailes de l'armée perse, composées de troupes éparses levées dans l'empire ou d'Ioniens peu motivés, se débandent et remontent dans la panique à bord des navires.

Mais le centre des Grecs est enfoncé et cède.

Les troupes grecques disposées sur les ailes renoncent à poursuivre les troupes perses en déroute et se rabattent sur le centre de l'armée perse en une parfaite manœuvre de tenaille. Celui-ci s'effondre à son tour.

Au total environ 6 400 Perses sont tués, la plupart noyés en s'enfuyant, et 7 navires sont détruits, tandis que les Athéniens perdent environ 200 citoyens.

Une telle différence n'a rien d'extraordinaire, même si le chiffre des pertes perses est sans doute exagéré. En effet on constate fréquemment, dans les diverses batailles les opposant aux peuples d'Asie, que les Grecs de l'époque ont 1 tué pour 20 à 30 morts dans les armées orientales.

Il est alors nécessaire de prévenir la seconde offensive des meilleurs éléments de l'armée perse qui ont rembarqué avant la bataille. La flotte perse a besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère.

Par une marche forcée de 7 ou 8 heures, avec une bataille dans les jambes, les hoplites grecs arrivent à Athènes environ une heure avant la flotte ennemie.

Les Perses, voyant l'échec de la manœuvre, renoncent à débarquer. Ainsi s'achève la première guerre médique.

Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et confère un grand prestige à Athènes.

En fait, pour les Perses il s'agit surtout d'un débarquement manqué et d'un échec mineur.

Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

Le peu d'insistance des Perses montre que l'objectif principal de cette expédition est bien la mer Égée et non l'invasion de la Grèce continentale.

L'empire perse a alors atteint son extension maximale.

Selon la tradition, un messager au nom de Phidippidès court annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. En arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course, il a tout juste le temps de prononcer une phrase "Nous avons gagné" avant de mourir d'épuisement.

Cette histoire est à l'origine de la course du marathon, introduite dès 1896 dans les épreuves des Jeux olympiques modernes.



Aristide le Juste Archonte

Chef du parti oligarchique, Aristide le Juste est élu archonte éponyme en 489 avant Jésus-Christ et 488 avant Jésus-Christ.



Ostracisme d'Aristide le Juste

Thémistocle Chef du parti populaire des démocrates

Aristide le Juste s'oppose rapidement au démocrate Thémistocle et à sa politique d'impérialisme maritime.

Selon Ariston de Céos, leur rivalité amoureuse se transforme en rivalité politique. Selon d'autres auteurs, leur rivalité remonte à l'enfance.

Aristide le Juste est frappé d'ostracisme en 483 avant Jésus-Christ, probablement en raison de cette opposition.

Thémistocle devient chef du parti populaire des démocrates, en 483 avant Jésus-Christ.

Thémistocle fait utiliser les revenus des mines d'argent du Laurion pour construire des trières de combat, et développer et fortifier le port du Pirée.


Hoplite casqué dit Léonidas - Ve siècle avant Jésus-Christ - Musée archéologique de Sparte

Réunion de la Ligue panhellénique

Thémistocle réussit à convaincre les Grecs : Athéniens, Spartiates, Corinthiens, Péloponnésiens, de se regrouper dans la ligue panhellénique.

Les Athéniens consultent l'oracle d'Apollon à Delphes. La pythie de Delphes leur conseille en premier lieu de partir aux extrémités du monde. Cela effraie encore plus les Athéniens, de plus abandonner Athènes sans se battre est presque inimaginable pour eux.

Ils décident donc de la consulter une deuxième fois. Elle leur conseille de se réfugier derrière une barrière de bois. Les Athéniens sont divisés et une partie pense alors à se protéger grâce aux fortifications en bois de l'Acropole.

Thémistocle pense plutôt que cette muraille de bois signifie la flotte.

Aristide le Juste est rappelé lors de l'invasion de la Grèce par Xerxès Ier.

À l'automne 481 avant Jésus-Christ, la Ligue panhellénique se réunit sur l'isthme de Corinthe. C'est à Sparte qu'est naturellement confiée la tête de la ligue panhellénique, y compris pour la flotte, et ce malgré l'hégémonie maritime d'Athènes

La Ligue décide l'envoi d'une force armée sous le commandement de Léonidas Ier pour défendre le défilé des Thermopyles, afin de retenir les Perses et de laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.

Selon Hérodote, les forces grecques envoyées aux Thermopyles représentent en tout 6 000 soldats :

D'autres sources montrent que le contingent lacédémonien comprend également 900 ou 1000 Périèques, sans oublier les Hilotes qui servent de valets d'armes.

Pour Léonidas Ier, il s'agit clairement d'une mission suicide. Il ne choisit parmi les 300 hoplites qui constituent sa garde personnelle que des citoyens ayant déjà donné naissance à des fils.

Par conséquent, il ne s'agit pas seulement d'Hippeis, corps d'élite composé parmi les 10 premières classes d'âges mobilisables, mais d'un mélange d''Hippeis et de soldats ordinaires.


Bataille de Salamine Bataille de Salamine

Bataille navale de Salamine

Devant l'imposante flotte perse comprenant de nombreux navires phéniciens, les navires grecs, commandés par Thémistocle, simulent une retraite amenant l'armée de Xerxès Ier dans le détroit de Salamine. Les navires qui empruntent ce chenal sont détruits par les navires grecs, plus maniables.

Les habitants de Naxos font défection aux Perses et participent à la bataille de Salamine en apportant 4 trières aux Grecs.

Aristide le Juste seconde Thémistocle à Salamine.

Cimon se distingue à Salamine et entame sa carrière politique peu après.

Xerxès Ier voit sa flotte anéantie.

Xerxès Ier regagne l'Asie et laisse le commandement de ses troupes à Mardonios.

Après Salamine, Mardonios, le nouveau généralissime perse, déclare à Xerxès Ier:

Les Chypriotes, les hommes de Phénicie, de Cnide et d'Égypte, seuls sont vaincus, non les Perses qui n'ont pu combattre.

Cet état d'esprit est révélateur de la volonté des Perses de continuer le combat malgré le départ de Xerxès.

Cependant Mardonios estime impossible la poursuite des opérations à l'approche de la mauvaise saison et prend ses quartiers d'hiver en Thessalie.

Mardonios en profite pour lancer d'intenses manœuvres diplomatiques auprès d'Athènes qu'il espère détacher du reste de ses alliés.

Mais l'ambassade envoyée dans la capitale attique, sous la direction d'un prince de Macédoine, Alexandre, se voit répondre que "tant que le soleil suivrait son chemin habituel" les Athéniens ne feraient pas alliance avec le souverain perse.

Inquiets, les Spartiates envoient eux aussi une ambassade afin de contrer l'argumentation des Perses.

Elle est reçue assez fraîchement par les Athéniens furieux que l'on puisse douter de leur détermination. Ils précisent que "le fait d'être Grec, de partager le même sang et la même langue, d'avoir des sanctuaires et des sacrifices communs ainsi que des mœurs semblables" leur interdit la trahison.



Bataille de Platées

Mort de Mardonios

Prise de Thèbes

En 479 avant Jésus-Christ, Cimon fait partie de l'ambassade qu'Athènes envoie à Sparte.

Au printemps 479 avant Jésus-Christ, Mardonios :

Une coalition des forces du Péloponnèse se crée dirigée par Pausanias, régent de Sparte et neveu de Léonidas Ier. Elle comprend :

Les Grecs alignent au total 3 fois moins d'hommes que les Perses. Mais la troupe grecque constitue la plus considérable jamais réunie, même s'il faut sans doute minorer fortement les effectifs réels.

Le roi Léotychidas II est envoyé détruire le pont de bateaux établi par les Perses sur le Bosphore, pour empêcher un retour perse, mais une tempête accomplit cette tâche pour lui.

Les Grecs franchissent l'Isthme de Corinthe, arrivent près d'Éleusis afin de passer en Béotie.

Mardonios choisit un emplacement qui doit favoriser sa cavalerie, au sud de Thèbes, près de Platées.

En face, les Spartiates tiennent l'aile droite et les Athéniens l'aile gauche.

Pausanias passe pour un général avisé, apte à déceler les points faibles de l'adversaire, mais Mardonios est considéré lui aussi comme un excellent tacticien et le meilleur général perse.

De plus, le départ de Xerxès Ier lui laisse les mains libres pour mener la bataille à sa guise.

Chacun des deux généraux souhaite, à Platées, amener l'adversaire à se lancer contre ses propres positions.

Dans un premier temps, Pausanias prend position sur les contreforts du mont Cithère, tandis que Mardonios installe son camp fortifié sur l'autre rive du fleuve Asopus.

Une attaque de la cavalerie perse sur les positions grecques échoue, mais Mardonios fait harceler les lignes de ravitaillement de ses adversaires et les points d'eau.

Pausanias change alors de position et s'installe dans la plaine, où un petit massif de collines protège son armée d'une attaque frontale des cavaliers ennemis.

Mais au bout de 10 jours, le manque d'eau et de vivres le contraint à se retirer, en pleine nuit, vers une position plus proche des ses anciennes lignes, où le ravitaillement est plus facile.

Cette retraite se fait dans une certaine confusion et les différentes unités grecques perdent le contact. Mardonios estime que la désorganisation chez les Grecs lui permet de lancer un assaut, au lieu d'attendre que les querelles entre les divers contingents grecs ne divisent ses adversaires.

Le 27 août 479 avant Jésus-Christ, l'attaque perse se heurte à une farouche résistance, surtout de la part des Spartiates qui, bien que coupés du reste de l'armée, occupent une position de surplomb les protégeant de la cavalerie adverse.

Mardonios est tué dans ce combat.

La mort de leur chef, puis l'assaut donné contre leur camp retranché et l'arrivée des autres unités grecques qui viennent de vaincre les Béotiens, alliés des Perses, entraînent la défaite des troupes Perses et leur massacre en grand nombre.

Bien peu parviennent à s'enfuir et à rejoindre un autre corps de l'armée perse dont le chef, Artabaze, en conflit avec Mardonios, fait déjà demi-tour vers l'Hellespont avec environ 40 000 hommes.

Thèbes, qui a collaboré avec les Perses, est prise rapidement et ses chefs sont exécutés.

Les pertes grecques sont estimées à environ 3 000 morts. Il est par contre impossible d'évaluer celles du camp perse.

Un énorme butin est pris dans le camp de Mardonios.

Cette bataille de Platées est la dernière grande bataille terrestre des Guerres médiques.

Aristide le Juste institue une fête, les Eleuthéries, en l'honneur de cette victoire.

Des habitants de Naxos sont présents à la bataille de Platées. Le nom de Naxos est sur le trépied offert à Delphes. Après la victoire, l'Île de Naxos fait partie de la ligue de Délos.



Formation de la Ligue de Délos

Ouverture de l'archontat à tous les citoyens

Athènes quitte la ligue panhellénique;

Sous l'impulsion de Thémistocle et Aristide le Juste, quelques cités grecques s'associent en une ligue dont le commandement revient à Athènes. Cet accord est passé à Délos et en gardera le nom.

Il ne concerne que la flotte et non l'armée de terre et a pour but de prévenir toute nouvelle attaque des Perses.

Secondé par Cimon, Aristide le Juste organise les statuts, en mai 477 avant Jésus-Christ.

Aristide le Juste prête notamment le serment initial et fixe le montant du phoros, le tribut fédéral.

Sparte est à 2 doigts de commencer une guerre, mais renonce finalement.

Parallèlement, Aristide le Juste modifie le système politique athénien en ouvrant l'archontat à tous les citoyens.

Cimon aide Aristide le Juste à obtenir que les Grecs d'Asie Mineure et des îles fassent allégeance à Athènes plutôt qu'à Sparte.

Cimon commande presque toutes les opérations militaires de la ligue de Délos de 477 avant Jésus-Christ à 473 avant Jésus-Christ.

Cimon oblige Pausanias à quitter Byzance en 477 avant Jésus-Christ,



Mort d'Aristide le Juste

Cimon Chef du parti aristocratique

Aristide le Juste meurt en 467 avant Jésus-Christ.

Selon la tradition, il est si pauvre, que c'est l'État qui doit doter ses filles et pourvoir à ses funérailles. Démétrios de Phalère s'élève vivement contre ce récit et présente au contraire plusieurs preuves des richesses d'Aristide.

Cimon devient le chef du parti aristocratique.

Sa popularité est, à ce moment, à son comble à Athènes où ses largesses, ses excès et aussi son humanité sont appréciés.


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