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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1727 - le dernier en 1794



Naissance d'Antonio Ricardos

Antonio Buenaventura ou Antonio Ricardos Carrillo de Albornoz naît à Barbastro dans la province de Huesca le 12 septembre 1727, fils de Felipe Nicolas Ricardos de Herrera et de Léonore Carrillo.

Son père est sergent major du régiment de cavalerie de Malte en garnison à Barbastro.

Sa mère est la fille du capitaine général Don Juan José Carrillo.



Antonio Ricardos en Italie

En 1740, durant la Guerre de Succession autrichienne, Felipe Nicolas Ricardos devient brigadier et est muté en Italie.

Antonio Ricardos, son fils, le rejoint et prend part à la campagne d'Italie.



Bataille de Plaisance

Mort de Roger de Rochechouart

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche le 15 ou 16 juin 1746, la bataille de Plaisance ou Plasencia, également appelée bataille de San Lazarro, oppose dans les environs de Plaisance :

Les troupes françaises et espagnoles sont sévèrement battues par les Autrichiens supérieurs en nombre.

De nombreux soldats français sont tués ou blessés.

Roger de Rochechouart meurt lors de cette bataille.

Jean-François de La Marche est blessé.

Louis-Joseph, marquis de Montcalm est blessé 5 fois dans la mêlée et tombe aux mains de l'ennemi.

Heureusement aucun de ces coups de sabre, écrivait-il, n'est dangereux, quoique j'aie perdu mon sang en abondance, ayant eu une artère coupée. Mon régiment, que j'avais rallié deux fois, est anéanti.

Durant ces combats, Antonio Ricardos remplace Felipe Nicolas Ricardos son père au commandement du régiment.

Les troupes françaises et espagnoles ne peuvent garder le Milanais et évacuent l'Italie du Nord. Les Autrichiens s'emparent de Gênes et pénètrent en Provence.

Pendant ce temps, 30 000 soldats russes arrivent en renfort de l'Autriche.

La guerre a déjà coûté fort cher aux belligérants. La France a perdu 500 000 hommes, sa marine est anéantie, ses finances ruinées. On songe donc à la paix.



Retour d'Antonio Ricardos en Espagne

En 1748, Antonio Ricardos rentre en Espagne. Il est alors considéré comme l'un des meilleurs officiers de cavalerie.



Études d'Antonio Ricardos en Prusse

En 1763, nommé maréchal de camp, Antonio Ricardos étudie les tactiques de cavalerie dans les écoles de Frédéric II de Prusse, Roi de Prusse.



Antonio Ricardos Lieutenant général

Antonio Ricardos est nommé lieutenant général en 1764.

Il est muté à Véracruz au Mexique pour réorganiser le système militaire. Il y restera 4 ans.



Délimitation de la frontière pyrénéenne

De retour en Espagne en 1768, Antonio Ricardos occupe le poste de chef de la commission militaire espagnole qui a pour mission de délimiter la frontière pyrénéenne avec la commission française.

Cette étude sur le relief de la frontière l'aidera dans son choix du col pour l'invasion du Roussillon.



Antonio Ricardos Inspecteur des armées de cavalerie

En 1773, Antonio Ricardos devient inspecteur des armées de cavalerie et réorganise les services administratifs en améliorant l'instruction des officiers par les théories modernes qui lui ont été enseignées dans les écoles prussiennes.



Expédition espagnole à Alger

En 1775, on donne à Alejandro O'Reilly et à Pedro Castejon le commandement d'une grande expédition espagnole à l'attaque d'Alger.

Le 1er juillet 1775, Antonio Ricardos, Joachim Oquendo, Felix Musquiz, Antonio Cornel, Francisco Saavedra prennent part à cette expédition.

Bien que cette campagne en Afrique du Nord échoue, la réputation d'Alejandro O'Reilly demeure intacte et il continue à servir en tant que capitaine général dans le sud de l'Espagne.

Antonio Ricardos est mis à l'écart par la cour royale de Charles III d'Espagne.

Sans revenu, Antonio Ricardos fonde le collège Militaire de cavalerie d'Ocaña qui assure l'instruction des officiers.



Antonio Ricardos Commandant général

En 1788, José Moñino y Redondo nomme Antonio Ricardos Commandant général et l'envoie à Guipúzcoa loin de la cour de Madrid.



Guerre du Roussillon

Catherine-Dominique de Pérignon Lieutenant-colonel d'infanterie

La guerre du Roussillon, aussi dénommée guerre des Pyrénées ou guerre de la Convention est un conflit qui oppose l'Espagne et la France révolutionnaire entre 1793 et 1795, à l'intérieur du conflit plus général entre la Première Coalition et la France.

En janvier 1793, Antonio Ricardos remplace à Barcelona, le comte de Lacy qui vient de mourir et devient gouverneur de Catalogne.

Manuel Godoy, l'homme fort du gouvernement espagnol, signe avec la Grande-Bretagne son adhésion à la Première Coalition contre la France, afin de récupérer la partie de la Catalogne : Roussillon, Conflent et Cerdagne, devenue française depuis le traité des Pyrénées de 1659.

La Convention nationale déclare la guerre à Charles IV d'Espagne, se mobilise la première et attaque l'Espagne le 7 mars 1793 à travers la frontière catalane.

L'armée française est composée de nouvelles recrues qui ne peuvent qu'opposer qu'une faible résistance.

Une flotte anglo-espagnole opère à Toulon en soutien aux royalistes.

Catherine-Dominique de Pérignon démissionne au premier cri de guerre pour devenir lieutenant-colonel d'infanterie dans l'armée des Pyrénées orientales.


Antonio Ricardos - Musée du Prado Fort de Bellegarde

Prise de Ceret

Bataille de Mas Deu

Siège de Bellegarde

Antonio Ricardos à la tête de l'armée qui s'est préparée à envahir les territoires catalans dirige la contre-attaque.

Antonio Ricardos se heurte à un problème stratégique.

La situation du fort de Bellegarde est telle qu'il est dominé par des hauteurs adjacentes et domine la plaine espagnole et la principale voie d'entrée en France.

Il n'est pas possible d'attaquer ce fort du côté de l'Espagne car les montagnes sont tellement escarpées que son accès est inaccessible de ce côté.

Le commandant espagnol doit entourer la place, l'assiéger et la capturer, en attaquant du côté français, pour pouvoir utiliser cette voie vitale pour l'approvisionnement de ses forces d'invasion.

Les 25 000 hommes et une centaine de pièces d'artillerie de l'armée d'Antonio Ricardos envahissent le Roussillon le 17 avril 1793.

Antonio Ricardos traverse les Pyrénées 20 kilomètres au sud-ouest avec 4 500 soldats et descend sur le village de Saint-Laurent-de-Cerdans ou Sant Llorenç de Cerdà en catalan.

À la première escarmouche de la guerre des Pyrénées, les Espagnols évincent les 400 défenseurs français.

Poursuivant leur crochet à gauche, les 4 400 hommes d'Antonio Ricardos tombent sur des forces françaises à Céret, au bord du Tech.

Les Français, 800 réguliers et 1 000 gardes nationaux armés de 4 canons, paniquent et prennent la fuite.

De 100 à 200 Français sont victimes de la mousqueterie espagnols, tandis que 200 autres se noient en tentant de traverser le Tech.

Antonio Ricardos ne déclare que 17 blessés.

Pendant les premières opérations, le commandant espagnol place un détachement près de Bellegarde pour empêcher Bois-Brûlé et sa garnison d'intercepter les convois de ravitaillement espagnols.

Par la capture de Céret, Antonio Ricardos place son armée presque à l'arrière de Bellegarde.

Après avoir reçu des renforts, il progresse vers le nord-est, aux environs de Trouillas.

À cet endroit, les 7 000 soldats espagnols sont confrontés à l'armée des Pyrénées orientales dirigée par le général de division Louis-Charles de Flers.

Le 19 mai 1793, l'armée espagnole vainc l'armée française lors de la bataille de Mas Deu, sur la commune de Trouillas

L'armée espagnole, commandée par Antonio Ricardos, est forte de 12 000 hommes.

L'armée française, dirigée par Louis-Charles de Flers et le général Luc Siméon Auguste Dagobert, est forte de 15 000 hommes.

L'armée française compte 150 morts et 280 blessés.

L'armée espagnole s'empare de 3 canons et de 6 wagons de munitions.

Chez les Espagnols, il y a 34 tués et un nombre inconnu de blessés.

Les soldats français démoralisés retraitent au nord vers Perpignan, le chef-lieu du département, où un bataillon de la Garde nationale se mutine et doit être dissous.

Plutôt que de les poursuivre les Français, Antonio Ricardos revient sur ses pas pour assiéger Bellegarde, qui surplombe sa principale voie de ravitaillement en provenance de Barcelone.

Le siège de Bellegarde et de sa garnison de 1 536 soldats français débute le 23 mai 1793.

La puissance de feu de cette dernière comprend au moins 41 canons et 7 mortiers.

Pour enlever cette place, Antonio Ricardos établit en avant de La Jonquera une batterie de mortier et une batterie de canon au col de Porteil.

Arrivant du Boulou, les 6 000 assiégeants espagnols armés de 34 canons cherchent d'abord à réduire deux ouvrages avancés sur le flanc nord du fort principal.

Le bataillon Vallespir d'émigrés français combat aux côtés des Espagnols.

Pendant les opérations de siège, 3 350 Français essaient d'escorter un convoi de ravitaillement jusqu'à la forteresse, mais sont repoussés le 29 mai 1793.

Le 30 mai 1793, Antonio Ricardos fait élever une batterie de 16 canons à 1 200 pas de Fort-les-Bains.

Le 3 juin 1793, 350 Français livrent l'ouvrage avancé après un bombardement.

Deux jours plus tard, le Fort Lagarde tombe après la coupure de son approvisionnement en eau, et 200 autres soldats français deviennent prisonniers de guerre.

Pendant plusieurs semaines, les canons de siège espagnols pilonnent la forteresse jusqu'à faire une brèche praticable dans le mur principal.

Sur les 50 bouches à feu françaises, 42 sont alors démontées.

À la perspective de subir un assaut avec ses défenses compromises, Bois-Brûlé livre formellement Bellegarde le 25 juin 1793 après que les deux tiers du conseil de guerre qu'il a réuni a opté pour la capitulation.

Les soldats restants de la garnison sont réduits en captivité.

Pendant le siège d'un mois, les Français ont enregistré 30 tués, 56 blessés et 1 450 prisonniers.

Les pertes espagnoles sont inconnues.

Durant le siège, le fort a reçu un total de 23 073 boulets, 4 021 bombes et 3 521 grenades.

Une fois acquis le fort de Bellegarde qui domine la ville frontière du Perthus, l'armée espagnole peut utiliser le col du Perthus comme axe de ravitaillement.



Bataille de Perpignan

Louis-Charles de Flers a profité du mois où Antonio Ricardos réduit Bellegarde pour former ses nouvelles recrues et entourer Perpignan de fortifications de campagne.

Antonio Ricardos se précipite vers le chef-lieu de Roussillon, mais subit un refoulement cuisant à la Bataille de Perpignan, du 15 au 17 juillet 1793.

Parmi les 12 000 Français commandés par Louis-Charles de Flers, les Espagnols font 800 victimes.

Les Français perdent aussi un canon et enregistrent 600 désertions.

Sur les 15 000 soldats espagnols, il y a 1 000 victimes.

En juillet 1793, Catherine-Dominique de Pérignon participe aux combats de Thuir et du Mas-de-Serre.



Bataille de Peyrestortes

Les Français refoulent à nouveau Antonio Ricardos dans la bataille de Peyrestortes le 17 septembre 1793.

Les Espagnols inversent les rôles dans la bataille de Truillas le 22 septembre 1793.

Catherine-Dominique de Pérignon se fait remarquer au combat de Truillas par les représentants du peuple.

Catherine-Dominique de Pérignon devient colonel en 1793.

Catherine-Dominique de Pérignon obtient le grade de général de brigade en septembre 1793.



Bataille de Peyrestortes

Jusqu'en septembre 1793, l'armée espagnole prend toutes les zones fortifiées de la zone frontalière ainsi que les localités de la vallée du Tech : Banyuls-dels-Aspres, Céret, Arles-sur-Tech,...

Les troupes espagnoles sont scindées :

Le gros des troupes françaises est installé sur une ligne allant de Cabestany à Orles, avec des positions secondaires au nord de Perpignan à Rivesaltes et Salses.

Antonio Ricardos installe son quartier général à Trouillas. Il a pour but de prendre Perpignan.

Il attaque, le 3 septembre 1793, le moulin d'Orles situé à moins de 3 km de Perpignan.

L'attaque est repoussée par :

Antonio Ricardos décide alors de contourner Perpignan par le Nord.

Le 8 septembre 1793, Antonio Ricardos ordonne à la division de Jeronimo Giron-Moctezuma, marquis de Las Amarillas, de quitter Saint Estève par Baixas et de prendre possession de la colline de Peyrestortes en attaquant les 4 000 fantassins français sous les ordres d'Eustache Daoust installés à Rivesaltes.

Malgré une résistance acharnée des Français, les espagnols prennent Rivesaltes et les français sont rejetés sur Salses et sur les positions avancées de Perpignan au Vernet.

Le 10 septembre 1793, les espagnols mettent en place un second campement, de 10 000 fantassins et de 2 000 cavaliers à Peyrestortes, coupant ainsi les communications avec Narbonne.

Le territoire fertile est traversé par 3 ruisseaux affluents du fleuve Agly : la Llavanera, la Llobera, l'Oms.

Le général Eustache Charles d'Aoust renforce alors le camp du côté du Vernet pour faire face au camp espagnol de Peyrestortes.

Les troupes de Joseph Cassanyes redescendent alors rapidement de Cerdagne et s'installent un peu plus au nord, au fort de Salses.

Le 17 septembre 1793, Antonio Ricardos lance deux offensives sur les troupes françaises :

Au sud, 400 artilleurs bombardement la citadelle de Perpignan à partir de 2 heures du matin.

Les troupes espagnoles se déplacent sur Pollestres.

Les troupes françaises des généraux Luc Siméon Auguste Dagobert, Barbantane, Catherine-Dominique de Pérignon et Pierre Poinsot de Chansac contre-attaquent.

Les français malgré la perte de 2 000 hommes, font reculer l'ennemi.

Les troupes espagnoles refluent dans le désordre vers Le Boulou, et malgré l'instance de Joseph Cassanyes, le général en chef Louis-Charles de Flers refuse d'exploiter cet avantage pour les anéantir.

A l'ouest, sur la colline du Vernet face à Peyrestortes, la cavalerie de Jeronimo Giron-Moctezuma, surveille, harcèle les artilleurs de Joseph-Charles Mondredon qui a remplacé le général Louis Lemoine.

Les avants postes du camp retranché de Vernet sont attaqués et les Français sont obligés de céder devant le nombre des assaillants.

Toutefois les 40 canons bombardent le camp espagnol et les troupes du général Charles de Eustache d'Aoust sont renforcées par 6 000 hommes venant du camp de l'Union permettant, dans un premier temps de tenir la position.

Une fois les renforts totalement arrivés, les Français lancent alors une contre attaque :

Au petit matin, les Français attaquent la position espagnole de Peyrestortes sous un déluge d'artillerie.

La colonne de gauche, sous les ordres de Louis Lemoine, contourne les positions ennemies et les prend à revers.

Désormais les français et les espagnols sont face à face sur le plateau séparé par le ravin que forme la rivière Llavanera.

Louis Antoine Goguet lance par surprise ses fantassins à l'assaut des positions espagnoles de Jeronimo Giron-Moctezuma.

À la baïonnette les soldats Français s'engage dans un corps à corps jusque tard dans la nuit, repoussant également les contre-attaques de la cavalerie ennemie.

La colonne d'observation du général Soulheirac, passée à droite du dispositif français, ainsi que les soldats de la garnison du Fort de Salses arrivent en renfort, attaquent et percent le flanc droit espagnol.

A 22 heures, les forces de Jeronimo Giron-Moctezuma et de Juan Curten sont en déroute et refluent en désordre au-delà de la Têt vers Ponteilla, Mas Deu et Trouillas.

Cette victoire française marque l'arrêt des attaques contre la citadelle de Perpignan et la fin de la progression espagnole en Roussillon.

Elle fait 800 tués, 1 500 blessés et 1 200 prisonniers côté espagnol.

Les Français eurent 300 tués.

Les Français, étant rentrés dans le campement espagnol, capturent 6 obusiers, 40 canons et un important stock d'armes, de vivres,…



Bataille de Trouillas

Bataille de les Asprés

Antonio Ricardos reçoit des renforts envoyés par les Comtes d'Osuna et de l'Union ainsi que des troupes portugaises et l'appui de l'escadre anglo-espagnole qui croise le long des côtes méditerranéennes.

Antonio Ricardos prend une revanche éclatante sur les forces françaises du général Dagobert lors de la bataille de Trouillas le 22 septembre 1793.

Les pertes infligées à l'armée française sont d'environ 3 000 morts, blessés ou prisonniers.

Cependant, Antonio Ricardos, faute de ravitaillement, doit se retirer, avec près de 20 000 hommes et 106 pièces d'artillerie.

En dépit de ses difficultés, il bat à nouveau les troupes républicaines à les Asprés et conquiert les localités de Port-Vendres, fort Saint-Elme et Collioure, dominant ainsi toute la côte roussillonnaise.



Mort d'Antonio Ricardos

Luis Firmin de Carvajal commandant de l'armée espagnole

Antonio Ricardos retourne à Madrid pour aller chercher du soutien.

Antonio Ricardos meurt à Madrid le 13 mars 1794, victime d'une pneumonie.

Pour le triomphe de la bataille de Trouillas, la veuve d'Antonio Ricardos reçoit le titre de Comtesse de Trouillas.

Luis Firmin de Carvajal devient commandant de l'armée espagnole en Roussillon.


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