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10 événements affichés, le premier en 1434 - le dernier en 1882



Naissance d'Antoinette de Maignelais

Antoinette de Maignelais de Magnelais naît dans la région de Loches vers 1434, fille de Jean II d'Arras, et d'Antoinette de Maignelais .

Antoinette de Maignelais est Cousine d'Agnès Sorel.

Jean Sorreau alias Sorel, capitaine picard, est conseiller du vicomte de Chartres.


Agnès Sorel - vierge à l'enfant de Jean Fouquet (partie droite du diptyque de Melun, conservé autrefois à la collégiale Notre-Dame de Melun) et maintenant au musée des beaux arts d'Anvers (Belgique) Agnès Sorel Agnès Sorel d'après Jean Fouquet

Liaison de Charles VII de France avec Agnès Sorel

En 1444, la jeunesse et la beauté d'Agnès Sorel la font remarquer par Charles VII de France, ce dauphin sans beauté, sans grande intelligence et sans fortune.

Pierre de Brézé, qui remarque les regards de son suzerain pour cette nouvelle venue à la cour, la lui présente.

Très rapidement, Agnès Sorel passe du rang de demoiselle d'honneur d'Isabelle de Lorraine à celui de première dame officieuse du royaume de France.

Officiellement, elle devient demoiselle de la maison de la reine Marie d'Anjou.

Elle a le statut de favorite officielle, ce qui est une nouveauté : les rois de France avaient jusque-là des maîtresses mais elles devaient rester dans l'ombre.

Charles VII de France a d'ailleurs eu d'autres maîtresses, mais elles n'ont pas eu l'importance d'Agnès Sorel.

Agnès Sorel est blonde avec la peau claire.

Certains de ses contemporains disent qu'entre les belles c'était la plus belle du monde.

Son art de vivre et ses extravagances rejettent la reine dans l'ombre.

Pour se procurer ces atours précieux, elle devient la meilleure cliente de Jacques Cœur qui en échange parvient à gagner sa protection.

Elle consomme de grandes quantités d'étoffes précieuses et, bien sûr, toutes les femmes de la cour l'imitent.

Ce qu'elle dilapide en bas, elle le rattrape en haut, en inventant le décolleté épaules nues, si nues qu'un chroniqueur hypocrite mais pas aveugle déplore "cette ribaudise et dissolution".

De vertigineuses pyramides surmontent sa coiffure.

Des traînes de huit mètres de long allongent ses robes bordées de fourrures précieuses : martre ou zibeline.

En 1444, le roi lui offre 20 600 écus de bijoux dont le premier diamant taillé connu à ce jour.

Les moralistes Thomas Basin, conseiller du roi Charles VII, ou Juvénal des Ursins, la rendent responsable du "réveil" sensuel de Charles VII.

Ils jugent sévèrement sa liberté de moeurs et l'accusent de faire de ce roi chaste un roi débauché entièrement livré à ses maîtresses.

Mais Agnès n'est pas qu'une jeune femme frivole.

Elle est aussi une intrigante habile et une conseillère avisée.

Elle impose ses amis au roi ou s'acquiert la faveur des conseillers de la Couronne, qui voient en elle le moyen de s'assurer la bienveillance royale.

En l'espace de quelques mois, Charles VII de France lui octroie les fiefs de :

et lui offre le domaine de Loches

Les filles de Charles VII de France et d'Agnès Sorel, les "bâtardes de France" sont légitimées :

Antoinette de Maignelais est la nourrice des 3 filles qu'Agnès Sorel a eues avec le roi.



Liaison de Charles VII de France avec Antoinette de Maignelais

À la mort d'Agnès Sorel, en 1450, Charles VII de France a une liaison avec Antoinette de Maignelais. Leur enfant est :

Les relations entre Charles VII de France et Louis XI sont extrêmement tendues.

Antoinette de Maignelais, favorite à la cour, est au service de Louis XI qui déteste son père Charles VII de France.

Elle l'informe de tous les actes du roi.


Le tombeau d'Agnès Sorel à Loches

Mort d'Agnès Sorel

Enceinte de 6 mois de leur quatrième enfant, Agnès Sorel part en plein hiver rejoindre Charles VII de France à Jumièges près de Rouen où il commande son armée.

Nul ne connaît les raisons de ce voyage :

Agnès Sorel est installée par Charles VII de France au manoir de la Vigne au Mesnil-sous-Jumièges à Anneville près de Rouen.

Leur fils naît le 3 février 1450.

Agnès Sorel est soudainement prise d'un flux de ventre le 9 ou le 11 février 1450.

Elle a le temps de de léguer ses biens :

Elle désigne Jacques Cœur comme exécuteur testamentaire.

Elle meurt quelques heures plus tard, âgée de 28 ans.

L'enfant meurt quelques semaines après elle.

On croit à un empoisonnement et on accuse tout d'abord Jacques Coeur, sans doute plus qu'un ami et un protégé, mais il est lavé de ce chef d'inculpation.

Les soupçons se portent alors sur le dauphin, le futur Louis XI, ennemi du parti qu'elle soutenait.

Parmi les coupables restent sa cousine germaine, Antoinette de Maignelais, qui 3 mois après la mort d'Agnès Sorel prenait sa place dans le lit du roi, et son médecin, Robert Poitevin, qui toucha une partie de l'héritage.

En 2004-2005, les restes des ossements d'Agnès Sorel ont fait l'objet d'une série d'analyses effectuées par 22 spécialistes de 18 laboratoires et institutions, coordonné par le docteur Philippe Charlier.

Une autopsie de son cadavre a révélé en que son tube digestif était infesté d'ascaris, et qu'elle avait absorbé du mercure, comme dernier recours pour s'en débarrasser.

C'est l'ingestion de ce métal lourd qui a entraîné une mort très rapide.

Cependant, les doses de mercure observées lors de l'autopsie sont telles (100 000 fois la dose thérapeutique) qu'il est difficile de croire à une erreur médicale.

Éploré, le roi commande deux magnifiques tombeaux de marbre :



Mariage d'André de Villequier avec Antoinette de Maignelais

André de Villequier épouse Antoinette de Maignelais. Leurs enfants sont :



Naissance d'Antoine de Villequier

Antoine de Villequier de Saint-Sauveur naît en 1452, fils d'André de Villequier et d'Antoinette de Maignelais.



Mort d'André de Villequier

Reconstruction du château de la Guerche

André de Villequier fait un testament en faveur d'Antoinette de Maignelais.

André de Villequier meurt le 15 juin 1454.

Charles VII de France fait reconstruire pour Antoinette de Maignelais le château de la Guerche.

Antoinette de Maignelais entretient un escadron volant afin de distraire Charles VII de France, escadron composé de jeunes filles dont Blanche de Rebreuve.



Liaison de François II de Bretagne avec Antoinette de Maignelais

Cession des châtellenies de Cholet et du Loroux-Bottereau

En 1461, François II de Bretagne a une liaison avec Antoinette de Maignelais. Leurs enfants sont :

Les enfants de François II de Bretagne et d'Antoinette de Maignelais sont élevés à la cour de Bretagne.

François II de Bretagne installe Antoinette de Maignelais au Château des ducs de Bretagne à Nantes.

Antoinette de Maignelais installée à la cour de François II de Bretagne reste cependant dévouée à Louis XI.

Antoinette de Maignelais entretient une correspondance avec Louis XI pour l'informer des intentions de François II de Bretagne à son insu.

Antoinette de Maignelais achète les châtellenies de Cholet et du Loroux-Bottereau avec l'argent que lui prête François II de Bretagne.

En contrepartie, Antoinette de Maignelais en fait donation à François Ier d'Avaugour, le fils qu'elle a avec François II de Bretagne.

Elle se réserve l'usufruit des terres de Cholet et du Loroux-Bottereau.

Par ailleurs, François II de Bretagne ouvre des crédits illimités à Antoinette de Maignelais.



Mort d'Antoinette de Maignelais Vicomtesse de la Guerche

Antoinette de Maignelais meurt en 1474 ou le 5 novembre 1475.

Elle est inhumée dans la chapelle des Cordeliers de Cholet.

Arthur de Villequier, l'aîné de ses enfants, conteste l'acte du 22 mai 1463.

Il réclame la châtellenie de Cholet à François Ier d'Avaugour, son frère.

Louis XI règle le litige.

Il confisque la terre de Cholet, qu'il donne à Tanneguy du Chastel, l'ennemi d'Antoinette de Maignelais.

Arthur de Villequier se retire sur le domaine de La Guerche.

François Ier d'Avaugour reçoit le château de Clisson en apanage.


Pierre tombale d'Antoinette de Maignelais - Provenant de l'ancienne chapelle de l'hôpital de Cholet, auparavant chapelle du couvent des Cordeliers - Calcaire, fin XVIe siècle conservée au Musée d'art et d'histoire de Cholet

La pierre tombale d'Antoinette de Maignelais est découverte lors de travaux en 1882.

L'inscription est la suivante :

Ci-Git noble et puissante Damoiselle Antoinette de Maignelais, en son vivant, Dame de Villequier et de Maignelais, Vicomtesse de la Guerche en Touraine et de Saint-Sauveur le Vicomte, Dame de Monttrésor et de Menetou-Salon, des Iles de Marennes, d'Oléron et de cette ville de Cholet, qui trépassa le Ve jour de novembre de l'an MCCCLXX(V)


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