Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



25 événements affichés, le premier en 1395 - le dernier en 1488



Mariage de Robert de Chabannes avec Alix de Bort-les-Orgues

Robert de Chabannes épouse vers 1395 Hélix ou Hélis ou Alix de Bort-les-Orgues. Leurs enfants sont :



Naissance d'Antoine de Chabannes

Antoine de Chabannes naît à Saint-Exupery en Corrèze en 1408, fils de Robert de Chabannes, Seigneur de Charlus-le-Pailloux, et Alix de Bort-les-Orgues.



Mariage de Renaud de Nanteuil avec Marie de Fayel

Renaud de Nanteuil, Seigneur d'Acy-en-Multien, épouse Marie de Fayel, Comtesse de Dammartin, Vicomtesse de Breteuil. Leur enfant est :



Bataille de Cravant

Jean Stuart et Jean Poton de Xaintrailles Prisonniers

La bataille de Cravant, dans l'Yonne, une des premières de la reprise des hostilités, a lieu le 30 ou le 31 juillet 1423.

Antoine de Vergy à la tête de l'armée anglaise de Jean de Lancastre et de ses alliés bourguignons défait les troupes de Charles VII de France.

L'armée Française compte un grand nombre d'Écossais dirigés par Jean Stuart. Lorsque les rangs Français commencent à céder, les Écossais refusent de se replier et ils sont massacrés. Plus de 3 000 d'entre eux périssent sur les rives de l'Yonne. John Stuart et Jean Poton de Xaintrailles sont faits prisonniers.

Antoine de Chabannes combat pour la première fois lors de cette bataille.

John Stuart est échangé contre John Talbot.



Prise du château Ivry-la-Bataille

Siège du château d'Ivry par les Anglais

Bataille de Verneuil

Mort de Jean Stuart

Mort de Robert Stuart

Mort d'Archibald Douglas

Mort de James Douglas

Mort de Guillaume II de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort d'Hugues de Chalon

Mort de Guy Malet

Mort de Jean Rouhault

Jeanne II de Chalon devient Comtesse de Tonnerre

Jean II d'Alençon Prisonnier

Libération d'Antoine de Chabannes

Guillaume III de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort de Jean VIII d'Harcourt Comte d'Aumale

Jean de Dunois Capitaine du Mont Saint-Michel passe à

Un partisan du Dauphin prend par surprise le château Ivry-la-Bataille ce qui entraîne en réaction un siège anglais. Les assiégés proposent de se rendre le 15 août 1424 si aucun secours ne leur parvient.

L'armée du Dauphin réunie à Châteaudun, se met en route pour les secourir. Les éclaireurs ayant démontré la trop forte position anglaise, les Français décident de se détourner d'Ivry-la-Bataille. Il leur parait alors opportun de prendre la ville proche de Verneuil. Déguisant les archers écossais en archers anglais, ils occupent la ville.

Jean de Lancastre furieux marche sur Verneuil. Après avoir parlementé, les Franco-Écossais acceptent de livrer bataille le 17 août 1424 plutôt que de subir un siège. 11 000 Français et quelque 7 000 Écossais affrontent 14 000 Anglais.

Jean Poton de Xaintrailles combat à la bataille de Verneuil.

Thomas Montaigu participe à la bataille de Verneuil.

Jean V de Bueil sert lors de sa première bataille aux côtés de Jean II d'Alençon et sous Guillaume II de Narbonne.

Malgré sa jeunesse, Jean V de Bueil gagne le surnom de Fléau des Anglais.

Après de longues heures d'attente et d'observation, les archers anglais décident de provoquer les Français.

Cependant, ces derniers chargent avant que les archers aient pu se fixer sur leurs nouvelles positions, faisant voler en éclats l'aile droite anglaise.

Au même moment, sur la droite franco-écossaise, les archers écossais s'avancent et engagent un formidable duel d'archerie, 12 000 archers s'affrontant pendant près de 3/4 d'heure.

Et plus à droite, les mercenaires espagnols et lombards, contournant ce combat d'archers, s'attaquent aux bagages anglais et s'éloigne avec son butin.

Plutôt que de protéger ses valets, l'escorte des bagages anglais contre-attaque victorieusement l'aile gauche française.

Les Français battent en retraite tandis que les Anglais encerclent les Écossais et les massacrent.

Sont tués :

Jeanne II de Chalon devient Comtesse de Tonnerre.

Jean II d'Alençon et Antoine de Chabannes sont pris par les Anglais.

Le château Ivry-la-Bataille est finalement repris par les Anglais qui détruisent les parties supérieures.

Libéré, Antoine de Chabannes devient le page d'Étienne de Vignolles, puis de Charles Ier de Bourbon.

Guillaume II de Narbonne est le dernier vicomte de Narbonne de la maison de Lara. Guillaume II de Narbonne lègue sa vicomté à son demi-frère utérin Pierre de Linières, qui prend le nom de Guillaume III de Narbonne.

Après la mort de Guillaume II de Narbonne, Jean V de Bueil entre au service du mercenaire Étienne de Vignolles.

Jean VIII d'Harcourt meurt lors de cette bataille.

Il est inhumé à la Saussaie.

N'ayant pas d'héritier légitime, sa charge de capitaine du Mont Saint-Michel passe à Jean de Dunois, son cousin, époux de Marie d'Harcourt, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun.



Siège d'Orléans

Mort de Thomas Montaigu Comte de Salisbury

Jean Ier de Brosse et Jacques Ier de Chabannes à Orléans

À la fin de 1428, les Anglais et leurs alliés bourguignons occupent la quasi-totalité du nord de la France jusqu'à la Loire.

Le duché de Charles Ier d'Orléans est laissé sans défense.

Thomas Montaigu, Lieutenant général de l'armée anglaise, a pris de plusieurs places stratégiques le long de la Loire :

De rares ponts subsistent : Angers, défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou, et Orléans. Pour qu'ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes.

Que les Anglais viennent à contrôler toute la vallée de la Loire, et le sud de la France, ultime refuge du "roi de Bourges ", est mûr pour l'invasion.

Les Anglais, commandés par Thomas Montaigu, Comte de Salisbury, mettent le siège devant Orléans le 12 octobre 1428 sans même songer à demander à Charles Ier d'Orléans, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes. Mais ils sont en échec devant Orléans.

Les Anglais ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville. Ils construisent des bastilles.

Leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts. Néanmoins, avant le 24 octobre 1428, ils prennent le châtelet qui défend le pont sur la Loire sur la rive sud du fleuve.

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes, Jean V de Bueil et Louis de Culan arrivent à Orléans dès le 25 octobre 1428, avec les 800 hommes d'armes composant la suite de Jean de Dunois

Thomas Montaigu meurt à Meung-sur-Loire le 27 octobre 1428.

William de la Pole prend le commandement, avant d'être remplacé par John Talbot.

Le 30 décembre 1428, Jacques Ier de Chabannes est blessé au pied d'un trait d'arbalète. Son cheval est tué sous lui.

La garnison anglaise qui occupe le châtelet est elle-même assiégée par des soldats français. Quant au pont, il est partiellement détruit pour empêcher les Anglais d'assaillir la ville de ce côté.

Les Bourguignons qui participent au siège se retirent suite à une mésentente sur le sort de la ville.

Au début du siège, Antoine de Chabannes est à nouveau capturé par les Anglais.

Après sa libération, Antoine de Chabannes se distingue au siège d'Orléans.

Charles VII de France refuse, malgré l'urgence de la situation, de rappeler Arthur III de Bretagne. La disgrâce du connétable se prolonge...


Étienne de Vignolles (La Hire) et Jean Poton de Xaintrailles - enluminure du XVe siècle

Campagne de la vallée de la Loire

Bataille de Jargeau

William de La Pole Prisonnier

Pour aller à Reims où Charles VII de France doit être sacré, Jeanne d'Arc veut une route libre et sûre.

Dans cette logique elle s'emploie à chasser définitivement les troupes anglaises encore en place dans la vallée de la Loire.

Jean V de Bueil combat sous la bannière de Jeanne d'Arc pendant la campagne de 1429 sur la vallée de la Loire.

Sur ordre de Charles VII de France, 200 livres-tournois sont payées à Jean V de Bueil par le trésorier dans les mois d'avril et de mai 1429, pour le dédommager, ainsi que ses 30 gens d'armes et 40 gens de traict, des dépenses effectuées durant l'escorte des marchandises pour le réapprovisionnement de la ville assiégée d'Orléans.

Jeanne d'Arc veut savoir dans quelle direction se replient les différents corps de l'armée anglaise : elle détache en éclaireurs Ambroise II de Loré et Étienne de Vignolles, avec une centaine de cavaliers, pour suivre et observer l'ennemi pendant près de 8 lieues.

À une quinzaine de kilomètres d'Orléans, dans la petite bourgade de Jargeau, subsiste alors toujours une partie des troupes anglaises, commandée par William de La Pole, Duc de Suffolk. Il s'apprête à recevoir Jean de Lancastre accompagné de renforts.

L'armée française forte de 2 000 hommes, commandée par Jean II d'Alençon, est bientôt rejointe par les compagnies de Jean de Dunois et Florent d'Illiers, alors capitaine de Châteaudun. Il se retrouve ainsi doté d'une force deux fois plus importante qu'à son origine.

Antoine de Chabannes, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse, Louis Ier de Bourbon-Vendôme combattent à Jargeau.

Jeanne d'Arc pousse les capitaines à la marche sur Jargeau, voyant leur hésitation face à la probable multitude des Anglais réfugiés là-bas. L'armée royale, se met alors en route vers la petite cité, dans l'idée de s'arrêter pour la nuit aux portes de la ville. Cependant, l'armée anglaise vient à la rencontre des troupes françaises les contraignant au combat.

Jeanne, prenant son étendard, va à l'attaque, exhortant les soldats qui font tant que, cette nuit là, ils sont logés dans les faubourgs de Jargeau. Si les Anglais étaient sortis de la ville, les soldats du roi auraient été en grand péril.

Le lendemain, le 12 juin 1429, la bataille s'engage de nouveau, et Jeanne d'Arc insuffle la volonté de Dieu aux troupes françaises, leur assurant la victoire : "Agissez et Dieu agira". Peu après le début de la bataille, Jeanne d'Arc monte aux remparts en brandissant son étendard. Cependant, une pierre vient la frapper à la tête et provoque sa chute dans le fossé. Portée par sa détermination, à nouveau son étendard en main, elle se relève et exhorte ses compagnons.

En plein combat, William de La Pole demande à être entendu afin d'obtenir une trêve, mais ce n'est plus l'heure des demandes. Dans un irrésistible élan, les Français s'emparent de Jargeau puis se lancent à la poursuite des Anglais.

William de La Pole est fait prisonnier et restera prisonnier de Charles VII de France pendant 3 ans.

Les troupes anglaises se replient en désordre sur Meung-sur-Loire et Beaugency.


Bataille de Patay - illustration des Chroniques de Charles VII

Bataille de Patay

John Talbot Prisonnier

Arthur III de Bretagne en Normandie

On ne connaît pas exactement l'endroit où l'armée anglaise prend position le 18 juin 1429 le lendemain de la reddition anglaise de Beaugency, mais la tradition attribue cet honneur au petit village de Patay.

John Fastolf, John Talbot et Thomas de Scales, lieutenant de Jean de Lancastre, commandent l'armée anglaise.

La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consiste à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrête les charges de cavalerie et ralentit suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants.

Mais à Patay, avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille, un cerf traverse le champ près des lignes anglaises. Les archers abattent l'animal et poussent un cri de triomphe qui révèle leur position aux éclaireurs français.

L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, des piquiers, menée par Étienne de Vignolles, Ambroise II de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaque les 4 000 archers par les flancs. N'ayant pas eu de temps se protéger, ils se débandent rapidement.

Jacques Ier de Chabannes, Antoine de Chabannes, Bernard VIII d'Armagnac, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse sont présents lors de cette bataille.

Pendant ce temps, les chevaliers anglais fuient devant la charge de cavalerie française. Cet ultime combat est la seule bataille rangée de la campagne de la Loire. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emporte, avec des résultats inattendus.

Jean de Dunois contribue puissamment à cette victoire.

John Fastolf, accompagné d'une petite troupe, parvient à s'enfuir mais est dès lors disgracié : Jean de Lancastre met la défaite sur son compte et le radie de l'Ordre de la Jarretière.

Ainsi prit naissance la fâcheuse réputation qui devait faire de lui le prototype du personnage de Falstaff.

Ultime haut fait de la reconquête du Val de Loire, la bataille de Patay décapite pour longtemps l'armée anglaise, qui y perd ses meilleurs officiers et l'élite de ses archers.

John Talbot et de nombreux officiers sont capturés par les Français. Jean Poton Xaintrailles renvoie John Talbot sans rançon. John Talbot aura bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur.

Malgré la victoire, Arthur III de Bretagne reçoit l'ordre de s'en retourner et les places fortes ferment leurs portes sur son passage.

Attaché à la cause française, bien que toujours en disgrâce, Arthur III de Bretagne s'en va batailler en Normandie, contraignant les Anglais à diviser leurs forces.



Bataille de Compiègne

Jeanne d'Arc Prisonnière

Les troupes de Jean II de Luxembourg-Ligny, Comte de Guise, au service des Bourguignons, assiège Compiègne en 1430.

Les habitants de Compiègne appellent Jeanne d'Arc à l'aide.

Elle lève avec ses propres deniers une troupe de 400 mercenaires et se précipite à leur secours sans en référer à son Roi.

Jacques Ier de Chabannes est à ces cotés.

Jeanne d'Arc séjourne à Senlis du 5 au 7 mai 1430.

Elle fait halte une première fois à Compiègne du 13 au 15 mai 1430.

Elle y revient dès le 16 mai 1430.

Un long périple, par Soissons et Crépy-en-Valois, l'éloigne.

Jeanne d'Arc revient enfin à Compiègne le 23 mai 1430. Arrivée par la forêt, elle entre dans la ville à la faveur de la nuit à 5 heures du matin.

Le 23 ou le 24 mai 1430, Jeanne d'Arc tente une sortie à la tête des milices de la ville.

Elle traverse le pont et passe sur la rive ouest. Le combat tourne à son désavantage.

Antoine de Chabannes est présent lors de cette bataille.

Jeanne d'Arc est capturée à 5 heures du soir aux portes de la barbacane qui protège l'accès au pont par le bastard de Vendomme et Anthoine de Bournonville, des Bourguignons vassaux de Jean II de Luxembourg-Ligny.

Jeanne de Luxembourg-Saint-Pol vit à Beaurevoir, près de Saint-Quentin, qui appartient à son neveu Jean II de Luxembourg-Ligny.

Jean II de Luxembourg-Ligny confie Jeanne d'Arc à la garde de Jean II de Luxembourg-Ligny, Jeanne de Béthune, et Jeanne de Bar.

Elles font tout pour le confort de Jeanne d'Arc et essaient de la convaincre, en vain, d'adopter des vêtements féminins. Elles gagnent la reconnaissance de Jeanne par leur gentillesse.

Jeanne de Luxembourg-Saint-Pol demande à son neveu de ne pas la vendre aux Anglais.

Jeanne d'Arc est vendue aux Bourguignons pour 10.000 livre. Elle est détenue par les Bourguignons au donjon de Beaulieu, à proximité de Saint-Quentin.

En août 1430, les Anglais obtiennent des États de Normandie une aide financière sur laquelle est prélevée la rançon.

Sans que Charles VII de France fasse un geste en sa faveur, Jeanne d'Arc est rachetée aux Bourguignons par Jean de Lancastre pour 10 000 livres tournois.



Antoine de Chabannes Chef des Écorcheurs

Mariage d'Antoine de Chabannes avec Marguerite de Nanteuil

Antoine de Chabannes Grand maître de France

Antoine de Chabannes quitte bientôt l'armée régulière pour s'enrôler dans une bande de routiers sans foi ni loi, connues sous le nom d'Écorcheurs, dont il va devenir le chef.

Rapines et pillages sont le lot ordinaire de ces hommes redoutés dans les campagnes, qui ravagent la Bourgogne, la Champagne et la Lorraine.

Antoine de Chabannes épouse à Creil le 20 septembre 1439 Marguerite de Nanteuil, Comtesse de Dammartin, Vicomtesse de Breteuil, Dame du Thour et de Marcy. Leur enfant est :

Elle l'incite à quitter les routiers pour s'attacher à Charles VII de France, qui lui donne la charge de grand maître de France.



Révolte de la Praguerie

Pierre de Brézé Sénéchal d'Anjou et du Poitou

En février 1440, la noblesse ne pouvant plus lever des impôts et contrôler l'armée se révolte contre Charles VII de France et les Angevins tout-puissants à la cour.

À cette tentative féodale, dite de la Praguerie, participent :

Cette révolte tente de se débarrasser d'Arthur III de Bretagne.

Après une entrevue avec Jean II d'Alençon, Louis XI rejoint la Praguerie. Cette rébellion du dauphin s'explique par l'absence de responsabilité où le maintenait son père.

Jean de Dunois entre dans la conspiration mais bientôt, repentant de sa faute, il vient se jeter aux pieds du monarque et obtient son pardon.

Pierre de Brézé soutient Charles VII lors de la Praguerie. En récompense de ses services, Pierre de Brézé est nommé Sénéchal d'Anjou et du Poitou.

Avec son frère Antoine de Chabannes, Comte de Dammartin, Jacques Ier de Chabannes, son frère, prend le parti du dauphin.

Jacques Ier de Chabannes est destitué de toutes ses charges mais reviendra rapidement en grâce, et obtiendra la haute fonction de grand maître d'hôtel de France.

Les nobles doivent se soumettre à Charles VII de France qui est maître du royaume. La monarchie l'emporte sur tout système de partage de la puissance publique.

Jean II d'Alençon se retrouve seul et négocie avec les Anglais en avril 1440.

Louis XI doit offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorde le gouvernement, mais refuse le reste.



Antoine de Chabannes Conseiller et Chambellan du Roi

Antoine de Chabannes devient Conseiller et chambellan du Roi en 1444.



Insoumission du dauphin Louis XI

Exil de Louis XI en Dauphiné

L'insoumission de Louis II du Viennois, dauphin, futur Louis XI, est flagrante dès 1447 et sans cesse aggravée.

Le fossé avec son père se creuse.

Louis XI consacre ses importants revenus à se constituer une clientèle.

À sa pension royale, il faut ajouter les subsides accordés par les États qu'il a débarrassés des routiers.

Cependant, il reste mécontent de sa situation.

Il est frustré de n'avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie.

Louis XI conspire contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé.

Louis XI, pendant quelques mois, tente bien de faire des efforts et offre même à Agnès Sorel des tapisseries prises à Jean IV d'Armagnac.

Mais un jour, en 1446, ne supportant plus qu'elle prenne la place de sa propre mère, Louis XI laisse éclater sa rancœur et poursuit l'infortunée Agnès Sorel, l'épée à la main, dans les pièces de la maison royale.

Pour sauver sa vie, elle doit se réfugier dans le lit du roi.

Charles VII de France, courroucé par tant d'impertinence, chasse son fils de la Cour.

Furieux, Charles VII de France lève une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie.

Louis XI parvient cependant à négocier une trêve.

Ceci ne l'empêche pas de mener une campagne de libelles contre son père, l'accusant de mœurs dissolues.

Par prudence, Louis XI envoie plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier.

Charles VII de France ne s'en laisse pas conter, et envoie Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné.

Pendant 10 ans, Louis XI administre soigneusement le Dauphiné et y fait son apprentissage de Roi.

Louis XI accroit la cohésion territoriale en y rattachant les 2 comtés du Valentinois et du Diois et remplace les 7 bailliages d'avant 1349 par 3 circonscriptions :

Le Conseil delphinal est transformé en Parlement du dauphiné, des impôts sont progressivement établis.



Antoine de Chabannes Grand Panetier de France

Antoine de Chabannes devient Grand Panetier de France en 1449.



Déchéance de Jacques Cœur

Jacques Cœur est très jalousé pour sa grande fortune, ses ennemis et ses envieux parviennent à le perdre.

Après la mort d'Agnès Sorel qui le protège, Charles VII de France oublie ses services et l'abandonne à l'avidité des courtisans, qui se partagent ses dépouilles.

Accusé de crimes imaginaires, lavé d'une accusation d'empoisonnement, Jacques Cœur est arrêté pour malversation en 1451, condamné à la prison, et ses biens sont confisqués ;

Un arrêt lui épargne la peine de mort, pour services rendus.

Antoine de Chabannes participe au procès de Jacques Cœur, partie par devoir, partie par jalousie, et bénéficie largement du dépeçage de ses biens, se voyant octroyer en fief une bonne partie de la Puisaye, et le château de Saint-Fargeau.



Antoine de Chabannes Lieutenant-général en Lyonnais

Antoine de Chabannes Sénéchal de Carcassonne et Béziers

Antoine de Chabannes, Lieutenant-général en Lyonnais, devient Sénéchal de Carcassonne et Béziers en 1452.



Cession de la Seigneurie de Barlieu

À la liquidation des biens de Jacques Cœur, Jean V de Bueil achète :

Jean V de Bueil vend le château fort de Gelles à Antoine de Chabannes, comte de Dammartin.



Déchéance d'Antoine de Chabannes

L'accession au pouvoir de Louis XI en 1461 provoque les premiers accrocs à la carrière d'Antoine de Chabannes.

Antoine de Chabannes a révélé à Charles VII la conspiration du Dauphin Louis XI. Le roi est rancunier et d'excellente mémoire.

De procès en procès, Antoine voit ses biens confisqués et sa personne proscrite à Rhodes en lorraine.

Bénéficiant de complicités, Antoine de Chabannes s'évade et rejoint prestement son ancien domaine dont il expulse le frais propriétaire : le fils de Jacques Cœur, Geoffroy.



Ligue du bien public

En 1464, Louis XI doit lutter contre des difficultés sérieuses faisant suite à sa façon brutale d'épurer le personnel politique et aux nouveaux impôts prélevés suite au rachat des villes de la Somme.

Louis XI :

Une coalition des grands féodaux, dite Ligue du bien public, se forme contre lui, menée par Charles le Téméraire, jeune Comte de Charolais.

Jean II de Bourbon rejoint la Ligue du Bien public dont il devient un ardent participant.

Pierre II de Bourbon participe à la Ligue du Bien public, mais Louis XI réussit à le détacher du parti des princes.

Faisant preuve d'ingratitude, Jean V d'Armagnac participe à la ligue du Bien public, puis complote avec les Anglais. Jacques d'Armagnac participe également à cette ligue

Thomas Basin et Antoine de Chabannes participent à la Ligue du Bien public.

Pierre d'Amboise participe à la Ligue de Bien Public. Louis XI, en représailles, lui confisque tous ses biens et fait détruire le château de Chaumont, sa principale forteresse.

Gaston IV de Foix-Béarn reste fidèle au roi et combat Jean II de Bourbon, Duc de Bourbon, en Auvergne.



Antoine de Chabannes Gouverneur d'Auvergne

Antoine de Chabannes devient Gouverneur d'Auvergne de 1465 à 1480.


Louis Ier de Luxembourg par Charles de Steuben (1788-1856)

Traité de Conflans

Traité de Saint-Maur-des-Fossés

Charles de France Duc de Normandie

Louis Ier de Luxembourg Connétable de France

Jean de Dunois négocie le traité de Conflans, et, rentré en grâce, préside le conseil de réformation pour le bien public.

Le 5 octobre 1465, Charles le Téméraire contraint le Roi à signer les traités de Conflans (Conflans-l'Archevêque aujourd'hui section de la commune de Charenton-le-Pont) et de Saint-Maur-des-Fossés.

Ces traités mettent fin à la ligue du Bien public.

Louis XI rend à la Bourgogne la Picardie et les villes de la Somme : Boulogne Péronne, Montdidier et Roye.

En échange du Duché de Berry, Louis XI cède le duché de Normandie en apanage à son frère Charles de France.

Il est le dernier Duc effectif de Normandie.

François II de Bretagne obtient par le traité de Saint-Maur la renonciation de Louis XI à sa suzeraineté prétendue sur les évêchés bretons.

Louis XI n'honorera jamais ces accords. Il garde une rancune vis-à-vis des rebelles, et en fera exécuter plusieurs.

Antoine de Chabannes est nommé Grand Maître d'Hôtel de France et recouvre ses biens. La paix est signée entre Antoine de Chabannes et Louis XI : l'un se met à servir avec zèle son ancien ennemi, et l'autre récompense le féal à l'aune des services rendus.

Louis Ier de Luxembourg, Comte de Saint-Pol, est fait Connétable de France par Louis XI.



Traité de Saint-Flour

Jacques d'Armagnac complote à nouveau contre Louis XI.

Tandis que Jacques d'Armagnac réside à Carlat, Louis XI envoie une armée contre lui et lui fait des offres de pactiser.

Le 17 janvier 1469 il est conclu à Saint-Flour, entre Jacques d'Armagnac et Antoine de Chabannes Comte de Dammartin, stipulant au nom du Roi, un traité par lequel :

Il est aussi convenu qu'il sera mis des garnisons royales dans les châteaux forts :

Il est enfin prévu que tous les vassaux nobles de Jacques d'Armagnac prêteront serment au Roi.



Retour en grâce d'Antoine de Chabannes

Antoine de Chabannes tombé à nouveau en disgrâce, revient en grâce à l'arrivée au pouvoir de Charles VIII de France.



Antoine de Chabannes Gouverneur de Paris

Antoine de Chabannes est nommé Gouverneur de Paris par Charles VIII de France en 1485.



Mort d'Antoine de Chabannes Gouverneur de Paris

Antoine de Chabannes est Comte de Dammartin, Vicomte de Breteuil, Seigneur de Toucy, de Saint-Fargeau, de Courtenay, de Marcy, de Blanquefort-en-Guyenne.

Antoine de Chabannes meurt le 25 décembre 1488.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !