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Événements contenant la ou les locutions cherchées



22 événements affichés, le premier en 1369 - le dernier en 1504


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.



Valéran III de Luxembourg Prisonnier

Mariage de Valéran III de Luxembourg avec Maud Holland

Valéran III de Luxembourg entre au service de Charles V le Sage. Valéran III de Luxembourg tombe entre les mains des Anglais.

Maud Holland, veuve d'Hugues de Courtenay, est sœur utérine de Richard II d'Angleterre, roi d'Angleterre.

Pendant sa captivité, Valéran III de Luxembourg épouse en 1380 Maud Holland, fille de Thomas Ier Holland et de Jeanne de Kent. Leur enfant est :



Naissance d'Antoine de Bourgogne

Antoine de Bourgogne naît en août 1384, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Mariage d'Antoine de Bourgogne avec Jeanne de Saint-Pol

Antoine de Bourgogne épouse à Arras le 19 février 1392 ou le 21 février 1402 Jeanne de Saint-Pol, fille de Valéran III de Luxembourg, Comte de Saint-Pol et de Ligny, et de Maud Holland. Leurs enfants sont :



Antoine de Bourgogne Comte de Rethel

Philippe II le Hardi, son père, donne en apanage à Antoine de Bourgogne le comté Rethel en 1393.



Naissance de Jean de Bourgogne

Jean de Bourgogne naît à Arras le 11 juin 1403, fils d'Antoine de Bourgogne et de Jeanne de Saint-Pol.



Naissance de Philippe de Saint-Pol

Philippe de Saint-Pol naît le 25 juillet 1404, fils d'Antoine de Bourgogne, Duc de Brabant et de Limbourg, et de Jeanne de Saint-Pol.



Antoine de Bourgogne Héritier du Brabant

Philippe II le Hardi et Marguerite de Mâle cèdent leurs droits sur le Brabant, en 1404, à leur second fils, Antoine de Bourgogne.


Tombeau de Philippe II Le Hardi au palais des Ducs de Bourgogne de Dijon Jean sans Peur Blason de Jean sans Peur

Mort de Philippe II le Hardi

Jean sans Peur Duc de Bourgogne

Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Charolais

Philippe II le Hardi meurt à l'Hôtel du Cerf à Halle en Belgique le 26 ou le 27 avril 1404. Le corps de Philippe II le Hardi est éviscéré et embaumé, puis placé dans un cercueil de plomb.

Il est déposé dans le chœur de la Chartreuse de Champmol le 16 juin 1404. Ses viscères sont expédiés à Notre-Dame de Hal.

Dès 1378, Philippe II le Hardi acquiert le domaine de Champmol pour y faire construire une chartreuse (1383-1388) destinée à accueillir sa dépouille après son décès. Ce bâtiment est devenu depuis un hôpital de Dijon. Son tombeau et son gisant sont réalisé par Jean de Marville (1381-1389), Claus Sluter (1389-1406) et Claus de Werve (1406-1410). Jean Malouel, peintre officiel du duc, s'est chargé de la polychromie et des dorures.

En 1792, son corps est transféré à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Son tombeau est remonté un peu plus tard et endommagé par les révolutionnaires en 1793. Il est restauré dans la première moitié du XIXe siècle et se trouve aujourd'hui au musée des Beaux-arts de Dijon dans le Palais des Ducs de Bourgogne

Philippe II le Hardi renforce le pouvoir central de la maison de Bourgogne. Tout en maintenant les institutions locales, il leur impose une autorité de tutelle.

Le cadre institutionnel ainsi mis en place limite les pouvoirs régionaux.

Le duché de Bourgogne est à l'apogée de son pouvoir politique au sein du conseil. Mais Philippe II le Hardi lègue à son fils Jean sans Peur des caisses vides et une obligation de démagogie s'il veut garder un parti.

En 1404, Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur succède à son père et devient Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne reçoit en apanage le comté de Nevers en 1404 (jusqu'en 1419), par renonciation de ses frères Jean sans Peur et Antoine de Bourgogne.

Jean sans Peur prend le contrôle du conseil mais est politiquement moins puissant que son père. Louis Ier d'Orléans sait qu'il doit profiter de la disparition de Philippe II le Hardi pour reprendre les rênes du pouvoir.

Des rumeurs font état d'une liaison entre Isabeau de Bavière et Louis Ier d'Orléans. En raison des intrigues à la cour de Charles VI le Fou et de l'inimitié d'Isabeau de Bavière, Valentine Visconti doit quitter Paris et partir en exil à Saint-Pol.

Par sa prodigalité, Louis Ier d'Orléans s'attire une croissante impopularité, soigneusement exploitée par Jean sans Peur. Il est accusé d'avoir voulu séduire ou, pis, violer la duchesse de Bourgogne.



Mort de Jeanne de Brabant

Antoine de Bourgogne Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg

Philippe de Bourgogne Comte de Rethel

Jeanne de Brabant, sans enfant de ses deux mariages, désigne pour lui succéder Antoine de Bourgogne, son petit-neveu.

Jeanne de Brabant meurt à Bruxelles le 1er novembre 1406.

Jeanne est inhumée dans un mausolée situé dans le chœur de l'église des Carmes à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne hérite et devient Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg.

L'Escaut est désormais un fleuve bourguignon. Antoine réorganise sa cour selon le modèle bourguignon et établit également une cour des comtes centralisatrice à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne transmet le comté de Rethel à Philippe de Bourgogne, son frère.

Renaud IV de Gueldre échoue à empêcher la succession du duché de Brabant en faveur d'Antoine de Bourgogne et se brouille avec les Wittelsbach.

Lors des luttes entre Louis Ier d'Orléans et Jean sans Peur, Antoine de Bourgogne soutient Jean sans Peur, son frère, mais intervient plusieurs fois comme conciliateur.



Mort de Jeanne de Saint-Pol

Jeanne de Saint-Pol, épouse d'Antoine de Bourgogne, meurt en 1407.



Mariage d'Antoine de Bourgogne avec Élisabeth de Goerlitz

Antoine de Bourgogne est veuf de Jeanne de Saint-Pol.

Antoine de Bourgogne épouse à Bruxelles le 16 juillet 1409 Élisabeth de Goerlitz (1390-1451) duchesse engagère de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Il eut en outre deux filles illégitimes :



Élisabeth de Goerlitz Duchesse de Luxembourg

Ne pouvant payer sa dot, Sigismond Ier de Luxembourg, son oncle, l'empereur, donne à Élisabeth de Goerlitz en gage le duché de Luxembourg en 1411. Elle en prend possession avec Antoine de Bourgogne, son mari. Le duché de Luxembourg entre ainsi dans l'espace bourguignon.



Mort de Valéran III de Luxembourg

Valéran III de Luxembourg meurt au château d'Ivoy le 12 avril 1415.

Le fils cadet de Jeanne, sa fille et d'Antoine de Bourgogne lui succède.


Bataille d'Azincourt - miniature du XVe siècle

Bataille d'Azincourt

Mort de Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Rethel

Mort d'Antoine de Bourgogne

Mort de Philippe de Bourgogne

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Guillaume IV de Melun

Mort de Jacques de Créqui

Mort de Jean de Créquy

Mort de Raoul de Créquy

Mort de Jean Ier d'Alençon Duc d'Alençon

Mort de Charles Ier d'Albret, Comte de Dreux

Mort de Charles de Montagu

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Robert de Bar

Mort de Jean de Tilly

Mort de Jean VI de Pierrepont

Mort de Jean de Craon

Mort de Philibert de Bauffremont Chambellan de Bourgogne

Mort de Jean de Bauffremont

Mort de Jean Ier de Garencières Seigneur de Massy, de Croisy et de Cierray

Mort de Jean IV de Bueil

Mort de Robert de Chabannes

Mort de Pierre II d'Orgemont

Mort d'Hugues VII du Bellay Seigneur de Langey, du Bellay et de Gizeux

William de La Pole Comte de Suffolk

Jean II le Meingre Prisonnier

Jean Ier de Bourbon Prisonnier

Charles Ier d'Orléans Prisonnier

Mort d'Édouard de Norwich

Richard d'York Duc d'York

Louis Ier de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Robert de Willughby Comte de Vendôme

Henri V de Lancastre prévoit de transformer Harfleur en colonie anglaise. Il laisse une garnison.

Henri V de Lancastre quitte Harfleur le 7 octobre 1415 avec le reste de son armée chargés de butin en vue de gagner Calais en vue de s'y retrancher en attendant de prendre l'offensive au printemps suivant avec l'aide de son allié, Jean sans Peur, Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne refuse de suivre Jean sans Peur, son frère, quand celui-ci cherche à composer avec les Anglais qui envahissent le royaume.

Henri V de Lancastre remonte par la rive gauche de la Somme, en vue de trouver un pont ou un gué mal défendu.

Entre temps, Charles VI le Fou, Roi de France, a convoqué le ban et l'arrière-ban de son armée, selon la vieille coutume féodale. Charles II de Lorraine ne répond pas à l'appel du roi.

Les chevaliers français groupés autour de la faction des Armagnacs dont Charles Ier d'Orléans vont à la rencontre d'Henri V de Lancastre pour lui couper la route pendant que le Roi et son fils, le Dauphin, sont restés à Rouen par prudence.

Le Connétable Charles Ier d'Albret et le Maréchal Jean II Le Meingre sont commandant en titre de l'armée française. Mais ils ne peuvent exercer un contrôle effectif des opérations face à des nobles plus puissants.

Les Français, qui ont l'avantage du nombre (50.000 combattants contre 15.000 !), dédaignent d'écouter les conseils de Jean Ier de Berry, oncle du Roi. Ils décident d'attaquer les Anglais à Azincourt, au nord de la Somme, en un lieu très étroit où il leur est impossible de se déployer. Ils passent une nuit sur le dos de leur monture, faute de pouvoir dormir sur le sol détrempé par plusieurs jours de pluie.

Le 25 octobre 1415, ils chargent les lignes de pieux derrière lesquelles sont solidement retranchés les archers anglais. Ils ne daignent pas attendre la piétaille, en particulier les piqueurs et les arbalétriers génois.

Ils sont par ailleurs encombrés par des armures qui atteignent jusqu'à 20 kilos. Leurs chevaux, eux-mêmes caparaçonnés de plaques de fer et de cuir bouilli, peinent à se déplacer. Comme à Crécy, ils ont par ailleurs le soleil dans les yeux, preuve que l'expérience ne leur a pas servie. Dans la panique face aux volées de flèches, beaucoup de chevaliers chutent de cheval. Les archers anglais lâchent leurs grands arcs et se ruent sur les chevaliers, les frappant de leurs épées et de leurs haches. La plupart des prisonniers (1 700 environ) sont égorgés par les archers sur ordre d'Henri V de Lancastre qui veut ainsi décapiter la faction des Armagnacs. Il ne se soucie pas de garder vivants "la fleur de la chevalerie française" pour les échanger contre rançon selon l'ancienne coutume féodale.

Durant le Moyen Âge, beaucoup d'Anglais s'enrôlent de façon saisonnière, les campagnes se terminent à peu près à temps pour qu'ils puissent participer aux récoltes d'automne!

Seuls les archers et les chevaliers sont des soldats de métier, encore que les nobles voient d'un mauvais œil la présence de ce corps de roturiers, qu'ils considérent comme une atteinte à leurs privilèges de classe. Le corps des francs-archers anglais souffre de deux faiblesses :

Malgré le coût modique du longbow anglais (arc long), l'entraînement intensif des archers est en réalité extrêmement onéreux, car ces soldats de métier sont rémunérés en permanence.

Aussi aucun pays d'Europe n'a autant recours aux archers que l'Angleterre pendant le Moyen-Âge.

Les pertes, énormes du côté français, près de 10 000 hommes contre 1 600 du côté anglais, font d'Azincourt l'une des batailles les plus meurtrières du Moyen Âge occidental.

Participent à la bataille d'Azincourt :

Arrivé après le début de la bataille, mais voulant à tout prix se joindre aux combats, Antoine de Bourgogne passe une armure improvisée et utilise sa bannière comme vêtement à ses couleurs.

Jean Ier de Foix ne prend pas part à la bataille.

Meurent au combat :

Charles Ier d'Orléans, neveu du Roi Charles VI le Fou et chef des Armagnacs, n'est pas égorgé comme ses compagnons d'armes mais est fait prisonnier.

Jean II le Meingre, Jean Ier de Bourbon, Charles d'Artois et Jean VII d'Harcourt sont fait prisonnier.

Jacques II d'Harcourt est fait prisonnier

Jean Ier de Bourbon restera prisonnier à Londres jusqu'à sa mort.

Charles Ier de Bourbon a à gérer les domaines de son père.

Arthur III de Bretagne, prisonnier, est incarcéré au château de Fotheringay. Il restera 5 ans en Angleterre.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Azincourt en 1415.

Sa troisième captivité dure 13 ans

Jean de Lancastre attribue le comté de Vendôme à Robert de Willughby un de ses capitaines,.

Thomas Montaigu participe à la bataille, ainsi que John Fastolf, commandement de 10 hommes d'armes et de 30 archers, en qualité de capitaine d'Harfleur.

Richard Woodville porte durant le combat attaché à sa lance, l'étendard Henri V de Lancastre, une queue d'écureuil. Après la Bataille, Richard Woodville est adoubé chevalier.

Michel, frère aîné de William de La Pole, meurt lors du combat. William de La Pole devient Comte de Suffolk.

Édouard de Norwich meurt durant la bataille d'Azincourt. Richard d'York hérite de son oncle et prend le titre de Duc d'York.

Le désastre d'Azincourt relance la guerre de Cent Ans et signe la mort de la chevalerie féodale.

Pierre de Bauffremont, neveu de Jean de Bauffremont, hérite du château de Montfort.



Mariage de Jean III de Bavière avec Élisabeth de Goerlitz

Élisabeth de Goerlitz est veuve d'Antoine de Bourgogne.

Jean III de Bavière épouse en 1417 ou 1418 Élisabeth de Goerlitz, engagiste du duché de Luxembourg.

Élisabeth de Görlitz est la nièce de Sigismond Ier de Luxembourg.



Liaison de Philippe III le Bon avec Jeanne de Presle

Philippe III le Bon a une liaison avec Jeanne de Presle de Lizy, fille de Louis, Seigneur de Lizy. Leur enfant est :



Naissance d'Antoine de Bourgogne

Antoine de Bourgogne, dit le Grand Bâtard de Bourgogne, naît en 1421, fils de Philippe III le Bon et de Jeanne de Presles.



Massacre de Nesle

Le 15 juin 1472, les Bourguignons arrivent devant la place forte de Nesle, défendue par 500 archers commandés par Petit-Picard, un capitaine.

Les assaillants lancent quelques charges, mais les défenseurs les repoussent.

Un héraut de Bourgogne est alors chargé de sommer les défenseurs d'ouvrir les portes de la ville.

Les défenseurs, ne voulant rien entendre, le tuent.

Cependant la garnison n'est pas en mesure de défendre seule la ville contre l'armée de Charles le Téméraire, et les habitants ne veulent pas courir le risque d'un assaut.

Dès le lendemain, Petit-Picard et la dame de Nesle demandent à parlementer avec Antoine de Bourgogne, le Grand Bâtard de Bourgogne, qui commande les assiégeants.

On accorde la vie sauve aux francs-archers qui selon les conditions commencent à déposer leurs armes.

Cependant, les ordres donnés ne sont pas respectés :

Toute dialogue est rompue.

Antoine de Bourgogne fait mettre en sûreté Madame de Nesle ainsi que ses serviteurs.

Les assiégeants se précipitent dans la ville ou ils commencent un effroyable carnage.

Charles le Téméraire arrive, et tout n'en devient que plus cruel :

La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption est remplie de malheureux qui y cherchent asile contre la fureur de la soldatesque. Les Bourguignons égorgent tous ceux qui s'y sont réfugiés.

Charles le Téméraire entre à cheval dans l'église. Il la voit couverte de cadavres qui gisent dans un demi-pied de sang. Il fait le signe de la croix, et ne peut s'empêcher de dire :

Par Saint-Georges, enfants, vous avez fait une belle boucherie.



Campagne de Charles le Téméraire contre les Bernois

Batailles de Grandson

Venant à l'appel de ses alliés et ses vassaux, Charles le Téméraire part en guerre contre les Bernois. Dans la précipitation, il commet beaucoup d'erreurs tactiques, notamment de dépasser la ligne de solidarité des Suisses. Louis XI est alors installé à Lyon.

Le 11 janvier 1476, Charles le Téméraire quitte la Lorraine.

Le 6 février 1476, Charles le Téméraire quitte Besançon à la tête de 20 000 hommes.

Antoine de Bourgogne commande l'avant-garde.

Le 19 février 1476, les Bourguignons sont au cœur du pays vaudois, au bord du lac de Neufchatel, ils assiègent Grandson. Soumis à la puissante artillerie bourguignonne, les Suisses capitulent.

Mais le matin du 28 février 1476 Charles le Téméraire fait pendre ou noyer plus de 400 prisonniers.

Cet acte provoque la colère des Suisses qui, aux cris de "Grandson !, Grandson !", rassemblent 20 000 hommes issues des cantons helvétiques historiques, sous le commandement de :

Charles lance ses 18 000 hommes depuis Grandson jusqu'au château de Vaumarcus par un chemin rocailleux, où la neige vient à peine de fondre.

Au matin du 2 mars 1476, des éclaireurs suisses attaquent un camp avancé bourguignon déclenchant la bataille. À l'artillerie et aux archers bourguignons répondent les couleuvrines de Berne.

Les Suisses se disposent en carré avec des piques de 6 m de long que les lances de 4 m de leurs adversaires ne peuvent atteindre.

Vers midi, les chevaliers bourguignons entrent en contact avec ces hérissons meurtriers.

Des hauteurs mugissent les cors des Alpes :

Après 3 heures de combats, alors que les Suisses faiblissent, Charles le Téméraire décide un repli qui se veut tactique. Il fait reculer ses troupes pour attirer les Suisses en plaine.

Les Bourguignons se méprenant, croient à la retraite et paniquent. Au même moment de nouvelles forces suisses arrivent en les prenant à revers. L'atmosphère surréaliste crée par les mugissements venus d'outre tombe, jettent sur les escadrons bourguignons, une forme de terreur glacée.

Ivre de rage et d'impuissance, Charles le Téméraire doit, un des derniers, quitter le champ de bataille juste avant que l'étau ne se referme sur lui.

Les Suisses ne disposent pas de cavalerie, la poursuite reste donc fort limitée.

300 Bourguignons et 200 Confédérés sont tués et il y a de nombreux blessés notamment par les flèches et carreaux. Les Suisses prennent 400 pièces d'artillerie.

Les Suisses trouvent un riche butin dans le camp abandonné par les Bourguignons, s'émerveillant de son pavillon de velours rouge, de ses armes enrichies de joyaux. Candidement, les rudes montagnards vendent pour quelques sols les diamants du Téméraire qu'ils ont reçus en butin à des brocanteurs juifs ou lombards.

Charles le Téméraire, seulement accompagné de 5 hommes, se lance dans une course éperdue qui va l'amener à Jougne, au col des Monts Jura et aux limites du Pays Comtois. Le château Jougne, incendié peu avant, ne peut lui offrir d'abri.

La distance avec Grandson, 25 km, ne constitue pas un matelas sécuritaire suffisant. Il fait déjà nuit, la neige au sommet est sûrement abondante, la plaine suisse est elle-même enneigée.

Pourtant Charles le Téméraire se lance dans une traversée diagonale de la Haute Joux par la vieille route de Salins à la Suisse, après avoir franchi le Doubs à l'Abergement Sainte Marie.

Avec une escorte à peine étoffée, Charles le Téméraire passe Chantegrue, franchit les crêtes à plus de 1 200 mètre d'altitude, certainement vers Taremberg, puis redescent sur le Léal et Mibois, près de Mignovillard.

Par Bief du Fourg, Charles le Téméraire arrive à Nozeroy, dans le château de Louis de Chalon, son lieutenant qui vient précisément de perdre la vie à Grandson.

Charles le Téméraire semble avoir perdu à Grandson outre son armée une bonne partie de son potentiel analytique. Un de ces compagnons raconte même qu'après cette déroute, il n'a retrouvé ni sa santé ni ses esprits. Charles le Téméraire ne se lave plus, ne se déshabille plus, il boit beaucoup de vin, ne dort plus la nuit, souffre de l'estomac.

Charles le Téméraire ne passe que 2 ou 3 jours à Nozeroy.


Le duc René II d'Anjou à la tête de ses troupes suisses devant la ville de Saint-Dié -Liber Nanceidos - Pierre de Blarru, 1519 Antoine dit le Grand Bâtard de Bourgogne La France en 1477

Bataille de Nancy

Olivier de la Marche Prisonnier

Mort de Charles le Téméraire

Mort de Claude de Dinteville Seigneur de Commarin et d'Échenay en Haute-Marne

Antoine de Bourgogne Prisonnier

Charles le Téméraire se replie sur Dijon où il commence à lever de nouvelles troupes et à équiper sa nouvelle armée.

René II d'Anjou, ne reste pas inactif. La Confédération Suisse ne souhaite pas intervenir, mais l'autorise à engager 9 000 mercenaires, ce qu'il fait, financé par Louis XI. Huit mille soldats alsaciens le rejoignent également. Le lieu de regroupement des armées est fixé à Saint-Nicolas de Port.

Un détachement bourguignon envoyé en éclaireur le 2 janvier 1477 est surpris et taillé en pièces.

Le Comte de Campobasso et ses troupes se rallient au Lorrain le 4 janvier 1477. C'est une armée de 19 à 20 000 hommes qui se rassemble.

Charles le Téméraire, apprenant l'arrivée prochaine de l'armée de René II d'Anjou, prend position sur une éminence à proximité de Jarville. Malgré la défaite de Morat, où il avait été attaqué sur son flanc, Charles le Téméraire néglige la protection de son côté droit, qui est sur la lisère du bois de Saurupt.

Avant l'aube du dimanche 5 janvier 1477, René II d'Anjou quitte Saint-Nicolas de Port. Son armée avance dans la campagne lorraine recouverte de neige.

À Laneuveville, des éclaireurs repèrent un guetteur bourguignon et le tuent.

Désormais, Charles le Téméraire ne sait rien de l'armée qui arrive.

Les capitaines et René II d'Anjou, sur les rapports des éclaireurs décident de contourner l'armée bourguignonne par le bois de Saurupt pour l'attaquer de flanc.

Pour donner le change, ils envoient un petit détachement, commandé par Vautrin Wisse, par la route de Nancy à Saint-Nicolas de Port.

L'effet de surprise est total et le sort de la bataille se joue en quelques minutes.

Josse de Lalaing reçoit le premier assaut, est grièvement blessé et meurt.

Jacques Galleotto, blessé, s'enfuit avec ses troupes le long de la Meurthe, la traverse au gué à Tomblaine et s'enfuit vers le nord.

Charles le Téméraire tente de se tourner contre l'assaillant, mais le gros de ses troupes se disloque et s'enfuit.

Campobasso tient le pont de Bouxières-aux-Dames, au nord de Nancy, et massacre l'armée bourguignonne qui tente de fuir vers Metz, se contentant de ne faire prisonnier que les seigneurs importants, dont Olivier de la Marche.

Alors qu'il pourchasse les fuyards de son armée, Charles le Téméraire trouve la mort.

Il est vraisemblablement assassiné par l'un de ses généraux, le condottiere napolitain Campobasso qu'il avait insulté auparavant.

Claude de Dinteville meurt aux côtés de Charles le Téméraire.

Les défenseurs de la ville font une sortie et pillent le camp bourguignon.

Ce n'est que le lendemain, sur les indications de Baptiste Colonna, un page du duc de Bourgogne qui l'avait vu tomber à proximité de l'étang Saint-Jean, que Charles le Téméraire est retrouvé et identifié. Son corps est défiguré et à moitié dévoré par les loups.

Une croix sera posée pour marquer le lieu de la mort du Téméraire. Ce lieu se trouve actuellement place de la Croix de Bourgogne.

Charles le Téméraire est inhumé à la collégiale Saint-Georges.

Devant le numéro 30 de la Grand-Rue à Nancy, une indication 1477 sur les pavés indique l'emplacement où le corps du Téméraire fut déposé avant son inhumation.

En souvenir de la défaite du Téméraire, la ville adopte comme emblème le chardon et comme devise non inultus premor (nul ne s'y frotte, ou qui s'y frotte s'y pique)

Antoine de Bourgogne est fait prisonnier à la bataille de Nancy.

Louis XI demande instamment à René II d'Anjou, Duc de Lorraine, de lui céder le prisonnier.

Antoine de Bourgogne prie René II d'Anjou de ne pas le livrer au plus implacable ennemi de sa maison, et lui offre une rançon considérable.

René II d'Anjou le conduit lui-même au monarque français, qui l'achète pour la somme de 10 000 écus.

Mais, à l'étonnement de toute l'Europe, il le comble d'honneurs et de biens, espérant se l'attacher.

En effet, Antoine de Bourgogne le sert avec zèle.



Mort d'Antoine de Bourgogne

Antoine de Bourgogne meurt le 5 mai 1504.

Il est inhumé à Tournehem.


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