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Événements contenant la ou les locutions cherchées



40 événements affichés, le premier en -397 - le dernier en 338



Naissance d'Antipater

Antipatros ou Antipater naît en 397 avant Jésus-Christ.



Mariage d'Antipater

Antipater a pour enfants:



Naissance de Cassandre de Macédoine

Kássandros ou Cassandre de Macédoine naît en 358 avant Jésus-Christ, fils d'Antipater.



Guerres de Philippe II de Macédoine contre les Illyriens les Grecs

Parménion s'illustre dans les guerres de Philippe II de Macédoine contre les Illyriens en 356 avant Jésus-Christ et les Grecs. Parménion est, avec Antipater, l'un des principaux généraux,.


Eschine - copie romaine d'un buste du IVe siècle avant Jésus-Christ. - Musée Pio-Clementino

Paix de Philocrate

Ligue Amphictyonique de Delphes

Procès contre Eschine

En 346 avant Jésus-Christ, après bien des lenteurs, Athènes et la Macédoine concluent le traité de Paix de Philocrate ou Philocratès qui est signé au cours d'une seconde ambassade.

Antipater et Parménion représente Philippe II de Macédoine.

Eschine représente Athènes

L'accord entérine la situation :

La situation de la Phocide n'est pas précisée.

Philippe s'empresse de l'envahir.

Les Phocidiens sont dispersés et doivent reconstruire le trésor d'Apollon.

La Macédoine adhère à la Ligue Amphictyonique de Delphes, une organisation religieuse.

La Paix amphictyonique accorde à Philippe II de Macédoine et à ses descendants les deux voix des Phocidiens au conseil amphictyonique.

Eschine se trouve accusé par Timarque, un partisan de Démosthène, de corruption et de complicité avec Philippe II de Macédoine.

Eschine produit son discours Contre Timarque, et est acquitté facilement.

Hypéride se range aux côtés de Démosthène, contre Philippe II de Macédoine.



Antipater Gouverneur la Macédoine

En 342 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine charge Antipater de gouverner la Macédoine pendant qu'il mène campagne contre des tribus thraces.

Durant cette régence, Antipater se distingue en envoyant des troupes en Eubée contre Athènes qui essaye de soulever les cités contre la domination macédonienne.

A l'automne 342 avant Jésus-Christ, Antipater représente Philippe II de Macédoine à la Ligue Amphictyonique de Delphes.



Prise de Hèraion Teichos ou d'Haïronéa

Bataille de Chéronée

Philippe II de Macédoine se tourne vers la Thrace, divisée en 3 royaumes à la mort de Cotys, Roi des Odryses.

À l'appel de l'un des rois, Philippe II de Macédoine assiège la forteresse d'Hèraion Teichos, au bord de la Propontide.

Ce mouvement menace directement les intérêts athéniens, à la fois à cause de leurs clérouquies de Chersonèse, mais aussi à cause de leur approvisionnement en blé.

Athènes vote d'abord l'envoi d'un contingent massif, mais la nouvelle exagérée d'une maladie de Philippe II de Macédoine les dissuade de l'envoyer effectivement.

En 338 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine prend Hèraion Teichos et livre la forteresse à la cité de Périnthe, qui a également fait appel à lui.

Thèbes et Athènes combattent les armées macédoniennes à Chéronée, fin août 338 avant Jésus-Christ.

Hypéride est membre du Conseil, en conséquence de quoi il ne peut prendre part à la bataille de Chéronée.

Philippe II de Macédoine bat l'armée des villes grecques, mettant définitivement fin à l'indépendance d'Athènes et des cités grecques.

Un lion de pierre est édifié à la mémoire du bataillon sacré des Thébains qui périrent.

Philippe II de Macédoine conquiert la Grèce entière et impose son hégémonie à Athènes, Thèbes, Corinthe ….

Thèbes est traitée durement par Philippe II de Macédoine.

Antipater est envoyé en ambassade à Athènes afin de conclure un traité de paix et de rendre les dépouilles des athéniens morts au combat. Athènes est traitée avec clémence.

Philippe II de Macédoine pense qu'il aura besoin de la flotte athénienne lorsqu'il attaquera la Perse et craint qu'Athènes ne se révolte si elle est malmenée.

Démosthène continue à plaider en faveur de la résistance au Macédonien, par exemple dans son Oraison funèbre des morts de la guerre.

Nommé commissaire chargé de la surveillance des travaux de reconstruction des fortifications, Démosthène y contribue sur sa propre fortune.


Royaume de Macédoine à la mort de Philippe II

Mort de Philippe II de Macédoine

Alexandre III le Grand Roi de Macédoine

Destruction de Thèbes

Parménion remporte quelques succès en Asie Mineure en 336 avant Jésus-Christ.

Mais Philippe II de Macédoine meurt en août 336 avant Jésus-Christ, assassiné au cours d'un banquet par Pausanias, l'un de ses officiers.

Il paraît vraisemblable qu'Olympias d'Épire trempe dans cet assassinat.

Alors que les cités grecques avaient tenu Philippe II de Macédoine pour quantité négligeable, elles le craignent désormais.

Sous son règne, le royaume de la Macédoine a un développement politique et économique très intense. La Macédoine se transforme en royaume puissant qui impose son hégémonie à la Péninsule Balkanique.

Philippe II de Macédoine introduit la monnaie unique et organise la structure unique de l'État.

Démosthène compose sa première Philippique.

Alexandre le Grand monte sur le trône sous le nom d'Alexandre III de Macédoine. Il élimine tous les conspirateurs qui s'opposent à son avènement.

Alexandre le Grand est défini comme étant :

Antipater est, avec Parménion, le général le plus expérimenté.

Antipater, proche d'Alexandre le Grand et d'Olympias d'Épire, aide le jeune Alexandre le Grand à accéder au trône.

Philippe III Arrhidée ne fait pas figure de prétendant sérieux face à Alexandre le Grand qui lui épargne la vie.

Philippe III Arrhidée est frappé d'une incapacité mentale qui l'écarte très tôt de la succession royale. Pour certaines sources, c'est un poison donné par Olympias d'Épire qui serait responsable de cet état. Il est peut-être simplement épileptique.



Guerre contre la Perse

Antipater Régent de Macédoine

Héphaestion commandant de l'escadron de la garde royale.

Rédaction de la biographie épique d'Alexandre le Grand

Au printemps 334 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand part en guerre contre la Perse.

Olympias d'Épire, sa mère ne le reverra plus.

Antipater conseille vainement à Alexandre le Grand de ne pas commencer l'expédition asiatique avant qu'il n'ait un héritier.

Antipater devient Régent de Macédoine et Stratège d'Europe à charge pour lui de préserver la ligue de Corinthe tout en réprimant d'éventuels mouvements de rébellion en Grèce.

Antipater mène une politique avisée et montre son attachement à une monarchie traditionnelle et patriarcale dans laquelle la noblesse peut s'exprimer librement au sein du Conseil royal. Antipater apparaît de fait comme le souverain aux yeux des Macédoniens.

Antipater utilise la ligue de Corinthe afin de maintenir les Grecs dans la dépendance tout en s'appuyant sur des régimes oligarchiques ou tyranniques soutenus par des garnisons macédoniennes.

Alexandre le Grand traverse l'Hellespont (les Dardanelles) depuis Sestos et débarque à Abydos en Phrygie hellespontique.

Son armée forte de 32 000 fantassins et 5 000 cavaliers, macédoniens et grecs, a comme généraux :

Philippe III Arrhidée accompagne Alexandre le Grand.

Il le seconde dans certaines circonstances montrant qu'il n'en est pas moins considéré comme un membre à part entière de la famille royale.

Callisthène, le neveu d'Aristote, est chargé de rédiger la biographie épique d'Alexandre le Grand c'est-à-dire le Récit de ses campagne. Elle s'achèvera vers 330 avant Jésus-Christ.


Bataille du Granique -Gravure inspirée d'une fresque de Charles Le Brun

Bataille du Granique

Mort de Spithridatès

Mort d'Arsitès

Darius III Codoman ne prend pas tout de suite la mesure du débarquement macédonien. Il laisse aux satrapes d'Asie Mineure, le soin d'arrêter l'armée macédonienne.

Memnon de Rhodes, le chef des mercenaires grecs de Darius, est partisan d'une politique de la terre brûlée face aux Macédoniens.

Conscient de l'infériorité de l'armée perse, il propose d'entraîner les troupes d'Alexandre le Grand vers l'intérieur du pays, tandis que la flotte perse porterait la guerre jusqu'en Macédoine.

Mais les satrapes perses, méfiants envers un étranger grec et confiants dans leur cavalerie, préfèrent dans un esprit chevaleresque livrer immédiatement bataille à l'armée d'Alexandre le Grand.

Ils concentrent alors en Phrygie hellespontique des mercenaires grecs et des cavaliers asiatiques et tiennent conseil, sans pour autant désigner de général en chef.

Le commandant est en effet partagé entre Arsitès, satrape de Phrygie hellespontique, Spithridatès, satrape de Lydie et plusieurs généraux dont Arsamès et le grec Memnon.

Héphaestion et Alexandre le Grand vont en pèlerinage à Troie et à Ilion.

Héphaestion dépose une couronne sur les tombes d'Achille et de Patrocle près de Troie. Élien explique ainsi qu'Héphaestion laisse ainsi entendre qu'il est l'amant d'Alexandre le Grand, comme Patrocle a été celui d'Achille.

En mai 334 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand rejoint alors le gros des troupes à Abydos et se de dirige vers Dascylion pour se porter à la rencontre de l'armée perse qui lui barre la route sur les rives du Granique ou Granic.

Ce cours d'eau (actuel Bigha Tschai, situé près du village de Tschinar Köpruk en Turquie) est d'assez faible importance.

La rive droite, escarpée, forme un obstacle naturel. C'est là, sur une hauteur, que s'installe l'armée perse, mal préparée, formée de 20 000 cavaliers perses et 18 000 fantassins dont plus de 10 000 mercenaires hoplites grecs commandés par Memnon de Rhodes.

La cavalerie est au premier rang, commandée par le satrape Arsitès, afin de charger les Macédoniens qui tenteraient de traverser le fleuve.

Les mercenaires grecs sont positionnés en retrait, sur la partie la plus haute du terrain.

L'armée d'Alexandre le Grand, est formée de 4 500 cavaliers dont 1 500 Compagnons et de 30 000 fantassins dont 9 000 phalangites.

Officier dans la cavalerie des Compagnons, Héphaestion commande l'escadron de la garde royale.

Perdiccas commande un taxeis de la phalange.

Antigone le Borgne commande le corps des alliés grecs de la ligue de Corinthe.

Cratère commande un corps de fantassins avec le grade de taxiarque (une taxe est un régiment, sûrement recruté sur une base régionale, de la phalange macédonienne).

Parménion commande la cavalerie thessalienne et péonienne qui ne semblent pas jouer un grand rôle dans la bataille.

Les Perses ont l'avantage de la position, Alexandre le Grand a celui de l'exposition.

Parménion, premier général, préconisant la prudence, conseille d'attendre le lendemain matin afin de provoquer l'impatience des Perses et de permettre à la phalange de traverser le fleuve sans encombre.

On ne sait :

Alexandre le Grand comprend que son infanterie ne peut traverser le fleuve sans courir le risque d'être diminués par la cavalerie perse qui est proche de la rive. Elle ne peut donc pas se défendre sans compter sur un secours réel de l'infanterie qui devra alors abandonner sa position en hauteur.

Alexandre le Grand décide alors de pousser avec la acvalerie des Compagnons une vigoureuse attaque sur l'aile gauche ennemie, là où se trouve les principaux officiers perses.

Bien que son avant-garde soit repoussée sous l'effet meurtrier des flèches adverses, Alexandre le Grand, se jette effectivement dans le fleuve et charge à la tête de ses hétaires l'aile gauche de la cavalerie perse. Emporté par le courant, il charge à l'endroit où l'aile gauche ennemie rejoint ses lignes centrales.

Alexandre le Grand affronte avec impétuosité un bataillon des Parents du Roi qui se montre tout aussi hardi dans la bataille. Alexandre le Grand abat un gendre de Darius d'un coup de lance au visage.

Blessé, Alexandre le Grand ne doit la vie sauve qu'à l'intervention d'un de ses Compagnons Cleithos qui abat le satrape Spithridatès.

La cavalerie des satrapes prend massivement la fuite, cependant que les mercenaires grecs, sans ordres véritables, ne font pas mouvement.

Face à l'indécision des hoplites grecs mercenaires, c'est l'ensemble de l'armée macédonienne, maintenant en avantage numérique après la fuite de la cavalerie, qui monte à l'assaut de leur position.

Le combat est d'une grande violence, seul 2 000 mercenaires grecs, sur 10 000, survivent et sont envoyés aux travaux forcés en Macédoine. Pour Alexandre le Grand ils se sont opposés à la cause de l'hellénisme et ne méritent aucune pitié.

Les Perses perdent 2 000 cavaliers et 10 000 fantassins.

Arsitès se suicidera peu après.

L'armée d'Alexandre le Grand n'aurait perdu que 110 ou 145 hommes.

Ce chiffre semble peu réaliste, si l'on en juge par la violence de l'engagement, et se révèle probablement sous-estimé.

Alexandre le Grand démontre son art de la manœuvre et le rôle considérable que joue dans ses actions stratégiques la mobilité, en particulier celle de sa cavalerie lourde.

Antipater envoie des renforts lors de l'hiver de 334 avant Jésus-Christ à 333 avant Jésus-Christ pendant le séjour d'Alexandre le Grand à Gordion.

Toute l'Asie Mineure hormis la Paphlagonie et la Cappadoce est soumise à Alexandre le Grand.



Siège de Mytilène

Mort de Memnon de Rhodes

Memnon de Rhodes prend contact avec le roi de Sparte, Agis III, et les cités les plus hostiles aux Macédoniens.

Antipater est rapidement aux prises avec les cités grecques qui profitent de l'absence d'Alexandre le Grand pour se soulever.

Antipater doit faire face en Égée à la flotte perse commandée par Memnon de Rhodes qui, heureusement pour Antipater, meurt durant le siège de Mytilène au début 333 avant Jésus-Christ.



Révolte de tribus thraces

En 332 avant Jésus-Christ, Antipater doit faire face à la révolte de tribus thraces contre la tutelle macédonienne emmenées par Memnon, gouverneur de Thrace et probablement en lien avec Agis III.



Siège de Megalopolis

Bataille de Megalopolis

Mort d'Agis III de Sparte

Eudamidas Ier Roi de Sparte

Au printemps 331 avant Jésus-Christ, Agis III est à la tête d'une armée prête à engager le combat avec Alexandre le Grand, qui se trouve alors en Égypte.

Agis III rassemble les cités péloponnésiennes et défait le général macédonien Corragos.

Agis III se heurte néanmoins au refus d'Athènes de lui envoyer sa flotte.

Agis III assiège Megalopolis avec le soutien de contingents achéens, élidiens et arcadiens.

Antipater porte d'abord son armée contre Memnon, révolté en Thrace.

Aucune bataille n'a lieu, ce qui suggère une paix négociée entre Memnon et Antipater.

Antipater reçoit une part du trésor de Suse, ce qui lui permet de recruter de nombreux mercenaires et de lever une armée de 40 000 hommes, deux fois plus nombreuse que son adversaire.

À l'automne331 avant Jésus-Christ, Antipater gagne le Péloponnèse où Agis III assiège Mégalopolis.

Antipater mène en personne l'offensive et défait l'armée spartiate à Megalopolis.

Agis III de Sparte meurt durant ce combat.

Le charisme et la détermination d'Agis III lui permettent d'exercer la fonction royale dans toute son autorité. Agis III consacre son règne à consolider la position lacédémonienne dans le monde grec, mais ne parvient pas à contrecarrer l'hégémonie macédonienne.

Eudamidas Ier, fils d'Archidamos III et frère d'Agis III, devient Roi Eurypontide de Sparte en 331 avant Jésus-Christ.

Sparte négocie la paix directement avec Alexandre le Grand qui lui impose le paiement de 120 talents et surtout leur entrée dans la ligue de Corinthe.

La Grèce entre sous la férule d'Antipater dans une période de paix jusqu'en 322 avant Jésus-Christ.



Exile d'Olympias d'Épire en Épire

Olympias d'Épire envoie à son fils plusieurs lettres dénonçant la déloyauté d'Antipater. Les relations entre Antipater et Olympias d'Épire se détériorent gravement.

En 331 avant Jésus-Christ, Olympias d'Épire est contrainte de s'exiler en Épire dont elle exerce la régence.

Olympias d'Épire gouverne au nom d'un de ses petit-fils, né de sa fille Cléopâtre de Macédoine et de son frère Alexandre le Molosse, Roi d'Épire.



Retour des vétérans en Macédoine

Afin notamment d'éloigner Héphaestion et Cratère, Alexandre le Grand ordonne à Cratère de retourner en Macédoine à la tête d'une troupe de vétérans.

Diodore de Sicile fait dire à Alexandre le Grand : "Cratère, certes, aimait son roi, mais Héphaestion aimait Alexandre ".

Polyperchon se distingue au combat mais aussi par sa franchise qui le fait emprisonner par le conquérant quelques mois.

Cratère et Polyperchon ramènent les vétérans, dont les Argyraspides, en Macédoine.

Polyperchon devient alors rapidement un proche d'Antipater



Alexandre le Grand honoré comme Dieu Invaincu

Convocation d'Antipater à Babylone

Au fil de la conquête de l'Asie, Antipater manifeste de plus en plus sa réticence envers la politique orientalisante d'Alexandre le Grand, le préjugé envers les Barbares d'Asie étant encore tenace en Grèce comme en Macédoine.

En 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand annonce aux Grecs qu'ils doivent désormais l'honorer d'un culte public en tant que Dieu Invaincu (Théos Anikètos).

En outre, Antipater ne conçoit pas qu'un roi puisse recevoir des honneurs divins et n'admet pas la nouvelle politique impériale d'Alexandre le Grand en Grèce. Antipater considère que le roi s'immisce dans les affaires intérieures des cités en leur ordonnant le retour des bannis et d'un rétablissement dans leurs biens. Antipater est chargé de faire appliquer ces édits royaux tandis que son hostilité à l'égard de cette politique remonte jusqu'à Alexandre le Grand par le biais d'Olympias d'Épire.

Encouragé par Olympias d'Épire, à la fin du printemps 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand appelle Antipater à Babylone pour lui demander des comptes. Mais Antipater refuse et envoie son fils Cassandre de Macédoine, accompagné de Iolas, plaider sa cause.

Alexandre le Grand charge le fidèle Cratère de retourner en Macédoine avec un contingent de vétérans avec secrètement pour mission de destituer Antipater, par la force si nécessaire.

Mais la mort d'Alexandre le Grand empêchera ce plan de se réaliser.



Polyperchon Second d'Antipater

Polyperchon devient le second d'Antipater en 324 avant Jésus-Christ.


L'Empire d'Alexandre le Grand

Mort d'Alexandre le Grand

Philippe III Arrhidée Roi de Macédoine

Alexandre IV de Macédoine Roi de Macédoine

Perdiccas Régent de l'empire d'Alexandre le Grand

Antigone le Borgne Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie

Cratère tuteur des rois

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Alexandre le Grand passe près d'un an à organiser ses possessions et à achever une étude du golfe Persique en préparation à de futures conquêtes.

Pour unifier ses conquêtes, Alexandre le Grand fonde un grand nombre de cités, beaucoup du nom d'Alexandrie.

Bien situées, correctement pavées et approvisionnées en eau potable, ces cités sont autonomes mais sujettes aux édits du roi.

Alexandre le Grand étend très loin l'influence de la civilisation grecque et prépare la voie aux conquêtes de l'empire romain.

Alexandre le Grand arrive à Babylone au printemps de 323 avant Jésus-Christ.

En mai 323 avant Jésus-Christ, le banquet dionysiaque fatal à Alexandre le Grand réunit les Compagnons les plus proches du roi, parmi lesquels figurent Eumène de Cardia.

Alexandre le Grand contracte une fièvre maligne qui l'emporte en une dizaine de jour le 13 juin 323 avant Jésus Christ. D'après les symptômes décrits par les témoins, on pense qu'il est mort :

l'hypothèse de l'empoisonnement est écarté vu le temps qu'il met à mourir.

La mort d'Alexandre le Grand apparaît être une bonne nouvelle pour Antipater.

La coïncidence entre l'arrivée de Cassandre de Macédoine et d'Iolas et la mort brutale du roi alimente rapidement les suspicions. Iolas est l'échanson d'Alexandre le Grand, c'est à dire l'officier chargé de servir à boire au roi, ce qui lui donne nombre d'opportunités d'empoisonner le roi.



Partage de Babylone

Perdiccas Régent

Antipater Stratège d'Europe

Cratère protecteur des rois

Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie,

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Ptolémée Ier Sôter Satrape d'Égypte

Lysimaque Satrape de Thrace

Lors du conseil de Babylone, Ptolémée Ier Sôter propose que l'on conduise les délibérations autour du trône et des attributs d'Alexandre le Grand.

Afin de conserver l'intégrité de l'empire d'Alexandre le Grand, à Babylone, les généraux d'Alexandre le Grand et la phalange arrive à compromis qui prévoit que Alexandre IV de Macédoine, encore in utero, devient roi conjointement avec son oncle Philippe III Arrhidée.

Un triumvirat est formé d'Antipater, de Perdiccas et de Cratère.

La légende suivant laquelle Alexandre le Grand aurait donné l'anneau royal à Perdiccas sur son lit de mort lui sert de légitimation royale selon certaines sources.

Perdiccas conserve, en tant que chiliarque (régent), l'exercice de l'autorité centrale au nom de Philippe III Arrhidée, déficient mental et incapable de gouverner.

Perdiccas s'oppose rapidement aux divers satrapes, méfiants envers son autoritarisme et désireux eux-mêmes d'accroître leur pouvoir.

Antipater est confirmé dans ses fonctions de stratège d'Europe.

Cratère est en Cilicie, sur le chemin de la Macédoine avec les vétérans, lors de la mort d'Alexandre le Grand.

Malgré son absence, le prestige de Cratère est tel qu'il obtient la charge de protecteur ou tuteur (prostatès) des rois Philippe III Arrhidée et le futur Alexandre IV.

Antigone le Borgne, lui aussi absent au moment du partage, obtient, en plus de la Grande-Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, ce qui lui offre une vaste façade maritime.

La satrapie de Cappadoce est donnée à Eumène de Cardia.

Ptolémée Ier Sôter reçoit la riche satrapie d'Égypte.

Dès 323 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter s'empare au mépris des accords de Babylone de la Cyrénaïque.

Archon reçoit la satrapie de Babylonie.

Séleucos Ier Nicator est nommé hipparque de la cavalerie, commandement prestigieux qu'ont exercé avant lui Héphaistion et Perdiccas. Il passe, ainsi, à côté de la répartition des diverses satrapies.

Membre de l'entourage de Perdiccas dont Séleucos Ier Nicator commande la cavalerie.

Lysimaque reçoit la Thrace, dont la Chersonèse qui offre une position stratégique sur l'Hellespont.



Guerre lamiaque

Siège de Lamia

Mort de Léosthène

La guerre lamiaque dure de 323 avant Jésus-Christ à 322 avant Jésus-Christ.

Sparte est trop faible pour y participer.

Dès la mort d'Alexandre le Grand, les Athéniens se soulèvent contre la domination macédonienne. Hypéride suscite une alliance et reçoit des contingents d'Étolie, de Locride, de Phocide et même d'Épire et en confie le commandement au stratège Léosthène

Antipater doit faire face à cette nouvelle coalition.

Fort d'un contingent de mercenaires payés avec le trésor pris à Harpale, Léosthène défait les Macédoniens en Béotie.

En fin 323 avant Jésus-Christ, Antipater doit abandonner les Thermopyles et décide, vu l'infériorité numérique de son armée, de s'enfermer dans Lamia en attendant les renforts venus d'Asie.

Lysimaque ne peut venir en aide à Antipater car il est occupé à soumettre les tribus thraces.

Antipater envoie une ambassade conduite par Hécatée, tyran de Cardia, auprès de Léonnatos afin que celui-ci, qui est censé mener campagne en Cappadoce au profit d'Eumène de Cardia, passe en Macédoine.

Antigone le Borgne et Léonnatos refuse d'aider Eumène de Cardia, le scribe grec, à entrer en possession de la satrapie de Cappadoce qui lui a été attribuée.

Léonnatos, arrivé aux portes de la Cappadoce, vole au secours d'Antipater à Lamia, avec l'armée prévue pour la conquête de la Cappadoce.

Au cours du siège de Lamia, lors de l'hiver 323 avant Jésus-Christ, Léosthène s'approche imprudemment des murs de la cité et est tué d'un jet de pierre.

Il est remplacé à la tête des Grecs coalisés par Antiphile.



Bataille navale dans l'Hellespont

Mort de Léonnatos

Bataille navale d'Amorgos

Bataille de Crannon

Nouvel exil de Démosthène

Fin de la démocratie à Athènes

Mort d'Hypéride

Mort de Démosthène

La supériorité de la flotte athénienne, considérablement renforcée depuis l'administration de Lycurge, cesse avec l'arrivée en Égée d'une puissante escadre phénicienne et chypriote.

Cleithos, l'amiral macédonien, défait la flotte athénienne dans l'Hellespont permettant la traversée des troupes de Léonnatos.

Léonnatos meurt aux pieds des remparts de Lamia mais l'arrivée de son armée permet à Antipater d'évacuer la cité.

Au printemps 322 avant Jésus-Christ, la flotte athénienne est détruite au large d'Amorgos. Cette grave défaite marque la fin de la puissance navale athénienne.

Les institutions de la démocratie athénienne sont abolies, seule la Boulè perdurera, cantonnée à un rôle de conseil municipal.

Elle permet de libérer la mer Égée et d'amener en Grèce les renforts de Cratère. À la tête d'un contingent de 50 000 fantassins et 5 000 cavaliers vétérans, celui-ci rejoint Antipater, à l'été 322 avant Jésus-Christ.

L'apport de ces troupes est décisif. En août 322 avant Jésus-Christ, les alliés grecs sont écrasés à la bataille de Crannon en Thessalie.

Antipater impose à Athènes une paix drastique. La démocratie est abolie pour être remplacée par un régime oligarchique.

Le peuple désigne Hypéride pour prononcer l'éloge funèbre du stratège Léosthène et de ses soldats, tombés au cours de la guerre.

Démosthène doit à nouveau à fuir, cette fois en compagnie de l'orateur Hypéride, pour échapper aux soldats d'Antipater.

Hypéride est torturé, on lui arrache la langue. Hypéride meurt à Égine en 322 avant Jésus-Christ exécuté par le parti pro-macédonien, avec ses partisans.

En 322 avant Jésus-Christ, Démosthène se réfugie dans le temple de Poséidon situé dans l'île de Calaurie (aujourd'hui Poros), au large de l'Argolide.

Plutarque rapporte que Démosthène est abordé dans le temple par un dénommé Archias, ancien acteur et affidé d'Antipater. Il veut attirer Démosthène hors de l'enceinte sacrée en lui promettant la vie sauve.

Démosthène refuse, et prétendant écrire une lettre à sa famille, s'empoisonne en mordillant l'extrémité de son calame, comme il a l'habitude de le faire en réfléchissant.



Mariage de Denys avec Amastris

Mariage de Cratère avec Phila

Antipater offre à Cratère d'épouser sa fille. Cratère préfère Phila à Amastris.

Cratère épouse en 322 avant Jésus-Christ Philæ ou Phila, fille d'Antipater. Leur enfant est :

Denys, tyran d'Héraclée du Pont, en Bithynie, épouse en 322 avant Jésus-Christ Amastris. Leurs enfants sont :



Projet de mariage de Perdiccas avec Nikaia

Antipater veut conclure une alliance avec Perdiccas en lui offrant d'épouser sa fille Nikaia, ce que Perdiccas a accepté.



Coalition d'Antipater, de Ptolémée Ier Sôter, de Cratère et d'Antigone le Borgne contre Perdiccas

Perdiccas désire en effet capter à son profit le prestige de la dynastie argéade afin de conforter sa prétention au trône de Macédoine.

Convoqué par Perdiccas devant un tribunal de l'armée, Antigone le Borgne s'enfuit avec Démétrios Ier Poliorcète, son fils, auprès d'Antipater et de Cratère.

Arrivée en Macédoine, Antigone le Borgne révèle à Antipater et Cratère les ambitions royales de Perdiccas. Cela les incite à abandonner ce projet d'invasion de l'Étolie.

Antigone le Borgne entre dans la coalition qui réunit Antipater, Ptolémée Ier Sôter et Cratère contre Perdiccas.

Perdiccas charge Eumène de Cardia e de contenir en Asie Mineure les armées d'Antipater, d'Antigone et de Cratère.



Dépouille d'Alexandre le Grand aux mains de Ptolémée Ier Sôter

Vers 322 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter détourne vers Alexandrie le convoi funéraire qui doit conduire la dépouille sacrée d'Alexandre le Grand de Babylone jusqu'en Macédoine.

Ce qui suscite la réaction immédiate de Perdiccas, chiliarque de l'empire, qui porte son armée contre l'Égypte.

Perdiccas laisse Eumène de Cardia en Asie Mineure avec son frère, Alcétas, pour lutter contre la coalition d'Antipater, de Cratère et d'Antigone le Borgne.

Nikaia arrive en Asie Mineure où se trouve Perdiccas avant l'automne 322 avant Jésus-Christ.



Mariage de Perdiccas avec Cléopâtre

Olympias d'Épire veut porter tort à Antipater et cherche à se débarrasser de Philippe III Arrhidée.

Pour cela, elle recherche l'alliance de Perdiccas. Olympias d'Épire lui propose d'épouser Cléopâtre de Macédoine, sa fille, la sœur d'Alexandre le Grand, veuve d'Alexandre d'Épire, et de ramener en Macédoine la dépouille d'Alexandre.

Perdiccas finit donc par renoncer à Nikaia et épouse au début de 321 avant Jésus-Christ Cléopâtre. Elle fait de lui l'oncle du jeune Alexandre IV.



Mariage de Lysimaque avec Nikaia

Lysimaque entame un rapprochement avec Antipater. Lysimaque épouse vers 321 avant Jésus-Christ Nikaia, la fille d'Antipater. Leurs enfants sont :



Guerre Antigone le Borgne et Cratère contre Eumène de Cardia

Mort de Cratère

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Antigone le Borgne débarque à Éphèse.

Antipater et Cratère traversent sans difficulté l'Hellespont, les troupes de Perdiccas désertant en masse.

Perdiccas, alors stationné en Cilicie avec les rois, décide de marcher contre Ptolémée Ier Sôter, tandis qu'Eumène de Cardia est chargé de défendre l'Asie Mineure contre Antipater et ses alliés.

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia défait Cratère en Asie Mineure.

Cratère meurt en Cappadoce dans l'affrontement.



Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Eurydice

Antipater cherche aussi à s'allier les bonnes grâces de Ptolémée Ier Sôter en lui offrant la main de sa fille. Ptolémée Ier Sôter épouse en 321 avant Jésus-Christ Eurydice, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :



Mort de Perdiccas

En 321 avant Jésus-Christ, la frontière orientale est bien défendue par Ptolémée Ier Sôter.

Perdiccas échoue devant Péluse et tente en vain de faire passer le Nil à son armée.

Mais sa morgue lui aliène ses soldats dont les Argyraspides. Perdiccas meurt en Égypte en 321 avant Jésus-Christ assassiné dans sa tente par deux de ses officiers :

À l'automne 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia manque de livrer bataille à Antipater en Lydie mais Cléopâtre parvient à le convaincre de quitter Sardes et d'éviter le combat avec le prestigieux régent.



Conseil de Triparadisos

Antipater protecteur des rois

Antigone le Borgne Stratège d'Asie

Cassandre de Macédoine Chiliarque de la cavalerie

Mariage de Démétrios Ier Poliorcète avec Phila

La mort de Perdiccas sonne le glas de l'unité impériale et entraîne un nouveau partage de l'empire.

Le conseil de Triparadisos a lieu en Syrie. Antipater est présent pour la première fois en Asie.

Ptolémée Ier Sôter refuse intelligemment la régence de l'empire.

Le titre d'épimélète (protecteur) des rois est d'abord prévu pour échoir à Antigone le Borgne.

Antipater subit à Triparadisos une mutinerie fomentée par Eurydice. L'armée réclame en effet auprès d'Antipater les gratifications promises par Alexandre le Grand. Eurydice accuse Antipater en public mais l'intervention des troupes d'Antigone le Borgne permet au régent de reprendre le contrôle de la situation.

Le pouvoir d'Antipater à la tête de la régence de Macédoine est renforcé. Il reçoit les pleins pouvoirs avec ce titre d'épimélète des rois.

En plus d'un maintien dans ses satrapies, Antipater confie à Antigone le Borgne le poste de stratège d'Asie alors que Cassandre de Macédoine lui est adjoint comme second et nommé chiliarque de la cavalerie.

Antigone le Borgne se voit confier le commandement de la guerre contre Eumène de Cardia avec mission de le tuer.

Cassandre de Macédoine, qui n'accepte pas d'être ainsi placé au second rang, entre en conflit avec Antigone le Borgne.

Succédant à Archon, Séleucos Ier Nicator reçoit la satrapie de Babylonie.

Les grands satrapes n'ont plus à rendre de compte à une autorité centrale.

Antipater se laisse convaincre par Cassandre de Macédoine, son fils, de revenir en Macédoine accompagné d'Alexandre IV plutôt que de le laisser sous la tutelle d'Antigone, marquant ainsi sa défiance envers se dernier. Pour compenser cette défiance, Antipater marie sa fille au fils d'Antigone.

Phila est veuve de Cratère.

Démétrios Ier Poliorcète, fils d'Antigone le Borgne, épouse Phila, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :

Cette union, qui durera 33 ans, ne sera guère heureuse car Démétrios Ier Poliorcète s'entoure rapidement de nombreuses maîtresses. Phila ne semble guère avoir joué un rôle politique.

La décision de ramener les rois en Macédoine est lourde de conséquences. Ils quittent le centre de l'empire et commencent à être marginalisés. L'Asie est désormais livrée aux ambitions d'Antigone le Borgne.



Invasion de la Thessalie par les Étoliens

Mort de Démade

Profitant du départ d'Antipater et de Cratère pour l'Asie, les Étoliens envahissent la Thessalie.

La Thessalie est reconquise par Polyperchon aidé par une invasion d'Acarnaniens, sans doute suscitée par les Macédoniens.

La cité d'Athènes retrouve une certaine prospérité sous le gouvernement de Phocion.

Mais le ressentiment contre les Macédoniens, dont une garnison tient le fort de Munychie, reste fort.

Aussi Démade, considéré comme un ami de la Macédoine, est envoyé auprès d'Antipater afin d'obtenir le départ des troupes occupantes.

Mais Démade, accusé d'avoir auparavant trahi au profit de Perdiccas, est exécuté par Cassandre de Macédoine après avoir vu son fils égorgé.



Naissance d'Antigone II Gonatas

Antigone II Gonatas naît vers 320 avant Jésus-Christ ou 319 avant Jésus-Christ, fils de Démétrios Ier Poliorcète et de Phila Ire.

Il est à la fois le petit-fils d'Antigone le Borgne et d'Antipater.



Négociations de paix entre Eumène de Cardia et Antipater

Au début 319 avant Jésus-Christ, la menace que représente désormais Antigone en Asie oblige Antipater à infléchir sa politique, et peut-être déjà à préparer un recours à Eumène de Cardia.

En effet celui-ci, réfugié dans la forteresse de Nora en Cappadoce, a proposé des négociations de paix à Antipater par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia, le futur historien des diadoques.

Cette ambassade, accueillie avec les honneurs par Antipater, démontre qu'un rapprochement a eu lieu entre Antipater et Eumène de Cardia au détriment d'Antigone le Borgne.



Mort d'Antipater

Polyperchon Régent de Macédoine

Eumène de Cardia Commandement de l'armée royale macédonienne

Eumène de Cardia satrape de Cappadoce

Antipater prend soin d'établir un testament dans lequel il nomme à sa succession selon la tradition Polyperchon, l'aîné des généraux macédoniens, le stratège le plus expérimenté.

Ce choix conduit à l'éviction volontaire et réfléchie de Cassandre de Macédoine, fils d'Antipater.

Antipater meurt à l'été 319 avant Jésus-Christ.

Polyperchon devient régent de Macédoine et épimélète des rois, à charge pour lui de maintenir la Macédoine hors du giron d'Antigone le Borgne et de Ptolémée Ier Sôter.

Cassandre de Macédoine est confirmé dans ses fonctions de chiliarque équestre.

Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter et Antigone le Borgne refusent de reconnaître l'autorité de Polyperchon.

Des factions s'organisent autour de chacun des protagonistes :

Cassandre de Macédoine revendique l'héritage de son père et s'impose en Macédoine.

Antigone le Borgne s'institue comme le maître de toute l'Asie mineure.

Ptolémée Ier Sôter s'empare de la Syrie-Phénicie face à Laomédon, qui a pourtant été choisi pour cette tâche par le pouvoir central.

Eumène de Cardia, toujours enfermé dans Nora, reçoit de Polyperchon le titre de stratège autokrator d'Asie au nom des rois et le commandement de l'armée royale, à charge pour lui de vaincre Antigone le Borgne. Il récupère la satrapie de Cappadoce.

Polyperchon ordonne aux trésoriers de Kyinda en Cilicie, où demeure une grande partie du trésor de guerre d'Alexandre le Grand, de donner les moyens financiers nécessaires à Eumène pour lever une armée.

Parvenant à quitter Nora, Eumène de Cardia lève une armée et forme une coalition avec les satrapes des provinces orientales.

Pour obtenir la fidélité des troupes, essentiellement constituées de Macédoniens, Eumène de Cardia, d'origine grecque, doit rappeler sans cesse son attachement à Alexandre et aux Argéades. Le bataillon des 3 000 Argyraspides, vétérans des campagnes asiatiques, se range à l'ambition de lutter pour le maintien de l'empire.

Eumène de Cardia n'hésite pas à refuser toute gratification personnelle.

Olympias d'Épire s'allie à Polyperchon, lequel à besoin de son autorité pour vaincre Cassandre de Macédoine.



Prise de Pydna

Mort d'Olympias d'Épire

Roxane Prisonnière

Mariage de Cassandre de Macédoine avec Thessalonique

Cassandre de Macédoine craint l'influence encore forte d'Olympias d'Épire, notamment face aux soldats macédoniens.

Pydna est prise. Contraint de se rendre contre la promesse d'une vie sauve, Olympias d'Épire est livrée par Cassandre de Macédoine aux parents de ses victimes.

Olympias d'Épire meurt en 316 avant Jésus-Christ, exécutée après un simulacre de jugement.

Cassandre de Macédoine s'empare d'Alexandre IV et de sa mère, Roxane qu'il fait enfermer à Amphipolis.

Cassandre de Macédoine épouse Thessaloniké ou Thessalonique. Leurs enfants sont :

Cassandre de Macédoine entre par ce mariage dans la dynastie d'Alexandre le Grand.



Mort de Philippe IV de Macédoine

Antipater II Étesias Roi de Macédoine

Alexandre V de Macédoine Roi de Macédoine

Mort de Thessalonique

Philippe IV de Macédoine meurt en 296 avant Jésus-Christ.

Antipater II Étesias et Alexandre V de Macédoine.se partagent le trône de Macédoine sous la régence de leur mère Thessalonique

Alexandre V de Macédoine reçoit la partie ouest du royaume (à l'ouest du fleuve Axios, actuel Vardar).

L'héritage paternel est disputé par les deux frères.

Antipater II Étesias fait assassiner Thessalonique, leur mère, au prétexte qu'elle a favorisé Alexandre V de Macédoine dans le partage.

Face aux visées d'Antipater II Étesias son frère, Alexandre V de Macédoine appelle à son secours Pyrrhus Ier d'Épire, et Démétrios Ier Poliorcète.

Pyrrhus intervient rapidement, rétablit la situation au profit d'Alexandre V de Macédoine (on retrouve le partage initial) et pour prix de son intervention se fait céder d'importantes provinces frontalières de son royaume.



Alliance d'Alexandre V de Macédoine avec Démétrios Ier Poliorcète

Alliance d'Antipater II Étesias avec Lysimaque.

Alexandre V de Macédoine s'étant allié avec Démétrios Ier Poliorcète vers 295 avant Jésus-Christ, Antipater II Étesias s'allie avec Lysimaque.



Mort d'Alexandre V de Macédoine

Démétrios Ier Poliorcète Roi de Macédoine

Antipater II Étesias destitue Alexandre V de Macédoine, son frère.

Après un long périple en mer, Démétrios Ier Poliorcète s'empare de la Macédoine.

Démétrios Ier Poliorcète renverse Antipater II Étesias.

Alexandre V de Macédoine n'a alors plus qu'une idée en tête, de débarrasser de Démétrios Ier Poliorcète qui avent du projet d'assassinat.

Alexandre V de Macédoine meurt à Larissa en Thessalie en 294 avant Jésus-Christ assassiné sur ordre de Démétrios Ier Poliorcète.

Démétrios Ier Poliorcète devient Roi de Macédoine à sa place.

S'ensuit en Macédoine plusieurs années de domination par des rois étrangers.

Démétrios Ier Poliorcète étend ensuite son pouvoir sur la quasi-totalité de la Grèce.



Pillage du temple de Delphes

Mort de Ptolémée Kéraunos

Fuite d'Arsinoé II Philadelphe

Antipater II Étesias Roi de Macédoine

Mort d'Antipater II Étesias

Méléagre Roi de Macédoine

Ptolémée III de Telmessos Roi de Macédoine

Les troupes celtes traversent la Macédoine et gagnent la Grèce, pillant au passage le temple de Delphes en 279 avant Jésus-Christ.

Dépourvu d'expérience dans la défense septentrionale de la Macédoine, Ptolémée Kéraunos meurt en 279 avant Jésus-Christ en tentant de repousser l'invasion celte menée par Brennos.

Arsinoé II Philadelphe s'enfuit de nouveau et se retire à Samothrace.

En 279 avant Jésus-Christ, elle rejoint à Alexandrie Ptolémée II Philadelphe, son frère, et Arsinoé Ire, son épouse et fille de Lysimaque.

Les Celtes sont arrêtés par Antigone le Borgne, roi de Macédoine aux Thermopyles alors qu'ils faisaient route vers Delphes pour piller le sanctuaire.

Antipater II Étesias remonte un court moment sur le trône de Macédoine en 279 avant Jésus-Christ.

Antipater II Étesias meurt en 279 avant Jésus-Christ assassiné après quelques mois seulement par le général macédonien Sosthène.

Méléagre devient peu de temps Roi de Macédoine.

Ptolémée III de Telmessos tente d'occuper le trône de Macédoine.


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