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Événements contenant la ou les locutions cherchées



32 événements affichés, le premier en 1425 - le dernier en 1660



Mariage de Charles Ier de Bourbon avec Agnès de Bourgogne

Charles Ier de Bourbon épouse en 1425 Agnès de Bourgogne (1407-1476), fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis XI avec Charlotte de Savoie

Louis XI est veuf de Marguerite Stuart.

Sans le consentement de son père, Louis XI épouse à Chambéry le 2 ou le 14 février 1451 Charlotte de Savoie, fille de Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan. Leurs enfants sont :

Par-delà ce mariage apparaît pour la première fois le mirage italien.

Louis XI passant peu de temps avec elle, elle restera souvent seule à Amboise ou à Tours.

La princesse est somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant.

Néanmoins, Louis XI rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot.

Parallèlement au mariage, Louis XI et Louis Ier de Savoie signe une alliance exclusive.



Naissance d'Anne de France

Fiançailles de Nicolas d'Anjou avec Anne de France

Anne de France, dite Anne de Beaujeu, naît à Genappe en avril 1461, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie.

Encore nourrisson, Anne de France est fiancée au jeune Nicolas d'Anjou, Marquis de Pont-à-Mousson et petit-fils de René Ier d'Anjou. Louis XI leur attribue alors la vicomté de Thouars. Elle est Dame de Gien.



Attribution de la vicomté de Thouars à Anne de France

Enrichissement de Philippe de Commynes

En 1469, Louis XI attribue la vicomté de Thouars à sa fille Anne de France qui est alors fiancée à Nicolas d'Anjou. La vicomté parait alors définitivement perdue pour la famille de la Trémoïlle.


Anne de France - par Jean Hey - vers 1498- huile sur panneau droite du Triptyque - Cathédrale de Moulins Triptyque de Moulins - par Jean Hey - vers 1498- huile sur panneau central du Triptyque - Cathédrale de Moulins Pierre II de Bourbon ou de Beaujeu - par Jean Hey - vers 1498- huile sur panneau gauche du Triptyque - Cathédrale de Moulins

Mariage de Pierre II de Bourbon avec Anne de France

Pierre II de Bourbon épouse en novembre 1473 Anne de France, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Leurs enfants sont :



Marguerite d'Autriche à Amboise

Le dauphin Charles VIII de France est fiancé le 22 juin 1483 à Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien Ier de Habsbourg, conformément au traité d'Arras

En 1483, Marguerite d'Autricheest conduite à Amboise où elle est élevée en Fille de France par Madame de Segré, sous la houlette d'Anne de France.

Marguerite d'Autriche reçoit une éducation soignée, entourée de beaucoup d'égards, de tendresse et de soins.

Le Dauphin Charles VIII de France, son jeune fiancé lui manifeste de la tendresse, et elle s'éprend très vite de lui.

Charlotte d'Aragon-Naples vient en France et est placée auprès de Marguerite d'Autriche



Mort de Louis Ier de la Trémoïlle

Louis Ier de la Trémoïlle meurt en 1483.

Le jeune Louis II de La Trémoïlle se retrouve chef du clan familial. Bien placé à la cour de France, il apparaît comme l'un des familiers de la régente Anne de France.


Cénotaphe de Louis XI reconstruit au XIXe siècle Charles VIII Charles VIII

Mort de Louis XI

Charles VIII de France Roi de France

Charles VIII de France Comte de Provence et de Forcalquier

Anne de France Régente du Royaume de France

Sa vie durant, Louis XI est un perpétuel malade : brûlures d'estomac, crises de foie, goutte, congestion hémorroïdaire qui l'empêche de marcher, eczéma purulent.

Louis XI subit une troisième attaque cérébrale le 28 août 1483.

Louis XI déclare Anne de France, sœur aînée de Charles VIII de France, de "femme la moins folle de France".

Louis XI souhaite sur son lit de mort qu'elle prenne la régence, avec son époux, Pierre II de Bourbon pendant la minorité de Charles VIII de France, son frère.

Il fait remettre les sceaux au dauphin Charles VIII de France.

Jacques Coitier assiste Louis XI jusqu'au dernier moment.

Louis XI meurt au Château de Plessis-Lès-Tours dans la commune de La Riche en Indre-et-Loire le 30 août 1483 d'une congestion cérébrale.

La mise en bière semble avoir eu lieu à Lyon.

La tradition dans la monarchie française voulait que les restes mortels des souverains reposent dans l'abbaye de Saint Denis.

Le 7 septembre 1483, il est inhumé selon son vœu en la basilique Notre-Dame de Cléry et non à Saint-Denis avec ses ancêtres.

Il recommande qu'on le représente sur son tombeau dans sa force, avec son chien, son cor de chasse, en habit de chasseur.

À la Révolution française, la municipalité de Cléry évitera la vente et la destruction de la basilique. Cependant beaucoup d'éléments sont vendus ou détruits comme la statue de Louis XI. Le tombeau de Louis XI est profané par un révolutionnaire de Beaugency.

Étienne Chevalier, Seigneur de Vignau, est son exécuteur testamentaire.

Louis XI a dû être un homme complexe assez proche de celui qu'a dépeint Philippe de Commynes: à la fois bon et haineux, dissimulé mais fin psychologue, méfiant mais lucide, sachant sacrifier l'accessoire à l'essentiel.

Louis XI a le sens de l'État, de la raison d'État. Il croit que la fin justifie les moyens.

C'est le premier roi à avoir ouvertement pris la défense du petit peuple contre les grands féodaux et même contre l'Inquisition.

Les paysans vaudois du Valpute, en Dauphiné, le remerciant par le nom de Vallouise donné à leur vallée.

Louis XI, de mauvaise foi et sans scrupules, est manipulateur :

Autoritaire et parfois cruel, il fait enfermer ses ennemis dans des cages de fer, ses "fillettes".

Louis XI n'est pas physiquement particulièrement avantagé. Il est pauvrement vêtu et très avare, a l'opposé de Charles VII de France qui vécut fastueusement.

C'est un homme qui aime se déplacer dans le royaume, peu enclin à une vie de Cour.

Bien que ne reniant pas la noblesse, Louis XI se plait dans la compagnie de personnes plutôt humbles comme :

avec qui il hante les tavernes et les filles,


Louis XI et l'Église

Louis XI est d'une nature pieuse, multipliant les actes de dévotion superstitieuse et les pèlerinages avec l'âge grandissant. Il est couvert de médailles.

Il montre de la souplesse dans son comportement vis-à-vis de l'Église. Il rompt avec la politique agressivement gallicane de son père et conclut un concordat qui remplace la Pragmatique Sanction, abolie en 1461, mais dont plusieurs articles furent conservés ou rétablis.


Louis XI et l'économie

Sur décombres de la guerre de Cent Ans et de la Grande Peste, sans que le Roi, ses conseillers, ses officiers n'interviennent, s'amorce la remontée démographique, économique, artistique de la France.

Face à une noblesse et à une Église désemparées, la bourgeoisie se développe.

Surtout absorbé par la diplomatie et la guerre, Louis XI perçoit toutefois l'importance de la prospérité économique pour la puissance des États. Il s'intéresse à l'intendance.

Louis XI incite, sans succès, les nobles à répudier le préjugé de dérogeance et à pratiquer industrie et surtout commerce.

Il montre beaucoup de souplesse dans la levée des impôts, l'attitude à l'égard des villes.

Il sait aussi accepter que la "décentralisation géographique" vienne limiter la "centralisation institutionnelle"

Il veut mettre une monnaie assainie au service de l'économie française en créant en 1475, une monnaie forte : l'écu au soleil.

Il favorise l'introduction de nouvelles activités économiques en France comme la soie à Lyon et Tours. Il bâtit la première manufacture de soierie.

Il favorise le développement des foires (Lyon contre Genève).

Il cherche aussi à renforcer l'infrastructure de l'unité du royaume :

Il améliore l'organisation militaire. Il améliore les routes.

La draperie se répand dans les petites villes et les campagnes et une ordonnance royale la réglemente, en 1469, pour tout le royaume.

Il développe l'imprimerie, à Paris en 1470, à Lyon en 1473.


Louis XI et l'Agriculture

Vers 1475 s'achève "la première restauration rurale", celle qui a affecté "les anciens terroirs riches".

La spécialisation agricole fait des progrès :


Louis XI et l'Art

De nouveaux traits culturels en grande partie italiens, apparaissent parmi les survivances "médiévales". Si le gothique flamboyant demeure le style dominant, la Renaissance s'instaure lentement : miniatures et peintures de Fouquet, sculptures de Michel Colombe.

En 1483, Charles VIII de France devient Roi et Comte de Provence.

Il est âgé de 13 ans et demi, la majorité royale étant fixée alors à 14 ans.

Cet enfant, plutôt disgracieux physiquement, connaît une puberté difficile et surtout un retard dans son développement intellectuel.

Cette décision déplait à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, cousin le plus proche du Roi, qui revendique la couronne.



Révocation des aliénations faites par Louis XI au profit de l'Église

Le 31 août 1483, la régente Anne de France signe la révocation des aliénations faites par Louis XI au profit de l'Église.



Mort de Marguerite de Bourbon

Marguerite de Bourbon meurt en 1483.

Louise de Savoie, sa fille, est confiée à Anne de France, fille de Louis XI, alors régente du royaume qui aura une influence des plus importantes pour son avenir.



Réunion des états généraux du royaume de France

Mort de Jean Doyat

Mort de d'Olivier Le Daim

Louis II de La Trémoïlle Au conseil royal

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, demande la convocation des États Généraux, espérant obtenir le pouvoir.

Anne de France la régente les réunit à Tours pour leur éviter la pression de Paris du 15 janvier 1484 au 11 mars 1484.

Louis II de La Trémoïlle participe aux États Généraux de Tours et entre au conseil royal.

Philippe Pot y est député de la noblesse. Il se fit remarquer pour son éloquence et sa prestance. Cela lui vaut le nom de bouche de Cicéron. Dans son discours le plus célèbre, le 9 février 1484, il avance le principe de la souveraineté nationale en déniant le droit naturel des princes à gouverner.

Anne de France se sent néanmoins menacée par ce discours d'inspiration presque démocratique, selon lequel son pouvoir devrait être remplacé par celui de l'assemblée en attendant la majorité du roi.

Chaque ordre présente ses doléances. Si des avancées sont observées, notamment :

Pierre II de Bourbon et Anne de France, héritiers de la pensée de Louis XI, font échouer la tentative de prise du pouvoir par Louis II d'Orléans.

Pour se concilier les grands du royaume, Anne de France sacrifie deux conseillers de son père, Jean Doyat et Olivier Le Daim.

Condamné à mort, Olivier Le Daim est pendu au gibet de Montfaucon le 21 mai 1484.

Les députés, au nom de la Nation, décident de s'en remettre à la sagesse du roi, c'est-à-dire à la Régente. Aucune contestation du pouvoir absolu n'est admise par la majorité des États.

Philippe Pot est néanmoins maintenu dans sa fonction de gouverneur de Bourgogne.



Odet d'Aydie le Vieux Gouverneur de Guyenne.

Odet d'Aydie le Vieux s'oppose à Anne de France et se rallie au futur Louis XII.

Odet d'Aydie le Vieux est nommé gouverneur de Guyenne en 1484 tout en restant Sénéchal de Guyenne.



Majorité de Charles VIII de France

Sacre de Charles VIII de France

Anne de France garde une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du Roi, proclamée en 1484.

Dès avril 1484, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, part en Bretagne pour s'allier à François II de Bretagne.

Louis II d'Orléans envoie une demande d'annulation de son mariage au pape, afin de pouvoir épouser Anne de Bretagne.

Informés, Anne de France et Pierre II de Bourbon font venir Louis II d'Orléans au sacre du roi.

Louis II d'Orléans, de retour 4 jours avant le sacre, arme Charles VIII de France, chevalier.

Le 30 mai 1484, à Reims, Charles VIII de France est sacré Roi de France par Pierre de Laval, revenu en cour.

Pierre de Rohan-Guémené assiste à ce sacre.

Pierre de Laval a des démêlés avec le chapitre de Reims pour le droit des offrandes.



Tentative d'enlèvement de Charles VIII de France

Louis II d'Orléans en résidence surveillée

À l'automne 1484, revenu à la cour, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, tente d'enlever Charles VIII de France.

Philippe de Commynes joue un rôle actif dans cette coalition.

Mais Anne de France, prévenue, l'en empêche en faisant irruption en force dans la chambre du roi : elle arrête quelques seigneurs de la garde royale, et place Louis II d'Orléans en résidence surveillée à Gien.

Après un court séjour à Montsoreau, Philippe de Commynes se réfugie auprès du Jean Ier de Bourbon, à Moulins, d'où il tente de coaliser les princes, envoyant des missives à des destinataires dont les noms sont codés.



Méfiance de François II de Bretagne pour les seigneurs bretons

Premier complot contre Pierre Landais

Traité de Montargis

La méfiance de François II de Bretagne pour le vicomte de Rohan, son manque d'affinité pour les seigneurs bretons avec lesquels il n'a pas vécu sa jeunesse, lui fait préférer le conseil :

Les rancœurs nées de cette éviction sont pour beaucoup :

Pierre Landais se fait haïr de l'aristocratie bretonne, jaloux de sa puissance et de sa fortune. En 1484, Pierre Landais échappe à un premier complot.

Les conjurés bretons, parmi lesquels se trouve le prince d'Orange, se réfugient auprès d'Anne de France, Régente de France, et signent avec elle le traité de Montargis du 22 au 28 octobre 1484.

Le traité de Montargis stipule que si François II de Bretagne décède sans héritier mâle, Charles VIII de France devient son successeur comme Duc de Bretagne sous la condition que le duché subsistera comme possession particulière de l'un des fils que le roi pourrait avoir.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, signe le 23 novembre 1484 un traité avec François II de Bretagne, qui prévoit son mariage avec Anne de Bretagne.



La Guerre folle

Révolte contre Charles VIII

Traité de Bourges

La Guerre folle, de 1485 à 1488, oppose une coalition de princes apanagistes et féodaux à Anne de France. Du côté des princes, on trouve :

Cette révolte, à l'origine de la fin de l'indépendance de la Bretagne, est soutenue par les ennemis étrangers l'Angleterre, l'Espagne et l'Autriche.

L'expression guerre folle est due à Paul Émile, dans son Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France, parue en 1581.

Le 17 janvier 1485, Louis II d'Orléans tente de soulever Paris, mais il échoue.

Simultanément, la noblesse bretonne se soulève, ramenée à l'ordre par les troupes royales.

Louis II d'Orléans parvient à s'enfuir le 3 février à Alençon, et fait amende honorable le 12 mars 1485. Des troupes royales placées autour d'Évreux l'empêchent de rejoindre la Bretagne, et il s'enferme à Orléans.

Le 9 août 1485 une trêve est négociée entre François II de Bretagne et Charles VIII de France.

Le 30 août 1485, Louis II d'Orléans lance un manifeste contre la régence. L'armée royale marche sur Orléans, et Louis II d'Orléans s'échappe à Beaugency, d'où il est délogé par le jeune La Trémoïlle en septembre.

Le 22 septembre 1485, Charles VIII de France entre dans Beaugency et Louis II d'Orléans se soumet au roi.

La trêve est signée pour un an à la paix de Bourges, le 2 novembre 1485.

René II d'Anjou prend part à la première phase de la guerre folle, mais se retire prudemment de la coalition des princes dès la paix de Bourges.



Rejet du projet de Christophe Colomb par la Castille

Mariage de Christophe Colomb avec Beatriz de Arana

Veuf, Colomb quitte Lisbonne avec son fils Diego, alors âgé de 5 ans. Il est accueilli au monastère franciscain de la Rabida, près de Huelva, en Espagne, où il reçoit l'appui fervent du père Marchena. Celui-ci le recommande à des armateurs de Séville, les frères Martin Alonzo et Vicente Yanez Pinzon, et lui ménage une première entrevue avec les rois d'Espagne, Ferdinand V d'Aragon et Isabelle Ire de Castille, en 1486. Isabelle est intéressée mais rien ne se concrétise. Une commission de savants présidée par le confesseur de la reine, Hernando de Talavera, rejette son projet.

Colomb ne se décourage pas. Il s'installe en Espagne et se met en ménage avec une jeune femme de Cordoue, Beatriz de Arana, qui lui donne un second fils, Ferdinand. Son frère Bartolomeo se rend en Angleterre pour tenter de convaincre le roi Henri VII Tudor puis en France pour rencontrer la régente Anne de France. Échec sur toute la ligne.



Guerre de Bretagne

Anne de France souhaite faire arrêter Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Mais François II de Bretagne reçoit à sa cour les grands seigneurs révoltés, parmi lesquels François Ier d'Orléans-Longueville et Louis II d'Orléans.

François II de Bretagne est allié du nouveau Roi d'Angleterre, Henri VII Tudor qui souhaite reprendre la guerre avec les français.

La seconde phase de la guerre folle, de juin 1486 à novembre 1488, est parfois appelée Guerre de Bretagne.

Dès la fin de la trêve d'un an, les rebelles reprennent leur révolte.


Louis Malet de Graville - attribué à Léonard de Vinci, mais depuis peu, à Solario - musée du Louvre à Paris

Mort de Louis de Bourbon Comte de Roussillon en Dauphiné et de Ligny Amiral de France

Charles de Bourbon-Roussillon Comte de Roussillon et de Ligny

Louis Malet de Graville Amiral de France

Louis de Bourbon dit l'Amiral de Bourbon meurt à Valognes en 1487.

Charles de Bourbon-Roussillon, son fils, devient Comte de Roussillon et de Ligny, en 1487.

Louis Malet de Graville est nommé amiral de France.

Comme amiral, Louis Malet de Graville associe son nom aux premiers essais de création d'une marine nationale.

Louis Malet de Graville est un partisan dévoué d'Anne de France, la régente.



Mobilisation générale en Bretagne

Siège de Nantes

Le premier avril 1487, la mobilisation des nobles et milices urbaines est demandée par François II de Bretagne. De nombreux nobles bretons ont des intérêts importants côté français. La demande de mobilisation générale est un échec, son appel est non seulement peu entendu, mais les nobles ayant fait le déplacement se débandent au premier engagement.

A leur décharge, rappelons que cet ost féodal épaulé de quelques troupes mercenaires s'oppose à la plus puissante armée de l'Europe d'alors, qui dispose d'une artillerie à boulets de fer, une nouveauté particulièrement efficace.

L'armée royale avance en Bretagne : elle est accueillie favorablement à Châteaubriant, Vitré, Ancenis et Clisson. L'armée royale met le siège devant Nantes, mais des Bretons de Cornouaille aidés de mercenaires étrangers, brisent l'encerclement. Dans le même temps, les corsaires normands font le blocus des côtes bretonnes.

Pendant la Guerre folle, Gilbert de Bourbon-Montpensier reste fidèle à la régente Anne de France et combat François II de Bretagne en 1487.


Charles II de Bourbon

Mort de Jean II de Bourbon

Charles II de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Mort de Charles II de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Pierre II de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Jean II de Bourbon meurt à Moulins en 1488. Charles II de Bourbon, son frère, devient Duc de Bourbon et d'Auvergne.

Charles II de Bourbon meurt à Lyon le 13 septembre 1488.

Charles II de Bourbon laisse une fille naturelle :

Anne de France négocie le duché de Bourbon pour son mari. Pierre II de Bourbon, Sire de Beaujeu, devient Duc de Bourbon et d'Auvergne.


Anne de Bretagne

Anne de Bretagne Duchesse de Bretagne

Couronnement d'Anne de Bretagne

François II de Bretagne laisse une Bretagne dévastée par la guerre, occupée par l'ennemi, avec pour duchesse une enfant de 12 ans, proie des ambitions des membres de son entourage comme de la régente de France Anne de France. Anne de Bretagne, fille François II de Bretagne devient Duchesse de Bretagne en janvier 1489.

Anne de Bretagne est couronnée à Rennes le 10 février 1489.



Naissance de Charles III de Bourbon

Charles III de Bourbon naît à Montpensier en 1489 ou le 17 février 1490, fils de Gilbert de Bourbon-Montpensier et de Claire de Gonzague.

Anne de France assure son éducation.



Naissance de Suzanne de Bourbon

Suzanne de Bourbon naît en 1491, fille de Pierre II de Bourbon et d'Anne de France.



Prise du pouvoir par Charles VIII de France

Libération Louis II d'Orléans

Louis II d'Orléans Gouverneur de Normandie

En 1491, Anne de France achève sa régence. Charles VIII de France, alors qu'il commence à gouverner réellement, fait libérer Louis II d'Orléans, futur Louis XII, pour le réconcilier avec les Beaujeu. Gracié, il est nommé Gouverneur de Normandie.

A la majorité du roi, Pierre II de Bourbon se retire dans ses terres préférant diriger sa propre cour qu'avoir un rôle subalterne à celle de France.


Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Charles VIII de France fait enlever Anne de Bretagne.

Sans attendre l'annulation de leurs engagements précédents, Charles VIII de France épouse en catimini au château de Langeais à l'aube du 6 décembre 1491 Anne de Bretagne. Leurs enfants sont :

Afin de régler la succession de Bretagne, si l'union des époux demeurait stérile, on opte pour la formule de l'abandon mutuel au profit du dernier survivant :

Si le roi meurt avant sa femme, celle-ci redevient automatiquement duchesse de Bretagne mais doit s'engager :

Quelles que soient les circonstances, la Bretagne se trouve donc condamnée au rattachement à la France.

Louis II de La Trémoïlle n'est pas invité…


Suzanne de Bourbon

Mort de Pierre II de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Suzanne de Bourbon Duchesse de Bourbon et d'Auvergne

Suzanne de Bourbon Comtesse de la Marche

Pierre II de Bourbon également, Comte de Clermont, de Forests, de La Marche et de Giem, Vicomte de Carlat et de Murat, Pair et chambrier de France, Gouverneur du Languedoc et Prince souverain de la principauté de Dombes.

Pierre II de Bourbon meurt dans son château de Moulins le 10 octobre 1503.

Il est inhumé dans la chapelle du prieuré de Souvigny.

Anne de France continue d'administrer les terres des Bourbons.

Après la mort de son mari, Anne de France écrit Enseignements à ma fille (Suzanne a alors 12 ans), source importante sur l'éducation des jeunes filles de l'aristocratie de l'époque.

Anne de France publie également Histoire du siège de Brest, œuvre littéraire dont l'action se déroule durant la Guerre de Cent Ans, qui donne en exemple les actes d'une femme lors d'une situation critique.

Suzanne de Bourbon devient Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, et Comtesse de la Marche.



Mort de Jeanne de Batarnay

Jeanne de Batarnay meurt vers 1505 alors que Diane de Poitiers a 6 ans.

Anne de France se charger alors de l'éducation Diane de Poitiers. Elle façonne son esprit, forme son goût et lui inculque les grands principes d'honneur et de sagesse.



Mariage de Charles III de Bourbon avec Suzanne de Bourbon

Charles III de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Charles III de Bourbon Comte de Forez et de la Marche

Charles III de Bourbon Sire de Beaujeu

Charles III de Bourbon épouse en 1505 Suzanne de Bourbon, sa cousine, fille et héritière de Pierre II de Bourbon et d'Anne de France. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de lui le seigneur le plus riche de l'époque. Charles III de Bourbon devient Duc de Bourbon, d'Auvergne, Comte de Forez, de la Marche et Sire de Beaujeu.



Charles III de Bourbon dépossédé de plusieurs fiefs

Louise de Savoie Duchesse de Bourbon et d'Auvergne

Louise de Savoie Comtesse de Forez et de la Marche

Louise de Savoie Dame de Beaujeu

La succession de Bourbon est tranchée en faveur de Louise de Savoie par procès.

Anne de France qui vit retirée à Chantelle intervient sans résultats.

Le testament de Suzanne de Bourbon n'est pas retenu par les juges soumis à la pression du Roi, qui souhaite récupérer les immenses territoires des ducs.

Le 7 octobre 1522, Charles III de Bourbon est dépossédé de plusieurs fiefs.

Louise de Savoie devient Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, Comtesse de Forez et de la Marche, Dame de Beaujeu



Mort d'Anne de France

Anne de France meurt au château de Chanterelle à Saint-Vincent-de-Salers le 14 novembre 1522.



Mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche

Louis XIV est amoureux de Marie Mancini. Conscient des intérêts de la France et des siens, Mazarin préfère faire épouser Louis XIV et l'infante d'Espagne.

En 1670, Jean Racine s'inspirera de l'histoire du Roi et de Marie Mancini pour écrire "Bérénice".

Louis XIV accepte bon gré, mal gré de respecter une des clauses du traité des Pyrénées pour rapprocher la France de l'Espagne.

Antoine III de Gramont, Ambassadeur à Madrid, organise le mariage de Louis XIV

Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche se rencontrent sur l'île des Faisans en plein milieu la rivière de la Bidassoa.

Louis XIV épouse le 9 juin 1660 à Saint-Jean-de-Luz l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne, et d'Élisabeth de France. Leurs enfants sont :

Il est à noter que les époux sont doublement cousins germains :

Louis XIV ne connaît sa femme que depuis 3 jours. Celle-ci ne parle pas un mot de français. Mais le Roi l'honore fougueusement et devant témoins dès la nuit de noce.

Marie Mancini tombe en disgrâce après le mariage du roi.

Olympe Mancini conserve l'estime du roi et demeure à la cour avec Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, son époux, et ses enfants.

Marie-Françoise de Paule de Béthisy est sous-gouvernante des filles d'honneur de la reine Marie-Thérèse d'Autriche.

Perrette Dufour devient femme de chambre de Marie-Thérèse d'Autriche.


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