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Événements contenant la ou les locutions cherchées



25 événements affichés, le premier en 1628 - le dernier en 1701



Mariage de Charles de Monchy avec Éléonore d'Estampes

Charles de Monchy épouse le 7 novembre 1628 Éléonore d'Estampes (1607-1679). Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne Hilarion de Costentin

Anne Hilarion de Costentin ou Cotentin naît à Paris ou au château familial de Tourville le 24 novembre 1642.

Son père sert le prince de Condé.

Sa mère est née La Rochefoucauld.



Anne Hilarion de Costentin membre de l'Ordre de Malte

Vers 1656, Anne Hilarion de Costentin intègre l'Ordre de Malte, où il montre rapidement sa bravoure face aux pirates barbaresques.



Anne Hilarion de Costentin Capitaine commandant d'un vaisseau de ligne

Fin 1666, la notoriété d'Anne Hilarion de Costentin lui vaut de rejoindre la marine française comme capitaine de vaisseau et commandant d'un vaisseau de ligne.

Anne Hilarion de Costentin croise alors en Méditerranée.



Expédition de Candie

Mort de François de Vendôme

Louis-Joseph de Vendôme Duc de Vendôme

Mort de Louis Chalon du Blé

Nicolas Chalon du Blé Capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône

Mort d'Armand Fortin de La Hoguette

Charles Fortin de La Hoguette Marquis de la Hoguette

En 1669, François de Vendôme, duc de Beaufort et François de Rose, marquis de Provenchère conduisent des secours aux Vénitiens contre les Turcs, et dirige les troupes françaises défendant Candie contre les troupes ottomanes.

Louis Victor de Rochechouart commande l'escadre composée de 15 bâtiments à rames.

Anne Hilarion de Costentin participe à l'expédition de Candie en 1669. Il protège le commerce français et s'oppose aux Turcs.

Charles-Paris d'Orléans prend la tête de 100 gentilshommes pour combattre les Turcs au siège de Candie sans parvenir à faire lever le siège.

César III Auguste de Choiseul obtient en 1669 un brevet de Maréchal de camp pour aller servir à Candie.

André de Nesmond se bat sous les ordres de François de Vendôme.

François de Vendôme meurt le 25 juin 1669, tué durant un assaut.

François de Vendôme est surnommé le Roi des Halles par les Parisiens.

Louis-Joseph de Vendôme devient Duc de Vendôme, de Beaufort et d'Étampes et Comte de Penthièvre sous le nom de Louis III de Penthièvre.

Louis Victor de Rochechouart monte alors le vaisseau amiral et tente de poursuivre la lutte.

Louis Victor de Rochechouart est blessé lors d'un combat le 24 juillet 1669,

Louis Chalon du Blé meurt en août 1669 sans descendance.

Nicolas Chalon du Blé abandonne alors l'état ecclésiastique et reprend toutes les charges de son frère, capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône.

Armand Fortin de La Hoguette meurt lors de ce siège.

Charles Fortin de La Hoguette devient Marquis de la Hoguette.

Louis Victor de Rochechouart constate l'impossibilité de forcer les lignes turques et lève le siège le 21 août 1669

Louis Victor de Rochechouart ramène la flotte à Toulon le 28 octobre 1669.



Affectation d'Anne Hilarion de Costentin à la Flotte du Ponant

Quand la guerre de Hollande éclate, Anne Hilarion de Costentin rejoint la Flotte du Ponant et l'escadre d'Estrées.


Bataille de Solebay

Bataille de Solebay

Mort d'Édouard Montagu

Pendant la guerre de Hollande, sur mer, le 28 mai ou le 7 juin 1672, à la bataille de Solebay, au large du Suffolk, l'alliance franco-anglaise est surprise et attaquée par la flotte hollandaise du Lieutenant-Admiraal Michiel Adriaenszoon de Ruyter qui sauve ainsi son pays du blocus.

Anne Hilarion de Costentin brille à la bataille de Solebay.

André de Nesmond commande Le Vaillant, 64 canons, lors de cette bataille.

Philippe Le Valois commande en second un vaisseau de troisième rang, Le Fort, commandé par Monsieur de Blenac.

Cloudesley Shovell participe à cette bataille.

Édouard Montagu meurt durant cette bataille sur le HMS Royal James. Son corps est récupéré quelques jours plus tard et inhumé en l'Abbaye de Westminster, avec son beau-fils Philip Carteret.

La vie d'Édouard Montagu est régulièrement mentionnée par Samuel Pepys, le fils de son cousin germain, qui est son commis avant de devenir clerc des Actes au Conseil de la Marine sous Charles II Stuart, puis secrétaire de l'Amirauté sous Jacques II Stuart.


Première bataille de Schooneveld

Première bataille navale de Schooneveld

Michiel Adriaenszoon de Ruyter a pour plan de bloquer la flotte anglaise principale dans la Tamise en coulant des navires dans sa partie la plus étroite.

Mais la flotte anglaise prend la mer à temps pour empêcher cette opération.

Le 15 mai 1673, de Michiel Adriaenszoon Ruyter bat en retraite sur le bassin de Schooneveld, près de l'île de Walcheren, afin d'empêcher la flotte combinée franco-anglaise d'établir la supériorité navale dont ils ont besoin pour débarquer la force de 6 000 soldats qui attend à Yarmouth.

Le bassin de Schooneveld est si étroit que les franco-anglais ne peuvent y tirer avantage de leur supériorité numérique.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter y est rejoint par Martinus Cornelis Tromp qui ajoute 2 escadres à la flotte principale.

Le 2 juin 1673, les franco-anglais, considérant qu'ils ont attendu assez longtemps, s'approchent de la flotte néerlandaise.

Le Prince Rupert a un avantage considérable en termes de navires (86 contre 64), d'hommes et de puissance de feu alors que l'amirauté frisonne n'a pu se joindre à la flotte néerlandaise car les provinces du nord ont été attaquées par Bernhard von Galen, le prince-évêque de Münster.

Une violente tempête retarde la bataille de quelques jours.

Le 7 juin 1673, un an jour pour jour après la bataille de Solebay, le Prince Rupert fait une nouvelle tentative, plaçant son escadre à l'avant, l'escadre française de Jean II d'Estrées au centre, et l'escadre d'Édouard Sprague à l'arrière.

André de Nesmond est capitaine en second du vaisseau Le Conquérant, 70 canons. Joseph-Antoine Le Febvre de la Barre commande Le Sage, un des navires de l'escadre de Jean II d'Estrées. Anne Hilarion de Costentin prend part à ce combat.

L'avant de la flotte néerlandaise est commandé par Martinus Cornelis Tromp, le centre par Michiel Adriaenszoon de Ruyter, et l'arrière par Adriaen Banckert.

Le Prince Rupert, convaincu que les néerlandais vont se replier sur Hellevoetsluis, détache de sa flotte 9 navires pour leur couper la retraite.

Mais, quand Michiel Adriaenszoon de Ruyter fait mouvement, c'est pour se diriger vers la flotte adverse ce qui force le Prince Rupert à attaquer immédiatement.

La bataille débute à midi et fait rage pendant 9 heures.

Utilisant sa connaissance des eaux côtières, de Ruyter fait manœuvrer sa flotte si près des bancs de sable que ses adversaires éprouvent des difficultés à l'attaquer sans s'échouer.

Avec la moitié de sa flotte, le Prince Rupert entre en contact avec l'escadre de Martinus Cornelis Tromp et tente de l'encercler depuis le nord avec ses frégates alors que ses vaisseaux les plus lourds l'attaqueront depuis l'ouest, mais les frégates échouent à réaliser cette manœuvre compliquée.

Les deux flottes commencent alors à se bombarder, les néerlandais compensant leur infériorité numérique par une plus longue portée de tir et une ligne de bataille beaucoup mieux organisée.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter a tout d'abord l'intention de rejoindre Martinus Cornelis Tromp.

mais, remarquant qu'une flottille française a rejoint Sprague pour s'attaquer à Banckert, créant ainsi une brèche dans la ligne française, Michiel Adriaenszoon de Ruyter vire brusquement de bord vers le sud-ouest, à la grande surprise des français mais en séparant ainsi Martinus Cornelis Tromp du reste de la flotte.

Les français se désengagent lentement vers le nord-ouest pour garder l'avantage du vent, permettant au centre néerlandais de se déplacer derrière l'escadre de Sprague, qui comprend que ses navires risquent d'être pris entre deux feux.

Sprague brise alors sa formation et parvient à s'échapper de justesse en direction de l'ouest.

L'escadre de Banckert se joint à celle de Michiel Adriaenszoon de Ruyter, qui bénéficie désormais d'une excellente position, la flotte ennemie étant en effet séparée en 4 groupes désorganisés.

Mais de Michiel Adriaenszoon Ruyter ne connait pas la situation de Martinus Cornelis Tromp et préfère ne prendre aucun risque en allant l'aider plutôt que d'attaquer l'escadre de Sprague.

Le gros de la flotte néerlandaise rejoint donc l'escadre de Martinus Cornelis Tromp et forme une ligne de bataille parfaite alors que la formation des alliés est confuse, Sprague s'étant dirigé trop au nord dans le but de se mesurer à Martinus Cornelis Tromp, son ennemi mortel, et ayant inséré son escadre entre celles de du Prince Rupert et de Jean II d'Estrées.

Les néerlandais profitent des nombreuses brèches dans la ligne alliée. Le Prince Rupert, inquiet du désordre régnant dans sa flotte, bat en retraite à la nuit tombée.

La bataille se solde par une victoire des Provinces-Unies.

Le bilan des pertes s'élève à deux navires français coulés alors qu'un navire néerlandais coule le lendemain après s'être échoué.

Le capitaine Tivas meurt lors de cette bataille.



Anne Hilarion de Costentin Corsaire

Anne Hilarion de Costentin retourne au Levant en 1675 pour y livrer une guerre de course.


Bataille d'Agosta - par Ambroise Louis Garneray

Louis Victor de Rochechouart Vice-roi de Sicile

Bataille d'Agosta

Mort de Michiel Adriaenszoon de Ruyter

Bataille de Palerme

Louis Victor de Rochechouart est nommé vice-roi de Sicile.

Louis Victor de Rochechouart confie le commandement de ses navires à Abraham Duquesne et Anne Hilarion de Costentin.

Selon Gerard Brandt, le premier biographe de Michiel Adriaenszoon de Ruyter, Guillaume III d'Orange-Nassau considère Michiel Adriaenszoon de Ruyter comme son ennemi et charge le vieil amiral d'une mission quasi impossible.

Abraham Duquesne et Anne Hilarion de Costentin battent les Hollandais à la bataille d'Agosta près de Messine le 22 avril 1676.

Philippe Le Valois combat sous les ordres d'Abraham Duquesne, protestant comme-lui.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter est mortellement blessé et décèdera quelques jours plus tard.

Quand le bâtiment amiral De Eendracht, avec le corps de Ruyter, passe devant la côte française Louis XIV donne l'ordre de rendre hommage à l'amiral.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter est inhumé dans la Nieuwe Kerk (nouvelle église) d'Amsterdam.

Les États généraux font construire un monument en marbre blanc à la place de l'autel.

L'escadre hispano-hollandaise se réfugie dans le port de Palerme.

Le plan d'attaque d'Anne Hilarion de Costentin permet la victoire de l'escadre commandée par Abraham Duquesne à Palerme sur l'escadre hispano-hollandaise le 2 juin 1676

Philippe Le Valois est au combat de Palerme.

Trois vaisseaux hollandais sont détruits.

Louis Victor de Rochechouart déclare à la population locale que le Roi Soleil n'a rien de plus à cœur que le triomphe des victimes contre leurs oppresseurs et qu'il s'engage à les prendre définitivement sous sa puissante et amicale protection.



Anne Hilarion de Costentin Chef d'escadre

Suite à ses succès dans la guerre de course, Anne Hilarion de Costentin est nommé chef d'escadre en octobre 1679.



Anne Hilarion de Costentin Lieutenant général

Anne Hilarion de Costentin est nommé Lieutenant général en 1682.



Prise de Gênes

Anne Hilarion de Costentin prend de Gênes en 1685.



Philippe Le Valois Chef d'escadre de Provence

Sa conversion a des conséquences immédiates sur son avancement.

Le 2 janvier 1686, Philippe Le Valois est promu chef d'escadre de Provence

Philippe Le Valois commande Le Bourbon puis L'Éclatant et une division navale sous Anne Hilarion de Costentin.



Bombardement de Tripoli

Anne Hilarion de Costentin bombarde Tripoli en 1686.



Anne Hilarion de Costentin dans la Manche

En 1688 dans la Manche, Anne Hilarion de Costentin s'empare de 5 vaisseaux hollandais.


Anne Hilarion de Costentin - comte de Tourville - par Ramus - Musée de la Marine Paris

Anne Hilarion de Costentin Vice-amiral

Anne Hilarion de Costentin est nommé Vice-amiral en 1689.

Mais Anne Hilarion de Costentin est de fait amiral et commandant de la marine française, d'Estrées ne prenant plus la mer.

Anne Hilarion de Costentin n'est pas seulement un chef de guerre, il s'intéresse et participe de près à la gestion de la marine.

Anne Hilarion de Costentin intervient dans la construction et l'architecture navale, sur la logistique et la formation des marins et des officiers de marine.

Anne Hilarion de Costentin propose notamment d'utiliser des maquettes de vaisseaux pour l'instruction.

Anne Hilarion de Costentin est secrètement consulté par Seignelay sur tous les aspects de la marine, y compris sur les promotions des officiers.

Anne Hilarion de Costentin n'eut de cesse de conseiller au ministre de promouvoir des gens de mer.



Mariage d'Anne Hilarion de Costentin avec Louise-Françoise d'Hymbercourt

Anne Hilarion de Costentin épouse en 1690 Louise-Françoise d'Hymbercourt, fille d'un riche fermier général et veuve d'un cousin germain de Colbert. Leur enfant est :

Le mariage sera malheureux.


Bataille du cap Béveziers Bataille du cap Béveziers

Bataille navale du cap Béveziers

Le 10 juillet 1690 et les jours suivants, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Anne Hilarion de Costentin commande l'armée navale française composée de 75 vaisseaux.

L'armée navale française disperse la flotte anglo-hollandaise au Cap Béveziers à l'est de l'île de Wight (appelé Beachy Head par les Anglais).

Victor Marie d'Estrées, de retour dans la marine, commande 20 navires lors de cette bataille.

François-Louis Rousselet participe à cette bataille.

André de Nesmond participe à cette bataille comme capitaine du Souverain.

Philippe Le Valois commande à bord du vaisseau Le Conquérant, 70 canons, une escadre.

Cloudesley Shovell est promu Rear Admiral of the Blue et combat lors de cette bataille.

Philippe Le Valois prend 9 ou 10 bâtiments hollandais et harcèle ceux qui n'ont pas eu le temps de fuir et de se réfugier dans la Tamise.

Quoique moribond, Jean-Baptiste Antoine Colbert participe également en personne à cette bataille.

Cette bataille est la victoire la plus éclatante de toute l'histoire de la marine française sur les Anglais et même la seule dans la Manche.

Anne Hilarion de Costentin fait subir de lourdes pertes aux coalisés. Il peut alors occuper la mer et protéger les côtes françaises.

Cependant, Louis XIV est déçu car Anne Hilarion de Costentin, faute de troupes de débarquement, n'exploite pas cette victoire

Selon certains historiens cette victoire sans suite détournera Louis XIV de continuer à investir beaucoup dans sa marine.



Campagne du Large

Louis XIV charge à nouveau Anne Hilarion de Costentin du commandement de la marine en 1691.

La campagne du Large n'est l'occasion d'aucun grand combat naval, mais Anne Hilarion de Costentin parvient à s'emparer de 11 bâtiments marchands et de leur escorte.

À cette nouvelle, l'amiral Russel commandant une flotte de 84 vaisseaux, lui donne la chasse.

Jouant au chat et à la souris, profitant du vent, Anne Hilarion de Costentin lui échappe et se réfugie près des côtes alors que Russel perd 4 vaisseaux et 1 500 hommes d'équipage dans une violente tempête.


Bataille de Barfleur-la Hougue Bataille de la Hougue - par Richard Paton

Bataille de Barfleur

Mort du Contre-amiral Carter

Bataille de la Hougue

Pour aider Jacques II Stuart, son cousin, à retrouver son trône, Louis XIV lui propose une flotte et des hommes mis sous l'autorité d'Anne Hilarion de Costentin.

Bernardin Gigault est le commandant du corps expéditionnaire.

L'embarquement est prévu en Cotentin avec 20 000 hommes et 70 vaisseaux pour débarquer près de l'Île de Portland.

Une des conditions de la réussite de ce plan est qu'Anne Hilarion de Costentin entre en Manche avec une force navale suffisante pour tenir tête à la flotte coalisée.

L'opération est placée sous le commandement de Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds, ce dernier doit commander le corps expéditionnaire.

Une flotte de protection et de transport basée à Brest doit venir à Saint-Vaast pour embarquer les troupes.

Devant l'ampleur de la tâche pour rassembler les troupes, de nombreuses difficultés surviennent notamment entre l'armée de terre et la marine.

Victor Marie d'Estrées à la tête de l'escadre du Levant appareille de Toulon le 21 mars 1692.

Le 26 mars 1692, Louis XIV adresse un courrier à Anne Hilarion de Costentin contenant les directives quant au déroulement de l'opération.

Bien qu'il commande à la flotte, Anne Hilarion de Costentin ne possède donc aucun pouvoir décisionnaire.

Il doit appareiller impérativement le 25 avril 1692 et aucun retard ne sera toléré quitte à laisser en arrières les vaisseaux non armés.

Il doit envoyer la partie de sa flotte la plus rapide au Havre prendre contact avec Bonrepaus pour le prévenir de son arrivée ensuite, il doit se rendre à la Hougue pour embarquer l'infanterie puis attendre l'arrivée des navires emportant le reste des troupes.

Par ce courrier, l'amiral apprend que le lieu du débarquement sera désigné par le roi Jacques II Stuart et qu'il lui obéira en tout point ainsi qu'à Bellefonds.

Une fois le débarquement terminé, il renverra les bâtiments de transport dans leurs ports respectifs et restera en Manche.

Toutefois, si Anne Hilarion de Costentin rencontre les anglais avant d'arriver à la Hougue, le roi lui donne l'ordre de les combattre.

Sa Majesté veut qu'il les combatte en quelque nombre qu'ils soient [...] et s'il a du désavantage, Sa Majesté se remet à lui de sauver l'armée le mieux qu'il pourra.

Victor Marie d'Estrées capture deux navires anglais le 15 avril 1692.

Alors qu'elle s'apprête à passer Gibraltar le 18 avril 1692, l'escadre du Levant traverse une violente tempête qui détruit 2 vaisseaux.

L'amiral est contraint de faire demi-tour pour s'abriter à Malaga et réparer les avaries.

En avril 1692, Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds s'installent à Saint-Vaast.

Victor Marie d'Estrées apprend qu'un convoi anglais se trouve à proximité. Le 22 avril 1692, Victor Marie d'Estrées envoie 5 navires les attaquer. Pour éviter la capture, les anglais incendient leurs bateaux.

L'escadre du Levant ne franchit le détroit de Gibraltar que le 25 avril 1692.

À la date prévue du déclenchement de l'opération, manquent encore environ 2 500 hommes, les 20 navires de Chateaurenault et l'escadre du Levant.

Alors qu'initialement, Anne Hilarion de Costentin devait disposer de 70 vaisseaux, il n'en dispose que d'une quarantaine sous-armés en hommes et en équipement.

Le 12 mai 1692 sous les ordres d'Anne Hilarion de Costentin, la flotte du Ponant quitte Brest.

Les 16 navires de l'escadre du Levant mouille à Bertheaume le 29 mai 1692.

Le 29 mai 1692, la flotte du Ponant d'Anne Hilarion de Costentin se dirige vers la Hougue, pour embarquer l'armée de Jacques II Stuart. Mais on annonce la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur.

L'amiral n'est pas prévenu à temps que la flotte anglaise lui est supérieure :

Louis XIV ayant donné l'ordre d'attaquer quelles que soient les circonstances, Anne Hilarion de Costentin décide d'attaquer la flotte ennemie en plein centre, pendant près de 12 heures.

Anne Hilarion de Costentin fait jeu égal avec la flotte coalisée et parvient au prix de combats acharnés et de manœuvres habiles à ne perdre aucun bâtiment.

Par contre, les Anglais déplorent la mort du contre-amiral Carter et la perte de deux navires.

Philippe Le Valois commande avec le grade de vice-amiral une escadre de 6 vaisseaux : L'Ambitieux, Le Courageux, La Couronne, Le Maure, Le Henri et Le Fort.

Philippe Le Valois se distingue en protégeant le Soleil Royal, navire amiral sur lequel se trouve Anne Hilarion de Costentin, attaqué par 4 vaisseaux anglais, mais il est obligé de brûler L'Ambitieux, 92 canons, et Le Fort, 58 canons, pour éviter leur capture.

Pendant le combat, Philippe Le Valois endommage lourdement le HMS Royal Sovereign, commandé par l'Admiral Delaval.

Finalement, la flotte française renonce, et tente de se mettre à l'abri, profitant de la nuit et de la brume.

Faute de fortification sur la côte normande, Anne Hilarion de Costentin tente de rejoindre Brest ou Saint-Malo. Une majorité des navires, 27 navires, parviennent à franchir le Cap de la Hague, mais 13 ne peuvent franchir des courants du raz Blanchard. Ils sont contraints de revenir vers l'ennemi et de se réfugier dans la baie de Saint-Vaast-la-Hougue.

Le 1er juin 1692, 3 navires fortement touchés s'échouent au large de Cherbourg :

L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelque temps l'ennemi à distance. Le stock de poudre du Soleil Royal et du Triomphant, en s'embrasant, explose et les projections provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville.

La proximité des côtes françaises permet de récupérer la quasi totalité des équipages ce qui relativise la perte subit. À l'époque, il est plus aisé de remplacer un navire qu'un équipage expérimenté.

Les 2 et 3 juin 1692, les Anglais, embarqués sur des chaloupes, incendient l'un après l'autre les navires en rade de la Hougue.

Jacques II Stuart regarde sur les hauteurs de Quinéville, ce spectacle qui signifie la fin de ses ambitions.

Louis XIV ne tiendra pas rigueur à Anne Hilarion de Costentin de cette défaite.

Après la défaite de La Hougue, la marine française ne fera jamais plus jeu égal contre la marine anglaise...

Cette sévère défaite révèle la nécessité de consolider la défense de la baie, avec deux tours similaires, l'une sur le fort de la Hougue et l'autre sur Tatihou.

Elle révèle aussi amèrement l'erreur commise par les adversaires de Sébastien Le Prestre, qui ont convaincu le Roi d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de détruire ses fortifications.

On impute à Louis II Phélypeaux de Pontchartrain une part de responsabilité dans ce désastre de La Hougue.

Pendant quelques décennies, les vestiges de la flotte d'Anne Hilarion de Costentin serviront de mouillage pour les marins et de ressources en bois. Peu à peu oubliées, les épaves sont redécouvertes en 1985 et présentées en partie au musée maritime de Tatihou.


Bataille de Lagos – par Théodore Gudin

Bataille de Lagos

Chaque année, à la fin du printemps, un gros convoi de navires marchands quitte l'Angleterre, à destination, entre autres, de Smyrne, d'où son appellation de Convoi de Smyrne.

En 1693, le convoi regroupe plusieurs centaines de navires marchands, non seulement anglais, mais aussi allemands, danois, hollandais, suédois. Du fait de l'état de guerre, le convoi est escorté par la marine anglaise, avec l'appui de navires hollandais.

Anne Hilarion de Costentin, resté sur son échec de La Hougue, conçoit l'idée de porter le fer contre le commerce ennemi. Il prévoit d'intercepter le convoi de Smyrne au niveau du détroit de Gibraltar.

L'armée navale d'Anne Hilarion de Costentin est ordonnée en 3 escadres :

L'escorte du convoi, commandée par l'amiral George Rooke et Van der Goes, comprend 21 vaisseaux :

Les petits bâtiments qui suivent sont 8 galiotes, brûlots et navires plus petits.

Anne Hilarion de Costentin quitte Brest le 6 mai 1693.

Le 4 juin 1693, il est dans la rade de Lagos.

Suivant les ruses de guerre du temps, la flotte française arbore des pavillons anglais ou hollandais. Les visiteurs sont reçus par des officiers parlant anglais.

Le convoi descend le long des côtes du Portugal. Son escorte est à l'ouest, du côté du large, d'où peut venir la menace. Les Français attendent que leurs éclaireurs annoncent l'arrivée du convoi pour appareiller et l'encercler.

Le 25 juin 1693, Anne Hilarion de Costentin est avisé de l'arrivée de nombreuses voiles. Mais les renseignements sont peu clairs, tant sur la localisation que sur la composition de cette flotte. On ne sait pas s'il s'agit du convoi ou de la flotte anglaise.

Pour éviter d'être surpris au mouillage, si les arrivants se révèlent être des bâtiments de combat, Anne Hilarion de Costentin appareille le 26 juin 1693.

Le 27 juin 1693, il est au large, sous le vent du convoi qui est maintenant reconnu. Il gouverne au nord-est pour couper la route du détroit. L'escadre de Gabaret doit interdire la fuite au large des marchands.

Rooke se place en ligne de file entre les Français et le convoi, à qui il ordonne de serrer la côte au plus près.

Les Français capturent 2 vaisseaux hollandais qui ont essayé de s'interposer :

Mais les Français manœuvrent mal. Au lieu de lancer la chasse, Gabaret choisi de mettre son escadre en ligne de bataille. Ce qui prend du temps.

Philippe Le Valois précise qu'il perd aussi du temps pour amariner l'un des vaisseaux hollandais dont il voulait donner le commandement à son fils. Enfin, il ne force pas les voiles, préférant rester sous huniers pour attendre le reste de la flotte.

Cela permet aux marchands de s'éparpiller. Rooke gagne Madère avec 54 navires du convoi.

Les Français vont essayer de dénicher les marchands, en particulier ceux qui ont trouvé refuge le long de la côte :

Anne Hilarion de Costentin entre en Méditerranée. Le 21 juillet 1693, il est devant Malaga, où il capture 4 marchands et une frégate. Il continue ensuite son chemin pour gagner Toulon.

En tout, près de 90 navires marchands sont capturés ou brûlés, avec 4 vaisseaux et une frégate.

Anne Hilarion de Costentin se retrouve à la tête d'une armée navale de 93 vaisseaux.

La victoire n'est que partielle, car seule une partie du convoi a été capturée.

L'attaque du convoi a un grand retentissement. Elle entraîne un désastre financier et une série de faillites à Londres. Les estimations des pertes vont de 1 à 30, voire 60, millions de livres.

Cette affaire incitera les anglais à installer une escadre à Cadix.


Anne Hilarion de Costentin – Comte de Tourville

Sièges de Palamos et Livourne

Anne Hilarion de Costentin Maréchal de France

Anne Hilarion de Costentin, Comte de Tourville, est fait Maréchal de France en 1693 par Louis XIV.

Anne Hilarion de Costentin participe en 1693 à sa dernière campagne maritime, en Méditerranée, avec les sièges de Palamos et Livourne.

Anne Hilarion de Costentin aura passé 35 ans en mer.



Bataille de Camaret-sur-mer

Mort de Talmash

Mort de La Cousse

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, la stratégie de Guillaume III d'Orange-Nassau consiste à harceler les côtes françaises pour obliger Louis XIV à déplacer une partie de ses régiments pour les défendre et ainsi à diminuer ses forces disponibles pour se battre sur le continent.

Ainsi, Guillaume III d'Orange-Nassau décide de venir incendier l'Arsenal de Brest.

Le 6 mai 1694, alors qu'il inspecte les côtes nord de la Bretagne, Sébastien Le Prestre reçoit une lettre de Louis XIV datée du 1er mai

Louis XIV, informé par ses espions qu'une attaque anglo-hollandaise d'envergure est certaine, prend la décision exceptionnelle de lui confier le commandement de la place de Brest.

Sébastien Le Prestre est, certes, lieutenant général, mais en tant qu'ingénieur, il n'est pas censé exercer un commandement direct.

Le 10 mai 1694, une lettre du roi lui annonce la concentration de la flotte ennemie au large de Portsmouth.

Sébastien Le Prestre écourte son inspection et part pour Brest où il arrive le 23 mai 1694.

Mais il est placé sous la double subordination du Duc de Chaulnes, Gouverneur de Bretagne, et de Claude de Choiseul, commandant l'armée des côtes de Bretagne et de Normandie. Heureusement la logistique de Brest dépend de la marine. Sa coopération avec l'intendant maritime Desclouzeaux et les chefs d'escadre est excellente.

Le 26 mai 1694, une lettre du Roi datée du 22 annonce à Sébastien Le Prestre l'appareillage de la flotte ennemie commandée par les amiraux Russel et Berkeley.

Sébastien Le Prestre, aidé par l'ingénieur Traverse, examine l'état d'avancement des travaux de construction des batteries et des retranchements qui ne sont pas totalement achevés à cause d'un manque de fonds chronique.

Sébastien Le Prestre privilégie l'achèvement à la hâte des derniers retranchements prévus sur la face occidentale de la presqu'île de Roscanvel.

A l'époque, la faible cadence de tir des canons imposait de multiplier leur nombre.

Il choisit avec soin la place des pièces sur les batteries du goulet et de Camaret et veille à ce que chacune soit servie par des canonniers compétents.

L'armement de 11 canons prévu pour la tour dorée de Camaret n'a pas été livré. Sébastien Le Prestre n'y trouve que 9 pièces de 24 livres et 2 mortiers. Les troupes dont il dispose sont peu nombreuses et peu qualifiées.

Anne Hilarion de Costentin et son escadre sont en Méditerranée. Les espions en ont averti les Anglais.

Les compagnies franches de la marine permettent à Sébastien Le Prestre de compléter les équipes de pièces, garder le port, et constituer deux maigres bataillons de 600 hommes.

Le gros de l'effectif est composé de miliciens, des régionaux, majoritairement des paysans.

Sébastien Le Prestre, espère l'arrivée de troupes régulières que lui a vaguement promis Claude de Choiseul.

Une semaine avant la bataille, toutes les batteries sont servies.

La côte sud est défendue par l'un des bataillons de compagnies franches de 600 hommes, posté à Quélern.

Sébastien Le Prestre réussit à recruter parmi la population des bourgs environnants 1 700 autres bougres qu'il positionne dans les retranchements bordant les plages de la presqu'île.

Embarqués sur les deux escadres ennemies, les amiraux anglais Russel et Berkeley disposent de 10 000 fusiliers ou grenadiers aguerris armés de fusils modernes. Ils sont répartis sur 29 vaisseaux et 13 frégates. 60 navires de charge et brûlots complètent le dispositif.

Le 16 juin 1694 au matin, la flotte ennemie est repérée lors de son passage à l'Aber Wra'ch au large des côtes du nord de la Bretagne. L'alerte est donnée, de paroisse en paroisse, par des feux et des sonneries de cloches. La nouvelle parvient à l'Amirauté à la forteresse de Brest peu avant midi.

Dans la soirée, le canon d'Ouessant signale le passage de l'escadre dans le chenal du Four.

A l'aube du 17 juin 1694, l'ensemble de la flotte anglaise jette l'ancre dans les anses de Bertheaume et du Toulinguet.

Un petit navire français est dépêché vers Brest pour indiquer l'importance des forces ennemies et leurs mouillages.

Sébastien Le Prestre, prêt à toute éventualité, attend la première manœuvre de l'ennemi pour affiner son plan de défense.

Berkeley convoque sur le Britannia l'état major anglo-hollandais ainsi que Talmash, le Lieutenant général commandant les 10 000 hommes de troupe.

Comme vous le savez, Messieurs, nous ne pourrons franchir le Goulet sans avoir au préalable neutralisé :

Cette dernière a ma préférence car elle est plus rapidement accessible en touchant terre au fond de l'anse de Camaret.

Nous devrons y débarquer un contingent de 1 200 grenadiers et fusiliers qui, sous les ordres de Mr. Talmash, assisté de Mr Cutts, devra ensuite progresser en terrain hostile jusqu'au nord de la presqu'île de Roscanvel pour atteindre la batterie, s'en emparer et la réduire.

Sébastien Le Prestre voit l'ennemi mettre le pied très exactement où il a placé le piège.

Dans l'après midi, Berkeley envoie Peregrin Osborne, jeune contre amiral, Marquis de Caermarthen, futur Lord Leeds, qui commande le Monck, en mission de reconnaissance en rade de Camaret.

Il prend avec lui un autre vaisseau et plusieurs chaloupes remplies de soldats, au cas où il estimerait qu'un premier débarquement exploratoire avant la nuit serait opportun.

Les batteries côtières de la pointe du Goin et la batterie de la tour dorée de Camaret ne les laissent pas s'approcher du port. Carmarthen, impressionné, n'insiste pas et rallie l'escadre.

La surprise est totale et un conseil à bord du Britannia se tient le soir du 17 juin 1694. Une résistance aussi sérieuse n'avait pas été envisagée. Certains officiers supérieurs sont de l'avis de renoncer.

N'exagérons rien conclut Talmash, les tirs de nos vaisseaux sauront bien réduire au silence les quelques batteries du littoral. Et ce ne sont pas quelques douzaines de gardes-côtes qui tiendront devant nos soldats. Ils s'envoleront comme des compagnies de perdreaux.

Lord Berkeley met fin au conseil en confirmant que l'opération de débarquement aura lieu le lendemain dès l'aube.

Au matin du 18 juin 1694, l'anse de Camaret est couverte d'une brume épaisse.

Aux abords de la plage de Trez Rouz et de la pointe du Tremet, il ya là, sous le commandement du marquis de Langeron, 8 compagnies franches de marine et les milices du pays.

Sébastien Le Prestre a exigé que les tranchées soient suffisamment profondes pour dissimuler les défenseurs aux regards de l'ennemi. L'ingénieur Traverse est présent auprès des fantassins.

Les 450 hommes du régiment de cavalerie Duplessis basé à Châteaulin, à 45 km de Camaret, a reçu ordre de faire mouvement le 16 juin 1694 au soir.

Parti dès le 17 juin 1694, à l'aube, il longe ce matin les étangs de Kerloch et commence à monter au trot vers le village de Rigonou.

À ce moment, Talmash, toujours à l'abri de la brume, quitte silencieusement le Monck pour rejoindre les grenadiers d'élite de son Coldstream Regiment of foot guards déjà embarqués dans les chaloupes de débarquement.

Duplessis atteint Rigonou au moment même où la brume se déchire et découvre avec ses cavaliers la rade de Camaret ensoleillée et l'escadre ennemie entourée d'une multitude de barques chargées de soldats aux tuniques rouges.

Les batteries qui avaient tiré la veille, reprennent leur canonnade.

Les navires anglais et hollandais ripostent.

Il y a là 8 gros vaisseaux de guerre anglais parmi lesquels le Monck et le Damiaten, ainsi que le navire hollandais Wesep. Dix autres bâtiments plus légers les assistent.

Le manque de vent rend difficile toute manœuvre à cette flotte.

Le dispositif souhaité par Peregrin Osborne est lent à se mettre en place. Peregrin Osborne donne l'ordre de commencer le débarquement vers midi à la pleine mer.

La fine flèche de granit de Notre Dame de Rocamadour est arrachée par un boulet tiré par le Monck.

Talmash découvre avec stupéfaction l'importance des défenses françaises qui n'ont pas encore tiré un seul coup de feu. Les embarcations s'échouent sur le sable, mais … trop près des retranchements français.

Les grenadiers sautent aisément à terre mais sont accueillis par le tir latéral de la batterie de Quélern qui tire à la mitraille.

Elle prend toute la plage en enfilade et fait de nombreux morts et blessés parmi les assaillants cloués sur place. Les barques échouées sont déchiquetées par les boulets. Les défenseurs tirent au mousquets bien à l'abri de leurs retranchements.

Sur la plage au milieu des anglais, a Motte et Montargis, des huguenots français, encadrent chacun un détachement de foot guards. Ils garderont un fâcheux souvenir de leur bref retour sur la terre française.

Cutts a débarqué avec 150 grenadiers, sur le flanc le plus à l'ouest de la plage. Cet endroit se trouve protégé des tirs de la batterie française par les hauts rochers qui s'y trouvent.

Il s'organise pour riposter aux tirs et interdire aux soldats français toute tentative de sortie de leurs abris. Cette aide inespérée permet à Talmash et à quelques uns de ses hommes encore indemnes de courir vers les rochers les plus proches pour y trouver une position de tir.

Pendant près d'une heure, les pertes anglaises s'alourdissent.

Sur les ordres du marquis de Langeron, deux compagnies franches de la Royale, commandées par Benoise et de la Cousse, fortes chacune d'une centaine d'hommes, s'élancent, épée à la main ou baïonnette au canon à l'assaut de l'ennemi déjà fort diminué.

Les 100 miliciens du régiment de gardes-côtes de la Rochecourbon fondent aussi sur l'assaillant.

À ce moment, Talmash est grièvement blessé à la cuisse par un boulet.

Une partie des anglais tentent de rembarquer mais les barques encore en état de reprendre la mer doivent maintenant être halées sur les rochers que la marée descendante découvre.

Cutts continue à se battre. Ses guards sont de solides guerriers. Leurs tirs précis font mouche parmi les tuniques bleues.

Mr de la Cousse est touché grièvement à la tête.

Pour en finir, de Langeron ordonne à Duplessis de charger Cutts en faisant entrer un de ses escadrons sur la plage.

L'officier anglais voyant l'importance des renforts qui arrivent, se rend compte que lui et ses hommes ne réembarqueront pas. Ses hommes se battront jusqu'au dernier pour protéger la fuite du plus grand nombre.

Les tirs des artilleurs français et anglais ont cessé.

Sur la plage ensanglantée, les corps à corps se multiplient et tournent vite à l'avantage des défenseurs.

Les soldats de la Royale ont bien du mal à empêcher les bougres enrôlés dans les milices d'achever les blessés pour les dépouiller.

Les navires, maintenant entourés des chaloupes des rescapés, ont bien souffert pendant la canonnade.

De nombreux espars jonchent les ponts. Certaines voiles, déchirées, pendent, les vergues ou les haubans ayant été brisés. A bord du Monck, un boulet a pris le pont en enfilade, faisant beaucoup de dégâts. Un seul bâtiment repart par ses propres moyens. Les autres sont remorqués par les quelques canots encore en état.

La frégate hollandaise Wesep de 34 canons, désemparée, s'échoue sur les rochers de l'anse du sillon et Mr. de la Gandinière y menant ses mousquetaires oblige l'équipage à se rendre, après une brève résistance pendant laquelle le commandant du vaisseau et 40 de ses hommes sont tués.

En moins de 2 heures, l'opération de débarquement anglo-hollandais a tourné au désastre. 1091 soldats et marins ont été tués ou blessés. 466 anglais ont été fait prisonniers et seront transférés dans les geôles de Nantes.

Côté français, on relève quelques blessés dont l'ingénieur Traverse et le lieutenant de vaisseau de Benoise ainsi que le capitaine de la Cousse qui meurt quelques jours plus tard.

Dans l'après midi, à bord du Brittania où a été transporté Talmash, un conseil de guerre est tenu par Berkeley.

Talmash, malgré son état, propose qu'une partie de l'escadre tente coûte que coûte de franchir le goulet pour pénétrer en rade de Brest et bombarder le port. Berkeley et tous les autres membres du conseil font part de leurs réserves.

Il est décidé que toute la flotte mettra à la voile le 19 juin 1694 au matin pour retourner en Angleterre.

Talmash meurt le 22 juin 1694 pendant le voyage de retour en Angleterre

Sébastien Le Prestre envoie de Camaret son rapport à Versailles.

Le roi apprend la nouvelle du triomphe de ses marins le 22 juin 1694 à son réveil.

Suite à ce désastre, Guillaume III d'Orange-Nassau renoncera pour un temps aux opérations de débarquement.

Dès juillet 1694, les anglais privilégient alors de petits bombardements par mer contre les ports du Havre, de Dieppe, de Dunkerque et de Calais, sans faire trop de dégâts.



Mort d'Anne Hilarion de Costentin

Anne Hilarion de Costentin passe ses dernières années entre Provence, Saintonge et Aunis d'où il organise la défense des côtes françaises.

Anne Hilarion de Costentin meurt à Paris le 23 mai 1701.

Il demeure le seul amiral français capable de soutenir la comparaison avec ses homologues hollandais et anglais.


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