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Événements contenant la ou les locutions cherchées



35 événements affichés, le premier en 1758 - le dernier en 1817



Naissance d'André Masséna

André Masséna, surnommé L'Enfant Chéri de la Victoire, naît à Nice le 6 mai 1758, fils d'un commerçant.

André Masséna passe son enfance à Levens dans ses maisons familiales de la Siga et du Serret.



Engagement d'André Masséna dans le régiment Royal-Italien

Jeune orphelin, André Masséna s'engage comme mousse sur un navire marchand.

En 1775, André Masséna s'engage dans le régiment Royal-Italien stationné à Toulon, où il restera 14 années avec son oncle qui lui apprend notamment à lire et comprendre les cartes.



André Masséna Adjudant

André Masséna apprenti franc-maçon

André Masséna passe ainsi par tous les grades subalternes pour atteindre celui d'adjudant, en 1784.

C'est le plus haut grade au sein de l'armée royale française qu'un roturier pouvait espérer.

Le 13 avril 1784, André Masséna est reçu apprenti dans la loge Les Élèves de Minerve, à Toulon.

Sa progression au sein de la hiérarchie de la loge est très rapide. Il en devient maître de cérémonie dès le 5 juillet 1784.



André Masséna Chevalier rose-croix

André Masséna est reçu chevalier rose-croix au chapitre du Saint Sépulcre de Jérusalem en Palestine le 18 septembre 1785, à Toulon.



Fondation de la loge de La Parfaite Amitié au sein du régiment Royal-Italien

Le 27 septembre 1787, le Grand Orient allume, c'est-à-dire crée, la loge de La Parfaite Amitié au sein même du régiment Royal-Italien. André Masséna en est le vénérable fondateur.



Mariage d'André Masséna

André Masséna contrebandier

André Masséna est premier maillet de la loge de La Parfaite Amitié au sein même du régiment Royal-Italien.

André Masséna quitte l'armée royale française le 3 août 1789, pour aller s'installer à Antibes.

André Masséna se marie à Antibes et se livre, pendant environ 2 ans, à la contrebande, d'aucuns disent la piraterie !



Première bataille de Dego

Le 20 septembre 1794 les généraux André Masséna et Amédée Emmanuel François Laharpe marchent d'Aqua-Freda et de Monte-Lemo sur le château de Cosseria, défendu par un corps autrichien.

André Masséna, arrivé le premier, s'en empare de vive force après avoir tué à l'ennemi une vingtaine d'hommes.

Les Autrichiens, sur le point d'être entourés dans les gorges de la Bormida, ayant eu connaissance de la réunion des généraux André Masséna et Amédée Emmanuel François Laharpe à Cosseria, évacuent pendant la nuit Carcare et se retirent sur Cairo.

Le 21 septembre 1794, à la pointe du jour, les 3 colonnes se mettent à leur poursuite.

Elles n'arrivent qu'à trois heures de l'après-midi à Cairo.

Les autrichiens ont abandonné ce village et se sont retiré à la Rochetta et au-dessus de Dego où il occupe une forte position sur les deux rives de la Bormida.

Il ne reste plus qu'une heure et demie de jour.

L'attaque est néanmoins ordonnée immédiatement, et les troupes s'avancent sur 3 colonnes avec une ardeur incroyable.

Déjà les 2 ailes de l'infanterie autrichienne, abordées à la baïonnette par Amédée Emmanuel François Laharpe et Jean-Baptiste Cervoni, sont culbutées et se retirent en désordre.

André Masséna obtient le même succès au centre.

Marc-Antoine de Beaumont, à la tête du 9e régiment de dragons, s'ébranle pour charger la cavalerie ennemie et enlever son artillerie.

Un ravin jusqu'alors inaperçu arrête l'impétuosité des assaillants et préserve les Autrichiens d'une déroute complète.

Les pertes des Français sont de 80 morts et autant de blessés.

Les pertes des autrichiens s'élèvent à plus de 1 000 hommes, tant tués que blessés et prisonniers.

On trouve des magasins considérables à Dego.

Les 22 et 23 septembre 1794 sont employés à les consommer et à en évacuer une partie.

Les troupes bivouaquent à droite et à gauche de Dego et sur la route près de Rocchetta Cairo.


Prise d'une redoute par les Français lors de la bataille de Loano - les 23 et 24 novembre 1795 - par d'Hippolyte Bellangé

Bataille de Loano

Mort de Général Charlet

Barthélémy-Catherine Joubert Général de brigade

L'armée d'Italie est commandée par Barthélemy Louis Joseph Schérer.

Le centre de cette armée, aux ordres d'André Masséna, est formé par :

Une autre division, restée au col de Tende, couvre Saorge.

Toute cette armée s'élève à peine à 40 000 hommes manque de pain, d'habillement et de munitions.

Ses communications avec Gênes sont interrompues par la flotte anglaise.

L'armée austro-sarde est forte de 53 000 hommes aux ordres de Wallis et d'Eugène-Guillaume Argenteau.

Elle s'appuie à gauche sur la mer à Loano et s'adosse à droite au Piémont sur les places de Ceva, de Coni et de Mondovi.

Cette position se compose de postes inexpugnables, liés les uns aux autres par des retranchements, et défendus par 100 pièces d'artillerie.

Barthélemy Louis Joseph Schérer arrivant dans un pays qui lui est inconnu, offre au plus digne de ses généraux la direction des plans d'attaque.

André Masséna, désigné le plus habile par ses collègues, s'en occupe sur-le-champ.

Le 17 novembre 1795, le général Charlet attaque les Austro-Sardes à Campo di Pietri, les culbute, détruit leurs retranchements et prend 3 canons et fait 500 prisonniers.

Mais un brouillard épais force André Masséna à renoncer à l'attaque qu'il projette sur la droite.

André Masséna décide alors d'opérer sur le centre, de s'emparer de ses positions, de les dépasser et d'en prendre d'autres en arrière de sa ligne.

André Masséna se charge d'exécuter lui-même ce plan hardi.

Les Français comptent former 3 attaques, une fausse et deux sérieuses.

Pierre Augereau, avec l'aile droite, doit chercher à déborder la gauche de l'ennemi.

Jean Mathieu Philibert Sérurier, avec l'aile gauche, est chargé de tenir en échec l'ennemi qu'il a en présence.

André Masséna part le 22 novembre 1795 à la nuit tombante avec deux divisions pour attaquer le centre.

Au point du jour, André Masséna fait une courte harangue à ses troupes pour leur dire que la victoire est dans leurs baïonnettes. L'attaque commence aussitôt.

André Masséna s'empare au pas de course de toutes les positions jusqu'à Bardineto.

Là, les Autrichiens opposent une vive et longue résistance.

André Masséna, s'indignant de cette perte de temps, fait approcher sa réserve et le combat recommence avec fureur.

Le général Charlet, se précipitant le premier dans les retranchements, y tombe frappé d'un coup mortel.

Sa mort excite la rage des soldats, qui, les rangs serrés et la baïonnette en avant, se ruent en masse compacte sur les ennemis et les mettent dans une déroute complète.

Pendant ce temps, Pierre Augereau attaque l'aile gauche avec succès depuis Loano jusqu'aux hauteurs occupées par Eugène-Guillaume Argenteau.

Toutes les positions sont successivement emportées.

Le mamelon, dit le grand Castellaro, défendu par le général milanais Roccavina avec 1 200 hommes, oppose plus de résistance.

Pierre Augereau somme Roccavina de mettre bas les armes. Celui-ci consent à quitter la redoute avec armes et bagages. Pierre Augereau rejette cette offre avec dédain et lui donne 10 minutes pour se rendre à discrétion.

10 minutes, répond le Milanais, il ne m'en faudra pas tant pour passer par là.

Il montre la brigade Victor déployée devant lui. On croit d'abord que c'est une bravade.

Mais Roccavina, déterminé à succomber avec gloire, sort de sa redoute, tombe en furieux sur les 117e et 118e demi-brigades, les culbute, et malgré le feu du reste de la brigade, parvient à effectuer sa retraite, au grand étonnement des républicains que sa résolution pénètre d'admiration.

Cependant, les Austro-Sardes se sont ralliés sur le mont Carmelo pour arracher la victoire à un ennemi qu'ils croient épuisé par 10 heures de combat.

Barthélemy Louis Joseph Schérer, devinant leur projet, s'avance contre eux avec sa droite, mais incertain de ce qui s'est passé au centre avec André Masséna, craint de tout compromettre. Il hésite. Un message d'André Masséna vient le rassurer.

Il continue son mouvement mais tout à coup, un brouillard humide, accompagné de tourbillons de neige et de grêle cache la lumière du jour et met fin à la poursuite.

Des rangs entiers sont renversés par les rafales de la tourmente, et l'on compte sur le champ de bataille des morts et des blessés que n'ont pas frappés la main des hommes.

Les Autrichiens profitent des ténèbres pour fuir, abandonnant tentes, artillerie et caissons.

Pierre Augereau les poursuit avec ses troupes légères.

André Masséna, qui a marché malgré la tourmente, a fait occuper par Barthélémy-Catherine Joubert les défilés de Saint-Jacques.

Il ne reste aux Autrichiens que les sentiers des montagnes et la vallée de la Bormida.

Jean Mathieu Philibert Sérurier pendant les journées du 23 et du 24 novembre 1795, se borne à contenir l'aile droite austro-sarde.

Jean Mathieu Philibert Sérurier exécute dès lors sur l'armée piémontaise une attaque impétueuse, la bat complètement, lui enlève toute son artillerie et la contraint de se réunir dans le camp retranché de Ceva aux débris d'Eugène-Guillaume Argenteau.

La victoire de Loano livre aux Français d'immenses approvisionnements et leur ouvre les portes de la Péninsule italienne.

Le succès cette bataille est dû aux dispositions et à l'audace de André Masséna.

Barthélemy Louis Joseph Schérer nomme Barthélémy-Catherine Joubert général de brigade sur le champ de Bataille de Loano.


Redoute de Monte-Legino

Combat de la Redoute de Monte-Legino

Napoléon Ier souhaite se placer en position centrale pour battre tour à tour les armées piémontaise et autrichienne :

L'armée autrichienne compte 42 bataillons et 44 escadrons.

L'armée piémontaise est forte de 30 000 hommes et la cavalerie napolitaine compte 2 000 hommes.

Les deux armées comptent au total 80 000 soldats et 200 pièces de canons.

Napoléon Ier vise Montenotte, mais laisse croire à l'ennemi qu'il désire Gênes.

André Masséna s'interpose entre les piémontais et les autrichiens, coupant ainsi toutes les communications possibles entre eux.

Les autrichiens d'Eugène-Guillaume Argenteau se dirigent vers la côte.

Le 10 avril 1796, à Voltri, un quartier de Gênes, Johann Pierre de Beaulieu se heurte à la droite française commandée par Amédée Emmanuel François Laharpe.

La campagne commence au col de Cadibone, qui sépare les Alpes des Apennins.

Le 11 avril 1796, coté français, vers 3h du matin, la 1re demi-brigade légère, du colonel Henri François Fornésy, est déployée en avant de la redoute du Monte-Legino ou Monte Negino.

Le 2e bataillon de la 21e demi-brigade occupe Savone, sous les ordres d'Antoine-Guillaume Rampon.

Au col de Cadibona, se trouvent les restes de la 21e demi-brigade.

À Legino et Quiliano, 2 400 hommes de la 8e demi-brigade légère.

À Savone, 3000 hommes de plusieurs unités.

Coté autrichien, Eugène-Guillaume Argenteau quitte Pareto, ayant reçu ses ordres en retard.

Ordre est donné aux troupes stationnées à Cairo, Dego (sous Rukavina), Pareto, Giusvalla et Sassello de se mettre en marche, en direction de Savone.

À Sasello, le général Liptay étant alité, les ordres de marche sont transmis avec retard.

Deux bataillons resteront à Sassello.

Les troupes passeront par Giovo.

Vers 12h, les reconnaissances trouvent des soldats ennemis à Montenotte, nombreux et en mouvement.

Eugène-Guillaume Argenteau arrive sur les hauteurs de Montenotte avec 3 bataillons.

Il y est rejoint par Rukavina avec 2 bataillons, 3 Compagnies du corps franc de Giulay (300 hommes) le tout pour un total de 4000 hommes.

Rukavina engage le premier l'attaque qui est menée par les 3 compagnies du corps franc de Giulay en tirailleurs.

Direction Savone en refoulant les reconnaissances situées sur le Monte San-Giorgio et Monte Pra.

Après une légère fusillade, elles se replient sur la redoute du Monte-Legino.

Coté français, Antoine-Guillaume Rampon accourt et prend le commandement en chef de cette position.

La redoute est située sur une crête étroite à 3km au sud de Montenotte.

Les hommes se mettent en défense soutenus par la demi-brigade d'infanterie légère.

Antoine-Guillaume Rampon n'a que 1200 hommes et se replie d'abord.

Mais, sentant toute l'importance de cette position, Antoine-Guillaume Rampon se rallie dans l'ancienne redoute, met ses canons en batterie et fait jurer à sa troupe de tenir jusqu'à la dernière extrémité.

Les autrichiens montent à l'assaut.

Accueilli par les feux croisés de l'artillerie et de la mousqueterie, les autrichiens plie et rompent.

Eugène-Guillaume Argenteau les ramène à la charge 3 fois, chaque fois Antoine-Guillaume Rampon leur présente un rempart de baïonnettes et les culbute en leur faisant éprouver des pertes énormes.

Rukavina est touché à l'épaule lors d'une attaque de la redoute.

Vers 16h, les pertes françaises sont de 57 hommes.

Eugène-Guillaume Argenteau met fin aux combat.

Il envoie un message au général Liptay à Sassello lui demandant des renforts.

Les Impériaux se retirent sur un mamelon qui se trouve en face de la redoute. Ils ont perdu une centaine d'hommes.

Vers 17h30, Antoine-Guillaume Rampon demande à André Massena des vivres, de l'artillerie et des renforts.


Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino, huile sur toile de René Théodore Berthon, 1812 - Musée de l'Histoire de France à Versailles Bataille de Montenotte

Bataille de Montenotte

Le 23 germinal an IV soit le 12 avril 1796 au matin, Eugène-Guillaume Argenteau attaque de front Amédée Emmanuel François Laharpe, sans se douter qu'André Masséna est derrière lui.

André Masséna tourne l'ennemi par la gauche, par Altare qui commande les positions de l'armée impériale de Montenotte.

Dans la même direction, Pierre Augereau effectue un mouvement enveloppant de plus grande envergure encore, descendant du Monte Alto en terrain accidenté, afin de couper la retraite à l'ennemi battu.

Il surveille aussi, vers l'Ouest, les Piémontais pour le cas où ils voudraient se joindre à leurs alliés.

À 1h du matin, Napoléon Ier quitte Savone avec Louis Alexandre Berthier, Antoine Christophe Saliceti, André Masséna, conduit par le frère du curé d'Altare.

Il gagne la hauteur de Casa Bianca.

Louis Alexandre Berthier écrit à André Masséna :

Tout nous annonce que cette journée et celle de demain marqueront l'histoire.

À 2h, Amédée Emmanuel François Laharpe :

André Massena part à la tête du 1er et 3e bataillon de la 21e demi-brigade qui occupe Cadibona situé à la gauche et doit prendre l'ennemi à dos. Il marche vers la droite.

Le chef de brigade Rondeau forme l'avant-garde avec les carabiniers et les grenadiers.

Le général Philippe Romain Ménard est à la tête de la 8e, André Masséna conduit la 21e.

Plus à gauche, Pierre Augereau avec 6.000 hommes doit marcher de Maltare, par Carcare sur Cairo avec ordre de tourner et d'attaquer l'ennemi.

Enfin Jean Mathieu Philibert Sérurier doit faire des démonstrations pour contenir les Piémontais.

Côté autrichien, le 3e bataillon du régiment Terzy (800 hommes) marche toute la nuit pour rejoindre au point du jour.

Un bataillon du régiment Preiss est arrivé dans la nuit mais ne sera pas utilisé dans la bataille.

Vers 6h, au point du jour, d'une butte voisine de Montenotte, Napoléon Ier surveille le développement, par un mauvais temps de pluie froide et de brouillard.

À ses côtés se trouve Antoine Christophe Saliceti, un civil au milieu des uniformes,

Arrivée en vue de Montenotte, la colonne d'André Masséna se divise.

L'avant-garde et la 21e marchent droit aux Impériaux déjà rangés sur les hauteurs. La 8e, prenant un détour, s'avance par des sentiers difficiles sur le flanc droit ennemi.

Pour garder la route d'Altare vers Castellazzo et Bric Tesoro, Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie cette unité ainsi qu'une compagnie du corps franc de Giulay et quelques autres éléments.

Eugène-Guillaume d'Argenteau qui n'a reçu aucun avis de son général en chef, persiste dans son projet de s'emparer de Monte-Legino, il donne donc le signal d'une attaque.

Le brouillard se lève et dévoile les pièces d'artilleries déployées sur le Monte-Legine, et la mitraille fait d'affreux ravages dans les rangs des Impériaux qui fuient en désordre.

Eugène-Guillaume d'Argenteau s'aperçoit alors qu'il a devant lui des troupes renforcées.

Puis il entend gronder le canon sur la route d'Altare.

André Masséna attaque le flanc droit des Impériaux.

L'avant-garde se met aussitôt en bataille, ayant la 21e en seconde ligne, et engage ses tirailleurs.

Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie pour maintenir le centre les bataillons Stein et Pellegrini sous les ordres de Nezlinger.

Les 2 bataillons d'Anton sont placés en défense sur le flanc gauche (Monte Pra).

Puis il vient secourir le flanc droit avec le bataillon Alvintzi.

La 8e cependant gravissait à la course des montagnes escarpées.

Elle débusque successivement les postes ennemis et touche au terme qu'elle doit atteindre, lorsque les carabiniers (sous Rondeau), emportés par l'impatience de combattre, se jetent en tirailleurs et attaquent, soutenus par les grenadiers en bataille.

Les défenseurs sur le flanc droit tiennent bon dans un premier temps.

La ligne ennemie du flanc droit est enfoncée et mise en fuite.

Pendant qu'André Masséna déborde le flanc droit, Amédée Emmanuel François Laharpe attaque les défenseurs du Monte Pra.

La 1re demi-brigade légère passe à l'attaque sur l'aile gauche de l'ennemi qui, en un instant, est mis en déroute et culbuté dans le ravin en arrière de Montenotte.

La 8e encore trop en arrière, ne peut lui couper la retraite.

Les Impériaux sont du reste poursuivis avec chaleur par Joachim Murat, l'aide de camp.

Eugène-Guillaume Argenteau en retraite est obligé de défiler sous le feu d'André Massena, qui occupe les hauteurs. Ils n'essaient pas de prolonger une inutile résistance.

Le régiment Alvintzi assure l'arrière-garde au travers de Montenotte.

Les régiments Pellegrini et Stein se replient vers Dego, Alvintzi et Trezy vers Pareto, Anton (500h) vers Mioglia.

Vers 10h, du champ de bataille, la 8e marche sur Carcare. Elle y marche sans les carabiniers qui, emportés sur les traces de l'ennemi, se trouvent à plus de trois lieues de distance.

Le général en chef avec son état-major a joint la demi-brigade.

1500 Impériaux restent sur le champ de bataille, 1500 autres sont fait prisonniers, 4 drapeaux, 2 canons, une grande quantité d'armes et de munitions demeurent entre les mains des Français.

Dans la soirée, a lieu une conférence avec André Masséna, Amédée Emmanuel François Laharpe, Pierre Augereau.

Napoléon Ier couche à Carcare.

La route d'Arcole est à présent ouverte...


Bonaparte donnant ses ordres à la bataille du pont de Lodi par Louis-François Lejeune Bataille du pont de Lodi - par Felicien de Myrbach - parue dans Life of Napoleon Bonaparte de William Sloane

Bataille du pont de Lodi

L'armée française maître de l'Italie

Napoléon Ier borde alors l'Adda à hauteur de Pizzighetone mais les défenses ennemies sont trop puissantes à cet endroit-là.

Napoléon Ier longe l'Adda vers le nord et parvient à Lodi le 21 floréal an IV ou le 10 mai 1796.

L'arrière-garde autrichienne comptant 17 500 hommes, commandée par Le général Sebottendorf, cherche à y détruire le pont.

Il a rangé ses soldats sur 2 lignes :

L'armée française qui arrive sur l'autre rive compte 9 500 hommes, dirigés par Jean Lannes, Dallemagne et André Masséna.

Elle commence par établir ses canons le long de la rive, de manière à empêcher les sapeurs autrichiens de faire sauter le pont.

Napoléon Ier envoie Kilmaine chercher un gué au sud, et Beaumont au nord, avec leurs cavaliers.

Si tout va bien, ils déboucheront dans 2 heures à droite et à gauche des Autrichiens, forçant la décision.

Vers 18 heures, apercevant le gros de la division d'André Masséna qui s'approche en arrière de Lodi, Napoléon Ier parcourt les rangs.

Il s'agit de convaincre les fantassins qui ont marché depuis 6 heures du matin de courir sous le feu vers l'autre rive, avec une chance sur 3 d'arriver vivant de l'autre côté.

Les Savoyards sous les ordres du chef de bataillon Dupas, commandant le 2e de carabiniers, sont les premiers à tenter de franchir le pont. Les Autrichiens retiennent leur feu puis tirent à mitraille sur les premiers qui s'engagent. Autour de Dupas, c'est un massacre, l'assaut se rompt.

Voyant que ce coup d'arrêt peut tout perdre, André Masséna, Dallemagne, Louis Alexandre Berthier et Cervoni, suivis par leurs aides de camp, se ruent en avant au cris de Vive la République.

Cette charge des chefs fait merveille. En quelques minutes deux compagnies abordent l'autre rive.

Beaucoup sont tombés mais les tirs ont fait de la fumée, habitués aux torrents de la montagne, les Savoyards ont remarqué que la profondeur du fleuve diminue d'un coup. Ils se glissent dans le flot rapide et débouchent du pont en hurlant. La première ligne autrichienne cède.

Au moment où la deuxième ligne contre-attaque, les cavaliers français du général Beaumont qui ont fait le tour par le nord, chargent le flanc droit ennemi.

À 19 heures, la cavalerie napolitaine ne peut que protéger la retraite des Autrichiens.

L'armée d'Italie entre à Plaisance puis à Parme pour enfin gagner Milan le 15 mai 1796, en imposant de lourdes contributions au pays.

Le duché de Parme subit de continuels passages de troupes qui s'affrontent.



André Masséna à Vérone

Le 31 mai 1796 les Autrichiens sont rejetés derrière l'Adige.

Le 1er juin 1796 André Masséna occupe Vérone.

En un mois et demi, l'armée française se rend maître de l'Italie, l'armée autrichienne est expulsée au-delà du Tyrol.


Bonaparte donnant ses ordres sur le Mont Medolano Plan de la bataille du Mont Medolano

Bataille de Castiglione

Bataille du Mont Medolano

Napoléon Ier a avec lui 40 000 hommes dont un certain nombre sont retenus au siège de Mantoue.

Vers le 10 juillet 1796, Napoléon Ier reçoit le renfort de 4 000 hommes du général Despinoy.

L'armée de Johann Pierre de Beaulieu compte encore 18 000 hommes, et la garnison de Mantoue 8 000.

10 000 Tyroliens et 31 000 Autrichiens marchent vers l'Italie. Ce qui fait 67 000 hommes, prêts à venger l'Empire.

Les armées autrichiennes sont commandées par les généraux Quasdanovich et Dagobert Sigmund von Wurmser.

Dagobert Sigmund von Wurmser qualifie Napoléon Ier de jeune homme.

Descendant du Tyrol en 2 colonnes, les Autrichiens encerclent le lac de Garde et l'armée française, mais ainsi séparés, ils sont inférieurs en nombre.

L'armée française se rassemble rapidement.

Le blocus de Mantoue est levé, Vérone est évacué le 29 juillet 1796.

Toute l'armée française est concentrée entre la Chièse et le Mincio.

Napoléon Ier laisse seulement 1 800 hommes sous les ordres du général Valette à Castiglione pour bloquer Dagobert Sigmund von Wurmser qui descend la rive gauche du lac de Garde et l'empêcher de prendre ainsi son armée à revers.

Le 31 juillet 1796, Napoléon Ier fonce sur les 15 000 Autrichiens qui descendent par la rive droite.

La division Sauret reçoit ordre de délivrer le général Guieu encerclé à Salò, ce qu'elle réussit.

La division Dallemagne qui a pour mission de prendre Lonato, a du mal à venir à bout de l'ennemi. Elle finit par le battre, mais ne parvient pas à prendre la ville.

Le 1er août 1796, Pierre Augereau entre à Brescia.

Le 2 août 1796, André Masséna prend position à Ponte San Marco.

Au soir, sous la pression de ses hommes, le général Valette abandonne précipitamment Castiglione. Dans la fuite désordonnée beaucoup de soldats sont faits prisonniers.

Le 3 août 1796 au matin, l'armée française a changé de front.

Au soir, la division autrichienne descendue par la rive droite du lac de Garde est partiellement détruite et complètement dispersée.

Le 4 août 1796, pendant que les restes de cette division qui s'enfuient par la vallée de la Chièse sont battus et fait prisonniers à Gavardo et à Salò, Dagobert Sigmund von Wurmser rassemble les débris de son armée, et les forces disponibles de Mantoue.

Au total 25 000 hommes se rangent et font face aux Français, entre Medole à gauche et Solférino à droite.

Les Autrichiens ont choisi leur position pour bloquer l'avancée des Français et laisser le temps aux arrières de réorganiser la défense dans la forteresse de Mantoue.

Les forces autrichiennes doivent donc s'installer pour résister aussi longtemps que possible avec les moindres pertes et se retirer ensuite dans la forteresse de Mantoue ou Peschiera, dans l'attente d'une attaque.

Une théorie tactique française est mise au point par Napoléon Ier, sur proposition de Pierre Augereau, le matin du 4 août 1796.

L'idée est :

L'arrivée ponctuelle de la Division Despinoy devrait créer le nouveau centre du déploiement français. Les ailes seraient formées par deux tronçons séparés et déjà placés sur des positions latérales préétablies: André Masséna à gauche et Pierre Augereau à droite.

L'arrivée de la division Jean Mathieu Philibert Sérurier de Guidizzolo, prendrait alors les Autrichiens par derrière, en tenaille.

La tactique de Pierre Augereau, intelligente, n'est pas simple à mettre en œuvre. Les 3 unités françaises doivent agir au bon moment. C'est très difficile du fait de la lenteur des communications de l'époque et de la mesure approximative du temps en l'absence d'horloges.

Lorsque les ordres sont envoyés, Napoléon Ier soulève de sérieux doutes sur la réussite du plan convenu et exprime son intention de retirer toute l'armée sur le Pô.

Pierre Augereau s'oppose avec fermeté et entre les 2 hommes naît une discussion qui va aboutir en dispute.

Fort de son prestige militaire et d'éclatantes victoires des jours précédents, Pierre Augereau réussit à dissiper les hésitations de Napoléon Ier.

À l'aube du 5 août 1796, selon le plan, certaines unités des divisions d'André Masséna et Pierre Augereau, lancent une attaque centrale contre le camp autrichien.

Les troupes françaises semblent agir avec peu de détermination et de coordination et se retirent en désordre, s'exposant ainsi à la réaction de l'Autrichien.

Profitant de l'occasion, Dagobert Sigmund von Wurmser donne l'ordre de préparer la contre-attaque.

Pendant ce temps-là, la division française Despinoy est après Montichiari et deux demi-brigades d'avant-garde aux ordres du colonel Leclerc, vont entrer à Castiglione, conformément aux prévisions.

Tout se déroule selon le plan jusqu'à 7 heures du matin, quand on entend plusieurs coups de feu venant de Guidizzolo.

Le général Jean Mathieu Philibert Sérurier a été frappé d'une fièvre très forte la nuit précédente et a été obligé de confier le commandement de la division au général Fiorella.

Celui-ci, désireux d'affronter l'ennemi, n'attend pas le bon moment et arrive trop tôt, bouleversant le plan élaboré.

Dagobert Sigmund von Wurmser arrête immédiatement la contre-attaque et organise le déplacement de la deuxième ligne, près de San Cassiano pour intercepter la division Jean Mathieu Philibert Sérurier.

Napoléon Ier remarque l'erreur de Fiorella.

Napoléon Ier démontre alors une capacité de raisonnement et d'improvisation rare.

Pendant que la deuxième ligne autrichienne bouge pour se ranger à San Cassiano, Napoléon Ier ordonne à la division Despinoy de rejoindre la division André Masséna et d'attaquer l'aile droite de l'ennemi.

Tout de suite et sans attendre de réponses, Napoléon Ier commande une attaque imprévue sur le flanc gauche, se ruant à l'assaut du Mont Medolano avec des forces considérables.

Napoléon Ier comprend que le Mont Medolano ne représente plus l'aile gauche extrême, mais la charnière entre les 2 lignes autrichiennes. Les forces autrichiennes sont ainsi trop déséquilibrées à droite.

L'enlèvement de la redoute du Mont Medolano est précédé d'un tir d'artillerie fou, déchargé par les batteries hippomobiles du colonel Marmont.

Presque simultanément, le général Verdier se lance avec ses grenadiers vers les pentes de la colline, tandis que les dragons de général Beaumont investissent l'escadron des Uhlans.

Vers 9 heures, le mamelon est fermement en possession des Français.

Dans le but de freiner une avancée dont il ne connait pas la portée Dagobert Sigmund von Wurmser ordonne le repli de son aile gauche.

Quelques minutes plus tard, l'aile droite est investie conjointement par les divisions de Despinoy et d'André Massena.

Tout de suite est arrangée la formation d'une seconde ligne de résistance à droite qui affaiblit encore plus la partie centrale du déploiement autrichien, rapidement attaqué et détruit par la division Pierre Augereau.

Divisé en 3 sections, le corps de l'armée autrichienne n'a pas d'autre alternative que se replier sur Peschiera, Valeggio et Roverbella, laissant 2 000 hommes sur le terrain et plus de 1 000 prisonniers.

Dagobert Sigmund von Wurmser échappe péniblement à la capture.

Dès que les Autrichiens ont commencé la retraite, Napoléon Ier ordonne à la cavalerie et à l'infanterie légère une poursuite immédiate de très près, pas dans le but de frapper l'ennemi, mais de le forcer à une fuite précipitée et désordonnée, de façon à faire abandonner de grandes quantités de matériel de guerre dont l'armée autrichienne est bien fournie, mais qui fait défaut à l'armée française.

La manœuvre a pour effet de gagner :

La bataille du Mont Medolano n'est pas décisive mais elle est considérée par les historiens comme la plus importante pour le sort de la campagne d'Italie.

Les effets bénéfiques pour les Français sont nombreux :

La bataille du Mont Medolano est la première grande victoire de Napoléon Ier. Son prestige militaire est mis en évidence, autant aux yeux de ses soldats que de ses généraux, à qui il a démontré savoir profiter positivement même de leurs fautes.

Le 6 août 1796, l'armée autrichienne bat en retraite dans le Tyrol, où elle va tenter de se reconstituer.

Le 7 août 1796, Jean Mathieu Philibert Sérurier entre à Vérone.

André Masséna reprend les positions abandonnées le 29 juillet 1796.

Le siège de Mantoue reprend, le 2 septembre 1796 l'armée française commence à remonter vers le Tyrol pour tenter de faire sa jonction avec l'armée du Rhin.

Pendant les 5 jours de la bataille de Castiglione, Dagobert Sigmund von Wurmser aura perdu :

En récompense de la bravoure de Pierre Augereau, Napoléon Ier le désigne pour apporter au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi.

En 1796, Joseph Alvintzy commande l'armée du Tyrol en remplacement de Johann Pierre de Beaulieu, battu par Napoléon Ier.



Troisième tentative de relèvement du siège de Mantoue

Seconde bataille de Bassano

Bataille de Calliano

Bataille de Caldiero

Le 2 novembre 1796, Joseph Alvintzy lance la troisième tentative de relèvement du siège de Mantoue en traversant la Piave avec une armée de 28 000 hommes et en s'avançant vers l'ouest.

Au même moment, une deuxième colonne autrichienne dirigée par le Feldmarschall-Leutnant Paul Davidovich se déplace vers le sud contre Trento avec 18 000 hommes.

Joseph Alvintzy espère soulager le Feldmarschall Dagobert Sigismund von Würmser, pris au piège à Mantoue avec une garnison de 23 708 hommes.

Parmi eux, seulement 12 420 sont en état de se battre.

Pour faire face à la double menace, Napoléon Ier déploie :

En réserve :

Le général de division Charles Edward Jennings de Kilmaine et 8 800 hommes bloquent la garnison de Dagobert Sigismund von Würmser à Mantoue.

Le 6 novembre 1796, Napoléon Ier et 19 500 hommes, parmi lesquels :

attaquent Joseph Alvintzy à Bassano et à Fontaniva.

Au cours de la seconde bataille de Bassano, Joseph Alvintzy et ses 2 commandants de division, les Feldmarschall-Leutnants :

repoussent leurs adversaires en infériorité numérique.

Les pertes françaises sont de 3 000 morts, blessés et capturés.

L'armée de Joseph Alvintzy subit environ 2 800 pertes.

Paul Davidovich met Claude-Henri Belgrand de Vaubois en déroute lors de la bataille de Calliano le 7 novembre 1796.

Il inflige 4 400 pertes aux Français pour une perte autrichienne de 3 500 hommes.

Napoléon Ier se concentre sur la menace venant du nord alors qu'il retire sa force orientale à Vérone.

Paul Davidovich reste inactif car il a la fausse impression que la division d'André Masséna a renforcé Claude-Henri Belgrand de Vaubois.

Le 11 novembre 1796, les éléments avancés de Joseph Alvintzy atteignent Caldiero.

Caldiero est une ville située à environ 15 km à l'est de Vérone.

Croyant que Vérone est en train d'être évacuée, Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen s'avance.

Mais Napoléon Ier envoie les divisions d'André Masséna et de Pierre Augereau de l'autre côté du fleuve Adige pour engager les Autrichiens.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen perd 400 hommes et se replie sur une crête au nord de Caldiero.

Le 12 novembre 1796, Napoléon Ier décide d'attaquer les Autrichiens.

Napoléon Ier envoit un total de 13 000 hommes pour attaquer la position de Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen.

André Masséna attaque la droite autrichienne et Pierre Augereau attaque la gauche autrichienne.

Les Autrichiens, qui se sont fortifiés dans plusieurs villages, résistent fermement aux assauts français.

Une pluie violente et une tempête de grêle soufflent sur les troupes françaises, ce qui les empêche de préparer leurs mousquets.

À la mi-journée, André Masséna commence à progresser sur la droite autrichienne.

Dans l'après-midi, les brigades du général Adolf Brabeck et d'Anton Schübirz von Chobinin sont arrivées sur le terrain.

Bientôt les Autrichiens repoussent André Masséna.

Giovanni Provera est également apparu et a ramené Pierre Augereau.

L'arrivée de la nuit permet aux Français de rentrer sans encombre à Vérone.

Les Français ont subi 1 000 morts et blessés, ainsi que 800 hommes et deux pièces d'artillerie capturées.

Les Autrichiens ont perdu 950 morts et blessés et 350 capturés.


Arcole

Bataille d'Arcole

Les français, après les succès de Dego, Mondovi, Lodi et Castiglione, subissent leur premier revers.

André Masséna et Pierre Augereau sont bousculés par Joseph Alvintzy, les forçant à battre en retraite.

Napoléon Ier qui a perdu 3 batailles consécutives, envisage une retraite derrière la rivière Adda, abandonnant le blocus de Mantoue.

Mais les Autrichiens commencent à patauger plutôt que de profiter de leurs occasions, Napoléon Ier décide d'attaquer à nouveau son adversaire.

Napoléon Ier laisse très peu d'hommes à Claude-Henri Belgrand de Vaubois et Kilmaine pour défendre les positions à Ronco.

Napoléon Ier se présente le 12 novembre 1796 devant l'Alpone, non loin d'Arcole, pour contourner Joseph Alvintzy et le stopper dans sa progression.

La ville d'Arcole est située juste derrière l'Adige.

Un pont est construit pour y parvenir mais les français sont mitraillés de l'autre rive par les autrichiens, et meurent par dizaine.

Napoléon Ier bientôt rejoint ses soldats.

À mi-chemin, une canonnade retentit et le contingent français est décimé.

Muiron, un aide de camp, est tué en protégeant Napoléon Ier de son corps.

Celui-ci se retrouve presque seul sur la rive ennemie, attaqué par des soldats croates.

L'adjudant-chef Belliard se précipite avec ces hommes pour sortir son commandant de ce mauvais pas.

Ensemble, il retraverse l'Adige à la nage.

L'effet de surprise sur Joseph Alvintzy est manqué.

Les plans d'attaques de Napoléon Ier sont déjoués mais il reprend confiance quand il apprend qu'André Masséna a repoussé Giovanni Provera.

L'armée française reçoit des renforts du général Jean Mathieu Philibert Sérurier, lui conférant une petite supériorité numérique.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen joue un rôle moins important dans cette bataille.

Le 17 novembre 1796, Napoléon Ier ordonne de simuler une attaque sur le flanc.

Les autrichiens imaginent déjà l'arrivé d'un autre corps d'armée français.

Joseph Alvintzy, un septuagénaire expérimenté mais fatigué et sans vivacité d'esprit, ordonne l'attaque de cette armée fictive.

Il présente alors son flanc sud à Napoléon Ier.

Le général autrichien Adolf Brabeck est tué.

Joseph Alvintzy se replie sur le plateau de Rivoli.

Il a perdu 6 000 hommes en 6 jours.


Napoléon Ier et Masséna à Rivoli

Bataille de Rivoli

Bataille de la Favorite

Prise de Mantoue

Napoléon Ier dispose ses hommes de façon que toute la région de Mantoue, de Rivoli et de Vérone soit encadrée et accessible en moins de 3 jours de marche :

Les premiers affrontements surviennent le 13 janvier 1797.

Barthélémy-Catherine Joubert, attaqué de toutes parts, se replie sur le plateau de Rivoli. Il est rejoint par Rey et Napoléon.

Joseph Alvintzy pense que la bataille est gagnée. Il sait qu'il a l'avantage du nombre et que les troupes françaises sont des plus démoralisées.

Il attend le 14 janvier 1797 pour lancer l'attaque générale.

Fatale erreur, puisqu'il laisse le temps à André Masséna de revenir de Vérone, soit 148 kilomètres parcourus en 2 jours !

À 7 heures, les autrichiens attaquent, menés par le colonel Liptay, au mont Talembora.

Les français reculent, mais se replient en bon ordre. Bientôt le corps de Barthélémy-Catherine Joubert est à cour de munitions, alors que l'armée du général autrichien Quasdanovitch menace d'encerclement total.

Les français sont maintenant enfermés sur le versant de Rivoli, assiégés par 25 000 autrichiens.

Soudain, le canon tonne. André Masséna, avec une armée épuisée mais déterminée, inverse toute la situation.

La contre-attaque s'organise. Le reste de l'armée ennemi tente de trouver une porte de sortie, mais partout elle tombe dans un défilé de tirs croisés. Ainsi le capitaine René, avec 50 hommes, fait mettre bat les armes à tout un régiment. Vers 18 heures, l'armée autrichienne est écrasée.

Mais Napoléon Ier est inquiet pour Jean Mathieu Philibert Sérurier, qui n'a plus beaucoup de soldats pour soutenir le siège de Mantoue, le gros de son armée ayant été intégré au corps d'André Masséna. Napoléon Ier laisse Barthélémy-Catherine Joubert avec 15 000 hommes à Rivoli pour consolider la victoire, et prend la direction de Mantoue avec le reste de l'armée d'Italie.

Le 16 janvier 1797, Napoléon Ier gagne la bataille de la Favorite.

Dagobert Sigmund von Wurmser doit capituler dans Mantoue le 2 février 1797.

Dagobert Sigmund von Wurmser est alors très-âgé, brave comme un lion, mais tellement sourd, qu'il n'entend pas siffler les balles autour de lui.

Dans la lettre qu'il envoie le soir de la victoire au Directoire, Napoléon Ier écrit : Les soldats de l'armée d'Italie ont surpassé la rapidité, tant vantée, des légions de César.


Passage du Tagliamento –Prosper Lafaye

Bataille du Passage du Tagliamento

François Étienne Christophe Kellermann Blessé

Accords de paix préliminaires de Leoben

Napoléon Ier se dirige rapidement vers Vienne.

François Ier d'Autriche envoie Charles-Louis de Teschen avec l'élite de l'armée à la rencontre des Français avec la lourde mission d'arrêter leur progression.

La division Jean-Baptiste Jules Bernadotte arrive d'Alsace.

Le Col du Brenner est occupé par Barthélémy-Catherine Joubert, celui de Tarvis par André Masséna, tandis qu'au sud, Napoléon Ier s'approche du Tagliamento derrière lequel Charles-Louis de Teschen garde la route de Trieste.

Le 16 mars 1797, la bataille dite du Passage du Tagliamento ou combat de Valvasone oppose les troupes françaises de l'armée d'Italie commandées par Napoléon Ier à celles de l'empire d'Autriche sous les ordres de Charles-Louis de Teschen.

L'arrière-garde des forces autrichiennes est retranchée sur la rive gauche du Tagliamento.

Napoléon Ier est bloqué par le fleuve et les ponts sont inutilisables car aux mains des Autrichiens.

Mais, faute de pluies suffisantes, le niveau du fleuve est très bas et guéable à de nombreux endroits.

Napoléon Ier tire profit de cette situation et ordonne au général Guieu de passer sur la droite de l'ennemi et Jean-Baptiste Jules Bernadotte sur la gauche.

Après quelques échanges de coups de feu, Napoléon Ier feint de suspendre l'attaque et fait mettre ses troupes au repos et dresser le camp.

Les Autrichiens, persuadés que la bataille n'aura pas lieu, se rassurent et imitent les Français.

Ceux-ci se jettent alors sur leurs armes et surprennent les Autrichiens par une attaque rapide en passant dans le lit du Tagliamento, protégés par l'artillerie.

L'exécution de la manœuvre est très rapide et les Autrichiens sont incapables de repousser l'infanterie française qui les culbute.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte pour motiver ses troupes crie Soldats de Sambre-et-Meuse, l'armée d'Italie vous regarde.

La ligne autrichienne est rompue.

Charles-Louis de Teschen envoie alors sa cavalerie contre-attaquer les hommes de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, mais elle est rejetée par la cavalerie française commandée par Dugua et François Étienne Christophe Kellermann qui est blessé de plusieurs coups de sabres dans la mêlée.

Le quartier général de Charles-Louis de Teschen est pris.

Profitant de la nuit, les Autrichiens se retirent dans la montagne environnante, puis sur Palmanova, abandonnant aux vainqueurs 6 canons et une partie de leurs bagages.

La route de Trevise à Udine et à Palma la Nuova, principale place de ravitaillement des Autrichiens, est ouverte aux Français.

Gradisca est prise le 19 mars 1797.

Botzen est prise le 22 mars 1797.

Un combat a lieu à Tarvis le 24 mars 1797.

Trieste est prise le 24 mars 1797.

L'Autriche est ainsi forcé à signer des accords de paix préliminaires à Leoben les 7 et 18 avril 1797.



André Burthe d'Annelet Aide de camp d'André Masséna

Le 15 octobre 1798, André Burthe d'Annelet est nommé aide de camp d'André Masséna à l'armée d'Helvétie.



Coup d'État du 30 prairial an VII

Lorsque les nouveaux Conseils de la République se réunissent le 1er prairial an VII soit le 20 mai 1799, la situation militaire et intérieure est très médiocre.

Mantoue et Turin ont capitulé tandis que les Russes arrivent dans les Alpes.

Dans le pays et plus particulièrement dans le Midi, les royalistes s'agitent et préparent des insurrections afin d'aider l'ennemi.

Les conseils législatifs, où désormais les jacobins dominent, sont exaspérés par les mauvaises nouvelles qui parviennent des armées.

Le Conseil des Cinq-Cents exige de la part des directeurs une justification de leur politique et des explications sur ces désastres militaires.

Les députés leur reprochent, entre autres, d'avoir révoqué des généraux jacobins tels que Jean Étienne Vachier, et de n'avoir pas assez soutenu les jacobins italiens, suisses, allemands.

Les néojacobins attaquent sans cesse le Directoire, lui demandent de prendre des mesures exceptionnelles de salut public.

Des adresses parviennent des départements et réclament le renouvellement du gouvernement.

Mais les Directeurs ignorent ces demandes, ce qui accroit la tension entre l'exécutif et le législatif.

Les affrontements débutent véritablement quand Emmanuel-Joseph Sieyès, nouvellement élu au Directoire, prend ses fonctions le 21 Prairial An VII soit le dimanche 9 juin 1799.

Il partage, dans une certaine mesure, les sentiments des Conseils.

Il souhaite se débarrasser de ses collègues les plus conservateurs et modifier la Constitution avec l'aide, au besoin, des généraux jacobins.

Emmanuel-Joseph Sieyès s'entend avec Paul Barras pour expulser du Directoire leurs collègues :

Pour cela ils s'assurent du soutien des députés jacobins menés par Lucien Bonaparte et des directorialistes.

Emmanuel-Joseph Sieyès obtient l'accord de l'armée et en particulier du général Barthélémy-Catherine Joubert, qu'il considère comme l'épée capable de l'aider à renverser le régime.

La crise s'ouvre le 27 prairial An VII soit le samedi 15 juin 1799, lorsque les Conseils constatent que les directeurs n'ont pas répondu à un message qu'ils lui ont adressé afin de lui demander de faire le point sur la situation militaire de la République.

Le dimanche 16 juin 1799, sur proposition de Joseph Clément Poullain de Grandprey, les Conseils envoient une nouvelle adresse et décident de tenir une séance permanente jusqu'à ce que la réponse leur soit parvenue.

Le Directoire répond 2 heures plus tard qu'il siège lui-même en séance permanente afin de rédiger la réponse aux Conseils.

Ceux-ci répliquent en appelant les commissions à venir délibérer.

Vers 23 heures le député Nicolas Bergasse monte à la tribune des Cinq-Cents et déclare que l'élection de Jean-Baptiste Treilhard, pourtant vieille de près d'un an, est illégale car il a été élu moins d'une année après la fin de son mandat de député.

Jean-Baptiste Treilhard est ainsi exclu du Directoire par les deux Conseils.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux conseille à Jean-Baptiste Treilhard de résister, mais celui-ci préfère s'incliner et quitte le Directoire.

Paul Barras et Emmanuel-Joseph Sieyès ne font évidemment rien pour le retenir.

L'exclusion de Jean-Baptiste Treilhard est surtout une manœuvre habile des Conseils pour éviter un nouveau coup d'État.

En effet, un putsch n'aurait été possible qu'avec une majorité d'au minimum 3 directeurs, or l'exécutif est désormais coupé en 2 avec :

Les Conseils attaquent Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux et Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Le 29 prairial An VII soit le lundi 17 juin 1799, les Cinq-Cents se réunissent pour élire le successeur de Jean-Baptiste Treilhard.

Sur la liste proposée, figurent pas moins de 5 généraux sur 10 comme André Masséna, François Joseph Lefebvre et Jean-François Moulin.

Les Anciens sont toutefois choqués par cette intrusion de l'armée et préfèrent élire Louis-Jérôme Gohier, ancien député jacobin et ministre sous la Convention.

Le lundi 17 juin 1799, le Directoire envoie un message aux Cinq-Cents dans lequel il proteste de toute volonté de coup d'État et déplore la division qui s'est instaurée entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Pour lui répondre, le Conseil nomme une commission de 11 membres, parmi lesquels de nombreux jacobins.

Le 30 Prairial An VII soit le mardi 18 juin 1799, Charles Ambroise Bertrand L'Hodiesnière dénonce dans un violent discours les Directeurs qui ont maltraité les Conseils lors des 2 dernières années, à savoir :

Vous avez anéanti l'ordre public, vous avez muselé la liberté, persécuté les républicains, brisé toutes les plumes.

Il s'en prend aussi à Barthélémy Schérer qui a perdu l'Italie.

Peu après Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe, pourtant modéré, révèle que la veille La Révellière-Lépeaux aurait tenté de s'opposer à une décision des Conseils, réclame la démission des 2 directeurs incriminés et soutient qu'ils ont bel et bien projeté un coup de force antijacobin.

Sur proposition d'Antoine Français de Nantes, les députés votent alors une loi selon laquelle tous ceux qui attenteraient à la souveraineté nationale seraient mis hors la loi.

Le jour même, Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras, enjoignent à leurs 2 collègues de démissionner.

Mais ceux-ci résistent et la séance quotidienne du Directoire tourne au règlement de comptes.

Paul Barras s'emporte contre Philippe-Antoine Merlin de Douai qui ne cède pas.

Jean-Baptiste Jourdan et Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de la Meurthe viennent supplier Philippe-Antoine Merlin de Douai et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux de s'en aller avant que la force armée ne s'en mêle.

En effet Barthélémy-Catherine Joubert, qui vient d'être nommé commandant de la 17e division militaire de Paris, organise quelques mouvements de troupes dans la capitale.

Les Anciens envoient quant à eux une délégation de 12 députés chargés de demander le retrait des deux Directeurs.

Claude Ambroise Régnier, futur bonapartiste, est à sa tête.

Finalement Philippe-Antoine Merlin de Douai céde.

Apprenant cela, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux donne aussi sa démission.

Le 30 prairial n'est donc pas un coup d'État stricto sensu : les Conseils ont fait pression sur le pouvoir exécutif mais n'ont pas eu à violer la constitution par l'emploi de la force armée.

De plus, la constitution aurait dans le pire des cas autorisé les Conseils à décréter d'accusation les Directeurs.

Le 1er messidor An VII soit le mercredi 19 juin 1799 les Conseils se réunissent pour élire le remplaçant de Philippe-Antoine Merlin de Douai.

Sur la liste des candidats on trouve 4 généraux et 2 amiraux.

À nouveau, les Anciens préfèrent élire un civil en la personne de Pierre-Roger Ducos.

Le 2 messidor An VII soit le jeudi 20 juin 1799, pour la succession de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, ils sont cette fois contraints d'élire un militaire, le politiquement très terne mais jacobin, Jean-François Moulin.

Les 3 nouveaux Directeurs font tous parti des 106 députés jacobins floréalisés par loi du 22 floréal an VI, preuve de la montée en puissance des néojacobins.

Le prestige du Directoire sort très diminué de cette crise.

L'alliance entre Emmanuel-Joseph Sieyès et Paul Barras n'est que de circonstance et les 2 hommes ne tardent pas à s'opposer.

Chacun développe sa clientèle et l'exécutif se retrouve bientôt à nouveau coupé en deux, avec :

Paul Barras, qui n'a pas pu ou voulu se mettre clairement à la tête de la gauche jacobine dans le bras de fer avec les 2 directeurs accusés, perd en influence et devient la cible aussi bien des modérés que de la gauche.

Au sein de l'armée, Paul Barras ne peut plus compter que sur Jean-Baptiste Jules Bernadotte qu'il fait entrer au gouvernement.

Les Conseils gagnent en autorité après cette journée qui est restée purement parlementaire.

Toutefois les généraux sortent aussi grandis de cette crise :

Les commissaires civils chargés d'encadrer les généraux sont supprimés quelques semaines plus tard, au grand bonheur des officiers.

Le ministère est lui aussi reconstitué.

François de Neufchâteau perd le ministère de l'Intérieur au profit de Quinette,

Duval cède la Police à Bourguignon.

Milet de Mureau, le ministre de la Guerre, suspecté de royalisme, est remplacé par Jean-Baptiste Jules Bernadotte, choisi par Paul Barras.

Le 2 Thermidor An VII soit le samedi 20 juillet 1799, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord préfère donner sa démission au profit de Charles-Frédéric Reinhard, un homme de Emmanuel-Joseph Sieyès.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès, qui a un temps été pressenti au Directoire, obtient quant à lui le ministère de la Justice.

L'inattendu est le retour de Robert Lindet, l'ancien membre du Comité de salut public, nommé ministre des Finances.

Enfin le 12 Thermidor An VII soit le mardi 30 juillet 1799, Bourdon de Vatry est fait ministre de la Marine.



Première bataille de Zurich

André Burthe d'Annelet Chef d'escadron

La République helvétique est une république sœur de la république française.

Le général français André Masséna se doit donc de protéger ses frontières.

Ses lignes sont donc très étendues.

Il dispose d'environ 70 000 hommes sur toute la Suisse, mais plusieurs facteurs réduisent ses forces opérationnelles.

De plus, depuis le mouvement des forces autrichiennes dans les Grisons, plusieurs cantons sont le cadre d'insurrections paysannes anti-françaises.

Les mouvements préliminaires du général autrichien von Hotze, dès le 1er mai 1799, poussent André Masséna a édifié un camp retranché aux abords de Zürich. Ce camp, appuyé sur les reliefs alentours, n'est pas terminé au début de la bataille.

La première bataille de Zurich a lieu le 16 prairial an VII soit le 4 juin 1799, sur les rives de la Limmat, à proximité de Zurich.

André Burthe d'Annelet sert à la défense du camp retranché de Zurich.

L'armée autrichienne, commandée par Charles-Louis de Teschen, forte de 40 000 hommes défait l'armée française forte de 30 000 hommes et l'oblige à se retirer.

Les français comptent 1 700 morts contre 3 500 chez les Autrichiens.

Après cette bataille, André Burthe d'Annelet est fait chef d'escadron le 10 juin 1799, par André Masséna.


Deuxième bataille de Zurich - le 25 septembre 1799 - peinture de François Bouchot

Deuxième bataille de Zurich

Le 17 fructidor soit le 3 septembre 1799, André Masséna trouve un emplacement idéal pour réaliser le débarquement des troupes françaises sur la rive droite de la Limmat par l'intermédiaire du poste de Dietikon.

Le 25 septembre 1799, avant le jour, tous les préparatifs pour passer la Limmat sont achevés.

Le chef de brigade d'artillerie Dedon n'attend plus que les derniers ordres d'André Masséna pour commencer l'embarquement des troupes françaises.

Le chef d'escadron Foy commande l'artillerie de la division française du général Lorge.

Il dispose les différentes batteries françaises qui doivent protéger le débarquement sur la rive droite de la Limmat.

Foy garnit de canons le petit plateau qui borde le poste de Nieder-Urdorf. Cette dernière batterie prend à revers l'aile gauche de l'armée russe. Elle balaie également la plaine entre les deux bois.

Une fois que les troupes russes seront chassées de la presqu'île, cette batterie de Foy empêchera tout retour offensif de l'ennemi.

Foy place également de l'artillerie dans le repli inférieur de la Limmat.

L'effet recherché est de battre le camp ennemi, prendre la droite de l'armée russe en écharpe et faire un feu croisé de concert avec l'artillerie française placée sur le plateau de Nieder-Urdorf.

Dans l'intervalle de ces 2 emplacements principaux, Foy a disposé plusieurs pièces et notamment des obusiers.

Ces derniers se trouvant destinés à battre le bois en avant de la position des Russes.

En outre, ces obusiers français doivent empêcher les Russes de s'éclairer.

Enfin, vis-à-vis et au-dessous du village d'Oetwil, Foy a établi intelligemment une batterie de pièces de 12 sur une emmenée qui se trouvait près de la Limmat.

Cela a pour but de battre et d'intercepter la seule communication qui existait entre les camps russes de Würenlos et de Weiningen.

À 2 heures, toute l'artillerie française se trouve en place.

Les troupes françaises du général Lorge, soutenues par la brigade du général Ménard à leur droite, sont destinées à passer sur la rive droite de la Limmat par l'intermédiaire du poste de Diétikon.

La réserve de l'armée française se trouve sous le commandement du général Klein.

Elle se compose de grenadiers et d'un corps de cavalerie.

Elle est placée entre les postes de Dietikon et de Schlieren.

Klein a pour mission de tenir en échec les postes russes que le général Korsakov a installés sur la rive gauche de la Limmat.

La division française du général Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier doit, également, faire diversion et attirer l'attention des détachements russes qui se trouvent campés en avant de la Sihl.

Cette opération de diversion doit être réalisée par une attaque vigoureuse sur le poste de Wollishofen.

Pour finir, la brigade de gauche du général Mesnard se trouve destinée à faire, également, une attaque de diversion sur le village de Brugg.

À 4 heures du matin, le 3 vendémiaire soit le 25 septembre 1799, les troupes françaises commencent à embarquer.

Disposés sur le rivage, les soldats sautent dans les barques qui devaient les transporter sur la rive droite de la Limmat.

On commence par remplir les bateaux les plus légers.

Cependant, certains d'entre eux sont rapidement surchargés.

Ils s'engravent et restent immobilisés quelque temps.

L'incident retarde quelque peu le déroulement de l'opération de débarquement.

Le bruit que les Français font pour remettre les barques à flot donne l'alarme aux postes russes qui font feu sur la Limmat.

Il est environ 5 heures du matin.

À ce moment-là, les soldats français commencent à témoigner de l'impatience.

On entend bientôt les cris de En avant ! En avant!

Le passage s'effectue avec tant de rapidité que 3 minutes après les premiers coups de fusil, il ne reste plus une seule barque sur la rive gauche de la Limmat.

Mis à la tête de 3 compagnies de carabiniers et d'un bataillon d'infanterie légère, le chef de bataillon Maransin aborde, le premier, la rive droite, bientôt suivi par les autres troupes de l'avant-garde du général Gazan.

Aussitôt débarqué, ce général marche à l'ennemi sous un feu meurtrier.

Les Russes s'avancent plusieurs fois pour rejeter les Français à la rivière.

Cependant, les batteries françaises du commandant Foy entretiennent un feu si vif que toutes les contre-attaques des Russes sont repoussées.

Le débarquement peut continuer sans problème.

Les bateaux retournent sur la rive opposée pour un second voyage, tandis que sans attendre les tambours battent vigoureusement la charge.

De crainte de tirer sur les soldats français, André Masséna ordonne à Foy de cesser le feu et fait accélérer le débarquement dont le succès est pratiquement assuré.

Dès lors que les Français sont assez forts sur l'autre rive, le chef de brigade Dedon commence la construction d'un pont pour permettre le passage de l'artillerie et de la cavalerie.

Pendant que l'on s'occupe de ces travaux, les troupes françaises du général Gazan, postées alors sur la rive droite de la Limmat, se forment en colonne dans le bouquet d'arbre et s'avancent pour attaquer les Russes.

Ceux-ci n'attendent pas le choc et se retirent presque aussitôt.

Mais le mouvement de retraite n'est qu'une manœuvre du général russe.

En effet, en continuant d'avancer, les Français trouvent bientôt toutes les troupes russes du camp de Weiningen rangées en bataille.

Une fusillade vive et meurtrière s'engage alors.

Les Russes ont l'avantage de la position et sont soutenus par 7 pièces d'artillerie, mais les Français reçoivent assez vite de nombreux renforts des troupes continuant à débarquer.

Les troupes françaises de Gazan, la 10e demi-brigade légère et la 37e demi-brigade, chargent à la baïonnette.

Les Russes sont bientôt obligés de se retirer avec des pertes énormes.

Ce premier succès rend les Français maîtres du plateau boisé et du camp de Weiningen.

Pendant ce temps, au prix de peines importantes, la construction du pont avance rapidement.

André Masséna dirige lui-même les travaux. À 8 heures, le pont est praticable.

Pas moins de 8 000 soldats français se trouvent déjà sur la rive droite de la Limmat.

À 9 heures, l'artillerie légère, la cavalerie, et le reste de l'infanterie débarquent sur la rive droite de la Limmat et occupent bientôt le plateau de Fahr.

Deux bataillons s'avancent sur le poste d'Otweil et y prennent position afin de tenir en échec les troupes russes du camp de Wirenlos.

Tandis que les troupes françaises du général Lorge, soutenues par la brigade du général Mesnard à l'aile droite, manœuvrent ainsi, les autres divisions s'acquittent glorieusement des opérations dont elles ont été chargées.

Dès le point du jour, avec toutes les batteries installées près de Baden, sur les rives de l'Aar, le général Mesnard a maintenu un feu nourri sur les batteries russes.

En même temps, il fait avancer les bateaux restés sur l'Aar et place sa brigade sur un seul rang, feignant ainsi de tenter le passage sur l'Aar.

Le stratagème fonctionne à merveille puisque l'aile gauche de l'armée russe passe la journée à l'attendre dans la plaine qui borde les postes de Freudenau et de Würenlingen.

Sous le feu de la mitraille, quelques barques sont transportées à bras, des eaux de l'Aar dans celles de la Limmat et Mesnard parvient à faire traverser un détachement de troupes légères sur la rive droite de la Limmat.

Par l'intermédiaire du poste de Vogelsang, il parvient à se rendre maître du cours de la Limmat.

De son côté, Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier réalise une attaque assez vigoureuse contre le village de Wollishofen.

Les Russes y résistent d'ailleurs assez longtemps, laissant le temps à 6 bataillons russes d'arriver en renfort.

Cependant, Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier reçoit, à son tour, le renfort d'un bataillon de la réserve des grenadiers du général Humbert.

Les Français effectuent une charge qui permet de repousser les Russes qui fuient vers la ville de Zurich.

À 8 heures, les troupes du général Lorge n'ont plus d'ennemis devant elles.

Cela s'explique par le fait que les Russes ont été forcés d'évacuer le camp de Weiningen et se sont retirés, par les deux rives de la Limmat, vers la ville de Zurich.

À 10 heures, des troupes russes se présentèent en bataille dans la plaine de la Sihl, en avant de Zurich.

Cette colonne se trouve dès lors sous la protection de l'artillerie des ouvrages de Zurich.

Se trouvant exposée au feu d'une grande partie de l'artillerie française, cette colonne russe éprouve bientôt une perte considérable en tués ou blessés.

Après s'être formées sur le plateau de Fahr, les troupes françaises attaquent et emportent le village de Hongg, ainsi que les batteries qui s'y trouvent, malgré une résistance assez opiniâtre de la part des Russes.

Le général Korsakov, général en chef de l'armée russe, se voit bientôt pressé par plusieurs côtés à la fois.

Dès lors, Korsakov décide de réunir à lui une grande partie des troupes russes qu'il a à Zurich et sur la rive droite de la Limmat.

Avec toutes ces troupes, le général russe forme une forte colonne serrée en masse par bataillons.

Korsakov s'avance, bientôt, contre les troupes françaises qui débouchent du poste d'Hongg.

Cette colonne russe est forte de 15 000 hommes.

Plus nombreuse que les troupes françaises qu'elle a en face d'elle, elle parvient à remporter quelques succès.

André Masséna rappelle ses ailes sur son centre, afin d'opposer une plus forte résistance à la marche de la colonne russe.

André Masséna fait manœuvrer son artillerie légère sur les flancs de la colonne russe.

La grande colonne russe s'arrête et reste longtemps inébranlable aux charges impétueuses des Français.

Cependant, le feu de l'artillerie légère a creusé d'assez larges brèches dans la colonne russe.

André Masséna ordonne, dès lors, à ses soldats français, de pénétrer à la baïonnette dans les vides que les décharges meurtrières viennent de faire.

Les Français se jettent avec furie sur les Russes, achèvent de rompre leur masse, et couvre, en peu de temps, le champ de bataille de morts et de blessés.

Les Russes se mettent à fuir dans le plus grand désordre.

André Masséna les fait poursuivre par la cavalerie française du général Klein qui n'a pas encore donné et brûle de prendre part au succès de la journée.

La cavalerie française achève de disperser les bataillons russes et poursuit les débris de la redoutable colonne jusque dans les faubourgs de Zurich.

Après cette victoire signalée, les Français, quoique harassés de fatigue, ne prennent point de repos.

André Masséna donne, immédiatement, l'ordre d'occuper toutes les hauteurs qui séparent la Limmat de la vallée de la Glatt et pousse ses avant-postes sur les revers du Zürichberg.

Le soir même, André Masséna fait sommer Zurich d'ouvrir ses portes.

Cependant, le général Korsakov propose des conditions qui ne sont point acceptées par les Français.

Après avoir pris toutes ses dispositions pour continuer ses succès sur l'armée russe, André Masséna fait prendre à ses troupes victorieuses un repos devenu bien nécessaire après les fatigues de cette première journée.

Pendant la nuit du 25 au 26 septembre 1799, Korsakov fait abandonner les positions qui ont été occupées par ses troupes vers la jonction de l'Aar avec le Rhin.

Se croyant alors en mesure de reprendre l'offensive, le général Korsakov fait descendre, du Zürichberg, une forte colonne russe.

Son nouvel objectif est d'attaquer les avant-postes français qui se trouvent postés sur la route de Winterthur.

À ce moment même, André Masséna commence son mouvement pour attaquer son adversaire et presser la ville de Zurich par les deux côtés de la Limmat.

Les avant-postes français se replient, tout d'abord, sur les hauteurs qui se trouvent entre les postes d'Affholteren et de Hongg.

Bientôt soutenus par le gros des troupes du général Lorge, les Français se reportent en avant.

Dès lors, le combat s'engage vivement et le succès est longtemps indécis.

Les Russes font des efforts incroyables pour rester maîtres de la route de Winterthur.

Celle-ci est prise et reprise successivement par les 2 armées.

Finalement, par une dernière charge vigoureusement exécutée en colonne serrée, les Français culbutent entièrement les troupes russes et les mettent dans une déroute complète.

Les soldats russes subissent d'assez lourdes pertes en tués, blessés et prisonniers.

André Masséna s'occupa de l'attaque sur la ville de Zurich.

Le général Oudinot, qui s'est déjà emparé du faubourg de Baden, s'avance avec une colonne française vers la grande porte de la ville de Zurich.

Celle-ci est, bientôt, enfoncée à coups de canon.

Après avoir tué ou dispersé le détachement russe qui défend cette grande porte, le général Oudinot pénètre dans Zurich et chasse les troupes russes de toutes les rues de la ville.

Il était alors midi.

La prise de Zurich achève la ruine et la dispersion de l'armée russe.

Tous les magasins, les blessés russes, le grand parc d'artillerie et les femmes des officiers russes tombent au pouvoir des Français.

Tous les prisonniers français faits dans les dernières affaires sont également délivrés à cette occasion.

Les Russes n'ont pas eu le temps d'évacuer ces prisonniers français sur leurs arrières.

La caisse militaire russe a été prise et reprise plusieurs fois dans la journée et reste définitivement au pouvoir des Français.

La perte des Français se monta à 3 000 tués ou blessés.

Celle des Russes se monta à 7 000 tués et blessés, 6 000 prisonniers, 7 drapeaux et de nombreux canons pris.

Poursuivis vivement par les Français, les débris de l'armée russe se retirent d'abord sur Eglisau, et ensuite sur le poste de Schaffhausen.

Claude-Jacques Lecourbe facilite la victoire d'André Masséna à Zurich les 25 et 26 septembre 1799.



André Masséna en Italie

André Burthe d'Annelet suit André Masséna à l'armée d'Italie à fin décembre 1799.



Retraite des Autrichiens du pays de Nice

Le 12 prairial an VIII soit le 1er juin 1800, lors de la retraite des Autrichiens du pays de Nice, Joseph Mathurin Fidèle Lesuire, sous les ordres d'André Masséna, enlève à l'ennemi les redoutes du camp de Fourches et lui fait 1 000 prisonniers.


Napoléon Ier franchissant le Grand-Saint-Bernard - par David Bataille de Marengo - Au cours de cette bataille, Michael Friedrich Benedikt von Melas faillit infliger une défaite aux Français, mais il fut finalement vaincu après l'arrivée des troupes du général Desaix - par Louis-François Lejeune- 1802 Mort de Desaix - par Jean Broc Napoléon Ier et Louis Alexandre Berthier - son chef d'État-major - à la bataille de Marengo - par Joseph Boze ou par Robert Lefèvre - une violente polémique les oppose sur la paternité de l'oeuvre

Bataille de Zurich

Siège de Gênes

Bataille de Marengo

Mort de Louis Charles Antoine Desaix

Alors qu'il mène un long travail de réorganisation, Napoléon Ier est menacé par une coalition formée de l'Autriche et de l'Angleterre.

Napoléon Ier dirige son armée vers les Vosges, et attaque en Suisse.

La victoire de Zurich affole les Autrichiens.

Napoléon Ier passe le col du Grand-Saint-Bernard et fond sur les autrichiens mais ne parvient pas à les écraser.

On apprend qu'André Masséna a capitulé à Gênes, en sauvant ses hommes c'est vrai, mais en perdant une place stratégique importante.

André Burthe d'Annelet reçoit 2 blessures graves au siège de Gênes, le 10 avril 1800.

Le 4 juin 1800, André Burthe d'Annelet est chargé par André Masséna de porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi.

Les troupes autrichiennes se lancent à l'assaut à Marengo le 14 juin 1800, prenant en tenaille l'armée française.

Les troupes françaises qui attendent patiemment près de San Guliano, sont réveillées par le canon à 8 heures le 14 juin 1800.

Les lignes sont enfoncés, mais les français, galvanisés par un chef qui a compris l'issu de la bataille, tiennent bon.

Napoléon Ier envoie des messages à ces armées disséminées partout en Italie.

Il reprend confiance et enraye l'attaque autrichienne sur son flanc gauche.

Mais voici qu'Ott, un général autrichien, attaque une nouvelle fois avec beaucoup plus de force.

Napoléon Ier fait donner la Garde consulaire sans succès.

À une 13 heures la situation se stabilise.

Mais à 15 heures, elle est critique pour les français. Jean Lannes et Claude-Victor Perrin, à la tête d'une division de l'armée de réserve, se replie.

Claude-Victor Perrin est récompensé par un sabre d'honneur.

Michael Friedrich Benedikt von Melas, très heureux de sa victoire n'ordonne la poursuite qu'à partir de 17 heures. Napoléon Ier s'apprête à faire sonner la retraite.

Envoyé sur ordre de Napoléon Ier à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Louis Charles Antoine Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières, à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre (les deux versions ont leurs partisans).

Arrivant avec environ 10 000 hommes, Louis Charles Antoine Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et rentre dans la bataille.

Les hommes vaincus se redressent et reprennent le combat sans se soucier de leurs souffrances.

Le bataillon autrichien de poursuite, un flot de soldats atterrés, fuit l'artillerie de Louis Charles Antoine Desaix, le feu des enfers comme la nomme Napoléon Ier.

La troupe de Napoléon Ier a été fortement éprouvée et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée.

Michael Friedrich Benedikt von Melas est maintenant dans une mauvaise passe.

Il envoie la colonne de Zachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue.

Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes.

Michael Friedrich Benedikt von Melas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Bormida, avec 10 000 hommes en moins.

Louis Charles Antoine Desaix meurt pendant cette bataille mortellement blessé d'une balle en plein cœur.

Louis Alexandre Berthier reçoit une blessure à Marengo.

Eugène de Beauharnais est fait chef d'escadron sur le champ de bataille.

Napoléon Ier bien que victorieux, n'est pas fier de lui car il a commit une série d'erreurs.

Néanmoins, cette victoire met fin à la deuxième coalition.


André Masséna - Portrait par Jean-Baptiste Wicar

André Masséna Maréchal d'Empire

André Masséna, Duc de Rivoli, Prince d'Essling, est fait Maréchal d'Empire en 1804 par Napoléon Ier.


Le général Georges Mouton mène les compagnies de grenadiers du 17ème de ligne sur le pont de Landshut – par Louis Hersent-Crossing

Bataille de Landshut

Jean Lannes se lance à la poursuite de Johann von Hiller.

57 000 hommes sous les ordres d'André Masséna se déplacent pour intercepter Johann von Hiller et l'empêcher de s'échapper.

Le 21 avril 1809, les Autrichiens, bien que dépassés numériquement, se battent farouchement jusqu'à l'arrivée de Napoléon Ier.

Le général Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, dans ses mémoires, rappelle que Napoléon Ier apercevant par hasard son aide de camp, le général Mouton qui vient d'arriver, lui dit "Vous arrivez fort à propos !...

Placez-vous à la tête de cette colonne et enlevez la Ville de Landshut !".

À partir de ce moment, la victoire française ne fait plus de doutes.



Bataille d'Ebersberg

L'arrière-garde autrichienne sous les ordres du général Johann von Hiller prend position à Ebersberg au bord de la Traun, dans l'espoir de ralentir la progression des troupes françaises vers Vienne.

Le 3 mai 1809, les Français, commandés par André Masséna attaquent, traversant le pont très défendu et contraignent Johann von Hiller à la retraite.

Alexandre Gaulthier de Rigny est cité avec éloge lors de ce combat.


Pendant la bataille d'Essling les français sont pris à revers par les autrichiens Charles-Louis de Teschen à la bataille d'Essling

Bataille d'Essling

Mort de Jean Lannes

Le 21 mai 1809, très tôt le matin, 45 000 français traversent le fleuve et fondent sur les avant-gardes ennemis.

Le régiment d'Alexandre Gaulthier de Rigny est placé à l'avant-garde.

Blessé, Alexandre Gaulthier de Rigny ne veut pas quitter le champ de bataille.

Mais l'Autriche met en place sa contre offensive.

5 régiments, rangés en colonne, partent à l'assaut.

Bientôt les armées françaises sont acculées à la défensive.

Une des divisions d'André Masséna est retranchée dans la ville d'Essling.

Jean Lannes se porte en renfort.

Le soir, les deux armées organisent une pause.

Le lendemain, 22 mai 1809, Napoléon Ier obtient des renforts supplémentaires.

Alexandre-Edmond de Talleyrand-Périgord participe à la bataille d'Esslingen.

Il attaque alors le premier, avec le corps de Louis Nicolas Davout.

Jean Lannes est le pilier : l'issue de la bataille résultera de son efficacité.

Les autrichiens réussissent à scinder l'armée française, suivant la technique chère aux Alliés.

À 11 heures, Napoléon Ier se trouve dans une mauvaise passe.

Il galvanise ses troupes : il sait maintenant que Charles-Louis de Teschen va tenter de les refouler vers le fleuve, ce qui, s'il y parvient, sera une hécatombe pour les français.

Il envoie tous ses généraux à l'attaque.

Et soudain, Jean Lannes, son meilleur officier, son meilleur ami, est gravement blessé aux jambes.

Puis il le voit, étendu, agonisant.

Il ne peut contenir ses larmes.

Corvisart, le médecin personnel de sa Majesté, est formel : Jean Lannes, Duc de Montebello, va mourir, ce n'est qu'une question d'heures.

Napoléon Ier décide de le veiller jusqu'au bout.

Devant l'impassibilité de leur chef, les officiers de la Grande Armée hésitent entre repasser le fleuve pour éviter le désastre tant redouté, ou bien continuer à lutter.

Ils choisissent la seconde option, d'autant que Louis Nicolas Davout vient d'arriver avec ces troupes.

Mais, le pont s'écroule, coupant ainsi l'arrivée des renforts.

Napoléon Ier remis sur pied tant bien que mal n'a plus le choix, il doit résister jusqu'au rétablissement du pont, où le Génie dirigée par l'infatigable Henri Gatien Bertrand se tue à la tâche.

Louis Nicolas Davout envoie par petits bateaux des munitions et des vivres.

L'affrontement continue plus terrible que jamais.

Le pont est réparé.

Napoléon Ier décide d'ordonner le repli.

Alexandre Gaulthier de Rigny est de nouveau blessé et mis hors de combat.

Sa belle conduite lui vaut le grade de lieutenant.

On ramasse les blessés dans la nuit du 22 au 23 mai 1809, et l'armée française repart en direction de Vienne.

Les pertes sont pratiquement identiques dans les deux camps.

Les autrichiens d'un côté salut par les honneurs le maréchal Lannes, un ennemi loyal.

Ils exultent à l'idée que Napoléon Ier est privé d'un très bon lieutenant.

Mais ils sont aussi terriblement inquiets de la réaction de l'Empereur.

Jean Lannes meurt à Vienne le 31 mai 1809 de ses blessures.

Jean Lannes sera inhumé en 1810 au Panthéon à Paris


Napoléon Ier regarde le champs de bataille de de Wagram

Bataille de Wagram

Mort de Général de Lasalle

Paix de Schönbrunn

Louis Alexandre Berthier Prince de Wagram

Après la bataille d'Essling, l'armée autrichienne est en partie détruite.

Les derniers carrés se sont enfuis vers Wagram.

Napoléon Ier, logé dans le palais impérial de Schönbrunn, décide d'en finir.

Pour obtenir la capitulation des autrichiens, il faut impérativement détruire leurs deux grandes armées.

Les espions révèlent à Napoléon Ier que Charles-Louis de Teschen va tenter de contourner l'armée française, mais le flanc précis est inconnu.

L'armée de Napoléon Ier est installée sur l'île de Lobau.

Il lui fait traverser le Danube.

Henri Gatien Bertrand construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube.

Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Le 5 juillet 1809, 100 000 hommes ont franchi le fleuve.

Les maréchaux de Napoléon Ier établissent des positions défensives, de façon à pouvoir intervenir rapidement et efficacement :

Jacques Jean Alexandre Bernard Law commande l'artillerie de la Garde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Jean Baptiste Cacault assiste à la bataille de Wagram.

À la tête de la cavalerie saxonne, Maurice Étienne Gérard contribue de manière significative à la victoire française.

À l'issue de la bataille de Wagram, Napoléon octroie à Jacques Jean Alexandre Bernard Law le grand cordon de la Couronne de Fer.

A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire.

Napoléon Ier remarque une faiblesse dans une ligne de défense ennemie.

Nicolas Charles Marie Oudinot attaque à Russbach détenue par Friedrich Franz Xaver de Hohenzollern-Hechingen, qu'il prend sans aucun problème.

Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Louis Nicolas Davout se trouve en difficulté.

Le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, composé de Saxons, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud.

La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens qui veulent tenir leurs positions jusqu'au bout, se défendent comme des lions.

Grâce à ce courage désespéré, Napoléon Ier échoue dans sa tentative d'encerclement de l'armée de Charles-Louis de Teschen.

Frédéric-François-Xavier de Hohenzollern-Hechingen continué à diriger le IIe Armee Korps.

Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus).

Alexandre Gaulthier de Rigny commande la compagnie en l'absence de son capitaine, qui vient d'être tué et se fait remarquer par son courage.

Lorsqu'il rejoint le champ de bataille, Jean-Baptiste d'Autriche tombe sur les arrières des Français et commence à attaquer les hôpitaux de campagne, mais est vite repoussé.

Le lendemain, le 6 juillet 1809, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective.

Charles-Louis de Teschen concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par André Masséna et Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Plus de 75 000 soldats attaquent.

Sous cette pression, les deux chefs français se replient sur Wagram.

La situation commence à devenir critique.

À 14 heures, Napoléon Ier rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville.

En fait, il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et l'anéantir, puis fondre ensuite sur les derniers carrés encore debout de la ville.

Il ordonne à Drout, surnommé le "Sage de la Grande Armée", d'exécuter la manœuvre.

Drout met en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblées en un même point, anéantissant les charges autrichiennes.

Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures.

Jacques Joseph Alexandre Macdonald enfonce le centre de l'armée ennemie que protègent 200 pièces de canon.

L'armée autrichienne de Charles-Louis de Teschen est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne.

Charles-Philippe de Schwarzenberg se retire à la tête de l'arrière-garde.

Les autrichiens comptent plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

Cette victoire, durement acquise, se solde par la capitulation de François Ier d'Autriche qui est contraint de demander la paix de Schönbrunn.

Sur le champ de bataille de Wagram, le colonel Gambin présente à l'Empereur les drapeaux pris à Gratz.

Colonel, lui dit Napoléon, je suis content de la bravoure de votre régiment et de la vôtre, vous ferez graver sur vos aigles : UN CONTRE DIX.

Napoléon Ier, mécontent de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, lui retire son commandement, et le renvoie à Paris.

Louis Alexandre Berthier a son cheval tué sous lui à Wagram.

Louis Alexandre Berthier devient 1er prince de Wagram le 31 décembre 1809.



Bertrand de Clauzel Chef de la 1re division du 8e corps de l'armée d'Espagne

Bertrand de Clauzel, envoyé en Espagne auprès de Jean-Andoche Junot et d'André Masséna, devient, le 29 décembre 1809, chef de la 1re division du 8e corps de l'armée d'Espagne, qui fait partie de celle de Portugal.


Infanterie britannique déployée en ligne sur la crête à Buçaco - Gravure de Thomas Saint-Clair - 1898

Siège de Ciudad Rodrigo

Siège d'Almeida

Bataille de Buçaco

Après deux vaines tentatives d'envahir le Portugal, une troisième invasion est décidée par les troupes françaises de Napoléon Ier.

Au printemps 1810, Napoléon Ier charge André Masséna, à la tête de l'armée du Portugal, de chasser les troupes alliées d'Arthur Wellesley de Wellington.

L'attaque est lancée par le nord et la progression française est difficile.

André Masséna arrive à Salamanque le 28 mai 1810 et décide d'entrer au Portugal en suivant l'axe Ciudad Rodrigo — Almeida — Coimbra.

Le siège de Ciudad Rodrigo a lieu du 26 avril au 10 juillet 1810.

Martial Bardet participe à la prise de Ciudad Rodrigo.

Après le siège de Ciudad Rodrigo, les premiers combats en terre portugaise se déroulent près de la Côa, avant que ne débute le siège d'Almeida.

Une gigantesque explosion ruine partiellement la place d'Almeida lors de l'invasion française.

L'objectif d'Arthur Wellesley de Wellington est alors de gagner du temps pour permettre l'avancée des travaux de Torres Vedras et d'éviter un engagement direct et définitif.

Le siège d'Almeida dure du 25 juillet au 27 août 1810.

Ces victoires éphémères permettent à l'armée du Portugal de poursuivre sa route en direction de Coimbra.

Le 21 septembre 1810, certain de l'itinéraire des Français, Arthur Wellesley de Wellington choisit de prendre position sur les hauteurs de Buçaco — une crête de 16 km de long environ aux pentes escarpées, couverte d'une végétation basse – avec 25 000 soldats britanniques et autant de soldats portugais. Il veut y affronter les Français.

Dans la partie nord-est de ces hauteurs se trouve un mur de 3 mètres de hauteur qui inclut le couvent de Santa Cruz de Buçaco.

Les Français avancent jusqu'à Viseu sur des terres désertées par la population.

Il faut préciser qu'Arthur Wellesley de Wellington mène la politique de la terre brûlée, demandant à la population de détruire tout ce qui peut servir à ravitailler les troupes ennemies.

Dès le 26 septembre 1810, les troupes d'Arthur Wellesley de Wellington occupent les positions.

Les Français se heurtent une première fois aux troupes anglo-portugaises à Buçaco, le 27 septembre 1810.

Arthur Wellesley de Wellington est attaqué cinq fois de suite par les 65 000 soldats français.

André Masséna n'a aucune certitude concernant le déploiement et le nombre des forces adverses.

Arthur Wellesley de Wellington les a déployées sur la pente opposée de la crête, là où elles ne peuvent être aisément vues ni même affaiblies par un bombardement d'artillerie.

Les assauts sont livrés par les corps d'armée de Michel Ney et de Jean-Louis-Ébénézer Reynier.

Malgré un combat extrêmement violent, les Français ne parviennent pas à déloger les forces alliées et sont repoussés avec des pertes se montant à 4 500 morts ou blessés, contre des pertes anglo-portugaises d'environ 1 250 hommes.

André Masséna ordonne alors un mouvement tournant autour de la crête pour prendre la position de flanc.

Arthur Wellesley de Wellington reprend le 10 octobre 1810 la marche de retraite de son armée.

Le 11 octobre 1810, au nord de Lisbonne, André Masséna fait face aux lignes de Torres Vedras, un vaste ensemble d'ouvrages fortifiés.

Côté français, comme l'attestent les Mémoires du général Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, alors aide de camp auprès d'André Masséna, la surprise est totale.

Ne disposant pas de moyens suffisants en artillerie et en génie pour emporter des positions à première vue si formidables, André Masséna fait camper son armée face à celle d'Arthur Wellesley de Wellington.

La situation s'enlise rapidement pour les Français.

Les lignes de communication sont dramatiquement étendues et la région est rapidement pillée.

Les troupes d'André Masséna subissent donc une forte attrition, à peine compensée par l'arrivée de renforts, le 26 décembre 1810.

Manquant de vivres pour ses troupes et harcelé par les raids des Britanniques, il perd 25 000 hommes, capturés par les Alliés ou morts de faim et de maladie.



Campagne d'Espagne

Jean-Andoche Junot retourne dans la péninsule Ibérique en 1810 dans l'armée d'André Masséna et est gravement blessé, avant d'être battu par Arthur Wellesley de Wellington.



André Burthe d'Annelet Général de brigade

Aide de camp d'André Masséna, André Burthe d'Annelet est promu général de brigade de cavalerie le 30 décembre 1810.


Bataille de Fuentes de Oñoro La cavalerie légère française chargeant les carrés britanniques à Fuentes de Oñoro

Bataille de Fuentes de Oñoro

Au printemps 1811, face à une situation totalement bloquée, André Masséna ordonne la retraite sur l'Espagne qui s'effectue en bon ordre.

L'arrière-garde est assurée avec beaucoup de brio par Michel Ney, qui remporte à cette occasion quelques succès face aux troupes alliées qui ont entrepris de suivre l'armée du Portugal.

Michel Ney est cependant relevé de son commandement à la suite de sa mésentente persistante avec André Masséna.

Le général Loison remplace Michel Ney par intérim avec peu de zèle.

Arthur Wellesley de Wellington réussit ainsi à libérer le Portugal des Français.

Arthur Wellesley de Wellington investit la place d'Almeida, ville située près de la frontière. Située au nord du Portugal, elle est un point de passage obligé vers l'Espagne.

Une garnison, forte de 1 300 hommes aux ordres du général Antoine François Brenier de Montmorand, occupe la place d'Almeida.

André Masséna décide alors d'un retour offensif pour dégager la place et en évacuer la garnison.

André Masséna dispose d'environ 45 000 hommes, dont 2 000 cavaliers auxquels il convient d'ajouter 1 600 cavaliers sous les ordres directs de Jean-Baptiste Bessières, commandant en chef de l'armée du Nord, venus en renfort.

Parmi eux se trouve un régiment de marche de la cavalerie de la Garde impériale aux ordres du général Louis Lepic.

Enfin l'armée dispose de 38 canons.

Arthur Wellesley de Wellington pour sa part peut compter sur environ 34 000 Anglo-portugais, dont 1 500 cavaliers, sans compter les troupes assurant le blocus de la place d'Almeida.

Les 2/3 de ses hommes sont des soldats de sa Majesté britannique.

Son artillerie est forte de 48 pièces.

Sauf dans le domaine de l'artillerie, les Français disposent donc d'une très nette supériorité sur leur adversaire.

L'action s'étale sur 3 jours.

Le 3 mai 1811, André Masséna lance la division de Claude François Ferey sur le village de Fuentes de Oñoro.

Le village est âprement disputé mais une contre-attaque repousse les Français à l'entrée du village.

Au cours de l'action, un bataillon hanovrien, servant dans la division Claude François Ferey, vêtu de rouge, est confondu avec l'ennemi et essuie le feu ami.

Le 4 mai 1811 voit les troupes des 2 armées renforcer leurs positions autour du village et échanger des coups de feu.

La cavalerie française mène de nombreuses reconnaissances.

Au cours de l'une d'elle, le général Louis Pierre de Montbrun s'aperçoit que le flanc droit d'Arthur Wellesley de Wellington est relativement dégarni.

Il fait immédiatement part de cette information à André Masséna, qui décide alors de réaliser, pour le lendemain, une vaste attaque de ce côté.

Les dispositions sont promptement arrêtées :

Le mouvement français est en partie réalisé dans la nuit du 4 au 5 mai 1811 et facilité par le brouillard à l'aube.

L'attaque prend les Anglo-Portugais au dépourvu, dans un premier temps.

Louis Pierre de Montbrun effectue plusieurs charges brillantes qui sèment la confusion.

Sous la pression, les troupes d'Arthur Wellesley de Wellington plient mais ne rompent pas.

Fuentes de Oñoro est vaillamment défendu et le repli se fait pied à pied avec le village comme point d'appui.

Les charges du général François Fournier-Sarlovèze déciment 2 carrés anglais, exploit jamais égalé depuis.

Finalement, une solide ligne de défense est établie.

C'est à ce moment que Louis Pierre de Montbrun, voulant opérer une ultime percée, ordonne au général Louis Lepic de charger.

Celui-ci refuse, arguant du fait qu'il ne peut recevoir d'ordre que de Jean-Baptiste Bessières en personne.

Or celui-ci demeure introuvable.

La bataille diminue alors d'intensité et s'achève sans autres événements majeurs.

Les Français perdent environ 2 000 hommes tués ou blessés, les Alliés 1 500.

Maurice Étienne Gérard se distingue lors de cette bataille.

Martial Bardet sert lors de cette bataille.

André Masséna fait parvenir l'ordre de repli à Antoine François Brenier de Montmorand, par 3 messagers.

La place d'Almeida est évacuée dans la nuit du 10 au 11 mai 1811 et la garnison rejoint l'armée française au nez et à la barbe des Britanniques.

Le 11 mai 1811, André Masséna entre en Espagne.

Il est alors rejoint par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont qui le relève officiellement de son commandement.

André Masséna s'exile alors sur ses terres.

André Masséna ne recevra plus jamais le commandement d'une armée sur un champ de bataille.



Mort d'André Masséna

André Masséna meurt en 1817.


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