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Événements contenant la ou les locutions cherchées



33 événements affichés, le premier en 1653 - le dernier en 1743



Naissance d'André Hercule de Fleury

André Hercule de Fleury naît à Lodève le 28 juin 1653, fils de Jean de Fleury receveur des décimes languedocien.



André Hercule de Fleury Prêtre

André Hercule de Fleury est ordonné prêtre en 1674.



André Hercule de Fleury licencié en théologie

André Hercule de Fleury fait ensuite des études de théologie, obtenant sa licence en 1676.



André Hercule de Fleury Chanoine de Montpellier

André Hercule de Fleury Aumônier de la reine

André Hercule de Fleury évêque de Fréjus.

André Hercule de Fleury devient ensuite chanoine de Montpellier puis, par protection du Cardinal de Bonzi, aumônier de la reine.

André Hercule de Fleury obtient ensuite en 1699 le diocèse de Fréjus.



André Hercule de Fleury Précepteur de Louis XV

Le 1er avril 1716, André Hercule de Fleury, Évêque de Fréjus, est nommé par Philippe II d'Orléans précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV.



André Hercule de Fleury élu à l'Académie française.

En 1717, le régent accorde à André Hercule de Fleury le droit exorbitant de monter dans le carrosse de Louis XV.

En 1717, André Hercule de Fleury est élu membre de l'Académie française.



Germain Louis Chauvelin Président à mortier

En 1718, Germain Louis Chauvelin achète une charge de président à mortier qui l'élève au sommet de la hiérarchie judiciaire.

Nicolas Chalon du Blé présente Germain Louis Chauvelin à André Hercule de Fleury dont il devient le collaborateur et le conseiller.



Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes Évêque-Comte de Châlons-en-Champagne et pair de France

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est nommé Évêque-comte de Châlons-en-Champagne par Philippe II d'Orléans le 11 janvier 1721.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est élu le 24 septembre 1721

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est consacré le 9 novembre 1721 à l'église des Théatins de Paris :

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est reçu au parlement Pair de France le 4 décembre 1721.



André Hercule de Fleury élu à l'Académie des sciences

André Hercule de Fleury est élu membre de l'Académie des sciences en 1721.



Louis Ier d'Orléans Colonel général de l'Infanterie

Projet de mariage de Louis Ier d'Orléans

En 1721, Louis Ier d'Orléans devient Colonel général de l'Infanterie.

À fin 1721, l'ambassadeur de France en Russie essaie de conclure une alliance entre Louis Ier d'Orléans et Élisabeth Ire de Russie, une fille de Pierre Ier de Russie, la future impératrice Élisabeth.

Outre l'obstacle de la religion, une telle union peut passer pour une mésalliance, même pour un arrière-petit-fils de France qui, en cette qualité, doit se contenter du prédicat d'Altesse Sérénissime.

Catherine Ire de Russie, entre en pourparlers avec la Cour de Versailles pour marier Élisabeth Ire de Russie à Louis XV, mais André Hercule de Fleury est hostile à un rapprochement avec la Russie.


Louis XV en costume de sacre

Couronnement et sacre de Louis XV

Louis XV est près d'entrer dans sa quatorzième année, âge de la majorité.

Louis III de Mailly-Nesle porte la queue du manteau de Louis XV, lorsqu'il reçoit le Collier de l'Ordre du Saint-Esprit à Reims, le 17 octobre 1722.

Le 25 octobre 1722, Louis XV est couronné et sacré à Reims.

Lors du sacre, André Hercule de Fleury tient le rôle d'un pair ecclésiastique. Nicolas Chalon du Blé porte la main de justice.

C'est la fin de la Régence, mais Philippe II d'Orléans reste le plus important personnage du royaume après le roi.

François III Étienne de Lorraine assiste avec sa famille à ce couronnement.

Il y salue Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz, sa grand-mère qui, dans son abondante correspondance, ne tarit pas d'éloges sur la beauté, le bon caractère et les bonnes manières de ses petits enfants lorrains.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes assiste à ce couronnement.


Louis IV Henri de Bourbon-Condé Louis Ier d'Orléans

Mort de Philippe II d'Orléans

Louis IV Henri de Bourbon-Condé Premier ministre de Louis XV

Louis Ier d'Orléans Duc d'Orléans, de Valois, de Nemours et de Montpensier

Philippe II d'Orléans n'est pas en bonne santé. Il a beaucoup grossi et est sujet à de fréquentes somnolences. Philippe II d'Orléans meurt à Versailles le 2 décembre 1723.

Philippe II d'Orléans :

Il achète pour sa couronne le Régent, le diamant réputé le plus beau d'Europe.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé demande immédiatement au roi sa succession comme premier ministre. Sur l'approbation de André Hercule de Fleury, Louis XV accepte mais s'engage néanmoins à ne jamais consulter Louis IV Henri de Bourbon-Condé en l'absence de Fleury.

Laid, grand et borgne, Louis IV Henri de Bourbon-Condé passe pour "peu esprité", selon l'expression de l'époque. Il est de caractère inconstant et emporté.

Le cardinal de Bernis écrivit dans ses Mémoires au sujet du premier ministre : Si la probité et les bonnes intentions avaient suffi pour remplir ce poste important, M. le Duc aurait pu espérer d'y réussir mais les grands talents lui manquaient, et souvent les bons conseils.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé s'est enrichi de plus de 20 millions de livres grâce au système de Law. Cela lui permet de mener grand train à Chantilly où il entretient un magnifique équipage de vénerie.

Louis Ier d'Orléans devient Duc d'Orléans, de Valois, de Nemours et de Montpensier.

Louis Ier d'Orléans et Philippe V d'Espagne, sont concurremment héritier présomptif du trône de France.

En effet la question de la validité des renonciations des Bourbons d'Espagne au moment du traité d'Utrecht de 1713 n'est pas définitivement tranchée.

Écarté du gouvernement par son cousin le duc de Bourbon, Louis Ier d'Orléans s'efforce de restaurer la puissance de la maison d'Orléans en s'appuyant sur son fidèle ami le comte d'Argenson, nommé chancelier de la maison d'Orléans en 1723.

Comme premier prince du sang, Louis Ier d'Orléans siège dans tous les conseils et n'hésite pas à opiner sur les affaires de politique.

Ses relations avec Louis XV, ils ont presque le même âge, sont cordiales même s'il reproche au roi ses mœurs dissolues.

Marie Leszczynska, la reine lui manifeste une grande sympathie, de même qu'André Hercule de Fleury.


Marie Leszczynska

Rupture des fiançailles de Louis XV avec Marie-Anne d'Espagne

Retraite de Marie Anne de Bourbon

Mariage de Louis XV de France avec Marie Leszczynska

Le roi devenant adulte est apte à procréer. Se pose alors la question de l'héritier du trône.

Marie-Anne d'Espagne n'a que 6 ans et Louis IV Henri de Bourbon-Condé redoute de perdre le pouvoir au cas où le jeune roi, de santé fragile, viendrait à disparaître.

En 1725, on prend la décision de rompre les fiançailles de Louis XV avec Marie-Anne d'Espagne et de la renvoyer dans son pays. Marie Anne de Bourbon se retire alors dans ses châteaux où elle mène une vie de plus en plus recluse.

On chercher une nouvelle fiancée. Fleuriau de Morville, l'un des secrétaires d'État, dresse une liste des partis possibles. Cent noms de Princesses européennes sont présentés et l'on n'en retint que 8.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé ne peut imposer une de ses sœurs. Aussi refuse-t-il toutes les princesses alliées à la branche rivale des Orléans en dépit des intérêts du Royaume, notamment les filles du Duc et de la Duchesse de Lorraine.

On prête un rôle à Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf dans ces manœuvres.

Le 31 mars 1725, faute de mieux et à la grande déception de la cour et de la nation toute entière, Marie Leszczynska, fille du roi détrôné de Pologne est choisie par Luis XV et André Hercule de Fleury.

Elle vit alors chichement en Alsace d'une pension que lui verse la France. Elle est de 7 ans plus âgée que le roi.

Le 2 avril 1725, Louis IV Henri de Bourbon-Condé demande à Stanislas Ier Leszczynski sa fille en mariage au nom de Louis XV.

Néanmoins, le 15 août 1725, Louis Ier d'Orléans épouse Marie Leszczynska par procuration dans la cathédrale de Strasbourg, devant le cardinal de Rohan, grand aumônier de France.

Le 4 septembre 1725, Marie Leszczynska rencontre Louis XV.

Louis XV de France épouse à la chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau le 5 septembre 1725 Marie Leszczynska. Leurs enfants sont :

Seule l'aînée des sœurs se mariera, les autres resteront à la cour, auprès de leurs mères et frères.

Le mariage est consommé le soir même, et le roi fera durer la lune de miel à Fontainebleau jusqu'en décembre. Marie tombe aussitôt amoureuse du roi, qui lui-même en est très épris.

On donne à la nouvelle reine, André Hercule de Fleury comme grand aumônier, et des serviteurs qui ont veillé sur Louis XV enfant, afin de lui permettre de mieux connaître son mari.

Elle se fait instruire dans les questions de cérémonial et d'étiquette et assume ses devoirs de représentation lors des fréquentes absences de Louis XV, à la chasse ou ailleurs.

Grande amatrice de musique et de peinture, elle peint elle-même des aquarelles, c'est elle la véritable mécène de la culture à la cour.

Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf noue une amitié de 2 années qui en fait, pendant un temps, la femme la plus puissante de la cour.

Charles VII Albert de Bavière est à Versailles pour ce mariage.



André Hercule de Fleury élu membre à l'Académie des inscriptions et belles-lettres

André Hercule de Fleury est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1725.

André Hercule de Fleury reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre.



Disgrâce de Louis IV Henri de Bourbon-Condé

Louis IV Henri de Bourbon-Condé finit par prendre ombrage de la présence continuelle de Fleury lors de ses entretiens avec le Roi.

À la fin 1725, Louis IV Henri de Bourbon-Condé demande à Marie Leszczynska de l'aider.

Reconnaissante du rôle joué dans son mariage, celle-ci accepte. Elle fait appeler Louis XV qui, arrivant dans ses appartement, y trouve Louis IV Henri de Bourbon-Condé. Il se mit à lui parler d'affaires en multipliant les allusions hostiles à André Hercule de Fleury. Louis XV reste impassible. Louis IV Henri de Bourbon-Condé finit par lui demander ce qu'il pense des imputations qu'il a formulées à l'encontre de l'évêque de Fréjus :

Louis IV Henri de Bourbon-Condé se jette alors aux pieds du roi en implorant son pardon, que Louis XV lui accorde d'un ton glacial avant de sortir.

André Hercule de Fleury, ayant compris ce qui s'est passé, quitte aussitôt Versailles en laissant une lettre dans laquelle il fait valoir que "ses services lui paraissant désormais inutiles, il le supplie de lui laisser finir ses jours dans la retraite et préparer son salut auprès des sulpiciens d'Issy.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé est contraint d'écrire de sa main la lettre par laquelle il demande à André Hercule de Fleury de revenir.


André Hercule de Fleury Portrait par Hyacinthe Rigaud

Exil de Louis IV Henri de Bourbon-Condé

André Hercule de Fleury Premier ministre

André Hercule de Fleury Cardinal

Louis IV Henri de Bourbon-Condé reste nominalement au pouvoir jusqu'au 11 juin 1726, quand le roi l'exile à Chantilly, à la satisfaction de l'opinion, malgré l'intervention de Marie Leszczynska pleine de reconnaissance envers celui à qui elle doit sa fortune mais qui la manipulait à son gré.

Marie Leszczynska perd dès lors toute influence sur le roi.

Le 16 juin 1726, Louis XV prend André Hercule de Fleury, Monseigneur de Fréjus comme on l'appelle, comme principal ministre de l'État.

On peut expliquer qu'il n'ait pas été nommé officiellement premier ministre officiel car il aurait dû signer une grande quantité de documents officiels, et Fleury est vieux et de faible constitution physique.

Jusqu'à sa mort, André Hercule de Fleury dirigera la France avec prudence et sagesse. Après les pertes humaines et financières subies à la fin du règne de Louis XIV, son gouvernement sera souvent qualifié de réparateur. C'est la période la plus pacifique et prospère du règne de Louis XV.

Louis XV le soutient contre les intrigues de la cour et les conspirations de ses ministres.

L'expansion économique est au cœur des préoccupations du gouvernement.

À l'intérieur, avec l'aide des contrôleurs généraux des finances, André Hercule de Fleury :

La France se dote de l'infrastructure routière la plus moderne et la plus étendue du monde. Le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées construit un ensemble de routes, partant de Paris selon le schéma en étoile qui forme encore l'ossature des routes nationales actuelles.

Le commerce est également stimulé par le Bureau et le Conseil du Commerce.

Le commerce maritime extérieur de la France grimpa de 80 à 308 millions de livres entre 1716 et 1748.

Cependant, les lois rigides édictées auparavant par Colbert ne permettent pas à l'industrie de profiter pleinement de ce progrès économique.

André Hercule de Fleury ne parvient pas, en revanche, à entraver la montée de l'opposition parlementaire qui se traduit par des troubles avec le parlement de Paris.

En ce qui concerne les affaires étrangères, André Hercule de Fleury recherche à tout prix la paix et la stabilité européenne, en pratiquant une politique d'alliance avec la Grande-Bretagne tout en se réconciliant avec l'Espagne.

En septembre 1726, sur la demande de Louis XV, André Hercule de Fleury est nommé cardinal.

André Hercule de Fleury se distingue par la modération de son train de vie. Contrairement à un cardinal de Richelieu ou Mazarin, il n'amasse pas une fortune immense. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre de 20 000 livres.



François-Victor Le Tonnelier de Breteuil Congédié

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil est congédié par André Hercule de Fleury qui lui préfère Claude Le Blanc.

Il se démet de ses fonctions le 16 ou le 19 juin 1726.

Le roi lui fait une pension de retraite de 10 000 livres.


Germain Louis Chauvelin - par Hyacinthe Rigaud

Germain Louis Chauvelin Garde des sceaux

Germain Louis Chauvelin secrétaire d'État aux Affaires étrangères

André Hercule de Fleury fait entrer Germain Louis Chauvelin, son conseiller, au Gouvernement. Germain Louis Chauvelin est nommé garde des sceaux le 17 août 1727 à la suite de la démission de Joseph Fleuriau d'Armenonville.

Germain Louis Chauvelin est nommé secrétaire d'État aux Affaires étrangères le 18 août 1727 à la suite de la démission de Charles Jean Baptiste Fleuriau de Morville.

Comme Garde des sceaux, Germain Louis Chauvelin doit partager ses attributions avec Henri François d'Aguesseau, qui conserve la charge inamovible de Chancelier de France.

Le 2 septembre 1727, Louis XV établit un partage des attributions entre les deux hommes :

Germain Louis Chauvelin a à exercer la censure sur les nombreux ouvrages liés à la controverse autour de la bulle Unigenitus.



Mort de Claude Le Blanc

Nicolas-Prosper Bauyn d'Angervilliers secrétaire d'état à la Guerre

Claude Le Blanc meurt au château de Versailles le 19 mai 1728.

En juillet 1728, François-Victor Le Tonnelier de Breteuil postule à nouveau pour la charge de secrétaire d'état

André Hercule de Fleury confie à Nicolas-Prosper Bauyn d'Angervilliers le portefeuille de la Guerre.


Frédéric-Auguste II de Saxe –par Pietro Antonio Rotari Frédéric-Auguste II de Saxe

Mort de Frédéric-Auguste Ier de Saxe

Stanislas Ier Leszczynski Roi de Pologne

Stanislas Ier Leszczynski Grand-duc de Lituanie

Guerre de Succession de Pologne

Frédéric-Auguste II de Saxe Roi de Pologne

Occupation de la Lorraine et du Barrois

Frédéric-Auguste Ier de Saxe meurt à Varsovie le 1er février 1733.

Son cœur repose à Dresde. Son corps est inhumé à Cracovie.

Frédéric-Auguste Ier de Saxe est l'ancêtre de George Sand.

Il fait interdire les loges maçonniques.

Protecteur des arts, grand mécène, il fait de sa capitale Dresde la Florence de l'Elbe.

C'est sous son règne qu'est découvert le secret de fabrication de la porcelaine dure par l'alchimiste Johann Friedrich Böttger, qu'il a fait enfermer.

Frédéric-Auguste Ier de Saxe établit une manufacture à Meissen, qui fait la renommée de la porcelaine de Saxe.

Frédéric-Auguste II de Saxe, fils de Frédéric-Auguste Ier de Saxe, hérite de la Saxe.

Frédéric-Auguste II de Saxe et Stanislas Ier Leszczynski se disputent le trône de Pologne.

Louis XV soutient Stanislas Ier Leszczynski, qui vit en exil en France aux frais de son gendre.

Tandis qu'un sosie prend ostensiblement la mer à Brest sur un navire français, Stanislas Ier Leszczynski traverse secrètement l'Allemagne et arrive à Varsovie le 8 septembre 1733.

Avec l'aide d'une armée de 2 000 hommes, Stanislas Ier Leszczynski fait pression sur les nobles polonais.

Le 12 septembre 1733, grâce au soutien de la France, Stanislas Ier Leszczynski est élu par la diète, Roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie.

Frédéric-Auguste II de Saxe, neveu par alliance Charles VI de Habsbourg, est soutenu par la Russie, l'Autriche, et le Saint Empire.

La Russie et l'Autriche envahissent la Pologne.

Anne Ire de Russie envoie une armée de 20 000 hommes pour chasser Stanislas Ier Leszczynski.

Le 22 septembre 1733, Stanislas Ier Leszczynski doit se réfugier à Dantzig (Gdansk) pour y attendre de l'aide promise par la France.

Le 5 octobre 1733 à Varsovie, sous la protection des armées russes, Frédéric-Auguste II de Saxe est proclamé roi sous le nom de Auguste III de Pologne.

Frédéric-Auguste II de Saxe est le dernier roi de Pologne de la Maison de Wettin.

Louis XV est conseillé par Germain Louis Chauvelin, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et influencé par le parti antiautrichien animé Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle qui est mécontent du soutien de Vienne à Frédéric-Auguste II de Saxe.

Malgré la politique pacifiste d'André Hercule de Fleury, la France déclare la guerre à l'empereur germanique.

Charles-Emmanuel III de Savoie, Roi de Sardaigne, Duc de Savoie et Prince de Piémont, la Bavière et l'Espagne s'allient à La France pour soutenir Stanislas Ier Leszczynski et libérer l'Italie du joug autrichien.

L'Espagne qui convoite le Royaume de Naples et la Sardaigne qui convoite le Milanais, s'unissent à la France.

L'Angleterre, les Provinces-Unies, la Suède, le Danemark, la République de Venise reconnaissent que l'agression de l'Autriche et de la Russie contre la Pologne est un motif de guerre et s'engagent à rester neutres.

L'intervention sans conviction de la France ne permet pas de renverser le cours de la guerre, et Stanislas Ier Leszczynski ne retrouve pas son trône.

En 1733 les Autrichiens sont expulsés d'Italie par les forces franco-espagnoles.



Siège de Kehl

Jacques Ier Fitz-James reçoit le commandement de l'armée du Rhin.

Les courtisans de Louis XV, parmi lesquels se trouvent :

rejoignent Jacques Ier Fitz-James.

L'armée française envahit la Lorraine de François III Étienne de Lorraine et se porte sur la frontière allemande.

Le Siège de Kehl, du 13 octobre au 29 octobre 1733, est le premier épisode de la Guerre de Succession de Pologne.

Pierre-François de Rougé prend part à ce siège.

Malgré la prise de la citadelle de Kehl, par souci d'économie, ou par crainte d'exciter plus qu'il ne faut la jalousie des États allemands, en décembre 1733, André Hercule de Fleury ordonne à Jacques Ier Fitz-James de prendre les quartiers d'hiver sur la rive Ouest.

Là s'arrêtent la campagne de 1733.



Traité de Vienne

Stanislas Ier Leszczynski Duc de Lorraine et de Bar

Charles VI de Habsbourg Duc de Parme de Plaisance et de Guastalla

La guerre de Succession de Pologne prend fin par le traité de paix de Vienne négocié en secret en 1735.

Comme secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Germain Louis Chauvelin se montre très hostile à l'Autriche à qui il cherche constamment à opposer l'Espagne.

André Hercule de Fleury, pacifiste, négocie souvent en sous-main, comme pour les préliminaires du Traité de Vienne, qui subordonnent la paix à la résolution de la question lorraine.

Par des négociations secrètes, André Hercule de Fleury obtient la renonciation de François III Étienne de Lorraine.

Germain Louis Chauvelin n'intervient que pour vaincre les dernières résistances de l'Autriche.

Par le traité de paix de Vienne :

Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, est un franc succès pour André Hercule de Fleury et la diplomatie française.

Habile négociateur, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle contribue puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France.

La guerre a cependant encore décimé la population polonaise, déjà fortement réduite dans les années qui précédaient le conflit.

Le dernier des Médicis meure en Toscane.

François III Étienne de Lorraine est autorisé à épouser l'archiduchesse héritière Marie-Thérèse de Habsbourg à la grande joie de celle-ci, très amoureuse du prince Lorrain.

Charles d'Espagne III épousera Marie-Amélie de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe, le vainqueur de Stanislas Ier Leszczynski.



Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon Gouverneur du Dauphin

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est nommé gouverneur de Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, par André Hercule de Fleury le 15 novembre 1735.

Il prête serment de fidélité le 21 novembre 1735.



Renvoi Germain Louis Chauvelin

Le 20 février 1737, Germain Louis Chauvelin, dont André Hercule de Fleury n'a plus besoin, est renvoyé et conduit à son château de Grosbois.

Germain Louis Chauvelin est ensuite conduit à Bourges le 6 juin 1737.



Équilibre du budget du royaume de France

André Hercule de Fleury finit par équilibrer le budget du royaume en 1738.



Escadre française aux Caraïbes

L'aide française est demandée par l'Espagne, qui invoque les clauses du Pacte de famille.

André Hercule de Fleury envoie en 1740 aux Caraïbes une escadre de 22 navires de guerre, sous les ordres du vice-amiral le marquis d'Antin.

Mais les Français, affaiblis par les maladies tropicales et manquant d'approvisionnement, restent le plus souvent en rade de Saint-Domingue, à peu de distance de la Jamaïque.

Les ordres reçus par d'Antin ne sont d'ailleurs pas de livrer bataille à la Royal Navy, mais d'aider les Espagnols.

Objectif réussit car Edward Vernon, inquiet, doit diviser ses forces pour se prémunir d'une éventuelle attaque française.

La tension franco-anglaise est très vive.

Une corvette française est saisie près de Saint-Domingue et un petit groupe de vaisseaux est attaqué (sans succès) par les Anglais qui disent les avoir confondu avec des bâtiments espagnols.



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Mort de François-Victor Le Tonnelier de Breteuil

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil est marquis de Fontenay-Trésigny, Seigneur de Villebert, de Breteuil, du Mesnil-Chassemartin, des Chapelles, de Villenevotte et de Palaiseau, Baron de Boitron et de Preuilly

Ses relations avec André Hercule de Fleury ne sont pas si mauvaises que cela.

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil meurt rue Vivienne à Paris chez André Hercule de Fleury à Issy le 7 janvier 1743 d'apoplexie.

Il est inhumé à Fontenay Trésigny en Brie en Seine-et-Marne.

Le comte d'Argenson lui succède.

L'avenue de Breteuil et la place de Breteuil, dans le 7e arrondissement de Paris, portent son nom.



Mort d'André Hercule de Fleury

Seconde disgrâce de Germain Louis Chauvelin

L'acharnement d'André Hercule de Fleury à conserver son pouvoir lui vaut le surnom de Son Éternité.

André Hercule de Fleury meurt à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.

Louis XV, suivant l'exemple de Louis XIV, son prédécesseur, décide alors de gouverner sans premier ministre.

Germain Louis Chauvelin tente de se rapprocher de Louis XV mais subit une seconde disgrâce et fut exilé à Issoire, puis à Riom.

On s'explique mal de telles rigueurs, observe Jean de Viguerie. Germain Louis Chauvelin a été l'un des confidents du roi qui lui écrivait souvent. Mais c'est peut-être là justement la cause de sa disgrâce. Louis XV a pu regretter de s'être confié à lui.



Paul d'Albert de Luynes Membre de l'Académie française

Paul d'Albert de Luynes est élu membre de l'Académie française en 1743 en remplacement de André Hercule de Fleury



Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes Grand chapelain de Marie Leszczynska

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes succède à André Hercule de Fleury comme Grand chapelain ou grand aumônier de Marie Leszczynska en janvier 1743.



Projet de mariage de Louis-Philippe Ier d'Orléans et d'Anne-Henriette de France

Très jeune, Louis-Philippe Ier d'Orléans se prend d'une passion partagée pour Anne-Henriette de France, une des filles de Louis XV, et veut l'épouser.

Louis XV de France pose d'abord sur cette idylle un regard bienveillant.

André Hercule de Fleury qui cherche à ménager l'Espagne, voit dans ce projet la source possible de graves complications diplomatiques.

En effet, Louis XV n'a qu'un fils. En cas de disparition de celui-ci, le trône de France serait revendiqué à la fois :

Marier une fille de Louis XV de France au fils de Louis Ier d'Orléans donnerait l'avantage à ce dernier.

Louis XV de France refuse donc d'accorder à Louis-Philippe Ier d'Orléans, fils de Louis Ier d'Orléans la main de sa fille qui finira ses jours célibataire.



Projet de mariage de Louis-Philippe Ier d'Orléans et d'une fille de Charles VII Albert de Bavière

Louis Ier d'Orléans songe alors à une fille de Charles VII Albert de Bavière, Électeur de Bavière.

Officiellement, Louis XV et André Hercule de Fleury font mine de soutenir sa démarche. Charles VII Albert de Bavière fait traîner l'affaire qui ne sera pas conclue.


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