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Événements contenant la ou les locutions cherchées



37 événements affichés, le premier en 1772 - le dernier en 1830



Naissance d'André Burthe d'Annelet

André Burthe d'Annelet naît à Metz le 8 décembre 1772, fils de Nicolas Burthe (né en 1744) et de Françoise d'Annelet (née en 1750).



André Burthe d'Annelet Soldat au 2e régiment de dragons

André Burthe d'Annelet entre en service le 6 ou le 11 avril 1791, dans le 2e régiment de dragons.



André Burthe d'Annelet à l'armée du Nord

André Burthe d'Annelet sert à l'armée du Nord en 1792.


Combat de Neerwinden - aquarelle de Johann Nepomuk Geiger - XIXe siècle

Bataille de Neerwinden

Charles François du Perrier du Mouriez tente de déborder les Pays-Bas.

Les Autrichiens, sous les ordres de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, marchent depuis Maastricht vers Bruxelles.

Ils rencontrent le 15 mars 1793 l'avant garde de l'armée française qui se réunit à la hâte à Tirlemont, et prend position entre Neerwinden et Neerlanden dans l'actuelle Belgique.

Le 18 mars 1793, après une petite escarmouche, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg se replie afin de réarranger son armée entre Racour et Dormael.

Il réussit à parer la tentative d'encerclement menée par les Français.

Charles François du Perrier du Mouriez est donc contraint de combattre sur plusieurs fronts en même temps.

L'enthousiasme et l'entrain des Français compensent leur manque de formation ainsi que leur indiscipline mais ils ne peuvent malgré cela rien faire contre des troupes autrichiennes aguerries et connaissant mieux les techniques de combat à découvert.

Le ratio de 11 attaquants pour 10 défenseurs au lieu de 2 contre 1 à Jemappes mène vers la défaite.

Jean-Baptiste Jourdan participe à cette bataille et se distingue notamment aux environs de Namur, lors de la retraite de l'armée.

Maurice Étienne Gérard participe à cette bataille.

André Burthe d'Annelet se signale à cette bataille.

Jean-Victor Marie Moreau se signale lors de cette bataille.

Louis Lazare Hoche donne des preuves éclatantes de sa capacité et de sa bravoure lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski commande une division à la gauche de l'armée, subordonnée au général Francisco de Miranda. Joseph de Miaczynski dirige la colonne la plus à gauche du dispositif français et prend Dormaal avant d'en être chassé par plusieurs contre-attaques de Benjowski.

François-Sébastien de Croix décide du succès autrichien.

François-Sébastien de Croix s'empare du Quesnoy.

Cet échec de l'armée révolutionnaire française donne le signal de sa dissolution presque complète.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg oblige Charles François du Perrier du Mouriez à évacuer la Belgique.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg commence l'invasion de la France.



André Burthe d'Annelet Sous-lieutenant au 10e Dragons

André Burthe d'Annelet devient provisoirement Sous-lieutenant au 10e Dragons le 13 avril 1793.

André Burthe d'Annelet est confirmé dans ce grade le 25 mai 1793.



André Burthe d'Annelet blessé

André Burthe d'Annelet est blessé dans un combat à l'armée du Nord en 1794.

André Burthe d'Annelet passe à l'armée du Rhin de 1794 à 1795.



André Burthe d'Annelet Adjoint de l'adjudant général Solignac

André Burthe d'Annelet devient l'adjoint de l'adjudant général Solignac à l'armée d'Italie, le 23 février 1796.



André Burthe d'Annelet Lieutenant puis Capitaine

André Burthe d'Annelet devient Lieutenant le 22 février 1797.

André Burthe d'Annelet devient provisoirement capitaine le 24 avril 1797.

André Burthe d'Annelet est confirmé dans ce grade de capitaine le 23 juin 1797.



André Burthe d'Annelet Aide de camp d'André Masséna

Le 15 octobre 1798, André Burthe d'Annelet est nommé aide de camp d'André Masséna à l'armée d'Helvétie.



Première bataille de Zurich

André Burthe d'Annelet Chef d'escadron

La République helvétique est une république sœur de la république française. Le général français André Masséna se doit donc de protéger ses frontières. Ses lignes sont donc très étendues. Il dispose d'environ 70 000 hommes sur toute la Suisse, mais plusieurs facteurs réduisent ses forces opérationnelles.

De plus, depuis le mouvement des forces autrichiennes dans les Grisons, plusieurs cantons sont le cadre d'insurrections paysannes anti-françaises.

Les mouvements préliminaires du général autrichien von Hotze, dès le 1er mai 1799, poussent André Masséna a édifié un camp retranché aux abords de Zürich. Ce camp, appuyé sur les reliefs alentours, n'est pas terminé au début de la bataille.

La première bataille de Zurich a lieu le 16 prairial an VII soit le 4 juin 1799, sur les rives de la Limmat, à proximité de Zurich.

André Burthe d'Annelet sert à la défense du camp retranché de Zurich.

L'armée autrichienne, commandée par Charles-Louis de Teschen, forte de 40 000 hommes défait l'armée française forte de 30 000 hommes et l'oblige à se retirer.

Les français comptent 1 700 morts contre 3 500 chez les Autrichiens.

Après la bataille de Zurich, André Burthe d'Annelet est fait chef d'escadron le 10 juin 1799, par André Masséna.



André Masséna en Italie

André Burthe d'Annelet suit André Masséna à l'armée d'Italie à fin décembre 1799.


Arrivée de Louis Charles Antoine Desaix à Marengo Mort de Desaix - par Jean Broc

Bataille de Zurich

Siège de Gênes

Bataille de Marengo

Mort de Louis Charles Antoine Desaix

Alors qu'il mène un long travail de réorganisation, Napoléon Ier est menacé par une coalition formée de l'Autriche et de l'Angleterre.

Napoléon Ier dirige son armée vers les Vosges, et attaque en Suisse.

La victoire de Zurich affole les Autrichiens.

Napoléon Ier passe le col du Grand-Saint-Bernard et fond sur les autrichiens mais ne parvient pas à les écraser.

On apprend qu'André Masséna a capitulé à Gênes, en sauvant ses hommes c'est vrai, mais en perdant une place stratégique importante.

André Burthe d'Annelet reçoit 2 blessures graves au siège de Gênes, le 10 avril 1800.

Le 4 juin 1800, André Burthe d'Annelet est chargé par André Masséna de porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi.

Les troupes autrichiennes se lancent à l'assaut à Marengo le 14 juin 1800, prenant en tenaille l'armée française.

Les troupes françaises qui attendent patiemment près de San Guliano, sont réveillées par le canon à 8 heures le 14 juin 1800.

Les lignes sont enfoncés, mais les français, galvanisés par un chef qui a compris l'issu de la bataille, tiennent bon.

Napoléon Ier envoie des messages à ces armées disséminées partout en Italie.

Il reprend confiance et enraye l'attaque autrichienne sur son flanc gauche.

Mais voici qu'Ott, un général autrichien, attaque une nouvelle fois avec beaucoup plus de force.

Napoléon Ier fait donner la Garde consulaire sans succès. À une 13 heures la situation se stabilise. Mais à 15 heures, elle est critique pour les français. Jean Lannes et Victor se replie.

Mélas, très heureux de sa victoire n'ordonne la poursuite qu'à partir de 17 heures. Napoléon Ier s'apprête à faire sonner la retraite.

Envoyé sur ordre de Napoléon Ier à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Louis Charles Antoine Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières, à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre (les deux versions ont leurs partisans).

Arrivant avec environ 10 000 hommes, Louis Charles Antoine Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et rentre dans la bataille.

Les hommes vaincus se redressent et reprennent le combat sans se soucier de leurs souffrances.

Le bataillon autrichien de poursuite, un flot de soldats atterrés, fuit l'artillerie de Louis Charles Antoine Desaix, le feu des enfers comme la nomme Napoléon Ier.

La troupe de Napoléon Ier a été fortement éprouvée et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée.

Mélas est maintenant dans une mauvaise passe. Il envoie la colonne de Zachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue.

Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes.

Mélas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Bormida, avec 10 000 hommes en moins.

Louis Charles Antoine Desaix meurt pendant cette bataille mortellement blessé d'une balle en plein cœur.

Eugène de Beauharnais est fait chef d'escadron sur le champ de bataille.

Bonaparte bien que victorieux, n'est pas fier de lui car il a commit une série d'erreurs. Néanmoins, cette victoire met fin à la deuxième coalition.



André Burthe d'Annelet Adjudant-général

André Burthe d'Annelet est élevé au grade d'adjudant-général le 13 juillet 1800.



André Burthe d'Annelet à l'armée de Batavie

André Burthe d'Annelet passe à l'armée de Batavie le 14 octobre 1800.



Vente de la Louisiane aux Etats-Unis

En 1803, lors de la vente de la Louisiane aux États-Unis, André Burthe d'Annelet s'embarque pour la Nouvelle Orléans avec le préfet Pierre-Clément de Laussat et Dominique François Burthe, son cousin.

Là, André Burthe d'Annelet rencontre Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy, jeune fille issue d'une famille importante de la ville.



Mariage d'André Burthe d'Annelet avec Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy

André Burthe d'Annelet épouse le 28 janvier 1804 Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy (1787-1863).

Leurs enfants sont :


André Burthe d'Annelet - aquarelle de Daniel Lordey

André Burthe d'Annelet Colonel au 4e régiment de hussards

De retour en France, André Burthe d'Annelet est nommé colonel au 4e régiment de hussards, le1er ou le 4 février 1805.


Bataille d'Austerlitz

Bataille de Wischau

Bataille d'Austerlitz

Napoléon Ier continue la poursuite des armées autrichienne et prussienne vers le plateau de Pratzen.

Il a maintenant peur du rapprochement austro-prussien et il ne dispose que de 55 000 hommes à cet instant précis, face à 85 000 austro-russes.

Les ennemis, ayant appris ce déséquilibre numérique, arrêtent de fuir et cherchent le combat.

Il y a un petit affrontement à Wischau, où Joachim Murat, pourtant bien accompagné, se laisse surprendre.

Cela redonne confiance aux autrichiens.

Le 1er décembre 1805, veille de la bataille, la situation est la suivante :

sont retranchés sur le plateau de Pratzen,

Jean-Andoche Junot, André Burthe d'Annelet et Henri Gatien Bertrand participent à cette bataille.

Incorporé avec son régiment dans la Grande Armée de 1805 à 1807, Martial Bardet se couvre de gloire à Austerlitz.

Face à eux, les généraux Bagration, Liechtenstein et Constantin (75 000 hommes en tout) se trouvent de l'autre côté, sur le versant.

Les derniers 10 000 hommes s'opposent au corps de Louis Nicolas Davout.

Napoléon Ier met en place un plan stratégique quasi imparable...

Napoléon Ier laisse s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre.

Il renforce Davout pour contrer le colonel Buxhowden, et en contrepartie dégarnit le plateau.

Le 2 décembre 1805, les autrichiens, confiants, attaquent en masse.

Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon Ier, les ennemis, pourtant 6 fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre.

C'est alors que, dans le courant de l'après-midi, le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult referme l'étau, et entoure les austro-russes.

Avec la division Saint-Hilaire, Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque, de front, le plateau de Pratzen.

L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemies, en raison d'un immense brouillard.

Tout d'un coup, celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champ de bataille.

Bagratrion, alerté, vient à la rescousse, et bouscule les français.

Mais Napoléon Ier lance alors Michel Ney et Jean Lannes qui chargent les autrichiens avec une violence à peine imaginable.

Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés.

Maurice Étienne Gérard est blessé à Austerlitz en chargeant brillamment à la tête de ses escadrons contre la garde impériale russe.

Napoléon Ier aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace.

Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner vers les étangs gelés.

La glace explose, et des dizaines de russes se noient ou meurent de froid dans l'eau libérée.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Austerlitz.

On appellera cet affrontement la bataille des Trois Empereurs, car elle oppose simultanément :

Cette victoire met fin à la guerre de la troisième coalition.

L'Europe est désormais sous la domination complète de Napoléon.

Les États Allemands, la Norvège et l'Empire Turc cherche son appui ou même sa protection...

Une trêve est conclue le 4 décembre 1805 et les négociations commencent.

Louis François Foucher, un des meilleurs artilleurs de la grande armée, participe à cette bataille.



André Burthe d'Annelet Commandeur de la Légion d'honneur

André Burthe d'Annelet est élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 25 décembre 1805.



Combat de Halle

Le combat de Halle oppose les Français d'un corps de la Grande Armée commandés par Jean-Baptiste Jules Bernadotte à l'armée prussienne de réserve commandée par le duc Eugène de Wurtemberg-Stuttgart.

La confrontation a lieu le 17 octobre 1806.

Les combats se soldent par la défaite de l'armée prussienne de réserve.

Maurice Étienne Gérard montre une grande bravoure lors de cette bataille.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.



André Burthe d'Annelet Baron d'Empire

À l'armée d'Espagne, André Burthe d'Annelet devient Baron d'Empire et Baron d'Annelet, le 5 octobre 1808.



Siège de Saragosse

Le siège de Saragosse dure du 20 décembre 1808 au 2 février 1809.

André Burthe d'Annelet sert lors ce siège.

Bon Adrien Jeannot de Moncey se distingue lors ce siège.



Bataille de Maria

Bataille de Belchite

La bataille de Maria se déroule le 15 juin 1809.

La bataille de Belchite se déroule le 18 juin 1809.

De ces deux batailles résulte la défaite de l'armée espagnole commandée par le général Blake par l'armée française commandée par Louis Gabriel Suchet.

André Burthe d'Annelet participe à ces combats.



Passage du Sègre

André Burthe d'Annelet charge l'ennemi avec intrépidité au passage du Sègre, le 30 octobre 1809.



Combat du pont d'Albentosa

Un combat a lieu entre les troupe françaises et espagnoles au pont d'Albentosa ou Alventosa, le 1er mars 1810.

André Burthe d'Annelet y participe.


Siège de Lerida - par Jean Charles Joseph Remond (1795-1875) - 1836 - Musée de l'Histoire de France à Versailles

Combat de Lérida

Joseph Bonaparte demande à Louis Gabriel Suchet de pacifier l'Andalousie et lui se dépêche juste après de réduire la Catalogne et commence par aller vers Lérida.

L'entreprise est difficile car la proximité des autres places fortes (Tortose, Mequinenza et Tarragone) impose une forte présence pour contenir la place sans être menacé par les sorties.

Les forces françaises du IIIe corps comportent :

Louis Gabriel Suchet arrive le 15 avril 1810 pour investir la ville.

Louis Gabriel Suchet, apprenant que la colonne du général O'Donnel, commandant des espagnols, est près de la ville, envoie la division Musnier qui ne la trouve que le 22 avril 1810.

Il est fort de 8 000 hommes dont 400 cavaliers.

La division Musnier, allégée du 121e de ligne, a cependant les 4e régiment de hussards et 13e régiment de cuirassiers.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.

Le 23 avril 1810, la confrontation commence par la rencontre des troupes de Jean Isidore Harispe et de Miguel Ibarrola Gonzáles.

Miguel Ibarrola Gonzáles recule rapidement mais se fait charger de flanc par les cuirassiers qui font un carnage.

À ce moment, la deuxième division commandée par O'Donnell arrive.

C'est de nouveau la débandade dont profitent les cuirassiers.

La journée se solde par plus de 500 pertes et 2 500 prisonniers espagnols:

Les français ont 120 pertes, toutes du 13e régiment de cuirassiers.

Après cette victoire une sommation est faite aux assiégés mais la réponse de Garcia Condé est négative.

La ville est protégée par la Sègre et les forts (Garden et château) la première tranchée d'approche est ouverte le 29 avril 1810.

Le 7 mai 1810 les premiers tirs se font sur la ville.

Le 12 mai 1810 une brèche est faite au fort Garden et un magasin de poudre explose.

À la tête d'un bataillon du 114e et de 4 compagnies d'élite du 121e, le général Vergez d'un côté et le général Buget de l'autre prennent les deux redoutes opposées.

Le 13 mai 1810 à 19h, le général Habert lance un assaut général et pénètre dans la ville.

Le 14 mai 1810 le drapeau blanc est hissé.

Sont libéré des geôles 33 officiers des armées d'Aragon, notamment ceux pris lors du combat de Mollet (colonel Guéry).

Les prises de guerre comprennent les canons de la ville 1 500 000 cartouches, 10 drapeaux, 10 milliers de poudre.



André Burthe d'Annelet Général de brigade

Aide de camp d'André Masséna, André Burthe d'Annelet est promu général de brigade de cavalerie le 30 décembre 1810.



Cession du domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand

En 1812, André Burthe d'Annelet et Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy achètent le domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand (actuel Hôtel de Ville) ainsi qu'une partie du bois Saint-Martin.

Quatre de leurs dix enfants naîtront dans la demeure familiale noiséenne.


La Grande Armée en action sur le plateau de la Moskova Napoléon Ier et ses généraux à la bataille de la Moskowa

Bataille de la Moskova

Mort d'Auguste Caulincourt

Le 4 septembre 1812, les éclaireurs de Joachim Murat repèrent les positions ennemies sur le plateau de Borodino sur la rive droite de la Kolotscha (affluent de la Moskova ou Moskowa).

Les russes, emmenés par Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov vont dresser un certain nombre de redoutes, flèches et tranchées en tout genre pour barrer la route de Moscou La Sainte aux français.

La supériorité en nombre et en matériel confère aux russes une certaine confiance :

Louis Nicolas Davout propose à Napoléon Ier d'effectuer une marche de nuit à travers la forêt d'Outitza pour tomber sur les arrières ennemis, mais ce dernier refuse, pendant qu'il a juste assez de monde pour effectuer une manœuvre classique.

Il prévoit l'attaque de Michel Ney et de Jean-Andoche Junot sur les flèches de la Kolotscha, soit 80 000 hommes sur un front de trois kilomètres.

Joseph Poniatowski et ses fiers lanciers polonais devront contourner Kutusov pour l'enfermer au maximum, et il reviendra à Louis Nicolas Davout d'écraser le tout quand le moment sera venu.

Jean-Andoche Junot commande le 8e corps avec compétence.

Mais, en plus des formidables défenses russes, les corps d'Ostermann, de Platov, d'Udarov, de Rajevski, de Doktorov et de Pahlen sont là pour mener la vie dure à la Grande Armée...

Les premiers affrontements commencent à partir du 5 septembre 1812.

Les français du 61ème régiment d'infanterie du général Compans enlèvent, avec beaucoup de difficultés, la redoute de Schwardino.

Deux jours plus tard, le 7 septembre 1812, dans le courant de la nuit, les premiers coups de canons réveillent les deux armées.

A 6 heures du matin, le véritable affrontement s'engage.

À gauche, les Italiens d'Eugène de Beauharnais enlèvent Borodino, mais ne peuvent maintenir la position très longtemps.

À Borodino, Pierre de Bagration subit l'essentiel de l'attaque française, sur la gauche de son armée.

André Burthe d'Annelet est blessé lors de cette bataille.

Pierre de Bagration résiste vaillamment mais reçoit une blessure mortelle en fin de journée.

Louis Nicolas Davout se rend maître de la redoute de Semenovskoïe, mais doit lui-aussi battre en retraite après la contre-attaque russe.

Joachim Murat se présente en soutien avec deux régiments de cuirassiers et repousse l'offensive de la Garde Impériale Russe, déblaie le terrain et ouvre la voie aux corps d'armées de Ney et de Louis Nicolas Davout.

À 10 heures, des mêlées d'une violence inouïe s'engagent sur la Grande Redoute.

La victoire reste aux français, tandis que les artilleries de chaque camp noient le plateau de la Moskova d'un déluge de feu.

Le front russe risque de craquer, et Pierre de Bagration, avec l'approbation de Barclay de Tolly, demande des renforts urgents à Kutusov.

Kutusov se présente sur le champ de bataille, à l'abri des tirs français.

Cela donne un regain d'optimisme dans l'armée du Tsar.

La Grande Redoute retombe aux mains des russes.

Ney et Louis Nicolas Davout sont attaqués furieusement par Pierre de Bagration, et battent en retraite.

L'Empereur lance alors ses compagnies de Wurtembourgeois menés par Marchand.

Ceux-ci résistent aux charges successives et bousculent les fantassins russes.

3 heures plus tard, la situation commence à devenir critique pour les russes pourtant bien partis dans la bataille.

Leur résistance s'affaiblit, et ils n'arrivent pas à enfoncer les lignes françaises.

Mais, ils sont toujours en possession de la Grande Redoute, qui se révèle être le point stratégique capitale de l'affrontement.

Ney et Joachim Murat se concerte : une victoire éclatante est à portée de main si Napoléon Ier décide de faire donner la Garde.

Mais il refuse de se séparer de sa dernière réserve.

Il place 300 pièces d'artillerie pour faire tomber la Grande Redoute.

Il charge Auguste Caulincourt, le frère du Grand Écuyer de l'Empire, de renforcer cette offensive.

Celui-ci s'élance avec courage, sabrant lui-même les tirailleurs russes, et enlève finalement la Redoute avant de tomber, mortellement blessé.

Emmanuel de Grouchy se porte alors en renfort, et conforte les nouvelles positions françaises.

Là aussi, il faudrait des troupes fraîches pour exploiter le succès, mais l'Empereur ne veut toujours pas risquer sa dernière réserve.

Cependant les russes ne veulent pas quitter le champ de bataille.

Napoléon décide de les pilonner.

Il prononcera cette phrase célèbre : Puisqu'ils en veulent, dit-il au général d'artillerie Sorbier, donnez-leur en.

Ce n'est pas moins de 400 canons qui vomissent la mort selon le commandant Lachouque sur les pauvres fuyards russes.

A 15 heures, la bataille la plus meurtrière de l'Empire est finie.

La victoire aura été particulièrement difficile...

Le carnage aura duré 14 heures :

48 généraux sont morts pendant cet affrontement :

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot est laissé pour mort sur le champ de bataille.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Retrouvé parmi les cadavres par son aide de camp, il est envoyé à Berlin pour soigner ses 17 blessures et se rétablir.

Napoléon Ier résumera ainsi la Moskova : Jamais je ne vis briller dans mon armée autant de mérite.

La route de Moscou, située à 125 km, est ouverte.



André Burthe d'Annelet Prisonnier de guerre

André Burthe d'Annelet est fait prisonnier de guerre, le 15 novembre 1812.



Libération d'André Burthe d'Annelet

André Burthe d'Annelet rentre de captivité, le 21 juillet 1814.

André Burthe d'Annelet est mis en non-activité, le 1er septembre 1814.



Bataille de Rocquencourt

Armistice

Début juillet 1815, l'armée française réunie sous les murs de Paris attend le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.

Gebhard Leberecht von Blücher, à qui l'on n'oppose qu'un simulacre de défense, passe la Seine sur le pont du Pecq

Il s'installe à Saint-Germain-en-Laye et parait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie Sud-ouest de Paris.

Le maréchal Louis-Nicolas Davout et les généraux Rémy Joseph Isidore Exelmans et Piré jugent que les Prussiens se sont compromis.

Napoléon Ier déclare au gouvernement qu'il est sûr d'écraser l'ennemi, si on veut lui confier le commandement de l'armée.

Par ordre de Louis Nicolas Davout, Rémy Joseph Isidore Exelmans est dirigé sur les traces des Prussiens, qui sont arrivés sous les murs de Paris le 1er juillet 1815, avec 6 000 hommes.

Un corps de 15 000 hommes d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, doit le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6 000 fantassins du 1er corps, et 10 000 cavaliers d'élite qui doivent déboucher par le pont de Neuilly.

Mais, au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, Louis Nicolas Davout donne un contre-ordre.

Les troupes deRémy Joseph Isidore Exelmans quittent, seules, leur bivouac en 3 colonnes, pour couper la retraite à l'ennemi qui s'est avancé jusqu'à Versailles.

Une colonne composée du 44e régiment d'infanterie de ligne en avant-garde et les divisions Piré et Valin, passant par Sèvres et Vaucresson.

Cette colonne marche sur Rocquencourt tandis qu'une seconde marche sur Fontenay-le-Fleury, en contournant Versailles par le Sud-ouest afin d'encercler les troupes ennemies trop avancée.

La 3e colonne formée de 2 divisions de dragons, marche droit sur Versailles par Le Plessis-Piquet et Vélizy.

La cavalerie de Rémy Joseph Isidore Exelmans rencontre à Vélizy l'avant-garde prussienne composée de 2 régiments de hussards qui sont culbutés.

Les Prussiens en déroute s'enfuirent par Versailles.

Les forces prussiennes sont :

Les Forces françaises sont :

Les Prussiens, cherchant à gagner Saint-Germain-en-Laye, traversent Versailles au galop, par :

Poursuivit par les cavaliers des 13e, 15e et 20e dragons et le 6e hussards, les Prussiens tombent à l'entrée de Rocquencourt dans une embuscade formée d'un bataillon du 44e régiment d'infanterie de ligne et des 1er et 6e régiments de chasseurs à cheval qui ont filé par Ville-d'Avray.

Sous le commandement des colonels Faudoas et Simonneau, les troupes françaises se précipitent, par le chemin des Boeufs, sur les escadrons prussiens qui sont fusillés à bout portant.

Une panique indescriptible s'empare alors de la cavalerie prussienne qui dans le plus grand désordre cherche à sortir de la nasse à travers les champs et Le Chesnay.

Poursuivit par les régiments sous le commandement des généraux Strolz, Piré, Burthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Ghaillpu, Simonneau, Schmid, Paolini, secondés par les gardes nationaux locaux agissant en tirailleurs à la Porte Saint-Antoine, les Prussiens sont poussés dans le parc du château du Chesnay.

Cernés, ils se réfugient dans la cour de la ferme Poupinet où ils sont massacrés ou fait prisonniers et avec armes, bagages et chevaux.

Des 1 500 hussards, 1 000 à 1 100 sont mis hors de combat ou fait prisonniers, le reste parvenant à s'échapper.

Le colonel de Briqueville, commandant le 15e régiment de dragons est blessé de plusieurs coups de sabre.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.

Le colonel Eston de Sohr est blessé à mort lors des combats du Chesnay.

Cette belle victoire est toutefois le chant du cygne de la Grande Armée

Rémy Joseph Isidore Exelmans continue son mouvement sur Saint-Germain-en-Laye, mais rencontre à Louveciennes, près de Marly-le-Roi, un corps d'infanterie considérable.

Rémy Joseph Isidore Exelmans juge prudent de faire retraite, plutôt que d'affronter des forces aussi disproportionnées sur un terrain peu propre aux mouvements de cavalerie, car très boisé.

Il revient sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir sur la rive gauche de la Seine pour attaquer Sèvres.

Le 2 juillet 1815, Gebhard Leberecht von Blücher occupe militairement Versailles, ordonne aux habitants de livrer toutes leurs armes et quand nul n'est plus en état de se défendre, ou de se venger, il ordonne le pillage.

Un grand nombre de maisons sont ravagées et de la manufacture d'armes il ne reste que les murs.

Les villages de Rocquencourt, du Chesnay et de Vélizy subissent le même sort.

Le 3 juillet 1815, l'armistice conclu fait cesser les hostilités.

Les prussiens sont remplacés dans Versailles le 12 octobre 1815 par les Anglais.

Les Anglais partent définitivement de Versailles le 12 décembre 1815.



Licenciement de l'armée

André Burthe d'Annelet est mis en non-activité lors du licenciement de l'armée, en septembre 1815.



André Burthe d'Annelet conseiller municipal de Noisy-le-Grand

André Burthe d'Annelet est nommé conseiller municipal de Noisy-le-Grand par le Préfet de 1817 à 1819.

Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy est surnommée à juste titre la Mère des pauvres par délibération du Conseil municipal. Sans doute verse-t-elle des dons à l'Église.



Retraite versée à André Burthe d'Annelet

André Burthe d'Annelet obtient une retraite de 4.000 francs, le 6 janvier 1825.



Cession du domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand

En 1827, André Burthe d'Annelet et Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy vendent leur domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand aux Buisson.



Mort d'André Burthe d'Annelet

André Burthe d'Annelet meurt à Paris le 2 avril 1830.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (28e division, carré des maréchaux).

À ses côtés reposent :

Le nom d'André Burthe d'Annelet est inscrit au côté Nord de l'Arc de triomphe de l'Étoile. Son buste est exposé au Musée de l'Armée aux Invalides.


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