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Événements contenant la ou les locutions cherchées



43 événements affichés, le premier en 1369 - le dernier en 1451


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.



Mariage d'Amédée VII de Savoie avec Bonne de Berry

Amédée VII de Savoie épouse à Paris le 18 janvier 1377 Bonne de Berry. Leurs enfants sont :



Naissance d'Amédée VIII de Savoie

Amé ou Amédée VIII de Savoie dit le Pacifique, futur Antipape Félix V, naît à Chambéry le 4 septembre 1383, fils d'Amédée VII de Savoie et de Bonne de Berry.



Mort d'Amédée VII de Savoie

Amédée VIII de Savoie Comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne

Bonne de Bourbon Régente du Comté de Savoie

Amédée VII de Savoie meurt à Ripaille le 1er novembre 1391 d'un accident de cheval dans la forêt de Lonnaz.

Il est inhumé dans l'abbaye de Hautecombe.

Amédée VIII de Savoie devient Comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne en 1391.

Trop jeune pour régner, Amédée se voit soumis à la régence de sa grand- mère Bonne de Bourbon.

Elle doit faire intervenir les députés des provinces, les Français et les Bourguignons pour s'imposer face à sa belle-fille Bonne de Berry, la propre mère du comte qui doit s'exiler.

Pendant plusieurs années, Bonne de Bourbon doit subir la turbulence de la haute noblesse et la rumeur de l'empoisonnement d'Amédée VII.

Amédée de Savoie-Achaïe est retenu en Savoie par les conflits concernant la régence du jeune Amédée VIII de Savoie.



Contre-attaque de Raymond VIII de Turenne

Ambassade du Conseil de Ville d'Arles

Intervention royale

Retour d'Odon de Villars au service d'Amédée VIII de Savoie

Après son entrevue angevine, en janvier 1393, Paul Triboulet revient informer Raymond VIII de Turenne des réactions de la Régente de Provence.

Marie de Blois-Châtillon s'est dite moult courroucée et avait blâmé Pontevès, Oraison et Villars. Sa rancœur et son exaspération s'étendaient aussi à Clément VII qu'elle accusait d'avoir fomenté cette guerre. Pourtant la comtesse différait ses décisions à son retour en Provence prévu vers Pâques.

Du coup Raymond VIII de Turenne repasse à l'attaque tout en demandant à ses hommes de ne jamais s'en prendre au domaine comtal.

La violence de la réaction de Raymond VIII de Turenne inquiète. Le 14 janvier 1393, aux Baux, Raymond VIII de Turenne reçoit une ambassade arlésienne l'informant que leur Conseil de Ville est prêt :

De leurs côtés, les ducs de Berry et de Bourgogne s'engagent avant le terme de la Toussaint 1393 à convaincre Odon de Villars de céder définitivement ses droits sur les Baux, Montpaon, Castillon, Éguilles, Puyricard et Mollégès à Raymond VIII de Turenne pour la somme de 20 000 florins.

C'est dans ce cadre que le 25 juin 1393, Charles VI le Fou et son Conseil dépêchent deux ambassadeurs auprès de Raymond VIII de Turenne et de Clément VII. Ils sont chargés de confirmer à Raymond VIII de Turenne les termes et les procédures préalables à l'accord avec Odon de Villars.

Odon de Villars doit être convoqué en France devant le Conseil du roi tandis que Raymond VIII de Turenne est invité à dépêcher un plénipotentiaire muni des pièces de son procès.

Odon de Villars juge qu'il est temps pour lui de quitter Avignon et le Comtat. Il repasse au service d'Amédée VIII de Savoie.


Amédée VIII de Savoie

Mariage d'Amédée VIII de Savoie avec Marie de Bourgogne

Prise du pouvoir Amédée VIII de Savoie

Amédée VIII de Savoie épouse le 30 octobre 1393 ou en en mai 1401 Marie de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle. Leurs enfants sont :

En 1393, Amédée VIII de Savoie est déclaré majeur et est armé chevalier.

Bonne de Bourbon est dessaisie de la régence.

Amédée VIII reçoit le pouvoir effectif mais il reste longtemps sous influence de Bonne de Bourbon, sa grand-mère, et fidèle à l'alliance française.



Odon de Villars Gouverneur de Nice

Amédée VIII de Savoie met Odon de Villars en charge du gouvernement de Nice de 1396 à 1399. Odon réussit à s'opposer violemment puis à se brouiller avec les Grimaldi ce qui lui vaut sa disgrâce.



Duel judiciaire de Bourg en Bresse

Mort d'Othon de Grandson

Amédée VIII de Savoie convoque à un duel judiciaire Girard d'Estavayer et Othon de Grandson, le chevalier-poète.

Le premier accuse le second de complicité dans la mort du comte Amédée VII de Savoie.

Le duel a lieu à Bourg-en-Bresse le 7 août 1397 devant Amédée VIII de Savoie et une nombreuse assistance.

Girard d'Estavayer y tue Othon de Grandson, protecteur du médecin Jean de Grandville.



Vente du Comté de Genève

Pour entrer en grâce auprès d'Amédée VIII de Savoie, Odon de Villars et de Thoire lui cède ses droits sur le comté de Genève, le 5 août 1401 contre 45 000 florins d'or.

Mais ses héritiers contestent à Amédée VIII de Savoie la possession du comté. Amédée VIII de Savoie annexe de fait le comté de Genève.



Achat de la seigneurie de Villars en Bresse

En 1402, Amédée VIII de Savoie achète la seigneurie de Villars en Bresse.


Marguerite de Savoie-Achaïe

Mariage de Théodore II de Montferrat avec Marguerite de Savoie-Achaïe

Théodore II de Montferrat est veuf de Jeanne de Bar.

Théodore II de Montferrat épouse le 17 février 1403 Marguerite de Savoie-Achaïe, fille Amédée de Savoie-Achaïe et de Catherine de Genève.

Cette union provoque immédiatement un regain de la guerre avec Amédée VIII de Savoie.

Amédée VIII de Savoie considère qu'il s'agit de la confirmation d'une alliance hostile à l'État savoyard entre Amédée de Savoie-Achaïe, son cousin et ennemi, et Théodore II de Montferrat.



Création de l'université de Turin

En 1405, Amédée VIII de Savoie crée l'université de Turin.



Achat de la seigneurie de Domodossola

En 1406, Amédée VIII de Savoie achète aux Visconti de Milan) la seigneurie de Domodossola.



Construction de la chapelle du Saint-Suaire à Chambéry

En 1408, Amédée VIII de Savoie décide d'ériger dans le château de Chambéry une chapelle neuve de style gothique flamboyant achevé en 1430.

En 1466, elle est citée dans une Bulle du Pape Paul II sous le nom de Sainte-Chapelle du Saint Suaire. Cette chapelle abrite, de 1502 à 1578, le Saint-Suaire.

En 1466, sous l'égide de l'architecte Blaise Neyrand, il est édifié pour la chapelle un clocher ou tour Yolande. Y est installé le Grand carillon qui sonne de ses 70 cloches. Œuvre de la fonderie Paccard à Sevrier, c'est le quatrième plus grand carillon au monde et le premier d'Europe.



Paix signée entre Armagnacs et Bourguignons

Sous la médiation du comte Amédée VIII de Savoie, petit-fils de Berry, une entrevue a lieu entre Jean Ier de Berry et Jean Sans Peur.

Un traité est conclu et, le 15 juillet 1412. Charles VI le Fou reçoit de son oncle les clefs de la ville de Bourges.

Le premier épisode de la guerre entre Armagnacs et Bourguignons prend fin.



Naissance d'Amédée de Piémont

Amédée de Piémont naît en 1412, fils d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne.



Naissance de Louis Ier de Savoie

Louis Ier de Savoie naît en Suisse le 21 février 1413 ou le 24 février 1414, fils d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne.



Hommage du marquis de Saluces à Amédée VIII de Savoie

Le marquis de Saluces fait définitivement hommage à Amédée VIII de Savoie en 1413



Création du duché de Savoie

Amédée VIII de Savoie Duc de Savoie

Sigismond Ier de Luxembourg, en visite à Chambéry, érige le comté de Savoie en duché le 19 février 1416. Amédée VIII de Savoie devient Duc de Savoie.



Naissance de Marguerite de Savoie

Marguerite de Savoie naît en 1416, fille d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne.



Naissance de Philippe de Savoie

Philippe de Savoie naît en 1417, fils d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne.



Mort de Louis d'Achaïe

Amédée VIII de Savoie Prince de Piémont

Louis d'Achaïe meurt en 1418. La lignée mâle de la branche cadette de Savoie-Achaïe s'éteint.

L'apanage du Piémont est incorporé définitivement au comté de Savoie. Amédée VIII de Savoie devient Prince de Piémont.

Amédée VIII de Savoie se tourne dès lors dans une active et infructueuse politique italienne avec son intervention dans la guerre entre Milan, Florence et Venise.



Rachat des derniers droits sur le Comté de Genève

Amédée VIII de Savoie Comte de Genève

En 1424, après 23 ans de luttes et de procès, Amédée VIII de Savoie rachète à tous les prétendants leurs droits sur le comté de Genève. (Sans Genève, mais avec Annecy)



Coalition contre Philippe Marie Visconti

En 1425, Jean-Jacques Paléologue entre dans une vaste coalition contre Philippe Marie Visconti qui rassemble :

Nicolas III d'Este est de nouveau commandant en chef de la ligue anti-Visconti.



Alliance secrète de Louis II de Chalon-Arlay avec Amédée VIII de Savoie

Louis II de Chalon-Arlay, rêve de réunir son domaine de Franche-Comté à sa Principauté d'Orange, par la vallée rhodanienne, à travers le Dauphiné.

Dès 1426, Louis II de Chalon-Arlay, vassal franc-comtois de Philippe III le Bon, se lie par une convention secrète au duc de Savoie, Amédée VIII, en vue de dépecer le Dauphiné.



Achat de Verceil

Amédée VIII de Savoie achète Verceil en 1427.



Mariage de Philippe Marie Visconti avec Marie de Savoie

Se trouvant dans une impasse politique, Philippe Marie Visconti fait tout pour s'allier avec Amédée VIII de Savoie.

Philippe Marie Visconti épouse Marie de Savoie en 1428, fille du Duc de Savoie.

Dans l'urgence des évènements, Philippe Marie Visconti se désintéresse de la dot.

Amédée VIII de Savoie cède à Philippe Marie Visconti Verceil et des pourparlers de paix s'engagent.

Amédée VIII de Savoie quitte rapidement la Coalition contre Philippe Marie Visconti qui se délite.

Plus tard, Philippe Marie Visconti reversera sur Marie de Savoie la hargne pour la situation dans laquelle il en était venu à se trouver.



Mort de Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne, épouse d'Amédée VIII de Savoie, meurt le 6 octobre 1428.



Bataille d'Anthon

Amédée VIII de Savoie rêve toujours d'une Grande Savoie s'étendant des Alpes à Lyon et espère sans doute récupérer ses possessions en Viennois et en Velin.

Amédée VIII de Savoie pense que la conquête du Dauphiné par Louis II de Chalon-Arlay est une chose tout à fait réalisable puisque l'élite dauphinoise a été complètement anéantie 6 ans plus tôt à Verneuil.

Amédée VIII de Savoie envoie à Louis II de Chalon-Arlay 300 cents lances triées sur ses réserves, tout en se tenant à l'écart.

Durant l'hiver de 1429 à 1430, Louis II de Chalon-Arlay fait fortifier le port d'Anthon et installe des garnisons dans les principaux châteaux de la baronnie.

Le château de Pusignan est occupé par ces troupes orangistes.

La Bâtie d'Azieu, forteresse delphinale, est prise d'assaut et conquise en quelques heures.

L'inquiétude se répand à travers tout le Dauphiné, même jusqu'à Vienne, qui se prépare à résister aux assauts des hommes d'armes du prince d'Orange.

Dès les premiers mois de 1430, on signale des levées d'hommes d'armes en Bourgogne.

Philippe III le Bon se décide à mener une guerre totale contre le Dauphiné et le royaume de France.

D'ailleurs, Louis II de Chalon-Arlay écrit à son châtelain d'Anthon, Antoine Ferrières :

Très chier et bien amé escuier? lettres de Monsieur de Bourgogne, lesquelles contiennent, qu'il veut que nous fassions la guerre au Dauphiné le plus fort que nous pouvons...

Il recommande cependant de faire comme si rien ne se préparait, obéissant ainsi aux gens du conseil delphinal.

Raoul de Gaucourt gouverneur du Dauphiné comprend rapidement les intentions de Louis II de Chalon-Arlay.

Le 20 mai 1430, Raoul de Gaucourt réunit les États du Dauphiné, à la Côte-Saint-André, pour voter un subside.

Raoul de Gaucourt se rend ensuite à Annonay où il engage les routiers espagnols de Rodrigue de Villandrando, qui traversent le Rhône à Vienne, le 26 mai 1430.

Le 27 mai 1430, Raoul de Gaucourt donne rendez-vous devant le château d'Auberive, à Humbert de Grolée, maréchal du Dauphiné et sénéchal du Lyonnais, qui amène avec lui :

Les Dauphinois prennent l'initiative de s'emparer des châteaux déjà occupés par les troupes orangistes.

La forteresse d'Auberive est prise et rasée le 27 mai 1430 par la petite armée delphinale

Les troupes dauphinoises se dirigent vers le nord et pénètre en Velin, où ils établissent leur camp sous les murs du château de Pusignan, le 7 juin 1430.

La garnison orangiste ne peut longtemps résister et capitule à la première attaque, dès le 9 juin 1430.

Le 8 juin 1430, la Bâtie-d'Azieu ou Assieu se rendit après un terrible assaut.

Le vendredi 9 juin 1430, l'armée delphinale doit faire face à une forte garnison orangiste devant le bourg fortifié de Colombier.

Le capitaine châtelain réside alors dans la puissante tour maîtresse circulaire dominant le village d'où des archers et arbalétriers peuvent tirer sur les assaillants.

Pour réduire cette place forte au plus vite, Sibuet de Rivoire, châtelain de Crémieu, est chargé de ramener les bombardes de la cité de Crémieu.

Le bourg est pris dans la journée mais une pluie torrentielle contraint les Dauphinois à renoncer au siège de la tour maîtresse où se trouvent les derniers défenseurs.

Le 10 juin 1430, vers 6 heures, la pluie cesse, permettant aux hommes d'armes de Raoul de Gaucourt de poursuivre leur attaque du dernier réduit. En milieu de journée, après une défense acharnée, les Orangistes déposent les armes.

Entre-temps, Louis II de Chalon-Arlay, qui a passé le Rhône la veille, dépêche un groupe de soldats à Colombier afin de savoir ce qui s'y passe. Ces hommes se heurtent aux Milanais de Burnon de Caqueran qui viennent à leur rencontre.

Au lieu d'engager la lutte, les orangistes préfèrent s'enfuir, persuadés que la position de Colombier, plus forte, peut repousser les assauts dauphinois. Ils ignorent alors que cette place forte est prise.

Selon les chroniqueurs, l'armée dauphinoise se compose d'un peu plus de 1 600 hommes :

Parmi les combattants, se trouvent :

Selon le rapport officiel, l'armée de Louis II de Chalon-Arlay compte environ 4 300 hommes dont :

Les nobles qui accompagnent Louis II de Chalon-Arlay sont :

Les troupes dauphinoises doivent faire face à une armée 3 fois plus importante et mieux organisée.

Le dimanche 11 juin 1430, l'armée dauphinoise entend au petit jour dans la plaine la messe célébrée par le chapelain du gouverneur du Dauphiné puis s'ébranle en direction d'Anthon.

Louis II de Chalon-Arlay, perplexe, décide de rassembler ses chevaliers et sa piétaille, puis d'Anthon se dirige vers Colombier, afin de porter secours à ses hommes.

La stratégie des dauphinois consiste à :

En ce temps-là, le grand bois des Franchises, dans lequel va se dérouler la bataille, est beaucoup plus étendu et plus compact qu'il ne l'est aujourd'hui. Il s'étend depuis les environs d'Anthon jusqu'à la maison-forte de Malatrait et la ferme de la Batterie situés un peu au sud de Janneyrias.

À l'est de ce village, se trouvent des marécages que l'on appelle aujourd'hui marécages de la Laichère.

En bon ordre, les forces dauphinoises vont prendre les positions d'embuscade assignées.

Le premier temps de l'offensive s'exécute de point en point :

Les premiers cavaliers de la colonne orangiste sont à la Batterie, prêts à sortir, quand les routiers de Villandrando se jettent, lance au poing, à leur tête.

Les chevaux blessés se cabrent, les hommes tombent. Le massacre commence alors dans un désordre indescriptible.

Dans la plus grande confusion, la tête de la colonne orangiste, empêtrée, décimée, cherchant une échappatoire, reflue et se retourne sur le reste de l'armée de Louis II de Chalon-Arlay.

Pour accentuer l'affolement parmi les Orangistes, les Dauphinois hurlent et les bombardes venues de Crémieu rajoutent au tumulte. La marche confiante de l'armée orangiste devient un sauve-qui-peut général.

Les cavaliers orangistes abandonnent dans les bois leurs destriers sellés et harnachés.

Les hommes de trait et d'armes laissent arcs, épées, lances et arbalètes à terre afin d'échapper à la fureur dauphinoise.

Les survivants se dirigeant vers Anthon, arrivés au passage de la route de Lyon-Crémieu, sont alors obligés de se découvrir devant les dauphinois.

Louis II de Chalon-Arlay perd la bataille entre 13 heures et 14 heures.

Les fuyards bourguignons sont massacrés : environ 300 morts. Des charniers sont constitués le long de la route du château des Burlanchères.

Le Dauphiné est sauvé et reste dans le Royaume de France.

Sur le champ de bataille gisent les corps :

Selon la chronique, pour échapper aux hommes d'armes de Grolée, détalèrent comme des lapins :

Le comte de Fribourg, récemment promu dans l'ordre de la Toison d'Or, est dégradé par Philippe III le Bon après avoir fait preuve de lâcheté au combat.

Sont fait prisonniers par les dauphinois:

François de la Palud, le nez emporté par un coup de hache, aura recours à sa mère Aynarde de la Baulme pour payer une rançon de 8 000 florins d'or.

Les pertes dauphinoises se limitent à quelques hommes d'armes.

Le 13 juin 1430, à Crémieu sont vendus 1200 chevaux harnachés récupérés.

L'étendard rouge et or d'Orange sera exposé à la cathédrale Saint-Jean à Lyon.

Une stèle commémorant cette bataille est érigée sur la route à l'est de Janneyrias.

Louis II de Chalon-Arlay s'enfuie et s'échappe grâce à la rapidité de son vigoureux destrier.

Selon Mathieu Thomassin, Louis II de Chalon-Arlay retraverse le Rhône à Anthon en se précipitant en armure dans le fleuve avec sa monture et réussit malgré le fort courant à gagner la rive opposée.

Selon les propos du héraut Berry, il aurait traversé le Rhône en bateau, à la faveur de la nuit.

Louis II de Chalon-Arlay est fait prisonnier après avoir traversé le Rhône.

Bien longtemps après, avoir payé une forte rançon, Louis II de Chalon-Arlay se rend dans l'un de ses châteaux jurassiens.

Louis II de Chalon-Arlay perd ses fiefs en Dauphiné et ne cessera de revendiquer, auprès du roi de France, ses possessions en Dauphiné.

Louis II de Chalon-Arlay doit faire hommage à Charles VII de France pour sa principauté d'Orange, ce qui lui évitera d'ailleurs de payer la totalité de sa rançon.

Philippe III le Bon retire à Louis II de Chalon-Arlay tous les privilèges liés à son appartenance à l'ordre de la Toison d'Or.

Raoul de Gaucourt confie la garde des châteaux de Colombier et d'Anthon à Gilet Richard, seigneur de Saint-Priest jusqu'au moment où Louis de Saluces sera reconnu comme légitime héritier de Bertrand de Saluces, son oncle.

La baronnie d'Anthon sera restituée à la maison de Saluces et Louis II de Chalon-Arlay n'obtient que de maigres compensations financières.

Charles VII de France confisque le château de Pusignan à Alix de Varax qui avait pris le parti de Louis II de Chalon-Arlay et en fait don à Rodrigue de Villandrando, dont la vaillance a été déterminante dans l'issue du combat.

600 chevaliers bourguignons et savoyards prisonniers seront libérés contre une forte rançon.



Promulgation des statuts de Savoie

En 1430, Amédée VIII de Savoie promulgue les Statuta Sabaudiæ (statuts de Savoie) code de politique, de justice, de procédure et d'administration, destiné spécialement à la Savoie qui se rapproche d'une véritable constitution.



Nouveau conflit de Jean-Jacques Paléologue avec Milan

En 1431 toujours en association avec Florence et la république de Venise, Jean-Jacques Paléologue reprend le conflit avec Milan allié cette fois avec Amédée VIII de Savoie.



Mort d'Amédée de Piémont

Amédée de Piémont, fils ainé d'Amédée VIII de Savoie, meurt en 1431.



Renonciation des évêques de Savoie à leurs droits judiciaires

En 1432, Amédée VIII de Savoie obtient des évêques de Savoie la renonciation complète de leurs droits judiciaires.



Mariage de Louis III d'Anjou avec Marguerite de Savoie

Louis III d'Anjou épouse le 15 juin ou le 13 août 1432 Marguerite de Savoie, fille d'Amédée VIII de Savoie et de Marguerite de Bourgogne.



Conquête du marquisat de Montferrat

Traité de paix

Toutefois la politique expansionniste de Jean-Jacques Paléologue et de Théodore II de Montferrat, son père, avant lui génère la défiance d'Amédée VIII de Savoie et de Philippe Marie Visconti.

Amédée VIII de Savoie et de Philippe Marie Visconti décident de prendre des mesures décisives contre le Montferrat.

Philippe Marie Visconti envoie François Ier Sforza, son général, conquérir la quasi totalité du marquisat à l'exception de Casale Monferrato.

Un traité de paix est signé entre les partis le 26 avril 1433 par l'entremise de la Maison d'Este et du Saluces mais le Montferrat reste occupé par les Savoyards et Jean-Jacques Paléologue doit se réfugier à Venise.



Mariage de Louis Ier de Savoie avec Anne de Lusignan

Louis Ier de Savoie épouse à Chambéry le 1er novembre 1433 ou le 12 février 1434 Anne de Lusignan. Leurs enfants dont 5 moururent en bas âge, sont :

Les épousailles durent 6 jours et coûtent très cher. Le mariage est célébré par l'archevêque de Tarentaise et les réjouissances se déroulent au château de Chambéry.

Pour le mari sont invités:

Pour l'épouse :

Les mets consistent uniquement de plats de viande faisandées et assaisonnées, essentiellement de la venaison. Le festin est coupé d'intermèdes fastueux, de merveilles et de scènes de spectacle. Les 12 provinces, possessions de la maison de Savoie sont représentées ainsi que le royaume de Chypre par des délégations, ainsi que les Ordres chevaleresques de la Toison d'or pour la Savoie, la Bourgogne et l'Autriche. Le bal de la première journée dure toute la première nuit jusqu'à l'aube. La fête ne se termine qu'à l'aube du septième jour.



Retraite d'Amédée VIII de Savoie

Louis Ier de Savoie Lieutenant générale du duché de Savoie

Création de l'ordre de Saint-Maurice

Philippe de Savoie Comte apanagiste de Genève

Après son veuvage, Amédée VIII de Savoie abandonne ses fonctions ducales pour se tourner vers la religion.

Amédée VIII de Savoie se retire au château de Ripaille où il fonde l'ordre des chevaliers, l'ordre de Saint-Maurice.

En 1434, Amédée VIII de Savoie laisse la régence du duché de Savoie à son fils Louis Ier de Savoie, Prince de Piémont.

Afin qu'il se forme, Amédée VIII de Savoie lui confie la lieutenance générale du duché de Savoie sous le titre de Prince de Piémont.

Louis Ier de Savoie est moins doué pour les affaires qu'Amédée de Piémont, son frère aîné.

Malgré sa retraite Amédée VIII de Savoie va encadrer son fils dans la direction du duché en lui adressant régulièrement des consignes.

La régence qu'exerce Louis Ier de Savoie est à l'origine d'une nouvelle tradition au sein de la Maison de Savoie : celle d'octroyer systématiquement ce titre de Prince de Piémont au prince héritier.

Philippe de Savoie devient Comte apanagiste de Genève.



Traité de Turin

Jean-Jacques Paléologue est contraint de signer une paix avantageuse pour la Savoie.

Par un traité signé à Turin en janvier 1435, garanti par l'évêque Aimone da Romagnano, Jean-Jacques Paléologue en échange de son maintien à Monferrat doit abandonner les territoires de la rive gauche du Pô dont :

Amédée VIII de Savoie se montre impitoyable avec Jean-Jacques Paléologue, son beau-frère, qui doit désormais aussi se reconnaitre vassal du duché de Savoie pour les quelques domaines qu'il conserve.

Amédée VIII de Savoie lui réclame enfin le remboursement des frais de la guerre.

Les velléités de rébellion de Jean-Jacques Paléologue provoquent l'assaut de Chivasso par les troupes savoyardes, qui fait céder Jean-Jacques Paléologue à la pression d'Amédée VIII de Savoie dont il se reconnait de nouveau le vassal.

Le prestige du marquisat de Montferrat disparait, la population est réduite à la famine.



Traité d'Arras

Opposition de Jean II d'Alençon à Charles VII de France

En 1435, à Arras s'ouvrent des discussions sur la fin de la Guerre de Cent Ans et le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre.

Le chancelier Nicolas Rolin est l'âme et le cerveau de ces négociations.

Pierre, Seigneur de Boufflers est ambassadeur de Philippe III le Bon à Arras.

La conférence d'Arras est la première conférence européenne.

La délégation française est menée par :

Jean Chevrot accompagne Philippe III le Bon à Nevers, puis à Paris, aux préliminaires de paix.

La délégation bourguignonne est menée par Philippe III le Bon en personne, accompagné d'Isabelle de Portugal son épouse.

Sont présents :

Le congrès s'ouvre le 5 août 1435.

Les Anglais refusent l'annulation du traité de Troyes et quittent la négociation.

Pris dans l'étau franco-allemand, Philippe III le Bon, Duc de Bourgogne, se réconcilie avec Charles VII de France.

La traité d'Arras est signée le 20 ou le 21 septembre 1435 et met officiellement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est présent à la signature de ce traité.

Charles VII de France obtient la reconnaissance de son titre de roi de France.

Philippe III le Bon se voit contraint, de soutenir les Français face aux Anglais. Il reste Vassal du roi de France mais est exempté, à titre personnel, de tout hommage au Roi de France, obligation qui incombe à tout vassal.

La puissance européenne de Philippe est explicitement reconnue

Il est Grand-duc d'Occident. Le traité donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne

Charles VII de France confirme les territoires conquis par Philippe III le Bon avec l'aide des Anglais et lui cède :

pour compenser l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau.

Charles VII de France fait amende honorable pour ce meurtre et jure de punir les coupables.

Les villes de la Somme sont :

ainsi que les châtellenies de Roye-en-Vermandois, Péronne et Montdidier.

Le titre de Comte d'Étampes est reconnu à nouveau à Jean de Bourgogne.

La réconciliation de Charles VII de France et de Philippe III le Bon facilite la reprise des villes où l'adhésion au parti bourguignon ne soutenait plus la résistance militaire de garnisons anglaises souvent insuffisantes.

Le traité d'Arras jette Jean II d'Alençon dans l'opposition à Charles VII de France.

Jean II d'Alençon attendait de la victoire le dédommagement aux dépens des Bourguignons des pertes subies pendant la guerre, de sa rançon à la confiscation de son duché par Philippe III le Bon, et il s'estime joué.

Jean II d'Alençon entre alors dans tous les complots contre un gouvernement royal qui lui paraît faire la part très petite aux princes.

Jean II de Luxembourg-Ligny refuse de signer le traité d'Arras.

Au lendemain du traité d'Arras, Louis II de Chalon-Arlay renonce à la vie politique pour se consacrer à l'administration de ses vastes domaines.


Antipape Félix V Louis Ier de Savoie

Tentative de déposition Eugène IV

Décrets du concile de Bâle

Félix V Antipape

Abdication d'Amédée VIII de Savoie

Louis Ier de Savoie Duc de Savoie, Comte d'Aoste et de Maurienne

En 1439, Louis Aleman obtient le soutien de l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg et de Philippe Marie Visconti.

Le concile de Bâle prétend déposer Eugène IV le 25 février 1439.

Louis Aleman, Archevêque d'Arles et Cardinal, joue souvent un rôle décisif au sein du concile mais les maîtres des universités y font le gros des assemblées.

Le 16 mai 1439, Louis Aleman préside la 33e session du concile de Bâle, soutenu par les archevêques de Tours et de Lyon, et par le docteur parisien Thomas de Courcelles. Ils font publier 3 décrets déjà minutés dans les congrégations précédentes. C'est l'évêque de Marseille, Louis de Glandève qui les prononce :

Le 30 octobre 1439, s'appuyant de manière erronée sur le décret Haec sancta du concile de Constance, le concile de Bâle prétend déposer Eugène IV.

Quelques évêques et 300 ecclésiastiques élise le 5 novembre 1439 comme antipape Amédée VIII de Savoie, alors âgé de 56 ans, sous le nom de Félix V.

Il n'est même pas cardinal, et n'est reconnu que par la Lituanie et la Pologne.

Amédée VIII de Savoie est le dernier antipape officiellement reconnu comme tel par l'Église catholique.

Il prend comme secrétaire Enea Silvio Piccolomini, qui deviendra le futur pape Pie II, et qui prend rapidement ses distances avec Bâle.

Amédée VIII de Savoie abdique du duché de Savoie.

Louis Ier de Savoie devient deuxième Duc de Savoie, Prince de Piémont, Comte d'Aoste et de Maurienne en 1439.

Louis Ier de Savoie subit les intrigues de l'entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais.

Louis Ier de Savoie doit ainsi renoncer au Valentinois et ne peut s'emparer du duché de Milan à la mort du dernier Visconti.

Eugène IV réagit en excommuniant Amédée VIII de Savoie et Louis Aleman qu'il en prive de toutes ses charges ecclésiastiques.



Intronisation de Félix V

Amédée VIII de Savoie est intronisé Antipape sous le nom de Félix V le 23 juillet 1440 dans la cathédrale de Lausanne.

Sa mitre est exposée dans le trésor de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune.


Jacques Jouvenel des Ursins - Bibliothèque Carnegie de Reims Jean II Jouvenel des Ursins - Collection Gaignière

Fin du concile de Bâle

Soumission d'Amédée VIII de Savoie

Amédée VIII de Savoie Évêque de Genève, Légat pontifical et Cardinal

Louis Aleman Légat en Allemagne

Jacques Jouvenel des Ursins Patriarche d'Antioche

Jean II Jouvenel des Ursins Archevêque de Reims

Sur les conseils de Louis Aleman, Amédée VIII de Savoie aussi connu comme Félix V abdique le 7 avril 1449 se soumet au pape Nicolas V.

Jacques Jouvenel des Ursins notifie sa déchéance à Amédée VIII de Savoie en avril 1449.

Amédée VIII de Savoie est alors nommé Évêque de Genève, légat pontifical et cardinal.

Lors de sa deuxième session le 16 avril 1449, le concile de Lausanne lève toutes les sentences prononcées par le concile de Bâle contre ceux qui ont soutenu Eugène IV.

Le concile de Bâle devenu conciliabule pour toute sa période postérieure à 1438, condamné par Eugène IV, déconsidéré par ses excès, réduit à un noyau conciliariste, se disperse lors d'une assemblée épiscopale tenue à Lyon le 25 avril 1449.

Le concile de Lausanne se réunit pour la dernière fois le 25 avril 1449.

Nicolas V restitue à Louis Aleman tous ses honneurs et nomme Louis Aleman légat en Allemagne en 1449.

En récompense de quoi, Jacques Jouvenel des Ursins se voit attribuer le patriarcat d'Antioche par le pape Nicolas V.

Jacques Jouvenel des Ursins démissionne en tant Archevêque de Reims en 1449 en faveur de son frère.

Jean II Jouvenel des Ursins devient Archevêque de Reims.

Nicolas V ratifie tous les décrets des onciles de Bâle et de Lausanne dans une bulle du 18 juin 1449.



Mort d'Amédée VIII de Savoie

Amédée VIII de Savoie se retire dans le prieuré créé par lui à Ripaille.

Amédée VIII de Savoie meurt au château de Ripaille près de Thonon-les-Bains le 7 janvier 1451.

Son corps est inhumé d'abord dans l'abbaye de Hautecombe.

Ses ossements, retrouvés après la profanation de son sépulcre pendant les guerres de religion, sont transféré par Emmanuel-Philibert en la cathédrale de Turin et de là au XIX siècle en la chapelle du Saint-Suaire à l'initiative de Charles-Albert.


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